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  • il y a 5 mois
Avec Pierre-Henri Dumont (secrétaire Général adjoint Les Républicains) et Jean-Pierre Mercier (porte-parole national de Lutte Ouvrière)

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##LA_VERITE_EN_FACE-2025-09-24##

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Transcription
00:00Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Jean-François Aquili.
00:040, 826, 300, 300, jusqu'où cela va aller ?
00:10Le débat fiscal s'était cristallisé autour de la taxe Zuckmann.
00:16En attendant les décisions du Premier ministre qui consulte encore et toujours,
00:21un nouveau cran est franchi, c'est Thomas Piketty, autre économiste de renom,
00:25qui propose un mécanisme de taxation des grandes fortunes en fonction du nombre d'années passées en France,
00:34afin d'éviter toute évasion fiscale.
00:37Les syndicats aujourd'hui sont chez Sébastien Lecornu.
00:40Les patrons vont, sous la houlette de Patrick Martin,
00:45organiser un grand meeting pour dire stop au matraquage fiscal.
00:49Nous sommes en ligne avec nos deux invités.
00:52Bonjour à vous, Pierre-Henri Dumont.
00:55Bonjour.
00:56Vous êtes secrétaire général adjoint les Républicains.
00:59Et également avec nous, Jean-Pierre Mercier. Bonjour.
01:04Bonjour.
01:04Bonjour Jean-Pierre Mercier, porte-parole nationale de lutte ouvrière.
01:08Je tiens à dire, Jean-Pierre Mercier, que vous êtes très engagé aussi autour de ce qui se passe avec l'automobile.
01:13Vous me le confirmez, hein ?
01:14Oui.
01:15Oui, parce que je suis quelqu'un qui vive mon travail.
01:19Je suis ouvrier à l'usine de Stellantis à Poissy.
01:22Avec, faisons une parenthèse, c'est très important de vous avoir là-dessus, Jean-Pierre Mercier,
01:26avant de parler du débat fiscal des entreprises et du reste.
01:29avec cette menace qui pèse autour de Stellantis à Poissy.
01:34Qu'est-ce qu'on peut en dire ce matin ? Il y a une vraie inquiétude.
01:37Je crois que ça dépasse l'inquiétude. Il y a de la colère.
01:41La colère parce qu'on est dans un groupe multimilliardaire, un empire industriel, Stellantis,
01:48qui est né du mariage de Peugeot Citroën et de Fiat Chrysler,
01:52qui brasse des milliards et des milliards.
01:55Et aujourd'hui, on est convaincus que c'est une étape dans le plan de la fermeture de l'usine de Poissy
02:02que la direction centrale a décidé.
02:05Et c'est vraiment un pur scandale.
02:08Quand on sait que Stellantis a bénéficié de centaines de millions d'aides publiques du gouvernement français,
02:16c'est vraiment un pur scandale.
02:17Et on va s'y opposer et on va se faire entendre.
02:20Vous pouvez compter sur nous.
02:22Et au moment où il faut sauver l'automobile, pas seulement en France, mais aussi en Europe,
02:27face à la concurrence étrangère, surtout avec tout le savoir-faire historique de la France en la matière.
02:33Merci pour cet éclairage Jean-Pierre Mercier.
02:35Allez, Pierre-Henri Dumont, Jean-Pierre Mercier, nous ouvrons le débat.
02:38Le Premier ministre consulte encore et toujours.
02:40Ça dure depuis 15 jours.
02:42Il devrait y avoir encore une semaine, on va dire, de discussion dans le silence de Matignon.
02:48Pierre-Henri Dumont, que dites-vous sur ce débat fiscal
02:51qui s'est, on va dire, vraiment cristallisé autour de la taxe Zuckmann.
02:55Et désormais, vous avez Thomas Piketty qui estime que ça ne va pas assez loin,
03:00ça ne rapporte pas assez, on parle d'au mieux, 25 milliards d'euros dans le meilleur des cas,
03:05et qui, lui, veut taxer les grandes fortunes et les verrouiller, si je puis dire,
03:09pour éviter, selon lui, toute évasion fiscale.
03:12Écoutez, nous, on dit stop.
03:16On dit stop à cette folie fiscale qui s'empare des uns et des autres,
03:19qui agite la gauche et l'extrême gauche,
03:22et surtout, on dit qu'il faut arrêter ce matraquage médiatique, cette propagande.
03:27On n'a jamais vu une telle propagande depuis l'humanité et Staline au moment de sa mort.
