- il y a 15 heures
Dimanche 15 mars 2026, retrouvez Axel Schoenert (Président, AS Architectes), Madeleine Houbart (Secrétaire Générale, AFEX - Architectes français à l'export), Simon Davies (Directeur AIA Environnement, AIA Life Designers) et Alexandre Collard (Responsable Marketing Ciment, Heidelberg Materials France) dans SMART IMMO, une émission présentée par Fabrice Cousté.
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00:06Musique
00:16Depuis le MIPIM à Cannes édition 2026, on est ravis d'accueillir Madeleine Aubard. Bonjour Madeleine.
00:22Bonjour.
00:22Vous êtes secrétaire général de l'Afex qui est l'association des architectes français à l'export.
00:28On est ravis aussi d'être à l'intérieur du bateau de l'Afex, du yacht qui est près de
00:33la gare maritime.
00:35Avec vous justement, on célèbre les 30 ans déjà de l'Afex. Alors un petit mot de cette association.
00:40Alors l'Afex est une association le 1901, donc à but non lucratif, qui s'est donné voilà 30 ans.
00:48L'objectif d'aider les architectes français à être plus présents dans le monde.
00:53Oui, c'est réussi. Aujourd'hui, comment on rayonne au niveau de notre architecture ou de nos architectes ?
00:59Alors c'est réussi. L'export, c'est compliqué. On n'a jamais prétendu que ça ne l'était pas.
01:04Mais nous, on a un réseau de partage d'expérience et de promotion de l'architecture française dans le monde.
01:10Parce que, quelle que soit la notoriété de nos architectes, et c'est ça d'ailleurs qui avait présidé à
01:14la création de l'association,
01:17quelles que soient les qualités de nos architectes bien reconnues dans le monde,
01:20à l'époque, avant la création de l'Afex, ils faisaient 2% de leur chiffre d'affaires à l
01:25'export, ce qui était fort peu.
01:27Parce qu'en plus, c'était dans un marché déprimé, donc 2% ce n'est pas beaucoup, 2%
01:31de pas grand-chose, c'est encore moins.
01:33Donc en fait, on a cherché à comprendre pourquoi, comment on en était arrivé là, et comment on pourrait améliorer
01:40les choses.
01:41On s'est beaucoup inspiré, on a beaucoup étudié, on a beaucoup regardé autour de moi, on a fait du
01:46benchmarking,
01:47pour voir comment nos principaux compétiteurs, je veux parler en particulier des anglo-saxons,
01:52nous damer le pion un peu partout autour de la planète, et puis on a progressé.
01:58D'accord. C'est vrai que quand on parle architecture, grands monuments emblématiques à l'international,
02:04ce sont souvent des noms d'architectes américains, anglo-saxons, vous l'avez dit, qui reviennent.
02:08Aujourd'hui, comment on arrive à faire rayonner l'architecture française, ou les architectes français ?
02:13Ça a été de placer, de faire parler de nous, de les marqueter en quelque sorte ?
02:19Alors, pardon, il y a quand même le Louvre d'Abu Dhabi, qui est un monument extrêmement connu à travers
02:24le monde,
02:25et qu'on doit à Jean Nouvel, mais d'une certaine façon, ces architectes français extrêmement célèbres,
02:31comme Jean Nouvel, comme Christian de Porzampar, moi j'appelle ça le club des Pritzker Price,
02:36et ils sont quasiment des nationaux, ils sont internationaux.
02:40Ils sont les superstars.
02:41C'est ça, c'est des superstars, des signatures architectes, comme on nous dit,
02:46et comme on nous demande d'ailleurs à travers le monde.
02:48Nous, on travaille pour le plus grand nombre des architectes qui ont l'envie ou l'idée de s'exporter.
02:55Alors, comment on fait ?
02:57Alors, pour revenir à l'Afex un instant, l'Afex a deux buts dans la vie.
03:01Le premier but, c'est d'aider les architectes à mieux s'organiser pour être plus performants à l'export.
03:07Mieux s'organiser, ça veut dire commencer par compter le temps qu'on dépense,
03:13et l'énergie et l'investissement qu'on fait pour pouvoir être à l'international.
03:18On sait très bien que c'est une prise de risque.
03:20On essaie de les aider à évaluer leurs forces et à limiter leurs risques,
03:24tout en tentant cette chance extraordinaire qu'est l'export pour les architectes.
03:28Donc ça, c'est la première partie de notre mission.
03:31Elle est, je pense, essentielle.
