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  • il y a 8 heures
Ce mercredi 4 mars, Guillaume Paul a reçu Mireille Weinberg, journaliste indépendante, et Omar Dibo, cofondateur de Finneko, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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00:01Tout pour investir, le déchiffrage.
00:06Voilà, le déchiffrage, donc c'est parti pour un petit quart d'heure avec nos invités pour essayer de voir
00:11comment on navigue,
00:12si tenté qu'on puisse naviguer, ne serait-ce qu'à vue dans cette bourrasque qui semble marquer une pause,
00:17mais enfin tout ça peut être bien temporaire, bien futile.
00:19On va parler avec nos invités, Mireille Wimbert qui est avec nous.
00:21Bonjour Mireille, journaliste indépendante, et puis Omar Dibault qui est avec nous.
00:24Bonjour Omar, bienvenue également, cofondateur de Fineco.
00:28Alors on a commencé à passer en revue hier, les conséquences macroéconomiques sur les marchés de cette guerre.
00:35Comment est-ce qu'on navigue dans la tempête, Mireille, globalement ?
00:38Là on reste, on garde son sang-froid d'abord.
00:40Là j'allais dire, c'est tellement, on est vraiment au cœur du cyclone, donc là j'allais dire, on
00:45fait le dos rond.
00:46On attend à minima la fin de la semaine pour voir comment ça retombe.
00:50Ça ne sert à rien de prendre des décisions intempestives, surtout sur les marchés financiers.
00:57Moi je parle des épargnants, je ne parle pas des gens qui tradent, et les épargnants pour le coup, en
01:01général, ils ont une stratégie de long terme.
01:03Ce que j'ai envie de leur dire, c'est que ce soit sur votre assurance vie ou ailleurs, dans
01:07votre PEA, etc.
01:08Vous avez déterminé une stratégie de long terme, pour le moment, vous vous y accrochez.
01:12Pas de décision intempestive, on attend de voir ce qui va se passer.
01:15Là c'est vraiment trop tôt.
01:17Vous voyez, d'un jour à l'autre, vous venez de le dire, tout se retourne.
01:21Tout se retourne, tout se stabilise pour l'instant.
01:23Omar, sentiment général, et puis après on va donner quelques idées.
01:25Oui, ce qu'il faut faire en fait, c'est de ne pas céder au sensationnalisme.
01:28C'est clairement le vrai conseil à suivre.
01:31Compliqué quand même.
01:32C'est compliqué évidemment, mais l'objectif, en tout cas le travail à faire du côté des investisseurs,
01:36c'est de vraiment comprendre un petit peu toutes les informations qui sont en train d'influer,
01:40et de les convertir un petit peu en variables macroéconomiques.
01:42Donc c'est un petit peu ce qu'on voit aujourd'hui.
01:44L'exemple typique, c'est un petit peu la situation sur le Détroit d'Hormuz.
01:47Donc bien évidemment, on voit que les tankers ne progressent plus.
01:49Et ils ne progressent plus pour des raisons d'assurance,
01:51parce que les armateurs refusent d'aller beaucoup plus loin.
01:55Donc aujourd'hui, c'est aussi là où je trouve que Trump a été très smart,
01:59c'est-à-dire d'avoir fait un message en expliquant que s'il fallait servir de garantie pour ces
02:04tankers-là,
02:05on pourrait le faire.
02:06S'il faut accompagner ces tankers-là, par exemple, justement, au sein du Détroit, on peut le faire.
02:10Donc c'est quelque chose qui a un petit peu apaisé les marchés pour l'instant.
02:13C'est ce qui fait aussi que la progression du baril est de moins en moins importante,
02:18même si elle reste quand même assez forte.
02:19Mais pour l'instant, on est dans un statu quo.
02:21Je pense que les marchés attendent d'avoir beaucoup plus d'informations.