03:31C'est quelque chose qui est profondément scandaleux,
03:34de mettre l'ensemble de la galaxie du deep state français de gauche et d'extrême gauche
03:39au service d'une idée qui est une aberration économique,
03:43qui est une fiscalité absolument confiscatoire,
03:45et qui essaye de faire passer dans la tête des Françaises et des Français
03:48l'idée que la France est un pays qui ne taxe pas assez.
03:52Enfin, il faut quand même se remettre les choses en perspective.
03:54La France est déjà le pays le plus taxé de l'OCDE.
03:5946% du PIB partent dans les prélèvements obligatoires.
04:03Ça veut dire que sur 100 euros générés par le travail des Français,
04:06les ouvriers Astellantis dont on vient de parler,
04:09les chefs d'entreprise qui ont leur petite entreprise,
04:13le plombier, le boulanger, la petite PME,
04:16sur 100 euros de travail généré dans cela, 46 euros sont récupérés par l'État.
04:20Donc il faut arrêter d'imaginer une seule seconde
04:22que l'État français, que la France, ne récolte pas assez.
04:26C'est un enfer fiscal aujourd'hui.
04:28Et la question, c'est d'abord non pas d'augmenter les recettes en inventant.
04:32Ça, on est quand même des génies en France pour inventer des nouvelles taxes.
04:35Ça, c'est vrai, il faut quand même le dire.
04:37Mais surtout, il faut couper les dépenses.
04:39Maintenant, il faut passer en cure de désintoxication des dépenses publiques.
04:43On est un pays junkie qui est shooté à la dépense publique.
04:46Jean-Pierre Mercier, que répondez-vous à Pierre-Henri Dumont là-dessus ?
04:50Écoutez, peut-être à votre grande surprise,
04:52je suis en partie d'accord quand il parle de cure de désintoxication et qu'il faut...
04:59Oui, moi, je pense que toutes ces grandes entreprises,
05:02les actionnaires du CAC 40, sont des véritables junkies par rapport à l'État
05:08et aux aides publiques, aux centaines de milliards d'aides publiques
05:12qui sont déversées chaque année à fonds perdus,
05:15essentiellement dans les grandes entreprises, il faut bien le dire.
05:18Ce n'est pas les petits patrons, ce n'est pas les artisans,
05:20ce n'est pas les commerçants qui bénéficient de toutes ces aides publiques,
05:24c'est comme Stellantis, mais ce n'est pas que Stellantis,
05:27c'est les grosses familles, vous savez, ce que les uns appellent les ultra-riches,
05:32les puissants, les bourgeois, les capitalistes,
05:35c'est la famille Hermès, c'est Bernard Arnault, c'est Bolloré,
05:39c'est la famille Peugeot, la famille Mullier.
05:42Il faut faire un constat, et je pense que là-dessus, on peut être d'accord.
05:46Le constat, il est le suivant, c'est que ces dernières décennies,
05:49la fortune de ces milliardaires a véritablement explosé,
05:55alors qu'en France, les classes populaires se sont considérablement appauvries.
06:04Et c'est évident qu'à partir du moment où on parle de faire payer les riches,
06:08alors là, c'est un étalement de pleurnicherie,
06:13ils se roulent par terre, ils trépignent des pieds, non, non, non,
06:16et ils se cachent derrière les artisans, les commerçants, les petits patrons,
06:21y compris les salariés, vous voyez, oui, nous, on paye nos impôts.
06:24Oui, nous, nous, je finis là-dessus, on n'est pas des évadés fiscaux.
06:29On ne va pas mettre notre compte en banque au Luxembourg,
06:32au Liechtenstein ou aux îles Caïmans.
06:34Nous, on paye nos impôts en France, parce que, voilà, on est bien obligés,
06:39mais je vous assure que, moi, je retiens une phrase,
06:41c'est l'impôt saigne le malheureux.
06:43Et tout le monde, vous dites, Jean-Pierre Mercier, à la même enseigne, ce serait mieux.
06:48Vous connaissez le principe de l'émission, hein,
06:49ce sont les auditeurs du Sud Radio qui interviennent,
06:52et nous sommes avec vous, Julien. Bonjour, Julien.
06:56Moi, je voulais réagir par rapport à...
06:58Juste, vous saluez quand même, vous êtes à Juvisy-sur-Orge,
07:01c'est dans les sommes, c'est ça, hein ?
07:03Tout à fait, oui.
07:04Pardon, Julien, je vous ai coupé la parole. Allez-y, Julien, exprimez-vous.
07:06Il n'y a pas de souci, bah oui, déjà, je salue vos invités.
07:08Mais, moi, je voulais réagir par rapport à la proposition de Piketty
07:13qui serait d'emprisonner les riches qui n'auraient pas payés.
07:16Enfin, qui...
07:17Je rappelle, parce qu'il a dit, si vous ne payez pas,
07:20vos actifs peuvent être gelés.
