- il y a 20 heures
Avec Paul Cébille (analyste d'opinion et rédacteur en chef de la revue Hexagone) et Philippe Moreau-Chevrolet (spécialiste en communication politique)
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NewsTranscription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, La Vérité en Face, Jean-François Aquilly.
00:05La Vérité en Face, nous débriefons le premier tour de ces élections municipales avec pas mal d'enseignements
00:13qui ressemblent un peu à ce premier tour, à ce qui va se profiler en 2027.
00:18Avec nos invités Paul Sébille et Philippe Moroche-Chevrolet que je présente dans le concours instant.
00:22Bonjour Paul Sébille, vous êtes présent et bonjour à vous Philippe Moroche-Chevrolet.
00:26Mais tout de suite, nous sommes en direct avec Christine Bouillaud.
00:30Bonjour, re-bonjour Christine.
00:33Bonjour Jean-François.
00:33Et vous nous avez révélé cet accord, ça y est, c'est fait à Toulouse, à gauche.
00:38Ça y est, il vient d'être, absolument.
00:40Il y a eu une nuit de tractation entière entre le candidat, le député François Picmal, la tête de liste
00:47LFI
00:48et donc le candidat qui rassemblait 11 listes de gauche du Parti Socialiste aux écologistes, François Briançon.
00:54Donc ils se sont mis d'accord pour une fusion des deux listes, un accord de fusion à la proportionnelle
01:00avec un accord de gouvernance.
01:02Alors pour l'instant, on n'a pas les détails de l'accord de gouvernance.
01:04Mais très concrètement, donc Jean-Luc Maudin qu'aura face à lui une gauche totalement unie
01:08et qui, sur le papier, pour l'instant, sur le papier, effectivement, est majoritaire à Toulouse
01:14pour les élections du deuxième tour dimanche prochain.
01:17Je rappelle Jean-Luc Maudin qui est sorti premier hier soir à plus de 37% des voix
01:21et donc les deux gauches réunies, 27% pour François Picmal, près de 25% pour François Briançon.
01:29Donc mathématiquement, on peut dire qu'effectivement la troisième ville de France pourrait basculer.
01:34Alors la répartition, elle est très importante, Jean-François.
01:36Ce serait le député LFI François Picmal qui prendrait cette tête de liste
01:42et donc, en cas de victoire dimanche prochain, deviendrait maire de Toulouse
01:45et François Briançon, lui, partirait prendre la tête de la métropole de Toulouse.
01:52Alors c'est un panachage, j'allais dire.
01:54On n'a pas encore tous les détails de qui reste sur ces deux listes concrètement
01:58qui vont être déposées d'ici 18h ce soir en préfecture.
02:00Mais véritablement, c'est un séisme politique.
02:03Qu'un dimanche prochain, Toulouse pourrait effectivement être prise,
02:07en tous les cas, être revendiquée, être prise par la France insoumise.
02:10Parce qu'il n'y a aucune réserve de voix, ou si peu, on va dire, pour Jean-Luc Moudin.
02:16Il faut rappeler qu'il y a un candidat diversant qui a fait 1,5%.
02:20Il y a un RN qui est à 5 points également.
02:24Il y a eu une participation, une abstention, disons-le dans ce sens-là,
02:28à 44%, quasiment 43,5% à Toulouse.
02:33Mais ça semble difficile pour le maire sortant, Christine, là-dessus.
02:38Ça semble difficile, oui.
02:40Alors, ça semble difficile, mais ce n'est pas infaisable.
02:43Parce qu'il ne faut pas oublier que, et pour avoir suivi la campagne,
02:48notamment le dernier meeting de François Briançon,
02:50où toutes les tendances de gauche se sont présentées,
02:54notamment du Parti Socialiste,
02:56que va faire l'électorat socialiste toulousain.
02:58Je rappelle que Carole Delga, la présidente de la région,
03:01a toujours dit qu'un accord avec les mélenchonistes n'était pas possible.
03:06Je ne suis pas certaine que le président du département de la Haute-Garonne
03:09ait envie d'avoir à la tête de la ville,
03:12avec qui il doit composer pour tout un tas de dossiers transverses
03:17sur les transports, sur les infrastructures,
03:19sur la gestion, effectivement, des événements climatiques et autres,
03:22aient envie de travailler avec un candidat.
