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  • il y a 4 semaines
Retrouvez Le 18/19 d'Hedwige Chevrillon en replay.

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00:00BFM Business et La Tribune présentent le 18-19 d'Edwis Chevrillon.
00:10Bonsoir à tous, bienvenue dans le 18-19.
00:13Ceux qui ont fait l'actualité aujourd'hui, ils sont dans le 18-19.
00:17Mon premier invité c'est Eric Trappier, il est le patron de Dassault Aviation.
00:20Il a présenté ses résultats ce matin, des résultats records grâce au Rafale.
00:25Évidemment avec lui on parlera de ce qui se passe au Moyen-Orient.
00:29Est-ce qu'on est dans une guerre ? Quel est le rôle de la France ?
00:32Est-ce que la France est rattrapée par cette guerre ? Quel est le rôle des Rafales ?
00:36Et puis ensuite c'est le patron, le directeur général de Banijay, leader mondial de la production audiovisuelle, François Riaï
00:42qui sera avec nous.
00:43Ils ont lancé une très grosse opération aujourd'hui.
00:45Il nous expliquera pourquoi, comment on devient le leader mondial de la production audiovisuelle.
00:50Mais tout de suite bien sûr le journal avec Erwann Maurice.
00:56Il est 18h, bonsoir Erwann.
00:59Et on commence par les tensions qui sont toujours très vives au Moyen-Orient.
01:03Mais on note une première phase de détente sur les places financières après la journée noire d'hier.
01:07Première séance dans le vert depuis le début de la semaine pour les bourses européennes.
01:11Wall Street est aussi bien orientée.
01:13Les prix du Brent et du gaz refluent également.
01:16Le point dans un instant avec Haute-Kersulek.
01:18Mais dans la région, la situation reste malgré tout très tendue.
01:21Un navire qui transitait aujourd'hui par le détroit d'Hormuz a été touché par un projectile.
01:25Après Mersk et MSC, le géant chinois du transport maritime Costco suspend lui aussi ses services dans le Golfe.
01:31Dans le détroit, le trafic pétrolier est en chute libre de 90%.
01:35Notez aussi qu'Air France prolonge ce soir jusqu'à vendredi la suspension de ses vols vers Dubaï et Riyad.
01:41Et jusqu'à dimanche vers Tel Aviv et Beyrouth.
01:43Dans ce contexte, la Banque Centrale Européenne craint une reprise de l'inflation liée à l'énergie après avoir sous
01:48-estimé la vague de 2022 avec la guerre en Ukraine.
01:51A ce sujet, Bercy recevra demain les distributeurs de carburant afin de s'assurer qu'ils ne pratiquent pas de
01:56hausses trop exagérées des prix.
01:58Dans le reste de l'actualité, après des mois de discussion animée, la Commission impose la préférence européenne pour stopper
02:05l'hémorragie industrielle.
02:06Objectif voir l'industrie remonter à 20% du produit intérieur brut de l'UE d'ici à 10 ans
02:12en imposant des quotas de production locale et des restrictions sur les investissements étrangers.
02:16Les droits de douane américains devraient passer de 10 à 15% cette semaine, annonce du secrétaire d'État aux
02:21finances.
02:22Fin février, la Cour suprême avait jugé les droits de douane réciproques de Donald Trump illégaux.
02:26Le président américain va alors instaurer une nouvelle taxe de 10% sur les importations aux États-Unis.
02:31Bientôt 18h02, les marchés.
02:36Avec vous, Aude Karsulet, bonsoir.
02:39Le CAC 40 se ressaisit ce mercredi et la tension se relâche un peu aussi sur les énergies.
02:43Séance de rebond, clôture à 8 167 points à Paris.
02:47Sur le marché américain aussi, on efface même complètement la baisse d'hier, plus 1,4% pour le Nasdaq
02:52sur performance toujours américaine.
02:54Tout ça à la faveur d'une détente sur le baril de Bren, 81 dollars, avec bon nombre d'interventions
03:00politiques pour aider à assurer et escorter le trafic dans le détroit d'Hormuz
03:04et pousser la production au max aussi aux États-Unis.
03:07C'était le message de Scott Besant.
03:09Donc ça favorise la détente des marchés.
03:14Merci Aude, merci Erwann.
03:16Rendez-vous pour vous Erwann, 19h30 tout de suite.
03:20Éric Trappier, le patron d'Assaut Aviation et aussi patron de l'UIMM et notre invité dans 18-19.
03:26BFM Business et la Tribune présente
03:30Le 18-19 d'Edwis Chevrillon
03:36Vous êtes bien dans le 18-19 avec mon invité Éric Trappier qui est le président de Dassaut Aviation.
03:41Bonsoir Éric Trappier.
03:42Bonsoir.
03:43Merci d'être là, beaucoup de sujets à voir avec vous parce que ce matin vous avez présenté vos résultats
03:482025.
03:49Des résultats pour Dassaut record, historiques, portés notamment évidemment par la vente de Rafale.
03:55Ça fera le lien avec notre sujet qui nous préoccupe aussi.
03:58C'est ce contexte de guerre qui est en train d'embraser toute la région
04:01et même on sent que la France est en train de se faire rattraper.
04:04On en parlera dans un instant.
04:05Vous êtes aussi président du groupe Marcel Dassaut, le Figaro,
04:08et président de lui-même, la puissante fédération du MEDEF.
04:13On en parlera avec les conséquences que cette guerre peut avoir sur les prix de l'énergie.
04:17On va commencer d'abord peut-être sur ce contexte de guerre au Moyen-Orient.
04:22Le président français Emmanuel Macron a annoncé l'envoi du Charles de Gaulle, du porte-avions.
04:29Et puis le chasseur Rafale qui pourrait être là pour soutenir la défense aérienne et les radars aéroportés.
04:36La question que j'ai envie de vous poser, c'est quels peuvent être justement les rôles de ce dérafale
04:41aujourd'hui, dans ce conflit ?
04:43Je crois qu'il y a une volonté d'être à côté de nos alliés, les Émirats Arabes Unis par
04:51exemple,
04:52qui est un pays avec lequel nous avons des relations, en particulier d'assaut aviation.
04:57Bien sûr.
04:58Je rappelle aussi qu'il y a une base française aux Émirats Arabes Unis.
05:01Donc il est important que la France protège les intérêts français et protège les intérêts de ses alliés.
05:09Et donc c'est dans ce contexte que le président a pris un certain nombre de décisions et prendra un
05:14certain nombre de décisions.
05:16Ce n'est pas à moi de commenter l'action militaire de la France, mais j'observe ce renforcement de
05:23position qui apparaît naturel.
05:25Il y aura combien de rafales françaises sur place ?
05:28Ça, je ne le dis pas. Dans le contexte de guerre, ce n'est pas à moi d'annoncer le
05:32nombre de rafales qu'il y aura.
05:34Et est-ce que, justement, on parlait là du détroit d'Orbouz, les Iraniens disent qu'ils le contrôlent.
05:40On ne sait pas très bien, il faut faire toujours très attention à ce qu'on dit, parce qu'il
05:42y a une désinformation.
05:43Il y a aussi une guerre de l'information qui est très forte.
05:47Est-ce que les rafales que vous avez livrées aux Émirats, ils peuvent servir ?
05:56Et est-ce qu'ils ont servi ?
05:58Ils contribuent à défendre le pays, à défendre les intérêts du pays, les Émirats, c'est vrai aussi au Qatar,
06:05et donc à protéger le pays en lui-même, ses intérêts économiques,
06:12à éviter ces drones qui arrivent et donc à être capables de protéger le pays contre les agressions actuelles, contre
06:21ces pays-là.
06:21Mais est-ce qu'ils ont volé ces rafales ?
06:23Ce n'est pas à moi de vous le dire, ce sont des informations qui sont aux mains des pays
06:28qui utilisent le rafale,
06:29mais les rafales sont là pour défendre le pays, y compris à les défendre contre ces drones, contre ces agressions
06:37que l'on vit actuellement.
06:39Comment vous analysez justement sur le plan défense, l'industrie de la défense, comment vous analysez ce qui se passe
06:44là-bas ?
06:45Écoutez, d'un point de vue de la défense, on voit bien que dans toute guerre, il y a d
06:52'abord un engagement dans le ciel,
06:54on voit bien que c'est le ciel qui est le sujet du moment, tirer des missiles, tirer des drones,
07:00envoyer des avions,
07:03et c'est là que ça va se passer, il y a beaucoup de munitions tirées, donc les stocks de
07:07munitions seront un sujet.
07:09Et ça reste un sujet, effectivement, on a oublié que dans une guerre, on l'a vu en Ukraine,
07:13à force, il y a aussi le renouvellement des stocks de munitions qui doivent aller sur les avions, sur les
07:20bateaux,
07:22et dans les systèmes solaires pour protéger les pays des agressions.
07:27Est-ce qu'on est proche de la pénurie ou pas ?
07:29Non, ça c'est pas à moi de le dire non plus, je n'ai pas ni l'habilitation, ni
07:33la connaissance des stocks d'armement
07:36que peuvent avoir les pays engagés dans ce conflit.
07:39Je rappelle que les pays, c'est les Etats-Unis, Israël et Iran.
07:43Est-ce que le Rafale serait capable de faire ce qu'a fait l'avion américain, l'aviation américaine,
07:49enfin non, les avions américains, l'F-35, ce qu'ont fait les Israéliens,
07:54c'est-à-dire de rentrer sur le territoire iranien pour atteindre des cibles extrêmement précises
07:59grâce à un brouillage électronique qui fait qu'en fait on n'arrive pas à les voir sur un écran.