07:21C'est un économiste qui parle.
07:23Vous pouvez être arrêté à l'aéroport.
07:25Voilà, ce sont ses mots.
07:27Exactement.
07:27Eh bien, moi, je voulais juste signaler
07:29que c'est exactement, trait pour trait,
07:32la politique qui a mis en place Poutine dans son pays.
07:35Donc, on le traite de dictateur, mais on fait la même chose.
07:37Parce qu'en fait, quand vous regardez,
07:39les gens qui se plaignent de la politique,
07:41ce n'est pas le peuple, c'est les oligarques.
07:44Alors, certes, pour les peuples, c'est dur,
07:45mais ce n'est pas plus dur que pour nous.
07:47Nous, le peuple, ici, en France, on en chie,
07:49on en bat tous les jours.
07:50Dès qu'on ouvre notre voix, on se fait massacrer.
07:52Dès qu'on manifeste, on se fait réprimander comme il faut.
07:55On a le droit de manifester.
07:56Mais en fait, au final, on est actuellement
07:58dans quelque chose qui est un peu
08:00un air vague de dictature totalitariste.
08:03Et en fait, le problème, c'est que ça fonctionne à l'envers.
08:05On fait payer ceux qui fournissent déjà
08:09tous les efforts pour faire vivre la société.
08:12Et je pense qu'à un moment donné,
08:13c'est un système qui ne peut pas fonctionner
08:14de manière éternelle.
08:16Qu'est-ce que vous faites dans la vie, Julien ?
08:18Alors, moi, je suis auto-entrepreneur, maintenant.
08:21Avec, en plus, tout un débat
08:23concernant sur le niveau de TVA.
08:25C'est ça, tout à fait.
08:26Avec une vraie inquiétude.
08:28Merci, Julien, pour ce regard, cette intervention.
08:31Pierre-Henri Dumont, est-ce qu'au fond,
08:33le débat n'est pas un peu biaisé ?
08:36Est-ce qu'il n'y a pas un peu de vérité ?
08:38Un peu partout.
08:39Pardon d'être un peu au milieu de nulle part.
08:41Mais quand on parle des grandes entreprises,
08:44on entend aussi
08:45raisonner l'inquiétude
08:47des petits patrons, entre guillemets.
08:49Ça n'a rien de péjoratif.
08:50Je parle de la taille des entreprises.
08:52Quand on parle d'évasion fiscale,
08:54il y a des grands patrons
08:55qui payent leurs impôts en francs.
08:57J'en connais.
08:58Il y a quelque chose de l'ordre
09:00d'un débat qui mérite de tout,
09:02sauf d'être binaire.
09:03Si vous voyez ce que je veux dire,
09:04Pierre-Henri Dumont.
09:06Oui, évidemment,
09:07il y a un débat qui mérite aussi de la nuance.
09:11Et c'est pour ça que j'essaye, moi,
09:12d'en apporter.
09:13Et ce qui manque de nuance aujourd'hui,
09:15c'est l'impression qu'il suffirait
09:17de taxer les riches,
09:19et en particulier les ultra-riches,
09:21et que tous les problèmes de la France
09:22seraient résolus.
09:23Mais je vous le dis,
09:25la réalité,
09:26c'est qu'on est tous le riche de quelqu'un.
09:29Et qu'une fois que les ultra-riches,
09:30comme on a été incapables
09:31de déminuer la dépense publique,
09:34comme je le dis,
09:34on est un pays qui est shooté
09:35à cette dépense publique,
09:37une fois que les ultra-riches seront partis,
09:39on passera sur les riches.
09:41Une fois que les riches seront partis,
09:42ou qu'ils seront plus riches
09:43parce qu'on les aura tellement suçés au sang
09:45qu'au final,
09:45ils n'auront plus assez d'argent
09:46pour rentrer dans cette catégorie,
09:47on passera à la classe moyenne supérieure.
09:49Et inévitablement,
09:50tout impôt qui est créé
09:52retombe,
09:53que ce soit parce qu'on a créé de la dette,
09:54parce qu'il n'y aura pas assez de personnes
09:55pour le faire,
09:56ou parce qu'on a surévalué
09:57le montant de cet impôt,
09:59ou parce que les gens seront partis
10:01et qui décident de partir
10:02parce que le marché est ouvert
10:03et parce qu'on est dans une Union européenne
10:05avec un marché ouvert,
10:05ou dans un monde qui est un monde globalisé,
10:07au final,
10:09toute dépense qui n'a pas été
10:10d'abord passée au crible
10:11de la sulfateuse,
10:13de la baisse de la dépense publique,
10:15tout impôt supplémentaire
10:16qui est mis sur les riches,
10:17les ultra-riches ou les très riches
10:18retombera inévitablement
10:20sur la classe moyenne qui travaille.
