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  • il y a 2 jours
Ce jeudi 2 avril, Guillaume Paul a reçu Olivier Lechevalier, directeur général de Defthedge, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Tout pour investir, le déchiffrage.
00:06Le déchiffrage, il va bien nous falloir un petit quart d'heure pour faire le tour des choses.
00:10Olivier Chevalier est avec nous aujourd'hui.
00:12Bonjour Olivier, bienvenue, directeur général de DefEdge avec nous sur BFM Business.
00:17Bon, ce jeu de montagne russe quand même, c'est effrayant.
00:21Comment est-ce que vous survivez, comment est-ce que vous gérez ça vous Olivier, fondamentalement ?
00:25C'est-à-dire que là c'est effectivement...
00:27Je vois encore l'euro-dollar qui est affiché, effectivement, 1,1627 hier, 1,1520.
00:34Forcément, dès que le pétrole reprend un peu de regain, c'est une base communicante,
00:37c'est le dollar qui se renforce aussi, qui vient de se renforcer.
00:44Donc effectivement, pour les entreprises, c'est quand même difficile à piloter.
00:49On le voit, ça descend quand même très profondément maintenant, de plus en plus dans l'économie.
00:54C'est-à-dire qu'on était au début en se disant, tiens, le pétrole, à quoi sert-il finalement
00:59?
00:59Finalement, on le retrouve dans plein, plein d'activités, plein d'industries,
01:03parce que ça reste quand même la matière première un peu par excellence pour pouvoir avoir de l'énergie quand
01:08même,
01:08pour pouvoir faire tourner nos industries.
01:11Et là, effectivement, on se rend compte qu'on est touché sur différents niveaux.
01:14Je ne sais pas si vous avez à noter que Don Kimi Cole aussi avait dit,
01:19« Voilà, maintenant, à partir du 1er avril, je doume mes tarifs sur le plastique. »
01:25Donc, il passe de 15 centimes à 30 centimes, cette partie.
01:30Donc, en fait, là…
01:31C'est 15% des volumes de plastique mondiaux au polythélène,
01:33notamment qui passent par le détroit d'Ormousse, il faut rappeler.
01:35Exactement.
01:36Oui, tout à fait.
01:37Et donc là, on parlera.
01:38Mais en tout cas, on voit bien, là, ça y est, on commence à être touché.
01:42Et on va avoir, en fait, là, aussi potentiellement, peut-être dans les six mois à venir,
01:49en fait, ça va toucher, ça va continuer de descendre et s'infuser délicatement dans l'économie mondiale.
01:56On voit, on est début avril, donc le premier trimestre est terminé.
02:00Oui, je réfléchis tout haut.
02:01Ça veut dire que les boîtes vont bientôt communiquer sur leur chiffre d'affaires du premier trimestre.
02:06Là, on va voir la différence entre…
02:07Alors déjà, ceux qui causent et ceux qui ne causent pas en marge de la publication des chiffres du premier
02:11trimestre.
02:11et ceux qui causent, et pour nous dire quoi, voilà, c'est peut-être là qu'on va avoir des
02:14premiers…
02:15Là, en fait, effectivement, de toute façon, on commence à avoir les premières publications qui arrivent.
02:20En général, pour les sociétés qui exportent, elles ont eu quelques difficultés,
02:24notamment sur du chiffre d'affaires qui va être lié en devise, lié au dollar, lié à d'autres activités.
02:31Donc là, on le constate, il y a eu des effets de bord, en fait, sur les marges des entreprises.
02:37Et du coup, elles sont en train d'expliquer.
02:39Et en fait, aussi, on ne peut pas jeter la pierre aux entreprises,
02:43parce qu'aujourd'hui, on a commencé quand même, je le disais,
02:46on était, par exemple, sur un dollar à 1,03 au début janvier.
02:51Quand on y pense.
02:52Et là, on a fait quand même un grand écart.
02:54On est allé jusqu'à 1,20 et puis redescendu.
02:59Effectivement, depuis janvier 25, on est bien d'accord,
03:02effectivement, on ne peut pas, en fait, avoir un yo-yo comme ça sur les marchés continus.
03:06Donc, il est difficile. Les entreprises doivent faire face aussi à des règles comptables,
03:10de reporting internationales.
03:12Et donc, effectivement, elles ne peuvent pas non plus spéculer comme elles le souhaitent.
