Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 9 minutes
Retrouvez l’émission le 19h Eco présentée par Guillaume Paul du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00BFM Business présente
00:05Le 19h écho, Guillaume Paul
00:08Il est 19h, soyez tous les bienvenus sur BFM Business.
00:12Dans l'actualité ce soir, on est encore en train de vivre une journée très très agitée sur les marchés.
00:16Et encore une fois, on le doit à Donald Trump qui repousse donc de 5 jours l'ultimatum lancé aux
00:21Iraniens sur le détroit d'Hormuz.
00:235 petits jours, mais ça suffit au bonheur des marchés.
00:26On va aller à Washington bien sûr dans un instant.
00:28En France, beaucoup d'hommages bien sûr après le décès de Lionel Jospin.
00:32L'ancien Premier ministre laisse un héritage économique conséquent.
00:36Les 35 heures bien sûr, les emplois jeunes, la couverture maladie universelle.
00:40On fera l'inventaire, comme dit l'expression avec Hugo Babé dans une dizaine de minutes.
00:44Et puis gros coup dur en Italie pour Giorgia Meloni.
00:47Elle vient de perdre le référendum qu'elle avait organisé sur la réforme judiciaire.
00:51Référendum qui avait valeur de test pour elle à un peu plus d'un an des élections législatives.
00:56Voilà une petite partie du programme pour aller jusqu'à 19h30.
00:59Bonne soirée.
01:04Vécu les marchés financiers aujourd'hui, elle avait mal commencé.
01:08Et puis tout s'est retourné vers midi pour nous quand Donald Trump a finalement décidé de décaler de 5
01:13jours la date butoir de l'ultimatum fixé à Téhéran.
01:17Bonsoir Antoine Hollard, vous êtes à Washington.
01:19Il a décalé l'échéance et en plus il a radicalement changé de ton vis-à-vis des Iraniens, Antoine.
01:26Oui exactement. Et ce qui frappe dans les propos de Donald Trump, c'est son optimisme à plusieurs reprises.
01:31Lors de cette réunion dans le Tennessee, il a expliqué qu'un accord est en bonne voie, qu'il a
01:36de bonnes chances de trouver un accord.
01:37Trump se donne 5 jours, dit-il, pour y parvenir un peu plus tôt dans la journée.
01:41Il avait même indiqué que ça pourrait aller encore plus vite.
01:44Donald Trump qui a surpris tout le monde ce matin, d'abord sur son réseau social,
01:47en indiquant que des discussions sont en cours, qu'elles sont très bonnes, qu'elles sont productives.
01:52Des propos qu'il a ensuite réitérés au pied de son avion alors qu'il quittait la Floride.
01:56Il a donné à cette occasion plus de détails, indiquant que c'est Steve Witkoff et Jared Kushner,
02:00ces deux hommes de confiance, qui mènent les discussions.
02:04Autre surprise, Donald Trump dit qu'il y a déjà 15 points d'accord majeur avec Téhéran.
02:09Et puis donc à nouveau dans le Tennessee, Donald Trump se montre extrêmement optimiste.
02:14Trump qui aussi explique que c'est grâce à sa stratégie finalement que les discussions avancent bien.
02:20Il explique que c'est parce qu'il a menacé de détruire toutes les infrastructures énergétiques
02:24et toutes les centrales électriques iraniennes que les Iraniens sont venus à la table des discussions.
02:30Trump dit que ce n'est pas lui qui a contacté les Iraniens, mais que ce sont les Iraniens qui
02:34sont venus à lui.
02:35Façon aussi de montrer aux Américains qu'il est en position de force dans ces discussions.
02:39Merci beaucoup Antoine. Antoine Hollard, donc en direct de Washington pour BFM Business.
02:43Donald Trump qui se donne donc quelques jours supplémentaires.
02:46On ne sait pas pour l'instant quelle sera l'attitude des Iraniens.