03:25Donc, que vont faire aussi les électeurs socialistes ?
03:29Les purs et durs, j'ai envie de parler.
03:32Toulouse a été meurtrie par les attentats islamistes.
03:36La communauté juive toulousaine s'est toujours fermement opposée à LFI.
03:41Donc, est-ce que ça ne va pas être un repoussoir pour certains électeurs de gauche ?
03:45Est-ce qu'ils vont automatiquement confirmer dimanche prochain leur vote
03:50auprès de François Picmal qui peut devenir maire de Toulouse ?
03:54Ou est-ce qu'ils vont se dire qu'on choisit la tranquillité ?
03:57Je rappelle que le maire de Toulouse, le maire sortant,
04:00dénonçait déjà avant le premier tour une sorte de magouille cachée
04:04qui n'avait pas été annoncée aux électeurs.
04:06C'est vrai que le flou était toujours entretenu.
04:09On nous disait que, pour l'instant, les clarifications sur une fusion
04:13n'étaient pas d'actualité.
04:14Ce qui est certain, c'est qu'on a sous-estimé le vote LFI à Toulouse.
04:20Plus de 27% des voix.
04:22La dynamique a été très clairement du côté de la gauche
04:25pour cette liste assez jeune qui s'était implantée dans les quartiers.
04:30Nous avons deux députés à Toulouse, la France Insoumise.
04:33Donc, ils comptent bien effectivement marquer le coup
04:36et très certainement pouvoir remporter l'élection dimanche prochain.
04:41Donc, la bataille s'annonce très serrée.
04:43Il faudra regarder dans le détail aussi la répartition des votes
04:46quartier par quartier, voir qui a voté quoi.
04:49Certainement que la campagne va se focaliser sur, on va dire,
04:52les quartiers un peu indécis de ce premier tour des élections à Toulouse.
04:57Merci à vous, Christine Bouillaud, en direct dans La vérité en face
05:00sur Sud Radio, pour cet accord que vous nous annoncez.
05:03Vous avez annoncé en exclusivité sur Toulouse, entre les partis de gauche.
05:08Et bienvenue à nos deux invités. Paul Séby, bonjour.
05:11Bonjour.
05:12Vous êtes analyste d'opinion, rédacteur en chef de la revue Hexagone.
05:15Et bonjour à vous également, Philippe Moreau-Chevrolet.
05:19Bonjour Philippe.
05:21Bonjour Jean-François.
05:22Et vous êtes en direct également spécialiste en communication politique.
05:24Je vous retrouve tous les deux. Nous étions ensemble jeudi dernier
05:26pour ce matin, ce débrief.
05:29Je commence par vous, Paul Séby.
05:30On regarde ce qui se passe à Toulouse.
05:34Voilà, ça ne raconte pas ce qui se produira dimanche prochain.
05:38Mais tout de même, ça paraît compliqué.
05:40Et il y a la possibilité d'avoir un maire LFI à la tête de Toulouse.
05:45Oui, un nouveau maire LFI, puisqu'il y en a déjà deux délus à Saint-Denis,
05:50en Seine-Saint-Denis, à Roubaix dans le Nord.
05:52Quasiment fait à Roubaix, oui.
05:53Oui, il a quasiment fait à Roubaix, puisqu'il est à 45%, mais c'est presque fait.
05:57Donc on voit que cette dynamique dans les grandes villes, LFI, est importante.
06:02Alors, elle n'est pas si forte que ça, mais ce qui est intéressant,
06:05c'est que là, on vient de la prendre.
06:06Donc il y a des accords qui se font avec le reste de la gauche, là à Toulouse.
06:11Mais je viens de voir qu'à Besançon aussi, les écologistes s'allient avec LFI.
06:16Donc la machine d'union à gauche se met en marche,
06:21justement pour faire gagner ces grandes villes.
06:23Et on voit que dans les grandes villes, la gauche est évidemment dynamique.
06:27Philippe Moreau-Chevrolet, une ville, c'est quoi ? 500 000 habitants ?
06:30Une ville de 500 000 habitants, dirigée par un maire, la France Insoumise.
06:34Ce serait un choc ?
06:37Ah oui, ce serait un choc.
06:38Et puis on vient juste d'apprendre aussi que Roubaix serait confirmé LFI.
06:43Enfin, on a appris ça hier soir.
