00:00La French Tech avec William Bellé, cofondateur et CEO de Bolero. Bonjour !
00:04Bonjour Sandra !
00:04Merci d'être avec nous sur le plateau Bolero créé en 2021.
00:08On parle ici d'investissement dans la musique.
00:09Alors c'est marrant parce que vous avez créé cette entreprise effectivement il y a 5 ans.
00:13Au départ vous étiez dans l'IA. Quel constat a fait que vous êtes allé vers la musique ?
00:17Écoutez c'est très simple. Pendant le confinement, pendant la crise du Covid,
00:21on a assisté à l'institutionnalisation du marché des droits musicaux
00:24avec des hedge funds, des assureurs qui ont commencé à déployer des capitaux très importants
00:29dans les droits musicaux pour une simple et bonne raison.
00:32C'est que la musique est devenue une classe d'actifs à part entière
00:34puisqu'elle génère des cash flows récurrents.
00:37Et donc quand on a assisté à ça, on s'est dit
00:39mais pourquoi est-ce que nous on ne pourrait pas accéder à ce produit en fait ?
00:41Pourquoi est-ce qu'on ne pourrait pas soutenir quelque part l'indépendance des créateurs
00:44grâce aux droits musicaux ?
00:45C'est ça, c'est pour que les droits musicaux finalement aillent de façon un peu plus directe
00:50vers les artistes eux-mêmes ?
00:52Alors c'est surtout la monétisation et la liquidité qu'ils vont trouver.
00:55Finalement, c'est un droit patrimonial et c'est un peu à la manière d'un entrepreneur
01:00qui aurait du capital social et qui réaliserait un exit,
01:03vendre ses droits musicaux pour un artiste est une manière de faire son exit.
01:06Alors comment on investit dans la musique aujourd'hui via votre société ?
01:10Écoutez, on a créé un produit très simple qui s'appelle le Catalog Share
01:14et qui est une émission obligataire qui permet aux particuliers et aux professionnels
01:18de déployer du capital à partir de 25 euros dans les droits musicaux.
01:23Donc lorsque vous investissez dans cette obligation,
01:25vous allez percevoir de manière totalement passive,
01:28on s'occupe des rendements tous les trimestres qui sont issus de plus de 14 sources de revenus.
01:32Donc il y a évidemment le streaming, mais il y a aussi le passage radio, les concerts, etc.
01:37Et puis on va s'occuper également d'animer le marché et de gérer la liquidité.
01:4225 euros, ça c'est le ticket de départ, le tout petit ticket, ça peut aller jusqu'où ?
01:48C'est combien pour les particuliers spécifiquement ?
01:50C'est combien pour les entreprises spécifiquement en moyenne ?
01:52Écoutez, c'est très simple.
01:54Aujourd'hui, notre ticket moyen B2B, il est aux alentours de 23 000 euros,
02:00tandis que pour un particulier, on est aux alentours des 210 euros par investissement.
02:04Alors, est-ce que j'ai le droit, en tant qu'investisseur, de choisir l'artiste sur lequel je mise,
02:09entre guillemets ?
02:10Est-ce que c'est un catalogue plus général ? Comment ça se passe ?
02:13Alors écoutez, justement, le but de Bolero, c'est de vous permettre d'investir dans la musique
02:18sans vous préoccuper de quel va être le hit de demain ou quel est le hit d'il y a
02:2110 ans dans lequel il faut investir, justement.
02:23Nous composons des paniers, donc c'est des paniers de centaines ou de milliers de chansons
02:26dans lesquels vous allez pouvoir vous exposer à travers un seul actif.
02:30Et nous, on va s'occuper, justement, de s'assurer de leur monétisation, d'en collecter les revenus.
02:34Vous, concrètement, juste vous percevez vos rendements.
02:37Et le jour où vous voulez sortir, vous pouvez accéder à notre marché en ligne.
02:40Alors, justement, vous annoncez l'acquisition d'un catalogue de droits musicaux en Amérique du Nord,
02:44ce qui va élargir, évidemment, ces paniers et ces propositions.
02:47Oui, ce n'est pas n'importe lequel. En plus, je suis très heureux de l'annoncer.
02:49C'est notre troisième catalogue de droits internationaux,
02:52ce qui place définitivement Bolero comme étant un acteur de référence sur le marché à l'international.
02:57On est désormais leader en Europe.
