- il y a 6 minutes
Avec Amaury Brelet (rédacteur en chef de Valeurs Actuelles) et Alexandre Ouizille (porte-parole du PS, sénateur de l'Oise)
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NewsTranscription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Maxime Liedot.
00:069h34 sur Sud Radio, très bon début de journée.
00:08Si vous nous écoutez et si vous nous rejoignez, n'hésitez pas à nous appeler au standard 0826 300 300
00:13parce qu'on a un débat qui concerne mine de rien, un débat mondial aussi,
00:17parce qu'au milieu de l'actualité qui est tempétueuse, qui est capricieuse ici et là,
00:21avec des conséquences, on en a parlé dans cette matinale pénible,
00:25y compris sur le portefeuille ici en France, des conséquences de ce qui se passe au Moyen-Orient.
00:29Une question se pose, la question du travail, la question du prix à la fin du mois,
00:32de celui qu'on peut obtenir et tout ça, ça passe forcément par le travail.
00:35Mais concernant les milieux professionnels, est-ce qu'on est face à une génération de baby glandeurs,
00:40comme certains les appellent, avec 86% aujourd'hui des dirigeants d'entreprises
00:44qui estiment que la génération de 18-28 ans, ce soit un peu des baby glandeurs
00:48parce que le travail n'a pas la même place, parce que ça ne rapporte pas assez.
00:51Et puis l'autre école de ceux qui nous disent, oui mais quand on fait un bac plus 5
00:54et qu'on est payé au SMIC, ça donne envie de faire autre chose que de travailler dans la vie
00:57pour en débattre aujourd'hui autour de la table.
00:59Amaury Brulé, bonjour.
01:00Bonjour Maxime.
01:01Rédacteur en chef du côté de Valeurs Actuelles, avec au menu de votre hebdomadaire cette semaine.
01:06Les municipales évidemment, le péril rouge incarné par Jean-Luc Mélenchon et la France Insoumise.
01:10Voilà, le temps est donné.
01:11Et en face de vous mon cher Amaury, Alexandre Ouizi, porte-parole du Parti Socialiste,
01:15sénateur de l'Oise, bonjour.
01:16Bonjour.
01:17Comment vous regardez ce débat, avant qu'on rentre dans les spécificités françaises
01:20qui sont nombreuses concernant cette question ?
01:22Est-ce que vous êtes d'accord ? Est-ce que vous diriez, vous pour commencer, Alexandre Ouizi,
01:26que nous sommes aujourd'hui face à une génération de baby glandeurs ?
01:29Bon, je me suis dit, est-ce que le débat il est sponsorisé par le MEDEF ?
01:31Mais sur Sud Radio, ça m'étonnait.
01:33Donc, non, non, je trouve que le débat...
01:35On peut en discuter avec le patron pour aller chercher quelques financements, maintenant que vous le dites.
01:39Bien sûr.
01:39Non, mais juste pour dire les choses comme je les ressens.
01:43Moi, je pense que les gens sont très attachés au travail.
01:45Quand vous regardez n'importe quelle enquête d'opinion, qu'ils soient jeunes, qu'ils soient vieux,
01:4887% des gens vous disent que c'est essentiel dans leur vie.
01:51Quand vous voyez comment les jeunes transpirent lors de leur orientation sur Parcoursup, sur tout ça,
01:55en fait, ça les concerne à fond, ce qu'ils vont faire de leur vie.
01:58Ça les concerne à fond.
01:59Ce qui les angoisse, c'est la plateforme partout.
02:00Bien sûr.
02:01Mais par contre, regardez comment ils entrent sur le marché du travail.
02:03Ils rentrent sur un marché du travail où 90% c'est des CDD,
02:07et dans ces CDD, c'est des CDD de 30 jours.
02:09Comment vous projetez au boulot quand vous avez des CDD de 30 jours ?
02:12Et puis, il y a la question de qu'est-ce que paye le travail.
02:14Ça, c'est vrai, c'est un motif.
02:16Si vous dites que le travail, c'est la voie par laquelle on s'émancipe,
02:18par laquelle on peut devenir propriétaire de son logement,
02:21qu'on arrive à se payer des choses et à rentrer dans la vie,
02:24évidemment, c'est plus stimulant.
02:25Mais moi, mon expérience vécue, à mon échelle,
02:29je ne te dirais qu'avec des jeunes autour de moi,
02:30des jeunes qui sont dans l'attrochage que vous dites.