02:49Ce qui est sûr en tout cas, c'est que partout dans le monde, on continue de s'inquiéter pour
02:53ces infrastructures énergétiques.
02:54Bonsoir Clémence Dibout, vous êtes à Haifa en Israël.
02:58Israël qui a été frappé pas plus tard que samedi à proximité d'un centre de recherche nucléaire, Clémence.
03:05Avec ce missile iranien qui n'a pas été intercepté par la défense et qui s'est écrasé dans la
03:10ville de Dimona au sud du pays or.
03:12Dimona, elle est réputée pour abriter un centre nucléaire israélien.
03:16C'est-à-dire que la menace est prise très au sérieux ici.
03:19Il faut dire qu'aujourd'hui, les médias d'État iraniens ont fait état de citations.
03:24Ils ont cité deux infographies concernant deux centrales électriques israéliennes.
03:29Une dans le sud, à Ashkelon, centrale thermique, l'une des plus modernes du pays qui produit 15% d
03:34'électricité.
03:35Et cette centrale derrière moi, un peu au sud de Raifa, qui produit à elle seule 19% de l
03:40'électricité.
03:41En montrant, en pointant du doigt ces deux centrales, on est sur un tiers de l'électricité dans le pays.
03:46Évidemment, c'est stratégique. Les Israéliens prennent la menace très au sérieux.
03:50Les renforcements de protection tout autour sont en cours depuis le début de la guerre.
03:54Parce qu'évidemment, s'il n'y avait plus d'électricité, ce serait très compliqué pour continuer la vie normale,
03:59l'économie, mais aussi la faire la guerre.
04:02Donc voilà pourquoi ces sites sont très sensibles.
04:04Et voilà aussi pourquoi les Iraniens le savent et ont ciblé notamment cette centrale électrique derrière moi.
04:08Clémence Dibout, donc près d'AIFA en Israël pour BFM Business.
04:11En tout cas, la volte-face provisoire de Donald Trump, je vous le disais, a fait souffler les marchés.
04:15Le baril de pétrole est redescendu ce soir un petit peu au-dessus des 100 dollars.
04:19Le petit monde du pétrole qui, hasard du calendrier, est réuni en ce moment au Texas pour la Sarah Week.
04:26La Sarah Week, c'est un gros salon qui se tient tous les ans à Houston et qui réunit tous
04:30les grands acteurs.
04:31Et vous allez voir qu'en ce moment là-bas, tous les acteurs n'ont pas la même vision des
04:35choses à échéance de seulement quelques semaines.
04:38Clarisse Marion.
04:40Devant tous les grands pétroliers, Chris White, le secrétaire américain à l'énergie, se veut rassurant.
04:46La crise n'est que temporaire, selon lui.
04:51Les prix n'ont pas encore atteint un niveau suffisamment élevé pour entraîner une baisse importante de la demande.
04:55Nous avons mis en place des solutions pragmatiques, mais il s'agit là de mesures qui visent à atténuer une
05:01situation qui est temporaire.
05:06Son auditoire n'est pas sur la même longueur d'onde.
05:09Le patron de Chevron estime que les cours du pétrole n'ont pas encore pleinement pris en compte les effets
05:14du blocage.
05:15Et Patrick Pouyanné, PDG de Total Energy, lui insiste.
05:19Nous nous battons pour chaque tonne de gaz et les prix augmentent.
05:23Depuis le début de la guerre en Iran, 10% des méthaniers qui devaient arriver en Europe ont été reroutés
05:28vers la Chine et l'Inde.
05:30Patrick Pouyanné prédit donc des prix très élevés d'ici l'été si Hormuz reste bloqué.
05:35Discours plus alarmiste que celui de Catherine McGregor, patronne d'Engie il y a quelques jours.
05:40Ce blocage, selon elle, n'empêcherait pas la France de tout de même remplir ses stocks jusqu'à 70%
05:46avant l'hiver.
05:47Clarisse Marion, le paril de pétrole, je vous le disais ce soir, un petit peu au-dessus des 100 dollars,
05:51ça fait souffler les Américains, ça fait souffler les Européens.
