00:00BFM Bourse, l'écho du monde.
00:03Et François Rimeuse joint à nous pour Crédit Mutuel Asset Management.
00:06Bonjour François.
00:07Bonjour.
00:08L'autre événement donc, et on est en train de le vivre en direct,
00:10celui-ci aussi, c'est la remontée des taux obligataires.
00:12On le disait, alors le 10 ans britannique a franchi les 5% tout à l'heure
00:15et le 10 ans allemand là, en direct, est à 3,03.
00:18Au-dessus des 3%, donc pour la première fois depuis 2011.
00:21Dans quelle mesure est-ce embêtant pour l'Allemagne ça ?
00:25Alors, structurellement, ce n'est pas très embêtant pour l'Allemagne,
00:27qui a toujours des marges budgétaires importantes,
00:29qui n'est pas très embêté, qui a toujours été triple A.
00:31Donc, il n'y a pas de problème structurel pour l'Allemagne.
00:33En revanche, ça peut, à la marge, gêner le gouvernement Maire
00:37sur la mise en place de son plan de dépense.
00:39Ça peut donner un peu plus de poids aux opposants en interne à ses dépenses.
00:44Donc, ça peut être un peu embêtant quand même
00:46pour la dynamique de dépenses budgétaires sur les infrastructures
00:50et sur la même moins à court terme.
00:52Mais il n'y a pas de problème structurel pour l'Allemagne.
00:54Oui, pas structurel, bien sûr, avec cette compétition entre États européens.
00:57Cette année, ils seront nombreux à émettre des montants en record.
01:00L'Allemagne, bien sûr, pour ses plans de défense et de l'infrastructure,
01:02vous le disiez, la France, bien sûr aussi.
01:04Le 10 ans français, lui, est en route.
01:06Il est en chemin vers les 4%.
01:07Notre 10 ans français à 3,73.
01:09L'écart de taux avec l'Allemagne est néanmoins parfaitement stable.
01:12Voilà ce qu'il faut retenir aujourd'hui sur ce marché obligataire.
01:15Antoine, avec aussi pas mal de questions qui se posent.
01:20Quel est le message, au final, ça a été la grande semaine des banques centrales,
01:25entre la Fed, la BCE et puis d'autres qui se sont exprimés.
01:29Si on devait retenir un fil conducteur du discours de toutes ces institutions,
01:33lequel serait-il ?
01:35Le fil conducteur, c'est sans doute qu'elles ont en tête le choc de 2022,
01:39le dernier choc inflationniste.
01:42Et que, même si elles ont du mal à l'exprimer clairement,
01:46le risque inflationniste est sans doute un peu plus fort
01:48que le risque sur la croissance, selon eux.
01:50On le voit, par exemple, dans les scénarios de stress
01:53qu'a mis en place la BCE et qu'elle a publié hier,
01:56avec ses scénarios adverses et sévères,
01:58où on voit une comptation massive de l'inflation
02:00dans les cas les plus durs.
02:02Mais on ne voit pas de risque de récession en face.
02:05Donc, même si c'est difficile pour elle,
02:06parce qu'évidemment, elle n'en savait rien,
02:07et tout dépendra de la durée du conflit,
02:09de comment est-ce que ça se résoudra à une finée.
02:12On sent bien quand même que le risque inflationniste
02:14est dans leur tête.
02:16Et on a bien entendu aussi toutes les déclarations
02:19autour de la BCE, de Casimir et autres,
02:21nous disant que le cas de base,
02:23c'était deux hausses de taux cette année,
02:25que potentiellement une hausse était live en avril ou en juin.
02:28Donc, on voit bien quand même qu'elles n'ont aucune envie
02:30de revivre 2022.
02:32Et les, sans doute, erreurs qu'elles ont faites
02:34en montant les taux, peut-être un peu tardifement,
02:36à ce moment-là.
02:37François Rimeux, stratégiste saignant
02:38pour Crédit Mutuel Assets Management.
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