02:32Mais c'est des morts de faim.
02:33Ils bossent comme des fous.
02:34Donc, cette montée en généralité de dire
02:36il y a des jeunes qui ne voudraient plus rien faire de ça,
02:39moi, honnêtement, je n'y crois pas du tout,
02:41et je ne le vois pas du tout comme ça.
02:42De l'autre côté, à Moribrolé, qu'est-ce que vous en pensez ?
02:44Est-ce qu'on est face à une génération, en effet, de baby-glander ?
02:47C'est un peu caricatural,
02:49mais je crains malheureusement qu'il n'y ait un front de vrai.
02:51Je ne résiste pas à la tentation de citer Colu,
02:54qui disait il y a bien longtemps,
02:55les administrations, c'est des endroits où,
02:57quand on arrive en retard,
02:58on croise ceux qui s'en vont en avance.
03:00Malheureusement, je crains que cette mentalité
03:02n'ait largement contaminée
03:03une bonne partie du monde du travail,
03:06du monde de l'entreprise.
03:07Alors, c'est le sens de l'histoire,
03:08de travailler moins,
03:09de travailler moins longtemps,
03:10de travailler moins péniblement.
03:11D'ailleurs, on l'observe dans tout le monde occidental.
03:14Mais enfin, la compétition économique,
03:16elle est là.
03:16Et quand vous allez aux Etats-Unis,
03:17ou même en Asie,
03:19évidemment, en Chine ou en Inde,
03:21l'on voit bien qu'on travaille
03:22beaucoup plus qu'en France.
03:23D'ailleurs, quand on prend les chiffres globalement,
03:25le monde occidental, notamment,
03:26travaille moins qu'avant,
03:26mais la France travaille encore moins
03:28que le reste du monde.
03:29La durée annuelle moyenne du travail
03:31est passée de 2230 heures en 1950
03:34à 1600 en 2020,
03:35selon l'INSEE.
03:36Et avec 674 heures de travail
03:38par an et par habitant,
03:39nous sommes le pays développé
03:40qui travaille le moins.
03:40L'Allemagne, c'est 729.
03:43Il faut bien dire que les politiques,
03:44depuis à peu près 30 ans,
03:45ont une lourde responsabilité
03:47dans cette évolution.
03:48Le ministère du temps libre,
03:49à Maurice Bollet.
03:49La France est le seul pays
03:50à avoir créé le ministère du temps libre
03:53en 1981, sous Mitterrand.
03:55C'est génial, le ministère du temps libre.
03:57C'est génial de savoir ce qu'on fait
03:59de ce temps libre.
03:59C'est le seul pays à avoir mis en place
03:59de façon autoritaire, je le précise,
04:01les 35 heures.
04:02Même Cuba et la Corée du Nord communiste
04:04n'ont pas osé.
04:05Et vous avez même des politiques,
04:06aujourd'hui, à gauche,
04:07notamment Sandrine Rousseau, la première,
04:09qui nous parlent de droit à la paresse.
04:12Donc tout cela est absolument délirant.
04:14Donc on travaille moins,
04:15on ne produit pas assez.
04:16Vous l'avez dit en plus,
04:17les Français ne sont pas assez rémunérés
04:19pour le travail.
04:20Beaucoup ont le sentiment,
04:21finalement, de travailler plus
04:22pour gagner moins.
04:24Mais en plus,
04:25les Français veulent continuer
04:26à bénéficier de cet état-providence
04:28et de ces systèmes sociaux
04:29absolument obèses et hors de prix.
04:31Regardez notre système de retraite
04:32qui est en faillite
04:33et pour lequel, malheureusement,
04:34nous n'avons plus d'argent.
04:35Donc nous voulons le beurre
04:37et l'argent du beurre.
04:38Et malheureusement,
04:38ça n'est pas tenuble.
04:400826 300 300,
04:41est-ce qu'aujourd'hui,
04:42la France connaît une génération
04:43de baby glandeurs ?
04:44Et avant de vous redonner la parole
04:45et surtout avant qu'on file au standard
04:47où les appels sont nombreux
04:48au 0826 300 300,
04:49il y a quelques jours,
04:50il y a presque une semaine,
04:51sur Sud Radio,
04:52dans la matinée,
04:52à le week-end,
04:52entre 9h et 10h,
04:53on posait cette question
04:54suite à un rapport.