06:44Donc on a une poussée, en fait, dans ces élections municipales,
06:46dans ce premier tour, de LFI.
06:49C'est-à-dire qu'on attendait une poussée reine
06:51et on a une poussée d'un deuxième parti populiste qu'on attendait moins.
06:55Surtout sur des élections de terrain.
06:56Mais il faut dire que LFI a fait ce que l'EPS, finalement, ne fait plus vraiment.
07:00C'est-à-dire un vrai travail de terrain, systématique, dans un esprit de conquête.
07:04Ils ont travaillé sérieusement, en réalité.
07:06Et ce qui est vraiment terrifiant dans la situation actuelle,
07:09c'est qu'on a le sentiment que les seuls partis qui ont des stratégies de long terme
07:12et qui sont capables de s'investir sur le terrain,
07:14de manière vraiment stratégique, rationnelle,
07:17sont LFI et l'ERN en ce moment.
07:19Qu'est-ce que vous diriez, Paul Sébille,
07:21que ces élections municipales, du moins le premier tour,
07:27ressemblent de près ou de loin, je ne sais pas,
07:29à une sorte de répétition générale de ce qui va arriver l'an prochain ?
07:33Ou du moins, nous avons une traduction dans les élections locales,
07:37que sont les municipales,
07:39on va dire, de ce qui existe déjà,
07:43et pas pour le meilleur, forcément,
07:45plutôt pour le pire, à l'Assemblée nationale.
07:47Oui, justement, c'est bien de citer l'Assemblée nationale,
07:50parce que ça ressemble un petit peu à ce qu'on a vécu au législatif 2024,
07:53avec des endroits, des territoires qui sont très à gauche,
07:56d'autres très à droite, d'autres qui refusent les deux,
07:59et donc, une forme de division du territoire comme ça, sociologique, presque.
08:05Donc, oui, c'est aussi une forme de répétition de la présidentielle,
08:08même si ça n'a rien à voir, évidemment, ce ne sera pas la même élection.
08:10Là, c'est plutôt des milliers de petites présidentielles,
08:14puisque chaque candidat, on le voit dans chaque ville,
08:16a sa particularité et sa petite dynamique.
08:20Mais, clairement, on voit cette partition sociologique,
08:23un petit peu, de l'électorat dans toutes ces villes,
08:26et ça, c'est assez inquiétant,
08:28parce qu'on voit mal comment les choses peuvent bouger.
08:30On a eu une campagne qui s'est faite très peu sur les projets.
08:34Je pense que peu de monde sait citer les projets de tel ou tel candidat.
08:40Vous trouvez que la programmatique, on va dire, a été un peu escamotée,
08:43que les gens votent pour quelque chose de l'ordre de la dynamique nationale ?
08:47Ce sont des votes sanctions, souvent.
08:49Oui, enfin, même là, c'est même plutôt une dynamique sociale, presque tribale, on va dire.
08:53C'est-à-dire qu'on va voter pour le candidat qui va défendre son État,
08:58sa sociologie, son statut, finalement.
09:01C'est un peu comme ça que ça se joue, ou c'est assez étrange, quand même, comme élection ?
09:06Vous diriez, accord de la honte, Philippe Moreau-Chevrolet,
09:09c'est du moins l'argument qui était développé par Bruno Retailleau,
09:13qui disait, tout sauf LFI, grosso modo, hier soir,
09:16sans pour autant, lui, de son côté, appeler à voter pour le Rassemblement National,
09:19du moins pas clairement, il parle à ses électeurs, mais pas aux partis d'en face.
09:24Accord de la honte ?
09:25Alors, c'est un accord, on va dire, qui est quand même très, très étonnant,
09:28parce que, pourquoi ?
09:29LFI est en train d'utiliser ses élections municipales,
09:32et ce premier tour en particulier,
09:34pour essayer de faire oublier toute la polémique qu'on a eue,
09:37mais qui est une polémique vraiment fondée et vraiment inquiétante,
09:39sur l'antisémitisme du mouvement.
09:42Et on a vu hier soir cet élément de langage
09:44qui a été décliné par tous les porte-parole LFI,
09:46qui était, il faut créer un front antifasciste.