02:24Et je pense que justement, c'est ce que devraient faire un petit peu tous les investisseurs aujourd'hui.
02:28Être patient, ne pas céder à l'envie d'acheter tout ce qu'ils pourraient trouver comme potentielle opportunité,
02:35mais plutôt d'attendre les futures informations.
02:37Attention quand même, parce que puisqu'on parle du Détroit d'Orbouze, on croit comprendre que même si demain,
02:42par la force des choses, le trafic redevenait a priori normal, c'est a priori.
02:46Les assureurs vont peut-être attendre un petit moment, même si la route était dégagée d'une certaine façon pour
02:51baisser leurs primes.
02:52Là, malheureusement, elle est peut-être partie pour quelques semaines d'incertitude.
02:55Bon, Mireille, qu'est-ce qu'on fait ? On a commencé à parler de quoi ? De l'assurance
02:58-vie.
02:58Alors l'assurance-vie, par exemple.
03:00L'assurance-vie, les gens sont tranquilles, on peut les rassurer.
03:03On peut les rassurer.
03:04Parce que les assurances-vie, c'est à peu près, c'est combien l'assurance-vie ?
03:08C'est 2 107 milliards d'euros investis dans cours.
03:11Là-dessus, vous avez 60% qui est sur le fonds garanti en euros.
03:15Donc sur ce fonds-là, il n'y a strictement aucun risque de perte de l'argent.
03:19Là, on est sur l'obligation d'État du titre du papier.
03:21Et justement, là, on l'a vu, c'est même l'inverse.
03:24Quand il y a des soucis, quelque part, quand on a des problèmes, des craintes sur la dette des États,
03:29quand on a ce genre, vous voyez la loi T 10 ans.
03:32Donc le taux auquel l'État emprunte à 10 ans va augmenter, n'est-ce pas ?
03:36On était à 3,2 vendredi avant le début de l'offensive.
03:39On est monté jusqu'à 3,42.
03:41Là, on est à 3,39, 3,42 hier.
03:42Donc ça monte.
03:43Qu'est-ce que ça veut dire pour un assureur ?
03:45L'assureur, il achète pas mal d'obligations d'État.
03:47Il achète ces OAT-là.
03:49Ça veut dire que le rendement de l'OAT monte.
03:50C'est bon pour les investisseurs.
03:52Si l'assureur, il achète un meilleur rendement,
03:54il va vous rendre du rendement supplémentaire dans votre fonds garanti en euros.
03:58Donc aucune inquiétude sur le fonds garanti en euros.
04:00Alors après, il y a bien 40% qui est investi sur les unités de compte.
04:03Les unités de compte, les actions.
04:04Là, effectivement, on se dit qu'est-ce qu'on fait ?
04:07Donc les unités de compte sont les actions, les obligations, etc.
04:09La plupart des gens ont une gestion déléguée.
04:11C'est-à-dire qu'ils donnent la gestion à leur assureur.
04:13L'assureur, théoriquement, ou le gestionnaire, celui qui gère les grandes sociétés de gestion,
04:18Lazaro, Cheza, ils savent quoi faire, théoriquement.
04:21Et puis celui qui gère tout seul, c'est ce que je disais tout à l'heure,
04:24on attend 2-3 jours pour voir ce qui se passe.
04:26Parce que les bouées de sauvetage, on n'arrive pas à les identifier à ce stade.
04:29Il y a trop de données économiques partout.
04:33C'est difficile, déjà pour les professionnels, d'y voir clair.
04:36Donc pour un particulier, ce n'est pas le métier.
04:38Même s'il aime ça, vous voyez les conséquences, on va voir.
04:42On n'en sait strictement rien.
04:43Mais globalement, j'allais dire, l'assurance-vie, aucune inquiétude.
04:47Donc ça ne vaut pas le coup de passe, c'est un coup de fil à son banquier, quand même.
04:50On peut, si on s'inquiète, on peut le faire.