05:54Ça reste encore très élevé pour les pays asiatiques qui sont beaucoup plus dépendants des flux qui arrivent et qui
06:01transitent par le détroit d'Hormuz.
06:03La Thaïlande notamment est en grande souffrance.
06:06Marion Zeller est à Bangkok pour BFM Business.
06:09Oui, alors bien sûr, la première conséquence, c'est évidemment l'inflation énergétique.
06:13Donc les prix des hydrocarbures montent en flèche avec une hausse très marquée, notamment au Laos ou encore des alertes
06:19à Singapour.
06:20Ici en Thaïlande, une war room tourne 24 heures sur 24 pour gérer la crise pour l'opérateur public d
06:27'électricité.
06:28Alors la seconde conséquence, c'est pour les industriels.
06:30Ayant des productions énergivores, ils voient leurs coûts exploser, donc des chaînes de production menacées, notamment le secteur du textile
06:37au Vietnam.
06:38La troisième conséquence, c'est un ralentissement économique.
06:42Pour expliquer, on a une combinaison inflation, coûts de production et tensions d'approvisionnement qui perturbent toute la croissance de
06:50la région.
06:50Et en plus à cela, on a un effet qui s'ajoute, c'est un effet aggravant avec la Chine
06:55qui limite de plus en plus ses exportations de carburant
06:58et donc qui amplifie une pénurie pour ses pays voisins, notamment les Philippines.
07:03Alors tout ce qu'on peut voir avec cette crise, c'est qu'il y a une fragilité structurelle de
07:08la région.
07:08Donc on a des économies certes très dynamiques, mais en revanche très dépendantes des énergies importées et donc très exposées
07:15au choc géopolitique.
07:17Suzanne Zeller, donc à Bangkok pour BFM Business.
07:20En France aussi, le gouvernement continue bien sûr de rester à l'écoute de l'opinion, mais aussi des professions
07:25qui commencent à demander de l'aide face à la montée des prix de l'énergie.
07:28Sébastien Lecornu d'ailleurs l'a encore écrit tout à l'heure dans un tweet.
07:31Nous travaillons avec les acteurs économiques pour aider les entreprises les plus fragiles à passer ce cap.
07:37Les ministres concernés détailleront prochainement les différentes mesures.
07:40Voilà ce qu'a écrit tout à l'heure le Premier ministre donc sur le réseau X.
07:44Écoutez justement un patron qui était là ce matin sur BFM Business, Julien Weber.
07:48C'est le directeur général de Nexans, entreprise qui fabrique des câbles en tout genre.
07:52Lui le dit, pour l'instant on arrive à gérer cette situation.
07:55Écoutez ce qu'il nous disait.
07:56Aujourd'hui on absorbe complètement ce coût, sachant que Nexans est orienté sur les produits recyclés, bas carbone, donc quelque
08:02part on arrive à l'absorber.
08:05Le problème sera plus sur le long terme, ça va fragiliser l'économie européenne notamment.
08:10La partie Europe doit favoriser l'électricité du bien général pour éviter ces chocs pétroliers qu'on a à réputation
08:16maintenant sur la partie gaz ou pétrolier.
08:17Et nous on oeuvre vraiment pour pousser l'électrification du bien général.
08:20On est à 27% de parts d'électricité dans le mix énergétique aujourd'hui en France, 25% en
08:26Europe.
08:26Et les projections nous amènent à en 2040 à peu près 40%.
08:29Donc ça avance, mais lentement ça devrait avancer beaucoup plus vite pour se protéger par rapport à ces chocs pétroliers.
08:34Voilà, Julien Weber, le directeur général de Nexans, qui était donc l'invité ce matin de BFM Business.
08:4019h10, c'est lors de la chronique internationale avec Mathieu Jolivet comme tous les soirs.
08:44Bonsoir Mathieu.
08:45Bonsoir Guillaume.