03:32La deuxième partie, c'est faire mieux connaître l'architecture française dans le monde.
03:39Et pour ça, on a un outil qu'on aime beaucoup,
03:43qui est le grand pré-Afex de l'architecture française dans le monde,
03:46qu'on fait tous les deux ans,
03:47et qui met en valeur un palmarès de dix projets,
03:51livrés à travers la planète par des architectes français.
03:54Et donc, comme ça, on a une collection depuis 2010 où on a lancé le prix.
03:59Tous les deux ans, on a une collection magnifique de projets qui ont été réalisés, livrés,
04:04parce que nous, on tient à la chose réalisée, livrée, produite réellement.
04:08On ne raconte pas n'importe quoi.
04:10On montre les choses qui ont été faites de très grande qualité,
04:13qui ont un rapport avec ce qu'on produit comme qualité architecturale en France.
04:17Et on voit que nos architectes arrivent dans un dialogue avec les cultures,
04:23à construire des choses magnifiques.
04:25Et dernier point, on s'appelle architectes français à l'export.
04:30C'est-à-dire que ce qu'on exporte, ce n'est pas l'architecture française.
04:33Ce sont des architectes, des hommes et des femmes,
04:35trop peu de femmes, mais enfin quand même quelques-unes,
04:39qui vont à la rencontre des cultures du monde
04:41et qui vont avec leur bagage culturel, intellectuel, professionnel,
04:46dialoguer avec ces cultures et ces besoins nouveaux
04:50et produire à partir de ce qu'ils sont,
04:53mais dans un dialogue avec les cultures étrangères,
04:55une architecture particulière qui ressemble au pays,
04:59qui ressemble au contexte dans lequel elle est faite,
05:02mais qui ressemble aussi aux valeurs que nous portons en tant qu'architectes français.
05:09Justement, quand vous parlez d'international,
05:10est-ce qu'il y a des zones en particulier
05:12où les architectes français s'exportent particulièrement ?
05:15Alors pendant longtemps, puisque encore une fois la FECS a 30 ans,
05:19pendant longtemps la Chine a été la première terre d'exportation de notre architecture,
05:23je dirais pendant 15 ans.
05:25Et puis depuis quelques années,
05:27vous savez le marché immobilier de la Chine est moins porteur que ce qu'il fut
05:31et il a fallu un petit peu changer de perspective.
05:36J'avoue que toutes ces dernières années,
05:39on a beaucoup investi dans les pays du Golfe et en particulier l'Arabie Saoudite,
05:44qui est un très grand marché avec une population,
05:48avec des besoins et une grande ambition,
05:49puisque l'Arabie Saoudite a compris quelle était la valeur de l'architecture,
05:54y compris pour se positionner au plan international,
05:58et y compris pour lancer des projets dont tous ne se réaliseront pas.
06:02et c'est d'ailleurs heureux parce qu'ils avaient lancé des projets un peu délirants
06:06comme The Line par exemple,
06:07dont j'ai toujours pensé qu'elle ne se ferait pas,
06:10mais que c'était un excellent outil de communication.
06:12C'est vrai que ça a fait couler beaucoup d'an.
06:14Oui, ça a fait couler beaucoup d'an.
06:15C'est une des dernières utopies architecturales et urbaines depuis longtemps.
06:20Mais bon, heureusement et grâce au ciel, ça ne se fait pas.
06:24Ils ont réduit de 170 à 2 km,
06:27ce qui est quand même un rétropédalage très très important.
06:30Très bien, on en sait un petit peu plus sur l'Afex
06:34et bien sûr ses projets à l'export.
06:37En tout cas, bon anniversaire à vous à l'Afex.
06:40Et puis, on rappelle Madeleine Hanbarque,
06:42vous êtes donc secrétaire générale de l'Afex.
06:44A très bientôt sur Smartimo.
06:46Merci beaucoup.
06:55Depuis le Mipi Macan édition 2026, on se pose cette question.
06:58Arrivera-t-on à faire un bâtiment zéro déchet ?
07:01Cette question, on la pose à un expert, Simon Davies.
07:03Bonjour.
07:04Bonjour.
07:05Vous êtes directeur AIA Environnement chez AIA Life Designer,
07:08l'agence d'architecture.
07:10Et avec vous, on parle du réemploi,
07:12je dirais même du challenge du réemploi.
07:14Oui, tout à fait. On peut dire que le réemploi est un challenge.
07:17Et ce qui est surtout challengeant ces dernières années,
07:20c'est de réussir ce changement d'échelle du réemploi.
