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  • il y a 8 minutes
Vivek Badrinath, directeur général de la GSMA, était l'invité de François Sorel dans Tech & Co, la quotidienne, ce lundi 23 mars. Il s'est penché sur les rôles de la GSMA, les tendances clé de l'édition 2026 du MWC, le bilan de la 5G, le relance de la concentration des télécoms en Europe, et la montée en puissance de la connectivité par satellite, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:01Tech & Co, la quotidienne, l'invité.
00:05Voilà, notre invité ce soir dans Tech & Co, la quotidienne, c'est un invité exceptionnel qui connaît les télécoms
00:10par cœur.
00:11D'ailleurs, son rôle est très intéressant, c'est un peu le chef d'orchestre du secteur des télécoms au
00:17niveau mondial.
00:18Il faut savoir que le GSMA, puisque c'est comme ça que ça s'appelle, est une espèce d'association
00:23qui régit en fait
00:24et qui fait parler entre eux tous les opérateurs télécoms au niveau mondial.
00:28C'est assez intéressant et on va en parler avec mon invité, donc Vivette Badrinatella.
00:33Bonsoir Vivek.
00:34Bonsoir, c'est un plaisir d'être là.
00:35Merci d'être avec nous, je sais que vous avez en plus un emploi du temps hyper chargé.
00:39Vous venez de terminer le Mobile Work Congress de Barcelone, où nous y étions d'ailleurs.
00:44On s'est raté, mais vous nous faites l'amitié d'être là ce soir pour justement nous parler,
00:48de faire un point sur l'actualité des télécoms qui est multifacette cette actualité.
00:53Il y a énormément de sujets parce que vous êtes finalement dans tous les secteurs et dans tous les sujets.
00:58à la fois des sujets géopolitiques, technologiques, bien évidemment, avec cette volonté de garantir la connectivité
01:04pour un maximum d'humains sur Terre, c'est ça qui est assez intéressant.
01:09Est-ce que vous pouvez nous expliquer un petit peu ce qu'est le GSMA et quel est votre rôle
01:13là-dedans ?
01:14Alors, je suis le directeur général de la GSMA.
01:17GSMA, c'est une institution depuis avril 2025 et donc c'est la première année.
01:22Ce MWC à Barcelone, c'est mon premier en tant que DG.
01:26C'est une association qui a presque 40 ans, qui est née d'abord dans un monde très technique quand
01:32le GSMA est sorti.
01:33Donc, en fait, GSMA, ça ne veut pas dire GSM Association.
01:39Au départ, ça voulait dire GSM Association, c'était l'association...
01:42De la technologie GSM.
01:44De la technologie GSM.
01:45Qui est une technologie européenne d'ailleurs.
01:46Et c'était donc une association très centrée sur l'Europe.
01:53Et en fait, d'ailleurs, qui a été presque issue d'un ensemble d'administrations publiques
01:57qui avaient mis ensemble leurs ressources pour réfléchir à une norme pour faire du téléphone mobile.
02:04Aujourd'hui, c'est Global System for Mobile Communications.
02:07Donc, les mêmes initiales, mais pour une définition un peu différente.
02:11Pourquoi ? Parce qu'entre-temps, le mobile, depuis la 2G, s'est étendu.
02:15Et surtout, s'est étendu de manière identique à partir de la 4G sur tous les continents.
02:23Depuis la 4G, nous avons un seul standard.
02:26On ne change plus de téléphone quand on change de pays.
02:28Et donc, cette association a évolué avec le temps,
02:32avec une implication plus forte d'autres régions du monde.
02:35Et c'est vraiment une association globale.
02:37Donc, je suis DG et je rapporte donc à un conseil d'administration
02:41qui comprend 23 patrons d'opérateurs qui sont les plus grands opérateurs du monde
02:47qui représentent pratiquement 80% des connexions mondiales.
02:49Et on a essentiellement trois missions.
02:52On fait de la technique. Pourquoi ? Parce qu'il faut que ça marche.
02:56Le plus visible, c'est le roaming.
02:58Il faut que les opérateurs se coordonnent pour que le téléphone fonctionne quand vous voyagez.
03:04Mais c'est aussi comment est-ce que, quand on passe de la 3G à la 4G,
03:09telle ou telle solution peut être mise en œuvre.
03:10Et puis, c'est intéressant de faire ça ensemble,
03:12parce que, finalement, ce n'est pas la peine que chacun réinvente
03:15une manière de faire le mobile dans chaque région.
03:19Et donc, on contribue aux travaux de normalisation
03:21et puis on fait de la standardisation technique ou de l'appui technique.
03:25Donc, ça, c'est un premier volet.
03:26Deuxième volet, c'est qu'on travaille sur les politiques publiques.
03:30Pourquoi ? Parce que les pays où le secteur mobile se développe bien,
03:35en général, c'est bon pour l'économie numérique.
03:37Donc, si les réseaux fonctionnent, si les clients peuvent avoir accès à cette technologie,
03:44ça marche beaucoup mieux.
03:45Et donc, on travaille avec les gouvernements pour trouver des politiques
03:47qui favorisent le développement du mobile.
03:50Puis, le troisième volet, c'est celui du MWC.
03:52On est aussi un lieu de rencontre.
03:54Un lieu de rencontre entre opérateurs et entre les technologies.
03:58Voilà, de tout l'écosystème téléclable, en fait,
04:00qui est de plus en plus important.
04:02Non, tout à fait.
04:04Alors, ce MWC 2026, nous y étions, puisque Tech & Co avait fait le déplacement,
04:09nous étions sur le stand d'Orange.
04:10Orange, un opérateur, vous connaissez bien, parce que je crois que vous y avez travaillé.
04:14J'ai travaillé 14 ans, et c'est une maison que j'adore.
04:16Voilà, Vodafone aussi, à Core.