03:18Donc, elles se doivent aussi d'être d'encadrer.
03:20Donc, elles font aussi ce qu'elles peuvent.
03:22Donc, on ne peut pas acheter la pierre, parce que là, ça touche des deux côtés.
03:25C'est d'un côté le côté industriel, le pétrole.
03:28On arrive vraiment sur l'énergie.
03:31On a redécouvert que le pétrole permettait de...
03:33On a redécouvert que le pétrole, voilà.
03:34À ceux qui pensaient que le pétrole appartenait déjà au passé,
03:38voilà, ce qui nous arrive depuis quelques semaines maintenant,
03:40vient de nous en donner une administration frappante.
03:42Vous aviez plusieurs messages à faire passer.
03:43D'abord, sur ce qu'on appelle le choc d'offres industriels.
03:46Et vous dites, on n'est pas en 2008, là.
03:48Donc, il faut regarder ça de manière complètement différente.
03:50Oui, j'avais pris un petit tableau avec ça pour m'a repéré.
03:55C'est vrai qu'à l'époque, en 2008, le pétrole a été tiré quand même par la croissance chinoise.
04:03Là, aujourd'hui, on voit bien qu'on a un problème d'offres totalement à cause du détroit d'Ormose
04:08qui bloque vraiment toutes ses capacités.
04:12Aussi, on regarde sur les politiques monétaires.
04:14J'ai publié il y a quelques jours comment avaient réagi les banques centrales.
04:19Or, on se dit, est-ce qu'on doit contrecarrer, comme on le fait habituellement, l'inflation en augmentant les
04:26taux ?
04:26Là, on voit bien qu'on a des difficultés, en tout cas, à évoluer tout court dans les marchés internationaux
04:32et financiers.
04:33Donc, on n'a peut-être pas intérêt à augmenter les taux de la BCE.
04:38Il y a une forte anticipation de la part des marchés d'ores et déjà.
04:41Il y a beaucoup d'analystes, de plus en plus d'analystes, qui commencent à nous parler de deux hausses.
04:45Par anticipation de deux hausses en avril et en juin ?
04:49Oui, exactement. 75% de probabilité d'une hausse des taux.
04:54Et bon, est-ce que c'est l'idéal, sachant qu'on n'a aucune marge économique ?
05:00On n'a pas de latitude non plus ?
05:02On est quand même des pays relativement endettés.
05:05Donc, une hausse des taux a aussi un coût pour tout le monde.
05:08Donc là, en fait, on subit ce choc aussi globalement.
05:13Voilà, on a vraiment ce côté.
05:15Après, il y a l'épargne des ménages.
05:16À l'époque, ils étaient fortement endettés.
05:18Aujourd'hui, bon ben voilà, ils sont autour de 15%.
05:20Donc, il y avait vraiment un ralentissement sur cette partie.
05:23Après aussi, on était dans des...
05:25On ne peut plus avoir des dépenses...
05:28Là, on voit bien que d'une année sur l'autre,
05:29on a du mal déjà à faire un budget d'État d'une année sur l'autre.
05:32Donc, on essaie d'être stable.
05:34Il n'y a plus de...
05:34Quoi qu'il en coûte, on va endiguer quelque chose,
05:38enfin, une crise.
05:39Donc, en fait, on a vraiment ce choc.
05:42Et puis, là, on est quand même sur la dette privée,
05:46un peu dans un événement un peu de shadow banking aussi.
05:48On soutient, mais un peu de loin.
05:50On ne veut pas non plus prendre de risques.
05:51Donc, effectivement, on a un peu ces effets.
05:54Et donc, on n'a pas non plus une grosse panique boursière.
05:56Il n'y a pas de panique boursière.
05:58Il y a quand même de la liquidité.
06:00Il n'y a pas de panique boursière,
06:01parce qu'il y a toujours l'idée que les banques centrales seront là.
06:02Si besoin, voilà.
06:04Si ce que vous dites se confirme,
06:06enfin, si votre diagnostic se confirme,
06:08à savoir qu'il n'est pas opportun de remonter les taux d'intérêt
06:10et s'il n'y a pas ces gestes de la part de la BCE.
06:13L'Allemagne avait augmenté il y a quelques années son taux
06:17pendant qu'il y a eu la crise pétrolière.
