- il y a 5 minutes
Avec Paul Cébille (analyste d'opinion et rédacteur en chef de la revue Hexagone) et Philippe Moreau-Chevrolet (spécialiste en communication politique)
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NewsTranscription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Jean-François Aquili.
00:06Entre guerres en Iran et batailles pour 2027, ces municipales, je vous rappelle qu'on vote dans trois jours, faut
00:12-il le rappeler, sont-elles faussées ?
00:15Nous sommes en droit de nous poser la question ce matin avec nos deux invités. Bonjour à vous, Paul Sébille.
00:21Bonjour.
00:22Vous êtes analyste d'opinion, rédacteur en chef de la revue Hexagone. Et vous, Philippe Moreau-Chevlet ?
00:29Bonjour Jean-François.
00:29Bonjour, vous allez bien. Spécialiste en communication politique. Vous enseignez également à Sciences Po Paris.
00:34Je vais vous poser la question à tous les deux très rapidement sur cette France. Est-elle privée des campagnes
00:41municipales pour nous mettre en ambiance ?
00:42Je vais peut-être donner la parole tout de suite à Dominique, qui nous appelle de l'île Jourdain. Bonjour
00:50Dominique, vous êtes en ligne, j'imagine.
00:52Oui, bonjour à tout le monde.
00:53Bonjour Dominique, bienvenue.
00:55Oui, merci.
00:56Je vous donne la parole parce que vous êtes peu occupée comme un grand nombre d'auditeurs qui nous appellent
01:01ce matin par les prix de carburant à la pompe qui viennent impacter ces hausses de prix, cette campagne des
01:09municipales.
01:10Je vous pose une question Dominique. Vous irez voter ce dimanche ou pas ?
01:13Tout à fait. Et j'invite beaucoup de monde à aller voter. J'ai fait partie d'une liste, moi,
01:18plusieurs fois. Je ne suis pas passée au second tour. Mais il faut absolument aller voter parce que c'est
01:24notre façon à nous de pouvoir dire notre opinion.
01:28Vous pensez que la campagne, on va dire deux mots sur ce qui vous préoccupe ce matin, mais justement c
01:33'est le sujet, vous pensez que cette campagne est escamotée ?
01:37Tout à fait.
01:38Je ne sais pas comment ça se passe chez vous dans le Gers, mais est-ce qu'on parle vraiment
01:43de la vie locale ?
01:46Ou alors est-ce qu'on est obsédé par ce qui est, à juste titre, par les prix des carburants,
01:50ça vient tout de suite, et la guerre, la menace de guerre, les bruits de bottes partout ?
01:54Non, pour l'instant, nous, on n'est qu'une petite ville de presque 10 000 habitants. On parle beaucoup
02:01de nos soucis, entre guillemets, citoyens.
02:05Après, je ne fréquente pas les endroits où on peut en parler, dans les bars, les choses comme ça.
02:11Mais moi, ce que j'entends de tous les côtés, c'est ça, c'est que nous, nous parlons surtout
02:16de nos petits problèmes au quotidien.
02:18Ce ne sont pas des petits problèmes, ce sont des problèmes de réalité.
02:21D'un mot à la pompe, Dominique, il y a quelque chose qui vous interpelle ?
02:27À moi, qui m'interpelle depuis très longtemps.
02:30Donc, au début de la guerre, nous avions 15% du pétrole qui passait par ce détroit.
02:35Depuis cette semaine, maintenant, il y en a 20%.
02:38Donc, bravo, parce qu'ils arrivent à faire 5% de plus avec la guerre.
02:42Donc, ça, c'est très bien.
02:43Mais alors, les 80% qui restent, ça vient d'où ?
02:48Et comment ça se fait que ces 80% ?
02:50Eh bien, ils sont impactés à la même face.
02:55Oui, mais en fait, le problème du détroit d'Ormousse, c'est que les 20% suffisent à déstabiliser tout
03:01le marché de l'OPEP
03:02et, au fond, tout le système de concurrence et de prix au niveau mondial.
03:07C'est l'élément d'un tout, c'est un baril sur cinq, quand même.
03:11C'est ce qui est énorme au niveau mondial.