04:18Enfin, voilà, vous avez un passé intéressant dans le monde des nouvelles technologies et des télécoms.
04:23Qu'est-ce qu'on peut retenir de ce Mobile World Congress 2026 ?
04:27C'est une très belle réussite.
04:29Je crois que j'en ai été content.
04:30Et bon, j'ai été hôtelier, donc quand je vois les gens qui ont le sourire sur ce terrain,
04:36qui représentent à peu près...
04:37Mission accomplie.
04:38Mission accomplie.
04:39Les conversations se tiennent.
04:40Les gens rencontrent les gens qu'ils ont envie de rencontrer.
04:42Un Mobile World Congress, c'est essentiellement quatre événements en un.
04:46D'un côté, c'est une conférence.
04:48Donc, on a 24 lieux de conférences, dont une grande scène.
04:541700 locuteurs, 1700 personnes qui discutent, qui échangent, qui donnent leurs idées.
05:01C'est une exposition.
05:03C'est 40 terrains de foot quand même, de superficie.
05:07C'est 2900 entreprises.
05:08Donc, effectivement, c'est une grande convention.
05:11Et vous étiez sur le stand d'Orange dans le Hall 3, là où il y a beaucoup de grands
05:15opérateurs.
05:16Bien sûr.
05:16Et beaucoup de constructeurs de smartphone aussi.
05:18Oui, parce qu'il y a encore un certain nombre de marques qui aiment bien montrer leur modèle là-bas.
05:24Et c'est très porteur.
05:25C'est aussi un événement start-up, un peu plus loin.
05:29Il y a plus de 1000 start-up qui viennent et qui rencontrent, j'ai coutume de dire, ils rencontrent
05:3470 milliards.
05:35C'est-à-dire qu'en fait, on a un certain nombre d'investisseurs qui se déplacent pour voir ces
05:391000 start-up
05:41et qui ont 70 milliards à investir.
05:43Et puis, il y a une conférence ministérielle.
05:45Alors, celle-là, elle n'est pas ouverte à la presse, mais c'est un très gros rassemblement d'autorités
05:51publiques.
05:51On avait presque 60 ministres, 55 ministres, je crois, 118 régulateurs, enfin 180 pays représentés.
05:59Et là, ces gens-là se réunissent pour discuter avec les dirigeants des sociétés de télécoms ou de tech.
06:06Comment se porte le marché des télécoms, Vivek ?
06:08Parce que c'est vrai que, alors, sur le papier, tout va bien.
06:11La 5G est en train de se généraliser.
06:13Mais quand on creuse un petit peu, on voit quand même qu'il y a certaines interrogations, voire certaines menaces.
06:19On va parler de la connectivité par satellite et la montée en puissance d'acteurs comme Starlink,
06:24mais aussi Jeff Bezos avec son Léo.
06:27La souveraineté, qui est un sujet très intéressant.
06:31Et la 5G.
06:32Parce que, finalement, la 5G, on nous l'avait vendue comme une vraie révolution de connectivité,
06:37qu'il allait tout changer.
06:38Je me souviens des arguments marketing de pouvoir jouer en VR à distance.
06:43Alors, il y a deux mots qui ont vu, c'est la VR et la distance, etc.
06:47Et que ça allait être un nouveau souffle, en fait, pour les télécoms.
06:51Sincèrement, est-ce que vous n'êtes pas planté sur ce sujet ?
06:54Alors, ce propos me rend fou.
06:59On a lu un certain nombre d'articles.
07:01Je vais vous dire où on les lit.
07:03Ceux qui parlent de la 5G en disant,
07:05« La 5G, c'était décevant, c'était pas au niveau où on voulait que ce soit. »
07:10Sauf ceux qui n'en font pas.
07:12Aller en Chine.
07:14Aller aux US.
07:15Là, ils ne sont pas en train de faire des proof of concept.
07:17Alors, après, les conditions, l'environnement, l'environnement économique est différent.
07:22Mais il y a une vraie différence.
07:24Un opérateur qui a déployé la 5G stand-alone,
07:27selon nos dernières études,
07:28il a un taux de croissance qui est le double de celui qu'il n'a pas fait.
07:31Donc, il faut choisir son camp.
07:33Quand on a déployé la 5G, la 5G stand-alone,
07:36celle qui permet les usages industriels.
07:39Qui est, on va dire, la génération mûre de la 5G.
07:44Parce que, pendant des années, en fait, il y a eu la 5G qui a été lancée,
07:47mais qui n'était pas la vraie 5G, qui n'était pas la version SA.
07:50Absolument.
07:51Donc, la 5G non-SA, c'est finalement une extension d'un 4G.
07:56Une 4G, une super 4G, quoi.
07:57C'est une 4G avec plus de spectre.
07:58Donc, effectivement, on fait la même chose que ce qu'on faisait en 4G,
08:02sauf qu'on a un peu plus de spectre,
08:04donc on a un peu plus de capacité.
08:05Donc, s'il y a plus de clients,
08:07on arrive quand même à leur servir leurs vidéos, leurs sites web.
08:10Vous avez surdimensionné, enfin, vous avez redimensionné le réseau.
08:12Oui, mais pour faire face à la montée de la norme,
08:15parce que la 4G a été un succès énorme.
08:17Les gens aiment bien regarder des choses sur leur smartphone.
08:19Ils font de plus en plus de choses avec,
08:21de l'image animée, des applications, etc.
08:24Donc, très logiquement, il en fallait plus.
08:25Mais la 5G stand-alone, c'était la vraie promesse de la 5G.
08:30Alors, il y a une grosse différence entre déclarer le succès de la 4G
08:35et déclarer le succès de la 5G.
08:37Pourquoi ?
08:37La 4G, ça a été fait pour, en gros, apporter l'Internet mobile à tout le monde
08:43dans de très bonnes conditions.
