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  • il y a 5 jours
Florian Fournier, cofondateur et directeur général d'Orasio, était l'invité de Sandra Gandoin dans French Tech, ce vendredi 6 mars. Il nous présente les solutions d'IA appliquées à la vidéo développées par son entreprise, destinées aux forces de sécurité intérieures, aux collectivités territoriales, aux infrastructures critiques, et aux armées européennes, dans Good Morning Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00La French Tech, aujourd'hui nous recevons Florian Fournier, fondateur et directeur général d'Orazio.
00:05Merci d'être avec nous, avec Anthony Morel, sur ce plateau de la French Tech,
00:09entreprise spécialisée dans l'analyse des flux vidéo.
00:12Dites-nous exactement ce que fait Orazio.
00:14On avait Vizia il y a quelques jours, est-ce que vous faites à peu près la même chose ?
00:17C'est quoi votre spécificité ?
00:19Bonjour Sandra, bonjour Anthony.
00:21Donc nous effectivement, qu'est-ce que nous faisons chez Orazio ?
00:23Nous développons des solutions d'intelligence artificielle appliquées à la vidéo,
00:27d'abord pour les forces de sécurité intérieure, les collectivités territoriales,
00:31les infrastructures critiques et les armées européennes.
00:34C'est-à-dire qu'Orazio, tout ce qu'on fait, c'est pour impacter la sécurité intérieure,
00:38la défense et la souveraineté européenne.
00:40Du coup, concrètement, qu'est-ce que ça veut dire ?
00:43Nous, on vient, que ce soit dans une ville, que ce soit dans une infrastructure critique,
00:48on vient, on ne leur dit pas de remplacer leurs caméras,
00:50on se connecte à tout leur parc de caméras existants,
00:53et soit on leur permet d'alerter en temps réel sur les événements d'intérêt,
00:58soit de leur faire gagner du temps dans les investigations.
01:02Donc la majorité du temps, les investigations, qu'est-ce que ça veut dire ?
01:05Ça veut dire une enquête qui est lancée par la police nationale ou la gendarmerie
01:08avec une réquisition judiciaire,
01:10et on va aider à répondre à cette réquisition judiciaire rapidement.
01:14Et donc la partie analyse de flux, c'est ce qu'on appelle la surveillance algorithmique,
01:19c'est ce qui avait été déployé pendant les Jeux Olympiques notamment,
01:21c'est-à-dire qu'en fait, on est capable de détecter un comportement suspect, c'est ça globalement ?
01:26Exactement, c'est-à-dire qu'aujourd'hui, technologiquement,
01:29on peut détecter tout ce qu'on demanderait à un humain de détecter.
01:33Donc, alerter pour une bagarre, alerter pour un port d'armes,
01:36alerter pour un départ de feu, alerter pour une chute de personnes,
01:39on peut faire toutes ces choses-là en live.
01:41Par contre, l'énorme différence qu'on voit d'un pays à l'autre en Europe,
01:45là où on est déployé, c'est qu'on a un cadre légal très différent.
01:49Par exemple, en France, sur la voie publique,
01:51même si technologiquement, on pourrait alerter,
01:54dès qu'il y a quelqu'un qui se balade avec une arme dans la rue,
01:56on n'a pas le droit de le faire légalement.
01:58Ah bon ? Donc la barrière, elle n'est pas technologique,
02:00la barrière, elle est légale aujourd'hui pour de nombreux cas.
02:02On comprend pourquoi il y a ces barrières.
02:04C'est-à-dire que faire évoluer le cadre légal pour permettre des choses en temps réel,
02:07ça prend du temps, ça va évoluer.
02:10Oui, parce que là, pour le coup, on ne parle pas de reconnaissance faciale,
02:13encore une fois, on parle de détecter une personne qui porte une arme,
02:16on peut voir l'intérêt que ça a.
02:17Ça, aujourd'hui, on n'a pas la possibilité de le faire légalement,
02:20ce n'est pas possible.
02:21Exactement, on n'a pas le cadre légal.
02:22Il y a un projet de loi qui est le renouvellement de la loi JO,
02:26qui sans doute va être confirmé ces prochaines semaines,
02:29qui va permettre ces nouveaux cas d'usage en temps réel,
02:32non pas en continu dans les villes,
02:33mais lorsqu'il y a des grandes manifestations sportives, culturelles,
02:37de faire typiquement la détection d'armes en temps réel,
02:39la détection de départs de feu, la détection de mouvements de foule,
02:42la détection de chutes de personnes, la détection d'objets abandonnés.
02:44Mais ce n'est pas en continu, ce n'est pas partout, ce n'est pas tout le temps.
02:47Je voudrais qu'on passe sur l'aspect militaire,
02:50parce que vous annoncez un partenariat avec l'agence ministérielle pour l'IA de défense,
02:54l'AMIAD,
02:56pour déployer vos solutions auprès des forces armées françaises.
02:59Dans quel type de situation ça va être utile, par exemple ?
03:05Ce partenariat avec l'AMIAD, ce n'est pas simplement un partenariat,
03:08c'est d'abord des commandes de nos solutions militaires et de nos solutions civiles.
03:12On était très heureux de voir l'AMIAD,
03:15qui a la responsabilité de déployer les meilleures solutions d'intelligence artificielle
03:20à l'ensemble des armées françaises.
03:22Ils ont vu nos solutions, ils ont testé nos solutions,
03:24ils ont acheté nos solutions.
03:25Ça, déjà, on est très contents.
03:27Par contre, ça s'inscrit dans un partenariat plus long terme.