04:53D'ailleurs, les banquiers, théoriquement,
04:54alors après, dans la banque de taille, je ne sais pas,
04:57mais dans les banques privées, etc.,
04:59ils envoient, quand il y a un choc de marché comme ça,
05:01ils envoient des choses pour rassurer les gens.
05:04Donc effectivement, si vous êtes inquiet, vous appelez votre banquier,
05:06puis il va vous dire comment lui, il voit les choses.
05:09Omar, d'accord sur ce que dit Mireille ?
05:10Absolument d'accord.
05:11J'ai assez travaillé en banque privée pour le savoir.
05:13C'est exactement le réflexe que l'on voit du côté des banques privées, en tout cas.
05:16Bon, voilà pour l'assurance-vie.
05:19Vous voulez dire un mot du crédit immobilier également ?
05:21Alors là aussi,
05:22le crédit immobilier, c'est pareil.
05:25Rappelez-vous la guerre en Ukraine.
05:28La guerre en Ukraine, l'inflation galope.
05:30On est à 5,20 d'inflation en 2022,
05:34donc c'est l'année du déclenchement de la guerre.
05:36Il y a toujours un petit décalage pour les crédits.
05:38En 2022, on était à 1,70 en moyenne, crédit immobilier à 25 ans.
05:44En 2023, l'inflation est toujours très élevée, 4,90 en moyenne.
05:47Et là, les taux des crédits sont à 4,35.
05:50Quand l'inflation est élevée, donc quand les taux montent,
05:53le taux des crédits monte avec.
05:55C'est automatique.
05:56Et là, qu'est-ce qui se passe ?
05:57À 4,35 en moyenne de taux de crédit sur l'année,
06:00le nombre de transactions immobilières chute de 16%
06:03et du coup, les prix baissent de 3.
06:05Donc sur le marché immobilier, c'est direct,
06:07mais il y a un petit décalage.
06:08Donc là, ça fait deux jours que c'est une panique.
06:09Peut-être attendre deux minutes.
06:11On a reçu hier matin les premiers taux pour le mois de mars des courtiers immobiliers.
06:20Je pense qu'ils avaient fait leur taux avant le déclenchement de la guerre.
06:23Donc on ne sait pas trop.
06:23Les banques leur ont donné leur taux avant le déclenchement de la guerre.
06:26C'était en légère baisse pour mars.
06:27Sur 20 ans, on passait de 3,22 en février à 3,20.
06:32Pourquoi ?
06:32Parce qu'avant, encore une fois, le déclenchement de cette guerre,
06:36les banquiers ont vraiment envie de prêter.
06:38Et là, le printemps qui arrive, c'est la pleine période immobilière.
06:40Donc c'est là que les banquiers vont choper du client.
06:42Donc pour choper ces clients, il faut leur donner des bons taux des crédits.
06:46Donc c'est maintenant que ça se passe.
06:47Mais effectivement, si l'OAT continue de monter,
06:50parce qu'un crédit immobilier, les banques regardent deux taux.
06:53Elles regardent les taux courts.
06:54Elles font un genre de macédoine avec les taux courts.
06:57Ça, c'est le taux de la BCE.
06:59Donc là, on est toujours à 2%.
07:01Il n'y a pas de raison qu'on change dans les jours qui viennent.
07:03La BCE est quelqu'un de raisonnable.
07:05Et puis on regarde aussi l'OAT 10 ans.
07:07Pourquoi ?
07:08Parce que l'OAT 10 ans, c'est le taux auquel l'État emprunte.
07:11Mais il se trouve que les banques empruntent quasiment au même taux que l'État.
07:13Donc quand une banque emprunte à ce taux-là,
07:15elle répercute pour les gens à qui elle prête.
07:18Donc si l'OAT continue à monter,
07:21il y a fort à parier que les taux des crédits immobiliers vont monter un peu.
07:24Voilà, moins bonne nouvelle donc, a priori.