08:07Est-ce que vos avions sont capables de faire ça ?
08:10Alors oui, toute opération militaire est un ensemble de moyens.
08:13Le renseignement est un premier moyen de savoir ce qu'on a en face de soi
08:17et une opération aérienne s'engage en fonction du renseignement et d'un certain nombre de moyens.
08:24Vous avez les détecteurs de radars, par exemple les avions AWACS aussi,
08:30qui peuvent savoir s'il y a des avions qui volent, s'il y a des drones qui volent,
08:34vous avez des systèmes satellitaires.
08:36Ils ont la même capacité de ce brouillage électronique, de neutraliser en fait une défense aérienne.
08:40Le brouillage électronique, il est fait soit par l'avion lui-même,
08:43soit par des avions accompagnateurs qui permettent de faire le brouillage électronique.
08:46Donc l'avion qui va tirer un missile, lui il est capable de passer au travers des défenses ennemies
08:53et de tirer sa bombe à destination.
08:56C'est un ensemble de moyens qui est mis en œuvre,
08:58ce n'est pas simplement un avion tout seul qui va faire la mission.
09:00Donc aujourd'hui, les Israéliens et les Américains ont démontré qu'ils savaient le faire dans un environnement iranien.
09:06Les Rafales n'ont pas été engagées aujourd'hui, à ma connaissance,
09:09pour faire ce type de mission aujourd'hui dans cette guerre en Iran.
09:13Oui.
09:14Quelles sont les conséquences, à votre avis, de ce conflit qui est en train d'embraser une région
09:19et qui est en train aussi de rattraper un peu tous les pays européens ?
09:25On le voit bien, plus ou moins, avec certains avec réticence,
09:28d'autres avec justement une certaine prudence, comme la France.
09:31La prudence, c'est d'abord le risque.
09:33C'est le risque que le président français a souligné sur l'embrasement d'une région.
09:38Et donc l'embrasement d'une région, c'est toujours quand est-ce qu'on rentre dans un conflit,
09:42c'est toujours plus difficile d'en sortir.
09:43Et donc c'est cette inquiétude générée par des opérations militaires qui fait que,
09:49voilà, donc moi je ne préjuge pas de savoir si le conflit a une justification ou pas
09:55vu de la part des Américains et des Israéliens.
09:59Ce qui est certain, c'est que ça va créer une incertitude de navigation,
10:03par exemple pour entrer dans le Golfe, une incertitude du trafic aérien.
10:08On voit bien déjà que tout le trafic aérien est très perturbé.
10:10Et donc des conséquences économiques, on voit aussi certains prix de pétrole
10:15qui sont en train d'être attaqués.
10:19On voit Total qui a décidé de quitter l'offshore.
10:22Donc il va y avoir une, non pas une pénurie, mais une pression sur les prix du pétrole et du
10:27gaz.
10:28Sur le gaz évidemment.
10:29Après ça dépendra du temps que ça dure.
10:30Si ça dure deux, trois semaines, un mois, je dirais que si ça dure beaucoup plus longtemps,
10:37il y aura des conséquences économiques plus durables.
10:39– Là, je m'adresse au président de l'UIMM, que vous êtes aussi…
10:44Est-ce que vous pensez que ça peut avoir vraiment des répercussions pour les entreprises françaises ?
10:49– Oui, ça aura des répercussions si ça dure.
10:52– Alors si ça dure, ça dure quoi ? Au-delà de combien ?
10:55Si c'est un mois, trois semaines ?
10:57– Oui, c'est ce qu'il a à dire, parce que chaque société a des stocks de matières premières,
11:01a des stocks de capacités, et puis ça dépend selon qu'elle est engagée ou pas à fournir un certain
11:07nombre de pays
11:07qui passent par le Golfe ou pas.
11:09Sinon, le trafic maritime, comme vous le savez, il peut aussi se détourner.
11:13C'est une route plus longue, c'est un peu plus chère, c'est plus long,
11:15mais ça n'empêche pas le trafic maritime de fonctionner.
11:18Le trafic aérien, il va devoir aussi se redimensionner.
11:22C'est compliqué, c'est compliqué surtout pour…
11:25– Philippe Pascal, patron des aéroports de Paris, d'ADP, il disait effectivement,
11:28ça va avoir des conséquences.
11:29– Voilà, donc il y a des conséquences immédiques sur le trafic aérien,
11:31sur les compagnies aériennes, en particulier celles du Golfe,
11:34parce qu'elles jouaient sur les hubs que sont le Qatar et les Émirats arabes unis,
11:39Dubaï en particulier, et bon voilà, ces hubs sont…
11:42– Ok, mais pour les entreprises françaises, que vous défendez,
11:45puisque c'est le patron de l'industrie française quelque part.
11:48– Chaque entreprise, c'est pour ça que le ministre de l'économie et ses équipes
11:51mènent des réunions pour essayer d'appréhender justement société par société,
11:57filière par filière.
11:58En ce qui nous concerne, c'est l'alimentation en matière première,
12:01mais ceci évitera le Golfe à l'énergie près,
12:07donc pour l'instant le gaz n'est pas totalement touché,
12:10parce qu'on a des approvisionnements, mais un peu,
12:12et donc on va voir le prix monter, et idem avec le pétrole.
12:17– Et donc vous n'êtes pas inquiet pour l'instant ?
12:19– Si, je suis inquiet comme tout citoyen de voir une région du monde s'enflammer,
12:28mais ça dépendra de la durée de cette guerre.
12:30C'est difficile aujourd'hui de dire que tout va mal.
12:34– Je voudrais que vous arrivez…
12:34Non mais je suis d'accord, je ne vous demande pas de sortir,
12:36surtout vous, Éric Trappier, votre boule de cristal,
12:38mais est-ce que, quand même, à partir de quand,
12:40vous considérez que ça nous met en danger sur le plan économique ?
12:45– Sur le plan économique, il y aura des conséquences immédiates.
12:47Je vous ai dit, le trafic aérien, c'est quand même quelque chose d'important.
12:48– Ok, d'accord, ça c'est une compagnie de l'aérienne.
12:50– Donc voilà, sur le plan des approvisionnements,
12:53ça dépend comment ça se passe.
12:56– Mais pour l'industrie française ?
12:58– Pour l'industrie française, chaque société aura à tirer des conséquences
13:04pour sa propre société, selon qu'elle travaille ou pas au Moyen-Orient,
13:06selon qu'elle s'approvisionne dans des pays en Asie,
13:09par avion ou par bateau.
13:11– Pas d'appart sur la croissance française ?
13:12– Sur le trafic maritime, ça va continuer,
13:16ça ne va pas s'arrêter comme ça.
13:17– Éric Trappier, si on revient sur vos résultats,
13:20pour le coup, parce qu'en 2025, ils ont été très bons,
13:22ils ont été même historiques.
13:24Vous avez vu votre bénéfice net progresser de 5,7%,
13:28juste un petit peu en dessous du milliard.
13:30Je suis d'offrir abondus de 18,5%.
13:33J'ai envie de dire, merci la géopolitique,
13:36merci justement ces craintes de guerre
13:39qu'on voit un peu partout en train d'émerger.
13:42– Je dis toujours, et je le répète,
13:46si vous voulez éviter une guerre, il vaut mieux être bien armé.
13:49Contrairement à ce que certains disaient, y compris en Europe,
13:51de vous rappeler la taxonomie,
13:53il ne faut pas être dans le domaine de l'armement, etc.
13:55Si vous êtes bien défendu, on évitera de vous attaquer.
13:59Donc la réussite du Rafale, c'est d'abord, et avant toute chose,
14:03des relations stratégiques avec les pays dans lesquels nous nous implantons,
14:08et aussi la qualité intrinsèque du Rafale
14:11pour être capable justement de défendre les pays
14:13qui nous achètent du Rafale.
14:14Donc on ne surfe pas sur la guerre,
14:17puisque vous voyez, si je prends la guerre d'Ukraine,
14:19ça ne nous a apporté aucun business jusqu'à aujourd'hui.
14:22– Parce que justement, il n'y avait pas de Rafale en plus.
14:25– Et donc c'est avant, il faut protéger les pays.
14:30Avant, on espère toujours que l'Europe s'équipera en avion européen.
14:35– Ça, on va y venir.
14:36– On voit la réalité qui est tout autre,
14:39et nous alimentons un certain nombre de pays
14:42qui font confiance à la France dans des relations stratégiques,
14:45et c'est ça qui nous permet de vendre.
14:47– Voilà, et en l'occurrence, vous pointez déjà l'Allemagne,
14:50on sait que ce matin, lors de votre conférence de presse,
14:52vous avez été extrêmement cash, pour ne pas dire autre chose,
14:56sur justement l'avenir du SCAF,
14:57avant quand même, deux, trois questions,
14:5928 Rafales, 40 Falcon,
15:01parce qu'il ne faut pas oublier l'autre jambe de Dassault Aviation,
15:05qui est l'aviation du tourisme,
15:07mais restons sur les Rafales.
15:08Il y a cette commande indienne de 114 avions, Rafales,
15:14qui seront made in India,
15:16donc ça c'est quand même une grande nouveauté,
15:18et même les moteurs seraient fabriqués là-bas,
15:21en tous les cas, c'est ce qu'a dit Olivier Andriès,
15:22le patron de Safran.
15:24Ça, c'est pour quand la signature ?
15:26Il y a déjà eu 26 avions de livret,
15:29c'est pour quand la signature de cette méga commande indienne ?
15:32La première étape, c'était d'avoir une décision indienne,
15:37de débuter des négociations.