09:49Donc, en gros, on est dans une forme de blanchiment de LFI
09:53à l'occasion de ce premier tour des municipales,
09:56et c'est vrai que des accords, dans cette condition-là,
09:59pour prendre une grande municipalité et la confier à LFI,
10:02c'est quand même très étonnant.
10:04Après, il faut voir si l'électorat suit,
10:07parce qu'il est possible que les électeurs, eux,
10:09ne valident pas du tout cette démarche.
10:10Vous pensez que, Paul Sebi, tiens, je me tourne vers vous,
10:14c'est ce qu'évoquait Christine Bouillaud tout à l'heure,
10:17qu'il n'y ait peut-être pas forcément une arithmétique implacable,
10:21une addition de bûchette, si je puis dire,
10:23et pour poursuivre ce que dit Philippe Mourot-Chevolet à l'instant,
10:25qu'il y ait des réflexes différents de la part des électeurs,
10:28mais massivement que ça puisse faire chavirer cette logique arithmétique.
10:34C'est compliqué, quand même.
10:35Oui, c'est compliqué, parce que, bon, autant,
10:37c'est vrai qu'il va y avoir, ça ne sera pas la mathématique pure,
10:41c'est-à-dire qu'on ne va pas additionner clairement les électorats,
10:43mais de fait, comme l'élection est organisée de telle façon
10:46que c'est la liste en tête qui l'emporte,
10:48LFI de toute façon a un avantage,
10:50et la gauche, de manière générale,
10:53tirera un avantage de ces accords,
10:54même s'ils ne récupèrent pas l'ensemble de l'électorat.
10:58Je vois mal, quand même, par exemple, à Toulouse,
11:00une forte partie de l'électorat socialiste,
11:03voter pour Moudinque, par exemple,
11:05ça paraît, peut-être en partie,
11:07mais pas totalement et pas suffisamment,
11:08je pense, pour le sauver.
11:10Après, c'est vrai que les dynamiques locales
11:12sont toujours très spécifiques.
11:13Je vous garde encore un petit moment avant la pause,
11:15tous les deux, là-dessus,
11:17Philippe Moroche-Vrelay,
11:18la campagne clivante de Jean-Luc Mélenchon,
11:20vous savez, il y a eu le meurtre de Quentin Doranque à Lyon,
11:23le soutien mordicus à la jeune garde,
11:25les jeux de mots, Epstein, Glucksmann,
11:27le communautarisme, finalement,
11:28j'ai envie de vous dire,
11:29vous qui êtes un spécialiste de la communication politique,
11:32ça marche ?
11:33Oui, ça marche.
11:35Mon opinion, c'est que l'ERN a fait un mouvement
11:38vers la normalisation.
11:39Donc, en gros, il a tout fait pour apaiser son image,
11:41devenir, au fond, un parti de gouvernement, presque.
11:44C'est son créneau.
11:45L'ERN est en passe de réussir cette transformation-là.
11:48Et donc, il y a un espace, sans doute,
11:49qui a été laissé vacant
11:50pour incarner une forme de colère,
11:52une forme de révolte.
11:53Et c'est LFI qui vient incarner ça,
11:55avec tous les défauts qu'avaient eu Marine Le Pen
11:58et Jean-Marie Le Pen à l'époque.
11:59Les dérapages antisémites,
12:01les dérapages d'une façon générale non contrôlée,
12:04cette façon de parler extraordinairement agressive,
12:07de traiter la presse de manière extrêmement agressive.
12:10C'est comme si, au fond,
12:12LFI avait récupéré ces éléments laissés vacants par l'ERN,
12:16se les était appropriés,
12:17avait récupéré une partie de cet élan
12:19ou de cette colère populaire.
12:20Et ça, c'est extraordinairement étonnant
12:23dans ces élections.
12:24Et là-dessus, Paul Sébill,
12:26vous êtes dans la même, on va dire,
12:29réflexion que Philippe Moreau-Chevrolet.
12:32Finalement, l'outrance, ça paye, quoi, la sortie ?
12:35Oui, l'outrance, ça a toujours plus ou moins payé.
12:38Et puis là, surtout, on parle de l'antisémitisme,
12:41de la violence.
12:42C'est une autre forme d'antisémitisme
12:44que celle du RN, par exemple.
12:45Et c'est celle qui est liée, notamment,
12:47au conflit israélo-palestinien.
12:48Donc, la fusion entre antisémitisme et antisionisme.
