- il y a 10 heures
Avec Amaury Brelet rédacteur en chef de Valeurs Actuelles et Romain Eskenazi, député PS du Val d'Oise
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00:00Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Maxime Liedot.
00:059h32 sur Sud Radio, discussion jusqu'à 10h, 0826 300 300, le site sudradio.fr, les réseaux sociaux, ainsi que
00:13l'application sur ce sujet.
00:14Est-ce que finalement le modèle français n'est pas rentable ? Est-ce que finalement on ne doit pas
00:18arrêter de s'en plaindre quand on voit notamment ce chiffre ?
00:21Aujourd'hui 56% des Français, peut-être qu'ils se plaignent des impôts, des taxes, c'est Nicolas Kippé.
00:26Mais oui, mais derrière, ils en récoltent les bénéfices, c'est en tout cas la dernière étude de l'INSEE.
00:30Et c'est vrai qu'on a décidé ce matin, avec les équipes de médecins en parallèle, avec ce chiffre
00:34un peu consternant quand même.
00:36Un Français sur quatre aujourd'hui n'arrive pas à partir en vacances une semaine par an.
00:40Alors est-ce que quand bien même 56% des Français récoltent d'une certaine manière le fruit de leur
00:44impôt, est-ce qu'on peut se réjouir d'une telle situation ?
00:470826 300 300, vous nous passez un coup de fil et vous participez à la discussion, amis auditeurs, pour en
00:52débattre ce matin.
00:53Amory Brolet, bonjour. Bonjour Maxime. Rédacteur en chef de Valeurs Actuelles, plaisir de vous retrouver comme chaque vendredi matin, la
00:58une cette semaine de Valeurs.
01:00Les milliards perdus de Bruxelles.
01:02Donc à retrouver en kiosque et sur le site internet de Valeurs Actuelles. Et Romain Eskenazi, bonjour.
01:08Bonjour.
01:08Merci beaucoup d'être avec nous ce matin, député PS du Val d'Oise.
01:12La question que je vous pose, comme chaque vendredi pour lancer un peu le débat, est-ce que oui ou
01:16non, on doit se réjouir de ce chiffre ? Est-ce que oui ou non, le modèle français n'est
01:20peut-être pas aussi catastrophique que ce qu'on entend à longueur de temps ?
01:24Et peut-être qu'au final, il est même un peu idéal ce modèle français. Romain Eskenazi ?
01:28Les français ont l'habitude de se plaindre, mais je pense que beaucoup de pays, effectivement, nous envient ce modèle
01:33social qui fait qu'on peut aller à l'école, avoir une éducation, accès à la santé, ce qui n
01:40'est pas le cas dans beaucoup de pays.
01:41Néanmoins, ce qu'on constate, et je reprendrai votre chiffre d'un quart des français qui ne peuvent pas partir
01:46en vacances aujourd'hui, il y a selon moi un vrai problème de la rémunération du travail actuellement.
01:51Quand je parle du travail, je parle à la fois des salariés, mais je parle aussi des nouveaux précaires d
01:54'aujourd'hui, les auto-entrepreneurs, les petits indépendants, qui travaillent 60-70 heures par semaine et n'arrivent pas à
02:00en vivre convenablement.
02:02On était avec Sandra tout à l'heure, qui je crois était indépendante, et qui expliquait, elle, depuis deux ans,
02:09elle dit, mais moi je souffle, je ne travaille pas du tout pour vivre, je paye uniquement pour avoir la
02:14tête en dehors de l'eau et payer en plus mon essence maintenant.
02:16Donc non, ça c'est très problématique, c'est vrai qu'il y avait encore, il y a quelques années,
02:20quelques décennies, quand on travaillait, on pouvait ne serait-ce que se nourrir, se loger, se soigner et même avoir
02:26accès au loisir, aller au restaurant, partir en vacances une fois par semaine, accéder à la propriété.
02:31Et c'est de plus en plus difficile aujourd'hui, des françaises et des français travaillent, travaillent dur, et au
02:36final n'arrivent pas à boucler les fins de mois, se retrouvent à découvert le 15 du mois.