10:22Et c'est ça dont on doit sortir,
10:24c'est ce piège.
10:25Et pardon,
10:25je rebondis sur ce que vient de dire
10:26votre interlocuteur,
10:28sur la proposition de M. Piketty.
10:31M. Piketty,
10:31il propose de remettre
10:32le dur de Berlin,
10:33en réalité.
10:34C'est-à-dire que
10:34toutes les personnes
10:35qui tentent de fuir l'enfer
10:37qui est devenu l'enfer fiscal,
10:39si les idées de M. Piketty,
10:40de M. Zuckman,
10:41qui sont liées,
10:41puisque M. Piketty
10:42était le mentor de M. Zuckman,
10:44c'était son directeur de thèse.
10:45Donc on voit bien que tout ça
10:46est profondément lié.
10:47Ceux qui ont inspiré,
10:48pour certains,
10:49écrit le programme
10:50de la France insoumise.
10:51Eh bien,
10:52on se retrouverait avec
10:53un système
10:53où on aurait un nouveau mur
10:54de Berlin,
10:55où les personnes
10:55qui tenteraient de fuir
10:56seraient empêchées.
10:58En tout cas,
10:58j'espère que
10:59les barbelés
11:00seront éco-responsables
11:02et que
11:03les miradors
11:03seront inclusifs.
11:05Oui,
11:05Jean-Pierre Mercier,
11:06de la même façon,
11:07vous expliquiez tout à l'heure
11:08qu'au fond,
11:09on parle souvent de 211 milliards,
11:11je ne sais pas si le chiffre est exact,
11:12il est contesté,
11:12mais peu importe.
11:13En tout cas,
11:13il y a un volume assez important
11:15d'aide aux entreprises.
11:16Vous expliquiez qu'elles étaient
11:17mal fléchées.
11:19J'ai une question
11:20d'où à vous poser.
11:21De la même façon
11:22qu'on devrait mieux
11:23flécher ces ailes d'entreprise,
11:25est-ce qu'il y en a
11:26un domaine
11:26de la dépense publique ?
11:28Et qu'est-ce que vous dites
11:28quand ça a été soulevé
11:29par Julien
11:30quand il est dit,
11:32au fond,
11:32arrestation aux aéroports,
11:34grosso modo,
11:35d'envoyer les patrons en prison ?
11:37Ça va un peu loin,
11:38non,
11:38dans le débat public ?
11:39Vous ne trouvez pas ?
11:40Personnellement,
11:41ça ne me gêne pas du tout.
11:42Ça ne vous gêne pas ?
11:43Non,
11:44pas du tout,
11:45pas du tout.
11:46C'est pas des personnes,
11:47c'est le patrimoine
11:48qu'il faudrait réquisitionner
11:49directement.
11:51Écoutez,
11:52ils sont en train de pleurer,
11:54tous ces gens-là,
11:55parce que,
11:56moi,
11:57je ne suis pas un défenseur
11:58de la taxe Zuckmann.
11:59Je vais vous dire franchement,
12:00les ultra-riches,
12:03les milliardaires,
12:04ont toujours des moyens
12:05pour détourner
12:06ce que le fisc leur demande.
12:09Vous savez,
12:10et là,
12:11ils sont en train de pleurer
12:13parce que
12:14la taxe Zuckmann,
12:16c'est aller jusqu'à 2%
12:18d'impôts
12:19sur leur patrimoine.
12:20Écoutez,
12:21s'ils ne veulent pas céder
12:22leurs 2%,
12:23on leur laisse
12:24et nous,
12:24on prend les 98% autres.
12:27Ce que je veux dire par là,
12:28ce que je veux dire par là,
12:29c'est qu'on est en train
12:30vous parlez de fortune
12:32de multi-milliardaires.
12:34Et nous,
12:34notre problème,
12:35qu'on soit salarié,
12:37en activité
12:38ou au chômage
12:39ou retraité du monde du travail,
12:41on en a marre de payer.
12:43On paye tous les jours.
12:44On travaille,
12:45on fait marché d'économie,
12:47on crée les richesses,
12:49on paye nos impôts,
12:50on paye nos cotisations
12:51et tout ça,
12:52pourquoi ?
12:53Pour qu'il y ait,
12:54alors je précise,
12:56ce n'est pas 211 milliards.
12:58Ce chiffre,
12:58il est contesté
12:59par deux journalistes
13:00du Nouvel Ops
13:01qui ont écrit un livre,
13:03c'est le Grand Détournement.
