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  • il y a 11 heures
Avec Yves d'Amécourt, ancien élu local, viticulteur, auteur de "L'humain, l'écologie et la politique" (Editions du Bien commun)

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##LA_VERITE_EN_FACE-2026-04-29##

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Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Jean-François Aquili.
00:04Il est 9h33 sur Sud Radio, en studio avec nous, Yves Damécourt, bonjour.
00:10Bonjour.
00:11Vous êtes vigneron, vous avez été longtemps, je ne sais pas si vous êtes toujours élu local en Gironde.
00:16Je suis conseiller municipal, mais j'ai été conseiller général, conseiller régional, maire, président du comité de communes.
00:21Et vous signez l'humain, l'écologie et la politique, cet ouvrage aux éditions du Bien commun,
00:28sous-titré « Servir la vérité », « Aimer la France », « Croire en l'homme ».
00:34Je vous avoue que je l'ai lu d'un trait, j'ai pris des notes quand même, ça sert
00:39à quelque chose.
00:41Vous écrivez, mon livre s'adresse à celles et ceux qui refusent de croire que tout est joué.
00:46Nous parlons éminemment de l'avenir de ce pays, de 2027 qui est là, la campagne va démarrer.
00:52À ceux qui pensent que la France n'est pas seulement un problème à gérer,
00:55mais une promesse à tenir à ceux qui croient que la politique est autre chose qu'un commentaire.
01:01Il y a du très concret, nous allons le voir, nous allons ouvrir votre essai dans un court instant.
01:05Yves Damécourt, vous nous appelez 0826 300 300, je sais que vous êtes très nombreux,
01:10vous vous préoccupez de ce qui va se passer l'année prochaine, enfin dans les mois qui viennent.
01:14Déjà, nous avons ces préoccupations autour des prix, notamment des prix de l'énergie, parmi tous les problèmes.
01:20Et puis 2027, est-ce que ce sera une clé de résolution ?
01:23Appelez-nous et dialoguez avec Yves Damécourt si vous le souhaitez.
01:27La politique peut encore sortir ce pays de l'impasse dans laquelle il se trouve, Yves Damécourt ?
01:32J'en suis persuadé, en fait j'ai écrit ce livre pour mes enfants, qui sont des jeunes actifs,
01:38parce qu'ils sont un peu désespérés cette génération-là, ils ne savent pas trop où se situer.
01:43Et donc moi j'ai été élu pendant 17 ans à différents postes de responsabilité,
01:48et je pense qu'on peut agir. Mais pour ça il faut respecter sa parole,
01:52il faut arrêter avec les éléments de langage, il faut avoir des convictions,
01:57il faut dérouler des programmes.
02:00Vous savez, la première fois que j'ai...
02:02En 2004, quand j'ai été élu conseiller général,
02:05on avait eu une formation dans le parti politique où j'étais à l'époque.
02:08C'était lequel ?
02:09C'était le RPR ou l'UMP, je ne sais plus, parce que ça change de nom souvent.
02:12Et le formateur, qui était un élu de Gironde, nous a dit,
02:18vous savez, votre programme c'est juste pour être élu, après c'est autre chose.
02:22Mais non, on vous a dit ça à l'époque.
02:23On vous a dit ça, oui, dans la formation.
02:25Vous faites des promesses, puis une fois que vous êtes en place, débrouille quoi.
02:28Et donc à l'époque j'avais décidé de prendre un peu le large par rapport à tout ça,
02:32j'avais rédigé moi-même mes circulaires,
02:36et je n'avais pas travaillé avec le collectif,
02:39et ensuite je me suis attaché à respecter mes engagements
02:43et à faire ce que j'avais promis et ce que je pensais réalisable.
02:46Donc voilà, c'est une éthique.
02:48Parce que dans votre livre, vous insistez sur l'homme qui n'est pas une variable d'ajustement.
02:52D'ailleurs, votre nom est une particule, c'est D'apostrophe,
02:56c'était un sujet de raillerie d'ailleurs, souvent.
02:58Vous dites, ce que j'ai vu, ce sont des convictions transformées en certitudes,
03:02des certitudes si absolues qu'elles finissent par autoriser toutes les déconsidérations.
03:07ce n'était plus l'adversaire que l'on combattait, c'était l'homme.