03:13Et si vous bloquez cette production-là, c'est tout l'équilibre qui se voit déstabilisé.
03:17Mais votre question est très légitime, Dominique.
03:20Vous avez raison de poser la question.
03:22On a envie de se dire, si c'est 20%, servons-nous ailleurs.
03:26Mais c'est ce qui fait monter les prix, justement.
03:28Et vous avez aussi un blocage avec la Russie.
03:31Vous avez tout un système imbriqué de distribution mondiale.
03:36Il ne faut pas être contrarié quelque part.
03:38Sinon, c'est tout l'ensemble qui tremble.
03:40Voilà.
03:40Donc, quand ça compte, il faudrait...
03:42C'est vrai que là, c'est très important ce qui se passe là-bas, parce que ce n'est
03:45pas normal.
03:46Mais il faudrait que les gens nous expliquent, justement, sur ce point-là.
03:50Pourquoi ces pourcentages-là et pourquoi les autres ?
03:54Donc, il faudrait, plutôt que de parler que de ce détroit, de parler de tout ce qui se passe partout.
04:00Parce qu'il n'y a pas que là.
04:02Il y a d'autres endroits aussi où il y a des guerres et qui impactent aussi sur ce...
04:07Donc là, on est vraiment focalisés là-dessus, parce que ce n'est pas normal.
04:10Mais je pense qu'il faudrait, de temps en temps, quand même, remettre tout.
04:16Oui, tout à plat.
04:18Pourquoi ça impacte autant.
04:20Nous nous sommes là pour ça.
04:21Merci, en tous les cas, Dominique, pour cette interrogation très légitime depuis l'île Jourdain, dans le Gers.
04:27Avec vous, Paul Séby, vous voyez bien les préoccupations, j'ai pas envie de dire des Français,
04:33des auditeurs de Sursu de Radio, qui appellent depuis ce matin, à juste titre,
04:37effectivement, ces préoccupations vitales, les fins de mois, le prix de l'essence tout de suite,
04:42l'incompréhension, comme le disait Dominique, à juste titre à l'instant, de comment ça marche tout ça.
04:47Bon, on ne va pas revenir là-dessus, forcément, ce n'est pas le but de ce matin.
04:50Vous pensez que cette campagne des municipales est faussée, désormais, à cause de tout ça ?
04:55Ce que disait Dominique, c'est que, justement, on voit que les gens essaient de chercher à comprendre,
05:00donc, peut-être, ils essaient de comprendre la crise internationale et les conséquences sur leur quotidien.
05:05Donc, ça les préoccupe de fait, donc, ça les occupe, ça leur occupe l'esprit un petit peu plus que
05:10d'habitude.
05:11Et aussi, parce qu'au niveau national, donc, au niveau de la politique nationale, il ne se passe pas grand
05:15-chose en ce moment,
05:16donc, ça laisse, évidemment, un espace vide pour d'autres préoccupations.
05:20Alors, après, la question, c'est est-ce que le prix à la pompe peut avoir une solution au niveau
05:28local ?
05:28Ça, ce n'est pas très clair, évidemment.
05:30C'est même peu probable.
05:31Donc, je pense que, d'un côté, les gens sont occupés, leur esprit est occupé à autre chose que les
05:36municipales,
05:37mais, par ailleurs, le vote va s'approcher, là, dans quelques jours.
05:40Ils vont quand même se pencher sur la question.
05:42Il y a d'autres préoccupations qui vont rentrer en jeu.
05:44Je pense que, quand même, malgré tout, il y aura un retour sur l'intérêt de la municipale, quand même.
05:50Philippe Moroche-Vorlier, vous êtes optimiste pour dimanche ?
05:53Sur la participation ?
05:54Oui, oui, mais en fait, les médias nationaux ont très peu parlé de la campagne, et ça, c'est vrai.
06:00Mais les médias comme Sud Radio, où on n'est plus branchés sur les territoires, en fait, on en parlait
06:04beaucoup, quand même.
06:05Et je pense que, pour les gens, il y a deux régimes.
06:07Il y a le régime de la presse nationale, où on a le sentiment que les élections municipales n'existent
06:12pas,
06:13et puis il y a la presse, qui est de presse de terrain, et qui, elle, en parle beaucoup.