13:04Ils en sont à 270 milliards.
13:06Oui,
13:06il est contesté dans les deux sens.
13:08C'est le principal budget,
13:10c'est la principale dépense
13:13du budget de l'État.
13:14Nos impôts,
13:15ils vont là-dedans.
13:16Restez avec nous,
13:17Jean-Pierre Mercier,
13:18Pierre-Henri Dumont.
13:19Nous entendrons dans un instant
13:20Jean-François
13:21qui nous appelle
13:21de Sabonner.
13:23Restez avec nous
13:23sur ce sujet
13:24qui est très important.
13:25Ça se passe maintenant.
13:27La Vérité en Face,
13:280826 300 300,
13:319h44,
13:32à tout de suite.
13:33Le Grand Matin Sud Radio,
13:35La Vérité en Face,
13:37Jean-François Akeli.
13:380826 300 300,
13:40nous sommes en ligne
13:41avec vous,
13:42Jean-François,
13:43bonjour.
13:44Bonjour à tous les auditeurs.
13:47Partageons le même prénom.
13:49Vous êtes à Sabonner,
13:50Sabonner,
13:51c'est en Occitanie ça ?
13:53C'est pas en Occitanie,
13:54exactement.
13:55C'est à la limite du quart
13:55de la Haute-Garonne.
13:56C'est Haute-Garonne,
13:57vous, hein ?
13:58Oui.
13:58Alors,
13:59oui ou non,
14:00êtes-vous pour cette idée
14:01de taxer plus en avant
14:03les fortunes,
14:04les riches,
14:05comme on dit ?
14:07Ce que tout le monde oublie,
14:09c'est que ces gens-là
14:09qui ont réussi,
14:10c'est une minorité.
14:12Il y a 2, 3,
14:144 générations,
14:155 générations derrière.
14:16Bref,
14:17c'est les gens
14:17qui ont su contre-abouille dur
14:18pour arriver là où
14:19ils sont arrivés,
14:20voilà,
14:20qui ont su,
14:21certes,
14:22des fois,
14:22juger du système.
14:23C'est sûr que quand le gouvernement
14:24leur donne des doigts pour eux,
14:26ils les prennent,
14:27comme tout le monde,
14:28voilà.
14:28Mais ce que tout le monde oublie,
14:30c'est que,
14:30vous savez,
14:31j'écoutais tout à l'heure
14:32vos auditeurs,
14:34et ça me faisait penser
14:34à un sketch de Coluche
14:36qui disait comme ça,
14:38les riches,
14:38c'est les méchants,
14:39les pauvres,
14:39c'est gentils,
14:40mais tout le monde
14:40veut devenir méchant.
14:41Voilà.
14:42Et c'est un peu ça.
14:44Et aujourd'hui,
14:44aujourd'hui,
14:45on a besoin de ces gens-là
14:46parce qu'ils vont vivre
14:47je ne sais combien
14:48de personnes en France,
14:49et ça,
14:49tout le monde doit le lier.
14:50Mais le gros problème,
14:52c'est qu'en France,
14:53aujourd'hui,
14:53ceux qui veulent boucher le trou,
14:55c'est ceux qui l'ont creusé
14:56il y a 15 et 20 ans de ça
14:57et 30 ans de ça.
14:58Voilà.
14:59Donc aujourd'hui,
15:00il faudrait commencer
15:01par revenir à la base.
15:03C'est-à-dire qu'on ne veut plus travailler,
15:05on veut avoir des grands trains de vie,
15:07on veut voyager,
15:08on veut faire plein de choses.
15:08Il faudrait commencer
15:10par diminuer le social.
15:12Il faudrait commencer
15:12puis surtout
15:13donner l'argent
15:14à des gens
15:14qui en ont vraiment besoin,
15:16voilà,
15:16et non pas,
15:17et non pas des fois
15:18comme on a de l'argent
15:19à la Chine,
15:19à l'Algérie et compagnie,
15:21alors que cet argent-là,
15:22on ne l'a plus appris.
15:22Oui, donc mieux cibler
15:24les aides,
15:25c'est ce que vous dites,
15:26et ne pas sanctionner
15:27ceux qui travaillent,
15:29mais y compris,
15:30vous savez,
15:30on a toujours ce débat
15:31autour des héritages,
15:33des, on va dire,
15:35des, vous savez,
15:36des fortunes familiales.
15:37Il y en a qui travaillent
15:38dans cette histoire
15:39qui transmet des entreprises
15:40qu'ils font prospérer aussi,
15:42c'est pas simplement
15:43de la rente.
15:44C'est ce que vous nous dites,
15:45Jean-François.
15:47Ces gens-là,
15:47ils font vivre des familles.