08:45Donc, des débits quasiment comme à la maison quand on se promène.
08:50C'est quoi le succès ?
08:51C'est que tout le monde s'en sert.
08:53Et pour que tout le monde s'en sert,
08:54il faut que tout le monde finisse par acheter un téléphone 4G.
08:57Alors, tout le monde ne change pas de téléphone tous les ans.
08:59Mais bon, vous prenez sur 2, 3, 4 ans,
09:02sur un cycle de renouvellement de terminaux,
09:04les gens vont acheter…
09:05Vous changez de technologie.
09:05Voilà, ils vont changer de technologie,
09:07parce que très naturellement, quand ils vont dans un magasin,
09:09la plupart des téléphones sont de la dernière technologie,
09:11ou au moins d'une technologie récente, à un prix abordable.
09:14Sur la 5G stand-alone,
09:17sur les applications industrielles,
09:18ce n'est pas une question de donner des téléphones à des gens
09:20ou de leur vendre des téléphones.
09:22Il s'agit que des entreprises, des ports,
09:26s'équipent pour suivre des containers avec des modules 5G.
09:29C'est que des usines installent des modules 5G
09:33pour qu'elles puissent déplacer et modifier leurs robots
09:36à l'intérieur de l'usine.
09:37C'est un hôpital qui va mettre de la 5G
09:40pour que les patients et les médecins puissent accéder
09:43à des systèmes de transmission de vidéos télécommandées.
09:47Ça, ça se fait une fois qu'on a installé la 5G stand-alone.
09:51Pourquoi ? Parce que c'est du B2B.
09:53Donc, il faut faire de l'informatique,
09:55il faut faire des projets pour pouvoir déployer tout ça.
09:59La Chine le fait.
10:00On en est à des centaines et des centaines
10:02d'applications différentes en production.
10:05Les États-Unis y sont.
10:06Mais bon, ils ont aussi un avantage,
10:08c'est que les opérateurs là-bas sont à l'échelle.
10:11En Chine, il y a trois opérateurs
10:13de 450 millions de clients en moyenne.
10:15Aux US, c'est trois opérateurs principaux
10:17à 150 millions chacun.
10:18En Europe, c'est quasi 100 opérateurs
10:22à 5 millions de clients chacun.
10:23On ne fait pas le même type d'investissement
10:25quand on est petit.
10:27Justement, c'est la question que tout le monde se pose en ce moment.
10:30Est-ce qu'il y a trop d'opérateurs en Europe ?
10:31Je crois que la question est enfin vraiment sur la table.
10:35La Commission européenne est en train de revoir
10:37ce qu'on appelle les merger guidelines,
10:40les lignes directrices pour les fusions entre entreprises.
10:43Parce que je crois que là, dans le rapport Draghi,
10:46dans le rapport l'État, ça a été assez clair,
10:48la connectivité est importante pour l'Europe.
10:51Et le marché ne permet pas,
10:54la structure de marché telle qu'elle est aujourd'hui
10:55ne fait pas émerger d'acteurs vraiment de grande échelle.
10:58Il faut augmenter l'échelle des opérateurs
11:00si on veut que la connectivité marche mieux en Europe
11:02pour que l'ensemble de l'industrie
11:04puisse se moderniser
11:06et faire toutes ces choses dont on parlait,
11:07la 5G, des usines connectées,
11:10de la médecine connectée, etc.
11:13Connecter des milliers et des milliers d'objets
11:15en gérant la capacité
11:17pour ne pas que ça interfère aussi
11:19avec la qualité pour les clients.
11:21Donc la réforme de la structure de marché,
11:23c'est un sujet essentiel.
11:25Et on espère que la Commission
11:26fera bouger les lignes cette année.
11:28Mais est-ce qu'il y aura une entente
11:29entre les opérateurs ?
11:31Parce que ça veut dire quoi ?
11:32Ça veut dire qu'idéalement,
11:33il faudrait passer de 100 opérateurs
11:34à quoi ? 3-4 ?
11:35À ce moment-là, au niveau européen ?
11:37Si on suit le modèle chinois
11:39et ou le modèle américain,
11:41c'est ça, en fait,
11:41l'ordre de grandeur.
11:43On en est loin.
11:44Je pense qu'il faut le regarder
11:45d'abord pays par pays.
11:46Alors on oppose souvent...
11:48Il faut créer le marché unique des télécoms
11:49parce que ça rend plus facile
11:51le travail pour tout le monde.
11:52Je crois qu'il y a pas mal de réflexions
11:53sur le fait que l'Europe doit
11:55pouvoir se comporter comme un marché
11:57parce que finalement,
11:58on est très différents en nature des US.
12:00Mais on voit que c'est compliqué, Vivek.
12:02On voit que c'est compliqué
12:03pour que tous les pays se mettent d'accord.
12:04On le voit tous les jours
12:05sur des sujets qui n'avancent pas.
12:08Il y a des initiatives
12:09où on peut se dire
12:12qu'elles sont plus lentes
12:12que ce qu'on voudrait.
12:13La Commission a lancé
12:14un Digital Network Act récemment
12:16avec des règles de simplification.
12:18On n'y est pas encore.
12:19Parce que le rapport Draghi,
12:19vous en parlez,
12:20il est passé un petit peu à la trappe,
12:21finalement.
12:23Il a été très écouté,
12:25mais il n'a pas été suivi
12:26d'énormément de faits.
12:27Je pense qu'on est vraiment...
12:29Oui, si on commence à suivre
12:30toutes les recommandations
12:31et à se dire lesquelles ont été appliquées,
12:33dans notre secteur,
12:34on est encore en attente.
12:35C'est très, très clair.