04:55Alors écoutez bien,
04:56un rapport issu
04:57de l'Observatoire du long terme.
04:58Je crois qu'il n'y a qu'en France,
04:59où on a des observatoires
05:01comme celui-ci,
05:02qui expliquaient que la France
05:03avait déjà un problème
05:04de productivité
05:04sur la recherche,
05:06sur l'innovation,
05:07sur l'investissement
05:07qu'il faudrait mettre
05:08davantage au travail.
05:10Et on avait eu déjà ce débat
05:11avec les auditeurs,
05:12d'où ma volonté ce matin
05:12de faire celui-ci.
05:13Vous sembliez être
05:14en total désaccord,
05:15mon cher Alexandre,
05:16avec ce que disait
05:16Amaury Breulé,
05:17qui allait, on va dire,
05:19totalement contre vos impressions
05:20et vos différents chiffres
05:21que vous avez évoqués
05:21au début de ce débat.
05:22Non, non, mais il y a des points
05:24qui sont intéressants
05:25et qui méritent d'être débattus,
05:26mais peut-être aussi remettre
05:29les choses dans leur contexte.
05:31Oui, le ministère du Temps Libre,
05:33se dire que le travail
05:35tel qu'on l'a imaginé
05:36dans la société industrielle
05:37était une manière
05:38de libérer les corps
05:39et les esprits
05:40pour que les gens
05:41puissent faire autre chose,
05:42ils y sont profondément attachés,
05:44ils le veulent,
05:45et c'est en effet
05:45le sens de l'histoire.
05:46C'est une bonne chose.
05:48Après, quand vous dites
05:49on travaille moins que les Allemands,
05:50en fait, ce n'est pas vrai.
05:51En fait, un travailleur français
05:52et un travailleur allemand
05:53travaillent le même temps.
05:55Le problème,
05:55c'est qu'on a moins de gens
05:56qui sont employés.
05:58Il y a plus de fonctionnaires.
05:59Beaucoup plus de fonctionnaires.
06:00Mais si,
06:01ils ont aidé
06:01à moins de l'objet
06:03dans ce débat,
06:03ils fonctionnent.
06:050826 300 300
06:06pour alimenter une conversation,
06:07je vous propose d'écouter Marc.
06:08Bonjour mon cher Marc.
06:10Oui, bonjour à tous.
06:11Et Navré,
06:12pour l'attente au standard,
06:13j'ai vu l'ami Manu
06:14qui me faisait des signes.
06:15Comment allez-vous mon cher Marc ?
06:16Écoutez, ça va très très bien.
06:18Ça va très très bien.
06:18Vous avez du coup ?
06:19Je vous ai écouté,
06:20donc je souhaitais intervenir
06:21pour dire qu'on fait
06:23effectivement,
06:23bien sûr,
06:24qu'il y a des big landers.
06:25c'est pas toute
06:26la population française
06:28ou la population de jeunes.
06:29Moi,
06:30je dirige une entreprise
06:31pendant 30 ans.
06:32Dans quel secteur,
06:33mon cher Marc ?
06:33C'est pas discret.
06:34Dans l'électronique.
06:35D'accord.
06:36Et donc,
06:37grâce à Mme Aubry,
06:40si vous voulez,
06:40la mentalité française,
06:43au départ certainement ouvrière,
06:48ça a changé complètement le monde.
06:52Moi, j'ai appelé ça
06:53une culture du non-travail.
06:54On ne travaille plus
06:55pour gagner sa vie
06:58ou s'éclater quelque part.
07:02On travaille pour le loisir.
07:04Et aujourd'hui,
07:05Mais vous,
07:06vous l'avez vu ça concrètement,
07:07Marc,
07:07en étant à la tête de votre société,
07:09après le passage des 35 heures,
07:10vous avez ressenti quoi ?
07:11Une baisse de motivation ?
07:12Une baisse de participation ?
07:14Une baisse de volonté ?
07:15Ouais,
07:15c'est une baisse de motivation
07:17et,
07:17si vous voulez,
07:18des effets cascades
07:20où
07:23les gens chez moi,
07:24avant les 35 heures,
07:27je coupais tout
07:28et les gens étaient encore au bureau
07:30à travailler.
07:31Les 35 heures,
07:33les pointes,
07:34les pointeuses,
07:34etc.,
07:35ont complètement changé
07:37l'état d'esprit,
07:39y compris le mien.
07:40La personne qui arrivait en retard
07:43le matin,
07:44ça m'était strictement égal.