06:19Alors que toutes les autres banques centrales
06:21avaient quand même laissé les taux plus conciliants avec le marché.
06:25Anticipation des banques centrales.
06:26Donc, désormais, deux hausses de taux majoritairement en Europe.
06:29On verra ce qu'il en sera à la prochaine réunion de la BCE.
06:31Il y a plusieurs points qu'on regarde de très près.
06:34Évidemment, on s'est beaucoup focalisé sur le pétrole, sur le gaz.
06:37Il y a aussi ce que vous appelez la bombe à retardement alimentaire.
06:41Parce que là, il y a un vrai sujet aussi autour du détroit d'Hormuz, évidemment.
06:44En fait, à chaque fois qu'il y a eu les crises,
06:45même quand on revient par rapport au début de l'Ukraine,
06:50c'est vrai que le prix des matières premières
06:53avait énormément augmenté.
06:55Et là, on voit bien, effectivement, il y a quand même une petite décorrélation.
06:59Parce que quand vous regardez le prix du blé,
07:01en fait, il n'accompagne pas la hausse, comme on peut le voir sur les urées.
07:06Parce que les urées ont complètement doublé depuis le détroit.
07:10Après, là, ça va se stagner aussi.
07:11Parce que du coup, les entreprises agricoles n'ont plus besoin forcément de consommer actuellement.
07:16Elles ont déjà passé leur commande.
07:18Là, c'est la période de semis en ce moment-là.
07:20Exactement, il y a une période de semis.
07:22Et puis aussi, pour pouvoir préparer les récoltes de cet été.
07:26Mais du coup, en fait, en général,
07:28quand vous avez une crise un peu sur l'énergie,
07:30ça va mettre 6-8 mois à se distiller.
07:33Donc peut-être on aura les effets.
07:34Même s'il y a arrêt des hostilités demain,
07:37vous dites que la machine est lancée.
07:38La machine est lancée.
07:39On a quand même produit sur des coûts plus élevés.
07:42Forcément, il va falloir que ça va se transmettre, en fait, dans l'économie.
07:47Là, ce qui ne suit pas pour le moment,
07:49c'est qu'on l'a vu simplement sur l'huile.
07:51Le colza a augmenté, il a pris 25%.
07:54Après, le blé n'a pas suivi dans les mêmes proportions.
07:57Donc on voit bien.
07:58Et du coup, Arède est un peu de partie semis de maïs
08:02pour se rediriger, pour ceux qui peuvent le faire,
08:04sur du soja qui est moins consommateur d'intrants.
08:06Donc effectivement, ça va arriver plus tard.
08:09Même si, après, on est à l'approche de Pâques.
08:12Le chocolat, lui, le cacao,
08:14avait connu des pics sur ces deux dernières années.
08:17Au-delà des 10 000 livres la tonne.
08:20Et là, en tout cas, on est sur des prix relativement bas
08:23parce qu'il y a une bonne offre derrière.
08:25Donc, incidence sur le ticket de caisse des ménages
08:27à raison de quelqu'un.
08:28Vous avez eu le patron de Systemus ce matin
08:30qui dit qu'il y a des chances que les industriels
08:33reviennent vers nous dans les prochains jours
08:34pour peut-être ouvrir la négociation commerciale.
08:36Ce qui a été dealé.
08:37On commence, en gros, à appliquer les tarifs
08:39issus des négociations commerciales
08:40qui se sont achevées fin février, début mars.
08:41Sauf qu'il dit qu'on est déjà dépassés.
08:44On va parler du mouvement.
08:45Oui.
08:45Les marchés bougent trop vite en ce moment.
08:47C'est quand même relativement difficile
08:48pour se positionner en termes d'entreprise.
08:52Et puis, on attend de voir quand même
08:53si les réserves vont nous permettre de tenir.
08:57Parce que je pense qu'elles seront totalement corrélées
08:59à une vraie encore augmentation.
09:02Bon, on reste évidemment attentifs
09:04à ce que dit l'Iran
09:05qui n'a pas l'air de vouloir desserrer les taux
09:07sur le fameux détroit d'Ormuz.
09:10Alors qu'imposent des tarifs
09:11pour les pétroliers, les métaniers qui passent.
09:14Même pour ses alliés, la Chine, la Russie, l'Inde.
09:18Exactement.
09:19Même eux doivent payer.