02:39Et ça c'est véritablement problématique, c'est problématique également pour l'économie, on a une partie de notre économie
02:44qui repose sur la demande intérieure, je pense à nos amis restaurateurs, je pense aux petits artisans, aux coiffeurs, aux
02:50commerces de proximité,
02:52qui voient leur clientèle baisser, qui favorisent justement des enseignes qui leur permettent de payer moins cher, et je considère
02:59que c'est problématique, et qu'on a encore malgré tout un problème de répartition des richesses,
03:02par rapport à la fameuse répartition entre la rémunération du capital et la rémunération du travail, qui ne paye pas
03:08à ça aujourd'hui, et c'est véritablement problématique.
03:100,826, 303 soins, selon des derniers chiffres de l'INSEE, qui sont très parlants et qu'on peut retrouver
03:15partout dans la presse ce matin, 56% des français finalement reçoivent beaucoup plus qu'ils ne cotisent.
03:19Alors malgré nos plaintes, malgré les slogans, malgré les nicolas qui paient, le système français est un bon système à
03:26Moré-Brelay ?
03:27Si le système français était un si bon système, pourquoi tous nos voisins européens et dans le monde développé ne
03:34l'ont pas copié depuis bien longtemps ?
03:36Vous avez raison, le problème aujourd'hui en France, l'un des problèmes c'est que le travail ne rémunère
03:40plus, les français ont le sentiment de travailler plus pour gagner moins,
03:44mais la faute évidemment à un niveau de prélèvement obligatoire, notamment de cotisation et d'impôt beaucoup trop élevé, est
03:52trop élevé pour financer le fameux modèle social en question,
03:56qui est confronté aujourd'hui à une triple crise, à une crise de légitimité, alors cela relève de la question
04:01politique, c'est la conception qu'ont la gauche ou la droite ou chacun des partis de l'État-providence
04:06en France,
04:07donc je laisse ça au débat politique et à la prochaine présidentielle, mais il y a une double crise aussi,
04:11c'est d'abord une crise de solvabilité,
04:13c'est aujourd'hui un système qui financièrement, économiquement n'est plus viable, on le mesure chaque année avec des
04:19niveaux de déficit record,
04:21et un niveau global d'endettement de la France qui dépasse aujourd'hui les 3500 milliards d'euros, c'est
04:26du jamais vu dans toute l'histoire du pays,
04:28et puis une crise d'efficacité, c'est-à-dire qu'en même temps les français paient de plus en
04:34plus pour un système qui est de moins en moins,
04:37qui fonctionne de moins en moins, on le voit avec, y compris à l'hôpital, régulièrement, on l'apprend, des
04:43patients qui meurent dans les couloirs,
04:44parce que le système, parce que notre système de santé, qui là aussi est censé être le plus performant et
04:51le plus idéalisé du monde,
04:53ne fonctionne pas ou fonctionne mal, donc il faut véritablement que nos responsables politiques regardent la réalité en face,
04:59et notamment la réalité comptable de notre modèle social, et aient le courage de proposer des mesures à l'occasion
05:05de la prochaine présidentielle,
05:06pour le réformer de fond en comble.
05:08Romain Esquenazi, sachant que quand Amaury Bollet parle aujourd'hui d'un travail qui ne pèle plus à cause du
05:14taux de prélèvement,
05:15vous parliez aussi tout à l'heure de la vie, quand on voit pourquoi aujourd'hui on a un salaire,
05:19c'est pour payer quoi ?
05:20La bouffe, dont aujourd'hui les dépenses pour la nourriture ont absolument explosé, on parle du logement,
05:24c'est aussi aujourd'hui une des dépenses qui a le plus explosé, est-ce qu'en effet aujourd'hui
05:29il ne faut pas dire,
05:29quand on voit aujourd'hui que les français sont par nécessité obligés de dépenser plus d'argent dans ce type
05:34de dépenses,
05:34est-ce que ce n'est pas là où on doit dire, derrière le modèle social ne doit pas aujourd
05:39'hui, on va dire, devenir anorexique,
05:41mais en tout cas maigrir naturellement, sinon il est devenu tellement omnipotent qu'il ne peut plus combler même les
05:47biens les plus élémentaires,
05:48les besoins, pardon, les plus élémentaires ?