07:26Peut-être, on verra pour ceux qui souhaitent se lancer dans un emprunt immobilier,
07:29dans un projet immobilier.
07:30C'est trop tôt pour le dire.
07:32Pour l'instant, c'est encore trop tôt.
07:34Parce qu'en réalité, ce que l'on remarque un petit peu sur le marché obligataire en France,
07:37et même un peu mondial d'ailleurs,
07:38c'est juste qu'avec tout ce qui se passe aujourd'hui en Iran,
07:41bien évidemment, on a une peur que l'inflation reparte.
07:43Donc on applique une prime de risque finalement sur ces marchés-là.
07:47Donc pour l'instant, encore une fois, c'est juste un pricing qui est fait assez rapidement.
07:52Ça se comprend parfaitement, c'est parfaitement logique.
07:54Mais peut-être que justement, ce fameux pricing-là peut disparaître
07:57si les choses s'apaisent assez rapidement, je précise.
08:00Ça s'apaisent assez rapidement du côté de l'Iran.
08:02Tout dépendra du...
08:03Effectivement, évidemment, on en revient toujours à la même question,
08:05la durée du conflit.
08:06Mais vous avez remarqué que ce qui effraie les marchés,
08:08c'est qu'ils provoquent une petite poussée d'acné sur les marchés.
08:11C'est aussi le fait de se dire,
08:12ah, les banques centrales, puisqu'on parlait des banques centrales,
08:15seront-elles toujours aussi accommodantes ?
08:16Vous avez vu hier les chiffres, les stats sur la probabilité perçue des investisseurs
08:21de voir la Fed baisser ses taux d'intérêt au mois de juin.
08:24Ça a baissé.
08:24Certains quand même amorcent déjà le discours qui consiste à dire
08:29et s'il y avait un relèvement ?
08:32Scénario complètement inenvisageable il y a encore quelques temps,
08:35mais certains commencent, évidemment, vous me direz,
08:36les marchés cherchent à se faire peur de manière générale.
08:38En fait, en tout cas, du côté de la BCE,
08:40celle qui a déclenché un petit peu tout ça, c'est Isabelle Schnabel,
08:43justement, qui a parlé potentiellement d'une hausse de taux.
08:45À titre personnel, je n'y crois pas vraiment,
08:48parce que je pense que le...
08:49C'est pas un relèvement.
08:51Non, non, moi je n'y crois pas du tout,
08:53parce que quand on regarde un petit peu les deux locomotives
08:55que sont l'Allemagne et la France,
08:57on se dit que potentiellement,
08:58un relèvement des taux serait un petit peu plus problématique.
09:01Pour information, à nouveau,
09:03l'Allemagne est un petit peu en phase de transition,
09:05la croissance n'est pas au top,
09:06l'inflation reste quand même assez maîtrisée,
09:09et puis en France, pas de croissance,
09:10et l'inflation aujourd'hui est autour de 1%
09:13sur 12 mois courants.
09:14Donc, c'est difficile d'envisager d'augmenter les taux
09:17quand on a nos deux locomotives à l'arrêt.
09:20On peut aussi faire confiance à Donald Trump
09:22pour faire du forcing au cours des prochaines semaines,
09:26si d'aventure il y avait des vérités,
09:28ne serait-ce que de statu quo monétaire,
09:29même si on rappelle évidemment
09:31que l'actuel patron de la Fed va s'en aller en mai prochain
09:34et qu'un nouveau arrivera dans la foulée.
09:37Oui, c'est ça aussi qu'il se reste les marchés,
09:39c'est l'attitude des banques centrales
09:40dans cette configuration, évidemment.
09:42Donc ça, ça va rester évidemment
09:42une épée de Damoclès au-dessus des marchés.
09:45On voulait dire un mot du taux d'épargne des Français,
09:47parce que ça aussi, c'est une donnée clé historiquement élevée aujourd'hui.
