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Ce jeudi 7 mai, Antoine Larigaudrie a reçu Marc Tempelman, fondateur de Cashbee, et Léa Lejeune, journaliste économique et cofondatrice de Plan Cash, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00Tout pour investir, le déchiffrage.
00:06Marc Templeman de Cashbi, merci d'être avec nous en direct ce matin.
00:10Bonjour Marc.
00:10Bonjour.
00:11Et puis il y a Léa Lejeune de Plan Cash qui va nous rejoindre dans quelques instants.
00:16Peut-être justement, on le disait vraiment dans le sommaire de cette émission,
00:22le marché repart, le marché est soulagé, vos investissements vont reprendre de la valeur.
00:29C'est un moment crucial à gérer.
00:31C'est-à-dire qu'il ne faut pas faire de bêtises, il ne faut pas prendre les trains en
00:33marche
00:33parce que sinon on risque de se fracasser la main sur la poignée de la porte.
00:37Je salue au passage Léa Lejeune qui est arrivé.
00:40Léa Lejeune de Plan Cash, merci, désolé pour le retard.
00:42Oui, bien entendu.
00:44Alors je le disais, quand les marchés repartent, c'est peut-être le moment le plus compliqué à gérer
00:49parce qu'on va vouloir revenir sur tous les actifs qui ont beaucoup baissé ces dernières semaines.
00:53On va vouloir peut-être se positionner sur le pétrole,
00:56on va peut-être vouloir se positionner sur la défense.
00:59Attention, il y a encore beaucoup de volatilité.
01:02Comment faire ? Quels sont les bons réflexes à adopter quand un train repart
01:06et qu'on est tenté de le prendre en marche, Marc ?
01:10Vous êtes en plein sur le sujet du market timing.
01:13Et nous, chez Cashbee, on pense que le market timing, c'est très complexe pour des professionnels.
01:18Et donc quelque chose à ne pas recommander pour l'investisseur individuel
01:23qui est chez lui, derrière sa télé, et qui essaye de prendre justement des traits en marche.
01:26Je vais prendre un exemple, et puis Léa en aura sûrement d'autres.
01:29Mais je vais parler de la défense.
01:30On pourrait se dire, tiens, la guerre a été déclenchée en Iran,
01:33c'est forcément un bon moment pour acheter des titres,
01:37des acteurs qui sont actifs dans la défense.
01:39Et sur le fond, vous auriez raison,
01:41en quelques semaines, les États-Unis viennent d'envoyer 1000 tomahawks sur l'Iran,
01:47alors que certains producteurs, enfin le producteur des tomahawks,
01:50c'est une boîte qui s'appelle RTX,
01:52ont produit à peu près 20 par an,
01:55et à qui on va demander sans aucun doute de démultiplier ses efforts pour en livrer.
02:00Le problème, c'est que les grands acteurs de la défense américains,
02:03que sont Lockheed Martin, Northrop Grunman et RTX,
02:07ont tous perdu en bourse depuis le déclenchement de la guerre.
02:10On pourrait se dire, mais pourquoi ? Ce n'est pas logique.
02:12Et en fait, c'est parce que ces titres-là, les marchés agissent souvent par anticipation.
02:17Donc ces titres avaient déjà pris 50% en moyenne sur un an,
02:22avant que les combats se déclenchent,
02:25et ça arrive à un moment où les investisseurs se détournent
02:28et vont plutôt vers des valeurs refuge.
02:30Quand vous prenez un ETF qui joue l'Aerospace et la Défense,
02:33qui est l'ETF iShares Aerospace et Défense,
02:36il y a 1 milliard sur 15 qui se sont retirés
02:39pour aller se reporter sur l'énergie, sur les utilitaires.
02:42En outre, le fait que la demande va sans doute être gigantesque pour ces acteurs,
02:48et ce n'est pas que les acteurs américains,
02:49il y aura aussi CSG en Tchéquie,
02:53Rheinmetall en Allemagne,
02:54évidemment Thalès en France,
02:55qui vont sans doute bénéficier de commandes,
02:57ce n'est pas tant le sujet de la demande,
02:59le sujet est dans la capacité de production.