15:39Donc cette décision a été prise huit jours avant la visite du président,
15:43par le conseil des ministres local,
15:45qui a consisté à dire,
15:46on va maintenant négocier avec Dassault l'acquisition de 114,
15:50moyennant un certain nombre de conditions,
15:52qui comprend le fait qu'il faudra travailler en Inde,
15:55pour être capable d'avoir cette commande,
15:58avec un chiffre qui est grosso modo autour de 50%,
16:01mais derrière il y a tout un tas de caractéristiques
16:04pour atteindre ces 50%,
16:05donc oui, on va travailler en Inde.
16:06Donc 50% de l'avion doit être fabriqué sur place ?
16:10L'équivalent de 50% de l'avion qui doit être,
16:13mais en prenant en compte, beaucoup de paramètres.
16:16Donc quelque part, oui, on va faire beaucoup de choses en Inde.
16:20On a débuté en avance de phase,
16:23on travaille déjà avec Tata pour faire des fuselages de Rafale,
16:28on travaille dans notre joint venture à Nagpur
16:32pour faire des parties de Falcon.
16:35Nos coopérants comme Safran et Thalès
16:39ont déjà débuté des discussions
16:42et fabriquent déjà en Inde,
16:44et l'ensemble de notre supply chain
16:46va trouver des partenaires pour faire la même chose
16:49et consolider une supply chain.
16:51Mais en fait, ça sera des Rafales indiens ?
16:54Ça sera en partie des Rafales assemblées en Inde,
16:58mais en partie aussi fabriquées en France.
17:00Donc il y a un équilibre qui va se faire.
17:03Quand on dit 50%, ça prouve déjà au minimum
17:06qu'il y a déjà 50%.
17:07C'est toute la technologie qui sera fabriquée en France ?
17:08C'est une question de transfert de technologie.
17:10C'est les pièces.
17:11C'est les pièces.
17:38un tel mouvement, une telle délocalisation ?
17:41Pour le Rafale, oui.
17:42Oui, ça c'est un point important.
17:45Alors venons, avant de venir peut-être au cas,
17:48venons au point, parce que je disais extrêmement bon résultat,
17:52mais il y a un gros mais que vous avez souligné ce matin,
17:54Éric Trappier,
17:55c'est de dire avec la fiscalité a pesé beaucoup sur nos résultats,
18:01notamment la supertaxe,
18:02et vous avez dénoncé l'enfer fiscal français.
18:06Est-ce que, qui parlait ?
18:09C'était le patron de Dassault ?
18:10C'est le patron du Figaro ?
18:11Ou c'est le patron de l'industrie française ?
18:14Je dirais qu'avec toutes ces casquettes,
18:16à chaque casquette, le sujet est quand même une surfiscalité,
18:20c'est factuel, en France, par rapport à nos concurrents.
18:22Et si je prends les Falcon,
18:24c'est pas si facile de vendre des Falcon,
18:27puisque nous sommes en concurrence
18:28avec des concurrents purement américains,
18:30qui ont une fiscalité moins grande.
18:32Et donc, quand le président Macron avait baissé la fiscalité
18:36au début de son premier quinquennat,
18:38pour passer de 35% à 25%,
18:40ça nous a permis de gagner en compétitivité,
18:43et donc d'être capable de mieux résister
18:45à l'agressivité américaine,
18:47qui est une agressivité commerciale normale,
18:49ça coûte moins cher de fabriquer aux Etats-Unis
18:51que de fabriquer en France.
18:52Comme on veut garder des fabrications en France,
18:56le sujet de la compétitivité
18:58et de la capacité à payer notre modèle social
19:01pèse sur les prix de nos avions civils en particulier.
19:06Je rappelle d'ailleurs que les Falcon,
19:07c'est pas des avions de tourisme,
19:08mais des avions pour les entreprises,
19:11principalement, 80% des entreprises
19:13pour faire du business.
19:17Certains disent que c'est l'avion des riches,
19:19non, c'est l'avion des entreprises.
19:21Oui, c'est aussi un peu l'avion des riches.
19:22Bien, ce qui se passe à Dubaï,
19:24ou à Doha, etc.,
19:26ça peut peut-être avoir des conséquences,
19:27parce qu'il y en a pas mal
19:28qui utilisaient vos avions pour aller là-bas ?
19:30Peu.
19:31Le gros du marché,
19:32ce sont les Etats-Unis et l'Europe.
19:35Donc, ça touche, bien sûr,
19:39pour aller au Moyen-Orient.
19:41Ça touche beaucoup plus l'aviation commerciale,
19:44puisqu'il y a des hubs à Dubaï et à Doha,
19:47mais l'aviation d'affaires est moins touchée,
19:49justement, que l'aviation commerciale sur ces pays-là.
19:52Le business jet, c'est surtout aux Etats-Unis,
19:54c'est né aux Etats-Unis.
19:56Maintenant, c'est beaucoup opéré aussi ailleurs
19:58dans le reste du monde,
20:00principalement, je le redis,
20:01par des entreprises qui ont besoin de faire
20:03des trajets dans des destinations
20:06qui ne sont pas forcément les grands hubs
20:07et qui, donc, ont cette souplesse d'emploi
20:10et cette confidentialité
20:13dont on peut continuer à travailler dans un avion
20:15sans avoir des voisins qui vous écoutent.
20:18Donc, c'est un avion d'affaires,
20:20comme son nom l'indique.
20:21Vous avez les droits de douane
20:22en pesant aussi sur vous ?
20:24Oui, le premier semestre 2025,
20:27l'incertitude des droits de douane a pesé,
20:30puisque si on devait livrer des avions américains,
20:33on devait payer les droits de douane
20:34à la hauteur de ce que c'était il y a donc un an.
20:37Ceci, donc, a été levé,
20:38cette hypothèque a été levée cet été,
20:40l'été dernier, pardon.
20:42Et donc, c'est 0% maintenant de droits de douane
20:44sur l'aéronautique dans les deux sens.
20:46Et c'est une très bonne chose
20:47qui, pour l'instant, est toujours le cas.
20:50Donc, ça, c'est un point positif.
20:51Vous allez, je crois que c'est mardi prochain,
20:53c'est ça ?
20:53Vous allez dévoiler votre nouvel avion d'affaires,
20:58le 10X.
20:59Oui, on est dans un...
20:59Qu'est-ce qu'il aura de nouveau ?
21:01C'est aussi important que le 8X
21:03que vous étiez venu nous présenter
21:05il y a quelques temps ?
21:06On est en train d'améliorer la gamme,
21:09de faire des nouveaux avions.
21:10On a sorti le 6X,
21:12qui a déjà un fuselage beaucoup plus grand,
21:15plus moderne,
21:16et qui est sorti,
21:16qui est maintenant opérationnel,
21:17et qui a fait des tas de milliers d'heures de vol.
21:20Les clients sont satisfaits.
21:21On va maintenant se préparer
21:23à la campagne d'essai du 10X,
21:25puisque ce qu'on appelle le roll-out,
21:26c'est la présentation de l'avion,
21:28d'une première avion fabriquée à Mérignac,
21:31puisque tous nos avions sont assemblés à Mérignac,
21:34se disait qu'il a en plus
21:35une capacité de distance supplémentaire,
21:38puisqu'il fera 7500 nautiques,
21:41donc 1000 nautiques de plus qu'un 8X,
21:42par exemple.
21:43Il est beaucoup plus large aussi,
21:45et beaucoup plus grand.
21:46Donc, c'est son véritable...
21:47Ça coûte combien ?
21:48Ça coûte dans les 80-90 millions de dollars.
21:52Est-ce que...
21:53Vous disiez que c'est l'avion des entreprises,
21:54certes.
21:55Est-ce que ce n'est pas des avions
21:57qui sont à des entreprises de location,
21:59justement, en grande partie ?
22:02Non, peu.
22:02C'est beaucoup des avions d'entreprise.
22:04D'accord.
22:05Propriété de l'entreprise.
22:06Oui.
22:07Nos concurrents qui ont déjà
22:10ces ranges d'avions,
22:11comme Gulfstream ou Bombardier,
22:14c'est beaucoup des sociétés
22:15qui les achètent,
22:17qui permettent de couvrir le monde entier.
22:19Vous faites des escales,
22:20vous ne faites pas d'escales
22:21selon vos destinations.
22:22Et si vous voulez faire un non-stop,
22:24vous faites un non-stop pratiquement
22:26dans des grandes distances,
22:27vous savez que les gens vont beaucoup
22:28en Asie maintenant,
22:29des Etats-Unis ou d'Europe.
22:30Qui sont les principaux acheteurs ?
22:32Ils sont en quelle nationalité ?
22:34Les principaux acheteurs
22:35de ces jets, super jets ?
22:37Principalement les Américains
22:38et les Européens.
22:40Et les Européens quand même ?
22:42Les Européens aussi.
22:42Les grandes sociétés européennes
22:43utilisent des avions d'affaires
22:46parce qu'elles essayent de vendre
22:47leurs produits un peu partout dans le monde,
22:48et en particulier en Asie.
22:50Et donc, il faut aller loin.
22:51Et donc, il faut avoir des avions
22:52dans lesquelles on voyage
22:54en toute sécurité
22:55et de manière discrète
22:57et flexible.
22:58L'avion peut se poser
23:00sur des petites pistes,
23:01peut aller d'un endroit
23:02à un autre très facilement
23:03sans qu'on soit tributaire
23:04des horaires
23:05de l'aviation commerciale.
23:07Là, je reviens un instant.
23:09sur la surtaxe d'impôt en France.
23:10Ça vous a coûté 96 millions d'euros,
23:13presque 100 millions d'euros.
