00:00VFM Bourse, l'écho du monde.
00:04C'est encore en progression, plus 1,2% sur le Nasdaq et l'événement du jour c'est qu'NVIDIA reconquiert à nouveau les 5 000 milliards de dollars.
00:10Il les avait touchés et conquit pour la première fois avant-hier.
00:13On est repassé en dessous hier et on repasse déjà au-dessus les 5 000 milliards de dollars en ce moment.
00:175 013 milliards de dollars le titre NVIDIA avec une commande de la Corée du Sud pour 250 000 puces Blackwell.
00:25Elles sont chacune individuellement à l'unité vendues plus de 40 000 dollars.
00:28Vous imaginez 40 000 fois 250 000, c'est le plus gros contrat pour les puces Blackwell hors Etats-Unis.
00:34Michel Rumi est avec nous, Michel pour Lévy Capital Partners. Bonjour, on est ravis de vous retrouver.
00:38Bonjour, bonjour Guillaume.
00:39Pendant ce temps, l'Europe fait son petit bonhomme de chemin, plutôt petit de bonhomme de chemin que grand,
00:44parce que sur la croissance on n'est pas les meilleurs, on n'est pas devant.
00:47Et puis on regarde aussi sur l'inflation, si la BCE est en train, et l'Europe, de gagner la bataille.
00:51Le chiffre de l'inflation du mois d'octobre a été publié aujourd'hui.
00:53Elle ralentit à nouveau un petit peu cette inflation européenne, Michel.
00:56Oui, mais pour moi c'est qu'un apparent retour à la stabilité, c'est une stabilité en trompe-l'œil,
01:03parce que la désinflation s'est poursuivie par, on va dire, la normalisation des prix de l'énergie et une demande modérée.
01:12Alors que le cœur de l'inflation, que ce soit les services, les loyers, voire l'alimentation, résiste encore.
01:17La vraie leçon pour moi, c'est que la BCE a freiné très fort, voire trop fort, au point que l'économie est en quasi stagnation.
01:26Alors certes, on peut dire que la BCE a gagné la guerre des prix, mais au prix d'un affaiblissement durable de la croissance.
01:34Et derrière cette accadémie statistique, le risque d'une désinflation prolongée, voire d'une mini-déflation,
01:40réapparaît, c'est-à-dire un scénario japonais que, en fait, l'Europe ne pensait avoir conjuré.
01:48Et donc dans ce contexte, le statu quo, pour moi, ne s'explique pas,
01:52parce que la BCE fait preuve d'un excès de prudence, presque un orgueil monétaire.
01:59Et pour moi, ce statu quo montre l'image d'une institution paralysée par la peur du retour de l'inflation.
02:07Or, avec une inflation à 2,1%, une croissance à peine positive et un crédit toujours face fixé,
02:14eh bien, maintenir son taux de refinancement à 2%, c'est, à mon sens, économiquement injustifiable.
02:19Et donc, en refusant d'assouplir plus vite, eh bien, la BCE risque de prolonger une récession molle,
02:25qui ne dit pas son nom, et politiquement, c'est une erreur.
02:27Je dirais qu'elle a gagné peut-être sa crédibilité financière, mais elle est en train de perdre sa crédibilité économique.
02:32Michel, vous ne vous expliquez pas ce statu quo.
02:35C'est aussi le cas d'Antonio Taggiani, c'est le ministre des Affaires étrangères italien,
02:40qui demande à la BCE de baisser ses taux pour réduire la force de l'euro,
02:44parce que l'eurofort pénalise les exportations, et ça pénalise donc l'Italie.
02:49Est-ce que ce serait une raison suffisante pour que la BCE agisse ?
02:55C'est une question suffisante, mais pas nécessaire. Je pense qu'il faut que la BCE agisse, parce qu'on va arriver,
03:04elle est en train progressivement de tuer tout dynamisme, le retour dynamique de l'économie.
03:11Et il est sûr que quand on voit un euro égal à 15 dollars, c'est les États-Unis qui sont gagnants d'une certaine manière.
03:18Et c'est ça qui gêne quelque part, parce que même si on repart, il y a encore en plus de ça l'effet taux de change
03:25qui risque de encore ralentir l'aspect, je dirais, de l'Union européenne.
03:30Donc il faudrait bien baisser pour prendre moins attractif l'euro,
03:35et en même temps, d'une certaine manière, faciliter les exportations.
03:39Michel Rumi avec nous depuis Lévis Capital Partners.
03:41L'euro en ce moment, 1,15$, 12$. Merci Michel de nous avoir accompagnés.
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