05:50Il y a évidemment des économies à faire, et éventuellement des prélèvements obligatoires à baisser,
05:56mais quand on regarde les grandes masses, où est-ce qu'il faut baisser ?
05:59A l'école ? On remarque aujourd'hui, les parents dans toute la France sont mobilisés contre les fermetures de
06:04classes,
06:04en particulier dans les zones rurales, où il faut faire des kilomètres pour aller à l'école.
06:08A la santé ? Est-ce qu'il faut justement faire des coupes franches à l'hôpital ?
06:11L'armée, dans une situation géopolitique compliquée ?
06:14La justice qui met deux ans à avoir le moindre procès ?
06:17La police, alors que la sécurité c'est une priorité des français ?
06:19Oui, mais Romain Eskenesi, c'est drôle quand vous dites ça,
06:21parce que beaucoup de français, j'imagine, qui nous écoutent pourraient dire
06:23« Ah ben ça tombe bien, parce que tous les domaines que vous venez de citer sont en réalité des
06:27domaines où déjà ça va très mal. »
06:29C'est-à-dire que précisément, que ce soit la santé, que ce soit l'éducation, l'armée,
06:32alors peut-être que c'est encore un peu protégé, mais ce sont des domaines où on manque de soignants,
06:36on manque de gens sur le terrain, à la limite il y a beaucoup de fonctionnaires dans l'administration,
06:39mais ce sont déjà des éléments sur lesquels...
06:42Il n'y a qu'à Faucon, supprimer 100 milliards dans les services publics,
06:45et les français, ce sera totalement un dollar pour eux,
06:47parce qu'on va leur redonner quelques euros de pouvoir d'achat en baissant les prélèvements obligatoires,
06:51il ne me semble pas que ce soit la solution.
06:52Nous, l'analyse qu'on fait, c'est qu'il y a en France aujourd'hui une profonde injustice fiscale,
06:57c'est qu'il est démontré aujourd'hui que les classes moyennes payent en proportion
07:00beaucoup plus d'impôts que les milliardaires de ce pays,
07:03qui sont de plus en plus nombreux.
07:05En 20 ans, leur fortune a été multipliée par deux,
07:11et l'étude de l'INSEE, et je vous remercie de nous l'avoir sortie pour alimenter le débat,
07:15dit que l'écart de revenus entre les 20% les plus riches et les 20% les plus modestes
07:20de France
07:20s'est creusé encore en 2023 et en 2024.
07:23Pourquoi il s'est creusé ? Parce qu'il y en a qui ont des revenus, encore une fois, du
07:25capital,
07:26parce qu'ils ont des placements, parce qu'ils ont des investissements immobiliers,
07:29qui leur rapportent beaucoup avec des taux d'intérêt importants,
07:31et ceux qui n'ont que leur force de travail pour vivre, qui n'ont que leur salaire,
07:34et qui voient les prix de l'essence, les prix alimentaires, les prix de l'électricité, du gaz,
07:38des loyers augmentés, et bien eux, ils doivent se serrer la ceinture.
07:41Donc selon nous, il y a un problème d'inéquité face à l'impôt, en termes de proportions,
07:45très clairement aujourd'hui, alors soit c'est de la fraude fiscale, à ce moment-là c'est idéal,
07:48c'est illégal pardon, mais soit c'est simplement de l'optimisation fiscale,
07:52ce qui sont des processus parfaitement légaux, mais qu'il faut réformer pour permettre
07:55à celles et ceux qui profitent aujourd'hui du système, et c'est pas, je leur jette pas la pierre,
08:00heureusement qu'ils sont là, ils investissent et créent des emplois,
08:02donc c'est pas les méchants contre les gentils.
08:03Je dis simplement qu'il faut plus de justice fiscale pour effectivement ramener de l'argent
08:08dans les caisses de l'État, réduire la dette, vous avez parfaitement raison,
08:11pour notre souveraineté, et ce qui pourrait permettre de baisser effectivement,
08:14à ce moment-là, les prélèvements obligatoires sur ceux qui n'ont que leur force de travail pour vivre.
08:180,826, 300, 300, est-ce que vous êtes d'accord avec ce constat ?