03:10C'est dur la vie politique.
03:12C'est très dur.
03:13Je me souviens d'une séance au conseil départemental
03:15où j'avais dû m'absenter parce que mon père avait fait un AVC.
03:19Et le vice-président, avec lequel je ferraillais habituellement sur le budget,
03:24parce que j'étais président du groupe d'opposition,
03:26a dit en séance que j'avais mis en scène la mort de mon père,
03:30la maladie de mon père, pour ne pas avoir à ferrailler avec lui
03:33sur le budget du conseil départemental.
03:34Ça, c'est l'avis politique.
03:36C'est horrible, en fait.
03:37C'est une espèce d'arène où, quand vous rentrez dans l'arène,
03:39selon que vous êtes dans l'opposition, dans la majorité,
03:42vous êtes le torero ou le taureau, et les gens se permettent tout.
03:45Alors, vous aimez le bon sens, faire confiance à ceux qui font.
03:48La France regorge de compétences, d'initiatives,
03:50mais elles sont ligotées par la suspicion institutionnelle.
03:54La paperasse a gagné, aujourd'hui, Évina Mécourt.
03:57Oui, je me souviens...
03:58Je me souviens de David Lissnard, ce matin, dont vous êtes proche,
04:00il faut le préciser.
04:03C'est la bureaucratie qui domine, aujourd'hui, dans ce pays ?
04:06En fait, vous savez, pendant le Covid,
04:08on envoyait nos malades du Covid en Allemagne.
04:11Oui, dans les trains.
04:11Et on disait, il y a des lits libres en Allemagne,
04:13mais il n'y a plus de lits libres en France.
04:15En fait, quand l'OCDE a fait une étude sur les systèmes de santé allemands et français,
04:19c'est aperçu qu'en France, un emploi sur trois était administratif,
04:22dans le système hospitalier, le système de santé,
04:24et en Allemagne, c'était un sur quatre.
04:26Cet écart de 8%, ça représente 500 000 fonctionnaires
04:28qui, en fait, sont affectés à des tâches bureaucratiques
04:31qui empêchent le système de fonctionner.
04:33Et on retrouve ce ratio dans toutes les administrations.
04:35Dans l'éducation nationale, c'est encore plus.
04:37En fait, on manque de professeurs devant les élèves,
04:39mais on a énormément de professeurs qui sont dans les bureaux.
04:42Enfin, c'est hallucinant.
04:43En fait, dans l'hôpital, on a fermé des lits pour ouvrir des bureaux.
04:46Alors qu'en fait, il faut fermer des bureaux pour ouvrir des lits.
04:49Et c'est pareil dans toutes les administrations.
04:51Alors, il y a eu ce récit également.
04:52Vous avez été pendant 12 ans maire de sauveterre de Guyenne.
04:55C'est près de Bordeaux.
04:56Oui, c'est dans l'entre-deux-mers.
04:57C'est entre Libourne et Langoune.
04:59C'est là où vous faites du vin.
04:59C'est ça, oui, je suis vignon.
05:01Et quoi, c'est 1900 habitants maximum.
05:05Vous avez été confronté au PLU, à des 200 pages de rigidité.
05:11Enfin, c'est une petite commune, tout le monde se connaît.
05:13Et vous êtes face à un mur administratif.
05:16Oui, en fait, autrefois, on avait des plans d'occupation des sols.
05:18C'était plus simple.
05:19Un jour, j'ai été convoqué par la préfète de région,
05:24Mme Buchiot, qui venait d'être nommée en Gironde.
05:26Et elle me dit, il faut que vous fassiez un PLUI.
05:29Sachant qu'on nous avait forcé à augmenter la taille de notre comité de communes.
05:32Oui, c'est le plan local d'urbanisme intercommunal.
05:36Et je lui ai dit, écoutez, madame, moi, je suis mis d'une Bastide qui a été fondée par le
05:40Duc d'Aquitaine en 1281.
05:42Et la charte de fondation de la Bastide, c'était un A3 recto verso.
05:46Alors, vos documents d'urbanisme qui font 250 pages,
05:49qui sont déjà obsolètes le jour où ils sont publiés,
05:52parce que les lois ont changé entre-temps,
05:55sont illisibles.
05:56Et en fait, on ne produit rien de beau avec ça.