03:01Et le marché commence à se rendre compte
03:03que malgré cette demande qui est probablement croissante
03:06et qui est déjà très forte,
03:07dans le contexte d'un réarmement général dans le monde,
03:11la capacité de production ne suit pas.
03:13Et donc, méfiance quand on essaye de prendre des trains en marche,
03:16les tendances de marché peuvent être contraires
03:18à ce que votre intuition vous dit,
03:19et l'exemple que je viens de prendre,
03:21la Défense le démontre assez bien.
03:23Bon, et Léa Lejeune,
03:25vous, votre truc, c'est gaffe au pétrole.
03:27Gaffe au pétrole, mais je voulais juste préciser avant,
03:29et je crois que c'est le point commun entre le pétrole et l'armement,
03:31c'est que c'est deux choses qui sont pile dans le contexte géopolitique actuel.
03:36Et puis pile sur des problématiques de très long terme.
03:39Donc on pourrait se dire...
03:40Oui, mais alors, justement, j'allais dire,
03:42justement, de long terme, oui, bien sûr,
03:44mais là, c'est vraiment dans les choses de court terme.
03:46Et justement, c'est pour ça qu'on peut être attiré
03:48par ces objets brillants, on va dire,
03:51alors qu'en réalité, c'est pas du tout...
03:53Enfin, ils sont pas du tout à leur prix moyen, habituel.
03:57Donc on n'est pas du tout dans une stratégie de long terme,
03:59justement, si on se lance dessus aujourd'hui, je pense...
04:02Moi, je pense qu'il faut se méfier beaucoup
04:04des investissements dans le pétrole en ce moment,
04:07parce que pour le coup, on est dans une situation bloquée.
04:12Déjà que le market timing, c'est très difficile.
04:14Alors en ce moment, en plus, avec le jeu de Trump au milieu,
04:17c'est complètement impossible.
04:19Et puis je pense que les Français commencent à comprendre
04:23que certains grands groupes pétroliers font un petit peu n'importe quoi.
04:26ils sont un peu... qu'on est tous dépendants, finalement,
04:29de certaines décisions d'entreprise.
04:31Je parle de Total, hier, qui a commencé à chuter en bourse.
04:34On pourrait se dire Total, en ce moment, est plutôt très bien placé.
04:38Mais entre la proposition de l'OAPS,
04:41qui propose de taxer les super-profits,
04:43entre la réponse de Patrick Pouyanné,
04:45hier, qui dit, ah non, mais on fera pas ça,
04:48et si ça continue, on va enlever le plafonnement du pétrole.
04:50On peut pas avoir fromage et dessert.
04:52Oui, mais je pense aussi qu'il commence à y avoir un désamour des Français
04:54et des investisseurs.
04:56Et je pense que c'est aussi pour ça que ça a baissé hier,
04:59alors que, pour le rappeler dans le contexte hier,
05:00c'était une grosse annonce pour Total,
05:02qui a annoncé des nouveaux investissements
05:04avec Nvidia à Pau pour créer un super processeur,
05:09enfin voilà, pour remettre en place des infrastructures
05:12de long terme sur 100 millions d'euros.
05:13Et alors qu'on aurait pu croire que ça se fait en hausse,
05:15je pense que le contexte géopolitique
05:17et la réponse politique de Patrick Pouyanné,
05:19qui se met au milieu du game,
05:20qui joue presque comme un acteur politique,
05:22ça joue négativement pour l'action.
05:24Oui, ça lui arrive régulièrement.
05:25De toute manière, à chaque fois qu'on remet en cause
05:28les bénéfices extraordinaires de Total,
05:30ils sont quand même...
05:31Moi, j'aurais tendance à dire que c'est le beau moment
05:33pour réfléchir et regarder
05:35sur les autres alternatives énergétiques
05:37et se dire que c'est peut-être là-bas
05:39qu'il va falloir aller mettre des billes,
05:41parce qu'à long terme...
