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  • il y a 1 jour
Acteur de la transition énergétique, Groupe Poujoulat illustre un modèle industriel atypique à la fois équipementier et énergéticien. Conduits de fumées, cheminées industrielles et bois-énergie composent ses trois grands métiers au service de la décarbonation. Une dynamique portée par son PDG Frédéric Coirier. Sa force : développer un modèle d’entreprise qui ressemble à ce qu’elle met sur le marché.

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Transcription
00:04Prêt pour l'impact, c'est la question que nous posons tous les jours à une personnalité qui compte dans
00:08notre économie.
00:09Aujourd'hui, je reçois Frédéric Coirier. Bonjour.
00:11Bonjour Nathalie.
00:11Vous êtes le PDG du groupe Poujoula. Vous allez nous présenter le groupe dans un instant.
00:15Et puis aussi, vous intervenez. Vous allez d'ailleurs nous parler d'ETI en tant que co-président du METI,
00:20le mouvement des entreprises de taille intermédiaire, parce que c'est important aussi de parler de ces entreprises-là et
00:24des ETI.
00:25Alors, groupe Poujoula, peut-être le présenter en quelques mots.
00:28Groupe industriel français. Si on veut résumer, on appelle ça un spécialiste de la fumisterie, c'est ça ?
00:34J'allais dire, quand on entend le mot, on peut se poser quand même des questions.
00:37Oui, en fait, nous proposons toutes les solutions d'évacuation de fumée pour les appareils individuels de logement,
00:44logement collectif, le tertiaire, l'industrie, le traitement aussi des déchets, les réseaux de chaleur.
00:49Donc, en fait, dès lors qu'on produit de la chaleur, de la vapeur, de l'électricité, on a besoin
00:55d'un générateur.
00:55Et donc, sur ces générateurs, on va installer un conduit Poujoula, de différentes technologies qui peuvent être modulaires pour les
01:03logements,
01:03ou autostables, c'est-à-dire des grands ouvrages pour la moyenne forte puissance.
01:08Ça, c'est la première activité.
01:09On fait également de la ventilation, donc des circuits de ventilation pour le bâtiment,
01:15du mobilier urbain, à partir de nos techniques de métallurgie.
01:18Donc, on fait du design, etc., pour l'aménagement des villes.
01:22Cette activité, c'est, on va dire, l'équipement.
01:24Et la deuxième partie, c'est l'énergie.
01:26On est aussi un petit énergéticien, puisque nous sommes le premier acteur.
01:30Alors, sur la partie industrielle, conduite, etc., nous sommes leaders en Europe.
01:33Et sur la partie énergie, bois énergie en particulier, granulés, bûches, etc.,
01:37nous sommes leaders en France.
01:39On commercialise et on produit environ 700 000 tonnes de combustible
01:42qui sont utilisées par les particuliers, les collectivités,
01:46voilà, dès lors qu'il s'agit de se chauffer en énergie renouvelable.
01:49Voilà, donc, c'est pas facile à résumer non plus cette entreprise,
01:51parce qu'elle a justement un modèle un peu atypique entre l'équipementier et l'énergéticien,
01:54et on va détailler tout ça.
01:56Quand même créé en 1950, c'est aussi toute une histoire.
01:59Il y a une histoire aussi familiale au début.
02:01Il y a votre papa aussi dans l'aventure après, aussi dans toute une longue histoire.
02:05Oui, en fait, Pujula a été créé en 1950 au centre de New York.
02:09C'était une quincaillerie, chaudronnerie,
02:11donc on s'adressait à des artisans, à des petites entreprises.
02:15M. Pujula, ensuite, puisque c'est de là que vient le nom de l'entreprise,
02:18a monté une tôlerie qui faisait de la sous-traitance, en fait,
02:23pour différentes activités, on va dire, de produits blancs,
02:26donc des machines à laver ou autres, etc.,
02:28puis qui a voulu se lancer dans des produits de bâtiment,
02:30avec quelques premières tentatives dans la fumisterie,
02:35pour évoluer vers d'autres produits.
02:37Il a voulu se lancer ensuite dans des générateurs d'air chaud au fuel,
02:41dans les années 60-70, crise pétrolière en 73.
02:44L'entreprise est au bord du dépôt de bilan.
02:47M. Pujula contacte mon père à l'époque,
02:49qui avait un cabinet de conseil et d'organisation et de gestion qui était à Paris,
02:54mais qui est originaire d'ailleurs de la région de New York.
02:57Des membres de la famille étaient dans l'entreprise,
02:59et il lui a dit, écoutez, je dépose le bilan ou je trouve un repreneur ?
03:02Mon père s'est dit, de conseillère, je voudrais aussi passer dans le vrai monde,
03:07celui de l'entreprise et du développement.
03:11Il y met ses économies, il relance une entreprise moribonde avec beaucoup d'efforts,
03:16on loue du personnel, les cas de baissent leur salaire,
03:18mon père ne se paye pas pendant au moins 6 ou 7 ans.
03:23On arrête un peu la sous-traitance pour s'orienter plus vers les produits de bâtiment.
03:27De la fumisterie, on va vers les conduits de fumée.