08:45Mathieu qui va nous donner l'occasion de reparler un petit peu de la Russie dont on n'a pas
08:48beaucoup parlé ces dernières semaines.
08:49Et alors, d'une petite ville estonienne près de la frontière russe qui s'appelle Narva.
08:56Parce que depuis dix jours, il y a une campagne sur les réseaux sociaux pour réclamer l'indépendance de cette
09:02ville à minorité russophone.
09:04Et vous nous dites Mathieu, ça, ça nous rappelle les campagnes de déstabilisation qu'on avait vues avant que la
09:10Russie attaque la Crimée ou l'Ukraine Mathieu ?
09:13C'est pour ça qu'il faut vraiment vérifier ce signal faible de très près.
09:17Des comptes russes sur Telegram sont en train de faire émerger l'idée, depuis une dizaine de jours, d'une
09:22république populaire de Narva.
09:24Alors que Narva, c'est l'Europe, c'est en Estonie.
09:27Avec son propre drapeau, ses propres armes, son propre blason.
09:31Écoutez ce commentaire de Dmitry Kulikov.
09:34C'est une des figures de la propagande russe diffusée sur la télévision d'État.
09:41Prenons Narva.
09:43Traversons le pont.
09:44C'est un pays de l'OTAN, mais rien ne se passera.
09:46C'est ainsi que nous briserons leur volonté.
09:48Nous devons briser leur volonté.
09:50Nous devons les vaincre politiquement.
09:52Narva est une bonne option.
09:55Voilà, donc ce pont de l'amitié dont parle ce propagandiste russe, c'est donc le pont de l'amitié.
10:01Il traverse la rivière Narva et il relie Narva, en Estonie, à Ivangerod, en Russie.
10:08Aujourd'hui, l'Estonie a renforcé sa sécurité.
10:11Ce pont est encadré de barbelés et de barrières anti-chars.
10:15Écoutez le chef régional des gardes frontières estoniens.
10:18Il est prêt à se battre.
10:22Je reconnais que le nom est plutôt tyronique, compte tenu de la situation actuelle.
10:27Peut-être qu'il ne devrait pas y avoir de pont du tout.
10:29« Narva est une ville estonienne, c'est notre ville, nous la protégerons au péril de nos vies. »
10:36Ce qu'il faut avoir en tête, c'est que Narva fait partie de ces villes qui ont une attache
10:39avec la Russie.
10:40Et ça, les Russes en jouent, évidemment, Mathieu.
10:41Oui, parce que historiquement, vous avez eu une vague migratoire russe qui est venue dans la région après la Seconde
10:46Guerre mondiale.
10:47Ils étaient tous attirés par la forte industrialisation de la région.
10:51Après l'indépendance de l'Estonie, en 1991, une majorité de cette population russophone est restée sur place à Narva.
10:59Et aujourd'hui, là-bas, une grande majorité de la population parle russe.
11:03À Narva, l'Estonie durcit le ton depuis l'année dernière.
11:07L'école passe obligatoirement à l'estonien.
11:10Et une partie des résidents russes de Narva a perdu le droit de vote au municipal.
11:15Le ministre des Affaires étrangères estonien a réagi le 16 mars dernier.
11:20« Narva est restera toujours une ville estonienne », a-t-il posté sur les réseaux sociaux.
11:25Ses tentatives de semer la confusion et d'affaiblir la cohésion sociale sont courantes et bien connues des russes.
11:31Et il faut préciser que Narva, c'est une ville très très importante pour l'OTAN, évidemment.
11:36Oui, l'OTAN qui a renforcé sa présence militaire sur son flanc oriental depuis l'annexion de la Crimée en
11:422014.
11:44L'OTAN a installé en Estonie un bataillon dirigé par le Royaume-Uni depuis 2017.
11:49De son côté, l'Estonie a acté la création en 2027.
11:54Ça va arriver l'année prochaine, d'une base militaire avec plus de 200 soldats et des alliés.