05:41Vous voulez dire sur les énergies nouvelles ?
05:43Les énergies renouvelables ou le nucléaire,
05:45mais se dire qu'on est dans une tech...
05:47Enfin, on est dans un monde où on est dépendant
05:49d'une ressource principale
05:50qui est quand même capable aujourd'hui
05:52de mettre le monde en pause.
05:54Et donc, c'est peut-être le moment
05:55d'aller regarder autre chose.
05:56Oui, bien sûr, sur le solaire,
05:59voilà, il y a des ETF qui peuvent être intéressants.
06:01Je pensais au low carbone énergie de Hamundi,
06:04Europe 100, qui peut être intéressant.
06:06Je pense aussi qu'on peut investir aujourd'hui
06:07en direct dans des entreprises
06:08comme du solaire ou de l'hydraulique
06:12via Enerfip, LUMO,
06:13qui appartient à la Société Générale maintenant.
06:15Mais je pense même à plus long terme,
06:17voilà, sur toutes les formes d'énergie alternative.
06:19Oui, justement, ça peut être un point pivot,
06:21précisément, pour se diversifier.
06:23Bon, Total, ce qui n'a pas aidé aussi hier,
06:25c'est que les prix du pétrole
06:25ont largement décroché.
06:27Donc, il y a aussi...
06:28Oui, il y a aussi cela, bien sûr.
06:30Mais effectivement, ils avaient un petit wording hier
06:32qui aurait pu tomber à un autre moment.
06:35Qui est passé, qui est vraiment passé à l'attrape.
06:37C'est un peu inaperçu, malheureusement.
06:39On va parler maintenant du rebond
06:42des marchés émergents, Mark Templeman.
06:44C'est vrai que c'est une question
06:45qu'on se pose depuis une grosse dizaine de jours,
06:46que ce soit dans tes pays, là,
06:47à cette antenne ou même sur BFM Bourse.
06:50C'est savoir, est-ce que c'est le moment
06:51de revenir sur les émergents ?
06:53Et en se disant, attention,
06:56on arrive à un phénomène de concentration
06:58qui ressemble un peu à celui de la high-tech américaine
07:00et pour cause.
07:01Parce qu'en gros, dès qu'on parle des émergents,
07:03tout de suite, on va y inclure Taïwan et Séoul.
07:06Et Taïwan et Séoul, c'est TSMC, SKINX,
07:10les grands des semi-conducteurs
07:11qui montent en ce moment
07:12parce qu'il y a des investissements
07:15autour de l'écosystème IA.
07:17Mais attention, si on se met maintenant
07:19sur les émergents,
07:20on risque peut-être de se prendre
07:21une vague inverse dans quelques mois
07:23à cause de ces quelques entreprises
07:25et cette grosse concentration.
07:27Alors, le sujet des marchés émergents
07:29est un sujet fascinant
07:31et je peux plaider les deux côtés de la médaille.
07:32Donc, on va commencer par le côté,
07:34oui, évidemment qu'il faut s'y intéresser.
07:36Et la réponse est
07:37parce que c'est une diversification géographique
07:40par définition.
07:42C'est-à-dire que les indices des marchés émergents,
07:44notamment le MSCI marché émergent,
07:46en fait, ils concernent des sociétés cotées
07:50dans 24 pays différents,
07:52dont l'Argentine, le Brésil, l'Inde
07:54et j'en passe.
07:56Et en l'occurrence,
07:57pour ceux qui auraient choisi ce type d'indices
07:59depuis le moment où l'Iran a été attaqué,
08:02eh bien, ils auraient réalisé une performance,
08:05en tout cas sur papier, de 15 %,
08:06ce qui dépasse le rebond de 10 %
08:08qu'a réalisé le S&P 500 américain,
08:11par exemple.
08:12En revanche,
08:13maintenant, je passe de l'autre côté de la médaille,
08:15il faut bien comprendre
08:16d'où vient cette performance.