23:18Vous pensez que cette surtaxe
23:21va rester encore deux ans ?
23:23C'est bien notre inquiétude
23:25parce qu'on nous a dit
23:26qu'il faut mettre la main à la poche
23:27pendant un an.
23:28Bon, on a accepté.
23:30Enfin, on a accepté,
23:31on n'a pas le choix.
23:32C'était un an.
23:33Promis juré, craché,
23:35c'est un an.
23:35Maintenant, on nous dit
23:37compte tenu des difficultés budgétaires,
23:39on est obligé de rester un an de plus.
23:41Et puis, on nous dit
23:42peut-être 2027 aussi.
23:44Donc, ça fera trois ans.
23:45Donc, notre crainte,
23:46nous, les grandes entreprises,
23:47c'est que cette surtaxe s'installe.
23:50Et si elle s'installe,
23:51elle taxe d'abord ceux
23:53qui sont en France,
23:54qui travaillent en France.
23:56Elle taxe le chiffre d'affaires
23:57fait en France.
23:58Moi, je paye 100% d'impôts
24:00en France.
24:01Parce que j'ai beaucoup d'activités
24:03en France.
24:04Celui qui a moins d'activités
24:05en France, il a payé moins d'impôts.
24:07Donc, le mauvais réflexe
24:09serait de quitter la France
24:11pour payer moins d'impôts.
24:13Le mauvais réflexe ?
24:15Mais est-ce que ça sera
24:15un réflexe que vous pourriez avoir ?
24:17Pas moi, parce que je suis
24:19principalement dans la défense.
24:20Mais tous ceux qui peuvent le faire...
24:22Oui, mais je ne sais pas.
24:23Par exemple,
24:24toute la partie avion d'affaires,
24:27vous pourriez la délocaliser
24:29aux Etats-Unis ?
24:29Oui, on peut.
24:30Donc, on y a réfléchi il y a un an.
24:32Pour l'instant, on a décidé de rester en France
24:35parce qu'on trouve une synergie
24:37entre la fabrication des avions militaires
24:39et la fabrication des avions civils.
24:41C'est le même bureau d'études.
24:42Donc, c'est tout notre intérêt
24:43de rester ancré en France
24:45avec nos sous-traitants.
24:46Parce que si la grande entreprise quitte,
24:48on dit que c'est que les grandes entreprises
24:50qui vont payer plus.
24:51Si la grande entreprise rééquilibre
24:54son chiffre d'affaires à l'extérieur,
24:55c'est moins d'activités en France.
24:57Et donc, la supply chain,
24:59faite d'ETI, de PME,
25:01souffrira en cascade.
25:03Donc, je pense que c'est une mauvaise mesure
25:06et que la bonne mesure,
25:07c'est ce qui avait été pris
25:08pour la politique de l'offre
25:10dans le premier quinquennat Macron.
25:11Oui, enfin, évidemment,
25:13qui n'a pas eu...
25:13En tous les cas, le ruissellement
25:15n'a pas été à la mesure, peut-être,
25:17de certaines espérances.
25:18Le ruissellement a eu lieu.
25:19Les PME se sont développées.
25:21Les ETI se sont développées.
25:22Après, c'est la problématique du budget
25:24et des économies à faire
25:26dans certains domaines.
25:27Vous avez rencontré Marine Le Pen,
25:31Jordan Bardella ?
25:32J'ai rencontré Marine Le Pen,
25:33j'ai rencontré Jordan Bardella,
25:35j'ai fait visiter Sergi à Jean-Luc Mélenchon,
25:38je vois les gens de Renaissance,
25:42je vois les gens de Horizons,
25:44je vois les gens de LR,
25:45je vois tous les partis politiques
25:47représentés dans les hémicycles
25:49de la démocratie française.
25:50Et qui parle là ?
25:52Pardon, quand je dis ça,
25:53c'est qui parle là ?
25:54C'est le patron du Figaro ?
25:56C'est le patron de Dassault ?
25:57Et c'est le patron de lui-même ?
25:58Le patron de Dassault ?
26:00Parce que les partis s'intéressent
26:02à la défense.
26:03Donc, il faut leur expliquer
26:05ce que nous faisons
26:06et pourquoi nous le faisons.
26:08Et deuxièmement,
26:09et d'ailleurs,
26:09ils font partie des commissions
26:10de la défense
26:12au sein du Parlement,
26:13donc il est normal de les voir,
26:15et au sein de lui-même,
26:17pour expliquer le modèle social,
26:19expliquer la problématique économique
26:21qui est liée aux entreprises
26:23et principalement
26:24à l'industrie française.
26:25Il est normal
26:25qu'on explique aux députés,
26:27qu'on explique aux chefs de partis
26:29ces problématiques.
26:30À propos de l'industrie de défense,
26:31de budget,
26:32un petit détour quand même
26:33sur ce point-là.
26:34La loi de programmation militaire,
26:36vous l'attendez,
26:36elle sera pour quand ?
26:37Je ne sais pas.
26:39Avant 2027 ?
26:41Oui, je pense qu'elle sera
26:42avant 2027.
26:43Si révision il y a,
26:44il faut qu'elle soit faite maintenant.
26:45Grâce au budget,
26:46il y a eu des marches,
26:47les fameuses marches
26:47qui permettent d'augmenter
26:48le budget de la défense.
26:49Ça, au moins,
26:50c'est une bonne chose
26:51dans l'énoncé du budget 2026.
26:55Mais est-ce que vous êtes payé par l'État ?
26:56Parce qu'on sait que le reste à charge
26:58est extrêmement élevé.
26:59Non, non, on est payé par l'État.
27:01La problématique,
27:02c'est les engagements budgétaires,
27:03c'est-à-dire les nouveaux programmes,
27:05comment on se les paye
27:06pour la prochaine décennie.
27:09C'est ça l'engagement
27:10de la loi de programmation militaire
27:12si elle est révisée.
27:13Mais quand l'État nous commande,
27:14l'État nous paye.
27:16On va parler du SCAF maintenant,
27:17ce fameux avion
27:18qui pourrait être notre moment
27:19avec le successeur du Rafale,
27:21cet avion franco-allemand,
27:24enfin du moins,
27:24c'est Airbus Dassault.
27:27Et ce matin,
27:28vous avez tenu des propos très durs.
27:30On sent que la tension,
27:30elle est extrême.
27:32Même le chancelier allemand
27:33a émis des doutes
27:34sur la viabilité
27:35de cet avion du futur.
27:37On attend peut-être,
27:38je ne sais pas,
27:39dans tous les cas,
27:40des propos plus clairs
27:40de la part du chef de l'État.
27:42Vous, ce matin,
27:42vous avez dit,
27:43c'est simple,
27:43s'il n'y a pas de leadership,
27:45le Dassault sur le SCAF,
27:48il n'y aura pas de SCAF
27:49parce que ce n'est pas négociable.
27:50Est-ce que vous n'allez pas
27:51un peu trop loin quand même ?
27:52Est-ce que vous n'êtes pas
27:52un peu trop droit
27:54dans vos boîtes d'avions ?
27:55Non, non, en général,
27:56je suis assez direct
27:57et assez transparent.
27:59Je répète donc
28:00ce que j'ai dit ce matin,
28:02c'était l'équation de départ.
28:04Il était clair
28:05que le SCAF,
28:06la France serait leader
28:07et Dassault serait leader
28:09de l'avion de combat,
28:10Airbus prenant le leadership
28:13du fameux pilier 4
28:15du cloud,
28:16etc.
28:16Donc, il y avait un partage clair.
28:18Et d'ailleurs,
28:19quand l'euro drone s'est fait,
28:21vous savez,
28:22le fameux euro drone,
28:23Airbus est maître d'œuvre.
28:25Ça ne pose pas de problème
28:26à Airbus d'être maître d'œuvre
28:27quand c'est l'euro drone.
28:28Ça lui pose problème
28:30de ne pas être leader
28:32ou co-leader
28:33quand c'est l'avion de combat.
28:34Mais c'est l'équation de départ,
28:35c'est les contrats
28:35que nous allons signer.
28:36Donc nous,
28:37nous tenons nos engagements.
28:38Et donc,
28:39il y a une volonté
28:41indirecte de certains
28:42de vouloir revenir
28:43à une organisation
28:44de type Eurofighter
28:46que nous ne souhaitons pas.
28:47C'est ça le désaccord
28:48qui existe entre Airbus et Dassault.
28:50Oui, c'est plus qu'un désaccord.
28:51On veut un vrai leadership
28:52pour faire un avion de combat
28:54avec des grandes performances.
28:56Mais est-ce que vous comprenez
28:57quand même la position d'Airbus
28:58ou pas du tout ?
28:59Non.
29:00Celui qui est le plus compétent
29:02prend le leadership.
29:02C'est ce que le chef de l'État
29:05a appelé la coopération
29:06par les best-athlètes.
29:08Best-athlètes,
29:08ça veut dire que les meilleurs...
29:10Ça ne veut pas dire
29:10que je fais tout.
29:11Loin s'en faut.
29:12D'ailleurs,
29:12avec l'arrivée de l'Espagne,
29:13je ne fais plus qu'un tiers du travail.
29:15Et Airbus fait les deux tiers.
29:17Donc si vous appelez ça...
29:19Voilà.
29:20Mais là, on est dans une impasse.
29:21Vous êtes d'accord ?
29:21Il y a bien un équilibre.
29:22On est d'accord que...
29:23Enfin,
29:23on est dans une impasse là.
29:25Est-ce qu'il ne faut pas quand même
29:26que vous baissiez un peu votre garde
29:28pour trouver un compromis ?