11:59Donc oui, l'OTAN surveille Narva comme le lait sur le feu.
12:02Ça fait partie des points chauds à sécuriser autour de la Baltique.
12:06L'autre point chaud de la Baltique, c'est le corridor de Suvalki,
12:09une bande de territoire d'environ 60 à 65 kilomètres de long qui relie Kaliningrad à la Biélorussie.
12:15C'est un peu en dessous de l'Estonie.
12:17Si la Russie s'empare de ce corridor, ça voudrait dire qu'elle coupe les États baltes,
12:21donc Lituanie, Lettonie, Estonie, du reste de l'Europe.
12:25En 2025, l'exercice militaire ZAPAD mené par la Russie et la Biélorussie
12:29était interprété par la Pologne justement comme une simulation russe
12:34de l'occupation de ce corridor de Suvalki.
12:36Voilà, la ville de Narva dans le nord de l'Estonie, cible de toutes les attentions en ce moment.
12:41Et surtout que c'était ce narratif-là qu'avaient joué les Russes
12:45avant d'envahir la Crimée et le Donbass.
12:48L'histoire sera-t-elle un nouveau remondissement ? On verra bien.
12:50Merci beaucoup Mathieu. Mathieu Jolivet, la chronique internationale comme tous les soirs bien sûr
12:54dans le 19h éco. 19h14, on va sur les marchés.
13:00Les marchés, les marchés. Bonsoir Antoine Larigauderie.
13:03Journée en deux temps sur les marchés en Europe, mais ça se finit bien Antoine.
13:07Si on regarde la courbe intraday, elle est très très parlante.
13:11À la mi-journée, on est quand même passé de moins 2% à plus 2% d'un coup.
13:15Après, le poste de Donald Trump. Alors évidemment, cette inversion totale de vapeur a provoqué
13:21une inflation des volumes. On est sur une journée archi active à 6,3 milliards.
13:26On est sur une séance normale. En plus, il n'y a pas d'options, de contrats qui tombent à
13:31échéance.
13:32Ce n'est pas une journée à sorcière. Donc voilà, volume extrêmement important.
13:35Et on termine finalement sur une hausse un petit peu modérée.
13:38Entre guillemets, plus 0,79%, 7 726 points.
13:42Alors que les autres indices européens ont bénéficié d'une hausse supérieure.
13:45Plus 1,33 pour l'Eurostock 50 ou plus 1,22 pour le DAX à Francfort.
13:49À noter Euronext qui signe la plus forte baisse du jour.
13:52Moins 1,8, 132,90 euros.
13:54La plus forte hausse du jour, c'est ArcelorMittal qui a gagné 5,2% à 44,21 euros.
13:59Mais là, réaction diamétralement opposée étant donné que c'est le titre le plus exposé
14:03à la forte hausse des cours du brut.
14:04Là, on a quand même eu un recul assez marqué sur le Brent du côté des 100 dollars.
14:09Et ça a profité à ArcelorMittal.
14:11Et puis si on regarde le SBF 120, il y a eu du mouvement aussi et notamment en baisse.
14:16Valneva qui a perdu 39% à 2,78 euros après un échec sur des tests contre la maladie de
14:25Lyme.
14:25Cette maladie transmise par l'éthique.
14:27Valneva a un traitement expérimental à ce niveau-là.
14:29Et puis les derniers essais se sont révélés non concluants.
14:32Donc très forte baisse du titre Valneva.
14:35Le CAC 40, plus 0,79, 7 726 points.
14:38A noter que ça s'est un peu apaisé sur les taux d'intérêt.
14:40Mais enfin, pas beaucoup.
14:42Le 10 ans allemand est à 3% et 3,72 pour la date française 10 ans.
14:47Et on regarde ça de manière assez scrupulée.
14:50Après être monté même jusqu'à 3,86, 3,87 sur le 10 ans français,
14:54c'est des niveaux qu'on n'avait pas été chercher depuis 2009.
14:56Qui n'est pas une date anodine.