05:58En fait, aujourd'hui, 95% de nos monuments historiques en France
06:01n'obtiendraient pas de permis de construire.
06:03Ah oui, oui.
06:04Donc, en fait, il est temps peut-être d'en finir avec ce mur-là.
06:10Voilà, on impose des déchets mâts
06:12qui font que les maisons se ressemblent du nord au sud de la France,
06:15de l'est en ouest.
06:16On oublie les caractéristiques locales.
06:18Et on fait du moche avec du papier.
06:21Yves Damécourt, il y a un récit que j'aime bien dans votre essai, dans votre ouvrage.
06:25Simon, qui a perdu l'usage de son bras,
06:28et que vous embauchez, contre vents et marées,
06:33comme surveillant de l'école communale.
06:35Oui, parce qu'en fait, on avait des problèmes d'agitation dans l'école,
06:40des élèves un peu turbulents, etc.
06:42Et donc, on manquait d'un surveillant.
06:44Et quand je venais d'être élu,
06:46et je me suis aperçu que la commune ne respectait pas ce quota
06:49de 6% de personnes handicapées.
06:51Il n'y avait pas, en fait, d'employés communaux
06:55porteurs de handicap.
06:56Et donc, je me suis dit, peut-être qu'on peut faire les deux à la fois.
06:58J'avais Simon, que je connaissais comme cherchant du travail.
07:01C'était un ancien chauffeur routier
07:02qui avait pris une charge sur son bras.
07:04Donc, il avait perdu son bras.
07:07Et je dis à Simon, est-ce que ça vous intéresserait
07:08d'être surveillant dans l'école ?
07:11Il cherchait du boulot à tout prix.
07:13Il me dit, moi, je suis prêt à tout, etc.
07:15Mais à l'époque, on ne pouvait pas recruter
07:16un personnel handicapé sans être passé par
07:19une administration qui jugeait
07:21de l'opportunité ou de la possibilité
07:22de lui confier ce travail.
07:24Et donc, il est reçu plusieurs fois, etc.
07:26Et donc, on m'envoie le rapport.
07:27Il pouvait faire beaucoup de choses,
07:28sauf être surveillant
07:30dans une cour de récréation au contact des enfants.
07:33Mais même les parents d'élèves étaient hostiles.
07:36En fait, au début, les parents d'élèves disaient,
07:37M. le maire, est-ce que vous croyez
07:38que c'est raisonnable de montrer à nos enfants
07:41un monsieur qui n'a plus l'usage de son bras ?
07:43Il faudrait qu'il le cache.
07:45Voilà.
07:46Je dis, écoutez, c'est la réalité, c'est la vie.
07:47Et en fait, tout s'est très bien passé.
07:49Simon est devenu la star des enfants.
07:52Il avait une autorité naturelle sur les enfants.
07:54Et quand il a pris sa retraite,
07:56il n'a jamais eu autant de bouquets que...
07:58Il a été regretté.
07:59Il a été regretté par tous.
08:00Évidemment, écourt, vous fustigez dans votre ouvrage
08:03le centralisme, maladie française.
08:05Vous dites que rendre collectivité aux entreprises,
08:07aux associations, la maîtrise de leur destin,
08:09ce n'est pas affaiblir l'État, c'est le renforcer.
08:12Au passage, c'est un principe qui a été défendu,
08:14je vous le rappelle, par le général de Gaulle.
08:16C'était le thème, d'ailleurs, de son référendum
08:18sur la décentralisation perdue, de 1969.
08:22Nous sommes combien de décennies plus tard
08:25et à s'interroger sur les mêmes thèmes, au fond ?
08:28En fait, c'est un immense gâchis.
08:30Les différentes décentralisations qui ont été effectuées
08:33ont été plutôt des échecs.
08:34On a plutôt l'impression que c'est des décentralisations
08:36qui ont servi à se refiler la patate chaude.
08:39Moi, j'étais élu quand Jean-Pierre Raffarin
08:42a fait son acte de décentralisation,
08:43qui consistait à confier les routes au département,
08:46parce que ça coûtait cher et que l'État
08:47n'avait plus les moyens de les entretenir.
08:48Donc, en fait, tout ça, c'est...
08:50Quand Lionel Jospin a créé l'APA,
08:51il a dit...