08:21On parlait peut-être des impôts trop élevés, la nécessité de les augmenter pour certains,
08:25mais 56% aujourd'hui, les Français, c'est ce chiffre franchement frappant de l'INSEE,
08:29aujourd'hui, ont une sorte de retour sur investissement.
08:32Alors, l'investissement, on le choisit, là, ce n'est pas tellement choisi,
08:34mais ont un retour de ce qu'ils peuvent payer comme charges parfois excessives.
08:37Est-ce que vous êtes d'accord avec ce constat ?
08:39Après tout, ce que dit Romain Esquenazi, à Moré-Brelé est simple,
08:41il y en a qui gagnent très bien, parfois trop bien,
08:43au point que ça fasse des disparités absolument improbables,
08:46c'est chez eux qu'il faut aller chercher l'argent.
08:49Non, pas du tout.
08:50La France est l'un des pays au monde où le niveau de redistribution est parmi les plus élevés,
08:55où le niveau de prélèvement obligatoire est parmi les plus élevés,
08:58et où le niveau de dépenses publiques et sociales est parmi les plus élevés.
09:02Nous avons un taux de dépenses publiques plus élevé en France qu'en Chine communiste.
09:06Donc, la réalité, c'est qu'en France, nous souffrons de ce modèle social obèse,
09:11qui pèse durement et lourd sur notre appareil productif,
09:15et la question des inégalités que vous évoquez,
09:17c'est d'ailleurs toujours la même rengaine évoquée à gauche,
09:20celui des impôts que ne paieraient pas, soi-disant, les riches.
09:24Je rappelle que la moitié des Français ne paient pas l'impôt sur le revenu,
09:26et que les 10% des Français les plus riches s'acquittent de 76% de la recette du dit
09:32impôt.
09:33Par ailleurs, il faut quand même rappeler une évidence,
09:36c'est que la fameuse taxe Huckman que défend la gauche et l'extrême gauche depuis des mois
09:40ne rapporterait que 5 milliards d'euros selon les estimations les plus sérieuses,
09:44c'est-à-dire 3% du déficit de l'an passé.
09:47Outre le fait que c'est une taxe particulièrement démagogique et même probablement anticonstitutionnelle,
09:53cela ne règle absolument rien nos problèmes de fonds, de nos dépenses publiques.
09:58Nous avons aujourd'hui, nous devrons dans les 3 ans,
10:01si nous avions un gouvernement responsable,
10:03nous devrions trouver 100 milliards d'euros d'économie dans les 3 ans,
10:07uniquement pour stabiliser la dette de notre pays.
10:10Nous allons payer dans les années qui viennent une charge de la dette
10:13qui va frôler les 100 milliards d'euros,
10:15c'est-à-dire c'est ce qu'on rembourse chaque année pour payer les intérêts de la dette.
10:20C'est-à-dire que c'est de l'argent que l'on jette par la fenêtre.
10:22100 milliards, c'est 10 fois le montant du budget du ministère de la Justice qui est à l'os.
10:27Donc, c'est bien gentil de nous parler d'une taxe sur les riches,
10:30mais c'est totalement démagogique et anecdotique.
10:33Le sujet, c'est le modèle social,
10:35ce sont des comptes et des déficits qui se chiffrent en centaines de milliards d'euros par an,
10:40et ça n'est pas en tondant les riches une année
10:44et en leur volant, parce qu'il s'est volé à mon sens 5 milliards d'euros supplémentaires,
10:49que l'on va réformer ce pays et le sortir de l'ornière.
10:520826 300 300 venait participer au débat,
10:55la conversation en compagnie de Romain Esquenazi,
10:57député PS du Val d'Oise, pardonnez-moi,
11:00et Amaury Brulé, rédacteur en chef à Valeurs Actuelles.
11:02Est-ce qu'aujourd'hui, non seulement les vacances sont devenues un luxe,
11:05mais est-ce qu'on doit dire bravo au modèle social français ?
11:08Selon l'INSEE, 56% des Français sont aujourd'hui largement bénéficiaires,
11:12en réalité, de ce modèle social,
11:13malgré les Nicolas qui paient, malgré les taxes, malgré les impôts,
11:17malgré cet état nounou, comme on l'a trop souvent critiqué,
11:19ou comme on le dit souvent, 0826 300 3C.