06:16Les candidats font campagne, ils sont sur le terrain, ils se présentent, ils parlent, ils font des choses.
06:23Donc, l'Iran éclipse un peu tout, c'est vrai, mais les candidats sont quand même présents.
06:28Les candidats sont présents sur le terrain, oui.
06:30L'énigme, c'est la campagne parisienne, parce que la campagne parisienne, pour le coup,
06:33comme elle est essentiellement relayée par les médias nationaux,
06:36on ne sait pas très bien ce que vont en penser les électeurs.
06:38Est-ce que la météore Saraknafo va faire juste un plouf ?
06:42Vous savez, un pchit, comme disait Chirac,
06:44et passer dans le ciel de parisiens et s'écraser quelque part ?
06:48Où est-ce qu'elle va s'installer durablement ?
06:50Est-ce que Bournazel, qui est poussé par les macronistes contre Dati,
06:54qui pourtant elle-même est macroniste aujourd'hui,
06:57va réussir à conscircuiter la candidature Dati ?
06:59Est-ce qu'il y a une alternance ou pas ?
07:01C'est vrai que ce qui se passe à Paris, c'est souvent le cas avec les municipales,
07:04il y a Paris-Lyon et Marseille, il y a PLM, et puis il y a le reste qui est
07:09passionnant aussi.
07:09Marseille est encore plus intéressant, parce que là, il y a le risque Rennes réel.
07:13Paul Sébille, je rebondis sur ce que dit à l'instant Philippe Moreau-Chevrolet,
07:16est-ce que c'est l'autre aspect, c'est ce que ce scrutin qui arrive souffre
07:20d'une forme de nationalisation des enjeux des municipales qui deviennent,
07:26de fait, on est à un an, ou un peu plus à peine,
07:30une sorte d'antichambre de l'élection présidentielle ?
07:32Dans les sondages, on ne le voit pas trop, les gens disent se positionner plutôt sur des enjeux locaux
07:37pour se décider que des enjeux nationaux.
07:40Bon, après, il y a évidemment un deuxième volet qui est plus sur le discours médiatique,
07:44ce que les médias traitent.
07:46Évidemment, Paris, la capitale, les autres grandes villes ont une importance dans le débat,
07:50donc il y a deux niveaux un peu de lecture.
07:52Je pense que les gens, quand même, vont se positionner sur des enjeux plutôt locaux
07:57que sur des enjeux nationaux.
07:59maintenant, il ne faut pas oublier quelque chose, c'est que dans la plupart des villes,
08:03au premier tour des municipales, on saura déjà qui est le maire,
08:05soit parce qu'il n'y a qu'une seule liste, dans 68% des communes de France,
08:11et ça concerne 25% de la population,
08:14donc ça veut dire que les gens n'auront pas de choix spécifiques,
08:17et dans le reste, jusqu'à 80%, il n'y a que deux listes.
08:21Donc c'est-à-dire que dès le premier tour, on saura qui est le maire.
08:25Donc, de fait, je pense que ça va se déplacer,
08:27les enjeux se déplacent vers les grandes villes, là où il y a beaucoup de listes.
08:29Parce qu'il y aura encore un deuxième tour.
08:31Voilà, mais bon, il y aura ce que les gens voient à la télé,
08:33et puis ce qu'eux vont voir sur le terrain, évidemment,
08:35où il y a les gens, on disait, les candidats font campagne,
08:38c'est peut-être ça qui touche plus les citoyens,
08:40et qui va les motiver à se déplacer, ça c'est sûr.
08:42Tiens, je m'en parle de ce que vous dites, Paul Sébille,
08:43avec vous, Philippe Moro-Chevrolet, 68%,
08:45donc, bah oui, avec des listes uniques.
08:50Mais à qui la faute ?
08:51C'est la parité ?
08:53La faute, c'est que personne...
08:55Vous savez, c'est la nouvelle règle, moins de 2000 habitants,
08:57il faut la parité maintenant.
08:58Personne n'a envie de devenir maire, Jean-François,
09:00la faute, c'est que le métier est devenu abominable.