12:36En tant que GSMA,
12:38on a de cesse de répéter
12:40que ce qu'il y avait
12:41dans le rapport Draghi,
12:42on pense que c'est exactement ça
12:43qu'il faut qu'on fasse
12:44pour renforcer ce socle
12:47qui est la collectivité.
12:49Si on veut faire de l'IA,
12:50si on veut faire des usines modernes,
12:52il faut que le réseau fonctionne.
12:54Parce que le problème,
12:55c'est une équation économique.
12:56C'est-à-dire que plus il y a d'opérateurs,
12:59moins il y a d'argent.
13:00On est d'accord.
13:01C'est ça le nerf de la guerre.
13:02Et les investissements sont plus faibles.
13:05On a une économie de coût fixe.
13:07C'est-à-dire que couvrir un pays,
13:08il y a un moment,
13:09il faut mettre suffisamment d'antennes
13:11pour que tout le monde puisse avoir de la 5G.
13:13Si on veut que toutes les entreprises
13:16puissent avoir de la 5G stand-alone,
13:19comme on l'évoquait,
13:19pour pouvoir aller acheter des équipements
13:22ou moderniser leur système de production,
13:25il faut pouvoir couvrir le pays.
13:26Si on est trop petit,
13:28on n'a pas les moyens.
13:29Et surtout,
13:30si on a trop peu de clients,
13:32on ne peut pas se payer cet investissement
13:35parce que le marché est trop petit.
13:37Donc, cette concentration est d'abord
13:39dans chaque pays.
13:40S'il y a trop d'opérateurs,
13:43au moins deux ou trois d'entre eux
13:44vont avoir du mal à faire le nécessaire
13:46pour être dans la course.
13:48Alors après, on pourra toujours dire
13:49« Ah oui, la 5G n'a pas tenu ses promesses. »
13:52Mais la réalité, c'est qu'elle n'a pas tenu
13:54parce qu'on n'y est pas allé.
13:55Après, ça pose un problème de concurrence
13:57et de tarifs, tout ça.
13:59Parce que si, effectivement,
14:00on se retrouve avec quelques opérateurs européens,
14:02il faut quand même qu'il y ait une concurrence
14:03qui soit dynamique.
14:05Aujourd'hui, alors on peut soit le déplorer,
14:08soit l'applaudir.
14:10En France, on a la chance, nous, consommateurs,
14:12d'avoir des tarifs jamais vus en termes de télécom,
14:14que ce soit pour l'Internet fixe
14:16ou l'Internet mobile.
14:17Si demain, il n'y a plus que trois opérateurs,
14:19comment avoir des garde-fous
14:20pour garantir toujours ces tarifs
14:22abordables ?
14:23C'est un vrai problème, non ?
14:24Enfin, en tout cas, une équation à mettre en place.
14:26C'est une crainte.
14:27C'est forcément la crainte d'un régulateur
14:29qui va se dire,
14:30si je réduis le nombre d'opérateurs
14:31qui font le choix pour concurrence...
14:32Rappelons qu'aux US,
14:33les abonnements coûtent beaucoup plus cher.
14:35Il y a deux questions à regarder.
14:38Effectivement, les clients achètent,
14:39mais les clients achètent beaucoup plus de choses
14:41pour ces abonnements.
14:42La vraie question, c'est
14:43quels sont les prix que vous payez
14:46pour avoir un service correct, complet ?
14:51Après, si vous décidez d'y rajouter,
14:53contre une petite réduction,
14:54votre abonnement à un service de streaming,
14:58la sécurité à la maison,
14:59votre facture va renflée.
15:00Oui, bien sûr.
15:01Elle va renflée, mais vous avez quelque chose...
15:02Oui, mais elle est légitime.
15:03Elle est totalement légitime.
15:04La bonne question, c'est pas
15:06quel est le prix moyen que les gens payent,
15:08parce que si les opérateurs veulent
15:09vous donner plus de services différents
15:11en faisant du bundle,
15:13ma foi, c'est du commerce.
15:14Bien sûr.
15:14La vraie question, c'est
15:16oui, mais si je veux
15:17mes X gigas
15:19de consommation raisonnable
15:21ou normale ou moyenne,
15:23à quel prix je peux les avoir
15:25dans un État ?
15:25Allez regarder aux États-Unis,
15:27vous allez voir que...
15:28On n'est pas si loin que ça ?
15:28Dans les 20 dollars,
15:29vous avez un forfait.
15:31Je vais vous prendre un autre exemple
15:33qui est plus intéressant
15:34de mon point de vue,
15:34parce qu'il prouve le point.
15:37Je le prends parce que
15:38je connais un peu ce pays,
15:39mais je le prends aussi
15:40parce que c'est un ministre allemand
15:41qui l'a dit pendant le MWC,
15:43qui a donné l'exemple de l'Inde.
15:45On est rendu à trois opérateurs en Inde.
15:48La couverture 5G
15:49n'a jamais été aussi large.
15:51On a atteint une vitesse
15:52de déploiement de la 5G
15:53qui est juste incroyable.
15:54Alors que c'est un pays gigantesque.
15:55C'est plus d'un milliard d'habitants.
16:00L'ARPU, il n'a pas bougé.
16:02Quasiment pas.
16:03Il est passé de 2,50 à 2,80 dollars.
16:07On est dans ces prix-là.
16:09Après, le niveau de vie
16:10n'est pas tout à fait le même.
16:11Le niveau de vie n'est pas tout à fait le même,
16:13mais surtout les opérateurs.
16:14Qu'est-ce qu'ils ont fait ?
16:15Comme ils étaient plus gros,
16:16comme ils avaient plus de clients,
16:18ils avaient plus de base
16:19sur laquelle amortir
16:21un déploiement plus ambitieux de 5G.
16:23Et ça, je crois que c'est quand même...
16:25Donc c'est ça la clé.