09:51Historiquement très élevée.
09:52Il est à 18,3 en 2025,
09:54c'est le taux le plus élevé depuis 1979.
09:57C'est surtout le taux d'épargne financière à l'intérieur
09:59qui est à 9,1.
10:01Donc ça, c'est le taux le plus élevé depuis 1950,
10:03depuis qu'on regarde ce...
10:04Alors, qu'est-ce que c'est ça par contre ?
10:05Vous pouvez t'expliquer ce que c'est le taux d'épargne.
10:16Donc là, la guerre, on n'avait pas attendu celle-là.
10:19Il y avait l'Ukraine, il y avait Gaza,
10:21il y a eu le Covid, qui n'est pas une guerre,
10:22mais enfin, qui est quand même un énorme choc.
10:24Donc il y a plein d'énormes chocs.
10:26Par ailleurs, il y a un vieillissement de la population.
10:28Donc ce qu'on sait, c'est que quand la population vieillit,
10:29les personnes de plus en plus âgées épargnent de plus en plus.
10:32Enfin, ce n'est pas des gens qui consomment...
10:34Ce n'est pas ceux-là qui consomment le plus.
10:36Et puis, troisièmement, avec l'inflation,
10:40c'est l'inflation aussi qui a généré ça.
10:41Parce que quand le taux du livret A était à 3% pendant deux ans,
10:45les gens qui ont beaucoup investi là-dessus, vous voyez...
10:48Donc voilà.
10:49Par ailleurs, on parle des taux des placements
10:54qui ont beaucoup augmenté,
10:55qui ont donc grossi finalement l'enveloppe d'épargne des Français.
10:59Mais il y a aussi la revalorisation des prestations sociales.
11:02On l'oublie souvent.
11:03Mais les pensions de retraite ont été revalorisées,
11:06je ne sais plus, de 5,3% en 2024.
11:105,3%, vous donnez de revalorisation à des retraités
11:14qui consomment moins, ça fait grossir.
11:17Donc là, effectivement, qu'est-ce qu'on peut dire ?
11:19Le taux est historiquement élevé.
11:20Est-ce que ça va durer ? Certainement.
11:22Mais il y a des chances que ça redescende un peu,
11:24justement parce que l'inflation est maîtrisée.
11:26Aujourd'hui, le taux du livret A, il n'est plus à 3,
11:28il est à moitié moins, il est à 1,50.
11:31Et l'inflation est maîtrisée, elle est à 0,9.
11:33Donc ça veut dire que les prestations sociales,
11:35dont les pensions de retraite,
11:36sont revalorisées du même montant, vous voyez.
11:38Donc là, on revient à des choses tout à fait raisonnables.
11:40Donc ce qu'on se dit, c'est eu égard aux inquiétudes générales
11:44géopolitiques et en France,
11:45puisqu'on voit bien, le taux de chômage remonte un peu.
11:48Donc les gens s'inquiètent.
11:50Donc ils vont continuer à épargner fortement.
11:52Mais du fait, encore une fois, de l'inflation,
11:54le taux d'épargne devrait baisser un petit peu l'année prochaine.
11:57D'accord avec ça, Omar ?
11:57Entièrement d'accord sur le fait que le taux d'épargne
11:59restera toujours aussi élevé pour plusieurs raisons.
12:01En fait, il y a aussi la partie immobilier.
12:03Le marché est à l'arrêt.
12:04Donc bien évidemment, ceux qui ont du capital de côté
12:06ne peuvent pas nécessairement l'utiliser
12:08comme apport pour leur projet immobilier.
12:11Donc ça, c'est le premier élément.
12:12Le deuxième élément aussi,
12:13et ça se reflète un petit peu sur l'inflation aujourd'hui,
12:16qui est à 1% sur 12 mois courants,
12:18c'est le fait qu'en réalité,
12:19il y a une incertitude économique complètement en France.