07:23C'est de passer de quelques kilos par mètre carré
07:25qui sont réemployés aujourd'hui sur les projets publics et privés
07:29à plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de kilos par mètre carré.
07:33Oui.
07:33Et on a pu se mettre au défi du réemploi de grande échelle
07:37sur différentes opérations récentes avec peut-être une qui sort du lot,
07:42c'est l'opération Apollonus dans la région d'Angers avec Podelia comme client
07:48qui a vraiment joué ce rôle à fond du réemploi.
07:50Et notre objectif, tenez-vous bien sur ce projet,
07:52c'est d'arriver à 50% de réemploi en masse du bâtiment.
07:57Oui. Alors certains vont vous dire c'est trop, d'autres c'est pas assez.
08:00En tout cas, il faut fixer un objectif et commencer.
08:03Comment on structure justement cette filière ?
08:04Parce que ça fait longtemps qu'on parle du réemploi.
08:06Alors ça fait longtemps, mais pour réussir ce saut d'échelle,
08:10il faut arriver à aligner les planètes,
08:12c'est-à-dire à être sûr et certain pendant la conception
08:15que la ressource sera bien disponible au moment du chantier.
08:20Alors on a deux cas de figure, soit on stocke cette matière,
08:23mais dans ce cas-là ça coûte effectivement assez cher,
08:26soit on peut faire du réemploi prédictif
08:29en identifiant des opérations en déconstruction
08:32à proximité de l'opération
08:34et en dessinant le projet avec ses ressources de réemploi.
08:38En inversant ce rapport, d'habitude on dessine un projet,
08:41on va chercher les ressources,
08:43là on trouve les ressources et on dessine le projet après.
08:46Pour illustrer un exemple, par exemple,
08:47ces fameux radiateurs en fonte qui reviennent à la mode,
08:50vous dites que même parfois c'est plus intéressant que le neuf finalement.
08:56Expliquez-nous.
08:57Eh bien, le réemploi, il peut permettre de retrouver une patine
09:02liée à une histoire du lieu, à un aspect vintage,
09:07comme vous venez de l'évoquer, là sur l'exemple des radiateurs en fonte.
09:11Mais plus globalement, nous on croit beaucoup
09:13au réemploi à forte valeur architecturale ajoutée.
09:16Un réemploi qui va aussi s'inscrire dans l'esprit du futur lieu de travail,
09:21par exemple, qui va permettre de retrouver un lien tangible
09:24avec l'histoire du quartier dans lequel on se trouve.
09:27Simon Davies, aujourd'hui, quels sont finalement ces freins au réemploi ?
09:29Pourquoi ce n'est pas plus largement diffusé ?
09:31Alors, les freins sont multiples.
09:34Il y a aussi des freins en termes d'acceptabilité
09:38liés aux matériaux réemployés.
09:39On se dit que ça va être moins solide que des matériaux neufs.
09:43Il y a aussi, en termes de formation, de montée en compétence des équipes,
09:46un vrai enjeu.
09:48Nous, on croit beaucoup pour gagner en masse
09:50et en duplicabilité au réemploi structurel.
09:54Et aujourd'hui, on essaye de former nos ingénieurs structure du groupe
09:59à ce réemploi structurel, qui est celui qui pèse le plus.
10:02On a eu une première expérimentation réussie sur notre agence nantaise,
10:05la salle à tracer.
10:06On a fait le réemploi de l'ensemble de la charpente métallique existante.
10:10Et on prolonge maintenant cette expérimentation sur une opération d'envergure
10:14au pied de la tour Montparnasse avec l'agence Renzo Piano.
10:17Oui, à propos de l'opération d'envergure,
10:19il y a un bâtiment emblématique du siècle dernier,
10:23en plein cœur de Paris.
10:24C'est le centre Pompidou, extrêmement énergivore,
10:26qui est en pleine rénovation.
10:28C'est vous qui vous en occupez ?
10:29Exactement.
10:30Le centre Pompidou, c'est un totem de l'architecture du XXe siècle,
10:34vous l'avez vu.
10:34C'est un totem de l'architecture high-tech.
10:36Et là, le défi qui nous est posé,
10:40c'est faire rentrer ce totem du XXe siècle
10:42vraiment dans les enjeux du XXIe siècle.
10:45Donc bien sûr, il y a une rénovation énergétique d'envergure sur ce projet-là,
10:49mais on a aussi des enjeux de réemploi assez singuliers sur ce projet.