11:22On a notamment René qui nous a passé un coup de fil
11:24et avec qui on dialoguera dans une poignée de secondes.
11:26A tout de suite.
11:27Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Maxime Liedot.
11:330826 300 300, vous avez vu ce chiffre,
11:3556% des Français ont en réalité beaucoup plus de bénéfices
11:39avec ces impôts, ces taxes, ce modèle social qu'on qualifie souvent d'omnipotent,
11:43plutôt, on va dire, que de désavantages.
11:460826 300 300. Bonjour René.
11:47René. Oui, bonjour.
11:50Merci beaucoup d'être avec nous, mon cher René.
11:51Comment allez-vous ?
11:52Très bien, très bien.
11:53Vous nous appelez du côté d'Albi.
11:55Vous, comment vous regardez ce chiffre ?
11:56Comment vous entendez ce débat qu'on a depuis une bonne quinzaine de minutes
12:00aussi autour de la table ?
12:02Le modèle social français, le fait qu'en même temps,
12:04on apprenne quand même qu'un quart des Français
12:05n'ont même pas les moyens de partir en vacances une semaine dans l'année.
12:09Quel est votre regard, vous, René ?
12:10Alors, je vais vous dire, monsieur, il y a un monsieur, là, c'est ce qui m'a fait
12:14réagir, ce que je vous ai appelé, qui m'a fait rêver, qui parle du système social
12:19français et de tout ce qu'on veut.
12:21Alors là, ce monsieur, il faudrait qu'il sorte de son trou parce qu'il est loin de la réalité.
12:28Aujourd'hui, dans un système social en France, l'éducation qui est à la ramasse,
12:33la sécurité qui est à la ramasse, la santé qui est à la ramasse.
12:36Alors, il ne faut pas dire que c'est merveilleux.
12:39Il y a des pays frontaliers à la France, en ce qui me concerne,
12:42que je connais très bien l'Espagne, puisque j'y vais régulièrement,
12:46où tous ces services-là sont largement bien meilleurs qu'en France.
12:52René, restez avec nous, c'est Romain Eskenazi tout à l'heure
12:54qui, quand on parlait parfois des services publics et des coupes un peu faciles
12:58que certains proposaient, il a dit, regardez où on en fait,
13:00parce qu'il y a plein de services publics, on aurait peut-être besoin de davantage.
13:02Mais Romain, je vous laisse répondre à René, le double R.
13:05Non, non, mais je partage, cher monsieur, en particulier sur le triptyque
13:09éducation, santé, sécurité.
13:11C'est, selon moi, des services publics qu'il faudrait aujourd'hui renforcer,
13:14notamment renforcer l'attractivité de certains métiers.
13:16Moi, j'ai travaillé quatre ans à l'hôpital avant d'être élu député.
13:20Et je peux vous dire qu'on avait des dizaines de postes d'infirmières vacants,
13:23ce qui nous obligeait à prendre des intérimaires, ce qui coûte deux fois plus cher,
13:26ce qui contribue à renforcer le déficit de l'hôpital.
13:29Et donc, plus on était en déficit.
13:30Enfin bon, donc c'était le serpent qui se mord la queue.
13:32Donc, les enseignants, pareil, sont payés beaucoup, beaucoup moins qu'en Allemagne.
13:37Donc, il y a une vraie crise de l'attractivité de ces métiers-là.
13:40Or, du coup, on n'arrive pas à attirer des talents et des gens qui sont réellement passionnés
13:45par les affaires publiques, que ce soit pour l'éducation, pour la santé, pour la sécurité.
13:49Et donc, je ne pense pas que la solution, ce soit de faire 100 milliards de coupes franches
13:52dans ces services publics essentiels, qui sont entre nous les plus coûteux.
13:55Parce qu'on a souvent des déclarations, il faut supprimer des agences, des choses.
13:58Mais quand on regarde d'un peu plus près, ce qui coûte vraiment cher, c'est l'éducation, la santé,
14:01la sécurité.