08:17Et comme vous venez de le dire,
08:18cette performance, elle vient pour moitié,
08:20donc 50 % des plus 15 %
08:22qu'a fait l'indice au total
08:25provient de la performance
08:25de trois fabricants de puces,
08:27que sont TSMC, Samsung et Sky Enix.
08:30Et donc, il faut bien comprendre
08:32que l'indice MSCI, marché émergent,
08:34aujourd'hui, 44 %,
08:36c'est la Corée du Sud et Taïwan.
08:38Donc, il y a beau y avoir
08:39des représentants de 24 pays,
08:42dans les faits,
08:43c'est un risque assez exposé
08:45et assez concentré
08:46sur deux pays seulement,
08:47Corée du Sud et Taïwan.
08:49Et donc, le message le suivant,
08:52oui, les marchés émergents
08:53peuvent aider un portefeuille,
08:55peuvent aider un investisseur
08:55à diversifier son portefeuille,
08:57aucun problème,
08:58tant que cet investisseur
08:59se rend bien compte
09:00qu'en achetant
09:01ou qu'en s'exposant
09:02au marché émergent,
09:03dans les faits,
09:03il s'expose notamment
09:05à la Corée du Sud et au Taïwan
09:07et notamment à la dynamique
09:08autour de l'IA.
09:09Donc, quelqu'un qui a
09:10dans son portefeuille
09:12des titres qui jouent
09:13la thématique IA
09:14et le marché émergent,
09:16en fait, il a un risque
09:17concentré sur l'IA.
09:19Bah oui, effectivement.
09:20Mais ça, c'était un tweet
09:21qui nous avait vraiment marqué
09:22ces dernières semaines.
09:23C'était un investisseur saoudien
09:25qui tweetait
09:26« Vous croyez investir dans l'IA ? »
09:28En fait, vous investissez
09:29dans le risque taïwanais.
09:31On fait crouille, crouille, crouille
09:33et puis on se dit
09:33« Ah bah oui, en vrai, oui. »
09:36Et l'inverse, c'est également vrai.
09:37On pense investir en Taïwan
09:38et en fait,
09:38on investit dans le risque IA.
09:40Voilà, c'est ça.
09:41Ça marche dans les deux sens.
09:43On va parler d'LVMH, Léa.
09:45Il y a un truc qui est intéressant
09:46qui est en train de se passer.
09:49Il y a une forme de ménage
09:51dans les marques.
09:52On l'a vu, c'était il y a quoi ?
09:54Il y a un an et demi, deux ans,
09:57LVMH a revendu la marque,
09:58l'ancienne marque de son designer
10:00vedette, Virgil Abloh.
10:01Ah, et c'était la marque Arnay aussi.
10:03Et c'était la marque Arnay aussi.
10:05Oui, aussi.
10:06Là, ils viennent d'annoncer
10:07se désengager de la marque
10:09de cosmétiques de Rihanna.
10:11Oui, Fenty Beauty.
10:13Voilà, Fenty.
10:15Marc Jacobs aussi, terminé.
10:17Il y a un petit ménage, là.
10:19Est-ce que finalement,
10:21LVMH n'est pas en train
10:22de se dédiversifier ?
10:24C'est-à-dire qu'on avait
10:24des très grosses marques,
10:26très luxueuses,
10:27mais aussi des marques
10:28un petit peu plus, on va dire,
10:30luxe, accessible.
10:31C'est comme ça qu'on dit.
10:32Oui, mais il y avait aussi grand public.
10:33Il y a aussi Sephora,
10:34même s'ils gardent Sephora.
10:36Bon, et est-ce qu'en gros,
10:37on est en marche vers,
10:39peut-être, une dédiversification
10:42d'LVMH ?
10:43Oui, je pense tout à fait.
10:45Et surtout, je trouve
10:46que c'est un petit peu triste,
10:47finalement, les annonces
10:48de Bernard Arnault
10:49et de LVMH sur ce sujet,
10:51parce qu'on était sur un groupe
10:52qui, depuis 15 ans,
10:53était vraiment dans la diversification,
10:56mais aussi dans l'acquisition
10:57de différentes marques.