07:46Strictement égal.
07:47parce qu'il savait tout seul
07:49que s'il arrivait en retard,
07:51il les rattrapait à la fin de la journée.
07:54Voilà.
07:55Et cet état d'esprit
07:57a aujourd'hui
07:59agrandi
07:59dans la population générale,
08:01malgré ce que peut dire
08:02un de vos intervenants
08:03qui,
08:04à mon avis,
08:05ne lit pas
08:05les bons bouquins
08:07où se devraient
08:08faire des stages
08:09de formation
08:10avec des chefs d'entreprise,
08:12par exemple,
08:13pour se rendre compte
08:14de la réalité réelle.
08:16Vous savez quoi,
08:17mon cher Marc ?
08:17Je vous propose
08:17de rester avec nous.
08:18Il y a Alexandre Ouizi
08:20qui, je crois,
08:21était visé par votre remarque.
08:23Mon cher Marc,
08:23il va vous répondre
08:24dans un instant.
08:25Porte-parole du Parti Socialiste,
08:26sénateur de l'Oise
08:27et toujours en discussion
08:28aussi dans ce studio
08:29avec le débatteur
08:30Amoré Bollet
08:30qui est rédacteur en chef
08:31du Côté de Valeurs Actuelles
08:32avec le numéro en kiosque
08:33cette semaine
08:33concernant les municipales
08:35et le péril rouge.
08:36Si mes souvenirs sont bons,
08:37mon cher Amoré,
08:37la discussion se poursuit.
08:38Également,
08:390826 300 300.
08:40Marc,
08:41vous restez avec nous.
08:46Il a 33 ans, Ruben.
08:47Il le constate aujourd'hui.
08:48Les jeunes n'ont pas
08:49la même mentalité.
08:50En tout cas,
08:51dans ma génération,
08:52il viendra nous en parler
08:52et la discussion se poursuit
08:54également avec vous.
08:550826 300 300.
08:56Une poignée de secondes
08:57et on est de retour.
08:58Sud et votre radio.
08:59A tout de suite.
09:00Grand matin Sud Radio.
09:01La vérité en face.
09:03Maxime Liedot.
09:059h46 sur Sud Radio
09:06et je vous propose
09:07de poursuivre le débat
09:08qu'on avait commencé
09:08toujours en compagnie
09:09d'Alexandre Ouizi,
09:10sénateur de l'Oise
09:12et porte-parole
09:12du Parti Socialiste
09:13et en compagnie également
09:14d'Amoury Brolet,
09:15rédacteur en chef
09:16de Valeurs Actuelles
09:16avec la Une cette semaine
09:17qui concerne le péril rouge
09:18des municipales
09:19à retrouver sur le site internet
09:20ou en kiosque.
09:21Mon cher Alexandre,
09:22je vous laisse répondre à Marc
09:24qui a dit tout à l'heure
09:26en nous appelant
09:27d'accord mais au bout d'un moment
09:28les 35 heures
09:28c'était peut-être super
09:29mais moi j'ai bien vu
09:31un découragement.
09:32J'ai bien vu que les gens
09:33travaillaient en fait
09:33un peu pour le plaisir
09:34quasiment pour s'occuper
09:35et qui a dit
09:36que toutes les mesures
09:37que vous pouvez vanter
09:38au début de notre débat
09:39ont en fait eu
09:40un véritable coup,
09:41un véritable choc
09:42dans le monde du travail.
09:43Qu'est-ce que vous lui répondez
09:43à Marc ?
09:44Je réponds à Marc d'abord
09:46que les 35 heures
09:47sont la dernière grande mesure
09:49qui a créé l'emploi
09:50dans ce pays.
09:51C'est la dernière grande mesure.
09:52Toutes les études
09:52sont extrêmement claires.
09:54C'est l'impide.
09:55Les études de la Dares,
09:56toutes les études du monde
09:56écoïque,
09:57les 35 heures
09:58ont atteint leurs objectifs.
09:59Elles ont permis
09:59de réduire le chômage.
10:01Elles ont créé
10:01de l'emploi dans ce pays.
10:02Ensuite, l'idée,
10:03l'idée, attendez quand même,
10:04je veux bien tout entendre,
10:06mais l'idée
10:06que parce qu'on a réduit
10:08un petit peu
10:08le temps de travail,
10:10tout le monde a complètement
10:12modifié son rapport au travail.