08:52L'aide aux personnes âgées.
08:55Il a refilé ça au département.
08:56Il leur a dit, vous avez les droits de mutation
08:58à titre onéreux.
08:59Ça va augmenter.
08:59Comme ça, vous pourrez payer l'APA.
09:01Et nous, on vous le transfère, en gros,
09:02parce qu'on n'a pas les moyens de le faire.
09:03Donc, on crée une loi,
09:03mais on n'a pas les moyens
09:04de l'assumer financièrement.
09:06Et donc, tout ça est un immense gâchis
09:09parce que, en fait,
09:10c'est quand on est près des choses
09:11qu'on peut agir
09:12et qu'on peut agir au juste prix.
09:14Parce qu'en fait,
09:14plus on est loin des choses,
09:16plus on globalise,
09:17plus ça coûte cher.
09:18Et donc, ramener la décision
09:20au plus près du citoyen,
09:21au plus près des acteurs,
09:24c'est une façon à la fois
09:25de faire des économies
09:26et de se rapprocher du juste, quoi.
09:29Oui, la politique,
09:30c'est souvent un défilé
09:31de personnalités nationales
09:33et dont nous disons souvent
09:36qu'elles sont...
09:36Ça arrive à un découplé
09:38du réel,
09:39parce que vous parlez
09:40beaucoup du réel.
09:40Vous êtes, vous,
09:41les pieds dans la terre,
09:42vous êtes vigneron.
09:44Et au fond,
09:46ce que vous décrivez
09:46dans votre ouvrage,
09:49c'est la...
09:51Je ne vais pas dire une bêtise,
09:52mais la vraie vie
09:53des élus, en réalité.
09:54C'est-à-dire ce à quoi
09:56nous sommes confrontés
09:57dans la réalité
09:59de la vie quotidienne
10:00des Français.
10:01Et souvent, nous,
10:03les médias,
10:04nous essayons de traduire
10:06cette réalité-là.
10:07c'est d'ailleurs
10:08ce que nous faisons
10:09tous les jours
10:09sur Sud Radio.
10:11Yves Daméco,
10:12on va prendre une pause
10:12avec vous.
10:13Je vous ai vu tout à l'heure,
10:15on va dire,
10:16battre la mesure
10:17quand nous avons diffusé
10:18un court extrait
10:19de Patrick Sébastien
10:20qui sera tout à l'heure
10:21dans peu de temps
10:22l'invité
10:24de Sud Radio,
10:25de Valérie Expert.
10:27Il vous parle,
10:28c'est Patrick Sébastien,
10:29vous ?
10:29Moi, je suis un fan
10:30inconditionnel, en fait.
10:33L'œuvre de Patrick Sébastien,
10:35c'est une vieille tradition
10:35française,
10:36c'est la tradition
10:36des chansons à boire,
10:38c'est la tradition,
10:39moi, je suis dans une famille
10:41où on chasse
10:42depuis des générations
10:43et dans les chansons
10:45de chasseurs,
10:45il y a la parole
10:46des maîtres
10:47et la parole des piqueux
10:47et la parole des piqueux,
10:49c'est que des chansons
10:50type Patrick Sébastien
10:51ou Gonsmar.
10:52J'ai habité aux Antilles
10:53pendant cinq ans
10:54avec mon épouse.
10:54C'est une tradition
10:55la chanson grivoise.
10:56Voilà, la chanson grivoise.
10:57Moi, à l'époque,
10:58c'était Francky Vincent,
10:59Alice Saglis.
11:00Bon, ben voilà,
11:01tout ça, c'est magnifique.
11:03La Big In Antillaise,
11:05ce ne sont que des chansons
11:06à double sens.
11:07Patrick Sébastien,
11:08tout à l'heure,
11:08remettez-vous d'accord
11:09l'événement Sud Radio
11:10ce matin avec Valérie Expert.
11:12Merci.
11:13Vous restez avec nous,
11:13Yves Damécourt.
11:15On va poursuivre.
11:17Donc, le regard,
11:18ce que vous portez
11:19dans l'humain,
11:19l'écologie et la politique,
11:21le regard d'un élu local,
11:22de l'homme de terrain.
11:22A tout de suite.
11:23Vous nous appelez,
11:23si vous le souhaitez,
11:240826 300 300,
11:26la suite de La Vérité en Face.