10:59Vraiment, on essaye de grossir,
11:00de capter les tendances.
11:01Fenty Beauty de Rihanna,
11:03c'est pour capter à la fois
11:04les tendances chez les jeunes,
11:06mais aussi la diversité
11:07pour les peaux noires
11:08que n'avaient pas forcément
11:09les marques de luxe de LVMH
11:10et qu'avaient pensé à l'origine Rihanna.
11:13Dans les marques
11:14dont ils veulent se séparer,
11:15il y a aussi Make Up Forever
11:17qui est, par ailleurs,
11:18plutôt grand public
11:19en marque de cosmétiques
11:21et même une marque de vin
11:22pas très connue
11:23pour nous, les Français,
11:24qui est la marque
11:25Joseph Felds Vineyards
11:27américaine.
11:28Donc, ils sont vraiment
11:29dans cette idée
11:29où on arrête l'acquisition,
11:31on se resserre sur la base
11:33et surtout, je crois
11:34qu'au-delà de la diversification,
11:36c'est la question
11:36de vraiment rester
11:37sur les produits
11:38sur lesquels il y a
11:38des marges fortes, en fait.
11:40C'est pour ça
11:40qu'ils ont le luxe
11:41et le très grand public,
11:43toujours cette segmentation
11:44des marchés
11:45qu'on voit beaucoup
11:45dans les cosmétiques
11:46et dans la mode.
11:47Donc, c'est ça qu'ils font,
11:48mais je trouve que c'est un peu,
11:50ça sonne un peu
11:50l'énergie du désespoir
11:52parce qu'il faut penser
11:52quand même
11:53qu'en janvier 2025,
11:56attendez, 2025,
11:57c'est bien ça,
11:57l'action valait
11:59200 euros de plus.
12:00On est vraiment
12:01sur une chute très forte.
12:03Il y a deux, trois trucs
12:03qui se sont passés depuis
12:04qui expliquent aussi la chose.
12:06Oui, bien sûr,
12:06mais en tout cas,
12:08je veux dire
12:08sur la construction
12:09de la marque,
12:10sur la manière
12:11dont l'entreprise
12:11était gérée,
12:12c'est un bouleversement
12:13et hier,
12:14les annonces n'ont pas suffi
12:16à faire ce qu'attendaient
12:18les analystes
12:18parce que les analystes
12:19disaient que ça va repasser
12:20au-dessus des 475,
12:21c'est repasser dessus,
12:23c'est redescendu.
12:24Bref,
12:25ça n'a peut-être pas suffi
12:26à donner envie.
12:28Oui, mais finalement,
12:29est-ce que ce n'est pas
12:29ce qui attend
12:30l'ensemble du secteur du luxe
12:31dans le sens où
12:32c'est ce qu'on attend aussi
12:33de Gucci ?
12:34C'est fini la diversification,
12:36fini entre guillemets
12:37et les trucs de rappeurs.
12:38Maintenant,
12:38on veut le retour
12:39du vrai chic italien.
12:41Deux choses,
12:43la situation Gucci
12:44versus LVMH,
12:45je pense que LVMH
12:45est un vendeur patient.
12:47Il y a très peu de dettes,
12:48ils ont beaucoup de capitaux,
12:50c'est un groupe
12:50qui est contrôlé
12:51et détenu
12:52en très grande partie
12:52par la famille Arnaud,
12:53ils ne feront pas
12:54des ventes à la casse,
12:55ils n'ont pas besoin
12:56de ces désendettés,
12:56la situation financière
12:57n'a rien à voir
12:58avec celle de Gucci.
12:59Le second,
13:01c'est que même si je note
13:02effectivement la vente
13:03d'un certain nombre de marques
13:04dans la mode
13:05et notamment
13:06dans tout ce qui est
13:07habillage
13:07et potentiellement fait
13:08et également le maquillage,
13:10on en parle moins
13:11mais ils font des acquisitions
13:12et ils continuent de croître
13:13dans ce qui s'appelle
13:14l'hospitality.