14:02Et je ne pense pas qu'il faut couper.
14:03Je pense vraiment sincèrement qu'il faut réduire l'injustice fiscale.
14:06Alors, les gens qui gagnent 4-5 000 euros s'inquiètent tout de suite, on va tout me piquer.
14:09Je ne parle pas de ces gens-là.
14:11Je parle des multimillionnaires, je parle des milliardaires qui, objectivement, aujourd'hui,
14:14payent en moyenne 2% d'impôt sur leurs revenus.
14:17Alors même que vous et moi, monsieur, on paye en moyenne 10% d'impôt sur nos revenus.
14:21C'est pareil pour les PME, les firmes multinationales.
14:23Le boulanger du coin paye en proportion beaucoup plus d'impôts que Total aujourd'hui.
14:28Donc, moi, je trouve que c'est profondément injuste et qu'il faudrait, effectivement,
14:31pour réduire la dette et renforcer nos services publics,
14:34que chacun paye de manière équitable en proportion de ce qu'il gagne, des impôts en France,
14:38ce qui est de moins en moins le cas aujourd'hui avec la financiarisation de l'économie mondiale.
14:43Armaud Ribollet ne semblait pas du tout d'accord avec vous sur ce qui coûtait cher en réalité en France.
14:47Non, parce que la gauche nous ressort toujours cet argument,
14:51surtout ne coupons pas dans la dépense publique,
14:53sinon on va supprimer, on va s'attaquer aux policiers,
14:56on va s'attaquer aux enseignants et puis on va s'attaquer aux infirmiers.
15:01Alors d'abord, la fonction publique ne se résume pas à ces trois secteurs-là qui sont essentiels.
15:07D'ailleurs, qui souffrent, à mon avis, moins d'un problème de dépense que d'un problème d'organisation.
15:13Sauf peut-être pour la police, où là, à mon avis, il faudra mettre le paquet.
15:15Mais l'hôpital public, on le voit, est totalement désorganisé.
15:18C'est d'abord ça qu'il faudrait faire.
15:21C'est-à-dire réorganiser notre système de santé, le rendre beaucoup plus responsable
15:26et accessoirement, si on le peut, diminuer le niveau de dépense.
15:30Mais globalement, ce qui coûte très cher et trop cher en France depuis des années,
15:34ce sont d'abord les dépenses sociales avant les dépenses publiques.
15:37La moitié de la dette accumulée depuis 2017...
15:40C'est de la dette sociale.
15:40C'est de la dette sociale, avec des niveaux de prestations sociales au global en France
15:45qui s'élèvent à près de 900 milliards d'euros.
15:47Nous sommes les champions en Europe, et ça fait des années que ça dure.
15:51Et puis, des niveaux de pensions de retraite qui représentent d'ailleurs quasiment la moitié.
15:55On est quasiment à 400 milliards d'euros par an.
15:58Et là, qui a réformé notre système de retraite en France ?
16:02Si ce n'est faire des petites réformettes tous les 3-4 ans, depuis à peu près 30 ans.
16:06Donc on le sait, notre système par répartition...
16:08Donc concentration sur les vrais problèmes.
16:09Bien sûr, il est en faillite virtuelle, c'est une pyramide de Ponzi.
16:13Au début, nous étions à 4 actifs pour un retraité.
16:17Aujourd'hui, on se dirige vers un système avec un actif pour un retraité.
16:21Donc ça n'est pas viable financièrement.
16:23Donc la solution, là aussi, on la connaît.
16:25Mais nos responsables politiques n'ont pas le courage de le dire.
16:27C'est d'introduire une part de capitalisation, comme l'ont fait d'ailleurs quasiment tous les grands pays développés
16:33dans le monde.
16:34Il est scandaleux qu'aujourd'hui, les seuls fonctionnaires, qui sont 4,5 millions en France à en bénéficier,
16:41puissent bénéficier de ce fameux système par capitalisation.
16:44Qu'on n'offre pas au reste de la population.
16:46Bien sûr, avec un système qui ressemble à un fonds de pension public, alimenté chaque année par des cotisations.
16:52Pourquoi ne pas étendre ce système qui marche à l'ensemble des Français ?