03:29Donc là, on commence à créer des systèmes avec des sorties de toits métalliques,
03:33des produits qui finalement remplacent la maçonnerie habituellement utilisée
03:37pour faire des conduits de fumée, donc des briques et du béton.
03:39On va créer des systèmes qui vont correspondre au système constructif de l'époque.
03:43Il fallait loger les gens, c'était le baby boom.
03:45On construisait des villages entiers de maisons individuelles
03:48avec des produits systèmes, moins de maçonnerie.
03:51Donc le conduit métallique finalement par sa souplesse, sa versatilité, sa personnalisation
03:56correspondait parfaitement au système constructif et le système s'est imposé
04:00et devenu la référence et aujourd'hui un conduit de cheminée, c'est métallique.
04:04Ce n'est plus un produit maçonné.
04:06L'entreprise a trouvé son succès et a commencé à décoller, on va dire, à la fin des années 80.
04:11Alors décoller quelques chiffres, comme toujours,
04:13qu'on affiche 350 millions d'euros sur l'exercice 2024-2025 en 1700 salariés,
04:20une quinzaine d'usines dans 9 pays, 25% de vos ventes à l'exportation.
04:24En termes d'investissement, plus de 125 millions d'euros depuis 2018,
04:29donc 80% en France et puis vous ne cessez aussi de grandir
04:32avec une acquisition dans la maintenance aussi et les services
04:35parce que ça c'est un enjeu important aussi pour vous.
04:37Oui, en fait, d'abord, bon, l'activité...
04:40Premier écoirier, pardon, j'ai dit Poujola, vous voyez.
04:42L'activité du bâtiment est assez difficile, comme tout le monde sait,
04:46donc on est dans un creux, un petit redémarrage,
04:49mais la crise actuelle de l'énergie nous interroge quand même.
04:53Donc nous nous diversifions, c'est-à-dire qu'on fait évidemment du produit,
04:56mais on propose de plus en plus de services
04:58et surtout on veut accompagner le client sur toute la vie de l'expérience finalement,
05:03de la pré-vente, où on va le conseiller, etc., où on va former les installateurs
05:08à l'installation du produit technique, mais aussi toute la partie entretien,
05:12voire l'alimentation combustible.
05:14L'idée, c'est quand même de pouvoir apporter la qualité tout du long de l'utilisation du produit.
05:20On a fait d'énormes progrès techniques sur les produits.
05:23Il s'agit d'avoir des installateurs bien formés,
05:25mais il s'agit d'avoir des consommateurs bien informés,
05:28bien formés aussi à l'utilisation de leurs équipements.
05:30Et puis l'entretien joue un rôle très important
05:32parce que la performance dans la durée, l'entretien est un élément incontournable.
05:36Donc nous venons effectivement de racheter l'entreprise ProGalva
05:39qui est spécialisée dans tout ce qui est équipement
05:42pour l'entretien des systèmes de chauffage
05:45et en général de génie climatique.
05:48Donc pour le chaud, la chaleur, le froid, l'eau,
05:50donc avec des brosses, avec des caméras, avec des produits chimiques,
05:55avec des produits techniques qui vont permettre effectivement
05:57de garantir une bonne performance de l'installation dans la durée.
06:01Alors vous disiez tout à l'heure,
06:02le contexte est quand même un peu difficile,
06:04ça tangue un peu, ce n'est pas très évident.
06:06C'est pour ça que se diversifier, c'est un peu la solution ?
06:08Oui, de toute façon, quand vous avez une construction neuve
06:11qui se divise par deux depuis 2022,
06:14c'est évident que même en étant très performant,
06:16on ne peut pas faire de miracle.
06:17Mais on se maintient bien, je dirais.
06:19On arrive à gagner des parts de marché, on arrive à progresser.
06:21Ceci étant, c'est aussi des périodes où il faut s'interroger,
06:24où il faut rebondir, où il faut transformer son modèle.
06:27Bon, s'il y a moins de neuf, on va plus vers la rénovation.
06:30C'est ce qu'on fait depuis une dizaine d'années,
06:32parce que la construction neuve, à une époque,
06:34représentait 75% de notre activité.
06:36Heureusement qu'on a muté.
06:38Sans ça, on serait vraiment dans la difficulté.
06:39Et puis, il y a effectivement des services.
06:42Les clients attendent de plus en plus de services,
06:45de confort, de garantie aussi.
06:47Donc le fait d'apporter à la fois du combustible,
06:50activité qui n'a été créée qu'il y a une quinzaine d'années dans le groupe,
06:53et qui fera cette année quasiment 50% du chiffre d'affaires.
06:55Donc vous voyez, c'est une transformation assez massive du groupe Pujula.
06:59Mais on reste évidemment fidèle à nos valeurs,
07:03on reste investi, on continue d'innover dans nos produits,
07:05dans la personnalisation aussi.
07:07C'est une attente consommateur.
07:08Les conduits, ça se voit dans le salon,
07:10ça se voit sur les façades.
07:11Donc on propose aussi du design.
07:14De plus en plus de nos produits sont peints,
07:16donc 50% de nos pièces.