10:55Notamment, c'est l'enjeu du réemploi des équipements techniques sur ce projet.
11:00Comme vous pouvez vous en douter,
11:01on a des équipements techniques d'envergure.
11:03Là, on peut le voir au gros tuyau sur la façade.
11:06Et certains de ces équipements,
11:08ils n'ont que 3 à 5 ans d'âge.
11:11Et malheureusement, ils ne trouvent pas leur place dans le nouveau projet.
11:13Donc comment ils peuvent réintégrer un cycle de réemploi futur ?
11:17C'est ce qu'on regarde et c'est ce qui est intéressant.
11:19Nous, on croit beaucoup à ce levier
11:20parce qu'aujourd'hui, dans l'ARE 2020,
11:22dans l'impact en cycle de vie du bâtiment sur 50 ans,
11:26finalement, le lot climatisation, ventilation, chauffage,
11:28ça devient le lot dominant.
11:31Donc si on peut utiliser des équipements de réemploi,
11:33attention, qui restent performants,
11:35eh bien, on peut annuler complètement le poids de l'équipement technique.
11:38Oui, dans la commande, justement,
11:39il n'y a peut-être ce doute de se dire
11:41c'est du réemploi, c'est de la seconde main,
11:43quelque sorte, ça va moins bien fonctionner.
11:44Comme pour les téléphones portables,
11:46comme pour Black Market,
11:49on peut reconditionner les matériaux,
11:52les retester dans un processus industriel,
11:55que ce soit sur le lieu du chantier
11:57ou dans un entrepôt à côté.
12:00Et en ayant fait tous ces tests,
12:02on est à même de garantir la performance
12:03pendant un certain nombre d'années.
12:05Et donc, c'est vraiment ce réflexe
12:06de ne pas jeter,
12:07mais d'apprécier vraiment la qualité d'un existant
12:10et de prolonger sa durée de vie
12:12qui permet de retrouver cette circularité
12:14de manière assez forte.
12:15On a vu pas mal d'initiatives,
12:16le booster d'Iran emploi ou d'autres.
12:18Est-ce qu'il y a justement un acteur qui émerge ?
12:20Je vous ai cité Black Market.
12:21Est-ce qu'il existe finalement
12:22ou il pourrait exister un Black Market de la construction ?
12:24Aujourd'hui, la filière se structure
12:27de manière assez intéressante.
12:28C'est-à-dire, plutôt que d'avoir
12:29un acteur majeur émergent,
12:32finalement, on a des réseaux d'acteurs émergents,
12:35comme par exemple, là,
12:36dans le Grand Ouest,
12:38Sirebate,
12:38mais on a aussi des acteurs franciliens,
12:41le booster du réemploi,
12:41vous l'avez évoqué.
12:43Et moi, je trouve intéressant que finalement,
12:44le réemploi, ce sera toujours singulier.
12:46Ce sera toujours lié
12:47aux ressources d'un territoire.
12:48Donc, il se structure un peu
12:49comme un village d'artisans
12:50qui monte, qui monte,
12:51qui monte aussi en professionnalisme.
12:53Moi, je trouve ça tout à fait intéressant.
12:56Et on va aussi sur la question du réemploi
12:59sur d'autres objets de la ville,
13:01y compris l'échelle urbaine.
13:02Comme quoi, par exemple ?
13:04Eh bien, par exemple, là,
13:05sur un quartier à Grigny,
13:06la Grande Borne Ouest,
13:08un grand quartier aussi emblématique
13:10d'Emile Alliot,
13:11qui lui aussi doit faire sa mutation
13:12dans le XXIe siècle,
13:13on étudie la question
13:14d'un espace public 100% circulaire.
13:17Et donc, ça nous challenge autrement
13:20parce que là, pour le coup,
13:21le matériau de réemploi,
13:21il doit être extrêmement robuste
13:23pour qu'on ait un matériau esthétique
13:25de qualité sur l'espace public.
13:27Et là, c'est plutôt la question,
13:29par exemple, des voiles séparatifs
13:30de logement qui peuvent être sciés
13:33et qui peuvent servir
13:34de revêtement de sol.
13:36Et donc, comme on a parallèlement
13:37des déconstructions qui sont prévues
13:39sur ces quartiers de logement,
13:40c'est une ressource toute trouvée
13:42pour faire un espace public
13:43de qualité,
13:45voilà, moins cher même que le neuf.
13:47Et en conservant, bien sûr,
13:48l'esthétisme, c'est important.