11:27Le Grand Matin Sud Radio,
11:29La Vérité en Face,
11:31Jean-François Aquilly.
11:32Avec Yves Damécourt,
11:33vigneron,
11:34élu local en Gironde
11:35et auteur de
11:36L'Humain,
11:37l'écologie et la politique
11:39aux éditions
11:40du Bien Commun.
11:42Alors,
11:42il y a deux piliers
11:43pour vous qui sont importants,
11:44la solidarité,
11:44la responsabilité.
11:46C'est le contrat social,
11:47on dit,
11:48ce sont des grands mots,
11:49tout ça.
11:49Piliers fissurés
11:50dans ce pays, hein ?
11:51Oui.
11:52En fait,
11:53on s'éloigne toujours
11:54tellement de la problématique
11:55qu'on juge
11:57les problèmes de loin
11:57et quelquefois,
11:59on broie de l'humain,
12:01on oublie la dignité.
12:02En fait,
12:02la dignité,
12:03elle est au cœur
12:04de toute politique.
12:05Donc,
12:05on peut être,
12:07on peut faire preuve d'autorité,
12:08mais il ne faut pas oublier
12:09la dignité.
12:10Et donc,
12:12la France,
12:13dans la déclaration
12:14des droits de l'homme
12:15et du citoyen,
12:16les valeurs intangibles
12:18qu'il fallait protéger,
12:19c'était la liberté,
12:20la sécurité
12:22et la propriété.
12:23Et aujourd'hui,
12:25la liberté est quand même
12:26flouée en France.
12:28La sécurité,
12:29vous en avez longuement parlé
12:31ce matin,
12:31c'est très compliqué.
12:32Et la propriété,
12:34elle est en danger.
12:34Donc,
12:35voilà,
12:35il faut que les gens
12:36redeviennent propriétaires
12:37de leur vie.
12:38C'est ça,
12:38la première dignité.
12:39Il y a un aspect
12:41qui est très développé
12:42dans votre livre.
12:43Vous êtes cultivateur,
12:44vous êtes du vin,
12:47vigneron.
12:48l'écologie.
12:50Yves Damécourt,
12:52que vous souhaitez intégrale,
12:54vous dites,
12:55sans idéologie.
12:56Pour vous,
12:57les écologistes,
12:57aujourd'hui,
12:58ils ne font pas leur job ?
13:00Non,
13:00parce qu'en fait,
13:02ils ont...
13:02Vous êtes chasseur aussi.
13:03Oui,
13:04je suis chasseur,
13:04je suis vigneron,
13:06je suis d'une famille
13:07d'éleveurs et de forestiers.
13:10Voilà,
13:11une famille rurale
13:12par excellence,
13:13enfin par excellence,
13:13une famille rurale
13:14par nature.
13:16Et donc,
13:16en fait,
13:17je pense que
13:17les écologistes
13:18ont dévoyé le débat.
13:19L'écologie,
13:20c'est une science.
13:21Et aujourd'hui,
13:22il y a tout un pan
13:23de l'écologie
13:24que les écologistes
13:25ont banni,
13:25puisqu'en fait,
13:26eux,
13:26leur dogme,
13:27c'est la décroissance.
13:28Vous écrivez,
13:29le paysan,
13:29le forestier,
13:30le vigneron,
13:30le pêcheur,
13:31le berger
13:31sont les premiers
13:32écologistes du pays.
13:33Ils ne parlent pas
13:34de transition,
13:35ils la pratiquent
13:35chaque jour
13:36depuis des siècles.
13:37Mais oui,
13:38en fait,
13:38si vous voulez,
13:38moi,
13:41hier,
13:42il y avait un colloque
13:42à l'Assemblée nationale
13:43sur le vin
13:44et la vigne.
13:45Et donc,
13:45j'intervenais
13:46sur le changement
13:47et le changement
13:48climatique.
13:49Et donc,
13:50ben oui,
13:50en Gironde,
13:50depuis la fin
13:51des années 90,
13:52quand je me suis installé,
13:54la température moyenne
13:55a augmenté
13:55de 1,7 degré.
13:57Le soleil
13:58s'est concentré
13:59sur les mois d'été,
14:00avec des étés plus chauds.