14:57Les marchés américains à la mi-séance, ça va très bien.
15:00Le Dow Jones qui rebondit d'1,7%.
15:0246 357 points.
15:05Et puis l'indice Nasdaq de son côté qui reprend 1,6%.
15:0821 995 points à quelques heures de la clôture sur les marchés américains.
15:13À 19h16, je vous le disais, on va revenir évidemment quelques instants sur l'héritage
15:17que laisse derrière lui Lionel Jospin, l'ancien Premier ministre,
15:20est donc décédé hier à l'âge de 88 ans.
15:22Bonsoir Hugo Babé.
15:23Bonsoir.
15:23Donc Lionel Jospin, Premier ministre de 1997 à 2002,
15:27il a fait passer plusieurs grosses réformes économiques
15:30à une époque, il faut quand même le dire,
15:31où il y avait évidemment plus de croissance qu'aujourd'hui.
15:34Oui, il faut dire que la France sous Jospin se portait très bien économiquement.
15:383% de croissance en moyenne, un taux de chômage qui passe d'un peu plus de 12% à
15:438,6%.
15:45Une réduction du chômage sur fond de passage aux 35 heures pour près de 10 millions de Français.
15:51Une réforme aux effets contrastée avec d'un côté 300 000 à 400 000 emplois créés
15:56et de l'autre 10 à 15 milliards d'euros de coûts par an pour les finances publiques.
16:01Sur le volet emploi, on peut aussi retenir 350 000 postes créés
16:06via les emplois jeunes des contrats aidés à 80% par l'État.
16:10Autre point important à retenir, Guillaume, contrairement à l'image classique de la gauche,
16:14le gouvernement Jospin est un de ceux qui a le plus privatisé.
16:18France Télécom, le Crédit Lyonnais, les autoroutes, Air France partiellement,
16:23ce qui a quand même rapporté 40 milliards d'euros aux caisses de l'État.
16:26Enfin, deux autres héritages.
16:28D'un côté, le passage à l'euro, lancé en 1999
16:31est mise en circulation en 2002, toujours sous Jospin.
16:35Et de l'autre, la création de la couverture maladie universelle
16:38pour 5 à 6 millions de Français.
16:41En résumé, une alliance de croissance, de redistribution
16:44et d'une certaine discipline budgétaire avec un déficit réduit de moitié.
16:49Voilà l'héritage que nous laisse Lionel Jospin,
16:51l'ancien Premier ministre dont la disparition a été unanimement saluée aujourd'hui.
16:55Emmanuel Macron lui-même a rendu hommage tout à l'heure sur X à Lionel Jospin.
17:00Lionel Jospin, je cite, est un grand destin français par sa rigueur,
17:04son courage et son idéal de progrès.
17:07Il incarnait une haute idée de la République.
17:09Emmanuel Macron qui a déclaré il y a quelques instants
17:11qu'un hommage national serait rendu jeudi prochain
17:13à l'ancien Premier ministre.
17:1619h18, on va aller faire un tour en Italie.
17:18C'est un vrai coup dur pour Giorgia Meloni.
17:21Elle vient de perdre, les chiens viennent de tomber.
17:23Le référendum qui se tenait hier et aujourd'hui sur la réforme judiciaire.
17:27Bonsoir Elena Cavallone, vous êtes à Rome.
17:29C'est une défaite qui risque de susciter
17:32beaucoup de questions sur son avenir,
17:34sur son rôle en Italie, Elena.
17:38Oui, effectivement, ce référendum s'est terminé avec une défaite.
17:43C'est significatif, la participation qui était très élevée,
17:47les 5 à 9 %, c'est un signal que l'importance de ce vote
17:51va au-delà de l'importance technique,
17:54mais c'est vraiment un vote de confiance vers le gouvernement.
17:57Effectivement, pendant les derniers mois et semaines,
17:59les sondages ont montré une orientation du vote contre cette réforme
18:04et pour ça, il y a plusieurs raisons.