07:18Donc on apporte de la valeur ajoutée,
07:20on diversifie par le service,
07:22on continue d'innover,
07:24et puis on continue de diversifier l'activité
07:26en termes de produits et en termes de géographie,
07:29avec des acquisitions aussi il y a deux ans en Espagne par exemple.
07:31Oui, c'est ce qu'on appelle aussi la robustesse,
07:33la capacité aussi à s'adapter,
07:35dont on parle de plus en plus.
07:36Alors parlons aussi des carbonations,
07:38puisque c'est aussi largement le sujet de Smart Impact.
07:41Et vous avez une phrase courte,
07:43décidément cette fois-ci j'ai des phrases courtes
07:44de la part de mes intervenants,
07:46« Rendre la décarbonation désirable ».
07:49Alors comment ça peut se faire dans le contexte actuel ?
07:51Puisque justement on parlait des difficultés,
07:53« désirable » c'est un mot qu'on emploie aussi de plus en plus,
07:56pour aller vers des nouveaux récits,
07:58puis une autre façon d'aborder ces enjeux de décarbonation.
08:01En fait on a souvent tendance à dire
08:03« décarbonation égale contrainte, égale surcoût,
08:06égale renoncement au confort, etc. »
08:10Nous on considère qu'elle doit se faire en même temps.
08:12Donc on travaille finalement sur toutes les solutions
08:15qui peuvent permettre d'améliorer l'existant.
08:18Il faut jouer sur les deux côtés,
08:19parce qu'on ne peut pas tout faire en verre,
08:21tout de suite, c'est trop coûteux, c'est trop lourd.
08:24Par contre on peut jouer sur la sobriété.
08:26Donc le premier choix c'est quoi ?
08:28C'est la sobriété, l'efficacité énergétique ?
08:30Oui, il faut faire de la sobriété,
08:32et en même temps verdir.
08:33Si on fait les deux, on peut aller vite finalement,
08:36sans être trop coûteux, sans être trop contenant.
08:38Je prends un exemple.
08:39Par exemple, on dit le gaz, il faut sortir du gaz trop vite.
08:42On en vient d'entendre ça par le Premier ministre.
08:44C'est un peu incantatoire.
08:45Il y a 50% des logements qui sont chauffés au gaz,
08:47on ne va pas pouvoir comme ça, en 20 ans,
08:49tout transformer, sauf à faire des investissements
08:52que nous ne sommes pas capables de faire.
08:53Par contre, il y a 50% du parc de chaudière de gaz
08:56qui est inefficace.
08:57Si déjà on remplaçait ces 50% par des nouveaux systèmes,
09:00on pourrait économiser 50% d'énergie.
09:03Et pendant ce temps-là, pendant les 20 ans qui viennent,
09:05on va verdir le gaz.
09:06Le gaz, dans 20 ans, sera peut-être à 50% ou 60% verdis.
09:10Donc si on réduit considérablement les consommations
09:12et qu'en même temps on verdit,
09:14le bilan global du gaz, on peut le diviser par 5, par 6,
09:18en ayant des investissements raisonnables
09:20et en accompagnant correctement les consommateurs
09:22avec la sensation de faire quelque chose de bien.
09:25Si on dit qu'il faut tout transformer,
09:27tout mettre à la benne et passer à la pompe à chaleur,
09:29sans discernement...
09:31Pour vous, mettre des pompes à chaleur partout,
09:32c'est une aberration en dehors du fait qu'on dit
09:34qu'il ne faut pas en mettre dans des passoires thermiques
09:35parce que là, ça sert encore plus à rien.
09:37En fait, la pompe à chaleur,
09:38l'électrification des usages, elle est lancée
09:40et c'est normal.
09:41Là-dessus, on ne s'oppose pas du tout à ce mouvement-là.
09:44Mais on ne peut pas en mettre partout.
09:45Dans le collectif, c'est compliqué.
09:47Dans les régions les plus rurales, c'est compliqué
09:50parce que les réseaux ne sont pas forcément adaptés.
09:52Mais il faut faire un peu d'électrification,
09:55un peu de verdissement du gaz,
09:56un peu de biomasse.
09:57Le bois énergie, c'est 25% de la chaleur consommée,
10:01on l'ignore souvent.
10:02Mais en combinant tout ça,
10:03on peut finalement, avec des efforts raisonnables,
10:06des investissements corrects
10:08et une véritable efficacité
10:10et puis une véritable souveraineté française.
10:12Parce qu'encore une fois,
10:13plus on va produire d'énergie locale,
10:14plus on va se déconnecter de ces problèmes mondiaux.
10:17On voit bien la crise en Iran actuelle
10:18nous percute énormément.
10:20Eh bien, on peut faire un parcours rapide
10:23et encore une fois,
10:25accepté, désirable,
10:25avec le sentiment d'avoir fait un bon travail
10:29sans être complètement accablé par la charge.
10:32Donc pour vous, le bon axe,
10:33c'est vraiment le mix énergétique ?
10:34C'est sûr qu'on ne pourra pas tout faire
10:36avec une seule solution,
10:37sachant que ceux qui ont fait ce choix-là,
10:39regardez les Allemands,
10:39quand ils ont choisi le gaz russe,
10:41quand le gaz russe est arrêté,
10:42l'Allemagne s'est trouvée dans une situation terrible
10:44qu'elle paye aujourd'hui
10:46et la freine considérablement dans sa décarbonation.