09:02On sait que c'est ça le problème ?
09:03Ah oui, j'ai conseillé des maires,
09:05j'en ai conseillé un qui a fait une dépression,
09:08un burn-out en cours de mandat,
09:09démission, etc.
09:10Il a été remplacé, enfin, je veux dire,
09:12c'est épuisant.
09:14D'abord, contrairement à ce qu'on pense,
09:15vous ne gagnez pas grand-chose,
09:17ce n'est pas bien payé.
09:17Il faut vraiment se mettre ça dans la tête,
09:19ce n'est pas évident à comprendre,
09:20ce n'est pas parce que vous êtes élu que vous êtes bien payé,
09:22un maire n'est pas bien payé.
09:24Que fait un maire ?
09:25Il répare absolument tout ce qui se passe dans votre quotidien.
09:28C'est H24.
09:29C'est H24.
09:30Et il passe sa journée, littéralement,
09:32de 7h du matin à minuit, 1h ou 2h du matin,
09:35à gérer des problèmes,
09:36en se faisant engueuler,
09:38parce qu'il est à portée de baffes,
09:39parfois littéralement à portée de baffes.
09:41Personne n'a envie de faire ce job,
09:43en réalité, aujourd'hui.
09:44Très peu de gens.
09:45Alors, dans les grandes villes, oui,
09:46parce que c'est autre chose.
09:47Vous êtes maire de Paris,
09:48vous fréquentez Leonardo DiCaprio,
09:49ça suffit d'évocation.
09:51Mais quand vous êtes dans une petite ville rurale,
09:54il faut vraiment avoir la foi, en fait.
09:56C'est ça, la réalité des maires.
09:57Paul Sébille, intéressant ce qu'il dit.
10:01Il y a la question sur ces élections faussées en 2026,
10:04par rapport à 2027,
10:04par rapport à la guerre qui occupe les écranes,
10:06et puis il y a ce problème de fond.
10:08Vous avez bien fait de le soulever,
10:10ce lièvre des 68% à liste unique.
10:13D'accord, il y a la dureté de ce mandat de maire,
10:18où vous êtes sollicité, vous avez raison,
10:19Philippe, on ne gagne rien quand on est maire,
10:22et on passe sa vie à trimer.
10:24Mais dites-moi, Paul Sébille,
10:28vous pensez que la parité n'a pas joué là aussi,
10:30parce que c'est cette nouvelle règle,
10:31les 1000 habitants désormais en dessous,
10:33il faut la parité aussi.
10:33Il n'y a pas forcément toujours une règle
10:36qui peut être applicable dans des petites communes.
10:38Alors la parité, la cause, elle est indirecte,
10:42puisque la parité a fait qu'avant,
10:45on pouvait, on avait une liste,
10:47et on pouvait rayer des noms,
10:48rajouter un nom,
10:49et composer un petit peu son conseil municipal
10:51quand on était dans une commune de moins de 1000 habitants.
10:53Maintenant, on a décidé qu'il fallait une parité
10:55dans les conseils municipaux, même dans ces communes-là,
10:58donc il fallait évidemment des listes fermées,
11:00c'est-à-dire des listes déjà préparées.
11:02Et donc forcément, on ne peut pas créer,
11:05dans une commune de 500 habitants,
11:08deux, trois listes,
11:09avec des dizaines de noms.
11:10Ce n'est pas possible,
11:11même si la loi permet évidemment une forme de souplesse.
11:13Ça devient compliqué.
11:14Ça devient très compliqué,
11:15donc indirectement, ça a causé ça,
11:17mais le vrai problème,
11:18c'est la fin du panachage,
11:19comme on l'appelle,
11:19c'est-à-dire cette possibilité d'enlever des noms,
11:22qui va sans doute,
11:23moi je le crains en tout cas,
11:25aggraver le problème qu'on évoquait du maire
11:27qui est très souvent critiqué,
11:29puisque là, ça va recréer au niveau local,
11:31ce qu'on voit déjà au niveau national,
11:33c'est-à-dire un conseil municipal
11:35un petit peu coupé de la réalité de son terrain.