29:29Il faut bien trouver un compromis.
29:30Sinon, il n'y aura pas de scaf.
29:31Eh bien, il n'y aura pas de scaf.
29:32Je veux dire,
29:33le compromis...
29:33Donc vous préférez avoir
29:34une position quand même
29:35assez rigide ?
29:36Je ne préfère rien.
29:37Il y a une équation de départ
29:39sur laquelle nous nous sommes engagés.
29:41Dans la réalité
29:43de l'exécution de ces contrats,
29:45nous avons vécu des difficultés.
29:48Il faut régler ces difficultés.
29:49Mais j'estime que ce n'est pas à moi
29:52à baisser la garde.
29:53J'ai fait des ouvertures.
29:55Et c'est les ministres de la Défense
29:56qui en ont été témoins
29:57quand j'ai été à Berlin,
29:59à la fin de l'année 2025.
30:02J'ai fait des ouvertures.
30:03Ceux qui sont rigides,
30:05ce n'est pas Dassault,
30:05c'est Airbus.
30:06Le président Macron a jugé
30:08incompréhensible que les divergences
30:10ne soient pas surmontées.
30:11Vous lui répondez quoi,
30:13encore une fois ?
30:14Je suis d'accord.
30:16C'est incompréhensible.
30:19Oui, mais pour nous,
30:20on n'est pas initiés comme vous.
30:23Ça veut dire quoi ?
30:23Il n'y aura pas de scaf.
30:24Il faut mieux ne pas avoir
30:26un avion européen du futur.
30:29Mais finalement,
30:29on dirait la question de fond,
30:30c'est peut-être que les Allemands
30:32n'ont pas besoin du même avion que nous.
30:34Je vais vous poser, Edwige, une question.
30:36Faut-il mieux un bon avion
30:37ou un mauvais avion ?
30:38Répondez-moi.
30:40Plutôt un bon avion.
30:40Donc, il vaut mieux un bon avion.
30:42Il vaut mieux que celui
30:43qui est l'architecte de l'avion
30:44soit celui qui est le plus compétent
30:46dans les coopérants.
30:48Après, on va coopérer
30:49avec d'autres sociétés,
30:50mais par exemple,
30:51sur le moteur,
30:52c'est Safran qui est leader du moteur.
30:53C'est eux les plus compétents
30:54dans le domaine.
30:55Ça paraît logique.
30:57Airbus a levé le doigt
30:58pour être le plus compétent
30:59dans le domaine des clouds.
31:01Très bien.
31:02Et maintenant,
31:02il faut qu'ils assument cette compétence.
31:04Et l'euro-drone,
31:05ils ont levé le doigt en disant
31:06je suis le compétent
31:07pour faire des drones de surveillance.
31:08Moi, j'ai levé le doigt pour dire
31:10je veux bien rentrer
31:11dans une coopération franco-allemande.
31:12À l'époque, il n'y avait pas l'Espagne.
31:14C'était 50-50.
31:15Sous réserve,
31:16que nous soyons très clairement identifiés
31:18comme l'architecte et le leader.
31:20Mais ce n'est pas des mots.
31:21Il faut que derrière,
31:23les équipes sur le terrain
31:24aient les moyens
31:25de pouvoir exécuter
31:26leurs responsabilités.
31:28Sinon, il ne faut pas me demander
31:29d'être responsable.
31:30Mais avec trappé, le dossier,
31:31je veux dire,
31:32est quand même un dossier grave.
31:34Parce que ça veut dire
31:34qu'il n'y a pas de successeurs au Rafale.
31:37S'il n'y a pas de scaf,
31:38qu'est-ce qui se passe ?
31:39Je vais vous dire,
31:39pour l'instant,
31:40moi, je suis très occupé.
31:41J'ai 114 avions à préparer pour l'Inde.
31:43J'ai, conformément à ce qu'a annoncé
31:46le chef de l'État,
31:47un standard F-5
31:48pour moderniser la composante nucléaire
31:50aéroportée pour 2035.
31:52Et je suis le premier à vouloir
31:54un démonstrateur
31:55qui permette d'envisager
31:57un futur avion de combat
31:58après le Rafale.
31:59Donc, je ne peux pas être
32:00plus positif que ça.
32:02Mais c'est normal.
32:02Donc, ça veut dire
32:03que vous êtes en train
32:03de préparer un nouvel avion.
32:06Oui.
32:08Et puis, vous verrez
32:09si ça, ça va s'inscrire
32:10dans un scaf
32:11ou si c'est un Rafale 2.
32:12Mais c'est l'objet
32:13des travaux
32:14que nous menons
32:14avec Airbus
32:15et d'autres,
32:16avec Thalès,
32:18avec d'autres coopérants,
32:20depuis Indra,
32:21en Espagne,
32:22et d'autres en Allemagne,
32:23depuis 3-4 ans.
32:25Donc, c'est là-dessus
32:26qu'on travaille.
32:26On travaille sur un futur avion.
32:27Mais pour faire voler un avion,
32:29il faut un patron.
32:31Et il faut que le patron
32:33ait les moyens de dire
32:34aujourd'hui,
32:36je vais autoriser le vol
32:37de cet avion
32:37qui a été conçu
32:39de telle manière.
32:39Ça ne peut pas être
32:39une décision consensuelle,
32:43enfin, je veux dire,
32:44avec Airbus.
32:45Est-ce que quand le président
32:46de la République
32:46décide de quelque chose,
32:47il fait une décision consensuelle ?
32:49Et non, il décide.
32:50Non, mais en même temps,
32:51c'est un avion qui est fait aussi.
32:51On attend un président
32:51de la République qui décide,
32:52et bien on attend
32:53un chef d'entreprise
32:54qui fait des avions
32:55qui le décide.
32:56Oui, mais là,
32:56vous ne construisez pas
32:57l'ensemble de l'avion.
32:59Vous construisez un bout de l'avion.
33:00Mais bien sûr.
33:01Et quand je travaille
33:02avec Safran sur les moteurs,
33:04je ne fais pas le moteur,
33:05je travaille avec Safran
33:06et on échange
33:07des informations
33:08qui nous permettent
33:09de faire au mieux.
33:10Mais il y a bien
33:11à un moment donné,
33:11il faut faire
33:12des arbitrages techniques.
33:13C'est ça qui est la clé.
33:15Quand vous faites un building,
33:17vous avez bien un architecte,
33:18vous n'avez pas deux architectes
33:19qui discutent entre eux
33:21et puis on va faire
33:22un collège de discussion
33:23des architectes.
33:24Mais alors donc,
33:25c'est quoi votre analyse
33:26du dossier ?
33:27Enfin, en une minute,
33:27parce que c'est quoi
33:28votre analyse du dossier ?
33:30Demandez à Airbus
33:31pourquoi ils n'acceptent pas
33:32le leadership de Dassault.
33:33Enfin, vous,
33:33vous avez bien unis.
33:34Le service ne veut plus
33:35travailler avec Dassault,
33:35mais dont acte.
33:37Je prends bonne note.
33:38Donc on est dans une impasse.
33:39Donc il n'y a pas de scaf.
33:41Parce que même
33:42la décision politique,
33:43elle peut même supposer
33:44qu'il y a un accord,
33:45alors même si c'est pour
33:46la relation à l'art
33:47qui est compliquée en ce moment,
33:48entre les Allemands
33:49et les Français.
33:50Mais si Emmanuel Macron
33:52vous dit
33:52vous trouvez une solution ?
33:54Mais on verra.
33:55La solution,
33:56elle sera le résultat
33:57d'un compromis ou pas
33:59sur comment on pilote
34:01un avion de combat
34:03pour l'horizon
34:052040 et après.
34:06Et en attendant,
34:07ce qu'il faut,
34:07c'est faire voler
34:08un premier avion.
34:08Oui, mais si on vous demande
34:10si l'État,
34:11enfin si le président Macron
34:12ou son successeur,
34:13enfin a priori la décision
34:14de l'Hermann,
34:14il ne le demande pas.
34:15On vous demande
34:16de trouver un accord.
34:18Mais il demande
34:19de trouver un accord,
34:20mais il ne dit pas lequel.
34:22Oui, mais...
34:22Donc moi je ne vais pas dire
34:24que j'accepte
34:25que toutes les décisions
34:26comme l'Eurofighter,
34:27c'est ce que veut Airbus,
34:28toutes les décisions
34:29sont collégiales.
34:30Je pense quand même
34:31que le Rafale est meilleur
34:32que l'Eurofighter.
34:33Vous ne croyez pas Edwige ?
34:34C'est ce que tout le monde dit.
34:36Oui, c'est sûr.
34:37Vous n'êtes pas une spécialiste,
34:38mais demandez aux armées.
34:40Non, non, mais ça je sais bien.
34:42Et il faut que cet avion
34:43il aille sur un porte-avions.
34:44Puisqu'on a annoncé
34:45qu'on allait faire
34:45un nouveau porte-avions.
34:46On est vraiment dans la passe.
34:46Qui sait faire des avions
34:48qui vont sur les porte-avions ?
34:49Qui a fait des avions
34:50qui vont sur les porte-avions ?
34:51Il n'y a que Dassault en Europe.
34:52Qui fait un avion
34:53qui porte l'arme nucléaire ?
34:55Il n'y a que Dassault
34:56qui fait ça en Europe.
34:57Donc pourquoi,
34:59si on veut une Europe forte,
35:00pourquoi on ne peut pas
35:01choisir des champions
35:02qui pilotent dans les domaines
35:04où ils sont les meilleurs ?
35:05Ou alors ça veut dire
35:06que d'autres veulent dupliquer.