10:49Voilà, donc les solutions uniques,
10:51c'est un peu dangereux.
10:52Il faut mixer les énergies.
10:53Alors, puisqu'on parle de mix des énergies,
10:55il y a le fameux bois énergie,
10:56dont vous parliez,
10:57qui est en train de monter en puissance
10:58puisque vous êtes devenu énergéticien.
11:00Quel est le potentiel en la matière ?
11:02Alors, vous-même, j'allais dire,
11:03vous montrez l'exemple
11:04puisque vos usines aussi sont chauffées à la biomasse.
11:07Oui, 80% de la chaleur que nous consommons,
11:09elle est déjà décarbonée
11:10grâce aux différentes chaufferies
11:12que nous avons dans nos sites de production de bois
11:14et très souvent, nous avons un site industriel à coller.
11:17Et donc, on chauffe avec la chaleur résiduelle
11:20nos bâtiments dans l'Indre, à New York.
11:24Nous avons aujourd'hui à peu près deux tiers de nos bâtiments
11:26qui sont chauffés à la biomasse.
11:28Au même temps, nous avons aussi mis du solaire photovoltaïque
11:32sur nos principaux sites.
11:33Notre électricité est déjà pratiquement décarbonée.
11:36Donc, c'est vrai que quand on regarde en scope 1,
11:38c'est un peu technique le bilan carbone,
11:41le scope 1 du groupe, c'est 7%.
11:43Donc, on a déjà traité.
11:45Bien sûr, il faut qu'on traite tous les intrants
11:48qui, aujourd'hui, les aciers, etc.,
11:50qui ne viennent pas forcément de sites
11:52qui sont eux-mêmes décarbonés,
11:53mais c'est en route.
11:55Oui, la biomasse, c'est une vraie solution aujourd'hui
11:57qui est peu identifiée
11:59puisqu'on n'a pas de compteur
12:00comme le gaz d'électricité.
12:01Mais 25% de la chaleur consommée dans le logement en France
12:05vient de la biomasse,
12:06principalement en appareil de chauffage indépendant,
12:09dans les maisons.
12:108 millions de maisons équipées,
12:11c'est pratiquement 50%.
12:13Puis, il y a les réseaux de chaleur pour les villes.
12:15Cette énergie, elle est souvent sous-estimée.
12:18Elle progresse, elle avance.
12:20Et puis, avec la performance du parc qui s'améliore,
12:24avec la qualité du combustible que nous poussons,
12:26notamment avec notre production de bois
12:28qui est déjà sec, prête à l'emploi, etc.,
12:31on se rend compte finalement qu'on va être capable
12:33dans les 10 ans, 15 ans qui viennent
12:34de chauffer beaucoup plus de logements
12:36sans consommer plus,
12:37voire même en consommant moins,
12:39donc on a cet avantage
12:40d'avoir, je dirais,
12:42de la capacité
12:43à participer encore plus
12:45au mix de demain.
12:46On va peut-être pouvoir passer
12:47de 25 à 30%
12:48sans consommer plus.
12:50Donc, en combinaison avec du gaz vert
12:51et puis de l'électrification des usages,
12:53finalement,
12:54le bâtiment en France
12:55va pouvoir être décarboné
12:57rapidement,
12:58avec, encore une fois,
12:59des investissements
13:00tout à fait raisonnables
13:01et un bon mix,
13:02sachant qu'aujourd'hui,
13:03la biomasse consommée en France,
13:04c'est 99%
13:06de consommation locale.
13:07Oui, c'est ça,
13:08il y a cet enjeu local.
13:09Alors, il y a quand même
13:09deux points qui sont soulevés
13:10quand on parle de biomasse.
13:12On va parler dans un instant
13:13des usages,
13:13parce que ça,
13:14c'est souvent mis en avant.
13:15Et puis, alors,
13:15sur les histoires de cheminées,
13:17souvent,
13:17où ils sont un peu pointés du doigt
13:19en parlant notamment
13:20de démission de particules fines
13:21et des enjeux de qualité de l'air.
13:23vous, vous avez mené des études,
13:25vous ne mettez pas le sujet de côté,
13:26il faut vraiment l'aborder.
13:28Qu'est-ce qui en ressort ?
13:29Parce qu'on a beaucoup d'interdictions,
13:31il y a des zones qui interdisent aussi,
13:32qui disent qu'il faut vraiment
13:33que ça soit fermé
13:34parce que c'est dangereux
13:35pour la qualité de l'air, etc.
13:36Alors, peut-être juste
13:37deux petites infos,
13:38deux, trois infos
13:38pour ne pas trop vous noyer
13:40vos téléspectateurs.
13:42La première chose,
13:43c'est que le bois énergie
13:45représente moins de 20%
13:46des particules.
13:48Déjà, c'est important de le dire
13:49sur l'année.
13:50Alors, pendant la saison,
13:52en hiver, on en émet un peu plus.
13:53Mais sur l'année, c'est 20%.
13:54Donc, c'est un sujet important.