11:38Alors, c'est un peu plus compliqué
11:39quand on a une petite commune,
11:40mais quand même,
11:41parce que les électeurs n'auront pas possibilité
11:44de dire lequel des candidats
11:47qui sont élus au conseil municipal
11:48a leur préférence.
11:49Et donc, ça va se déplacer,
11:51évidemment, pendant le mandat,
11:52et donc créer des tensions supplémentaires
11:54dans ces communes qui en ont déjà beaucoup.
11:56Alors, c'est une crainte,
11:57ce n'est pas sûr que ça va se réaliser,
11:59mais c'est évident que c'était le seul élu
12:02qui gardait encore une forme de confiance,
12:04et ça risque d'être un peu égratigné
12:07à cause de ça, quand même.
12:08Alors, ces élections sont-elles faussées ?
12:11Est-ce qu'au fond,
12:12les municipales ont bien changé de visage,
12:13désormais ?
12:14Oui ou non ?
12:15Est-ce qu'on n'a pas connu ça,
12:16j'ai déjà jadis ?
12:18Philippe Moreau-Chevrolet,
12:19Paul Sébille,
12:20vous allez répondre à des questions
12:21dans un instant,
12:22après la pause,
12:23notamment sur le maire,
12:25qui est toujours la figure populaire,
12:26l'élu préféré des Français.
12:28Est-ce que, vous disiez à portée de baffe,
12:29Philippe Moreau-Chevrolet,
12:30est-ce qu'il lui aussi, désormais,
12:33est-il victime du désamour croissant
12:35des Français vis-à-vis de la politique ?
12:37On nous évoquera également
12:39les forces politiques en présence.
12:40Est-ce qu'il n'y a pas une forme de duplication,
12:42désormais, dans les municipales,
12:43de ce que nous voyons à l'Assemblée nationale,
12:45c'est-à-dire cette vie politique
12:47qui énerve à peu près tout le monde,
12:48puisque rien n'avance ?
12:49Nous en parlons dans un instant
12:51avec ces listes RN et LFI
12:52qui, désormais, sont présentes
12:54dans toutes les grandes villes de France.
12:55A tout de suite.
12:55Vous nous appelez à 0826 300 300
12:57si vous voulez réagir
12:58pour la suite de La Vérité en Face.
13:00Le Grand Matin Sud Radio,
13:03La Vérité en Face,
13:04Jean-François Aquilly.
13:070826 300 300,
13:09La Vérité en Face,
13:10et nous nous penchons ce matin
13:13sur les élections municipales.
13:15Premier tour ce dimanche.
13:16Et oui, des municipales faussées,
13:19il faut le dire,
13:20par le débat national,
13:22par la situation internationale,
13:24la guerre en Iran.
13:25Philippe Moreau-Chevrolet,
13:28le maire,
13:29vous aviez évoqué tout à l'heure
13:30à portée de baffe,
13:32le statut de l'élu
13:33qu'il faudrait forcément revisiter.
13:35Mais est-ce que le maire,
13:36aujourd'hui,
13:36ne subit pas, lui aussi,
13:38le désamour des Français
13:39vis-à-vis de la politique ?
13:39Si, sa cote de popularité s'effrite,
13:41de sondage en sondage,
13:44il perd en popularité.
13:45Il y a aussi une hausse des violences
13:47et des incivilités
13:48très fortes à l'égard des maires.
13:49Il y a des maires
13:50dont les maisons sont attaquées,
13:52dont les enfants sont menacés parfois.
13:54On a beaucoup de faits divers
13:55qui impliquent des maires aujourd'hui.
13:57Pourquoi ?
13:57Parce qu'en fait,
13:58on considère que la politique
13:59est devenue incapable
14:01et on a envie
14:02d'une résolution immédiate
14:04des problèmes.
14:04Et quand le maire
14:05n'est pas disponible,
14:06n'est pas pleinement engagé,
14:08on devient assez vite violent.
14:09On constate ça
14:10avec les parents d'élèves aussi
14:11vis-à-vis des profs.
14:12Moi, je suis élu scolaire,
14:14on constate la même agressivité parfois.
14:17La violence qui vient
14:19dans les mairies,
14:19dans les écoles.