13:49Très important.
13:50Merci, Simon.
13:51Simon Davis, je rappelle
13:52que vous êtes directeur
13:53à IA Environnement
13:54chez IA Live Designer.
13:55A très bientôt dans Smartimo.
13:56Merci beaucoup.
14:05Depuis le MIPIM édition 2026 à Cannes,
14:09on est ravis d'accueillir Alexandre Collard.
14:11Bonjour, Alexandre.
14:12Bonjour.
14:12Vous êtes responsable marketing
14:14à Ciment chez Heidelberg Materials.
14:16Vous armerez une magnifique
14:17doudoune sans manche, voilà, floqué.
14:19On est ravis avec vous
14:21de parler justement d'une nouveauté,
14:23une innovation,
14:23un ciment qui serait proche
14:26de zéro émission carbone.
14:28Expliquez-nous comment
14:29on réalise ce matériau.
14:31Absolument.
14:32Alors, par beaucoup d'investissements,
14:34donc Heidelberg Materials,
14:35aujourd'hui, c'est à peu près
14:3650 000 personnes au travers le monde
14:38et c'est l'un des leaders
14:40des matos de construction.
14:40Le leader mondial,
14:42on a la production de ciment,
14:43de béton et de granulat.
14:45Donc, il y a eu beaucoup
14:46d'investissements,
14:48beaucoup d'énergie
14:48et beaucoup d'ingénierie
14:50pour arriver à ce qu'est
14:51aujourd'hui EvoZero
14:52et ce qui nous amène
14:52aujourd'hui à présenter
14:54sur ce stand
14:55et sur OmiPIM.
14:56EvoZero, c'est le premier
14:57ciment au monde
14:58à emprunter ce carbone
14:59near zero,
15:01donc proche de zero,
15:02par captation du carbone.
15:03D'accord.
15:04C'est-à-dire, pendant la fabrication,
15:05vous arrivez à capter le carbone
15:07et à le stocker ?
15:08Absolument.
15:09Donc, pendant le process
15:10de fabrication,
15:10on arrive à capter le carbone
15:13issu de ce process-là
15:14et ensuite à le stocker
15:17dans des milieux
15:17aquifers salins
15:18ou dans d'anciens
15:19champs de pétrole.
15:20D'accord.
15:20Donc, ça permet effectivement
15:21d'avoir ce proche
15:23de zéro émission.
15:24On sait qu'effectivement,
15:25tout ce qui est ciment,
15:27c'est très émetteur.
15:28Là, ça permet de réduire.
15:30C'est l'avenir, selon vous,
15:32des cimentiers ?
15:33Tout à fait.
15:33Alors, il faut voir EvoZero
15:34comme une troisième lame.
15:35Nous, en France,
15:36chez Heidelberg Materials,
15:37on a déjà investi
15:38plus de 700 millions d'euros
15:39dans la décarbonation
15:40de nos sites.
15:41Donc, on a travaillé d'abord
15:42sur l'efficience énergistique
15:43qu'il y a de nos sites.
15:44Ensuite, on a travaillé
15:45sur les produits.
15:46Donc, développer des produits
15:48avec une empreinte carbone
15:51moins forte.
15:51Et ensuite,
15:52on arrive à une sorte
15:53d'émissions fatales
15:54et la seule solution
15:55pour baisser ce CO2
15:57issu du process de fabrication
15:59à un niveau qui est très proche
16:00de zéro,
16:01c'est EvoZero
16:01et c'est le captage de CO2
16:03issu du process de fabrication.
16:05Alors, vous disiez,
16:05effectivement,
16:06Alexandre,
16:07plus de près de 700 millions
16:08d'euros d'investissement.
16:09Ça veut dire qu'au final,
16:10pour le moment en tout cas,
16:12ce ciment sera plus cher
16:13à l'achat ?
16:14Il y aura forcément
16:15une valeur de ciment-là
16:16qui sera supérieure.
16:18Après, comme tout nouveau produit
16:19forcément arrivant sur le marché,
16:21parce qu'on est les pionniers
16:22à le faire,
16:23il y a toujours un coût
16:24qui est supérieur
16:24parce que ça demande aussi
16:25beaucoup de recherche
16:26et énormément d'investissements
16:27qui ont été réalisés.
16:28Donc, forcément,
16:29il y aura un coût
16:31qui sera supérieur
16:32par rapport à un ciment traditionnel.
16:34On parle un mot de vos clients,
16:35justement.
