00:00BFM Bourse, l'écho du monde.
00:04Et pendant ce temps aux Etats-Unis, des indicateurs intéressants, notamment sur le marché de l'emploi qui ont été publiés,
00:08ça repart un petit peu sur l'enquête ADP, l'emploi dans le secteur privé, qui nous annonce des créations de postes.
00:14On était sur des destructions en novembre, on retrouve en décembre des créations de postes, mais un peu moins qu'espérés, 41 000.
00:19Léa Dauphas est avec nous pour TAC Economics. Bonjour Léa.
00:22Bonjour Léa.
00:22Et puis on a aussi l'enquête JOLS qui vient tout juste d'être publiée.
00:25Que nous dit cette enquête JOLS et qu'elle signale l'emploi américain en voit-il d'après vous ?
00:29À ce temps-là, il n'y a pas de bascule dans l'emploi américain.
00:32C'est vrai qu'on a retrouvé les chiffres après la période de shutdown, mais pour l'instant, il n'y a pas du tout de changement de tendance.
00:37On l'a bien vu dans l'enquête ADP, quand on la regarde dans le détail, les créations d'emplois sont concentrées dans l'éducation, la santé.
00:43Les secteurs plus cycliques, que ce soit industrie, services, informations, continuent de perdre des postes.
00:48Donc c'est vraiment la continuité des dernières données NSP qu'on avait eues.
00:52Le point clé, à mon sens, qui compte pour la fête, c'est que les salaires ne ralentissent pas vraiment.
00:56On est sur l'enquête ADP, il y a des salaires à 4,4 pour les salariés en poste, à 6,6 en variation annuelle pour ceux qui changent d'emploi.
01:04Donc ça ne change pas du tout le scénario.
01:07C'est un marché du travail qui se normalise lentement.
01:10Pas de signal de rupture à ce stade.
01:12Et puis il faut toujours rappeler, l'ADP peut être très volatile.
01:15Joltz donne un beau signal qu'il faudra vraiment voir.
01:18C'est surtout les NFP, mais à ce stade, on n'a pas du tout de bascule.
01:21C'est la continuité logique et un marché du travail qui se normalise sans rupture.
01:25Léa, du côté européen, il y avait un grand rendez-vous quand même.
01:29C'était la première émission de dette allemande de l'année.
01:34Comparée à l'année dernière, il y a quand même eu sensiblement moins de demandes.
01:38Est-ce que vous y voyez un signal un petit peu inquiétant, on va dire ?
01:43Alors, inquiétant, non.
01:44Mais effectivement, l'Allemagne a mis ce matin 6 milliards de boons.
01:48On est à un rendement de 2,83.
01:50Le placement s'est fait.
01:51Effectivement, la demande n'est pas massive.
01:53Le big to cover, il est faible, autour de 1,3 pour 10 ans.
01:57C'est plutôt une participation prudente, plutôt qu'inquiétante,
02:00avec un rendement sensiblement plus haut qu'il y a quelques mois.
02:03Et c'est plutôt le reflet du marché qui prend en compte les volumes importants
02:06des missions à venir et les risques macro.
02:09Et c'est plutôt un message de bascule, mais ce n'est pas nouveau.
02:12On n'est plus dans l'environnement ultra-accommodant d'avant.
02:14Avant, on avait le mécanisme presque automatique.
02:17Les investisseurs achetaient sans trop se poser de questions.
02:19Et aujourd'hui, c'est plus exigeant et plus cher.
02:22Effectivement, dans les émissions, on a une Allemagne aujourd'hui.
02:24Demain, on a la France.
02:26Et ça, ça va être plutôt le cas.
02:27Ce n'est pas tant de savoir si la France, elle peut se financer.
02:30Elle le fera.
02:31Mais ça a quel prix par rapport à l'Allemagne,
02:33dans le contexte de sélectivité des investisseurs
02:35et puis de ces questions plus de spread, Allemagne et France ?
02:39Léa Dauphage, chef économiste pour TAC économique.
02:41Dernière question, Léa.
02:43On a eu le chiffre de l'inflation en zone euro
02:44qui retombe sur la cible de la BCE.
02:46Pile 2% d'inflation en zone euro au mois de décembre.
02:49Mais il y a quand même du nouveau depuis le 1er janvier.
02:51La Bulgarie a intégré la zone euro.
02:53L'inflation en Bulgarie, elle est de 5%.
02:54En France, elle est de 0,8%.
02:560,8% en France, 5% là-bas en Bulgarie.
02:58Est-ce que ce n'est pas un casse-tête de plus à venir pour la BCE, ça ?
03:01Pas plus que les autres.
03:03En fait, si on regarde les chiffres d'aujourd'hui,
03:05on parle effectivement de la Bulgarie,
03:07mais l'Allemagne est à 2%, l'Espagne est à 3%,
03:08la Croatie est à 3,8% et la Slovaquie à 4,1%.
03:11Donc on rajoute un peu au-dessus.
03:13La Bulgarie, elle est effectivement un peu plus élevée,
03:17mais l'impact sur la politique de la BCE est limité.
03:19Le poids économique de la Bulgarie est faible dans l'ensemble de la zone euro.
03:23Mais effectivement, c'est plutôt en lumière la question de pilotage
03:26de la politique monétaire et donc un facteur de complexité dans la communication.
03:30Mais en réalité, ça ne change rien par rapport à la grande divergence qu'on a
03:34et c'est plutôt ce qu'a montré le chiffre aujourd'hui.
03:36Merci Léa.
03:37Merci de nous avoir accompagnés.
03:38Léa Dauface pour TAC Economics.
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