13:56D'ailleurs, que nous ne mettons pas
13:57du tout de côté,
13:58mais il y a 80% d'autres sujets
14:00dont il faut aussi s'occuper,
14:01dont on ne parle pas beaucoup.
14:03On nous stigmatise beaucoup.
14:0520%.
14:06Ces émissions de...
14:08Ces concentrations de particules,
14:10elles baissent rapidement.
14:12Ça aussi, c'est important de le dire.
14:14Elles représentaient...
14:14Dans la première enquête
14:15que nous avions faite,
14:16en fait, on avait monitoré
14:1790 stations Atmo,
14:19qui sont en fait des stations
14:20qui sont positionnées en France
14:21et qui mesurent en continu
14:23les émissions de CO2,
14:25de NOx, etc.,
14:26et de particules.
14:28Grâce à ça,
14:29on a pu regarder
14:29ce qui se passait pendant l'année.
14:30Et on a pu établir
14:31qu'en 2021-2022,
14:3420%, encore une fois,
14:35des particules sont issues
14:37d'usages hivernaux,
14:38donc potentiellement
14:39du bois énergie.
14:41On a refait la même enquête
14:42sur 23, 24, 25.
14:45Et qu'est-ce qu'on a constaté ?
14:46Que les concentrations
14:48de particules
14:49ont baissé de 23%
14:50en hiver,
14:51contre 7%
14:52en moyenne générale.
14:54Donc, on baisse
14:54trois fois plus vite
14:55que la moyenne,
14:56ce qui veut dire
14:57qu'on est sur
14:57une excellente trajectoire.
14:59On s'est fixé
15:00comme objectif,
15:01enfin, la France s'est fixé
15:02de baisser de 50%
15:03ses émissions de particules
15:05entre 2020-2030,
15:07au rythme où nous allons,
15:08on va y être facilement.
15:10Donc, on est sur
15:10la bonne trajectoire.
15:11Maintenant,
15:12quelles sont les sources,
15:13finalement,
15:14d'émissions ?
15:14Parce que c'est important
15:15de le dire,
15:16on a aussi regardé
15:17par typologie d'appareil,
15:19par usage,
15:20qui étaient émetteurs.
15:21Les éléments les plus émetteurs,
15:23c'est les foyers ouverts,
15:24évidemment,
15:24et les vieux équipements.
15:25C'est pour ça qu'on a évolué
15:26vers aussi les nouveaux foyers.
15:27C'est-à-dire que 80%
15:28des émissions
15:29viennent de 30% du parc,
15:30qui est le plus ancien,
15:31qu'il faut remplacer rapidement.
15:33Alors, il ne s'agit pas
15:33d'interdire,
15:34je pense que ce n'est pas
15:35la bonne solution,
15:35parce qu'interdire,
15:37ça ne réglera pas les sujets
15:38et on ne mettra pas
15:39un policier derrière
15:40tous les Français.
15:40Ce qu'il faut plutôt,
15:41c'est encourager
15:42l'évolution du parc.
15:44Tout ce que nous posons
15:45en France depuis 10 ans
15:46ne pose plus de problème.
15:48On est sur des appareils
15:48performants
15:49qui demandent
15:50un combustible de qualité,
15:51qui sont mieux utilisés,
15:53qui sont plus petits.
15:54Et un poil,
15:54aujourd'hui,
15:55c'est 4-5 kilowatts.
15:56Les appareils anciens
15:58consomment 20-25 kilowatts.
15:59Donc, on consomme
16:00beaucoup moins
16:00et les appareils
16:02demandent un combustible
16:03de meilleure qualité.
16:04Donc, encore une fois,
16:05remplacement rapide
16:06des équipements.
16:07Ça, c'est vraiment
16:08les plus anciens.
16:08C'est vraiment
16:09la priorité des priorités.
16:11Usage de bons combustibles,
16:13éducation du consommateur
16:14et bon entretien.
16:15La France a cette stratégie
16:17qui est déjà écrite.
16:18L'État a fait ça
16:19en 2022.
16:19Donc, il suffit
16:20d'appliquer la stratégie
16:21à la lettre,
16:22continuer de remplacer le parc
16:24et on est sur
16:25la très bonne voie.
16:26Alors, il nous reste
16:27une dizaine de minutes.
16:28Le temps file sur ce sujet.
16:29On va parler dans un instant
16:30aussi des ETI
16:31et puis plus globalement
16:31de la question territoriale.
16:33Juste un mot quand même
16:34de ce sujet de la biomasse
16:36et souvent les conflits
16:37d'usage où on dit
16:38oui, mais on ne pourra
16:38pas mettre de la biomasse
16:39partout.
16:40Alors, il y a eu effectivement
16:41il y a 2-3 ans
16:43et notamment il y a eu
16:44un travail du SGPE
16:45qui est raccroché
16:46au Premier ministre
16:46qui a demandé
16:48à toutes les filières
16:48combien de biomasse
16:50avez-vous besoin.
16:50Alors, quand on fait ça,
16:52généralement les gens
16:52font leurs courses,
16:53ils demandent 3 fois
16:54ce dont ils ont besoin
16:54et on s'est retrouvé
16:55avec d'énormes besoins
16:56pour le transport,
16:57pour l'industrie,
16:58pour l'aviation, etc.