15:49Je vous donne un exemple
15:50très simple,
15:51le mien.
15:52À un moment donné,
15:53j'avais deux activités.
15:55J'étais célibataire,
15:56j'étais imposé à 77%,
15:57entre 76 et 77%.
15:59Qu'est-ce que j'ai fait ?
16:00Mais j'ai tout diminué,
16:02parce que l'argent
16:02ne me revenait pas.
16:03Vous avez réduit la voilure
16:05parce que vous étiez
16:06trop taxé, bien sûr.
16:07Mais bien sûr,
16:07derrière,
16:08en voyant déjà la voilure,
16:09j'ai diminué
16:10un certain coupon d'achat
16:12à des gens
16:13que je faisais vivre.
16:14Bon, Jean-François,
16:15j'entends bien
16:16votre témoignage.
16:17Vous dites non,
16:18vous n'êtes pas
16:19pour taxer les riches.
16:20Ils ont travaillé dur
16:20depuis plusieurs générations.
16:22Il faut bien réfléchir
16:22et faire attention à ça.
16:24Je vous fais réagir,
16:25Jean-Pierre Mercier
16:26et Pierre-Henri Dumont.
16:27Permettez-moi,
16:28juste une parenthèse,
16:30les informations nous parviennent.
16:32Nous revenons
16:32sur cette professeure
16:34qui a été poignardée
16:36dans le département
16:37du Barin.
16:39Que sait-on
16:39plus précisément
16:41sur ce qui s'est passé,
16:43Félix Mathieu ?
16:43La gendarmerie confirme
16:44que cette enseignante
16:45a été poignardée
16:46par un élève ce matin
16:47dans ce collège
16:48Robert Schuman
16:49de Benfeld
16:49dans le Barin.
16:50Le collège
16:51a été évacué
16:52suite à ce drame,
16:53ce coup de couteau
16:54porté par un collégien
16:54de 14 ans.
16:5614 ans seulement, oui.
16:5714 ans.
16:57Il serait en fuite.
16:58La professeure de musique
17:00semble-t-il
17:01a été hospitalisée.
17:03Nos confrères
17:03de BFM TV
17:04écrivent
17:05qu'elle serait
17:05en état d'urgence
17:07relative.
17:08Relative, ça signifierait
17:09que ces jours
17:10ne sont pas en danger
17:11si ça se confirme.
17:12Voilà, nous devons
17:13évidemment en savoir
17:14un peu plus
17:15dans les minutes
17:16et dans les heures
17:17qui vont suivre.
17:18Ce sont toujours
17:18des sujets
17:19qui ont une préoccupation
17:20cette violence à l'école
17:22et ce qui vise
17:23les enseignants
17:24de façon parfois
17:25tragique.
17:26On l'a vu.
17:26Je reviens vers vous
17:27Jean-Pierre Mercier
17:28et je rebondis
17:29sur ce que disait
17:29Jean-François.
17:31Attention, attention
17:32de ne pas trop
17:33jeter l'anathème,
17:35c'est ce qu'il nous dit
17:36en substance,
17:37sur malgré tout
17:38ce qui produise
17:39de la richesse.
17:39Que dites-vous
17:40Jean-Pierre Mercier ?
17:42Bon, écoutez,
17:43moi je suis ouvrier.
17:44Ça fait 30 ans
17:45que je travaille
17:46à PSA et à Stellantis.
17:48Je travaille tous les jours,
17:49je me lève tous les jours
17:49pour aller travailler,
17:50pour gagner mon salaire
17:51parce que j'ai que ça
17:52pour remplir mon frigidaire.
17:54Et on a
17:54la famille Peugeot
17:56et la famille Agnelli
17:57qui sont des multimilliardaires.
17:59Alors soit on les voit
18:00comme les bons samaritains,
18:02merci mon patron,
18:04vous me donnez de l'argent,
18:05vous me faites vivre,
18:06etc.
18:07Et je dois vous dire merci.
18:08Ou alors,
18:09on les voit
18:09comme ce qu'ils sont réellement,
18:11c'est-à-dire
18:12des multimilliardaires
18:14qui n'ont
18:15comme seul souci
18:16dans leur vie,
18:17c'est de remplir
18:18leurs dividendes,
18:20de remplir
18:21leurs comptes en banque.
18:22Et pour ça,
18:23ça veut dire
18:24fermer l'usine de Poissy,
18:26c'est 2000 salariés,
18:27c'est des milliers
18:28de salariés
18:29de la sous-traitance,
18:30des équipementiers,
18:31c'est l'usine
18:31de mes camarades
18:32d'Ouvrin
18:33dans le Pas-de-Calais
18:33qui fabrique
18:35les moteurs thermiques
18:36qui sont en train
18:36de se faire licencier.