10:13Ce qui était essentiel
10:14dans la vie
10:15devient tout à fait
10:16superfétatoire.
10:17Ce qui était
10:18le cœur de la vie des gens
10:19ne les concerne plus.
10:20Mais attendez,
10:21pour moi,
10:22ça, c'est n'importe quoi.
10:23Je le dis comme je le pense,
10:24c'est n'importe quoi.
10:25Et je reviens
10:25sur ce que je disais au début.
10:26Moi, je pense que les gens,
10:27moi, je ne suis pas, en effet,
10:28de cette gauche,
10:29du droit à la paresse.
10:30Je ne me revendique pas de ça.
10:31Je pense qu'en effet,
10:32on a créé le système industriel
10:34pour aussi se dégager du temps
10:35et de la vie.
10:35Ça, c'est vrai.
10:36Mais je pense,
10:36je continue de penser
10:37que le travail,
10:38c'est essentiel dans la vie.
10:39Et ce qui manque
10:40dans notre pays aujourd'hui,
10:41c'est un grand projet modernisateur,
10:43un projet qui embarque les gens.
10:44Donc ça, c'est pour la grand dessin.
10:46Mais vous ne m'enlèverez pas de l'idée
10:47que quand vous arrivez
10:48dans le marché du travail
10:49avec des contrats pourris
10:50et qu'on vous demande
10:51de vous impliquer
10:52comme si vous étiez
10:52au temps de l'emploi à vie,
10:53ça ne marche pas.
10:54Quand aussi,
10:55il y a quelque chose à faire
10:56du côté des employeurs,
10:57il y a des gens,
10:58les jeunes avec lesquels je travaille,
11:01ils ont aussi
11:01un rapport à l'innovation
11:02extrêmement intéressant
11:03qui me permet de faire des choses
11:05que je ne ferai pas sinon.
11:06Donc, il faut regarder partout.
11:07Marc, qu'est-ce que vous répondez
11:08à Alexandre Ouizi ?
11:10Ah ben écoutez, monsieur,
11:11c'est très simple.
11:14Je ne veux pas...
11:16C'est un peu une limite.
11:18Seulement,
11:19je persiste et je signe
11:20et il est regrettable
11:21qu'un élu de la République
11:25ne dise ce genre de choses
11:26par rapport à l'entreprise.
11:29Effectivement,
11:29bien sûr qu'il y a des contrats pourris,
11:31bien sûr,
11:31mais ce n'est pas la majorité.
11:34C'est comme si on disait
11:35que tous les députés sont pourris.
11:37Non, monsieur,
11:38ce n'est pas vrai.
11:38Mais ce n'est pas ce que j'ai dit.
11:40Marc, vous dites en effet
11:41que ça rejoindra peut-être
11:42le propos de tout à l'heure
11:44en disant que peut-être
11:44que plus de députés,
11:45de parlementaires,
11:46de politiques en général
11:47devraient se confronter
11:48au monde de l'entreprise.
11:49J'étais hier dans une usine...
11:50Bien sûr,
11:51mais en tout cas,
11:51c'était la volonté de Marc
11:52qui me permettait
11:53de la remettre
11:53sur le devant de la table
11:54avant d'aller chercher Ruben
11:55au standard 0826-300-300.
11:57Je voyais Amory Brulé
11:59qui levait les oeufs au ciel
12:00et qui serrait des dents
12:01pour dire
12:02les 35 heures,
12:03on crée dans quoi ?
12:04Puis quoi encore ?
12:04Je ne vais pas revenir
12:05sur les 35 heures,
12:06mais si c'était une idée
12:07si géniale,
12:07pourquoi les autres pays
12:09dans le monde
12:09ne l'ont pas adopté ?
12:10C'est quand même formidable.
12:11C'est miraculeux.
12:12Mais on travaille autant en Allemagne.
12:13Mais c'est la vérité.
12:14Les travailleurs travaillent autant.
12:15Ils sont autant en partiel.
12:16l'une des plus grandes
12:17escroqueries économiques
12:18qui a été mise en place
12:19dans ce pays
12:19depuis 50 ans
12:20qui est d'ailleurs
12:21largement subventionnée
12:22à hauteur de 15 milliards par an.
12:24Il faut le rappeler.
12:25Ça nous a coûté
12:25un pognon de dingue
12:26comme dirait
12:27le président de la République.