16:59La réalité, aujourd'hui,
17:01c'est que les usages chaleur
17:03pour le bâtiment
17:05consomment de moins en moins
17:06de biomasse.
17:07Et ça, c'est une réalité.
17:08Il y a 2012,
17:10je vais vous donner
17:11quelques chiffres,
17:1290 TWh de consommation.
17:13Alors, ça ne dit pas
17:14grand-chose
17:15à vos auditeurs,
17:16mais on est aujourd'hui
17:17à 75.
17:18Donc, on a déjà baissé
17:19de l'ordre de 15%
17:20en 10 ans
17:22et la projection en 2035,
17:23c'est de passer à 60.
17:24Donc, on aura baissé
17:25de 2012 à 2035
17:27de 1 tiers
17:30en chauffant plus de logements,
17:33en alimentant plus
17:34de réseaux de chaleur.
17:34Donc, c'est plutôt positif
17:36et on voit qu'on consommera
17:37de moins en moins de chaleur.
17:38L'industrie a besoin
17:39aussi de biomasse.
17:40C'est ça.
17:41Mais les projections
17:42qui ont été faites
17:43ne se vérifient pas
17:45et les projets
17:46qui avaient été annoncés
17:47ne se font pas tous.
17:49Il faudra beaucoup plus de temps
17:51pour faire ce qui a été annoncé,
17:52ce qui fait que
17:53la tension qu'on pouvait
17:54supposer dès 2030
17:55ne se passera pas.
17:56Ne se passera pas
17:57parce que, à la fois,
17:58le bâtiment baisse
17:59ses consommations
18:00tout en alimente
18:01en plus de logements,
18:02l'industrie peut consommer plus,
18:04les réseaux de chaleur
18:05passent plus de temps
18:05aujourd'hui à allonger
18:06leur réseau
18:07qu'à se développer.
18:09Donc, et l'aviation
18:10et les transports,
18:11finalement,
18:12les biocarburants
18:13dont on parle
18:14coûtent,
18:14il faut savoir,
18:15entre 3 et 4 fois plus
18:18que l'essence aujourd'hui.
18:19Vous voyez déjà
18:20ce que provoque l'Iran
18:21aujourd'hui.
18:22Avec une augmentation
18:23de 50% du coût,
18:24on dit déjà
18:24qu'on n'y arrive plus.
18:25Alors, multiplier par 4,
18:26ça ne marche pas.
18:27Il faut 9 tonnes
18:29de biomasse
18:29pour faire 1 d'énergie
18:31sur de l'aviation.
18:32Ça ne boucle pas.
18:33Enfin, je veux dire,
18:33il faut être réaliste.
18:35Donc, il y a de toute façon
18:36un problème technique,
18:37un problème de coût.
18:39Nous, ce qu'on dit,
18:39c'est qu'il y aura
18:40de la biomasse
18:40pour tout le monde,
18:42pourvu qu'on ait
18:42un usage raisonné
18:43et efficace.
18:44La chaleur,
18:44c'est 80 à 90%
18:46de rendement
18:47et ça consomme
18:48de moins en moins.
18:49Donc, ne la sacrifions pas
18:50et en tout cas,
18:51ne bridons pas les moyens
18:52qui aujourd'hui,
18:52de toute façon,
18:53ne sont pas limités.
18:54Alors, c'est évidemment
18:54un sujet dont on pourrait
18:56parler pendant longtemps
18:57mais on va s'intéresser
18:59maintenant particulièrement
19:00aux ETI
19:00et puis aussi
19:00à vos enjeux globaux
19:02avec une question.
19:03Comme chaque fois,
19:04une question de l'invité
19:05de la semaine précédente,
19:06c'est Jeanne Lemoyne,
19:07la co-dirigeante du groupe Lemoyne
19:08qui a une question
19:09à vous poser,
19:09on va dire,
19:10en tant que co-président du métier.
19:11On l'écoute.
19:13Bonjour Frédérique.
19:14J'aimerais te poser
19:15une question
19:16en tant que co-président du métier.
19:20Nous savons que les ETI
19:22sont le véritable cœur économique
19:25de notre pays,
19:26la France,
19:27mais que nous manquons d'ETI.
19:28Nous en avons moins
19:29qu'en Italie,
19:30qu'en Allemagne.
19:31Alors,
19:32quelles seraient pour toi
19:33les mesures phares
19:35qui permettraient
19:36de développer plus d'ETI
19:39en France
19:39pour qu'en effet,
19:41notre économie
19:42soit plus souveraine
19:43et plus développée,
19:45notamment puisque dans l'industrie,
19:47nous avons perdu
19:49entre les années 80
19:50et aujourd'hui,
19:51nous sommes passés
19:52de 20% du PIB
19:54à 9% du PIB.
19:56Alors,
19:57cette question
19:57de Jeanne Lemoyne
19:58sur les ETI.
19:59Alors,
19:59déjà,
19:59on va remercier Jeanne.
20:01Que vous connaissez.
20:02Cette question
20:02que je connais,
20:03évidemment,
20:04elle a tout à fait raison
20:05sur le constat.