09:20Exactement.
09:21En même temps, l'Iran a besoin d'argent en ce moment.
09:24Oui.
09:24Donc, effectivement.
09:25La Chine absorbe 90% du pétrole iranien.
09:27Donc, va échange de bons procédés.
09:29Oui, c'est pour ça qu'ils étaient en train de râler ce matin aussi
09:31en disant qu'il faudra peut-être que ça se stoppe.
09:33La Chine est sortie de sa réserve.
09:34On en parlait tout à l'heure.
09:35Exactement.
09:35Au début, vous en parliez en disant
09:37« Là, ça suffit.
09:39Nous, on est là.
09:41On a... »
09:42C'est-à-dire que...
09:43C'est un game changer quand même
09:44cette phrase des Chinois.
09:45On sent quand même que là...
09:47Ils étaient très silencieux depuis le début.
09:49Effectivement.
09:50En fait, ils gagnaient sur tous les plans.
09:52De toute façon, ils pouvaient alimenter, etc.
09:54Mais là, on le voit bien.
09:55Oui, effectivement.
09:56A priori, il y a une taxe
09:57pour laisser passer le bateau de 2 millions de dollars.
09:59Qui, comme des gens comme Costco,
10:00qui sont en fait dans le transport maritime,
10:03eux se disent
10:04« Non, ça commence à être vraiment très cher. »
10:06Même s'il y avait des politiques d'assurance
10:08du côté des US
10:09où ils ont dit
10:10« Écoutez, les réassureurs étaient prêts
10:14à mettre de l'argent supplémentaire
10:16pour les CPS et les bateaux. »
10:17Bon, là, ça commence à être quand même difficile.
10:20Un des trois d'Ormuz qui est bloqué.
10:22On met des taxes.
10:23Là, le jeu se durcit.
10:26Puis on voit bien que l'Iran ne lâche pas non plus.
10:29Trump ne lâche pas non plus.
10:30Donc, effectivement,
10:32ça commence à être un peu compliqué.
10:34Donc, on va voir par rapport à l'état des stocks
10:36combien de temps ça va quand même se diffuser.
10:38Et vous avez vu le paradoxe de la situation.
10:40Ces clients, apparemment,
10:41d'après les chiffres qui nous parviennent,
10:43gagnent de l'argent avec son pétrole
10:44et exportent même un petit peu plus de pétrole
10:46qu'avant le début de...
10:47Je crois de mémoire qu'avant le 28 février,
10:51ils exportaient en moyenne,
10:51je crois que c'était 1,734,000 barils par jour.
10:55Et depuis la moyenne du mois de mars,
10:58on est à 1,834,000.
11:00Parce que, faute de combattants,
11:01ils sont tout seuls.
11:02Voilà.
11:02Oui, et puis, il faut financer...
11:04Enfin, il faut financer...
11:06Il faut financer l'effort de guerre.
11:07Le détroit est paralysé,
11:08donc plus personne n'exporte.
11:09Exactement.
11:10Donc aussi, bon,
11:10il doit partir sur des...
11:12Peut-être des prix,
11:13au moins...
11:14Sur des cotations,
11:15pas éventuellement plus basses.
11:16Mais, effectivement,
11:17en tout cas,
11:18les grands gagnants,
11:19un peu,
11:21et silencieux de tout ça,
11:22ça reste quand même
11:23à la Russie.
11:24Oui, effectivement.
11:25Enfin, pas l'Iran,
11:26mais en tout cas,
11:27ça leur bénéficie aussi.
11:29Voilà pour ce qui se passe
11:30du détroit d'Ormousse.
11:31On parle un petit peu de la France.
11:32Pendant ce temps,
11:32il n'y a plus de quoi
11:33qu'il en coûte en France.
11:34Alors, vous avez vu
11:34qu'on commence quand même
11:35à lâcher ici ou là
11:36sur certains secteurs,
11:38mais il y a un discours
11:39assez ferme pour l'instant,
11:40assez catégorique.
11:41On ne peut plus se permettre
11:42au long risque
11:42qu'on se permettait
11:43il y a 4 ans, finalement.
11:44Non, de toute façon,
11:45il n'y a pas de...
11:46C'est pour ça que la difficulté
11:47qu'on rencontre
11:48avec hausse,
11:50baisse des taux,
11:51en fait,
11:51c'est vraiment
11:52ces difficultés
11:53qu'on rencontre
11:54les États,
11:55la Banque centrale.