14:02La végétation
14:03démarre plus tôt
14:04et donc,
14:04on a des risques
14:05de gel au printemps.
14:06Et donc,
14:07il faut qu'on trouve
14:07des solutions
14:08pour s'adapter.
14:09ce que je regrette,
14:10c'est que les écologistes
14:11n'embrassent pas
14:14les solutions
14:15qui,
14:15au niveau planétaire,
14:16pourraient permettre
14:17d'agir.
14:18Et donc,
14:19je cite deux exemples
14:20dans mon livre.
14:21Le challenge de Bonne,
14:23qui est un objectif
14:24de reboisement
14:25d'une partie de la planète.
14:26Donc,
14:26si on reboisait
14:27900 millions d'hectares,
14:28on pourrait absorber
14:29le CO2 émis
14:30par les activités humaines.
14:32Et puis,
14:32le projet 4 pour 1000,
14:33qui est un projet
14:34d'initiative française,
14:35qui permettrait,
14:36en augmentant de 4 pour 1000,
14:37la matière organique
14:38des sols
14:39de tous les agriculteurs
14:39de la planète,
14:40d'absorber aussi
14:41les émissions de gaz
14:42à effet de serre
14:43des activités humaines.
14:44L'écologie politique,
14:46pour vous,
14:46aujourd'hui,
14:46c'est une imposture ?
14:48En fait,
14:49le problème,
14:49c'est que c'est une écologie
14:50punitive
14:51qui culpabilise l'homme,
14:53alors que moi,
14:54je prône une écologie
14:55de la joie
14:56qui implique l'homme
14:57dans la réalisation
14:58des solutions.
14:58Je pense que c'est
14:59beaucoup plus porteur
15:00d'avenir,
15:01d'espérance,
15:02et qu'en fait,
15:04on demande à l'homme
15:04de jouer son rôle.
15:05Nous sommes en ligne
15:06avec vous, Paul.
15:07Bonjour, Paul.
15:08Bonjour, messieurs.
15:10Vous nous appelez
15:10de Bordeaux, hein ?
15:11Oui, de Bordeaux,
15:13effectivement,
15:14à côté,
15:15en tant que voisin,
15:16juste pour rebondir
15:17sur la présentation
15:19d'Islam et Cour,
15:19effectivement,
15:20sur laquelle il a raison,
15:21la France moche.
15:21La France moche,
15:22on a le cas
15:23sur la commune de Bouillac,
15:25que l'Islam et Cour
15:25doit connaître,
15:26sur lequel le préfet,
15:28qui est le représentant
15:28de l'État,
15:29l'État oblige
15:30d'appliquer la loi SRU
15:32sur des lieux résidentiels.
15:34Donc, il faut construire
15:35des immeubles.
15:35Alors, c'est un peu
15:36comme si vous construisiez
15:37des immeubles dans des champs,
15:38c'est un peu embêtant.
15:41Deuxième point,
15:42sur Bordeaux,
15:43quand vous regardez
15:44que la dépense publique,
15:46l'État, pareil,
15:47a obligé,
15:48par les charcimes,
15:50ces systèmes sociaux,
15:51d'intégrer des squatteurs
15:53dans des lieux...
15:54Vous pouvez regarder
15:55sur Bordeaux Métropole,
15:56le ETI Bordeaux Métropole,
15:577 millions d'euros
15:58qui ont été dépensés
15:59pour mettre des bungalows
16:00de luxe
16:01pour intégrer des squatteurs
16:02et pour après les mettre
16:03justement dans les LHLM.
16:05On a,
16:06pour finir,
16:07sur le PLU,
16:08effectivement,
16:09le PLU,
16:10moi,
16:10je vous connais très bien
16:11le cas Bordeaux Métropole,
16:14il y a toute la dérive
16:15qui va avec le PLU derrière.
16:16Alors,
16:17la question,
16:17c'est,
16:18sur le Nouvelle Énergie,
16:21Yves Damécourt
16:21et David Dysnard,
16:24quelles sont leurs intentions
16:25pour réguler
16:26toutes ces distorsions
16:28qu'on peut avoir
16:29au niveau du terrain,
16:31en fait ?
16:31Yves Damécourt,
16:32vous lui répondez,
16:33vous répondez à Folle.