16:26C'est le pari qu'on peut faire.
16:27C'est permettre à des opérateurs
16:29d'avoir plus de clients.
16:31Je ne veux pas dire nécessairement
16:32qu'ils vont en plus augmenter le prix
16:33à chaque client,
16:34mais surtout,
16:35ça va leur permettre d'investir
16:36pour créer une infrastructure.
16:38Et aujourd'hui, l'Europe,
16:38elle en a besoin de cette infrastructure.
16:40Avant de parler d'une concentration européenne,
16:42la concentration française est en route
16:44avec la vente de SFR.
16:47C'est plutôt une bonne chose
16:49pour le marché des télécoms français ?
16:51Pour moi, moins d'opérateurs.
16:53Aujourd'hui, ils passaient de 4 à 3.
16:55Il n'y a pas de raison que ça ne marche pas.
16:58Le Royaume-Uni vient de l'autoriser.
17:00Le déploiement fait au Royaume-Uni
17:03des nouvelles technologies
17:05est plutôt en train d'accélérer.
17:08L'impact sur les prix n'a pas l'air d'être...
17:11Je pense que ça marche.
17:13La France a besoin d'investissement
17:17dans la 5G.
17:18Si, après cette opération,
17:20il y a plus d'argent
17:21pour que les opérateurs
17:22qui seront présents
17:24déploient plus de technologies,
17:25je pense que ça ne peut être que bénéfique.
17:28Quel est le rôle du GSMH
17:29dans cette concentration des télécoms ?
17:32Vous avez un rôle d'observateur là-dessus ?
17:35Ou pas du tout, finalement ?
17:36Ce sont les opérateurs entre eux
17:37qui se débrouillent ?
17:38Non, c'est les opérateurs
17:39qui se débrouillent
17:41et ce sont les régulateurs,
17:42les autorités de concurrence,
17:44soit européennes, soit nationales.
17:46Mais vous n'avez pas de rôle
17:47dans ces transactions-là ?
17:50Non, pas directement.
17:51La seule chose qu'on fait,
17:52c'est par contre,
17:52nous avons la chance
17:53d'avoir accès à beaucoup d'informations
17:55puisque nous sommes l'association
17:56de toute l'industrie.
17:57On a produit notamment récemment
17:59une étude assez détaillée pour l'Europe
18:02pour dire,
18:04quand on regarde une fusion
18:05dans le domaine des télécoms
18:07ou dans d'autres domaines
18:09où il y a de l'innovation
18:10et de la technologie,
18:11comment est-ce qu'on devrait la regarder ?
18:12Il ne faut pas regarder
18:13que le prix à court terme,
18:15il faut aussi regarder l'investissement,
18:16l'innovation,
18:17la capacité de faire des choses neuves
18:19et notre message
18:20vers la Commission européenne,
18:22c'est qu'il faut regarder tout ça
18:23en même temps
18:23parce qu'il ne suffit pas de se dire
18:25« Ah oui, mais si on passe de 4 à 3,
18:28peut-être que les prix vont un peu augmenter au début »,
18:29ce n'est pas ça la question.
18:32C'est quelque chose à éviter,
18:33mais il y a d'autres choses qui se passent.
18:35Si d'un autre côté,
18:36on peut déployer des services
18:37parce que les opérateurs
18:38ont la capacité d'investir,
18:40ça vaut quand même la peine.
18:41Juste une dernière question
18:42sur cette concentration européenne.
18:44À votre avis,
18:44quel agenda pour essayer de structurer ça
18:48au niveau européen
18:49et réglementaire
18:50pour qu'il y ait moins d'opérateurs ?
18:51C'est un travail de longue haleine
18:54qui va prendre des années.
18:55Vous avez quand même un objectif cible
18:56ou pas sur ce sujet ?
18:58Ce ne sont pas les acteurs qui la définissent,
19:00ce sont les opérateurs qui la définissent.
19:02Pour moi,
19:02si le tabou du 4 vers 3 évolue,
19:06si les lignes directrices de l'Europe
19:09sont très claires,
19:11et je crois que ça va prendre...
19:13Madame von der Leyen a dit
19:14qu'on va le faire cette année, en 2026.
19:16Ça ouvre la porte.
19:18Après, les acteurs s'organisent.
19:19On parle d'une opération possible en France.
19:23J'imagine que dans pas mal de pays,
19:26ça peut suivre derrière.
19:29Autre sujet qui est passionnant,
19:30c'est la montée en puissance
19:33de la connectivité par satellite.
19:34Vous suivez bien sûr.
19:35On a beaucoup parlé
19:36durant ce MWC, justement,
19:40de connectivité,
19:42que ce soit Starlink,
19:43la montée en puissance aussi de Léo,
19:46donc l'entreprise de Jeff Bezos d'Amazon,
19:48et puis aussi les solutions souveraines
19:51avec E-Telsat,
19:52OneWeb, etc.
19:54Iris Carré.
19:56Je me souviens, l'année dernière,
19:57je vous posais la question,
19:59est-ce que vous avez peur, en fait,
20:01de cette montée en puissance
20:02de la connectivité par satellite ?
20:03Vous m'aviez dit que c'était...
20:05à la fois, c'était plus un partenaire,
20:07finalement, Starlink, etc.,
20:09qu'un ennemi.
20:10Est-ce qu'un an après,
20:12votre posture a changé sur ce sujet ?
20:14Pas fondamentalement.
20:15Je pense qu'au contraire,
20:16d'abord, la technologie montre de belles promesses,
20:18et d'ailleurs,
20:19les membres de la GSMA
20:21signent tous des partenariats
20:22avec tel ou tel prestataire
20:25de solutions satellites.
20:27Pourquoi ?
20:27Parce que c'est un super service.
20:29C'est un service complémentaire.