16:36Ils sont appétants
16:37à payer,
16:38même avec une surcote,
16:39ce ciment pour les projets.
16:41À un moment,
16:41on parle beaucoup
16:42d'environnement ?
16:43Oui, bien sûr,
16:44parce que ce sont des projets
16:45qui sont aussi à la fois
16:46des projets vitrines pour eux.
16:47C'est des projets
16:48qui, aujourd'hui,
16:48leur permettent d'aller
16:49au-delà de la réglementation
16:51en vigueur,
16:51si je prends par exemple
16:52la R20-20.
16:54Et puis,
16:54c'est aussi une image
16:56de marque
16:57d'utiliser ce ciment-là
16:58parce que ça leur permet
16:59à la fois de rester
17:00dans un bâtiment,
17:01je dirais,
17:02traditionnel,
17:03construit,
17:03robuste,
17:04avec toutes les caractéristiques
17:07techniques qu'on connaît
17:08du béton
17:08et qui sont appréciées,
17:10avec, je dirais,
17:11la possibilité
17:12d'aller encore au-delà
17:13des seuils
17:14de la R20-20
17:15et répondre
17:16aux seuils
17:17les plus contraignants
17:17de la R20-20,
17:18je dirais,
17:18en tout cas,
17:19les seuils
17:20qui sont les plus vertueux.
17:22Très bien,
17:23on va le renoncer
17:23un petit peu plus
17:24sur ce ciment
17:24Evo Zero,
17:25donc avec un bilan carbone
17:27near zero,
17:28donc proche de zéro.
17:29Merci Alexandre.
17:30Merci à vous.
17:30Alexandre Collard,
17:31je rappelle que vous êtes
17:31responsable marketing
17:32ciment chez Elderbike
17:33Materials.
17:34à très bientôt
17:34dans Smartimo.
17:35Merci.
17:44Smartimo,
17:45depuis le Mipi Macan
17:46édition 2026,
17:47on va se poser
17:48la question
17:49de la restructuration
17:50des bâtiments,
17:51des nouveaux usages
17:52avec un spécialiste,
17:53un expert,
17:54c'est Axel Schoenhardt.
17:55Bonjour Axel.
17:55Bonjour,
17:56merci beaucoup
17:56pour l'invitation.
17:57Vous êtes le président,
17:59le fondateur
17:59de AS Architect,
18:01vous oeuvrez
18:02un petit peu partout.
18:03Si on fait un bilan
18:05de cette année 2025,
18:06vous avez été très actif
18:07avec des adresses
18:09emblématiques,
18:09notamment à Paris,
18:10avec l'ancien siège
18:12du Figaro
18:12au 14 boulevard Haussmann.
18:15Racontez-nous
18:16ce projet.
18:17Oui,
18:17alors on a
18:19des projets
18:20très intéressants
18:20en ce moment à Paris,
18:21malgré le fait
18:22que 2025,
18:23c'était quand même
18:24une année assez compliquée,
18:25même pour nous
18:25comme pour toute la profession.
18:27On a eu la chance
18:28de faire un deuxième projet
18:30par Covea,
18:31Covea Assureur,
18:32l'ancien siège
18:33de Figaro,
18:3314 rue Haussmann.
18:35C'est un immeuble
18:35de 28 000 m2
18:37qui s'est libéré
18:39et nous,
18:40on est en train
18:40de revoir
18:41l'immeuble entier
18:42pour faire un centre d'affaires
18:44avec un socle,
18:45avec plein de services.
18:48Évidemment,
18:48il y a des choses classiques
18:49comme le restaurant
18:50cafètes,
18:50mais aussi un spa.
18:52On a proposé
18:53même une piscine,
18:54après la bibliothèque,
18:55library,
18:56etc.,
18:57et beaucoup de sports
18:57et énormément de surfaces
18:59qui sont dédiées
19:00à la mobilité douce.
19:02Très bien,
19:02il faut réinventer
19:03ces bureaux.
19:04Ah oui.
19:04C'est une nécessité.
19:06Alors là,
19:06il n'y a pas forcément
19:07de transformation.
19:07Ce n'est pas le cas,
19:08par exemple,
19:08d'une résidence étudiante
19:09à Putot,
19:11donc on est du côté
19:11de la Défense.
19:13Beaucoup de bureaux
19:14qui doivent là
19:14se transformer.
19:15C'est le choix
19:15que vous avez fait,
19:16transformer des bureaux
19:17en logements étudiants.
19:19Exact.
