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  • il y a 4 jours
William Bailey, cofondateur et directeur général de Bolero, était l'invité de Sandra Gandoin, dans French Tech, ce mardi 3 mars. Il a parlé de la plateforme Bolero qui démocratise l'investissement dans les droits musicaux afin de percevoir des revenus passifs, dans Good Morning Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00La French Tech avec William Bellé, cofondateur et CEO de Bolero. Bonjour !
00:04Bonjour Sandra !
00:04Merci d'être avec nous sur le plateau Bolero créé en 2021.
00:08On parle ici d'investissement dans la musique.
00:09Alors c'est marrant parce que vous avez créé cette entreprise effectivement il y a 5 ans.
00:13Au départ vous étiez dans l'IA. Quel constat a fait que vous êtes allé vers la musique ?
00:17Écoutez c'est très simple. Pendant le confinement, pendant la crise du Covid,
00:21on a assisté à l'institutionnalisation du marché des droits musicaux
00:24avec des hedge funds, des assureurs qui ont commencé à déployer des capitaux très importants
00:29dans les droits musicaux pour une simple et bonne raison.
00:32C'est que la musique est devenue une classe d'actifs à part entière
00:34puisqu'elle génère des cash flows récurrents.
00:37Et donc quand on a assisté à ça, on s'est dit
00:39mais pourquoi est-ce que nous on ne pourrait pas accéder à ce produit en fait ?
00:41Pourquoi est-ce qu'on ne pourrait pas soutenir quelque part l'indépendance des créateurs
00:44grâce aux droits musicaux ?
00:45C'est ça, c'est pour que les droits musicaux finalement aillent de façon un peu plus directe
00:50vers les artistes eux-mêmes ?
00:52Alors c'est surtout la monétisation et la liquidité qu'ils vont trouver.
00:55Finalement, c'est un droit patrimonial et c'est un peu à la manière d'un entrepreneur
01:00qui aurait du capital social et qui réaliserait un exit,
01:03vendre ses droits musicaux pour un artiste est une manière de faire son exit.
01:06Alors comment on investit dans la musique aujourd'hui via votre société ?
01:10Écoutez, on a créé un produit très simple qui s'appelle le Catalog Share
01:14et qui est une émission obligataire qui permet aux particuliers et aux professionnels
01:18de déployer du capital à partir de 25 euros dans les droits musicaux.
01:23Donc lorsque vous investissez dans cette obligation,
01:25vous allez percevoir de manière totalement passive,
01:28on s'occupe des rendements tous les trimestres qui sont issus de plus de 14 sources de revenus.
01:32Donc il y a évidemment le streaming, mais il y a aussi le passage radio, les concerts, etc.
01:37Et puis on va s'occuper également d'animer le marché et de gérer la liquidité.
01:4225 euros, ça c'est le ticket de départ, le tout petit ticket, ça peut aller jusqu'où ?
01:48C'est combien pour les particuliers spécifiquement ?
01:50C'est combien pour les entreprises spécifiquement en moyenne ?
01:52Écoutez, c'est très simple.
01:54Aujourd'hui, notre ticket moyen B2B, il est aux alentours de 23 000 euros,
02:00tandis que pour un particulier, on est aux alentours des 210 euros par investissement.
02:04Alors, est-ce que j'ai le droit, en tant qu'investisseur, de choisir l'artiste sur lequel je mise,
02:09entre guillemets ?
02:10Est-ce que c'est un catalogue plus général ? Comment ça se passe ?
02:13Alors écoutez, justement, le but de Bolero, c'est de vous permettre d'investir dans la musique
02:18sans vous préoccuper de quel va être le hit de demain ou quel est le hit d'il y a
02:2110 ans dans lequel il faut investir, justement.
02:23Nous composons des paniers, donc c'est des paniers de centaines ou de milliers de chansons
02:26dans lesquels vous allez pouvoir vous exposer à travers un seul actif.
02:30Et nous, on va s'occuper, justement, de s'assurer de leur monétisation, d'en collecter les revenus.
02:34Vous, concrètement, juste vous percevez vos rendements.
02:37Et le jour où vous voulez sortir, vous pouvez accéder à notre marché en ligne.
02:40Alors, justement, vous annoncez l'acquisition d'un catalogue de droits musicaux en Amérique du Nord,
02:44ce qui va élargir, évidemment, ces paniers et ces propositions.
02:47Oui, ce n'est pas n'importe lequel. En plus, je suis très heureux de l'annoncer.