20:31Je vous rappelle qu'il y a,
20:33en gros, 3 milliards,
20:34300 millions de personnes,
20:35400 millions de personnes
20:36qui n'accèdent pas à l'Internet mobile aujourd'hui.
20:39Parce qu'il n'y a pas de réseau ?
20:41Non.
20:42Parce qu'il y en a 300 millions
20:43qui n'ont pas de réseau.
20:44Il y en a 3 milliards,
20:46100 millions
20:46qui ont du réseau
20:47mais qui n'accèdent pas à l'Internet mobile
20:49pour de bien d'autres raisons.
20:51Parce qu'ils n'ont pas les moyens
20:51de s'offrir un mobile ?
20:52Ils n'ont pas les moyens
20:52de se payer un smartphone
20:54ou ils n'ont pas de contenu
20:56qui les intéresse,
20:57souvent parce que
20:58tout le contenu qu'ils trouvent
20:59n'est pas dans la langue
21:00qu'ils parlent,
21:02ou parce qu'ils ont peur
21:03des risques et des attaques
21:05ou des piratages.
21:07Et donc,
21:07il y a un travail d'éducation,
21:09il y a un travail
21:09de développement de contenu
21:10et il y a surtout un travail
21:11pour rendre les smartphones abordables.
21:13Mais les 300 millions,
21:14ils existent toujours.
21:15Et puis,
21:16dans des situations de crise,
21:17dans des situations
21:18de couverture faible,
21:20des zones reculées,
21:21etc.,
21:21le fait de pouvoir accéder
21:23par satellite,
21:24c'est juste extra.
21:25Donc,
21:26les opérateurs l'ont bien vu,
21:27les clients en ont besoin
21:29pour une partie du temps.
21:31Pour une partie du temps
21:32où ils ne sont pas
21:33à portée d'une antenne.
21:35Donc,
21:37fondamentalement vu du client,
21:38ça reste une technologie
21:40complémentaire
21:41d'une couverture terrestre.
21:42et c'est totalement logique
21:45et ça a de la valeur.
21:47Il y a des enjeux
21:49autour du spectre
21:50parce qu'il y a du spectre
21:53possible pour le satellite.
21:54Donc,
21:54les spectres,
21:55en fait,
21:55ça va être les gammes d'ondes.
21:56Les gammes d'ondes
21:57sur lesquelles on peut
21:58communiquer entre un téléphone
21:59et un satellite.
22:00OK.
22:01Et il y aura un certain
22:02nombre de débats
22:03à Shanghai en 2027
22:05dans la grande conférence mondiale
22:07des radiocoms
22:07qui vont porter beaucoup
22:09sur des sujets
22:10autour de l'interfonctionnement
22:11entre les ondes
22:13qu'on utilise
22:13pour pointer sur le satellite
22:15et les ondes qu'on utilise
22:17pour...
22:17Les ondes terrestres,
22:18on va dire.
22:18Voilà, terrestres.
22:19Et donc,
22:20en fonction de comment
22:21tout ça se dessine,
22:22on pourra faire plus
22:24ou faire moins
22:24avec le satellite.
22:26Une des choses
22:26qui est importante pour nous,
22:27c'est en revanche
22:28que tout le monde
22:30soit soumis aux mêmes règles
22:31pour le même service.
22:33Il n'y a pas de raison
22:34que sur un service terrestre
22:36où il y a un certain
22:38nombre d'obligations,
22:39d'appels d'urgence,
22:42suivis en cas
22:43de réquisition judiciaire...
22:45Autorisation des fréquences
22:46qui coûtent des milliards,
22:47en tout cas.
22:48Je prends l'exemple
22:48de la France,
22:49mais c'est des dépenses
22:50qui sont colossales
22:51pour les opérateurs.
22:52Le fait de pouvoir
22:53administrer
22:54et utiliser ces fréquences.
22:56C'est vraiment...
22:57un morceau de patrimoine
22:58collectif
22:59qui a de la valeur.
23:00Il faut que les règles
23:01soient les mêmes
23:01aussi pour le satellite
23:02parce que sinon,
23:03on a un trou dans la raquette.
23:04Juste pour évoquer
23:06encore ce sujet,
23:07c'est vrai que la technologie
23:07est incroyable,
23:08mais finalement,
23:09est-ce que vous n'avez pas
23:10raté le train
23:11de ce truc-là ?
23:12Aujourd'hui,
23:12ce sont des opérateurs privés,
23:15Elon Musk,
23:16Jeff Bezos,
23:17qui sont en train
23:17d'arroser le monde entier
23:19de ces connexions
23:21par satellite.
23:22Est-ce que ce n'était pas
23:23justement
23:24aux opérateurs télécom
23:25de s'accaparer
23:26cette technologie ?
23:28Oui et non.
23:28Les opérateurs télécom
23:29avaient été uniquement
23:31un des utilisateurs
23:32des technologies satellites,
23:33notamment pour les télécommunications
23:35de très grande distance.
23:37Oui, bien sûr.
23:38Pour des...
23:39Enfin, en B2B,
23:40c'est-à-dire
23:41à l'infrastructure
23:42du réseau.
23:43Mais je pense
23:44qu'aussi,
23:44il y a une dimension...
23:45La vraie transformation,
23:47elle vient d'où ?
23:48Elle vient notamment,
23:50je dirais,
23:50de la révolution
23:51des lanceurs.
23:52Parce que ce qu'on fait
23:53aujourd'hui,
23:55qu'on ne pouvait pas faire
23:56il y a 20 ans,
23:57ça vient du fait
23:58qu'on est capable
23:59de miniaturiser plus
24:01des satellites
24:02qu'on envoie
24:02en orbite basse
24:03et surtout d'en envoyer
24:04beaucoup à un prix
24:05beaucoup plus bas
24:06grâce aux nouvelles technologies
24:07de lanceurs.