12:22Aujourd'hui, le taux de chômage commence à repartir à la hausse.
12:24Donc bien évidemment, de plus en plus de personnes
12:27sont en tout cas sur une phase un peu plus
12:32vraiment actée sur l'épargne de précaution.
12:34Donc la tendance devrait continuer.
12:37Avec le conflit que l'on voit aujourd'hui,
12:39finalement, les craintes vont augmenter.
12:40Donc en fait, ce conflit-là
12:42accentue finalement la tendance que l'on voit aujourd'hui.
12:44Du fait en plus de l'incertitude politique,
12:47évidemment, qui va prévaloir encore
12:49pendant au moins un an, si ce n'est après.
12:51Sauf si on se place dans l'idée que peut-être
12:53qu'il y aura enfin une majorité à l'Assemblée nationale,
12:55quelle qu'elle soit. Évidemment, c'est un risque.
12:57Bon, il nous reste deux, trois minutes.
12:59Je ne sais pas. Est-ce qu'il y a des idées,
13:01des produits sur lesquels on peut éventuellement
13:03jeter un oeil dans la tourmente ?
13:05Vous parlez, moi, du PER, du plan d'épargne de retraite.
13:07Je sais que ça arrive un peu comme un cheveu sur la soupe.
13:09Mais j'ai regardé la loi de finances
13:13et on avait une seule bonne nouvelle sur le PER.
13:16C'est qu'aujourd'hui,
13:17quand vous versez de l'argent sur votre PER,
13:19cette somme, vous pouvez la déduire de votre revenu imposable.
13:21Mais il y a une limite, un plafond chaque année.
13:23Vous voyez ?
13:24Cette année, je peux déduire,
13:26si je gagne, par exemple, 70 000 euros,
13:28je peux déduire 10 % de mon revenu professionnel.
13:307 000 euros. C'est chouette.
13:31J'enlève ça de mon revenu professionnel. Bien.
13:33Et je peux déduire ça
13:35et je peux déduire les plafonds non consommés
13:37des trois années d'avant.
13:38Et là, la loi de finances, elle a dit
13:39maintenant, on passe à cinq plafonds.
13:41Donc, c'est deux plafonds de plus.
13:42Donc, ça veut dire une plus grosse déduction.
13:45On se dit, c'est chouette.
13:46Dès 2026, je vais pouvoir déduire
13:48sur 2026 et sur les cinq
13:51plafonds non consommés d'avant.
13:52Ce n'est pas comme ça que ça marche.
13:54On ne regarde pas en arrière,
13:55on regarde en avant.
13:56On dit, c'est votre plafond pour 2026
13:59qui va pouvoir, lui,
14:01être récupérable pendant cinq ans.
14:03Donc, avant que ça se voit,
14:05il faudra attendre 2030.
14:07En 2030, on aura
14:10nos trois plafonds habituels,
14:11plus celui-là, le 2026.
14:13Et en 2031, on aura nos cinq plafonds, vraiment.
14:15Donc, pour le PER,
14:17pendant trois ans, là,
14:17il n'y a aucun changement.
14:18On déduit l'année en cours
14:21plus les trois d'avant.
14:22Et c'est à partir de 2030
14:23qu'on a une année de déduction en plus.
14:25Et à partir de 2031,
14:26on aura effectivement,
14:27et là, pour toute la suite,
14:30nos cinq plafonds de déductibilité.
14:31Je voulais juste le dire
14:32parce qu'il y a plein de gens
14:33qui m'ont dit,
14:33c'est chouette cette année,
14:34le PER.
14:35Cette année, en fait,
14:37ça ne change rien.
14:38C'est pour l'avenir.
14:39C'est bon de l'avoir en tête,
14:41évidemment.
14:42Bon, puis du côté des actions,
14:43comment est-ce qu'on navigue, là, Omar ?
14:45Encore une fois,
14:46juste s'armer de patience,
14:47arbitrer.