14:21Dans les écoles,
14:22les maires sont...
14:24C'est vraiment le point d'entrée.
14:25Quand vous voyez votre maire
14:26dans la rue
14:27et que vous avez un problème,
14:29un problème de voirie,
14:31un problème d'ordures
14:32qui ne sont pas relevées,
14:33etc.,
14:34vous allez le voir
14:35et vous lui demandez
14:35une solution.
14:37S'il ne fournit pas la solution,
14:38autrefois,
14:39il y avait un respect
14:39de la fonction de maire.
14:41On se disait
14:41quand même,
14:42il est élu,
14:42il sera notable.
14:43Aujourd'hui,
14:44il n'y a plus de respect
14:44et on va jusqu'à la colère
14:46et on peut même
14:47s'en prendre à lui.
14:48C'est nouveau,
14:48c'est vraiment très nouveau
14:50et je pense que ça vient
14:51du fait que la politique
14:52a perdu son statut en France
14:54qui était un statut fédérateur,
14:56respecté
14:57et finalement,
14:58à force de mettre
14:59des amateurs au pouvoir
15:00quelque part,
15:01les gens ne respectent plus
15:02ce type de profil.
15:04Paul Sibille,
15:05rédacteur en chef
15:06de la revue Hexagone,
15:06vous êtes sur le même constat
15:08similaire
15:08de Philippe Moreau-Chevrolet.
15:10Il y a l'exemple national,
15:12il y a une espèce
15:13d'affaissement
15:13peut-être de la compétence.
15:17On ne va peut-être pas citer de nom
15:18ou allez-y,
15:19si vous voulez,
15:20faites-vous plaisir.
15:21Le maire,
15:21il subit ça en cascade
15:22au bout de la chaîne ?
15:23Oui,
15:24de toute façon,
15:24c'est un phénomène
15:25qui est général,
15:26qui ne concerne pas
15:27tel ou tel parti
15:29mais c'est surtout
15:29que le maire,
15:30il est un petit peu
15:30pris en tenaille,
15:31même beaucoup,
15:32entre d'un côté,
15:34les citoyens voient bien
15:35que la politique nationale
15:36est défaillante,
15:37qu'elle ne répond plus
15:38à leurs attentes
15:39donc ils ont des fortes attentes
15:41justement,
15:41une frustration
15:42et le maire
15:43est ce qu'on disait,
15:44la figure politique visible
15:48et elle est elle-même
15:49cette figure
15:51prise en tenaille,
15:51prise en tenaille
15:52entre l'État
15:53qui grignote
15:54un petit peu
15:55de ses compétences,
15:56les communautés de communes,
15:58la complexité administrative,
15:59la complexité,
15:59voilà,
16:00de manière générale
16:00et je pense que les Français
16:01et c'est un peu la faute
16:02à personne je dirais
16:03mais presque,
16:04c'est-à-dire que c'est le système
16:05qui s'emballe
16:05avec cette complexité,
16:07ce désamour,
16:08les fautes
16:09des élus nationaux
16:10mais aussi parfois locaux,
16:11il faut le dire,
16:12les maires,
16:13il y a différents types de maires
16:14et certains ne font pas tout bien,
16:16c'est bien la raison
16:17pour laquelle certains
16:18ne sont pas élus,
16:18etc.
16:19Donc il y a un sentiment
16:21un peu général
16:22de dégradation
16:23évidemment
16:24de la relation
16:25et aussi
16:26de manière plus générale
16:27en France
16:28qui assure un peu
16:29une dégradation
16:30de la confiance
16:31interpersonnelle
16:32entre les gens,
16:33il y a un peu de ça aussi,
16:35beaucoup.
16:36Déjà que c'est mal payé
16:37si en plus vous vous faites agresser,
16:38d'autres crises d'évocation,
16:40Philippe Bourreau-Chevrolet,
16:41autre aspect,
16:41RN et LFI
16:42en pointe
16:43pour ce cru 2026
16:45avec des délits.
16:46C'est ce qu'il faut regarder
16:47en priorité.
16:47Et c'est la duplication
16:48de ce qui se passe
16:49à l'Assemblée nationale
16:49un peu quand même.