12:52Et donc, forcément,
12:53c'est en plus couvert d'une forme de défense
12:56des minorités,
12:57notamment ethniques et religieuses,
12:59qui sont considérées par LFI
13:01comme stigmatisées, etc.
13:02Donc, forcément, ça porte.
13:03Et en plus, c'est des gens
13:04qui sont stigmatisés à double titre,
13:06aussi socialement.
13:07Donc, forcément, l'outrance,
13:09la volonté de dégagisme, etc.,
13:11est forte.
13:12Ça, c'est évident dans cet électorat.
13:14Et à l'instant, Joseph Ruiz,
13:16qui réalise cette émission,
13:16me signale qu'à Lille,
13:19un accord LFI,
13:22qui est deuxième,
13:23et avec les écologistes,
13:26vient d'être établi
13:27contre le Parti Socialiste.
13:28On y revient dans le détail,
13:29juste après la pause.
13:31À Lille, donc,
13:32même type d'accord,
13:33mais cette fois-ci,
13:33contre le maire socialiste sortant.
13:36On en parle dans un court instant.
13:38Après la pause,
13:39la vérité en face,
13:39la suite.
13:40Vous nous appelez...
13:41Alors, il est en passe d'être signé,
13:44cet accord,
13:44mais c'est en grosse discussion.
13:47Là encore,
13:48il y a des accords qui se font,
13:50on va dire,
13:51y compris dans la propre famille de gauche,
13:54la grande famille de gauche.
13:55La vérité en face,
13:560826,
13:56300,
13:57vous nous appelez,
13:58tout se joue,
13:58jusqu'à demain,
14:01avant la clôture des dépôts de liste
14:03pour le deuxième tour.
14:04La vérité en face,
14:04nous débriefons ce premier tour
14:06des élections municipales.
14:07On a tout de suite.
14:09Le Grand Matin Sud Radio,
14:10la vérité en face,
14:13Jean-François Aquilly.
14:14Il est 9h50,
14:15avec nos deux invités,
14:17Paul Sébille et Philippe Moreau-Chevrolet.
14:20Il y a eu cet accord,
14:21lui,
14:21qui est passé à Toulouse
14:24pour le deuxième tour,
14:25face au maire sortant,
14:26Jean-Luc Moudin,
14:27qui a viré en tête,
14:28entre le LFI François Pigmal
14:30et le socialiste François Briançon.
14:32Il y a des discussions à Lille,
14:35ce que je vous disais juste avant la pause,
14:38entre l'Awaria Hadouche
14:40de la France Insoumise,
14:41qui est arrivé deuxième à 23%,
14:43ce qui est un score considérable à Lille,
14:46et Stéphane Bally,
14:47qui est à 17,8%,
14:49qui est l'écologiste,
14:50qui se ferait,
14:51s'il va au bout cet accord,
14:54contre Arnaud Deslandes,
14:55le maire sortant,
14:56l'héritier,
14:57si je puis dire,
14:57avec 26,5% seulement,
14:59de Martine Aubry à Lille.
15:01Je commence par vous,
15:01Philippe Moreau-Chevrolet.
15:03On ne va pas faire de politique fiction,
15:04attendons,
15:05ne nous précipitons pas
15:07les résultats au soir du deuxième tour
15:09dimanche prochain,
15:10mais tout de même,
15:11imaginons Toulouse,
15:13voire Lille,
15:14peut-être,
15:14peut-être,
15:15c'est une discussion en cours,
15:17si LFI est en mesure,
15:19en plus de sa présence,
15:21un peu partout,
15:22de remporter
15:22deux grandes villes,
15:24deux grandes villes,
15:24de France,
15:25que dirons-nous
15:27dimanche prochain
15:28après 20h.
15:30Ça confirme une chose
15:32qui est qu'on avait vu
15:33la gauche radicale,
15:35entre guillemets,
15:35les écologistes,
15:36gagner plusieurs mairies importantes,
15:38souvenez-vous,
15:38lors des élections de 2020,
15:40et on pensait que c'était lié
15:41à la faible participation,
15:43à une forme de polarisation
15:44héritée aussi du confinement,
15:46etc.