35:08C'est une Europe
35:08de la duplication,
35:09ce qui le politique,
35:11Florence Parly l'avait dit,
35:12le chef de l'État l'avait dit,
35:13on ne veut pas de duplication justement.
35:15Qui plaide pour avoir deux avions ?
35:19Alors ?
35:20Qui ?
35:21C'est le BDLI allemand
35:25et les politiques.
35:27Bah oui.
35:28Donc voilà.
35:30Une toute dernière question,
35:32Éric Trappier,
35:33parmi vos nombreux casquettes,
35:34évidemment,
35:34puisque vous êtes président du groupe,
35:36de l'ensemble du groupe,
35:37il y a un problème chez Dassault Systèmes quand même.
35:40On a vu la publication des résultats,
35:41on a vu ce qui s'est passé en bourse.
35:45Ça aussi,
35:46vous allez traiter le problème ?
35:47Bah,
35:47on est en train de prendre la mesure,
35:50de l'explication,
35:51et de comprendre,
35:52en tant qu'actionnaire,
35:53on est actionnaire à 40% le groupe
35:55dans Dassault Systèmes,
35:57du pourquoi,
35:57de la chute brutale,
35:59de la valorisation de l'action,
36:01ce qui veut dire que les marchés
36:02ont des inquiétudes,
36:04en tant qu'actionnaire,
36:05on partage ces inquiétudes,
36:06et vous avez vu la démission
36:09pour raison personnelle
36:10de Bernard Charlès,
36:12donc on a donné le manche
36:13à Pascal Dallot,
36:15ce qui connaît très bien
36:16Dassault Systèmes,
36:17pour qu'il organise,
36:18et qu'en toute transparence,
36:20le futur d' Dassault Systèmes.
36:22Donc,
36:22il faut lui laisser le temps
36:23de s'organiser.
36:24Il n'y a pas de changement
36:25de gouvernance,
36:25en tous les cas.
36:26Il y a un changement
36:27de président.
36:29On a eu un changement
36:30de gouvernance,
36:31on avait un président ADG,
36:32on a maintenant un PDG.
36:32Oui, mais c'est venu après,
36:33c'est venu quand après.
36:34Donc, en tous les cas,
36:35vous êtes en train
36:36de traiter le problème.
36:37Absolument.
36:37La solution.
36:38Merci beaucoup
36:39d'avoir été avec nous.
36:40Eric Rapier,
36:41donc le patron
36:41de Dassault Aviation,
36:42le patron du Figaro,
36:43le patron de lui-même,
36:45pas le patron du Scarf,
36:46pas le patron du Scarf,
36:47parcellement,
36:48en tous les cas.
36:48Merci beaucoup
36:49d'avoir été avec nous
36:50dans un instant.
36:54Vous savez ce que c'est
36:55que Manny Jays ?
36:58Tu es là,
36:58dans votre annonce.
36:59Ah bon ?
37:00D'accord,
37:00OK, erreur sur BFM Business.
37:01Je ne la connais pas encore.
37:02Autant pour moi,
37:03leader mondial
37:04de la production audiovisuelle,
37:05à vérifier.
37:07Bonne réponse,
37:07Eric Trappier,
37:08à tout de suite.
37:09BFM Business
37:10et la Tribune présente
37:14le 18-19
37:15d'Edwish Chevrillon.
37:19Vous êtes toujours
37:20dans le 18-19,
37:21après les rafales,
37:23la guerre,
37:24le Scarf.
37:24On va parler
37:25de production audiovisuelle,
37:28puisque mon invité,
37:28c'est le patron
37:30du leader mondial
37:30de la production audiovisuelle,
37:32c'est François Riaï,
37:33qui est le directeur général
37:34de Banigé.
37:35Bonsoir François Riaï,
37:36merci d'être là.
37:36Bonsoir Edwish.
37:37Beaucoup de questions
37:38à vous poser,
37:39parce que vous avez annoncé
37:40hier soir
37:41une très grosse opération,
37:43notamment le rapprochement
37:44avec le britannique
37:45All Three Media,
37:47qui est aussi
37:47dans la production,
37:49évidemment,
37:50audiovisuelle,
37:50mais qui est, lui,
37:51anglo-saxon,
37:52parce qu'il est très présent
37:53en Grande-Bretagne,
37:54mais aussi très présent
37:55aux Etats-Unis.
37:58Pourquoi cette opération,
38:00qu'est-ce qu'elle vous apporte,
38:01en fait ?
38:01Parce que là,
38:02c'est une très grosse opération.
38:04Au total,
38:04on dit quoi ?
38:05C'est 7 milliards,
38:05c'est combien au total ?
38:07Il y a des chiffres un peu farfelus
38:08qui circulent.
38:09Non, farfelus non.
38:10Puisque vous êtes là,
38:10autant nous les donner exactement ?
38:12Non, non, bien sûr,
38:13Edwish, avec plaisir.
38:14Non, en fait,
38:15cette opération,
38:16en fait,
38:16on fait d'une pierre trois coups.
38:18D'abord,
38:19on a dit
38:21que le secteur des médias
38:23est en train
38:23de se consolider,
38:24que nous,
38:24on doit participer
38:25à cette consolidation
38:26et que la taille
38:27est un élément important.
38:28Et donc, déjà,
38:29avec cette opération,
38:30c'est le premier avantage,
38:32on se renforce
38:33et comme vous l'avez dit,
38:34on se renforce
38:34dans les pays
38:35dans lesquels
38:35on voulait se renforcer,
38:36c'est-à-dire les Etats-Unis
38:37et le Royaume-Uni,
38:39dans lesquels
38:40le contenu est en anglais
38:41et du coup,
38:42a une capacité d'atteinte
38:45de beaucoup plus de personnes
38:47et donc a plus de valeur.
38:49Donc ça,
38:50c'est, je dirais,
38:51l'aspect industriel.
38:52On se renforce,
38:53on grandit
38:54et ça,
38:55c'est très important.
38:56Le deuxième élément,
38:57c'est qu'on ne va pas
38:59le faire tout seul.
39:00Ça a un changement important,
39:01c'est qu'on s'associe
39:02avec un acteur anglo-saxon
39:04qui s'appelle
39:04Redbird IMI
39:05et qui est spécialisé
39:08dans le domaine
39:09du divertissement
39:10qui, par exemple,
39:12Redbird,
39:12il est un fonds
39:13qui a participé
39:14à l'acquisition
39:16de Warner
39:16par paramount.
39:17Donc c'est un fonds
39:18important dans le secteur
39:19et Jeff Zucker,
39:21qui est le patron
39:22de ce fonds,
39:23sera le président
39:24de notre activité
39:25de production.
39:26Alors,
39:27juste avant François Rieri,
39:28est-ce qu'on peut juste dire
39:29vous,
39:29quels sont les franchises
39:31que vous avez ?
39:31Benidji,
39:32en deux mots,
39:32c'est quoi ?
39:34Alors,
39:34si vous voulez,
39:35aujourd'hui,
39:35on est déjà
39:36le leader mondial
39:38de la production télé
39:39indépendante.
39:40Qu'est-ce que ça veut dire
39:40indépendante ?
39:41Ça veut dire qu'il y a
39:42certains producteurs
39:42qui produisent pour eux-mêmes,
39:44comme par exemple
39:45Disney,
39:47Warner,
39:48qui en fait
39:49ont des distributeurs eux-mêmes,
39:50qui ont des streamers
39:51et qui en fait
39:51produisent pour eux-mêmes.
39:52qui sont sur toute la chaîne.
39:53Voilà,
39:54qui sont sur toute la chaîne.
39:54Nous,
39:55on produit pour tout le monde.
39:56On produit pour les télés locales,
39:57pour les télés nationales,
39:58pour les streamers
40:00et de plus en plus
40:01pour le digital.
40:03Et on a,
40:04parmi les meilleurs IP du monde,
40:06nous avons
40:09Masterchef,
40:11Koh-Lanta,
40:11qu'on voit à l'écran
40:13derrière vous.
40:14Avec des petites baisses d'audience ?
40:16Non,
40:17ça marche toujours très bien.
40:18On a,
40:19quand je dis Koh-Lanta,
40:20en fait,
40:20ça s'appelle Survivor
40:21dans la plupart des autres pays.
40:23On a Lego Masters,
40:24mais on a aussi
40:25Peaky Blinders,
40:26Black Mirror.
40:27On est
40:28le premier fournisseur mondial,
40:31non seulement des télés,
40:32mais aussi des streamers
40:33comme Netflix
40:34ou Amazon.
40:36Alors après,
40:37aujourd'hui,
40:38on est très très fort
40:40sur le contenu local.
40:41Donc par exemple,
40:42vous allez trouver
40:42beaucoup de séries
40:43que nous faisons
40:44qui sont locales,
40:46des séries espagnoles,
40:47des séries italiennes,
40:48des séries françaises,
40:48qu'on vend aussi d'ailleurs
40:49par exemple à Netflix
40:50et Amazon,
40:51qui ont des obligations
40:52d'acheter aussi
40:52du contenu local.
40:53Et puis on a déjà
40:54quand même une présence
40:55au Royaume-Uni.
40:56Je parlais de Peaky Blinders
40:57et de, par exemple,
40:58House of Guinness
40:59qui est le plus gros succès
41:00sur Netflix cette année.
41:02Donc,
41:03on a déjà une capacité,
41:05mais là,
41:05avec All Free Media,
41:06là on change de...
41:08On change de dimension,
41:08notamment avec ce côté
41:09anglo-saxon.
41:10Tout à fait.
41:11All Free Media,
41:12eux,
41:12c'est quoi leur...