20:08En 1982,
20:10la France et la RFA
20:11à l'époque,
20:11puisqu'ils n'étaient pas réunis,
20:12avaient le même nombre d'ETI
20:14et la même structure économique.
20:1620% du PIB
20:17d'industrie,
20:17effectivement,
20:18même taux de chômage,
20:20des excédents commerciaux
20:21que nous n'avons plus vus
20:22depuis longtemps.
20:24Et puis,
20:25la France a fait des choix,
20:26l'Allemagne a fait des choix.
20:27La France a fait,
20:27malheureusement,
20:28un choix
20:29qui a fragilisé
20:32considérablement
20:32son industrie
20:33et ses ETI.
20:33Qu'est-ce qui s'est passé ?
20:34On a doublé
20:35les droits de succession,
20:36on a mis en place
20:37l'ISF
20:37et à partir de ce moment-là,
20:38on a aussi augmenté
20:40considérablement
20:40les charges,
20:41coûts du travail
20:42et impôts de production.
20:43Ce qui fait que
20:44produire en France
20:45est devenu de plus en plus compliqué
20:46d'un point de vue compétitivité
20:47et on ne pouvait plus
20:49transmettre nos entreprises.
20:50Ce qui fait qu'à l'époque,
20:51et ça,
20:52j'en ai été témoin
20:52pour partie,
20:54mon père avant moi,
20:55des pans entiers
20:56de notre industrie
20:56se sont vendus
20:57et le plus souvent
20:58à des acteurs étrangers
20:59qui surpayaient,
21:00évidemment,
21:00pour rentrer
21:01sur le marché français.
21:02Et malheureusement,
21:03quelques années après,
21:04on voyait les conséquences sociales
21:06avec des fermetures de sites,
21:07etc.
21:08Parce que quand il n'y a plus
21:09d'actionnariat français,
21:11quand il n'y a plus
21:11de centres de décision en France,
21:12on ne se comporte pas
21:13de la même manière
21:14que quand on est à l'étranger
21:15et qu'on a des difficultés,
21:16on forme généralement
21:17d'abord ailleurs
21:17que chez soi.
21:19Alors ça,
21:19ça a été évidemment
21:2120 ans
21:21de grandes difficultés
21:24avec une liste
21:26que nous tenions
21:27au métier,
21:28enfin à l'ESMEP
21:28à l'époque,
21:29d'entreprises
21:30qui disparaissaient.
21:31La filière ski,
21:33nous étions leader mondial,
21:34tous les vendus.
21:35La filière médicale,
21:37on a perdu
21:37beaucoup d'acteurs.
21:39Et on a commencé
21:40à changer les choses
21:41en 2000,
21:42début des années 2000,
21:43quand les gouvernements
21:44successifs
21:45et d'ailleurs socialistes
21:46en premier lieu
21:46se sont rendus compte
21:47qu'il fallait absolument
21:48remettre la transmission
21:48sur le devant de la scène.
21:50Sans ça,
21:50on n'arrivait pas
21:51à ce que nos entreprises
21:53atteignent une certaine taille
21:54puisque pour être ETI,
21:55il faut plusieurs générations.
21:56Ça ne se fait pas en 10 ans.
21:58Particulièrement
21:59quand on est dans l'industrie
22:00qui est un secteur
22:01de temps long.
22:02Donc on a mis en place
22:03ce qu'on appelle des pactes,
22:04des pactes d'Utreil.
22:05Et depuis que les pactes d'Utreil
22:06ont été remis en place,
22:08le nombre d'ETI
22:09réaugmente en France.
22:10On est descendu
22:11à 2300 ETI,
22:13début 2000.
22:14En 2019,
22:15on en avait 5000.
22:16Aujourd'hui,
22:17on en a plus de 7000.
22:18Donc il n'y a pas
22:19de malheur français
22:20ou de génial allemand.
22:21C'est tout simplement
22:22du pragmatisme
22:23en se disant
22:24que nos entreprises
22:25doivent pouvoir se transmettre.
22:26Il ne faut pas
22:26qu'elles se vendent
22:27pour une mauvaise raison.
22:28C'est tout.
22:29Après, ça se transmet
22:30ou ça se vend,
22:30peu importe.
22:31C'est un choix.
22:31Mais il y a tellement de gens
22:33qui souhaitent pérenniser
22:34leur entreprise
22:35auprès de leur famille
22:36avec leur cadre
22:37qu'il faut pouvoir
22:38ouvrir cette transmission.
22:39Ça, c'est le premier sujet.
22:41Assurer la pérennité
22:42et le long terme
22:42de l'actionnariat.
22:43Le deuxième sujet,
22:44c'est la compétitivité.
22:45Encore une fois,
22:46la France a fait des choix.
22:47Le coût du travail
22:48et notamment qualifié
22:49en France
22:50est deux fois plus taxé
22:51qu'en moyenne européenne.
22:5245% de charges patronales,
22:5423% en moyenne européenne.
22:56Et les impôts de production
22:57sont deux fois plus importants
22:59en France
22:59qu'en moyenne européenne,
23:00six fois plus qu'en Allemagne.