16:36notre objectif,
16:37c'est de rendre
16:38de la liberté
16:39aux collectivités locales.
16:41Aujourd'hui,
16:41il y a tellement d'intervenants,
16:42il y a des gens
16:44qui interviennent
16:44dans tous les sens
16:45sur la construction
16:46de ces documents d'urbanisme.
16:48Beaucoup de gens
16:48qui ont le pouvoir
16:49de dire non
16:50et peu de gens
16:51qui ont le pouvoir
16:51de dire oui
16:51et d'entraîner.
16:52Et donc,
16:53en redonnant le pouvoir
16:54aux collectivités locales,
16:55aux maires,
16:57on peut s'affranchir
16:58d'un certain nombre
16:58de règlements.
16:59Je me souviens
17:00qu'il y a 30 ans,
17:01quand on faisait
17:02un plan d'occupation
17:03des sols,
17:03il y avait 80%
17:04de liberté
17:05et 20% de contraintes
17:06imposées par la loi,
17:07le préfet,
17:08l'État, etc.,
17:09les différentes administrations.
17:10Aujourd'hui,
17:10c'est le contraire.
17:11Il y a 80% d'obligations
17:13et 20% de liberté.
17:14Donc, en fait,
17:14les maires,
17:15ils sont à portée de baffes,
17:15ils se prennent des baffes
17:16de tous les côtés,
17:17mais en fait,
17:17ils n'ont plus le pouvoir
17:18de choisir, quoi.
17:19Les PLU,
17:20ce sont des documents
17:21qui sont établis
17:22par des bureaux d'études,
17:23qui sont payés assez cher,
17:24qui sont des copiés-collés
17:25de PLU d'autres régions,
17:26et il n'y a plus
17:27de capacité
17:29à raisonner local
17:30et à faire local.
17:31de responsabilité
17:32pour les élus locaux
17:33et moins d'intervenants.
17:35Il y a trop de monde
17:36qui intervient sur tout.
17:37Encore un mot
17:38avec Paul de Bordeaux,
17:39si vous êtes toujours là,
17:40mon cher Paul.
17:41Vous avez entendu, Paul,
17:43je ne sais pas
17:44si vous êtes toujours en ligne.
17:45Oui, je suis toujours en ligne.
17:46Est-ce que vous avez entendu ?
17:48Oui, allez-y.
17:50La réponse, Yves Damécourt.
17:51Mais la question,
17:51c'est justement,
17:52nouvelle énergie,
17:53Yves Damécourt,
17:55David Diznar,
17:55comment vous allez réussir
17:56justement à éviter
17:58qu'il y ait les dérives
17:59telles qu'il y a
17:59à l'heure d'aujourd'hui
17:59sur Bordeaux ?
18:00Par exemple,
18:01le dossier des cascades de Garonne
18:02dont vous avez sûrement
18:03entendu parler
18:04avec les promoteurs
18:06qui pillent le foncier
18:10à leurs avantages
18:11et au détriment
18:12de la population
18:12sans respecter
18:13les études d'impact
18:14qui sont normalement
18:15des règles.
18:16Comment allez-vous
18:17apporter des solutions
18:18pour qu'il y ait
18:21en fait un résultat
18:22qui soit conforme
18:23aux réglementations ?
18:24Parce que vous voulez
18:24à la fois enlever
18:25les réglementations
18:25mais à la fois
18:26elles ne sont pas respectées
18:26sur Bordeaux Métropole.
18:28Si elles ne sont pas respectées,
18:29il faut aller
18:30au tribunal administratif
18:31et il faut les contester.
18:34Non, mais le tribunal administratif,
18:35vous savez très bien
18:35qu'il est le tribunal administratif.
18:37On peut citer le cas
18:38de Manuel Vaquero,
18:40juge au tribunal administratif
18:41de Bordeaux
18:41qui est en même temps
18:42adjoint chargé d'urbanisme
18:43à la mairie de Saint-Jean-de-Use.
18:45Le tribunal administratif,
18:46il n'a pas son indépendance.
18:47En tout cas,
18:48ce que vous soulignez,
18:51soulignez Paul,
18:51c'est parfois la difficulté.
18:52Merci à vous.
18:53Merci pour cette intervention
18:54ce matin.