18:38C'est des sous-traitants
18:38pareils
18:39et c'est ça
18:41ce qu'on vit en bas.
18:43Alors moi,
18:43j'entends
18:44les petits patrons
18:44qui font
18:45corps et âme
18:47avec les gros.
18:49Mais les gros,
18:49ils vous écrasent.
18:50Les gros patrons
18:52écrasent les petits.
18:53Les petits,
18:53vous avez les banques
18:54sur le dos,
18:55vous avez l'État
18:56sur le dos
18:56parce que l'État
18:57est du côté des gros
18:58et tant qu'on comprendra
19:00pas ça les uns
19:01et les autres,
19:01on sera bouffé,
19:03on sera écrasé.
19:04Alors,
19:04continuez à payer
19:06vos impôts
19:06pour que ça engraisse
19:08des multimilliardaires
19:09qui n'en ont strictement
19:10pas besoin
19:10de cet argent public
19:12mais qui préfèrent
19:13siphonner les caisses
19:14de l'État,
19:15les vider,
19:16les plier
19:17pour ensuite nous licencier
19:18et fermer les usines.
19:19Mais il y a un moment donné,
19:20où en bas,
19:22ceux qui travaillent,
19:23ceux qui ont un salaire,
19:24les retraités
19:25du monde du travail
19:26qu'on ont bavé
19:26toute leur vie,
19:27qu'on s'est fait esquinter
19:28dans les usines
19:30à travailler
19:30comme des dingues,
19:31il va y avoir
19:32de la révolte
19:33et cette révolte
19:33elle sera salutaire
19:34et légitime.
19:35Pierre-Henri Dumont,
19:36que répondez-vous
19:37à Jean-Pierre Mercier ?
19:38Il y avait effectivement
19:38ce problème
19:39des aides publiques
19:40qui parfois
19:41ne sont pas forcément
19:42nécessaires
19:43sur des grandes boîtes
19:44qui devraient zapper
19:46cet aspect-là
19:46et voler
19:48de leurs propres ailes.
19:52Je ne sais pas
19:52si vous êtes là,
19:53Pierre-Henri Dumont,
19:53si vous m'entendez toujours
19:54ou si vous êtes toujours présent
19:56en direct
19:57sur l'antenne
19:57de Deux Sud Radio.
19:58Vous êtes là.
19:59Est-ce que vous m'entendez ?
20:00Nous vous retrouvons.
20:00Rassurez-vous,
20:01vous êtes en direct.
20:02Que dites-vous ?
20:03Que répondez-vous
20:03à Jean-Pierre Mercier ?
20:05Il faut dire les choses
20:06clairement.
20:07Une entreprise
20:08n'a pas à vivre
20:09d'aide publique.
20:10Une entreprise
20:10doit vivre du travail
20:12des salariés,
20:13des femmes
20:13qui font vivre l'entreprise.
20:15Et une entreprise
20:16qui a bénéficié
20:17d'aide publique,
20:18qui a versé
20:19des dividendes
20:20à ses actionnaires
20:20et qui,
20:21juste derrière,
20:22licencie,
20:23la première chose
20:24que l'État doit faire,
20:24c'est évidemment
20:25d'aller récupérer
20:26l'aide publique
20:27qui a été donnée
20:27à ses entreprises.
20:28On est extrêmement
20:30clair là-dessus.
20:31La question
20:32qu'il faut se poser,
20:33c'est pourquoi
20:33est-ce que
20:33certaines entreprises
20:34ont besoin
20:36d'aide publique ?
20:38Peut-être aussi
20:38parce que le niveau
20:39de fiscalité
20:40qui est imposé
20:40à ces entreprises
20:42est trop élevé.
20:42Est-ce qu'on ne gagnerait pas
20:43au final
20:44à diminuer
20:45la fiscalité
20:46des entreprises
20:47et à,
20:48en parallèle,
20:48supprimer
20:49les aides publiques
20:50qui sont données
20:50à ces entreprises
20:51pour qu'en fait,
20:52au final,
20:52l'entreprise
20:53qui est un organisme privé
20:55puisse générer
20:56elle-même
20:56la richesse
20:57qu'elle crée ?
20:58Ça,
20:58c'est le premier point.
20:59Le deuxième point,
21:00c'est qu'on a un peu
21:01l'impression,
21:02en entendant
21:03l'autre intervenant,
21:04que des personnes,
21:06par exemple,
21:07comme Bernard Arnault,
21:08parce que c'est lui
21:08qui est souvent pris
21:09en exemple
21:11pour cette fameuse taxe
21:12Zuckman,
21:13ce serait une sorte
21:14de parasite
21:14qui vivrait au crédit
21:16et aux frais de la princesse
21:17et la princesse étant l'État.