24:08Et donc,
24:09quelque part,
24:10celui qui est capable
24:11de piloter
24:12la réduction
24:13du coût des lanceurs
24:15a une place privilégiée
24:16dans l'aventure
24:18du déploiement
24:19de réseaux
24:19en basse altitude.
24:21Mais ce qui est vrai,
24:22c'est que les opérateurs
24:23embrassent cette technologie
24:24parce qu'ils ont envie
24:26de la proposer
24:26à leurs clients
24:27en complément
24:28de leur réseau terrestre.
24:29Et ça,
24:30c'est totalement logique.
24:32Et ça ne vaut pas forcément
24:32la peine de lancer
24:33pour un opérateur
24:35une constellation complète
24:36de 15 000 satellites
24:37autour de la Terre.
24:38Je dis peut-être
24:39une bêtise,
24:39mais est-ce que le GSMA
24:40n'aurait pas pu se dire
24:41OK,
24:41enfin le GSMA
24:42où la plupart
24:43des gros opérateurs
24:44mondiaux,
24:44OK,
24:45on va mettre
24:45tant de milliards
24:46sur la table
24:46et on va lancer
24:47notre propre constellation ?
24:51Il y a une option.
24:53Il y avait une idée.
24:54Ils l'ont fait
24:54pour le sous-marin,
24:55par exemple.
24:56Les caves sous-marins.
24:57Bien sûr.
24:57Les caves sous-marins,
24:58bien évidemment.
24:58Il y avait une logique
24:59de consortium.
25:00Je crois que cette technologie,
25:03elle a...
25:03On sent un peu un regret
25:04quand même
25:05dans votre discours
25:07sur ce sujet.
25:08on pourrait mettre
25:08Paris en bouteille.
25:09Non, non, non,
25:10c'est clair.
25:10C'est ça.
25:12C'est certain
25:13que c'est une technologie
25:14qui est globale,
25:17qui peut être partagée.
25:19très complémentaire
25:19de ce que vous proposez
25:20aujourd'hui.
25:21Absolument.
25:21Parce que qu'est-ce
25:22qui va se passer
25:22à votre avis
25:22dans quelques années ?
25:23Je vais scanner
25:24mon réseau.
25:25J'aurai Orange.
25:27Alors, je parle
25:27de la France.
25:28Orange,
25:28bon, peut-être plus SFR,
25:30mais Orange,
25:31Oui, Free.
25:32Et j'aurai Starlink
25:33aussi sur mon téléphone.
25:35Est-ce que vous aurez
25:36envie de prendre
25:37un abonnement juste
25:38pour faire Starlink
25:39ou dans la mesure
25:40où les autres opérateurs
25:43terrestres
25:43ou l'offrent
25:44comme une option
25:44complémentaire,
25:45vous l'utiliserez
25:464% du temps ?
25:48Est-ce que c'est...
25:50Vous en avez envie,
25:51mais si c'est pour l'avoir
25:53pour 4% du temps,
25:54c'est peut-être pas celui
25:55sur lequel...
25:56Peut-être pour les zones blanches.
25:57Mais quand vous allez
25:58faire votre rando
25:59dans le Vercors
26:00et qu'il n'y a pas
26:01de couverture
26:01sur la colline
26:02où vous êtes,
26:03vous serez très contents
26:04de l'avoir,
26:04mais il n'y a pas que ça.
26:05Je ne veux pas réduire
26:07à des zones blanches.
26:08Je pense que tout le monde
26:09a envie de l'avoir.
26:10Et puis aussi,
26:11quand il y a une panne
26:11ou quand il y a une inondation,
26:13on a envie d'avoir ce service.
26:14Mais ça reste un service
26:15de complément pour l'instant
26:18et puis quand même
26:19qui est plutôt utilisable
26:21à l'extérieur
26:22en ligne de vue
26:23des satellites.
26:25Donc,
26:25ce n'est pas avec ça
26:26que vous faites
26:27toute votre vie numérique.
26:28Oui, c'est clair.
26:29Après,
26:30Elon Musk est quand même
26:31assez étonnant
26:31comme garçon.
26:33Je crois avoir vu passer
26:34des ingénieurs
26:35qui envoyaient des tweets
26:36via Starlink
26:37à l'intérieur des bâtiments.
26:38en fait.
26:39Donc,
26:39on voit que
26:41je pense qu'il a
26:42une stratégie
26:44technique,
26:45technologique
26:45qui va bien au-delà
26:47de ce qu'on peut faire
26:48aujourd'hui.
26:49Mais bon,
26:49peut-être que...
26:50Non,
26:50il faut être humble.
26:51Il ne faut jamais insulter
26:53l'avenir en matière
26:54de technologie
26:54parce qu'on peut avoir
26:55des surprises.
26:56Ce qui est vrai,
26:57c'est qu'en intérieur,
26:58ça appelle d'autres
26:59ressources de spectre.
27:01Donc,
27:01entre pouvoir le faire
27:02et pouvoir l'offrir
27:04à 30 millions de clients,
27:05ce n'est pas tout à fait
27:06la même chose.
27:06Mais n'insultons pas
27:08l'avenir là-dessus.
27:10Petite question
27:11sur le contexte géopolitique
27:13et cette période de guerre
27:16que nous sommes en train
27:16de vivre.
27:18J'imagine que vous
27:18suivez ça de près
27:19parce que forcément,
27:20vous êtes l'un des nerfs,
27:23l'un des moteurs
27:24de tout cela.
27:25Qu'est-ce que vous pourriez
27:26nous dire là-dessus
27:27en ce moment ?
27:28Sujet compliqué,
27:29inquiétant ?
27:30D'abord inquiétant
27:31fondamentalement
27:32parce que beaucoup
27:32de populations souffrent
27:34et sont soumises
27:35à beaucoup de risques
27:36et de dangers
27:36donc c'est une période
27:38difficile.