14:48Non, mais c'est vrai,
14:49s'armer de patience,
14:50je sais très bien
14:50que beaucoup d'investisseurs
14:52se disent qu'il y a des opportunités partout.
14:54Et puis, bon,
14:55on est habitué depuis
14:56une quinzaine d'années maintenant
14:57à se dire qu'il faut toujours
14:58buy the dip,
15:00toujours acheter,
15:00parce qu'évidemment,
15:01on a toujours une politique monétaire
15:03qui est accommodante,
15:04une fête qui accompagne,
15:05une politique budgétaire
15:06qui est beaucoup plus expansionniste
15:08aujourd'hui à travers la planète.
15:09Donc, c'est sûr que c'est plus facile
15:11de se dire qu'il y a des opportunités,
15:12toujours.
15:13Là, il va y avoir de bons points d'entrée
15:14sur certaines valeurs,
15:15certains secteurs.
15:16Sur certains secteurs, oui,
15:17le secteur du software,
15:18la sécurité,
15:19je m'en doute.
15:20Mais encore une fois,
15:21je pense que l'incertitude reste totale
15:23sur la partie géopolitique,
15:25mais aussi sur la partie monétaire.
15:26On en parlait tout à l'heure
15:27avec la Fed,
15:28notamment où, finalement,
15:30on ne sait pas du tout
15:30ce que souhaite le nouveau président de la Fed,
15:32qui doit encore être auditionné
15:33par le Sénat
15:34et être validé par le Sénat, d'ailleurs.
15:36Donc, on a une incertitude monétaire,
15:38une incertitude budgétaire aussi,
15:39parce que les droits de doigts
15:40ont été retoqués
15:41par la Cour suprême.
15:43On est en train de s'imaginer...
15:45On est en train d'imaginer
15:46un petit peu la suite
15:47par rapport au remboursement.
15:49Donc, quand on a passé
15:50une loi fiscale qui dit
15:51qu'on va réduire les impôts,
15:53à un moment donné,
15:53on se demande
15:54comment est-ce que ça va être financé.
15:56Est-ce qu'on n'aura pas plutôt
15:57des dépenses supplémentaires
15:58du côté des États-Unis ?
15:59Donc, finalement,
16:01un déficit beaucoup plus important
16:02et des taux longs
16:04beaucoup plus élevés.
16:05Donc, c'est toutes ces questions-là
16:06qui subsistent.
16:07Donc, il faut s'en remettre patience
16:08et c'est aussi pour ça
16:09qu'on a toujours ce fameux range
16:10sur le S&P 500
16:11qui dure entre 7000 points
16:13et 6500 points.
16:14Il y a des périodes
16:14où on cumule les difficultés.
16:16Oui, surtout que là,
16:17si vous voulez,
16:18on a un choc boursier,
16:20c'est normal
16:20au égard à ce qui se passe.
16:22Mais il y a quand même
16:22des constantes.
16:24Il y a des États
16:24qui sont très fortement endettés.
16:26Il y a des valorisations
16:27sur les marchés américains
16:28qui sont les plus fortes
16:29depuis la crise de 1929.
16:31Donc, il y a quand même
16:32d'autres éléments d'inquiétude
16:34aussi sur le marché.
16:35Donc, tout s'accumulait,
16:37effectivement.
16:37Du sang-froid, avant toute chose.
16:39Voilà, ce sera le mot d'ordre
16:40de cette matinée.
16:42Merci beaucoup à tous les deux.
16:43Mireille Wimbert,
16:44journaliste indépendante.
16:45Merci Mireille, à très vite.
16:46Merci Omar.
16:47Merci de passer nous voir.
16:48Omar Dibault,
16:48cofondateur de Fineco,
16:50avec nous sur BFM Business.
16:52Merci, à très vite,
16:53avec plaisir.
16:53Merci, à très vite.
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