13:15Et je crois que peut-être aussi
13:16le groupe LVMH
13:18a identifié
13:18que dans le luxe,
13:20la tendance
13:20n'est plus nécessairement
13:21par les clients,
13:22je parle de l'achat
13:23du 1ème sac Hermès,
13:25du 12ème sac,
13:26je ne sais pas quoi.
13:26C'est l'expérience.
13:27C'est l'expérience.
13:28Et donc,
13:29autant se défaire
13:30de certaines marques
13:30qui vendent des choses
13:32pour réinvestir
13:33et capitaliser
13:34et faire croître
13:35les expériences,
13:36l'hospitalité,
13:37les hôtels de luxe,
13:38les yachts de luxe,
13:39les voyages en train de luxe,
13:41etc.
13:41Et je crois que ça pose
13:42la question du pricing aussi
13:43parce que si on regarde
13:44sur les...
13:44Viens dans le micro, Léa.
13:46Pardon.
13:46Je crois que ça dépend
13:47du pricing aussi
13:48parce que dans les sacs de luxe
13:50et autres,
13:50en fait,
13:50ils ont augmenté
13:51les prix
13:53plus du double
13:54dans les 12 dernières années.
13:55Alors que là,
13:56justement,
13:57dans l'hospitalité,
13:58ils se rendent compte
13:58qu'ils peuvent continuer
13:59à augmenter les prix
14:00et qu'il y a encore
14:00un pricing à faire
14:02et à trouver.
14:03Marc,
14:04on va terminer
14:05avec peut-être
14:08le professeur en chef
14:09en matière
14:10de placement financier,
14:12Warren Buffett,
14:13bien entendu,
14:14Berkshire Hathaway.
14:15Changement de règne
14:16dans la grande holding,
14:19mais aussi des leçons
14:20à retenir
14:21en matière
14:21de choix des valeurs,
14:23en matière de...
14:24Enfin,
14:25je me souviens
14:26d'un Rothschild
14:27qui disait
14:28« je me suis enrichi
14:30parce que j'ai toujours
14:31vendu trop tôt ».
14:33Finalement,
14:33Warren Buffett,
14:34c'est un peu
14:34la même leçon.
14:35Je ne vais pas investir
14:36dans des trucs
14:37spectaculaires,
14:38glamour,
14:39non.
14:40Je vais investir
14:40dans ce qui...
14:41Moi,
14:41le premier truc
14:42auquel je pense
14:42quand je pense
14:43aux achats
14:43et aux investissements
14:44de Warren Buffett,
14:45c'est les chemins de fer.
14:46C'est SPX,
14:47c'est des vieux trucs
14:48tout à fait traditionnels.
14:50c'est de continuer
14:51à enverrer contre tout
14:51sur Apple
14:52alors qu'on a
14:53la hype
14:54IA qui est en train
14:55de monter en puissance.
14:56Non,
14:56c'est ça finalement
14:57Warren Buffett.
14:58Alors oui,
14:59et surtout,
15:00c'est ça aussi
15:00son successeur
15:01Greg Abel.
15:02Greg Abel est peut-être
15:03un peu moins drôle
15:04aujourd'hui
15:04parce que
15:05Warren Buffett
15:06peut se permettre
15:06de se targuer
15:07d'un track record
15:09sur 60 ans
15:10qui est extraordinaire
15:11et donc on peut
15:11se permettre des blagues.
15:12Greg Abel est plus sérieux
15:13mais dans le fond,
15:14il continue
15:15exactement la même stratégie.
15:17il dit que
15:18pour le 14ème trimestre
15:19successif
15:20le groupe a réduit
15:21son portefeuille d'action
15:22et que bien qu'il soit
15:23doté de 380 milliards
15:25de dollars de cash
15:26pour lui,
15:26le moment n'est pas bon
15:27il ne voit toujours pas
15:28ce qu'eux aiment
15:29et qu'est-ce qu'ils aiment eux ?
15:30C'est des entreprises
15:31exceptionnelles
15:31à des valorisations justes
15:33et donc ça veut dire
15:34tout simplement
15:35qu'aujourd'hui
15:35ils estiment que les marchés
15:36sont pour eux
15:37trop hauts.