41:15Dans le côté...
41:16Vous savez,
41:16nous,
41:16dans notre métier,
41:17il y a deux types
41:18de contenus.
41:19Il y a le contenu scripté,
41:20ce qu'on appelle,
41:21c'est les séries.
41:21Alors,
41:22sur les séries,
41:23ils ont,
41:24par exemple,
41:25des séries très connues
41:27en Angleterre
41:28comme Holy Hawks,
41:29par exemple.
41:31Et ils sont aussi
41:32dans les films.
41:33Ils ont fait le film
41:34Amnet,
41:34qui devrait avoir
41:35des Oscars cette année,
41:35on l'espère.
41:37Ils sont aussi sur...
41:38Ils produisent le film
41:39des Beatles
41:39de Sam Mendes,
41:40par exemple,
41:40aussi,
41:41l'année prochaine.
41:43Et sur le non-scripté,
41:45ils ont inventé
41:46le...
41:47Je dirais,
41:47le plus gros succès
41:49des 5-10 dernières années
41:51dans le domaine,
41:51qui sont les traîtres.
41:55Et alors,
41:55c'est un très bon exemple,
41:56les traîtres,
41:57de synergie
41:58qu'on va faire avec eux,
41:59puisque nous,
42:00on produit
42:00dans 25 pays.
42:02Eux,
42:03ils produisent
42:03dans 6 pays.
42:05Et donc,
42:05les traîtres,
42:06ils les produisent
42:07dans 6 pays,
42:08et pour les autres pays,
42:09ils les donnent
42:10à un autre producteur
42:11pour faire de la production locale.
42:13Parfois,
42:14c'est nous,
42:14d'ailleurs.
42:14Dans certains cas,
42:15c'est nous qui produisons
42:16les traîtres dans certains pays.
42:17Mais là,
42:18en fait,
42:18on va pouvoir utiliser
42:19l'ensemble
42:19de nos capacités
42:21de production mondiale
42:22pour produire les traîtres
42:23un peu partout,
42:23au fur et à mesure
42:24des accords
42:25qui vont se dénouer.
42:26Donc,
42:27voilà,
42:27on va marier
42:30notre taille
42:31qui est déjà
42:32très importante
42:32avec des propriétés
42:34intellectuelles
42:35et du contenu
42:36anglo-saxon
42:37qui va venir
42:37renforcer encore
42:38notre dispositif.
42:39Oui,
42:39parce que ce qu'il faut expliquer,
42:40c'est que quand vous dites
42:41propriété intellectuelle,
42:42en fait,
42:42c'est la valeur
42:46de la série
42:47ou la valeur
42:48de l'émission.
42:49C'est ça
42:50qu'on dit,
42:51ça s'appelle
42:51des marques.
42:53C'est des marques.
42:54C'est important,
42:55c'est vous qui détenez,
42:56pour ça qu'on parle
42:57de propriété intellectuelle,
42:59c'est vous qui détenez
43:00en fait
43:01la marque.
43:01Et ce qui est très important
43:02avec cette question
43:03de propriété intellectuelle,
43:04c'est qu'aujourd'hui,
43:05ce qu'on est en train de faire,
43:05c'est d'utiliser
43:06ces propriétés intellectuelles
43:07en dehors de la télévision.
43:10Je vous donne
43:10un exemple très concret.
43:12On a développé
43:13l'activité live,
43:15c'est-à-dire
43:16des expériences immersives.
43:17Donc,
43:17par exemple,
43:18cette année,
43:18on va faire une expérience
43:19sur Black Mirror.
43:21Donc,
43:21c'est de la réalité virtuelle.
43:22Donc,
43:23vous allez aller dans une salle,
43:24vous allez mettre un casque
43:25de réalité virtuelle
43:26et vous allez vous retrouver
43:27le héros
43:27du dernier épisode
43:28de Black Mirror
43:29pendant 45 minutes.
43:30Et ça,
43:30c'est quelque chose
43:31qu'on va vendre
43:31dans le monde entier aussi.
43:32Et ça,
43:33c'est utiliser
43:34une propriété intellectuelle
43:36dans un autre domaine
43:38que la télévision.
43:39On le fait aussi d'ailleurs
43:40en synergie
43:40avec nos autres métiers
43:41puisqu'on utilise aussi
43:42des formats
43:44des émissions de télé
43:45pour faire des jeux
43:47dans le cadre
43:47de nos jeux en ligne,
43:49par exemple au Portugal.
43:50D'accord.
43:51Alors,
43:51cette opération-là,
43:52après,
43:52on va voir pourquoi
43:53vous la faites,
43:53quelle est la logique,
43:54est-ce que vous voulez faire
43:54un studio global ?
43:55Est-ce que c'est la réponse
43:56justement au fait
43:58que tous les distributeurs
43:59eux-mêmes sont en train
44:00de se consolider ?
44:00Donc,
44:01c'est la consolidation
44:02de votre métier
44:03à laquelle nous sommes
44:05en train d'assister.
44:06Là,
44:08All Stream Media
44:09est apporté
44:10à une société.
44:11Vous,
44:12vous apportez
44:13la partie
44:13Entertainment
44:14de Banijay.
44:16Donc là,
44:16ça fait une société
44:17qui s'appelle Banijay.
44:18C'est 50-50,
44:20mais c'est vous
44:20qui avez la gouvernance.
44:21Donc,
44:21quelque part,
44:21c'est vous
44:22qui avez le dernier mot.
44:23Et en même temps,
44:24le fonds d'investissement
44:25Redbird
44:26vous apporte
44:29de mémoire
44:29625 millions
44:30et puis
44:31vous vous faites
44:32verser des dividendes.
44:33Enfin,
44:34grosso modo,
44:34vous récupérez
44:35800 millions de cash
44:36que vous allez pouvoir
44:37réinvestir aussi
44:38dans la production
44:39audiovisuelle.
44:40pas seulement,
44:41mais en tout cas,
44:42c'est le troisième
44:43coup dont je parlais
44:43tout à l'heure,
44:44c'est-à-dire que
44:44non seulement
44:47on grandit
44:48sur des choses
44:49qui nous intéressent,
44:49non seulement
44:50on a un associé puissant
44:51qui va nous accompagner
44:53dans la croissance future,
44:55mais en plus,
44:55on récupère
44:56du cash
44:57pour nous permettre
44:58de continuer
44:59la consolidation
44:59et de continuer
45:01à investir.
45:02Et donc,
45:02je dirais que
45:03ça nous met
45:03dans une position
45:04encore plus forte
45:05pour pouvoir
45:05consolider l'industrie.
45:06Puisque avant
45:07cette opération,
45:08on pouvait se poser
45:09des questions
45:10sur notre capacité
45:10à consolider l'industrie
45:11parce qu'on avait
45:12pas mal de dettes
45:13sur notre activité
45:14de production.
45:15Donc,
45:15voilà,
45:16ça limitait un peu
45:17nos moyens
45:17de croître.
45:18Avec cette opération,
45:19en faisant rentrer...
45:20C'est 2008,
45:20vos dettes de mémoire ?
45:21Voilà,
45:21tout à fait.
45:22En faisant rentrer
45:25un nouveau partenaire
45:28et en récupérant du cash
45:29dans cette opération,
45:30en fait,
45:31on restaure totalement
45:32nos capacités
45:33d'investissement
45:35et de développement
45:35sur l'ensemble
45:36de nos métiers.
45:37Ça peut être,
45:37évidemment,
45:38dans la production
45:39audiovisuelle,
45:39mais ça peut être aussi,
45:40par exemple,
45:41dans les paris sportifs
45:41comme on l'a fait
45:42il y a quelques mois
45:43avec Typico.
45:44Oui.
45:46Un point quand même,
45:46vous faites cette opération
45:47qui est importante quand même
45:48parce que c'est un changement
45:50d'échelle en fait
45:50et puis surtout,
45:51c'est avoir des ambitions
45:52notamment aux Etats-Unis,
45:53c'est clair.
45:56Vous faites ça à un moment
45:57notamment,
45:58on voit bien
45:58que la pub télé,
46:00elle est en train
46:01de fléchir,
46:02c'est difficile
46:03en ce début d'année,
46:05on le voit tous,
46:05on le voit même ici.
46:06ici même à BFM,
46:07donc est-ce que
46:09ce n'est pas un petit risque
46:09de faire ça dans un marché
46:10qui est en plein de mutations
46:12parce qu'on voit bien
46:13que les réseaux sociaux
46:14sont en train
46:14de prendre le dessus
46:15et en même temps
46:16dans un métier
46:17où la pub,
46:18les recettes sont fragiles ?
46:20Alors, c'est évidemment
46:21une excellente question.
46:22En fait,
46:23ce qui compte pour nous,
46:25c'est est-ce que les gens
46:26ont envie de regarder
46:26nos vidéos ?
46:27Si les gens ont envie
46:28de regarder nos vidéos,
46:30on a forcément
46:30un canal de monétisation
46:32et on doit pouvoir
46:33gagner de l'argent
46:34s'ils ont envie
46:36de regarder nos vidéos.
46:37Donc,
46:38il est clair
46:39qu'aujourd'hui,
46:40les chaînes de télé
46:41traditionnelles
46:42perdent de l'audience
46:42et donc perdent
46:43des revenus publicitaires.
46:46À côté de ça,
46:47on a des streamers
46:48qui ont nourri fortement
46:50la croissance
46:50de la demande
46:52ces dernières années
46:53et nous,
46:54on pense d'ailleurs
46:54que le deal
46:55entre Paramount et Warner
46:56va permettre aussi
46:58d'augmenter la demande
46:59parce qu'en fait,
47:00elle crée
47:01plus de concurrence
47:02entre Netflix
47:02et cette société.
