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  • il y a 10 heures
Katrin de Proyart, cofondatrice et PDG de Vizzia, était l'invitée de Sandra Gandoin dans French Tech, ce mercredi 4 mars. Elle revenue sur le fait que son entreprise vient de lever 30 millions d'euros pour accélérer son expansion en Europe et son désir de s'imposer comme un acteur stratégique de la sécurité et de la défense, ainsi que sur le fait que sa start-up équipe déjà 250 collectivités tout en adaptant ses outils aux exigences de confidentialité françaises, dans Good Morning Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00La French Tech, ce matin avec Anthony Morel, nous recevons Catherine Deproyard, cofondatrice et PDG de Vizia.
00:05Bonjour !
00:06Bonjour !
00:06Bienvenue sur ce plateau de la matinale de l'économie.
00:08On parle ici de surveillance.
00:11Expliquez-nous ce que font les solutions de Vizia.
00:14Merci de me recevoir.
00:15Donc, Vizia, c'est une solution française de vidéoprotection pour les collectivités territoriales
00:20avec deux objectifs, les rendre plus propres et les rendre plus sûrs.
00:25Concrètement, on développe un système de vidéoprotection de rupture.
00:28Comment ça marche ?
00:29Historiquement, on a des caméras fibrées qui envoient le flux sur un serveur physiquement installé dans la mairie.
00:35Chez Vizia, on propose une alternative.
00:37Des caméras 4G, 5G qui envoient les images sur un cloud souverain, second cloud.
00:43Deux avantages.
00:44Un, on déploie des parcs de vidéoprotection en moins d'une semaine.
00:47Là où, historiquement, ça peut prendre un à deux ans de génie civil.
00:53Et deux, comme on digitalise l'accès à la preuve, quand il y a une enquête qui est ouverte,
00:58la police peut y accéder directement au cloud sans devoir se déplacer.
01:02Donc, on accélère les enquêtes par un facteur de 10.
01:04Anthony.
01:05Alors, qu'est-ce que ces caméras sont capables de détecter concrètement ?
01:08Parce que l'un de vos objectifs, c'est de lutter contre les dépôts sauvages, typiquement.
01:11Donc, est-ce qu'elle va être capable de détecter, je ne sais pas, que quelqu'un a jeté un
01:14mégot par terre ?
01:15Comment ça fonctionne exactement ?
01:17Très bonne question.
01:19Dans le cadre de notre offre dépôt sauvage de déchets, on travaille dans un cadre réglementaire qui est très très
01:24précis.
01:25Donc, pour être très clair, toutes les solutions qui sont déployées aujourd'hui dans 250 collectivités.
01:31Déjà, on est déployé dans 250 collectivités, des collectivités de toutes les tailles.
01:34Ça va d'une ville de 65 habitants, comme le Plessis-Gasso, jusqu'à des villes comme Orléans, Avignon, Strasbourg.
01:41Et donc, dans ces collectivités-là, quand on parle du dépôt sauvage de déchets, on va déployer un capteur photographique
01:47qui va faire une comparaison d'images dans le temps pour identifier là où il y a eu un changement
01:51de pixels.
01:52Donc, c'est une solution qui est très simple par sa nature, parce qu'il y a un cadre réglementaire
01:57qui est très très précis.
01:58Et grâce à ça, on va accélérer la relecture de la police municipale et on va permettre la baisse, la
02:03détection,
02:05puis on va accélérer les procédures.
02:09Donc, ce n'est pas du temps réel, en fait.
02:10Il y a une comparaison qui se fait à intervalles de temps réguliers, mais ce n'est pas...
02:14On voit qu'une personne a laissé un déchet par terre et donc, la police va être immédiatement prévenue.
02:19Ce n'est pas comme ça que ça fonctionne.
02:20Non, non, non.
02:22On détecte, par comparaison de pixels, un changement sur l'image.
02:25L'image est envoyée à la police municipale.
02:28Et les policiers municipaux peuvent constater eux-mêmes, de leurs propres yeux,
02:32si, oui ou non, il y a eu un dépôt sauvage de déchets et lancer une procédure.
02:35Et donc, par exemple, dans une ville comme Gex, frontalière à la Suisse,
02:40on a déployé 10 systèmes sur les 10 points les plus touchés par les dépôts sauvages de déchets dans la
02:45ville
02:45et on a baissé les dépôts sauvages de déchets de 95% dès la première année.
02:49Comment vous faites pour ce qui est de la mission de surveillance pour la protection, pour la sécurité ?
02:56Parce que là, justement, on a un problème de timing.
02:58Si on peut attendre quelques heures ou un jour ou deux qu'un dépôt sauvage soit là
03:03et qu'on revienne sur les images, comment vous gérez, pour le coup, des situations où la sécurité est en
03:08jeu ?
03:09Une question.
03:11Évidemment, je rappelle que je suis là pour annoncer une levée de fonds de 30 millions d'euros.
03:15Et cette levée de fonds de 30 millions d'euros a pour objectif de nous déployer fortement sur nos solutions
03:20de sûreté.
03:20Oui, donc notre premier objectif, ça va être de passer de 250 collectivités à 600 collectivités fin 2026,
03:27surtout en déployant notre offre de sûreté, sur laquelle je vais revenir.