16:50Oui, c'est ça.
16:50C'est surtout que c'est
16:51les meilleurs communicants.
16:52LFI et le RN
16:53et reconquête
16:54avec Sarah Knafou à Paris.
16:56C'est ceux qui savent
16:57le mieux communiquer,
16:58ils utilisent les réseaux sociaux.
16:59Il faut savoir
17:00que les Français quand même
17:00sont sur les réseaux sociaux
17:023, 4, 5 heures par jour
17:04et vous avez des candidats
17:06encore aujourd'hui,
17:07je ne vais pas les citer,
17:08mais qui sont candidats
17:09dans des grandes villes
17:10et qui vous disent
17:10les réseaux sociaux c'est bien
17:12mais ce n'est pas mon truc.
17:14Bon, parler aux Français
17:15ce n'est pas ton truc.
17:16Tu es peut-être pas fait
17:17pour faire des élections.
17:18Et il se trouve que ces partis-là
17:19savent le mieux
17:20aussi imposer
17:21leur agenda
17:22dans l'actualité.
17:24Vous savez,
17:24la force de Trump
17:25qui est un vrai populiste,
17:26c'est d'imposer son agenda
17:28dans l'actualité.
17:29Trump se réveille le matin,
17:30il fait un truc,
17:31Jean-François Aquili
17:32en parle à midi.
17:33Forcément.
17:34Voilà, forcément.
17:34Mais ça, c'est une puissance incroyable
17:36et ces partis-là
17:37savent le faire
17:37et du coup,
17:38c'est eux qui vont être
17:40un petit peu
17:41l'élément à regarder
17:42dans ces élections.
17:43À Marseille,
17:44où le RN peut prendre une mairie
17:45quand même,
17:45ce serait la deuxième ville de France.
17:47À Nice,
17:48où Ciotti peut ramener au RN
17:50aussi une ville.
17:51À Paris, évidemment,
17:52où on a Knafo
17:54qui peut faire chuter Dati
17:55ou Elefi
17:56qui peut faire chuter Grégoire.
17:58Donc ça va être...
17:58Est-ce qu'ils vont remplacer...
18:00Est-ce qu'ils vont arriver
18:00à avoir des maires élus ?
18:01Est-ce qu'ils vont pouvoir...
18:02Est-ce qu'ils vont faire chuter
18:03des gros-mères ?
18:04C'est ça qu'on attend.
18:04Je vais vous donner la parole,
18:05Paul Sébille.
18:06Il ne reste que deux minutes.
18:07Ça va trop vite.
18:08Vous êtes en direct.
18:10Dominique, bonjour.
18:11Bonjour, Dominique.
18:11Bonjour.
18:12D'où est-ce que vous appelez, Dominique ?
18:14Alors, j'appelle
18:15le Haut-de-Caronne,
18:15dans un petit village
18:16au sud de Toulouse.
18:17Allez, vous avez très peu de temps
18:19mais je tiens à vous donner la parole.
18:20C'est important.
18:21Vous n'êtes pas d'accord
18:22avec ce que vous avez entendu ?
18:23Ce n'est pas tout à fait ça.
18:25Il y a un point
18:25avec lequel je suis en désaccord,
18:27c'est sur l'aspect financement des maires.
18:29Il faut savoir que dans ces petits villages,
18:31les maires sont quasiment des bénévoles.
18:36Alors, si maintenant,
18:37on veut leur payer,
18:39il faut savoir que ça part du budget
18:41de la municipalité
18:43et que ça fait un trou quand même
18:44assez énorme
18:45parce que les dotations de l'État
18:47et les dotations diverses
18:49sont en baisse.
18:50Donc, c'est un boulot
18:52comme les conseillers municipaux,
18:54comme les adjoints quasiment.
18:55Bénévolat.
18:55C'est du bénévolat.
18:58Et là, par contre,
18:59où votre personne
19:01vous interjouer a raison,
19:03il peut y avoir des gens violents
19:05si on ne répond pas
19:06à leurs besoins.
19:07Le problème,
19:08c'est que les maires
19:08n'ont plus beaucoup de pouvoir.
19:10Et vous parlez d'expérience,
19:10j'imagine, Dominique.