19:19Donc c'était
19:20un des premiers projets
19:21au immeuble
19:21de la Défense
19:22construit
19:23il y a une trentaine
19:25d'années
19:26qui était un immeuble
19:27de Sarri
19:28de l'époque
19:28et que nous,
19:29on a regardé ensemble
19:30avec Nexity
19:30et Frio
19:31et Greystar
19:31comment on peut
19:32le repositionner
19:34et finalement,
19:35après différentes
19:37variantes
19:37qu'on a fait,
19:38on est parti
19:39sur une restructuration
19:40complète
19:41de l'immeuble
19:41pour ne faire
19:41que des résidences
19:43étudiantes
19:44et des résidences
19:45pour des jeunes
19:45travailleurs.
19:47Il y a 600 appartements
19:49sur 24 000 mètres carrés
19:51et sur la commune
19:54de Plutaux
19:55et franchement,
19:57si j'étais étudiante,
19:58j'adorais vivre
19:59dans un complexe
20:00comme ça
20:00parce qu'il y a tout.
20:01Il y a des salles
20:02de cinéma,
20:03il y a des salles
20:03de sport,
20:04il y a des cuisines communes,
20:06il y a des lieux
20:07de travailler,
20:08il y a même
20:09une salle
20:09pour faire la musique
20:10et même
20:11pour faire
20:14son linge,
20:15il y a des machines
20:17magnifiques,
20:17on jette le vêtement
20:18dedans,
20:19tout est dosé,
20:20on ne fait plus rien
20:20donc c'est un rêve
20:21pour les étudiants.
20:22Super,
20:22on trouve le linge
20:23pratiquement plié.
20:24Quand vous dites
20:24restructuration complète,
20:25ça veut dire
20:26on démoulit tout
20:26et on recommence
20:27ou on garde
20:28quand même
20:29une partie du bâti ?
20:30Alors,
20:30ça dépend vraiment
20:31de cas par cas.
20:33Dans ce projet-là,
20:34on a quand même
20:35démoulé beaucoup de planchers
20:36parce qu'on n'a eu
20:37pas les bonnes hauteurs,
20:38on n'a eu pas
20:38les bonnes profondeurs
20:39mais on a gardé
20:40une partie de la structure,
20:41on a gardé
20:42toute la fondation,
20:43les parois mouillées,
20:44les sous-sols,
20:44etc.
20:45Donc on a fait un mix,
20:46je dirais,
20:47on a conservé
20:48à peu près
20:48une trentaine,
20:5030% de la structure
20:52existante
20:52et 70%
20:53c'est 19%.
20:54Mais il y a
20:54d'autres projets
20:55à Paris
20:56sur lesquels on travaille,
20:57on a beaucoup moins
20:59radical,
21:00donc on garde
21:0180%,
21:0190%
21:02de la structure
21:05pour respecter
21:06aussi les piélus
21:07bioclimatiques
21:07qui nous demandent
21:09quand même
21:09beaucoup de choses
21:10dans ce sens-là.
21:10crise du logement
21:11d'un côté,
21:12notamment étudiants,
21:13crise du bureau
21:14de l'autre,
21:15est-ce que ça veut dire
21:15qu'il faut convertir
21:18ces bureaux
21:18à marge forcée
21:19ou comme vous le dites
21:20c'est à étudier
21:20au cas par cas ?
21:21Moi je pense
21:22que c'est cas par cas
21:22parce que pour moi
21:23le bureau n'est pas mort,
21:25le bureau d'hier
21:26il est mort c'est sûr
21:27mais par contre
21:28aujourd'hui
21:29on revient
21:29comme d'habitude
21:30sur les critères
21:32principaux de l'immobilier
21:33c'est emplacement,
21:34emplacement,
21:34emplacement.
21:35Si j'ai un immeuble
21:36qui a un très bon emplacement
21:38je parle beaucoup
21:40avec les gens
21:41de la mairie
21:42aussi
21:42si on a des transports
21:44publics
21:45qui sont proches
21:46et qu'on est dans
21:47un quartier intéressant
21:48etc.
21:48les gens
21:49ils adorent
21:49venir au bureau.
21:52J'ai juste
21:52tout à l'heure
21:53rencontré
21:53un responsable
21:54de nos clients
21:56quand on a fait
21:57leur siège
21:57au 122 rue
21:58de la Beau ici
21:59il dit
21:59c'est tellement magnifique
22:00c'est tellement cool
22:01qu'on n'a pas envie
22:03de travailler à la maison
22:03et donc ça
22:04c'est un vrai compliment.
