00:00BFM Bourse, l'écho du monde.
00:04Donc Wall Street s'interroge, l'IA est-elle une amie, une ennemie désormais de Wall Street
00:08avec toutes ces questions, toutes ces disruptions amenées par l'IA ?
00:12Pendant ce temps, l'Europe elle avance, mine de rien, elle fait son petit bonhomme de chemin
00:14avec en plus de bons indicateurs cette semaine.
00:16François Rimeux est avec nous pour Crédit Mutuel AM.
00:18Bonjour François.
00:19Bonjour Guillaume.
00:20C'était hier en Allemagne, le taux de croissance des commandes aux usines allemandes.
00:24Taux de croissance de quasiment 9% au quatrième trimestre.
00:27ça équivaut à un rythme annualisé de 40%, ce qui est gigantesque.
00:31C'est un rythme digne d'un marché émergent, mais il s'agit bien là de l'Allemagne.
00:34Comment vous accueillez ce chiffre et comment est-ce que vous vous l'expliquez ?
00:38Il est évidemment relié au plan de relance qui avait été voté l'année dernière.
00:43Le marché avait d'abord été déçu parce qu'on avait eu peu d'effets positifs
00:48alors que le plan est gigantesque, plus de 10% de PIB.
00:51Et là on commence à avoir les effets.
00:52Ce qui est logique, parce qu'il faut rappeler que l'Allemagne n'a pas commencé à dépenser
00:55avant septembre 2025.
00:57Et donc c'est finalement assez récent, cette mise en place.
01:00Et on en voit les effets positifs ici.
01:02Et on ne les voit pas que dans les taux de commandes aux usines.
01:07On le voit aussi sur tout ce qui est de nouvelles commandes.
01:09On le voit dans l'industrie manufacturière au sens large.
01:11On le voit sur les sous-indicateurs d'IFO, sur le ZOO.
01:13On voit un adressement.
01:15Donc oui, il se monte un peu de place encore pour qu'on révise à la hausse
01:18la croissance allemande pour 2026.
01:19Et c'est avec une tendance qui est assez claire, qui est positive.
01:22C'est une bonne nouvelle.
01:22Parallèlement à une inflation européenne qui ralentit,
01:25ce qui nous fait gagner en compétitivité,
01:26c'est l'autre bonne nouvelle de la semaine.
01:28Et du coup, est-ce que la hausse de l'euro,
01:30qui a été impressionnante ces derniers trimestres,
01:31va finir par nous poser un sérieux problème ?
01:33Est-ce que la hausse de l'euro pourrait même pousser la BCE à baisser ses taux ?
01:36Alors vous nous direz ce que vous en pensez dans un instant, François.
01:39D'abord le regard de François Villeroit-Galot,
01:40le gouverneur de la Banque de France.
01:41Il était ce matin sur BFM Business.
01:43Et vous réagirez ensuite, François.
01:45Nous n'avons pas d'objectif de change.
01:47Les choses doivent être claires.
01:49Mais le taux de change est très important pour l'activité,
01:54comme pour l'inflation.
01:56Si l'euro s'appréciait encore significativement,
01:59ça veut dire moins d'inflation.
02:02Et donc Christine Lagarde a dit
02:03« We keep a close eye ».
02:05Nous gardons un œil très proche sur l'évolution du change.
02:10Dans notre discussion, nous avons relevé d'ailleurs
02:12que ce n'était pas tant une appréciation de l'euro
02:15qu'une faiblesse générale du dollar
02:17tenant aux incertitudes de la politique américaine,
02:21de la politique économique américaine.
02:23François Villeroit-Galot,
02:24donc gouverneur de la Banque de France,
02:25ce matin dans BFM Business.
02:26Votre regard, François,
02:28est-ce qu'effectivement la hausse de l'euro,
02:30même si bien sûr les devises ne sont pas au cœur du mandat de la BCE,
02:32pourrait finir par la pousser à baisser ses taux,
02:34cette banque centrale ?
02:36Alors déjà, il faut peut-être un peu remettre
02:38la hausse de l'euro dans son contexte.
02:40Quand on regarde l'évolution par rapport au dollar uniquement,
02:42on est finalement sur les mêmes niveaux qu'en juillet dernier, quasiment.
02:45Donc la hausse, elle vient surtout du mouvement
02:48qu'on avait eu à la suite de l'Iberation Day.
02:49On avait eu une forte hausse à ce moment-là.
02:52Et depuis, c'est plus ou moins stable,
02:54en fonction des événements géopolitiques
02:58et ce qui fait bouger le dollar.
02:59Donc il n'y a pas d'appréciation massive sur les six derniers mois.
03:04Maintenant, c'est vrai qu'on est sur des niveaux élevés pour l'euro,
03:06surtout quand on regarde par rapport à un panier de devises
03:08et pas uniquement par rapport au dollar.
03:09Et ça, ça pose des problèmes.
03:11Alors oui, la BCE ne cible pas le taux de change,
03:14mais ça a évidemment des effets sur la conjoncture,
03:16sur les exportations, sur la compétitivité et sur l'inflation.
03:20Surtout dans un contexte où la Chine cherche des débouchés
03:23pour ses exportations.
03:24La guerre commerciale avec les États-Unis lui pose des soucis.
03:28Et on voit une augmentation de l'exportation chinoise vers l'Europe,
03:31une baisse des prix à l'importation.
03:33Et donc ça fait peser un risque à la baisse sur l'inflation,
03:37ce qui pourrait être vu comme une bonne nouvelle pour la BCE,
03:40puisque ça nous permettrait potentiellement de baisser les taux
03:43plus rapidement qu'est-ce qu'on était aujourd'hui.
03:45Mais parallèlement à ça, il y a d'autres effets
03:47qu'il faut prendre en compte sur l'inflation.
03:48Un, c'est la hausse des métaux industriels,
03:50le prix des métaux industriels sur les derniers mois.
03:52Et ça, ça aura des impacts sur les prix à la production,
03:55et donc des impacts sans doute sur l'inflation des biens à terme.
03:58Et puis le fait que globalement, dans le monde,
04:01on a des surprises d'inflation qui sont plutôt orientées à la hausse.
04:03Alors, sauf aux États-Unis, peut-être en raison du shutdown.
04:06Mais quand on regarde l'Australie, le Canada, la Norvège par exemple,
04:09on est dans un monde où on a arrêté d'avoir des bonnes surprises sur l'inflation
04:12et plutôt des nouvelles un peu négatives.
04:15Donc il y a différents effets qui rendent la lecture de l'inflation
04:18pas forcément évidente aujourd'hui en zone euro.
04:20et il est probable que la BCE reste quand même assez attentiste
04:23au cours des prochains mois.
04:26Actuellement, l'euro face au dollar, 1,1813.
04:29On suivra ce week-end les législatives au Japon très importantes.
04:31La Première Ministre est largement favorite avec son programme de relance XXL.
04:35On verra quel impact ça aura sur les devises,
04:37aussi le Yen face aux autres parités de change.
04:40Merci beaucoup François Rimeux, Crédit Mutuel, Asset Management.
04:42C'est parti.
04:42Le Yen face aux aliments.
04:43C'est parti.
04:43Le Yen face aux aliments.
04:44C'est parti.
04:44E t'-, on fait qu'on se rendent binds.
04:45Je dis nette.
04:45qui fait une voyage
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