03:31Deuxième objectif, partir à l'international, d'abord au Royaume-Uni puis en Italie.
03:34Troisième objectif, développer nos solutions techniques.
03:37Sur l'offre sûreté, l'avantage premier, c'est le fait qu'on va déployer très très vite, comme je
03:41l'ai dit,
03:41donc on va démocratiser l'accès à la vidéoprotection.
03:44Et le deuxième avantage, c'est qu'on va digitaliser l'accès à la preuve.
03:46Le fait de passer sur un serveur cloud souverain nous permet, dans le cadre d'une enquête,
03:54la police peut y accéder en instantané au lieu de se déplacer physiquement jusqu'au serveur.
03:58Donc ça, c'est très important.
03:59Et un exemple concret, par exemple, on vient de déployer la ville de Muret,
04:0225 000 habitants entre Toulouse et l'Espagne.
04:05C'est sur un axe très passant.
04:07Donc on a déployé 30 systèmes en moins d'une semaine,
04:11surtout sur les entrées et les sorties de ville.
04:12Et l'objectif de la police là-bas, ça va être de détecter les véhicules qui seraient suspects,
04:17par exemple, dans des cambriolages, dans des vagues de cambriolages ou dans des vagues de trafic,
04:20puisqu'on est sur un axe passant.
04:22Mais ça, c'est quoi la différence avec une caméra de vidéoprotection classique ?
04:25Parce qu'on a déjà des caméras de vidéoprotection qui filment en flux
04:27et on va pouvoir retrouver l'image d'un véhicule qui est suspect, par exemple.
04:31Là, qu'est-ce que va faire votre caméra ?
04:33Qu'est-ce qu'elle détecte qu'une caméra normale ne détecte pas ?
04:35Dans le cadre de la vidéoprotection police municipale,
04:39on ne va pas encore pouvoir déployer des systèmes d'intelligence artificielle.
04:43Donc il n'y aura pas de détection à proprement parler.
04:45L'innovation va se faire plutôt au niveau de l'hébergement cloud, d'une part,
04:49et d'autre part, surtout ce qui est digitalisation des procédures autour de toutes ces enquêtes.
04:59Donc par exemple, la police nationale, les forces de l'ordre,
05:02vont pouvoir accéder au système de la ville de Muret dans le cadre d'une réquisition à distance.
05:06En fait, vous êtes bridé par la réglementation, c'est ça la réalité.
05:10Parce que technologiquement, on pourrait potentiellement,
05:13même si on pousse le curseur très très loin, mais là c'est complètement interdit en France,
05:16on pourrait aller jusqu'à identifier une personne qui a commis un délit
05:20et remonter jusqu'à elle très facilement.
05:22Simplement, on est tellement limité en France que là, ce que vous pouvez faire,
05:25c'est finalement juste du stockage numérique de manière un peu plus sécurisée et souveraine,
05:30mais vous ne pouvez pas aller jusqu'où vous pourriez potentiellement technologiquement aller.
05:35Je ne dirais pas forcément qu'on est bridé,
05:38parce que l'objectif de VIA, d'abord, il faut aussi que je précise ça,
05:41c'est d'être une solution souveraine.
05:43Donc solution souveraine française, solution souveraine européenne.
05:45Et comme on est au service des maires et de leurs demandes,
05:49si vous voulez, le niveau de la réglementation,
05:52c'est quelque chose d'extrêmement important pour nous.
05:53C'est-à-dire que la réglementation reflète un peu là où les citoyens,
05:58là où les maires veulent aller.
05:59Et donc notre objectif, c'est de proposer la solution la plus innovante
06:02dans le cadre réglementaire tel qu'il est aujourd'hui.
06:04Mais ça permet d'arrêter des gens concrètement ?
06:05Par exemple, sur les dépôts sauvages, est-ce qu'à partir de vos caméras,
06:08on a pu remonter jusqu'à des gens qui, effectivement,
06:10laissaient traîner des déchets dans la ville ?
06:12Évidemment, parce que les plus gros dépôts de déchets sauvages
06:14vont être faits grâce à des véhicules, souvent des véhicules professionnels
06:18qui vont balancer pas mal de déchets.
06:20Et la loi au Code de l'environnement prévoit de relier la plaque d'immatriculation
06:23à son hauteur de dépôts sauvages de déchets.
06:25Et encore une fois, on est dans un cadre très précis
06:27qui nous permet de proposer des solutions souveraines
06:30comme demandées par nos villes partenaires.
06:32L'efficacité, vous avez pu la mesurer sur les villes dans lesquelles vous êtes installés ?
06:36Bien sûr. Deux mesures principales.
06:40En moyenne, on baisse les dépôts sauvages de déchets de 85%
06:42dès la première année d'installation.
06:44Ça, c'est la première chose.
06:45Et sur les sujets de sûreté, on arrive à accélérer l'enquête par un facteur de 10
06:49rien que parce qu'on digitalise, un, l'accès à la preuve
06:52et deux, les procédures derrière.
06:54Merci beaucoup, Catherine Deproyard, d'être venue sur ce plateau
06:57cofondatrice et PDG de Vizia dans la French Tech.
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