18:55Donc la difficulté,
18:56on le voit bien,
18:57Yves Damécourt,
18:58souvent pour les pouvoirs locaux
19:00de pouvoir répondre
19:03aux habitants,
19:03aux administrés,
19:04d'être rapide, efficace,
19:06de ne pas avoir
19:07des injonctions contradictoires
19:08dans tous les sens.
19:09Voilà, c'est là que Paul a raison.
19:10C'est qu'en fait,
19:11il y a tellement de règlements
19:12qui se croisent
19:13et qui se contredisent
19:14que c'est très compliqué
19:15après d'aller contester
19:17des décisions
19:17puisqu'en fait,
19:18il n'y a plus de logique
19:19et que plus personne
19:20ne comprend finalement
19:21les réglementations
19:22puisqu'elles sont diverses
19:23et contradictoires.
19:25Donc,
19:26très compliqué.
19:27En tous les cas,
19:28vous nous insufflez
19:30dans votre essai
19:31cette envie,
19:32vous dites,
19:32de reprendre confiance
19:34dans la nature
19:35et dans l'homme.
19:36C'est quand même
19:37une mission difficile.
19:38C'est la conclusion avec vous,
19:39Yves Damécourt,
19:41c'est quand même
19:42un projet
19:43de cette reconquête
19:45du terrain,
19:46du terroir,
19:47des valeurs françaises,
19:48c'est quand même
19:49des enjeux de 2027.
19:51Oui,
19:51c'est difficile
19:52mais c'est enthousiasmant.
19:53Et en fait,
19:54aujourd'hui,
19:54les gens ont besoin
19:54d'espérance.
19:55Et donc,
19:56l'idée,
19:57c'est que chacun
19:57redevienne acteur de sa vie
19:59et qu'on enlève
20:00toutes les scories
20:01et tout ce qui empêche
20:02à chacun
20:03de devenir acteur de sa vie.
20:04Yves Damécourt,
20:05merci,
20:07vigneron,
20:07élu local,
20:08à Longironde,
20:09vous intervenez
20:10sur Sud Radio régulièrement,
20:12auteur de
20:12L'Humain,
20:13l'écologie
20:13et la politique
20:14aux éditions
20:15du Bien Commun.
20:16Bonjour,
20:17Valérie Expert.
20:18Bonjour,
20:18bonjour,
20:19Yves Damécourt.
20:19qui a un petit peu
20:21fredonné
20:21quand on a entendu
20:22un extrait
20:23de votre invité.
20:24Patrick Sébastien
20:25qui sera avec nous
20:26dans un instant,
20:28effectivement,
20:28avec sa chanson
20:30polémique
20:31sur Delphine Ernotte
20:33qui l'a attaqué,
20:34d'ailleurs,
20:34qui porte plainte
20:36pour outrage sexiste,
20:37un album osé,
20:39olé, osé.
20:40Alors,
20:40est-ce que vous avez été choqué ?
20:42Patrick Sébastien est arrivé
20:43et je lui disais,
20:44ce qui m'amuse
20:45d'une certaine manière,
20:46c'est que beaucoup de gens
20:47à qui j'ai fait écouter
20:48des chansons de l'album
20:49se marrent,
20:50puis après font,
20:50oh non,
20:51quand même,
20:52mais ça fait rire.
20:53Mais aujourd'hui,
20:53l'époque a changé,
20:54est-ce qu'on peut tout chanter ?
20:56On en reparlera,
20:57en tout cas,
20:57ça fait sourire
20:58beaucoup de gens.
20:59Yves Damé Court,
21:00on vous attend bientôt
21:01sur le plateau
21:04du 10h midi.
21:05Merci beaucoup.
21:06Moi,
21:06j'adore les chansons
21:07de Patrick Sébastien.
21:09David Lissnard,
21:10ce matin,
21:10qui était là,
21:11on va lui en parler,
21:12a dit que ça le faisait
21:13sourire aussi
21:14et qu'il fallait arrêter
21:15de s'indigner.
21:16Surtout.
21:17On va en parler.
21:17A tout de suite,
21:180826 300 300
21:20si vous voulez poser des questions
21:21à Patrick Sébastien,
21:22réagir à cet album,
21:24à cette chanson,
21:24évidemment,
21:25vous êtes les bienvenus
21:26sur Sud Radio.
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