47:04Donc,
47:05il peut y avoir
47:05un petit peu plus
47:06de besoin
47:07de se différencier
47:08et de demande de contenu.
47:09Donc,
47:10les streamers,
47:10ça continue à être
47:11une demande
47:12qui va croître
47:13et qu'on adresse.
47:15Et puis,
47:16vous l'avez dit
47:16et c'est très important,
47:18une partie de la demande
47:19pour regarder des vidéos
47:20se déplace
47:21sur les réseaux sociaux
47:22et sur YouTube.
47:23Ça,
47:24c'est un peu
47:24notre nouvelle frontière
47:25et ce deal,
47:26il nous permet aussi
47:27d'être plus pertinent
47:27là-dessus
47:28parce que autant
47:29sur le live,
47:30ce que j'expliquais
47:31tout à l'heure,
47:31c'est quelque chose
47:32que nous,
47:32on a développé,
47:33Call3Media n'avait pas développé
47:34et on va pouvoir utiliser
47:35leurs IP pour le faire,
47:36mais autant là,
47:38ils ont un outil
47:39qui est meilleur
47:40que ce qu'on a
47:41pour la distribution
47:42de contenu
47:43sur les réseaux sociaux
47:44et sur YouTube.
47:46C'est quoi grosso modo,
47:47c'est quoi grosso modo
47:48les télés historiques,
47:50les canals historiques ?
47:52Aujourd'hui,
47:52les réseaux sociaux,
47:53c'est quoi à peu près
47:53maintenant pour les vidéos ?
47:55Alors,
47:56je ne pourrais pas
47:56vous donner le chiffre précis,
47:58mais si vous voulez,
47:58aujourd'hui,
48:00YouTube est la première chaîne
48:02de télé aux Etats-Unis déjà.
48:04Et elle est déjà,
48:05et c'est une chaîne,
48:06c'est-à-dire qu'aujourd'hui,
48:06les gens regardent YouTube
48:07sur leur télé,
48:09ils ne regardent plus forcément
48:10seulement sur leur téléphone.
48:11Et donc là,
48:12dans All3Media,
48:13ils ont un studio
48:14qui s'appelle Little Dot,
48:16qui a 11 milliards de vues
48:19par mois,
48:20et donc qui gère des chaînes
48:23sur YouTube
48:24et qui diffuse du contenu
48:25sur les réseaux sociaux.
48:26Et nous,
48:26on va apporter un catalogue
48:28de 230 000 heures de programmes
48:30et donc on va avoir,
48:32je dirais,
48:33des synergies aussi,
48:34là aussi très importantes
48:35pour avoir plus de poids
48:36sur les réseaux sociaux.
48:36Est-ce que là,
48:37l'idée,
48:37c'est aussi de créer
48:39un studio global ?
48:40C'est-à-dire que d'avoir,
48:41c'est ça votre objectif
48:43avec ce rapprochement ?
48:44Peut-être l'étape d'après ?
48:46Oui,
48:46de toute façon,
48:47aujourd'hui,
48:47on est tout à fait global déjà.
48:50Je crois,
48:51si vous voulez un exemple,
48:53aujourd'hui,
48:53la France,
48:54c'est à peu près 10%
48:54de nos revenus
48:55sur la production audiovisuelle.
48:57Donc,
48:57on est gros
48:58dans de nombreux pays.
49:00Il est clair
49:00que les Etats-Unis,
49:01c'est le plus gros marché
49:02et c'est un pays
49:04dans lequel on est moins présent.
49:05donc Altrimedia va nous aider à y être
49:07et le partenariat avec Redbird
49:09va aussi nous aider
49:10à nous y développer.
49:11En un mot,
49:12parce que j'ai deux questions
49:12encore importantes à vous poser,
49:14mais c'est très important,
49:15sur l'intelligence artificielle,
49:17vous investissez déjà beaucoup,
49:18vous allez beaucoup investir
49:19parce que ça va vous permettre
49:20de monétiser,
49:21en fait,
49:22votre catalogue
49:23qui est tellement gigantesque
49:24qu'aujourd'hui,
49:24vous ne pouvez pas le faire
49:25avec votre crayon.
49:26Exactement.
49:27Nous,
49:27on a,
49:28alors là,
49:28avec cette opération,
49:29on va passer à 260 000 heures
49:32de programme.
49:33Pour vous donner une idée,
49:34c'est plus de 25 ans
49:35de programme jour et nuit,
49:36donc personne chez nous
49:38n'est capable de dire
49:38exactement ce qu'on a
49:39dans notre catalogue
49:40et quelles sont les parties
49:42qui ont le plus de valeur.
49:43Donc on exploite
49:44une toute petite partie
49:45aujourd'hui de notre catalogue
49:46à cause de ça.
49:47Avec l'intelligence artificielle,
49:48demain,
49:49on va être capable de dire
49:50je veux avoir un clip
49:53de deux minutes
49:54où on voit
49:55les meilleurs moments
49:56de Feu de camp,
49:57de Koh Lanta
49:58dans le monde entier
49:59et ceux en espagnol
50:00parce que je peux le diffuser
50:01et ça,
50:02ça prendra zéro temps
50:04et ça coûtera
50:04zéro euro
50:05et ça sera une façon
50:07de monétiser
50:09notre catalogue.
50:10Nous,
50:10ce qu'on croit,
50:11c'est que
50:11au moment
50:13où l'intelligence artificielle
50:14se développe autant,
50:16il y a
50:16les choses
50:17qui ont de la valeur,
50:18ce sont les marques,
50:19les IP
50:20et le catalogue
50:22puisque
50:22le coût
50:24de fabrication
50:25lui-même baisse.
50:26Vous avez été,
50:28je veux dire,
50:30vous avez passé
50:30un sale moment,
50:31si vous me permettez
50:32cette expression,
50:32lorsque vous avez été
50:33auditionné avec Stéphane Courby
50:34par la commission
50:34d'enquête parlementaire
50:35sur l'audiovisuel.
50:36Pas du tout.
50:37C'était quand même
50:38assez violent,
50:39notamment avec le député
50:41Charles Aloncle
50:42sur la question
50:42de la rémunération
50:43de certains animateurs.
50:45Suivez mon regard.
50:47Est-ce que
50:48du coup
50:49ça vous a fait réfléchir
50:51sur le coût des talents ?
50:52Est-ce que
50:52c'est devenu
50:53notamment en France
50:54et c'est devenu
50:55un sujet très politique ?
50:57Est-ce qu'il n'y a pas
50:57des excès quand même ?
50:58Est-ce qu'il n'y a pas
50:59des excès
50:59de certains animateurs ?
51:00D'abord,
51:01on n'a pas passé
51:02un mauvais moment.
51:03On a été
51:04convoqué
51:05par la représentation
51:06nationale
51:07et je veux dire
51:08c'est tout à fait
51:08logique qu'on s'y rende
51:09et qu'on rende
51:10des comptes
51:11sur les questions
51:11qu'ils nous ont posées.
51:13Maintenant,
51:13la rémunération
51:15des animateurs,
51:17ce n'est pas un sujet
51:19général.
51:20C'est un sujet
51:21si vous voulez
51:22dans une entreprise
51:22la façon dont on rémunère
51:24telle ou telle personne.
51:24Sauf qu'ensuite,
51:25c'est facturé quand même,
51:26l'ensemble est facturé
51:27à l'audiovisuel public.
51:28C'est ça la question.
51:28D'accord,
51:29mais ce n'est pas
51:30des aides publiques.
51:31C'est-à-dire que
51:31si on ne vend pas
51:32le programme de Nagui
51:34en l'occurrence
51:35puisque c'est lui
51:36qui s'agit...
51:37C'est vous qui les citer.
51:38Il n'y a pas de problème.
51:39À France Télévisions,
51:40on peut le vendre
51:41à TF1 ou à M6.
51:42Il y a une question
51:43d'offres et de demandes
51:44et de la valeur du programme.
51:46Et c'est à eux
51:47de refuser.
51:48Quand on a du talent,
51:49ça vaut plus cher.
51:50C'est normal.
51:51Le talent est rémunéré.
51:52Et si c'est trop cher,
51:54c'est à l'audiovisuel public
51:55ou aux chaînes de refuser.
51:56Mais ce n'est pas trop cher
51:56puisque les programmes
51:58de Nagui
51:59sur l'audiovisuel public...
52:00Ils rapportent de l'argent.
52:00Ben oui.
52:02En fait,
52:03ils sont dans la partie...
52:04Donc circuler,
52:04il n'y a rien à voir.
52:05Ils sont dans la partie
52:06dans laquelle c'est rémunéré
52:06par la publicité,
52:07dans laquelle le service public
52:09résonne comme une chaîne commerciale.
52:11Merci beaucoup
52:12d'avoir été avec nous,
52:13François Héréailly.
52:14En tous les cas,
52:14on va suivre cette grosse opération
52:15quand même.
52:16Vraiment un changement
52:17de dimension important
52:20Voilà, c'est la fin
52:21de ce 18-19.
52:22On se retrouve demain
52:23avec notamment Hubert Bédrine.
52:25On essaiera ensuite
52:25de décrypter
52:26les conséquences économiques
52:27de ce qui se passe
52:28au Moyen-Orient.
52:29Mais tout de suite,
52:30vous retrouvez
52:30Erwann Maurice
52:30pour le Grand Journal de l'Éco
52:33le 19h, 19h30.
52:37Le 18-19
52:38d'Edwige Chevrillon
52:39sur BFM Business.
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