12:28Pour le reste,
12:29il faut souligner
12:29un point fondamental
12:30et qui a été évoqué d'ailleurs
12:31depuis le début de cette émission.
12:32C'est qu'aujourd'hui,
12:33le travail en France
12:34n'est pas assez rémunéré.
12:36Ça explique largement,
12:38en tout cas en partie,
12:39malheureusement,
12:40la désaffection
12:40et le désarroi
12:42d'une grande partie
12:42notamment des jeunes générations.
12:44Une partie fait le choix
12:46de travailler moins
12:46et puis une autre
12:48fait le choix encore plus terrible
12:49de quitter la France.
12:50C'est-à-dire,
12:51aujourd'hui,
12:51on désincite
12:52les jeunes diplômés,
12:54ceux qui sont capables
12:55de créer des entreprises
12:56donc de la valeur,
12:57de la richesse,
12:58de partir
12:59et de quitter la France
13:00pour aller s'installer
13:01dans les Etats-Unis.
13:02C'est une évidence,
13:03tous les patrons le disent,
13:04les sondages le montrent,
13:05c'est une catastrophe.
13:06On perd des milliards d'euros
13:07chaque année
13:08des cerveaux
13:09qui devraient rester en France,
13:11créer leur entreprise,
13:12créer des emplois,
13:13créer de la richesse
13:13pour financer justement
13:14le modèle social
13:15auquel vous êtes très attaché.
13:16Justement,
13:17demandons à quelqu'un
13:19de cette génération justement
13:200826 300 300.
13:21Bonjour Ruben.
13:23Bonjour.
13:23Merci beaucoup
13:24d'être avec nous ce matin.
13:25Comment allez-vous,
13:25mon cher Ruben ?
13:26Ça va et vous ?
13:27Mais oui,
13:28formidablement.
13:28Alors dites-nous,
13:29vous avez quoi ?
13:29Vous avez 33 ans
13:30et qu'est-ce que vous constatez
13:32autour de vous
13:32dans votre génération ?
13:33Est-ce que vous aussi,
13:34vous avez envisagé
13:35ou peut-être que vous vous apprêtez,
13:36vous êtes à l'aéroport,
13:37de quitter la France définitivement ?
13:39Je l'ai quitté
13:40fut un temps.
13:41Je l'ai quitté fut un temps.
13:42Je vous explique un petit peu
13:43mon parcours
13:44parce que j'entends
13:44qu'effectivement
13:47on vante nos mérites
13:48du 35 heures.
13:49Vous savez,
13:49je vais vous dire une chose.
13:50Moi, je suis parti de la France.
13:51J'avais 16 ans.
13:52Je suis parti aux Etats-Unis.
13:53D'accord ?
13:54De mes 16 à mes 17 ans.
13:57Et j'ai vu
13:57cette culture du travail
13:59qui était complètement différente
14:00de ce qu'on a aujourd'hui
14:01en France.
14:01D'accord ?
14:02Je suis revenu
14:03pour des raisons,
14:04si vous voulez,
14:05financières
14:05parce que là-bas,
14:06ça coûte très cher
14:07et je n'ai cessé de travailler.
14:09Je n'ai pas été
14:11au bout d'un cursus scolaire.
14:12J'ai arrêté l'école à 16 ans.
14:13Je suis revenu.
14:14J'ai toujours travaillé.
14:15Quand je vous dis
14:16que j'ai toujours travaillé,
14:16ça n'a jamais été
14:17une seule journée au chômage.
14:20A l'époque,
14:20on se faisait payer
14:211000 euros par mois.
14:22C'était le SMIC.
14:24Ok ?
14:24On ne bronchait pas
14:25parce que c'était le prix
14:26que ça valait
14:28et on devait prouver
14:29avant d'avoir quelque chose.
14:32Ok ?
14:32De la part de certains patrons.
14:33Jusque-là,
14:34on vous suit,
14:34mon cher Ruben.
14:35Comment ?
14:35Jusque-là,
14:36on vous suit.
14:37Très bien.
14:38Aujourd'hui,
14:38le problème qu'on rencontre,
14:39c'est quoi ?
14:39C'est que je suis maintenant
14:41depuis 9 ans
14:41chef d'entreprise.
14:42J'ai une entreprise commerciale
14:44dans la promotion
14:45de panneaux solaires
14:46et je fais des recrutements
14:49des entretiens d'embauche.
14:51D'accord ?