23:01Quand vous avez
23:02ce sujet récurrent
23:04pendant 10 ans,
23:0515 ans, 20 ans,
23:05ce sont des milliards
23:07et des milliards
23:07d'investissements
23:08qui n'ont pas été faits
23:08dans nos entreprises.
23:10Nous avons mis au métier
23:11une entreprise française
23:12dans un milieu anglais
23:13et un milieu allemand.
23:14On s'est rendu compte
23:14qu'elle avait
23:15trois fois plus de résultats.
23:17Bon, quand vous êtes athlète,
23:18que vous êtes sur
23:18la ligne de départ,
23:20si vous avez un sac de pierres
23:21sur le dos,
23:22vous courez moins vite.
23:23C'est exactement
23:23la même chose.
23:25Depuis qu'on a commencé
23:26à réaligner
23:26l'écosystème français
23:28sur la moyenne européenne,
23:29donc depuis 2017,
23:302014,
23:31ça a commencé sous Hollande,
23:33le président Macron
23:34l'a poursuivi.
23:35Eh bien, qu'est-ce qu'on voit ?
23:36Plus d'investissements,
23:37plus de développement,
23:38un nombre d'ETI
23:39qui augmente,
23:39qui se développe.
23:41Alors, on en a toujours
23:41trois fois moins
23:42que les Allemands,
23:43il y en a 20 000,
23:43on en a plus de 7 000,
23:44mais on progresse.
23:45Il ne faut pas casser la dynamique.
23:47Donc, surtout,
23:48ce que nous appelons
23:49pour les prochains
23:50projets de loi de finances
23:51et puis surtout
23:52les prochaines présidentielles,
23:53c'est ne cassons pas
23:55la dynamique
23:56de transmission
23:57et continuons
23:58le réalignement compétitif
24:00parce qu'il a
24:00un véritable retour
24:01sur investissement
24:02économique,
24:03social,
24:04territorial.
24:05Parce que des ETI
24:06ancrés dans les territoires,
24:08c'est très important.
24:08J'allais aborder ce sujet
24:09pour terminer
24:10dans les deux minutes qui viennent.
24:11On aurait pu balayer
24:11beaucoup de choses
24:12dans le groupe Poujolais
24:12parce que vous faites
24:13beaucoup de choses,
24:14notamment un programme,
24:15en relation positive.
24:16Là, si on est vraiment
24:16sur le social
24:17et pour pouvoir engager
24:18évidemment les salariés
24:19dans la démarche,
24:20il y a aussi
24:21Plantons pour l'avenir,
24:22Agir pour la forêt
24:23puisqu'on parlait aussi
24:24finalement de bois énergie.
24:25Vous avez aussi
24:26cette contribution
24:27avec la plantation
24:28de plus de 150 000 arbres.
24:30Alors, juste un mot
24:31parce que ce qui est fort aussi
24:32et important selon vous,
24:33c'est l'ancrage territorial ?
24:34Oui, en fait,
24:35c'est là qu'on tire nos racines
24:37comme un arbre
24:37effectivement qui grandit.
24:40Le groupe Poujola
24:41et ses différentes implantations,
24:42on essaie en tout cas
24:43sur les territoires
24:44d'agir positivement.
24:45Donc, effectivement,
24:47on est dans le bois énergie,
24:49on parle de sobriété,
24:50on s'applique à nous-mêmes
24:51mais aussi,
24:51on participe
24:52avec des associations,
24:54avec l'ONF,
24:54avec les coopératives,
24:56à des programmes
24:56de plantation,
24:58de recherche,
24:59de biodiversité.
25:00On a un beau programme
25:01aussi actuellement,
25:02par exemple à New York,
25:03où on va créer
25:03un parc urbain.
25:04Donc là,
25:05on va être acteur
25:06avec la ville
25:07de replantation
25:08au centre de la ville
25:10pour recréer
25:10un poumon vert.
25:11C'est important
25:12en tout cas
25:12avec les associations
25:14dans le domaine éducatif,
25:15dans le domaine culturel,
25:17aussi pour des associations
25:18qui ont des actions caritatives,
25:20d'agir le plus possible
25:21et c'est vrai
25:22que ça fait sens.
25:23C'est bon
25:24pour la marque employeur aussi.
25:25À un moment donné,
25:27c'est identifié.
25:28Mais c'est dans l'ADN
25:29du groupe
25:30que d'essayer
25:31en tout cas partout
25:31où il est,
25:32d'apporter un peu
25:33de sa contribution
25:34avec d'autres acteurs,
25:35parfois en coalition,
25:36à créer des projets
25:37qui ont du sens
25:38et qui associent
25:39aussi les collaborateurs.
25:39Merci beaucoup à vous
25:41Frédéric Coirier,
25:42le PDG du groupe Poujoula
25:43de nous avoir montré
25:44cette entreprise
25:45finalement à ce modèle atypique
25:47qui ne cesse d'évoluer
25:48et évidemment
25:48qui est à l'écoute
25:49des territoires.
25:50On va passer
25:51à la rubrique
25:51Smart Ideas
25:52et on va découvrir
25:53des exosquelettes médicaux.
25:55Sous-titrage Société Radio-Canada
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