02:59Et ce catalogue dont on vient d'annoncer le listing sur notre plateforme s'appelle USA Volume 2.
03:05Et c'est un catalogue qui réunit 114 chansons,
03:08principalement des hits mainstream qui ont façonné la scène américaine sur les dix dernières années.
03:12Et on va retrouver des œuvres interprétées par des artistes comme Ed Sheeran, Kanye West, Beyoncé, Jay-Z, Maroon 5
03:18ou encore David Guetta.
03:19Oui, donc celui-là, il le fallait quand même.
03:21Celui-là, il le fallait. Et si vous voulez, moi, ce que j'aime bien dire,
03:24avec Bolero, vous n'allez pas prendre réellement de risque sur la nature des chansons ou sur le sous-jacent.
03:30Nous, on est là pour vous faire investir dans le S&P 500 de la musique.
03:33Donc concrètement, vous déployez et surtout vous accédez à un actif décorrélé.
03:37Qu'est-ce qui fait que les institutionnels se sont pris de passion pour le sujet ?
03:41Et pourquoi est-ce qu'aujourd'hui, nous, on a plus de 25 000 clients qui déploient tous les mois
03:44un peu de liquidité dans les droits musicaux ?
03:46C'est tout simplement puisque c'est un actif dont on ne se préoccupe pas.
03:50Et on ne va pas se mentir, on vit dans un monde instable.
03:52Le début du mois de mars, ça nous prouve que c'est quand même très compliqué.
03:57Eh bien, je peux vous dire que les portfolios et les dashboards Bolero de nos clients,
04:02ce n'est pas le premier qu'ils ont regardé le lundi matin quand ils ont vu ce qui s
04:05'est passé ce week-end.
04:05Évidemment, en termes de royalties qu'on touche régulièrement, vous l'avez dit, on est sur quel type de rendement
04:11finalement ?
04:12Alors, il faut savoir que depuis janvier 2023, on a versé en moyenne 9,3% de rendement annuel net
04:20de frais.
04:21Important, les performances passées ne préjugent pas les performances futures, donc c'est un rendement qui est variable.
04:26Mais justement, tout notre savoir-faire réside dans la capacité à se rapprocher le plus possible des 10% de
04:33rendement annuel.
04:34Et pourquoi est-ce que ces rendements sont aussi importants ?
04:36Pour la simple et bonne raison qu'aujourd'hui, la musique génère des revenus qui sont prédictibles,
04:41de manière assez facile jusqu'à 5 à 10 ans.
04:44Et d'autre part, c'est un actif qui ne génère pas de frais.
04:47Pas de frais d'usure, il n'y a pas de frais d'entretien, puisqu'il n'est pas palpable.
04:51Donc grâce à cela, on est capable, nous, derrière, de sourcer les meilleurs catalogues,
04:54de les valoriser aussi de manière assez compétitive,
04:57et également d'aller chercher, collecter les revenus qui pourraient manquer.
05:01Et typiquement, sur le catalogue qu'on a évoqué, USA Volume 2,
05:05qui est hyper exclusif et qui, aujourd'hui, contient des morceaux qui sont écoutés partout dans le monde,
05:11donc plus de 26 pays,
05:13typiquement, on va avoir la capacité de collaborer avec les débiteurs tiers
05:16pour aller collecter des revenus en Asie, en Amérique du Sud, en Amérique du Nord.
05:20Dernière question, du point de vue de Bolero en elle-même,
05:22est-ce que l'entreprise est rentable ? La rentabilité est déjà atteinte ?
05:25L'entreprise est rentable, on existe depuis 5 ans, on est une équipe de 12 personnes basées à Paris,
05:31et on a la chance de se déployer à l'international très rapidement,
05:34ce qui prouve qu'on peut entreprendre depuis l'Europe, dans la tech,
05:37et qu'au contraire, je pense qu'être dans la tech en Europe devient un avantage compétitif.
05:41Vous avez des concurrents qui font ça ?
05:43En Europe, justement ?
05:44Alors en Europe, non, on n'a pas de concurrents.
05:46En revanche, on a deux concurrents aux Etats-Unis,
05:50et je ne vais pas vous mentir, on commence à gagner pas mal de terrain.
05:53Merci beaucoup, William Bélec, cofondateur et CEO de Bolero,
05:57d'être venu ce matin dans la matinale de l'économie.
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