11:56Est-ce que vous voulez
11:58faire une hausse
11:59et puis du coup,
12:00vous n'avez pas lutté
12:00contre l'inflation
12:01où il y a l'énergie
12:02qui vient d'augmenter ?
12:04Donc, on le voit,
12:05ça commence un peu...
12:06Même, vous tendez
12:08l'oreille dans la rue,
12:09dans un café.
12:11Le pétrole,
12:11il est dans tous les esprits
12:12de tout le monde.
12:13Donc, effectivement,
12:14on n'a pas de latitude
12:17budgétaire, en tout cas,
12:18pour pouvoir
12:20subvenir peut-être
12:20aux besoins de tout le monde
12:22et d'aider
12:22toutes les entreprises
12:23avec des subventions.
12:24Ça va être beaucoup
12:25plus difficile.
12:26Vous parlez de la Russie
12:26à quelques instants,
12:27un des gagnants de l'histoire
12:28parce que les Russes,
12:29alors, peuvent bénéficier
12:30d'un moment de sympathie
12:32des Américains
12:33pour exporter du pétrole.
12:35Alors, du pétrole
12:35qui est déjà chargé
12:36sur des cargos,
12:38c'est toujours ça,
12:38vous me direz.
12:39Oui.
12:39Les Américains eux-mêmes
12:40raflent la mise
12:41dans l'histoire, finalement,
12:42en se posant comme alternative
12:45notamment au gaz qataris
12:46qui ne sort plus.
12:47Exactement.
12:48C'est sûr que pour ces pays,
12:50de toute façon,
12:51les gagnants,
12:51ça reste la Russie
12:52parce que du coup,
12:53leur économie.
12:54Ceux qui sont aussi
12:56relativement discrets,
12:57vous avez le Canada aussi,
12:59mais leur indice de corrélation
13:01face aux matières premières
13:02était de 0,7.
13:03Plus vous êtes proche de l'un,
13:04plus ça veut dire
13:05que vous êtes corrélé
13:06à ces activités.
13:07Mais vis-à-vis,
13:08ils n'ont pas suffisamment
13:09d'infrastructures
13:10pour répondre
13:11à l'éventuel regain
13:11de demandes
13:12qui pourra intervenir.
13:14C'est toujours le problème.
13:16Ils sont en train de...
13:17Oui, mais c'est pour ça...
13:18Même les États-Unis
13:19sont dans la même situation
13:20aujourd'hui.
13:20Il va y avoir une demande
13:21qui va aller crescendo.
13:22Est-ce qu'ils ont
13:22les infrastructures suffisantes
13:23pour répondre à cette demande ?
13:24Ce n'est pas sûr.
13:25On n'est pas sûr,
13:26effectivement,
13:26de toutes ces infrastructures.
13:28Et puis, de toute façon,
13:29en tout cas,
13:30là, ce qui est quand même bon
13:31pour le pétrole,
13:32quand vous avez dépassé
13:34les 50, 60 dollars
13:36du baril,
13:37en fonction de vos activités
13:38onshore ou offshore,
13:40et si vous tendez vers 70,
13:41en tout cas,
13:41vous allez avoir de la rentabilité
13:42maintenant.
13:43Donc, effectivement,
13:44vous pouvez éventuellement
13:45mettre plus de moyens.
13:46Là, je suppose que c'est
13:47combien de temps
13:48ça va durer sur ce prix-là.
13:50Et du coup, ça sera lié.
13:51Est-ce qu'on va consommer
13:51en fait, quand même,
13:52ces réserves ?
13:53Autre gang gagnant,
13:54ça reste le Brésil
13:55qui vient d'aller
13:55reçoir un prêt
13:56de 500 millions.
13:58Voilà.
13:58Parce qu'on voit bien
13:59que Trump,
14:01il avait quand même commencé
14:02à parler au Canada,
14:03il a parlé au Groenland,
14:05il a fait son action
14:06sur le Venezuela,
14:07là, il redescend un peu plus
14:08sur l'Amérique du Sud
14:09pour dire, effectivement,
14:10tiens, les terres rares,
14:12est-ce qu'on peut
14:13s'en arranger ensemble ?