15:38Alors ça ne veut pas dire
15:39qu'il recommande
15:40qu'un investisseur
15:42encore une fois
15:42individuel
15:43chez lui
15:43devant ses écrans
15:44adopte la même stratégie
15:45qu'eux
15:45c'est-à-dire de faire
15:46des énormes achats
15:47des énormes paris
15:48des énormes investissements
15:49sur quelques titres
15:50de temps en temps
15:51quand les conditions
15:51sont réunies
15:52pour eux
15:52qui sont experts
15:53en la matière.
15:54Donc c'est pour ça
15:54qu'ils se retrouvent
15:55d'ailleurs actionnaires
15:56minoritaires
15:56mais très grands minoritaires
15:57d'Apple,
15:58d'American Express,
15:58de Bank of America
15:59et de Coca-Cola.
16:01Je pense que
16:02enfin je sais
16:03que Warren Buffett
16:03à l'époque où il était
16:04encore le dirigeant
16:05de cette merveilleuse
16:05entreprise
16:06disait
16:06pour l'investisseur
16:08individuel
16:09surtout
16:10acheter des fonds
16:11indiciels
16:11suivi le marché
16:13et sur le très long terme
16:15parce que le métier
16:17d'être patient
16:18d'analyser bilan sur bilan
16:19de suivre des dizaines
16:20voire des centaines
16:21voire des milliers
16:22d'entreprises
16:22au quotidien
16:23pour ne jamais
16:24enfin pour rarement
16:25passer à l'action
16:26et quand on passe à l'action
16:28d'y aller pour taille
16:29c'est réservé quand même
16:30à des entités
16:31très spécialisées
16:32à des professionnels
16:33et c'est pas nécessairement
16:34une stratégie
16:34qui s'avère payante
16:35pour l'épargnant individuel.
16:37Léa, on prend le modèle
16:38sur le roi
16:39des stock pickers.
16:41Je voulais rajouter
16:41une chose aussi
16:42quand on regarde
16:43son portefeuille
16:44le portefeuille
16:45de Bakshia Taiwei
16:46on est quand même
16:46sur des marques
16:47très grands publics
16:48qui ont une valeur forte
16:49sur le quotidien
16:50des américains
16:52des gens qui sont
16:52attachés à leur marque
16:53je veux dire
16:54quand on parle
16:55de sa banque
16:56quand on parle
16:57de son Coca-Cola
16:58quand on parle
16:59de son ordinateur
17:00Macbook
17:00ou du train
17:01qu'on prend tous les matins
17:02le train c'est un petit peu
17:03moins fort sur la question
17:04de la marque
17:05parce que là
17:05c'est vraiment
17:06l'attachement
17:07grand public
17:09à tout ça
17:09et ce que je trouvais
17:10intéressant aussi
17:11c'est la petite déclaration
17:12qu'a fait Warren Buffett
17:13je ne sais plus
17:13si c'est la semaine dernière
17:14ou cette semaine
17:14où il dit
17:15mais non mais les marchés
17:16ce n'est plus du tout
17:16comme avant
17:17maintenant c'est des paris
17:18casinos
17:19c'est du trading
17:20ce n'est plus du tout
17:21et on voit bien
17:22que la façon
17:22dont les investisseurs
17:23et même les jeunes investisseurs
17:24qui font du stock picking
17:26la façon dont ils procèdent
17:27en essayant de timer le marché
17:28ce n'est pas du tout
17:29la façon dont lui
17:31avait construit
17:31le début du portefeuille
17:33donc je crois
17:34qu'il y a encore
17:34des leçons à prendre
17:35de ce grand monsieur
17:36et de son entreprise
17:37et bien on va continuer
17:38à en tirer les enseignements
17:39Léa Le jeune de Plan Cash
17:41merci d'avoir été avec nous
17:43en direct ce matin
17:43Marc Templeman
17:44de Cash Bill
17:45merci d'avoir été avec nous
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