15:47Et en fait,
15:47non,
15:48on a le sentiment
15:48que la radicalité progresse
15:50à la fois à droite
15:51avec l'ERN
15:52et à gauche
15:53avec des nouveaux acteurs,
15:54en fait,
15:54une volonté de nouveaux visages
15:56avec des propositions clivantes
15:57mais qui sont claires
15:58et qui sont vues comme claires
15:59par l'électorat.
16:00Et on peut penser
16:01qu'il y a une surmobilisation
16:02de ces électorats
16:03qui a été vraiment,
16:05je pense,
16:05fait partie de la stratégie
16:06notamment d'un Jean-Luc Mélenchon,
16:08c'est de dire,
16:08voilà,
16:09les miens,
16:10c'est ce qu'on appelle
16:10l'abstention différenciée,
16:12Jean-François,
16:12ça veut dire qu'ils vont
16:14se mobiliser plus,
16:15mes électeurs,
16:16ils vont moins se traîner des pieds
16:18pour aller voter
16:18et sur cette base-là,
16:20ce sont mes électeurs
16:21qui feront le scrutin
16:24d'être un bulletin dans l'urne
16:25et les autres,
16:25au moins,
16:26ils sont moins motivés.
16:27Et pendant ce temps,
16:28Paul Séby,
16:29Bruno Retailleau dit
16:30pas une voix à LFI
16:32et nos candidats LR
16:33doivent être en mesure
16:34de battre la gauche
16:35et le Rassemblement National.
16:37Là, pour le coup,
16:38il y a le maintien,
16:39c'est ce que je questionnais
16:42hautement de Nassrou,
16:42le secrétaire général
16:43des Républicains,
16:44ce matin là-dessus
16:44sur Sud Radio.
16:46Il y a sur cette digue
16:48qui semble nécessaire
16:49à LR pour sa survie
16:50avec, officiellement,
16:52avec le RN,
16:53il y a un appel
16:53qui est fait
16:54de façon explicite
16:56aux électeurs.
16:57Donc, finalement,
16:58LR admet
16:59que les électeurs
17:00du RN
17:01puissent voter
17:01à droite républicaine.
17:03En revanche,
17:04on ne parle pas
17:05aux ceux
17:05qui dirigent le RN.
17:07Il y a une forme
17:08d'ambiguïté là-dessus.
17:09C'est ça
17:10et c'est un peu
17:11le miroir inverse
17:13où la gauche
17:14réussit à s'unir
17:15et à pas trop
17:16avoir de problèmes
17:17à le faire,
17:18peu importe
17:18les polémiques
17:19et les attaques
17:21entre les différentes gauches,
17:22par ailleurs.
17:23Par contre,
17:24à droite,
17:24il y a toujours
17:25un problème
17:26alors que,
17:27dans beaucoup de villes,
17:28des alliances LR et RN
17:30permettraient
17:31de l'emporter
17:32face à la gauche.
17:33Et puis,
17:33on le voit,
17:34par exemple,
17:34dans les villes du sud,
17:36à Nice,
17:36etc.,
17:37où ce genre d'union
17:38a fonctionné,
17:39plus ou moins.
17:40En tout cas,
17:40à Nice,
17:41ça paraît être
17:41dans la bonne voie.
17:43Mais il y a toujours
17:44ce frein,
17:46cette impossibilité
17:47pour LR et le RN
17:48de s'unir
17:48et donc,
17:49de faire perdre
17:50principalement LR là,
17:52mais aussi le RN de fait.
17:53Paul-Philippe
17:54Moreau-Chevrolet
17:54pour continuer
17:55ce que dit Paul Sébille.
17:57Pourquoi,
17:57au fond,
17:58si d'aventure LR
17:59dit,
18:00allez,
18:00on va marcher
18:00un petit peu
18:01avec le RN là-dessus
18:02sur ces municipales,
18:03ce serait un discrédit
18:05jusqu'au bout,
18:06jusqu'à l'élection présidentielle,
18:08alors que François Hollande,
18:09notamment,
18:10a dit ce matin
18:10sur France Inter
18:11pas d'accord
18:12avec LFI jamais
18:12et ça va se faire
18:13un peu partout
18:14et là,
18:15pas de problème,
18:16ça passe.