14:14Est-ce qu'il n'y a peut-être
14:15pas besoin d'avoir
14:16la mainmise
14:17que de la part de la Chine
14:19qui raffine 99%
14:20des terres rares aujourd'hui ?
14:22Donc, c'est vrai que
14:23là, il y a un enjeu,
14:25je pense, politique
14:25qui est devenu quand même
14:26beaucoup plus fort
14:28que les fondamentaux.
14:29Même si on reste,
14:32en disant,
14:32on peut avoir
14:33des bons fondamentaux
14:34économiques derrière,
14:35en disant qu'il va y avoir
14:36une nouvelle personne
14:37à la Fed,
14:38qui va arriver
14:39avec des vraies envies.
14:42En tout cas,
14:43la géopolitique,
14:44elle a quand même
14:45pris le dessus
14:46sur tout le monde.
14:48On le voit vraiment.
14:49L'or aussi,
14:50il était à des niveaux
14:51pas possibles.
14:52Là, en fait,
14:53tout le monde
14:54s'est un peu servi,
14:55notamment sur les fonds de pension,
14:56en disant,
14:56voilà, c'était
14:57de la valeur refuge,
14:58mais le dollar s'est renforcé.
14:59Donc, effectivement,
15:00vous jouez de l'autre côté aussi.
15:02C'est des vastes communicantes
15:04et je pense que les investisseurs
15:05qui ont les moyens,
15:06en tout cas,
15:07là, peuvent...
15:08Ils ont un bon terrain de jeu
15:09assez dynamique.
15:11Où savoir aller ?
15:12Où savoir aller,
15:13c'est ça.
15:13La géopolitique
15:14a pris le dessus.
15:15Alors, c'est au bénéfice
15:16des Américains,
15:16des Russes,
15:17dans une moindre mesure.
15:19L'Europe,
15:20quand même,
15:21qui n'est pas la gagnante,
15:22qui est confrontée
15:23une fois de plus,
15:23qui se retrouve
15:24face à la réalité des chiffres,
15:25sa dépendance aux fossiles.
15:26En France,
15:27on est à 60%
15:28de dépendance
15:30aux énergies fossiles
15:31pour notre énergie.
15:32facture à 60 milliards
15:34en 2024.
15:35126 en 2022,
15:36il faut rappeler
15:36ce qu'avait été l'année 2022.
15:37Voilà,
15:38on se retrouve face
15:38à des décisions
15:39qu'on n'a pas prises
15:39finalement ces dernières années.
15:41Effectivement.
15:42Là, la facture énergétique,
15:43vous l'avez vu
15:43dans le secteur aussi aérien.
15:45Oui, bien sûr.
15:45Tout le monde commence
15:46à fermer peut-être des lignes,
15:49de passer...
15:49Vous avez budgété
15:50peut-être un prix à 200
15:52et puis vous êtes passé
15:53à 460.
15:55Il y avait des compagnies aériennes
15:57qui avaient commencé
15:57à en parler
15:59il y a déjà deux semaines.
16:00Là, c'est des compagnies
16:02chinoises, coréennes...
16:02Des compagnies chinoises
16:03et coréennes
16:03qui commencent à...
16:04Qui commencent à dire
16:05je vais fermer des lignes,
16:06je vais prendre les avions
16:07qui consomment le moins
16:08de kérosène
16:09et ça représente aujourd'hui
16:1160% de leur coût.
16:12Donc, quand vous êtes
16:13dans une activité
16:14en plus peut-être de low cost,
16:15ça devient aussi un peu
16:17compliqué de tenir
16:18les prix.
16:20Voilà où nous en sommes
16:21ce jeudi matin
16:23à 11h22
16:24sur l'état des marchés,
16:26perception,
16:26toujours autant de questions,
16:28pas de questions
16:29véritablement
16:31élucidées
16:31cette nuit
16:31après l'intervention
16:32de Donald Trump
16:33devant l'opinion américaine.
16:36Merci beaucoup, Olivier.
16:38Merci de passer nous voir
16:39ce matin
16:39pour ce round-up
16:41avec nous
16:41sur les marchés.
16:43Sur BFM Business,
16:44Olivier Lechevalier,
16:45directeur général
16:46de DefEdge
16:46avec nous.
16:46Merci Olivier,
16:47à très vite.
16:48Avec grand plaisir.
16:48Merci.
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