19:13Apparemment,
19:13vous parlez d'expérience.
19:14Vous parlez d'expérience.
19:16Oui, absolument.
19:17Vous êtes maire.
19:17Vous avez été maire.
19:18Non, non, non.
19:19J'étais conseillé simplement
19:20quand même.
19:21Mais quand même.
19:21D'accord.
19:22Dominique.
19:23Ils n'ont plus beaucoup.
19:24Oui.
19:24Oui, oui.
19:25Merci pour ce témoin.
19:26Vous savez,
19:26c'est trop bref
19:28parce que l'heure tourne.
19:29Mais vous validez
19:31cette idée que quand même
19:32c'est une vocation
19:33et dans les petits pays,
19:34il faut que ça reste ça,
19:36Dominique.
19:36C'est ce que vous nous dites
19:36ce matin.
19:37Exactement.
19:38Par contre,
19:39quelle que soit la durée,
19:42la difficulté,
19:43c'est le pouvoir
19:44est maintenant réparti
19:45dans les administrations,
19:46dans les communautés
19:47de communes, etc.
19:48Le maire,
19:48il n'a plus grand chose à faire.
19:50Si ce n'est qu'à se faire engueuler.
19:51Il y a un peu de vrai.
19:52Il y a un peu de vrai là-dedans.
19:53Formidable votre témoignage,
19:54Dominique.
19:55Merci pour avoir la concision.
19:56Pardon de vous bousculer,
19:57mais ce que vous dites
19:58est formidable, Dominique.
19:59C'est très important
20:00et ça concerne
20:01des milliers et des milliers
20:02de communes.
20:03Il est temps de conclure.
20:04C'est fini.
20:05Voilà.
20:05Paul Sébille,
20:06vous n'êtes pas surpris
20:09par ce que dit Dominique.
20:10Non, pas du tout.
20:10C'est ce qu'on disait.
20:11C'est vraiment le...
20:12Et c'est là,
20:12moi j'en veux un peu
20:13au niveau national,
20:14c'est le pourrissement
20:15un petit peu général
20:16de la politique
20:17qui retombe sur des gens
20:19un peu innocents.
20:20Ça c'est terrible.
20:21Paul Sébille,
20:22rédacteur en chef
20:22de la revue Hexagone
20:23et vous,
20:24Philippe Moroche-Vorlet,
20:25juste un petit mot de la fin
20:25avec vous.
20:26Quand même, tout de même.
20:27Votez, votez dimanche.
20:28Choisissez votre maire.
20:29C'est ce qu'on va faire.
20:30On va voter ce dimanche.
20:31C'est important.
20:33Je pense...
20:33C'est vraiment le...
20:35Pour que vous sachiez
20:35qui vous allez engueuler
20:36la prochaine fois.
20:37Et puis le chiffre
20:38de participation
20:38pour nous,
20:39ce ne sera pas anecdotique.
20:40Ce sera vraiment
20:41un élément important
20:42pour des élections
20:42qui sont souvent populaires.
20:45Allez, Valérie Experts
20:45s'installe.
20:46Bonjour Valérie.
20:48Bonjour et bienvenue.
20:49Mettez-vous d'accord.
20:50Et mettons-nous d'accord.
20:51Écoutez, on va revenir
20:52effectivement à l'approche
20:53de ce vote de dimanche
20:55sur cette campagne.
20:57La violence parfois.
20:58Tous les coups
20:59sont-ils permis ?
21:00On va en parler
21:01évidemment avec vous,
21:02auditeurs de Sud Radio,
21:03ce qui s'est passé
21:04à Nice en particulier.
21:07C'est quoi le problème
21:07avec Félix Mathieu ?
21:09Les différences salariales
21:10entre hommes et femmes,
21:11ça ne s'arrange pas.
21:12Toujours de l'actualité.
21:13En particulier chez les cadres.
21:15Donc dites-nous,
21:16si vous êtes vous salarié
21:17et que vous remarquez
21:18que vos collègues masculins
21:20ne sont pas traités
21:21de la même manière,
21:22on en parle avec vous
21:23dans un instant.
21:24Bonne émission.
21:25Merci.
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