18:06Les scénarios internationaux,
18:08donc l'augmentation du prix de l'énergie,
18:10la proximité de Giorgia Meloni avec Donald Trump,
18:13donc le risque d'être impliqué dans un conflit au Moyen-Orient,
18:16et aussi la question de l'imposition des droits des douanes.
18:20Donc tout ça a vraiment joué un rôle pour affaiblir sa popularité.
18:24Elle a déclaré que, même en cas de défaite,
18:27elle n'allait pas démissionner.
18:28Et effectivement, sur Aix, elle a déclaré
18:30« Je respecte les votes des Italiens, mais le gouvernement avance. »
18:34N'a de moins, tout ça pose effectivement en question,
18:37en réflexion sur les rôles de Giorgia Meloni.
18:39Et certains analystes même disent que cela pourrait accélérer
18:43les processus pour l'atténue des élections anticipées.
18:47– Merci beaucoup Ayana, et Anna Caballonnet,
18:49donc en direct de Rome pour BFM Business.
18:52En France, c'est une mauvaise nouvelle pour Emmanuel Macron
18:54et le gouvernement.
18:54On a appris aujourd'hui que le fameux accord commercial
18:57entre l'Europe et le Mercosur,
18:59dont il ne voulait pas, serait finalement appliqué provisoirement
19:04à partir du 1er mai prochain.
19:05Il se trouve qu'en janvier, le Parlement européen
19:07avait saisi la justice pour s'assurer de la légalité du traité.
19:10Mais Bruxelles a décidé, en attendant sa réponse,
19:14de commencer quand même à faire appliquer ce fameux accord.
19:17Donc ce sera le cas à partir du 1er mai prochain.
19:20Et alors, puisqu'on parle de ces fameux accords commerciaux,
19:21il semblerait que Bruxelles soit déjà en train de préparer le prochain.
19:24Avec l'Australie, Ursula von der Leyen est attendue sur place dans quelques heures.
19:30Accord qui se dessine et qui pourrait là aussi fortement irriter les agriculteurs.
19:35Margot Fauderer.
19:37Cet accord mettra fin aux droits de douane sur la plupart des échanges
19:41entre l'Union européenne et l'Australie,
19:43selon Ursula von der Leyen.
19:44Et à en croire la présidente de la Commission,
19:47il pourrait augmenter le PIB européen de 4 milliards d'euros d'ici à 2030.
19:52Depuis le début du conflit au Moyen-Orient,
19:54les deux continents ont accéléré les négociations.
19:56Et il faut dire que l'enjeu est de taille.
19:58Avec 87 milliards d'euros d'échanges chaque année,
20:01l'Australie est le troisième partenaire commercial de l'Union européenne.
20:05Les deux parties pourraient donc conclure dès cette semaine un premier accord sur la défense et l'innovation.
20:10Pour les autres secteurs stratégiques,
20:12le traité de libre-échange donnerait à l'Union un accès privilégié aux terres rares et minerais critiques australiens,
20:18en particulier le lithium.
20:19Et Canberra pourrait aussi supprimer sa taxe sur les véhicules de luxe européens.
20:24Reste un secteur sous haute tension,
20:26l'agriculture qui attise déjà les crispations en Europe.
20:29La filière bovine française a interpellé Emmanuel Macron pour qu'il s'oppose au quota en cours de négociation.
20:35Cette fois, les éleveurs veulent être entendus dès les prémices de l'accord.
20:39Pas de quoi décourager Bruxelles,
20:41qui dans un contexte de guerre commerciale veut signer le plus d'accords possibles.
20:45Les prochains évoqués, Philippines, Malaisie et Thaïlande.
20:48Margot Faudéré, 19h22, on parlait un petit peu du gouvernement qui regardait de près la situation du côté de plusieurs
20:53professions
20:54avec l'envolée des prix de l'énergie.