14:51Et je me retrouve
14:53face à des gens
14:54d'une génération,
14:55alors je ne vais pas
14:56leur jeter la pierre
14:56parce que,
14:57voilà,
14:57mais d'une génération
14:582000, 2003, 2004
15:00qui viennent,
15:01qui se présentent
15:01dans mes bureaux
15:02et qui me demandent
15:03qu'est-ce que vous me proposez,
15:05monsieur ?
15:05Qu'est-ce que je peux avoir ?
15:07Ah oui, d'accord.
15:08Vous voyez ce que je veux dire ?
15:08En fait,
15:09c'est l'inversion
15:10de la logique maintenant.
15:11Exactement.
15:12C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
15:13vous avez les gens
15:14qui ne viennent pas
15:15se vendre
15:16pour avoir un travail,
15:17c'est vous,
15:18patron,
15:18qui devait vendre
15:19votre job.
15:20Alors,
15:21ça rejoint un peu
15:22ce que vous disiez
15:23et ça rejoint un peu
15:25ce que vous disiez
15:25sur la volonté de partir
15:27et sur l'inversion
15:27aussi de certaines mécaniques.
15:29Mais c'est une évidence
15:30et si beaucoup d'ailleurs
15:31de Français
15:31décident de quitter la France
15:33pour aller s'installer
15:34à l'étranger,
15:34notamment aux Etats-Unis,
15:35c'est qu'ils ont
15:35le sentiment réel
15:36de ne pas gagner
15:37suffisamment d'argent
15:39compte tenu des efforts
15:40qu'ils produisent
15:41et s'ils ne gagnent pas
15:42suffisamment d'argent,
15:43c'est que les impôts
15:44et les charges
15:44sont trop lourdes en France.
15:45Quand vous regardez
15:46votre fiche de paix,
15:48quand vous regardez
15:49la différence
15:49entre le brut
15:51et le net,
15:52c'est à faire pleurer
15:53et quand vous regardez
15:54en plus tous ces Français,
15:55notamment ceux qui investissent,
15:56qui créent de la valeur,
15:58quand vous voyez
15:58que plus de la moitié
15:59de ce que vous gagnez
16:01finit dans les impôts,
16:02finit à payer
16:03un Etat obèse,
16:05irresponsable,
16:05avec des services publics
16:07dont on voit
16:07qu'en plus qu'ils ne marchent
16:08même plus,
16:10évidemment que les Français
16:11un peu raisonnables
16:12décident de s'en aller.
16:13Je vous souhaite
16:14bon courage
16:14avec votre société
16:15mon cher Ruben
16:16et bon courage
16:16pour les prochains recrutements
16:18en espérant qu'ils soient
16:18un peu plus convaincants
16:20et convaincus.
16:21Merci beaucoup
16:21d'avoir été avec nous
16:22ce matin sur Sud Radio
16:230826 300 300.
16:24Qu'est-ce que vous répondez
16:25aux camarades Ruben
16:26qui a expliqué
16:27comme ça
16:27et qui assistent
16:29un peu désarmés
16:30à différents candidats
16:32qui visiblement
16:32n'ont pas trop
16:33le sens des réalités
16:34du monde du travail,
16:34Alexandre Ouizi ?
16:35Non mais moi je pense
16:36qu'il est normal
16:37et il est naturel
16:38je suis désolé
16:39de le dire comme ça
16:40que dans un entretien
16:41d'embauche
16:41les gens discutent
16:42de comment ils vont travailler
16:44des conditions de travail
16:45de ce que va être
16:46leur rémunération
16:46en fait c'est le cours normal
16:48des choses
16:48et c'est très bien
16:50que ça se passe comme ça
16:50en réalité
16:51c'est comme ça
16:51qu'on fait en sorte
16:52que les gens
16:53ça paraît bien
16:53c'est-à-dire que les gens
16:54ne soient pas déçus.
16:55Je reviens sur un point
16:56moi j'ai un point d'accord
16:57le travail ne paye plus assez
16:59je suis d'accord avec ça
17:00je suis d'accord avec ça
17:01donc on peut en tirer
17:02la conséquence qui est la vôtre
17:03qui est de dire
17:03du coup on va bazarder
17:05le modèle social
17:07la santé
17:08la police
17:09l'armée
17:11bref
17:11tout ce qui fait en fait
17:12le fait qu'on vit
17:13dans un pays
17:14Mais dans un état
17:15de délabrement
17:16aujourd'hui affolant
17:16c'est aussi ce que disait
17:17Amaury Brulé
17:17Un état de délabrement
17:18peut-être
17:19enfin regardez encore une fois
17:20on en a déjà discuté ici
17:21les performances
17:22du système de soins français
17:23versus les performances
17:24du système de soins américains
17:25etc.