22:05Oui
22:05c'est l'enjeu aussi
22:06de faire revenir
22:07aujourd'hui
22:07les travailleurs
22:08ou les télétravailleurs
22:10au bureau
22:11parce qu'on voit bien
22:12aussi qu'on atteint
22:13les limites du télétravail.
22:14Oui
22:16le télétravail
22:17ça peut être
22:17un ajout
22:19mais aujourd'hui
22:20on a besoin
22:21de travail en équipe
22:22on a besoin
22:22quand même
22:24de la proximité humaine
22:27moi personnellement
22:27je n'aime pas
22:28les réunions
22:28en visio
22:29parce qu'elles sont
22:30éternels
22:30on ne prend pas
22:31de décision
22:32c'est impersonnel
22:33et donc aujourd'hui
22:34je pense
22:35il ne faut plus parler
22:36d'un siège
22:36d'un bâtiment
22:37mais on peut dire
22:37c'est le cœur
22:38d'une entreprise
22:39on vient au cœur
22:40on prend l'oxygène
22:40on travaille ensemble
22:42et après oui
22:43bien sûr
22:43on peut faire du télétravail
22:45une fois là
22:45une journée là
22:46etc.
22:47donc je pense
22:47c'est un mix
22:47entre télétravail
22:48flex office
22:50et aujourd'hui
22:51des bureaux
22:52qui ont besoin
22:52vraiment des bureaux
22:53de très haute qualité
22:54pour faire venir des gens
22:55donc ça c'est vraiment
22:56différent d'aujourd'hui.
22:57Axel
22:58aujourd'hui
22:58au MIPIM
22:59c'est vrai qu'on voit
23:00pratiquement le monde entier
23:01beaucoup de projets
23:02vous travaillez également
23:03à l'international
23:03ça vous permet de faire
23:04du business
23:05ce MIPIM
23:062026 ?
23:07Oui
23:07moi je suis d'origine
23:08d'Allemands
23:09et quand j'ai commencé
23:10je travaillais beaucoup
23:11en Allemagne
23:11et aussi en Espagne
23:12etc.
23:13donc aujourd'hui
23:14on travaille beaucoup
23:16à Paris
23:16région parisienne
23:17mais on a toujours
23:18gardé nos contacts
23:20à l'étranger
23:21donc on fait des projets
23:22en Allemagne
23:22on fait des projets
23:23en Espagne
23:24aujourd'hui
23:25si on fait des projets
23:26hors de France
23:27c'est plutôt en Europe
23:30pour moi c'est plus à l'aise
23:32vu le contexte économique
23:35et politique
23:36en ce moment
23:36c'est quand même
23:37un peu plus facile
23:38un peu plus facile
23:39voilà
23:39et sur ce MIPIM
23:40en particulier
23:41il y a des contacts
23:42c'est un bon cru pour vous ?
23:45moi ça fait des années
23:45que je suis en MIPIM
23:46donc j'ai vu quand même
23:47déjà d'autres crises
23:48donc oui
23:49c'est une période
23:51un peu compliquée
23:52mais je pense
23:52c'est justement
23:53dans les moments
23:54comme ça
23:55on fait des contacts
23:56plus intéressants
23:57parce qu'il y a moins
23:58de gens qui sont là
23:59les gens qui sont là
23:59c'est des vrais décisseurs
24:01qui sont peut-être
24:02avant on a eu
24:03c'était moins accessible
24:04donc je pense
24:05aujourd'hui c'est intéressant
24:06évidemment
24:07c'est dommage
24:08qu'aujourd'hui
24:10il y a beaucoup de gens
24:11du Moyen-Orient
24:11qui ne sont pas là
24:12à cause de ce qui est passé
24:13il y a depuis deux semaines
24:15j'ai entendu
24:16que maintenant
24:16il y a des Allemands
24:17qui partent ce soir
24:18parce que demain
24:18il y a une grève
24:19chez Lufthansa
24:21donc ça c'est compliqué aussi
24:22mais je trouve
24:23c'est un bon cru
24:24c'est un cru
24:25de réflexion
24:26de se repositionner
24:28et se mettre en question
24:30aussi
24:30donc je trouve
24:31c'est intéressant
24:32donc je suis assez optimiste
24:33toujours
24:33c'est tant mieux
24:34merci Axel
24:35je rappelle que vous êtes
24:37le patron de AS Architect
24:38et à très bientôt
24:39sur Smartimo
24:40merci beaucoup
24:41à bientôt
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