20:55Rebonsoir Hugo Babé, vous êtes revenu parce qu'apparemment on a eu connaissance de quelques mesures
20:59que le gouvernement va dégainer pour venir en aide au transport routier, Hugo.
21:03Oui, trois mesures principales pour les entreprises du transport,
21:06notamment les TPE et PME du transport routier.
21:09On a trois mesures immédiates sur la trésorerie.
21:12Le report de cotisation sociale, un délai de paiement sans frais ni majoration
21:16sera accordé aux entreprises de transport qui en feront la demande à l'URSSAF.
21:20L'étalement des échéances fiscales,
21:22les entreprises de transport peuvent demander un étalement de leurs échéances fiscales
21:26auprès de la direction départementale des finances publiques.
21:29Et enfin, la mise en place de prêts de court terme exceptionnels par BPI France.
21:34Voilà donc pour les premières mesures pour le transport routier.
21:36Puis on sait que d'autres professions ont été reçues, les pêcheurs notamment.
21:39Oui, des annonces sur la pêche sont attendues bientôt.
21:41Et bien, Sébastien Lecornu le disait, effectivement,
21:43les ministres compétents dévoileront les mesures dans les prochaines heures.
21:46Merci beaucoup, Hugo.
21:47Un mot de l'actualité des entreprises.
21:48On a encore pas mal de choses ce soir.
21:50A commencer par ce gros rachat annoncé par Danone.
21:53Danone rachète un groupe anglais qui s'appelle YouL,
21:55qui fait notamment des boissons, des poudres et des barres protéinées.
21:59La demande pour ces produits apparemment est de plus en plus forte.
22:02Hélène Cornet.
22:04Danone étant donc son portefeuille dans les produits enrichis aux protéines,
22:08des repas tout prêts à emporter sous forme de poudre ou boissons bourrées aux vitamines et sans gluten.
22:13Une composition qui plaît aux sportifs et aux consommateurs pressés.
22:17Sur son site YouL indique avoir enregistré un chiffre d'affaires de près de 250 millions d'euros en 2024.
22:24Vendu à l'origine par abonnement, la marque soutenue par des influenceurs
22:28fait une incursion dans les supermarchés aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.
22:32Une acquisition à 1 milliard d'euros selon le FT qui vient compléter la stratégie de Danone
22:38pour ce type de produit à forte valeur ajoutée, trois fois plus cher qu'un yaourt classique.
22:42Sa gamme E-Pro est d'ailleurs pionnière de ce segment et connaît une croissance à deux chiffres.
22:47Des produits qui vont de pair avec l'utilisation des médicaments contre l'obésité,
22:52notent les analyses d'ING.
22:54Danone a même lancé l'an dernier aux Etats-Unis un yaourt à boire
22:57qui cible ces consommateurs qui perdent du muscle en même temps que de la graisse.
23:02Le clic pour terminer l'article à lire sur bfmbusiness.com.
23:05Encore une étude sur les implications de l'intelligence artificielle sur le marché du travail à très court terme
23:10puisque l'étude menée notamment par la COFAS nous dit que d'ici 2 à 5 ans,
23:14vous avez un peu plus de 16% de l'emploi français qui sera menacé
23:18sur tous les emplois de bureau et les professions qualifiées effet col blanc dévastateur.
23:23C'est à lire sur bfmbusiness.com.
23:25Justement à la une de la tribune de demain, mardi 24 mars,
23:30Roy Patel qui le dit, l'IA est prête à remodeler l'économie.
23:33Interview de Roy Patel, directeur du Meta Super Intelligence Labs.
23:37L'actu éco revient demain à 6h sur bfmbusiness.
23:40Donc good morning business.
23:41L'invité de la matinale de Laure Closier sera notamment le patron du Medef, Patrick Martin.
23:46Ça sera à 7h45.
23:47Bonne soirée sur bfmbusiness.
23:48TKANCO arrive dans un instant.
23:49A demain.
23:5219h éco sur bfmbusiness.
23:55Sous-titrage Société Radio-Canada
23:56Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations