Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 43 minutes
Tout savoir sur les grandes tendances du marché de l'immobilier avec les meilleurs experts et notre journaliste maison, Marie Coeurderoy, et vous !

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:04BFM Business présente les experts de l'IMO, Marie-Cœur De Roura.
00:08Et il est midi, l'heure des experts de l'IMO sur BFM Business, mais avant cela,
00:12un rappel des principaux titres de l'actualité à la une, toujours la guerre au Moyen-Orient,
00:16cinquième jour de bombardement avec une intensification des frappes d'Israël et des Etats-Unis contre l'Iran,
00:21en particulier contre les sites de tir de missiles, les défenses anti-aériennes et les centres de commandement du pays.
00:26L'armée américaine affirme que ces opérations sont en avance sur les plans initialement prévus.
00:31L'Iran, de son côté, continue de s'en prendre aux installations pétrolières et gazières de la région
00:35et indique ce midi être en train de tout faire pour désigner rapidement un nouveau guide suprême,
00:41malgré les menaces d'Israël, d'en faire une cible destinée à être tuée.
00:45Israël qui a étendu le conflit au Liban.
00:47Tsaal a officiellement pénétré aujourd'hui dans le sud du pays,
00:50poursuivant ses frappes aériennes contre les bastions du Hezbollah libanais pro-iranien.
00:53Concernant les frappes et menaces sur les installations énergétiques de la région maintenant,
00:57l'Arabie Saoudite annonce avoir intercepté un drone visant une de ses plus grosses raffineries.
01:02On apprend également qu'un pétrolier a été touché au large des côtes des Émirats Arabes Unis
01:06par des débris provenant d'un projectile.
01:08Dans ce contexte, le géant chinois du transport maritime Costco,
01:12qui exploite l'une des plus grandes flottes de pétroliers au monde,
01:15annonce qu'il suspendait aujourd'hui ses services à destination et en provenance des pays du Golfe.
01:21Allez, c'est l'heure des experts de l'IMO.
01:28Et les experts de l'IMO, c'est tous les jours à l'heure de votre déjeuner sur BFM Business.
01:35Une demi-heure pour parler de notre immobilier, de nos logements.
01:38Et comme tous les jours, ça démarre par cette séquence.
01:40Amis professionnels de ce secteur de l'IMO,
01:42le pro de l'IMO, des témoignages, terrains de vos métiers, des conseils, des focus.
01:47Et aujourd'hui, on va parler de Visa, la garantie contre les impayés d'action en logement.
01:52On verra si elle a tout intérêt à exister avec quelqu'un de chez nous, assurons.
01:57Je pense qu'on va pas mal débattre, lui et moi.
01:59Ça sera très intéressant dans quelques instants.
02:01Donc, on parlera de cette garantie Visa.
02:02Ensuite, retour en plateau pour le débat du jour.
02:06Et aujourd'hui, ben oui, c'est bientôt les élections municipales.
02:09On va se poser la question de savoir si nos élus locaux sont en mesure ou pas
02:14de nous sauver de cette crise du logement qu'on est en train de traverser depuis quelques années
02:18et de savoir quels sont leurs outils à leur disposition, justement,
02:21pour produire de l'offre de logement dans nos villes.
02:23On verra ça dans quelques instants.
02:25Mais d'abord, c'est l'heure du pro de l'IMO.
02:32Et on est en ligne avec Quentin Boyer, directeur d'Assuragent Réseau Nous Assurants.
02:37Quentin, vous êtes avec nous ?
02:38Bonjour Marie, oui, je suis avec vous.
02:40Bonjour Quentin.
02:41Non, mais j'étais très étonnée.
02:42Je raconte tout à nos auditeurs et téléspectateurs.
02:44Mais normalement, je vous vois.
02:45Et là, vous êtes au téléphone.
02:46Donc, j'étais très inquiète de savoir si vous étiez bien là.
02:48Je suis rassurée.
02:49J'entends votre voix.
02:50Quentin, je le disais, vous vouliez nous parler de la garantie Visa.
02:53Je ne vous cache pas, je vais vous laisser nous expliquer ce que vous vouliez dire sur la garantie Visa.
02:57Je ne vous cache pas que je vais vous poser quelques questions sur ce que vous allez nous dire.
03:01Pas de souci.
03:01Bon, écoutez, merci déjà pour me permettre de faire cette intervention.
03:04Merci d'être avec nous, Quentin.
03:06Merci bien.
03:07Donc, ça concerne la garantie Visa où il y a eu des modifications en début d'année.
03:10Donc, tout le monde n'est pas au courant.
03:12La garantie Visa s'est mis en avant par Action Logement.
03:15Ça permet de faciliter l'accès au logement sur maintenant les trois premières années.
03:19Et au bout de trois ans, la garantie tombe.
03:21Donc, c'est pour ça que moi qui suis assureur,
03:22on propose forcément des garanties qui sont alternatives,
03:25comme la garantie loyer impayé,
03:27comme des produits de caution garant locataire.
03:29Et je voulais qu'on puisse échanger sur le sujet
03:30pour voir qu'est-ce qui a changé justement depuis le début d'année.
03:33Alors, on est d'accord.
03:34Mais la garantie Visa, elle est gratuite, Quentin.
03:37Alors que les autres garanties loyer impayé, elles sont payantes.
03:40De mémoire, autour de 2,5-3% des loyers que vous allez percevoir
03:43si vous êtes propriétaire bailleur.
03:46Et par ailleurs, effectivement, oui, ça a été limité à trois ans.
03:49Mais la réalité, c'est que 1, c'est ce que dit Action Logement, c'est renouvelable.
03:53Donc, si au bout de trois ans, votre locataire, il est toujours éligible à Visa,
03:56on peut repartir pour trois années supplémentaires.
03:58Et par ailleurs, ce que dit Action Logement, c'est que plus de 95% de ceux qui couvrent avec
04:03Visa
04:03ne restent même pas trois ans à ce stade.
04:06Alors, je suis d'accord avec vous, c'est gratuit.
04:08Ça peut correspondre à une certaine cible, mais pas tout le monde.
04:10Donc là, ils viennent d'élargir le spectre.
04:12Maintenant, on peut prendre les logements, enfin les saisonniers.
04:15On peut prendre les personnes en promesse d'embauche.
04:16Mais ça ne correspond pas à tout le monde.
04:18Et en plus de ça, on prend les dégradations immobilières.
04:21On prend la protection juridique bailleur.
04:22On apporte des éléments complémentaires.
04:24Moi, ce que je vois, c'est une complémentarité.
04:27Visa qui permet d'accéder au logement.
04:28Pour autant, un propriétaire qui a fait un investissement,
04:31il cherche à sécuriser sa rentabilité.
04:33Donc, on peut imaginer justement un complément.
04:35On ne peut pas les cumuler en même temps.
04:37Pour autant, trois ans de Visa et suite à ça, une GLI
04:39qui permettra d'accompagner au mieux, de sécuriser le propriétaire.
04:42Oui, là-dessus, je vous rejoins, Quentin.
04:44Effectivement, et d'ailleurs, même chez Action Logement,
04:46ils expliquent précisément que sur le sujet de la dégradation du bien,
04:50effectivement, la couverture Visa est quand même moins importante
04:52que les garanties contre les loisiers impayés
04:53qui peuvent aller jusqu'à plusieurs dizaines de milliers d'euros de dégradation.
04:56Donc ça, c'est évidemment quelque chose qui est important.
04:59Après, il y a quand même un vrai sujet aussi
05:00sur les exigences de certains assureurs
05:03quand on prend une assurance loyer impayée
05:05et notamment en termes de revenus des locataires qu'on va accueillir.
05:08C'est-à-dire que parfois, ils peuvent demander
05:10trois, quatre fois le loyer de revenus pour les locataires.
05:14Alors, je suis d'accord.
05:15Pour autant, Visa a également quand même dit plafond.
05:16On voit qu'en l'occurrence, en région parisienne,
05:18on était plus sur un salaire à 1 500
05:20qui vient de passer aux alentours de 1 900 euros.
05:22Donc ça, c'est bien, ils élargissent.
05:23Pour autant, une fois qu'un agrément est donné
05:26par un assureur, pendant toute la durée du bail,
05:28c'est irrévocable.
05:29Et je me permets de rebondir également sur ce que vous disiez.
05:32La durée moyenne d'une location, c'est 4 à 7 ans en France.
05:35Donc, une fois passé le délai de 3 ans,
05:36on se rend compte qu'il peut y avoir des obstacles de la vie.
05:39Oui, bien sûr, mais là, c'est tout profil de locataire confondu,
05:43cette durée moyenne.
05:44Parce qu'en réalité, effectivement, comme vous le disiez,
05:45Visa, il s'adresse quand même,
05:47alors même si on a élargi la cible au fur et à mesure des années,
05:50depuis, je crois, une dizaine d'années que le dispositif existe,
05:53la réalité, c'est qu'il s'adresse aux jeunes,
05:55aux salariés en mobilité.
05:56Enfin, donc, on est quand même sur un profil de locataire
05:58qui, effectivement, n'a pas vocation à rester ce profil de locataire
06:01ou à rester tout simplement dans les lieux
06:03qu'il occupe à l'instant T.
06:06Exactement.
06:06C'est plus pour des conditions précaires.
06:07Il y a également la cible de clientèle,
06:10c'est-à-dire entre un logement meublé et un logement nu.
06:12On sait qu'un logement meublé, ça reste un ou deux ans.
06:15Donc là, Visa, ça correspond parfaitement.
06:17Par contre, pour de la location nue,
06:18dans différentes villes avec des loyers beaucoup plus importants,
06:21la GELI peut aller jusqu'à 3 500 ou 4 500 euros selon le partenaire.
06:24Donc, ça laisse quand même une flexibilité
06:26et ça permet quand même d'avoir une vue globale de l'échec.
06:29Mais du coup, et on en terminera là-dessus,
06:32Quentin, vous, votre préconisation, c'est de dire quoi ?
06:34C'est de dire quand même que Visa peut avoir un intérêt
06:36et qu'il faut effectivement regarder
06:37tous les types de garanties contre ces impayés de loyer
06:40dont on peut bénéficier aujourd'hui.
06:42Ce n'est pas de dire que Visa, ça ne sera pas suffisant.
06:44C'est de dire qu'il y a des situations dans lesquelles Visa est préférable
06:47et il y a des situations dans lesquelles une GELI classique est préférable.
06:50Exactement. Je pense qu'il faut vraiment l'adapter au profil qu'on a en face de candidats locataires,
06:55des candidats précaires plus orientés vers Visa.
06:57Mais pas que, je rebondis quand même, Quentin, parce que ce n'est pas que précaire.
07:00Parce que quand on voit les niveaux de revenus,
07:01et puis vous avez aussi les salariés tout court, enfin voilà.
07:04Alors, je suis d'accord, je vous donne un exemple.
07:06Il existe aussi des produits de caution garant locataire.
07:08Visa, c'est bien, c'est gratuit, ça permet de répondre à un spectre de locataires.
07:12Pour autant, on a également des produits qui permettent à un locataire
07:14de se couvrir, moyennant forcément une prime à payer, une couverture immédiate.
07:19Donc, demain, une agence immobilière pourrait préparer, par exemple,
07:22un produit de caution garant locataire à, justement, du Visal.
07:25Toutes les agences immobilières ne l'utilisent pas, par exemple.
07:27Donc après, c'est vraiment, moi, je pense que c'est complémentaire
07:29et qu'il faut que chacun puisse l'adapter.
07:31Pour autant, il faut que l'agent immobilier ait la transparence de l'indiquer à son client,
07:35d'expliquer les nouvelles réglementations et ce que ça peut impacter.
07:37Et puis après, de prendre la meilleure décision par rapport au dossier sélectionné.
07:41Merci en tout cas, Quentin, pour votre témoignage.
07:42Quentin Boyer, directeur de Assuragent Réseau Nous Assurons.
07:46Et à ce propos, sachez que d'ici quelques mois, alors, j'ai plus la date en tête,
07:48parce que, bon, je ne me rappelle pas de tout, tout, tout,
07:50mais d'ici quelques mois, on va organiser, justement, un débat en plateau
07:53sur, justement, les assurances contre les impayés qui peuvent exister
07:57et laquelle, finalement, est la plus opportune pour vous
08:00en fonction de votre profil de propriétaire bailleur ou de votre profil de locataire.
08:04Allez, tout de suite, c'est l'heure du débat.
08:08Les experts de l'IMO, le débat.
08:11Et à mes côtés, Pierre Otus, le délégué général de Plurianz.
08:14Bonjour, Pierre.
08:15Bonjour, Marie.
08:15Et également Thierry Vignal, le fondateur d'Atome.
08:18Bonjour, Thierry.
08:18Bonjour.
08:19Alors, je le disais, en préambule, aujourd'hui, nous allons parler des élections municipales.
08:23Tut, tut, pas de marque.
08:23Nous n'allons pas rentrer dans les détails de nos candidats et des villes.
08:27Mais on va se poser la question de savoir le lien, ou en tout cas, on va dire quoi ?
08:31La capacité de nos élus locaux, avec la boîte à outils dont ils disposent,
08:35de jouer sur la politique du logement, sur l'offre de logement disponible.
08:38Et on va essayer de trouver peut-être les bons leviers qu'ils pourraient activer
08:42en fonction de ceux qui gagneront ou pas les prochaines élections.
08:45Bref, aujourd'hui, est-ce que véritablement, nos élus locaux ont un pouvoir sur la politique du logement ?
08:52Messieurs, c'est ma première question.
08:54Je vous pose la question très simplement.
08:56Je ne dirais pas qu'ils aient un pouvoir réel.
08:58Ils ont une grande influence, mais ils n'ont pas un vrai pouvoir.
09:00Parce que le pouvoir sur la politique du logement n'est pas décentralisé.
09:03Il est un peu déconcentré.
09:05Et certaines compétences sont données aux maires, notamment sur le permis de construire, évidemment.
09:09Le plan local d'urbanisme.
09:10Le plan local d'urbanisme et l'aménagement de leur ville.
09:13Ils ont aussi un peu d'influence sur le développement du tourisme,
09:16qui a eu un impact non négligeable sur l'organisation des villes, des immeubles, des quartiers.
09:21La France est la première ou l'une des premières places de tourisme au monde.
09:26On a un magnifique pays.
09:27On a beaucoup de chance.
09:28Et l'exploitation de cette chance a eu des impacts dans la répartition des marchés,
09:33la concurrence des investissements entre eux,
09:36entre le meublé touristique et la location longue durée traditionnelle,
09:41ou l'accession à la propriété, la construction de maisons individuelles.
09:44Et donc les maires sont un peu entre deux chaises, si je peux dire que la fin de l'expression,
09:50parce que parfois, ils ont une influence certaine, des volontés politiques certaines,
09:56mais pas tellement de pouvoir exécutif opérationnel global sur ce qu'ils veulent faire de leur ville,
10:02de leur territoire, même en partenariat avec les métropoles, les départements, les régions.
10:06Oui, enfin Thierry, il y a quand même, et je regarde aussi Pierre,
10:09il y a quand même la décision ou pas d'appliquer l'encadrement des loyers,
10:12la décision effectivement de se saisir de cette boîte à outils qui a été créée
10:17pour aller réguler, mieux réguler, j'allais dire stopper,
10:20mais bon, on va dire mieux réguler Airbnb & Co et donc la location saisonnière.
10:24Il y a quand même des sujets sur lesquels ils ont la main,
10:27construire ou pas des logements sociaux et respecter ou pas les règles de la loi SRU, par exemple.
10:32Ils ont quand même la main sur tout un tas de trucs, non ?
10:34La boîte à outils, c'est marrant parce que là, on cite les deux outils qu'ils ont,
10:37c'est l'encadrement des loyers et le Airbnb.
10:39C'est déjà pas mal quand même.
10:40S'il y a le permis de construire, c'est quand même pas mal aussi quand même.
10:44La politique anti-Airbnb et l'encadrement des loyers, c'est hyper efficace,
10:47donc l'influence est très forte, c'est efficace pour monter les loyers et appauvrir l'offre.
10:50C'est très simple, en trois ans, Paris, c'est moins 74% d'offres locatives
10:55et 45% de demandes...
10:56Vous allez vous faire une ennemi, Thierry, parce qu'en fait, Nice, encore une fois,
10:59je donne le même exemple, bah, Nice, ils ont une baisse de l'offre locative
11:02qui est similaire à celle qu'on vit à Paris et pourtant,
11:05ils n'ont pas d'encadrement des loyers, comme c'est bizarre.
11:07Alors, ne me sortez pas, ne me sortez pas, Pierre, le truc dessus,
11:10parce qu'ils ont peur de l'encadrement qui n'existe pas encore là-bas, quoi.
11:14Non, mais il y a un effet rédhibitoire de ce type de mesures.
11:17Il n'y a pas que l'encadrement des loyers, l'offre locative a baissé de manière générale.
11:21Et si on revient à votre première question et qu'on fait le lien,
11:24ceux qui ont le pouvoir, ce sont en réalité les investisseurs.
11:27Vous pouvez mettre en place toutes les politiques que vous voulez
11:30et mettre en place des dispositifs type Jean Brun,
11:33qui vient d'être voté dans le dernier projet de loi de finances.
11:35Si derrière, personne ne s'y intéresse parce qu'il n'est pas suffisamment
11:38attractif, compétitif par rapport à d'autres types d'investissement,
11:42même dans les actions et pas immobiliers,
11:46eh bien, si vous ne mobilisez pas les investisseurs,
11:49qui en l'occurrence sont des particuliers,
11:50ce ne sont pas des pétroliers, ce ne sont pas des grosses machines,
11:53eh bien, vous ne pouvez pas faire grand-chose.
11:55Et le marché décide quand même beaucoup pour l'accès au logement.
12:00Mon maire, s'il met une taxe foncière stratosphérique,
12:04est-ce que j'ai envie d'investir, par exemple ?
12:06Ben non.
12:06Bon non, mais je pose la question.
12:08Je vous dis, à un moment donné, on peut stigmatiser, entre guillemets,
12:10l'encadrement des loyers, mais la réalité, c'est que moi,
12:12j'ai le sentiment des mails qu'on reçoit dans les expériences de l'IMO.
12:15C'est souvent la fiscalité locale qui inquiète presque plus
12:18que l'encadrement des loyers, d'ailleurs.
12:20L'encadrement des loyers, il y a quand même eu 67 études qui ont été faites
12:23et 90% des études concluent une hausse des loyers.
12:25À chaque fois, c'était à Stockholm ou à…
12:28Une hausse des loyers ?
12:28Oui, à chaque fois qu'on encadre les loyers, ça fait monter les loyers.
12:30C'est la loi de l'offre et de la demande, elle est plus forte que la politique d'encadrement.
12:34Quand on raréfie l'offre parce qu'on fait fuir les investisseurs avec l'encadrement
12:36et que la demande augmente, une offre qui baisse, une demande qui augmente,
12:39ça fait monter les loyers.
12:41Donc très bien, moi je suis bailleur, je suis ravi que les loyers augmentent,
12:44je vais voter à gauche, mes copains hôteliers, ils vont voter à gauche aussi
12:47parce que les lois anti-Airbnb, ça fait tripler les nuits d'hôtel.
12:50C'est des politiques qui enrichissent les riches et qui appauvrissent les pauvres.
12:53Les gens qui respectaient l'encadrement, l'instituteur, l'infirmière
12:56qui fait un investissement locatif, qui respecte l'encadrement,
12:59elle travaille à perte, donc elle arrête de louer.
13:02Les bailleurs, ils fuient.
13:03Et ceux qui restent sont ceux qui ne respectent pas l'encadrement ou alors les hôteliers.
13:06Alors, bon, il y a peut-être mille et une études qui sont sorties, c'est probable.
13:10Moi, j'en cite toujours une parce que je trouve qu'ils sont quand même assez honnêtes
13:13et ils s'appellent priceable et donc ils fournissent quand même des chiffres
13:16et sur l'offre et sur le niveau des loyers.
13:18Eux, ce qu'ils disent, c'est que l'offre n'a pas plus baissé
13:21dans des villes avec encadrement que dans des villes sans encadrement
13:24et qu'en revanche, les loyers ont certes continué à progresser
13:27dans les villes encadrées, mais beaucoup moins fortement
13:30que dans les villes non encadrées.
13:31Donc, est-ce que finalement, on n'atteint pas là le but de l'encadrement ?
13:34Non, mais parce qu'en fait, maintenant, je ne sais pas si vous faites de la gestion,
13:38mais la gestion, elle est très, très...
13:39Oui, c'est ça.
13:41La gestion, elle est passée complètement en dehors des radars.
13:44Tout se fait off-market maintenant, parce que comme l'encadrement n'est pas respecté,
13:47ça serait du suicide financier.
13:50Ça sort du site.
13:51En fait, c'est du bouche-à-oreille maintenant.
13:52Si vous cherchez une location à Paris, ça se fait en bouche-à-oreille.
13:55Donc, ce n'est pas capté par les études qui regardent la hausse des loyers.
13:59Les loyers, ils augmentent sur le marché noir.
14:01Mais c'est toujours comme ça.
14:02Quand on contraint les prix, l'URSS, quand elle contraint les prix des matières premières
14:05au supermarché, on a des prix réels, mais il n'y a pas d'offre.
14:08Quand on ne respecte pas les règles, moi, je ne suis jamais...
14:09Alors, je suis locataire, tout le monde le sait, depuis plus de dix ans que je couvre
14:12le secteur de l'immobilier.
14:13Mais on aimerait vous voir bailleuse.
14:14On aimerait vous voir investisseur.
14:15Peut-être un jour, sait-on jamais.
14:16Mais en l'occurrence, moi, je ne suis jamais passée off-market et j'ai eu la chance
14:19de tomber systématiquement sur des propriétaires bailleurs qui respectaient les règles.
14:22Bien sûr, mais vous l'avez signé il y a longtemps, ce bail.
14:25Donc là, vous profitez de la rente des insiders.
14:27Mais les outsiders, ils sont face à des offres qui ne respectent pas l'encadrement,
14:31avec du bail civil, du complément de loyer abusif, etc.
14:34En fait, la politique d'encadrement, déjà, elle n'est pas appliquée.
14:36Elle est contournée systématiquement.
14:38Et en plus, elle fait fuir les gens qui voulaient la respecter.
14:41Préfèrent fuir, évidemment, parce que sinon, on perd 1 000 euros par mois.
14:44Pierre, un commentaire, parce que là, Thierry s'emballe.
14:46L'exemple des chambres de bonnes que je fais, moi, je fais de la chambre de bonnes.
14:49Ça fait 9-10 mètres carrés.
14:50Bon, si je respecte l'encadrement, pourquoi pas ?
14:51Mais 9 fois 30, ça fait 270 euros.
14:53Je paye à peine ma taxe foncière à mes charges de copro.
14:55Donc, je ne vais pas louer une chambre de bonnes à 270 euros.
14:57Je fais 40 000 euros de travaux sur ma chambre.
14:59Non, mais je suis désolée.
15:00Mais Thierry, à un moment donné, à partir du moment où, effectivement,
15:02les loyers sont peu attractifs, et donc, si ces biens ne sont plus achetés,
15:06les prix d'achat vont baisser.
15:07Ce n'est pas le cas.
15:08Oui, mais parce qu'à un moment donné, il faut renchérir l'offre.
15:11Mais en fait, le sujet, il est là.
15:12Et comment on fait pour remettre de l'offre ?
15:15Mais pas en loin, à des prix stratosphériques de 9 mètres carrés.
15:18Mais en tout cas, je ne peux pas le louer à 270 euros.
15:20Sinon, ça me coûte 40.
15:21Il ne fallait pas l'acheter à 15 000 du mètre, en fait.
15:24Il y a 100 000 chambres de bonnes à l'abandon.
15:26Oui, mais à un moment donné, quand elles sont abandonnées,
15:27les prix vont se dégrader aussi.
15:28Ce n'est pas le cas.
15:29Si, il fallait.
15:30On est dans un marché parisien qui est très différent du marché
15:33dans les villes de province, des territoires.
15:35On ne sait plus très bien comment il faut dire, d'ailleurs,
15:36parce qu'à chaque fois, on a l'impression de s'y stigmatiser.
15:38Moi, je suis quelqu'un de la...
15:38Mais d'autant que vous n'êtes pas parisien, en plus.
15:40Pas du tout, je suis de la campagne.
15:41Enfin, j'ai grandi à la campagne.
15:42Mais on a un sujet sur les études qui sortent régulièrement.
15:46Je suis délégué général d'une association,
15:49qui est un observatoire de loyer, qui s'appelle Clameur.
15:51Qui est vachement bien.
15:52Qui est depuis presque 30 ans, maintenant.
15:54Et qui fournit, d'ailleurs, un certain nombre de données
15:56aux politiques publiques, en partenariat.
15:58Des baux qui sont réellement signés.
16:01En fait, l'encadrement des loyers, quand on parle d'études,
16:03il s'agit bien d'études académiques, d'enseignants-chercheurs,
16:06de doctorants, dans le monde entier,
16:08sur ce qu'on appelle en anglais le rent control.
16:11Et effectivement, 9 cas sur 10 concluent
16:14à des effets plus délétères que positifs.
16:18C'est comme quand on fait des études scientifiques
16:20sur les vaccins, sur les médicaments, le soin.
16:24Est-ce que ça confère plus d'avantages que d'inconvénients ?
16:27Donc, on sait ça académiquement.
16:29Et en fait, le sujet de l'encadrement des loyers,
16:31c'est pour ça que c'est très présent dans la campagne politique
16:35des municipales dans certaines villes.
16:37Enfin, dans les villes qui pratiquent l'encadrement des loyers,
16:39c'est un sujet très clivant, parce qu'en fait,
16:41c'est devenu un marqueur politique face à des élus
16:44qui sont un peu démunis, qui ne savent pas quoi faire,
16:47grand-chose, qui récupèrent des situations un peu foireuses.
16:49On a fait une étude avec Odoxa et qui prouve
16:53qu'il y a une majorité de Français,
16:54qu'ils soient propriétaires ou locataires,
16:56qu'ils soient locataires ou propriétaires,
16:58qui sont favorables à l'encadrement des loyers.
17:00Et par ailleurs, on voit que quel que soit le parti politique
17:03dont ils se sentent proches,
17:05ils sont majoritairement favorables à l'encadrement des loyers.
17:08Je ne suis pas d'accord parce que...
17:09Ce n'est pas une question d'être d'accord ou pas.
17:10Je vous parle de l'étude Odoxa sur le logement avec Next City
17:12et BFM Business et Capital.
17:13Je ne suis pas d'accord parce que...
17:15Déjà, il faut expliquer ce que c'est que l'encadrement des loyers.
17:17Il y a deux encadrements des loyers qui s'appliquent en France.
17:19Il y en a un qui est extrêmement bricolé,
17:22qui est l'encadrement des loyers avec les loyers de référence majorés, minorés.
17:26Personne ne sait comment ça fonctionne, les compléments des loyers, etc.
17:29Mais on sait parce qu'on est dedans.
17:30Et encore, il faut savoir parfois que quand on applique
17:33l'encadrement des loyers avec les loyers de référence
17:35et qu'on applique ensuite l'IRL des loyers à la relocation...
17:38L'indice de référence des loyers.
17:39On peut sortir de ça sans se rendre vraiment compte
17:40qu'on n'applique plus bien la loi.
17:41Donc on a eu beaucoup de cas comme ça
17:43et on avait beaucoup travaillé avec la préfecture de Paris
17:44pour bien informer quand on allait sur le site
17:48pour l'information sur les loyers.
17:49Et donc, cet encadrement des loyers,
17:52des loyers à la relocation,
17:54est ceci dit quelque chose de très efficace.
17:56En réalité, on se rend compte, nous, dans les études
17:59qu'on fait à Clameur,
18:00que la simple application de l'indice de référence des loyers...
18:04Qui est corrélé au niveau d'inflation.
18:06À condition qu'il ne soit pas trafiqué
18:07quand il ne plaît pas aux politiques publiques.
18:09Parce que quand il y a de l'inflation,
18:10il est normal qu'on puisse appliquer un IRL plus élevé.
18:13On a eu un coût d'inflation assez élevé
18:16après des années et des années de presque déflation,
18:19en tout cas quasiment niveau zéro,
18:21pour appliquer l'IRL.
18:22Cette IRL des loyers à la relocation,
18:24ça se contrôle plutôt bien.
18:25C'est inscrit dans le bail précédent,
18:27c'est inscrit dans le bail suivant.
18:28Les professionnels peuvent l'appliquer
18:29de manière uniforme et simple.
18:32Et ça ne s'applique pas par quartier,
18:34où on voit bien que les élus locaux,
18:35avec les indices de référence de loyers,
18:37enfin les loyers de référence,
18:39bidouillent un peu en fonction des politiques
18:40qu'ils veulent mener, etc.
18:41Donc il y a de la politique qui vient se mettre
18:43dans de l'économique.
18:44Et là, c'est là où ça dérape
18:45et où ça pose un certain nombre de problèmes.
18:47Et in fine, de toute façon,
18:48c'est bien l'offre et la demande
18:50qui fait le marché.
18:51Quand vous aspirez une partie de l'offre
18:52en développant le tourisme
18:54dans une commune, pas qu'à Paris,
18:56dans les communes très touchées par le tourisme,
18:58quand vous avez des locaux
18:59qui ont mis le booster à fond
19:01sur le tourisme,
19:02avec des nouveaux outils
19:04qui sont arrivés pour les investisseurs
19:05et des dispositifs
19:06qui sont venus un peu concurrencer
19:08ce qui existait déjà,
19:09avec beaucoup d'autres contraintes,
19:11mais les gens ont fait le rapport
19:12des plus et des moins,
19:13et bien vous avez raréfié encore plus
19:15une offre où on a du mal
19:16à construire en plus.
19:17Et donc, vous avez
19:18beaucoup de difficultés
19:19à contrer ça.
19:21La vraie question,
19:21c'est de savoir
19:22si vous mettez en adéquation
19:23le pouvoir d'achat des gens,
19:24le pouvoir de mettre de l'argent
19:27dans le logement,
19:28dans le cadre de vie, etc.,
19:29avec des logements
19:30de meilleure qualité,
19:31de meilleure qualité thermique
19:32et énergétique
19:33avec les nouvelles réglementations.
19:34Donc les logements coûtent plus cher,
19:35c'est un peu comme les voitures.
19:36Elles sont plus sécurisées,
19:37elles coûtent forcément
19:38beaucoup plus cher,
19:39elles consomment moins,
19:40elles sont électrifiées, etc.
19:40Ça coûte de l'investissement
19:42et ça coûte cher, in fine.
19:43Et donc, vous avez
19:44cette adéquation
19:45et c'est ça la question
19:46que doivent se poser
19:47les élus locaux.
19:48Est-ce que les gens
19:49qui habitent dans ma commune,
19:50qui aspirent à habiter
19:51dans ma ville,
19:52ont la capacité de se loger
19:53et que ça n'entame pas
19:55d'autres budgets
19:56sur l'éducation,
19:57sur le transport,
19:58sur l'emploi
19:59et sur les loisirs ?
20:01Pourquoi pas ?
20:01Et donc, messieurs,
20:01on a parlé pendant les deux tiers
20:02de cette émission
20:03de l'encadrement des loyers,
20:04ce qui n'était pas prévu
20:05au programme qu'on fasse
20:05que de l'encadrement des loyers,
20:06mais bon,
20:07les élus locaux,
20:08ils n'ont pas la main
20:08sur le calendrier de rénovation
20:09donc on ne va pas parler
20:10passeport thermique,
20:10pas de bol.
20:11Mais les élus locaux,
20:13ils ont non seulement la main
20:13sur l'encadrement ou pas
20:14mais ils ont aussi la main
20:15sur d'autres éléments
20:16type, on l'a dit,
20:18la lutte,
20:20la régulation
20:21du meublé touristique.
20:22Vous, vous en pensez quoi ?
20:23Est-ce que c'est une arme
20:24dont ils doivent se saisir
20:25pour relancer l'offre de logement ?
20:27Enfin, voilà,
20:28quels sont les outils
20:29qu'ils ont encore une fois
20:30avec ce prisme de
20:31qu'est-ce que je peux faire
20:32en tant qu'élu local ?
20:33Alors, ça a déjà été testé
20:35à New York,
20:35ils ont interdit le Airbnb,
20:37il y a eu moins 80%
20:38d'annonce Airbnb,
20:39il y a eu une hausse
20:40des loyers,
20:40comme toujours,
20:41et un triplement
20:42du prix des nuités
20:43pour les hôteliers.
20:44On l'a testé aussi
20:45à Amsterdam,
20:46à Amsterdam,
20:47ils ont interdit le Airbnb,
20:49ils l'ont réduit à 30 jours
20:49pour les résidences principales,
20:51donc il n'y avait plus
20:51de Airbnb dispo
20:52et les loyers longue durée
20:53ont augmenté de 34%,
20:55alors là, c'est un record.
20:55Donc à chaque fois
20:56qu'on supprime le Airbnb,
20:57il y a des effets de report.
20:58Déjà, le Airbnb,
20:59à Paris,
20:59c'est 0,5% du parc,
21:02les Airbnb full-time.
21:03Le reste,
21:03c'est des gens
21:04qui louent leur résidence principale
21:05quelques jours
21:05pour arrondir
21:07leur fin de mois,
21:08mais ce n'est pas des gens
21:09qui, s'ils arrêtent
21:10de louer 30 jours
21:10pendant qu'ils sont
21:11en vacances en Grèce,
21:12vont remettre un logement
21:13sur le marché,
21:13ça non.
21:14Les gens qui font du full-time
21:15Airbnb avec l'autorisation,
21:17c'est 0,5% du marché.
21:18En fait, vous supprimez ça,
21:19il ne se passe rien.
21:20Donc, c'est juste
21:21une mesure un peu démago
21:23en disant
21:23on va taper sur les méchants
21:25bailleurs Airbnb,
21:25mais au final,
21:26bon, il y a des amendes
21:27spectaculaires à 200 000 euros
21:29parce que le type
21:29a dépassé de un jour.
21:31Non, mais c'est absurde.
21:32Et du coup,
21:32on en fait un cheval de bataille
21:34d'une campagne municipale
21:35qui a zéro effet,
21:37absolument zéro,
21:37à part effrayer
21:38encore plus l'investisseur
21:40et faire fuir
21:41parce que ça a juste
21:42à contribuer au climat
21:43de peur des investisseurs.
21:44Non, mais c'est vrai,
21:45ça n'existe plus
21:45les investisseurs à Paris,
21:46il n'y en a plus.
21:47Non, mais pas qu'à Paris,
21:48mais je ne pense pas
21:49que ce soit la lutte
21:49contre Airbnb.
21:50Non, mais ça accumule.
21:51Il y a la loi Lemaire
21:56qu'en fait,
21:57c'est un cumul de trucs
21:58qui, à la fin,
21:59font fuir.
22:00Donc, l'élu municipal,
22:02il a une influence
22:04en tant qu'épouvantail.
22:05Il faut juste qu'il se taise
22:06et qu'il arrête de toucher
22:08à toute forme de régulation
22:09parce que chaque couche
22:10réglementaire supplémentaire,
22:11c'est des logements en moins,
22:12c'est des étudiants
22:13qui peuvent plus se loger
22:15et ça ne fait que faire augmenter
22:17les loyers
22:17et le prix des hôtels.
22:18Sauf que, par exemple, Pierre,
22:20alors je ne sais pas
22:20quel est votre avis
22:21sur ce sujet
22:21de la location saisonnière,
22:23mais en l'occurrence,
22:24on a vu des régions,
22:25on pense au Pays Basque notamment
22:26où, pour le coup,
22:27c'est le développement
22:28d'Airbnb & Co
22:28qui a fait flamber les loyers
22:30ou disparaître
22:31l'offre location longue durée
22:32avec des gens
22:33qui vivent sur place
22:34qui n'arrivent plus
22:35à se loger.
22:35Oui, c'est vrai partiellement.
22:38On a fait une étude
22:39hyper intéressante
22:40chez Clameur
22:41sur toute la côte
22:42ouest de la France,
22:44dont le Pays Basque
22:45que je connais bien,
22:46Bayonne,
22:47Biarritz,
22:47Saint-Jean-de-Luz,
22:47etc.
22:48Et en fait,
22:49on s'est rendu compte
22:49que l'augmentation des prix
22:50était surtout liée
22:52à une transhumance.
22:54Les personnes plus âgées
22:55et les retraités
22:57ne vont pas peut-être
22:58aimer la comparaison,
23:00mais on a déplacé
23:01un pouvoir d'achat
23:02très fort
23:04de personnes
23:05qui ont eu
23:07des belles carrières,
23:08qui ont eu
23:08un niveau de vie
23:09très élevé,
23:10qui ont vendu
23:10de l'immobilier
23:11plutôt région parisienne
23:12à des prix
23:13beaucoup plus élevés
23:14que ce qu'ils ont pu acheter
23:15dans les années même
23:16tout début 2000,
23:17années 90,
23:17tout début 2000.
23:18À Paris,
23:18c'était vraiment
23:19tout à fait abordable,
23:21toutes choses égales par ailleurs.
23:23Et donc,
23:24cette transhumance
23:25vers l'ouest
23:25de résidences
23:27d'abord secondaires,
23:28mais en fait,
23:29les gens se sont
23:29vraiment installés,
23:30a aussi,
23:31et c'est d'ailleurs
23:31le facteur numéro un,
23:32et je vous invite
23:33à retrouver l'étude
23:34sur le site
23:34de clameur.fr,
23:36c'est la raison numéro un
23:38de l'inflation des prix
23:40et donc des loyers
23:42dans ces territoires.
23:43Enfin,
23:43si c'est des résidences
23:44secondaires,
23:44j'imagine qu'elles ont été
23:45aussi louées
23:46sur de la location saisonnière.
23:47Non,
23:47parce que c'est venu
23:48faire une attrition,
23:49pas nécessairement,
23:50mais c'est le point numéro deux,
23:51dans la location saisonnière.
23:52Quand même,
23:52rassurez-moi.
23:53Mais le point numéro un,
23:54c'est ces achats
23:55pour de la résidence principale
23:56C'est papy et mamie
23:57qui sont venus s'installer.
23:58Si on fait un gros trait,
23:59c'est papy et mamie
24:00qui se sont venus
24:00s'installer
24:02à la retraite
24:04ou en fin de carrière
24:05sur la côte ouest.
24:07Ça fera très américain.
24:09Et donc,
24:10il y a eu un impact
24:10très fort.
24:12Quant aux outils
24:13anti-Airbnb,
24:13il ne faut peut-être pas
24:14trop les appeler comme ça.
24:15Les maires peuvent,
24:17et je peux en témoigner
24:19dans ma commune,
24:20aménager des marchés
24:22pour répondre
24:22à une offre
24:23qui se développe.
24:24Quand on veut développer
24:25le tourisme,
24:26il faut bien accueillir les gens.
24:27Il y a un moment
24:27où Paris a décidé
24:28la première ville de France.