27:39D'ailleurs...
27:40Et puis j'imagine
27:40qu'avec ces frappes,
27:42il y a des destructions
27:42de réseaux,
27:44des choses comme ça.
27:45Ah mais on a...
27:46D'ailleurs,
27:46pour tout vous dire,
27:47lors de cet événement,
27:48il y a un moment
27:48où on remet des prix
27:49aux ce qu'on appelle
27:51les GloMo Awards
27:52pour des grands projets
27:54dans le domaine
27:55des télécoms
27:55tous les ans.
27:56Donc on a presque
27:57300 juges
27:58qui étudient
27:59les propositions
28:00mais il y en a un spécial
28:01qu'on a donné
28:02à tous ceux
28:03qui donnent
28:04des télécoms
28:05dans des situations
28:06de crise
28:06qui peuvent être
28:07climatiques
28:08ou militaires
28:09ou des conflits
28:12et ce qu'on voit
28:13c'est que
28:14il faut courir vite
28:16pour réparer
28:16des antennes
28:17qui se font bombarder.
28:18Aujourd'hui...
28:19Là,
28:20l'Internet par satellite
28:21a du sens.
28:22Mais absolument,
28:22en Ukraine,
28:23l'opérateur ukrainien
28:24Véon
28:26est aujourd'hui
28:27le premier
28:28partenaire
28:29télécom
28:30de Starlink
28:30pour Kvistar
28:31qui est l'opérateur
28:33en Ukraine.
28:34Pourquoi ?
28:35Parce que
28:35quand il y a des mines
28:36même si vous avez
28:37envie d'envoyer
28:38votre technicien
28:38pour réparer
28:39l'antenne
28:39qui est cassée
28:40vous n'y allez pas.
28:41Donc on a
28:42ce vrai besoin
28:43dans ces situations.
28:44Est-ce que vous prenez
28:45juste encore une fois
28:46une question
28:46pour la collectivité satellite
28:48parce qu'elle me vient
28:48à l'esprit
28:49vous évoquez
28:49Starlink et l'Ukraine
28:50est-ce qu'il faut
28:51qu'on ait une solution
28:53européenne
28:53souveraine
28:55de substitution ?
28:56Je pense qu'il faut
28:57de la pluralité
28:58de l'offre
28:59dans ce domaine
28:59pour des questions
29:00de résilience
29:01et pour des questions
29:02de saine concurrence
29:04aussi.
29:06On se posait
29:07la question
29:08au début de l'émission
29:094 opérateurs
29:10ou 3 opérateurs
29:11est-ce que c'est bien
29:11ou pas bien ?
29:12Est-ce que c'est bien
29:13d'avoir un seul
29:14prestataire de satellite
29:15pour toute la planète ?
29:16On va en avoir deux
29:17avec Léo.
29:18On va avoir Léo
29:19je pense qu'on a
29:20un certain nombre
29:21de solutions
29:22pour le B2B
29:22que Telsat
29:23propose aujourd'hui
29:24il peut y en avoir
29:25d'autres.
29:25Qui n'est pas
29:26de la même envergure
29:26que Starlink
29:27ou Léo
29:27on est d'accord ?
29:28Non non
29:28et Jean-François
29:29Fallaché
29:29lors de notre événement
29:30on parlait
29:30de ce qu'il faudrait faire.
29:32Il était sur notre plateau
29:33aussi
29:34il nous a expliqué ça
29:35et ils ont racheté
29:37OneWeb
29:37ce qui déjà leur donne
29:38une couche
29:40d'orbite basse
29:41et ce qu'il en faut plus
29:42nous les opérateurs
29:44sont ravis
29:44quand il y a
29:45un peu plus de choix
29:46sur les solutions
29:47par satellite
29:48c'est clair.
29:49Surtout dans ce contexte
29:49géopolitique
29:50un peu troublé
29:51on voit que
29:52Elon Musk
29:52a coupé
29:53son réseau
29:55à la Russie
29:55par exemple
29:56alors parce que
29:57c'est un ennemi
29:57mais qui nous dit
29:58que demain
29:59on ne sera pas
30:00un ennemi
30:00d'Elon Musk
30:01finalement ?
30:02Je crois que
30:02ce sujet de souveraineté
30:04il pose ces questions
30:04de résilience
30:05l'autonomie
30:06c'est d'avoir le choix
30:06dans beaucoup de cas
30:08et c'est ce qui fait
30:09que tout le monde
30:09est un peu plus
30:10est obligé
30:11de tenir compte
30:12de ce que les autres
30:13seraient capables de faire.
30:14Vivek, merci beaucoup
30:16pour toutes ces réponses
30:18éclairantes
30:18et passionnantes
30:19sur la stratégie
30:20du GSMA
30:23on se retrouve
30:25l'année prochaine
30:25au Mobile World Congress
30:27Oui
30:27on a eu 105 000 personnes
30:29cette année
30:29c'était une nouvelle réussite
30:31et on espère
30:32développer encore
30:33plein d'autres choses
30:34l'année prochaine
30:34mettre de nouveaux thèmes
30:35c'est un événement
30:36qui se réinvente
30:37ça sera les 20 ans
30:37l'année prochaine
30:38c'était les 20 ans
30:39à Barcelone
30:39cette année
30:40et dans pas longtemps
30:42on aura 40 ans
30:42comme association
30:43donc on a toujours
30:44une raison
30:45de ce qu'il y aura
30:46de pas souffler
30:47des bougies
30:48très bien
30:48merci pour votre temps
30:50merci pour toutes
30:51ces explications
30:51qui étaient vraiment
30:52éclairantes
30:53et voilà
30:55ce Tech&Co
30:55est terminé
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