16:560826 300 300 sur cette discussion.
16:58Bonjour Bernard.
17:00Oui, bonjour Sud Radio, bonjour Maxime, ainsi que vos invités et les auditeurs.
17:05Voilà.
17:06Comment ça va Bernard, aujourd'hui ?
17:07Je vais bien, moi je suis à fond, j'ai les montagnes devant mes yeux, là.
17:11Oh, ça c'est facile de se vanter comme ça Bernard, c'est moche.
17:15C'est moche.
17:16Ça fait rêver un peu.
17:18Comment vous regardez, puisqu'on parle du rêve revenant à la réalité,
17:20parce que malheureusement c'est ça la vie mon cher Bernard,
17:22comment vous regardez-vous ce débat là qu'on a ?
17:25Et puis chaque fois ça m'attitille, ça m'énerve, parce que c'est redondant,
17:33tous les jours on parle de tout ça, personne ne change rien.
17:36Moi ce que je prétends, je le prétends vraiment, bon j'ai 75 ans, j'en ai vu.
17:41C'est un jeune homme.
17:43Pardon ?
17:44Un jeune homme vous êtes Bernard, 75 ans, un jeune homme.
17:47J'ai 75 ans, j'ai le 1er avril, voilà.
17:49Donc c'est récent.
17:51Et donc si vous voulez, la machine sociale, elle est grippée pour moi, voilà.
17:55Elle est grippée, 40% des Français qui travaillent pour s'en sortir,
17:59à côté de, on va dire, une fourchette entre 30 et 40% qui se laissent traîner, voilà.
18:05Il y en a beaucoup qui ne connaissent pas.
18:07Moi j'ai le cas, je veux dire, vraiment proche, je ne veux même pas dire,
18:11des gens qui ont la CNU, qui profitent de tout,
18:14et qui partent peut-être beaucoup plus souvent en vacances que vous.
18:17Donc ça veut dire, si j'en connais quelques-uns, mais vraiment je les connais,
18:21ça veut dire qu'on peut faire une valeur d'échelle à l'État nationale.
18:26Et ça c'est grave, parce qu'il y en a beaucoup qui s'en sortent à côté de ça.
18:30Mon épouse est infirmière, moi, elle a travaillé toute sa vie, jusqu'à 64 ans.
18:35Et donc elle connaît le...
18:37Elle a vu des gens, d'abord elle a visité beaucoup de personnes,
18:42elle a la vie, forcément, surtout en montagne, dans la ruralité et tout ça.
18:47Et donc elle a pu voir aussi ce qui se passait.
18:51Il y a des gens qui ne foutent rien, et qui attendent que ça tombe.
18:54Et voilà, on devrait leur demander au moins 5 euros d'impôt.
18:58Ça crache au bassinet pour tout le monde.
19:01On est trop pressés pour développer tout ça, c'est pour ça que je vous donne tout ça le pain
19:04-voix.
19:04Mais les idées, il y en a.
19:06Il faut remettre surtout beaucoup de personnes au travail.
19:10Et vigilance, c'est donc aussi, sur tout ce que vous semblez dénoncer, Bernard,
19:14qui s'appelle la fraude, une véritable, peut-être aussi, mécanique d'aller chercher les fraudeurs
19:19et de les condamner.
19:20Mot de la fin pour vous, Romain Iskenazi et Amori Brulé.
19:23Écoutez, la fraude fiscale, c'est 80 milliards.
19:25La fraude sociale, c'est 16 milliards, dont plus de la moitié,
19:27c'est des patrons qui ne déclarent pas les cotisations sociales de leurs employés.
19:30La fraude sociale existe, et je suis d'accord avec vous, Bernard.
19:34Moi, j'ai aussi, dans mon entourage, une ou deux personnes.
19:37Donc, on en connaît tous.
19:39Mais ce n'est pas parce qu'on connaît une ou deux personnes
19:40qu'on peut en faire nécessairement un phénomène de société.
19:43La réalité, c'est qu'il y a 300 000 postes vacants sur le marché du travail
19:47pour 3 millions de chômeurs.
19:48Que le RSA, par exemple, pour ceux qui n'ont plus leur droit au chômage,
19:51c'est 500 euros par mois, 500 euros par mois.