17:26Vous verrez que
17:26même s'il y a du délabrement
17:28c'est vrai
17:29on n'en est pas là
17:30et juste je finis là-dessus
17:31en revanche ça veut dire quoi ?
17:32ça veut dire qu'il faut
17:33financer autrement
17:34le modèle social
17:35ça veut dire qu'il faut
17:35aller chercher
17:36sur les super héritages
17:38la rongaine socialiste
17:39on l'attendait
17:40c'est pas la rongaine socialiste
17:41c'est que quand
17:42les écarts sont en train
17:43d'exploser
17:43soit vous corrigez
17:45soit vous corrigez
17:48soit vous corrigez
17:49je vous propose
17:50de poursuivre
17:50cette conversation
17:51en forme
17:52en forme
17:53et lors d'une prochaine émission
17:54parce que je vous sentais engagé
17:55je vous remercie
17:56d'avoir été avec moi
17:57dans ce studio
17:57Alexandre Wisin
17:58porte-parole du parti socialiste
17:59sénateur de l'Oise
18:00et Amaury Brulé
18:01rédacteur en chef
18:01à valeurs actuelles
18:02avec la une qui concerne
18:03le péril rouge
18:04au municipal
18:05je vous propose
18:06de faire un rapide tour
18:07du côté du standard
18:08bonjour Florian
18:10bonjour Maxime
18:11comment ça va
18:12mon cher Florian
18:13aujourd'hui avec le soleil
18:15très bien
18:15et bien non seulement
18:16vous avez le soleil
18:17mais vous allez avoir
18:18écoutez moi bien
18:19non seulement le soleil
18:20c'est à dire un beau temps
18:21indécent
18:21mais également une super
18:22montre connectée
18:23de la marque
18:24Wisin
18:25qui s'appelle
18:26la montre
18:27ScanWatch 2
18:28qui fait tout pour vous
18:29le rythme cardiaque
18:30la température
18:31la qualité du sommeil
18:32vous allez devenir
18:32une machine de guerre
18:33mon cher Florian
18:35merci beaucoup
18:36chez le radio
18:37merci à vous
18:37mon cher Florian
18:38et c'est votre fidélité
18:39qui est récompensée
18:40merci de nous écouter
18:41et merci
18:42d'être de plus en plus nombreux
18:43à nous écouter
18:44et surtout à écouter
18:45Valérie Expert
18:46bonjour ma chère Valérie
18:46bonjour mon cher ami
18:48comment allez-vous
18:49et vous-même
18:50on vous retrouve
18:50entre 10h et midi
18:51absolument
18:52on va continuer
18:53votre débat
18:54cet article
18:55dans le Figaro
18:56ce matin
18:56sur cette génération
18:58très bon sujet
18:58on a souvent
19:00ces débats
19:00sur le plateau
19:02de mettez-vous d'accord
19:03je pense que
19:04comme on aura
19:04Sophie de Menton
19:05ça devrait pulser
19:07oui un peu d'énergie
19:08et puis on va revenir
19:10sur les propos
19:10du général Trinquant
19:11qui était chez vous
19:12ce matin Maxime
19:13et qui craint
19:14des répercussions
19:15et des représailles
19:16sur le territoire français
19:18dites-nous ce que vous en pensez
19:200826 300 300
19:21et puis on aura
19:21Valérie Benahim
19:22avec nous
19:22qui publie un livre
19:24et qui s'est intéressée
19:26aux enfants
19:26qui disparaissent
19:27les fugues
19:28les enlèvements
19:30elle va nous parler
19:31et puis on en parlera
19:32à l'occasion
19:32donc de l'anniversaire
19:33d'Alerte Enlèvement
19:35qui fête ses 30 ans
19:36c'est plus de 20 ans
19:37vous avez donc
19:37c'est ça auprès de 30 ans
19:38vous avez raison
19:39Valérie Expert
19:40moi j'ai le plaisir
19:40de vous retrouver
19:41dès demain matin
19:42à partir de 6h
19:42pour le grand matin du samedi
19:43je vous laisse en compagnie
19:44de Valérie Expert
19:45très belle matinée
19:46et à demain
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