24:31Le temps de construire
24:31des hôtels
24:32qui, eux, sont là
24:33et sont moins flexibles
24:34ou de rénover
24:35des hôtels existants,
24:36monter en gamme
24:37pour, notamment nous,
24:39l'économie autour du champagne.
24:40C'est quelque chose
24:41qui est assez haut de gamme.
24:42On n'a pas les mêmes valeurs.
24:44Et donc,
24:47les maires ont des outils.
24:49Ce sont eux
24:49qui sont en première ligne.
24:50Et de savoir
24:51s'ils ont besoin
24:52ou pas finalement.
24:53Parce que l'idée,
24:54ce n'est pas d'interdire Airbnb.
24:55Il y a des endroits
24:56où c'est un besoin aussi.
24:58Personne ne veut interdire Airbnb.
24:59En réalité,
25:00c'est un affichage.
25:01C'est souvent
25:02un affichage politique
25:03parce que c'est banquable.
25:05Parce que ça marche bien
25:06sur les marchés.
25:07Parce que c'est facile.
25:08Mais c'est trop facile,
25:09justement.
25:10Et la politique
25:11tout anti-Airbnb,
25:12les dix dernières années
25:13de la politique du logement,
25:15c'était quand même
25:16quelques maraudes
25:17où, en fait,
25:18les propositions de loi
25:19qui ont été posées
25:20à l'Assemblée nationale,
25:21c'était beaucoup
25:21autour de ça.
25:23C'était un peu
25:24l'arbre qui cachait
25:25la forêt
25:25parce qu'il n'y avait
25:26rien derrière,
25:27aucune visibilité,
25:29aucune vision d'ensemble
25:30de ce que doit être
25:31la politique du logement,
25:32de l'aménagement
25:33du territoire,
25:33de la relation
25:34entre le transport,
25:35le logement et l'emploi,
25:37l'installation
25:38de nouvelles industries,
25:39la construction
25:39de logements neufs,
25:41la rénovation
25:42des logements existants,
25:43etc.
25:43Donc, en fait,
25:44c'est juste qu'il n'y avait
25:44aucune vision.
25:45On a mis cet épouvantail
25:46de location touristique devant.
25:48Il n'y avait pas
25:49beaucoup de réflexion.
25:49Les textes de loi,
25:50ils aient deux articles.
25:52Bon, c'est tout.
25:53C'est mon regard un peu critique
25:54sur la politique du logement
25:55de ces dix dernières années.
25:56Juste, il nous reste une minute.
25:58Alors, je sais que vous n'allez
25:59pas réussir à le faire,
25:59mais je tente ma chance
26:00et je pense qu'Alban en régie
26:01va me dire
26:02« Marie, tu n'aurais jamais
26:02dû les relancer
26:03à 57 secondes de la fin ».
26:04Mais enfin, il y a quand même
26:05un dernier truc
26:06qu'on n'a pas abordé,
26:07les plans locaux d'urbanisme.
26:08C'est eux, nos maires,
26:09qui délivrent les permis
26:09de construire.
26:10On est à l'aube
26:10d'une élection municipale.
26:12On connaît ce pattern.
26:13Systématiquement,
26:14il y a une baisse,
26:15une chute de la délivrance
26:15des permis de construire.
26:16Est-ce que, selon vous,
26:17les maires, aujourd'hui,
26:18ont plus intérêt
26:19à construire ou à ne pas construire ?
26:20De toute façon,
26:21il y a la ZAN
26:22qui leur empêche de construire.
26:23Le zéro artificialisation nette.
26:24Oui, mais ça rarifie
26:25le foncier,
26:26donc ils ne peuvent plus construire.
26:26Moi, je suis focus Paris.
26:29À Paris, on ne peut pas construire.
26:30Il faut densifier.
26:30Il faut remettre sur le marché
26:32les chambres de bonne
26:33à l'abandon,
26:33les logements vacants.
26:34Faire de la surélévation.
26:35Éventuellement,
26:35mais grosso modo,
26:36pardon d'être focus chambres de bonne,
26:37mais il y a 100 000
26:38à l'abandon dans Paris.
26:39Déjà, si on s'en occupe,
26:39ça fait 10 % de logements en plus.
26:42Mais donc,
26:42ça ne sert à rien
26:42de parler de permis construit
26:43dans une ville
26:44où on ne peut pas construire.
26:45Il faut juste prendre
26:45le parc existant,
26:46le redensifier
26:47et voilà,
26:48ça, ça peut être
26:48une bonne solution.
26:49Ce sera le dernier mot de Thierry,
26:50Pierre Rapidos ?
26:51Très rapidement,
26:51moi, je pense qu'il faut
26:52un PLU national.
26:53Plan local d'urbanisme national.
26:55Voilà, donc un PNU
26:56parce qu'il faut réaménager
26:58absolument ce territoire.
26:59Ne pas confondre avec le PMU.
27:00Il n'y a pas le PMU
27:01et donc on a vraiment
27:02un aménagement du territoire
27:02qui est à revoir
27:03autour des métropoles
27:04qui sont devenues non plus
27:05des villes maires
27:07qui accueillaient
27:08pour se redéployer,
27:09conquérir de nouveaux territoires
27:10mais des villes
27:11qui ont aspiré les territoires.
27:12On le sait
27:13quand on habite en province.
27:14Eh bien,
27:14ce sera le dernier mot de Pierre.
27:15Donc, Pierre Autus,
27:16délégué général de Plurian,
27:17c'est Thierry Vignal,
27:18le fondateur d'Atom.
27:19Merci à tous les deux
27:20d'avoir été avec nous
27:21dans Les Experts de l'IMO
27:22sur BFM Business.
27:23Je vous dis à demain.
27:26Les Experts de l'IMO
27:27sur BFM Business.
Commentaires

Recommandations