03:29Un partenariat plus long terme qui va nous permettre
03:31de ne pas simplement toucher les unités spéciales
03:34avec lesquelles nous sommes déjà en contact,
03:35mais de toucher beaucoup plus de monde dans les armées françaises.
03:39Eux, c'est un signal fort.
03:41Pourquoi c'est un signal fort ?
03:42Parce qu'au sein de l'AMIAD,
03:44ils ont des équipes de près de 200 ingénieurs
03:46qui peuvent développer des solutions elles-mêmes.
03:49Ils ont accès notamment à des données classifiées,
03:51donc ils ont un certain avantage par rapport à des sociétés privées.
03:53Ça a la valeur d'avoir une entité comme l'AMIAD en France
03:55pour proposer ces solutions aux armées françaises,
03:58mais sur chacune des technologies,
03:59ils vont avoir le choix soit de développer en interne,
04:02soit de prendre des solutions côté privé,
04:04si elles sont performantes et qu'elles répondent aux besoins de nos armées.
04:07Vous ne répondez pas à la question,
04:08qu'est-ce qu'ils vont faire avec vos technologies ?
04:09C'est ça qui nous intéresse.
04:10Est-ce qu'on a le droit de le dire ?
04:12Je vais répondre de manière générale,
04:13parce qu'on a notamment un produit militaire,
04:15aujourd'hui on ne peut pas être très précis sur les cas d'usage.
04:19C'est une demande de nos utilisateurs.
04:21Par contre, de manière générale,
04:22ce qu'on peut dire, c'est que nos technologies utilisées côté armée,
04:25elles peuvent faire énormément de choses,
04:27comme ce qui s'est passé par exemple ces derniers jours à Téhéran.
04:30C'est-à-dire que Téhéran, les Israéliens,
04:32ils ont réussi à rentrer dans le système,
04:35dans le réseau de vidéoprotection de la ville de Téhéran,
04:37et ça leur a permis de quoi ?
04:39Ça leur a permis des choses qu'on est capable de faire avec notre technologie.
04:41Une fois qu'on est connecté à ces caméras,
04:42on peut définir des habitudes.
04:45Ça veut dire, une habitude ça va être
04:47quel véhicule vient, à quelle fréquence reste tant de temps,
04:51qui sont les personnes qui viennent régulièrement à tel ou tel endroit,
04:54quels sont les trajets habituellement utilisés
04:56pour aller d'un endroit à un autre endroit,
04:59alerter en temps réel sur la présence d'un drone,
05:02d'un drone aérien, d'un drone terrestre,
05:06être capable de faire ça pas simplement sur des caméras jour,
05:09mais être capable de faire ça sur des caméras thermiques,
05:11être capable de détecter pas simplement des véhicules civils,
05:14détecter des véhicules militaires,
05:15être capable de détecter des positions,
05:17que ce soit des tranchées, que ce soit des radios.
05:19Aujourd'hui, la technologie, elle peut faire ces différentes choses.
05:21Avec un gain de temps qui est absolument considérable,
05:23évidemment, par rapport au fait d'analyser le flux vidéo avec des humains.
05:27Oui, dernière question, il y a un investisseur,
05:29parmi d'autres, j'imagine, dans votre entreprise,
05:31mais qui nous a un peu tapé dans l'oeil,
05:32c'est Yann Lequin.
05:32Forcément.
05:33Yann Lequin, bon forcément, tout le monde le connaît sur BFM Business, évidemment.
05:36Qu'est-ce qu'il vient faire dans cette aventure ?
05:37Je sais qu'il s'intéresse beaucoup à l'IA vidéo
05:39pour inventer ce qu'il appelle les World Models.
05:41Est-ce que c'est un lien avec la nouvelle entreprise
05:43qu'il est en train de lancer en France, qui s'appelle AmiLabs ?
05:46Yann Lequin, on a eu beaucoup de chance de le rencontrer.
05:49Il a été séduit par le projet, l'ambition, effectivement,
05:51aujourd'hui, contribuer à la sécurité intérieure,
05:53la défense, la souveraineté européenne.
05:54Il faut des talents.
05:56Il n'a investi que quand on lui a partagé notre roadmap technique,
05:59donc il a été convaincu par la manière dont on fait les choses.
06:01Aujourd'hui, c'est un domaine qui évolue énormément.
06:02Et la manière dont on fait les choses, elle est assez originale.
06:05Elle est assez innovante et c'est ça qui la séduit.
06:07Maintenant, il faut avoir conscience que pour un marché
06:09avec des cycles de vente aussi longs, côté armé, côté sécurité intérieure,
06:12heureusement qu'on n'a pas simplement Yann Lequin.
06:14On a l'ancien numéro 1 d'Interpol,
06:16Jurgen Stock, un profil allemand qui nous a rejoints en tant que senior advisor.
06:19On a l'ancien directeur de la police danoise,
06:21qui était numéro 2 d'Europol, qui nous a rejoints en tant que senior advisor.
06:24On a l'ancien directeur de la sécurité intérieure polonaise
06:26qui nous a rejoints, et un député européen français.
06:29Ces profils-là, ils sont nécessaires,
06:30pour l'ambition qu'on a de proposer une alternative européenne
06:33compétitive technologiquement et commercialement.
06:34On vous reçoit tous les 4 mois, et à chaque fois, vous faites des pas de géant.
06:37On adore entendre ça dans la French Tech.
06:39Merci beaucoup Florian Fournier, fondateur et directeur général d'Oradio,
06:42d'être venu ce matin.
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