21:18La réalité,
21:19c'est que,
21:19par exemple,
21:20LVMH
21:20n'a pas pris
21:21un seul euro
21:22dans les PGE
21:23au moment du Covid.
21:24C'est eux
21:24qui ont mis en place
21:26les systèmes
21:26de soutien aux salariés
21:28lors de la pandémie.
21:30LVMH,
21:31c'est 40 000 emplois
21:32en France,
21:33c'est le plus grand
21:33recruteur privé de France,
21:35c'est le plus grand
21:36contributeur à l'impôt
21:37pour les sociétés
21:38de notre pays,
21:39c'est 3 milliards d'euros
21:40donnés par la société
21:41en 2020.
21:42Il faut conclure,
21:43Pierre-Henri Dumont.
21:44Et donc,
21:45quand vous ajoutez
21:45à tout ça
21:46la TVA payée
21:47par les salariés,
21:48la taxe foncière bâtie
21:49dans les communes
21:50pour le payer
21:50par les salariés,
21:51l'impôt sur le revenu
21:51payé par les salariés,
21:53imaginez que
21:54les grands patrons
21:55seraient des espèces
21:57de personnes
21:57qui vivraient aux frais
21:58et aux crédits de l'État,
21:59c'est absolument faux,
22:00c'est d'abord
22:00des personnes
22:01qui créent de la richesse
22:02et de par la création
22:03de richesse,
22:04de par les emplois
22:04qu'ils créent,
22:05permettent aussi
22:06à l'État de vivre
22:06par d'autres impôts
22:07que ce soit
22:08la collectivité
22:08historiale
22:09ou l'État central.
22:10Merci Pierre-Henri Dumont,
22:11on a bien compris le message,
22:12je rappelle,
22:12vous êtes secrétaire général
22:13adjoint des Républicains
22:14et je crois que vous êtes
22:14engagé dans les municipales
22:16à Marc.
22:17Oui, oui,
22:18je continue dans la ville
22:19où j'étais élu
22:20depuis 2014.
22:20Et merci à vous Jean-Pierre,
22:22merci pour votre regard
22:23et votre cri
22:24qu'on a bien entendu,
22:25un porte-parole national
22:26de lutte ouvrière
22:26et vous êtes très engagé
22:27sur le terrain
22:28avec cette fermeture
22:31programmée,
22:32en tout cas,
22:33de Stellan 6 Poissy.
22:36On a bien entendu
22:37le message
22:37au départ de cette émission.
22:38Merci Jean-Pierre,
22:39merci pour votre regard
22:40ce matin
22:41dans La vérité en face.
22:43Je rappelle,
22:43concernant cette enseignante
22:45poignardie,
22:45nous en saurons
22:46un petit peu plus
22:46dans un instant
22:47dans les infos
22:49à 10h.
22:49Et bonjour à vous
22:51Valérie Expert.
22:51Qu'y a-t-il dans
22:53Mettez-vous d'accord
22:54ce matin ?
22:54Eh bien,
22:55moi j'ai envie
22:55de demander
22:56à nos auditeurs
22:57s'ils sont contents
22:58du service public.
22:59Est-ce qu'ils regardent
22:59les chaînes du service public ?
23:01Est-ce qu'ils ont le sentiment
23:03d'en avoir pour leur argent ?
23:04Entre guillemets
23:04pour parler trivialement.
23:06Bref,
23:06le rapport de la Cour des Comptes
23:07de France Télévisions
23:08étrie la gestion
23:10de Mme Ernot
23:11avec des déficits
23:12hallucinants,
23:15il n'y a pas d'autre mot.
23:16Et puis,
23:16des dysfonctionnements
23:17sur des voitures de fonction
23:19et autres.
23:19Bref,
23:19on va en parler avec vous.
23:20On va revenir
23:21sur les patrons.
23:23On aura Sophie de Menton
23:23avec nous
23:24qui veulent se mobiliser.
23:25Est-ce que vous comprenez
23:26la colère des patrons ?
23:28Et puis,
23:30la taxe Zuckman
23:31encore et toujours
23:31avec Thomas Piketty
23:32qui demande
23:33est-ce qu'on arrête
23:33les patrons
23:34à l'aéroport ?
23:35Et puis,
23:36on reviendra éventuellement
23:37sur ce qui s'est passé
23:38effectivement
23:39cet adolescent de 14 ans
23:41qui a poignardé
23:42une enseignante.
23:43Bonne émission à vous,
23:43Valérie.
23:44Merci.
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