02:49C'est notre troisième catalogue de droits internationaux,
02:52ce qui place définitivement Bolero comme étant un acteur de référence sur le marché à l'international.
02:57On est désormais leader en Europe.
02:59Et ce catalogue dont on vient d'annoncer le listing sur notre plateforme s'appelle USA Volume 2.
03:05Et c'est un catalogue qui réunit 114 chansons,
03:08principalement des hits mainstream qui ont façonné la scène américaine sur les dix dernières années.
03:12Et on va retrouver des œuvres interprétées par des artistes comme Ed Sheeran, Kanye West, Beyoncé, Jay-Z, Maroon 5
03:18ou encore David Guetta.
03:19Oui, donc celui-là, il le fallait quand même.
03:21Celui-là, il le fallait. Et si vous voulez, moi, ce que j'aime bien dire,
03:24avec Bolero, vous n'allez pas prendre réellement de risque sur la nature des chansons ou sur le sous-jacent.
03:30Nous, on est là pour vous faire investir dans le S&P 500 de la musique.
03:33Donc concrètement, vous déployez et surtout vous accédez à un actif décorrélé.
03:37Qu'est-ce qui fait que les institutionnels se sont pris de passion pour le sujet ?
03:41Et pourquoi est-ce qu'aujourd'hui, nous, on a plus de 25 000 clients qui déploient tous les mois
03:44un peu de liquidité dans les droits musicaux ?
03:46C'est tout simplement puisque c'est un actif dont on ne se préoccupe pas.
03:50Et on ne va pas se mentir, on vit dans un monde instable.
03:52Le début du mois de mars, ça nous prouve que c'est quand même très compliqué.
03:57Eh bien, je peux vous dire que les portfolios et les dashboards Bolero de nos clients,
04:02ce n'est pas le premier qu'ils ont regardé le lundi matin quand ils ont vu ce qui s
04:05'est passé ce week-end.
04:05Évidemment, en termes de royalties qu'on touche régulièrement, vous l'avez dit, on est sur quel type de rendement
04:11finalement ?
04:12Alors, il faut savoir que depuis janvier 2023, on a versé en moyenne 9,3% de rendement annuel net
04:20de frais.
04:21Important, les performances passées ne préjugent pas les performances futures, donc c'est un rendement qui est variable.
04:26Mais justement, tout notre savoir-faire réside dans la capacité à se rapprocher le plus possible des 10% de
04:33rendement annuel.
04:34Et pourquoi est-ce que ces rendements sont aussi importants ?
04:36Pour la simple et bonne raison qu'aujourd'hui, la musique génère des revenus qui sont prédictibles,
04:41de manière assez facile jusqu'à 5 à 10 ans.
04:44Et d'autre part, c'est un actif qui ne génère pas de frais.
04:47Pas de frais d'usure, il n'y a pas de frais d'entretien, puisqu'il n'est pas palpable.
04:51Donc grâce à cela, on est capable, nous, derrière, de sourcer les meilleurs catalogues,
04:54de les valoriser aussi de manière assez compétitive,
04:57et également d'aller chercher, collecter les revenus qui pourraient manquer.
05:01Et typiquement, sur le catalogue qu'on a évoqué, USA Volume 2,
05:05qui est hyper exclusif et qui, aujourd'hui, contient des morceaux qui sont écoutés partout dans le monde,
05:11donc plus de 26 pays,
05:13typiquement, on va avoir la capacité de collaborer avec les débiteurs tiers
05:16pour aller collecter des revenus en Asie, en Amérique du Sud, en Amérique du Nord.
05:20Dernière question, du point de vue de Bolero en elle-même,
05:22est-ce que l'entreprise est rentable ? La rentabilité est déjà atteinte ?
05:25L'entreprise est rentable, on existe depuis 5 ans, on est une équipe de 12 personnes basées à Paris,
05:31et on a la chance de se déployer à l'international très rapidement,
05:34ce qui prouve qu'on peut entreprendre depuis l'Europe, dans la tech,
05:37et qu'au contraire, je pense qu'être dans la tech en Europe devient un avantage compétitif.
05:41Vous avez des concurrents qui font ça ?
05:43En Europe, justement ?
05:44Alors en Europe, non, on n'a pas de concurrents.
05:46En revanche, on a deux concurrents aux Etats-Unis,
05:50et je ne vais pas vous mentir, on commence à gagner pas mal de terrain.
05:53Merci beaucoup, William Bélec, cofondateur et CEO de Bolero,
05:57d'être venu ce matin dans la matinale de l'économie.
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