19:54C'est-à-dire qu'on est avec ça deux fois en dessous du seuil de pauvreté.
20:00Et si on enlève ça, effectivement, on peut dire
20:02qu'on supprime le RSA pour tous ceux qui ne travaillent pas, très bien.
20:04Eh bien, on va augmenter la délinquance, on va augmenter la précarité.
20:07Et je ne suis pas sûr qu'on améliore le climat de ce pays.
20:09Romain Eskenazi et Amori Brulé pour le mot de la fin.
20:11Bernard a raison.
20:12L'un des moyens de sauver notre modèle social français,
20:14c'est de travailler plus.
20:15la France ne travaille suffisamment pas.
20:17C'est ce qu'on appelle la conclusion efficace.
20:19Amori Brulé, rédacteur en chef à Valeurs Actuelles,
20:21Romain Eskenazi.
20:22Merci aussi d'avoir été avec nous, député PS du Val d'Oise.
20:260826 300 300, vous avez été très nombreux à nous appeler,
20:28mais également à participer à ce jeu au 7-20-18.
20:31Il suffisait d'envoyer un seul mot, c'était le mot sud.
20:33Bonjour Nicolas.
20:35Allô, allô.
20:35Oui, allô, allô Nicolas, est-ce que vous m'entendez ?
20:38Je vous entends.
20:40Mon cher Nicolas, félicitations.
20:41C'est vous qui remportez le séjour d'une semaine pour 4 personnes
20:45dans les campings Tikayan.
20:46Félicitations.
20:47Très bien, merci.
20:49Félicitations.
20:50Je ne sais pas où vous êtes, Nicolas.
20:51J'hésite entre l'autoroute, la cuisine et la salle de concert.
20:55Non, je suis dans un restaurant en train de refaire un restaurant pub.
20:59On n'était pas loin.
21:00On n'était pas loin.
21:01Alors, mon cher Nicolas, finissez rapidement ce restaurant
21:03et vous pouvez partir et vous pourrez partir en vacances
21:06sur les frais de la princesse, c'est-à-dire sur nos frais.
21:08Et Bibi, Sud Radio, félicitations.
21:10Et c'est votre fidélité qui a été récompensée.
21:13Bonjour Valérie Expert.
21:14Bonjour, cher Maxime.
21:15On vous retrouve entre 10h et midi.
21:17Mettez-vous d'accord.
21:17Absolument, mettez-vous d'accord.
21:19Et c'est quoi le problème ?
21:20On a beaucoup parlé de la hausse du prix des carburants.
21:22Mais il y a un autre produit de notre quotidien
21:24qui pourrait voir ses prix flamber.
21:26C'est le plastique.
21:27On aura Joseph Taillefait, secrétaire général de Plastalliance,
21:30qui alerte bientôt plus de sacs poubelles peut-être dans vos magasins.
21:33Réel impact sur tout ce qui est plastique.
21:35On va en parler avec vous.
21:37On va parler de la précarité hygiénique également.
21:41Moi, c'est un peu un coup de gueule.
21:42Parce que quand on me dit qu'on n'a pas le temps,
21:43qu'on n'a pas les moyens d'acheter du savon ou du dentifrice,
21:47ça m'interroge.
21:47Ça ne coûte pas très cher.
21:48Ça coûte 1 euro.
21:50Donc il y a un moment...
21:50Surtout si on est capable en parallèle de mettre je ne sais combien d'euros
21:53dans un téléphone ou dans un paquet de clubs.
21:55Mais on va nous dire qu'on est populiste.
21:56Si on dit ça.
21:57Oh, le gros mot.
21:59Mais voilà.
21:59Et puis Sophie Binet qui décide que les boulangeries, c'est bien.
22:02Les fleurs, ce n'est pas bien.
22:03Concernant le 1er mai, absolument.
22:05Tous ces sujets avec vous, 0826 300 300.
22:08C'est entre 10h et midi.
22:09De mon côté, j'aurai le plaisir de vous retrouver demain,
22:11dès 6h dans votre grand matin du samedi.
22:13Je vous souhaite une belle matinée sur Sud Radio.
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