18:17Oui,
18:18c'est une espèce
18:18de double standard
18:19parce qu'aujourd'hui
18:20LFI a quand même
18:21une image
18:21extraordinairement clivante
18:22et des dérapages
18:24qui sont quand même
18:25là aussi très inquiétants
18:26donc au fond,
18:27on ne comprend pas très bien
18:28et le public
18:29ne peut pas comprendre
18:30cette différence
18:30de traitement
18:31entre les deux formations politiques
18:32qui sont deux formations
18:34populistes,
18:35très clairement,
18:36qui visent
18:37toutes les deux
18:37à prendre un pouvoir
18:38qu'on sait
18:40difficilement partageable
18:41après la conquête.
18:42On sait que des pouvoirs
18:43comme ça
18:43ou des mouvements
18:44comme ça
18:44une fois qu'ils ont
18:45le pouvoir
18:45ils ont du mal
18:46finalement à le rendre
18:47ils changent
18:48les règles du jeu
18:49souvent de manière
18:49assez frontale
18:50assez violente.
18:51C'est vrai que cette
18:51différence de traitement
18:52elle est étrange
18:53il y a une partie
18:54de la gauche
18:54qui a arc-bouté
18:55et puis comme à chaque
18:57élection municipale
18:57quand même
18:58c'est quand même
18:59assez régulier
18:59comme à chaque
19:00élection municipale
19:01le local décide
19:03et le local décide
19:04parfois pour ses propres
19:05intérêts de court terme
19:06en ayant moins conscience
19:08du long terme.
19:09Philippe-Auret-Chevrolet
19:10merci à vous
19:10le local décide
19:11conclusion également
19:12avec vous Paul Sébille
19:13le local décide
19:14mais nous résonnerons
19:16national
19:16malgré tout
19:17à la sortie
19:17tous
19:18Oui, de toute façon
19:19tout le monde a plus ou moins gagné
19:21tout le monde n'a pas vraiment gagné
19:22donc c'est au moins
19:23quelque chose
19:24à apporter au débat
19:25pour la présidentielle
19:26pour dire
19:26on a réussi
19:27telle ou telle chose
19:28on a gagné
19:28Merci à tous les deux
19:30Paul Sébille
19:30et Philippe-Auret-Chevrolet
19:31pour ce débrief
19:33avec des informations
19:34qui nous tombent
19:34au fur et à mesure
19:36puisque évidemment
19:37il y a jusqu'à demain soir
19:38pour qu'il y ait
19:39des fusions de listes
19:40éventuellement
19:40dans toute la France
19:41bonjour à vous
19:42Valérie Expert
19:43Bonjour Jean-François
19:44Il va être question de ça
19:45n'en mettez-vous d'accord
19:46Absolument
19:47on aura Frédéric Daby
19:48avec nous
19:49qui sera là
19:50pour analyser
19:51et nous expliquer
19:52un petit peu
19:54les tenants
19:55et les aboutissants
19:56de ce premier tour
19:57qui a gagné
19:58qui a perdu
19:58bien difficile de le dire
19:59en tout cas
20:00une montée des extrêmes
20:01dites-nous si vous
20:01vous avez été surpris
20:03de ces résultats
20:04en particulier
20:05dans les grandes villes
20:06puis j'ai monté des extrêmes
20:07mais ce matin
20:07je lisais l'analyse
20:08de Pascal Perrineau
20:09qui disait
20:10qu'il fallait quand même regarder
20:10dans les communes
20:11de plus de 9000 habitants
20:13majorité de maires LR
20:14et divers droits
20:15donc la France
20:16reste bien à droite
20:17c'est vrai qu'il y a
20:18des coups de projecteur
20:18sur les grandes villes
20:19appelez-nous pour nous dire
20:20parce que c'est une question
20:21moi qui m'habite
20:23qui m'anime
20:24de savoir
20:24si les appels
20:25des candidats
20:26servent à quelque chose
20:28je veux dire
20:28est-ce qu'à Toulouse
20:29l'accord qui vient d'être noué
20:30va au fond décider
20:32de ce qui va se produire
20:33dans les urnes
20:34dimanche prochain
20:34est-ce que ça sera
20:35vraiment traduit des faits
20:36et on vous attend
20:38à partir de 10h
20:40pour ce 10h midi
20:41pour évoquer
20:42le second tour
20:44et puis le bilan
20:45de ce premier tour
20:45des élections
20:460826
20:47300 300
20:48à tout de suite
20:49et bonne émission
20:49c'est ça
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