- il y a 8 heures
Ce mardi 10 mars, Antoine Larigaudrie a reçu Christian Fontaine, directeur de la rédaction du magazine Le Revenu, et Félix Baron, fondateur du Club des Investisseurs Indépendants, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00Tout pour investir, le déchiffrage.
00:04Nos déchiffreurs du jour, Christian Fontaine du magazine Le Revenu.
00:07Bonjour Christian et Félix Baron du Club, des investisseurs indépendants.
00:11Alors évidemment on va parler du pétrole.
00:13Les choses se sont un petit peu calmées, on va dire.
00:17Alors c'est vrai qu'on était frappés de stupeurs sur toutes les chaînes d'info
00:21et les chaînes généralistes sur la violence de la hausse, etc.
00:24Alors nous on s'est employés quand même depuis hier, que ce soit dans l'émission,
00:27que ce soit dans BFM Bourse, expliquer que oui, on a une réaction épidermique des marchés
00:32et surtout qui est très concentrée sur un nombre de jours assez limité,
00:36alors que durant l'ouverture des hostilités entre Russie et Ukraine,
00:40ça avait mis un peu plus longtemps à monter, mais c'était monté quand même diablement fort.
00:44Et c'est vrai que là on a une tendance qui est tout à fait différente
00:47avec un marché du pétrole qui connaît sans doute une volatilité historique.
00:52C'est vrai que vu les progressions de cours qu'on a eues ces derniers jours, on y est.
00:56Il n'y a pas de problème avec ça.
01:00Maintenant, il faut remettre les choses dans leur contexte.
01:03Si on regarde à 5 ans sur les cours du pétrole et notamment le Brent,
01:08on voit qu'on n'est pas sur des mouvements absolument telluriques, comme on le dit.
01:12Il y a quand même quelques niveaux principaux à surveiller, je pense Félix, et on va en parler.
01:18Quels sont les niveaux que vous surveillez vous sur le pétrole ?
01:20J'ai vu ça avec mes confrères traders de matières premières à Genève notamment,
01:25qui travaillaient avec le club des investisseurs indépendants.
01:28Il y a trois niveaux.
01:29Un niveau un petit peu au-dessus de 90, on va dire 92-95.
01:32Un niveau à 100, j'y reviendrai, et un niveau à 118.
01:36Avant ça, je voudrais juste reparler un peu de comment c'est possible d'avoir dans une journée comme hier
01:42des futurs sur le pétrole qui augmentent de 30% et qui perdent 30%.
01:45Ce qui signifie qu'on finit la journée plus bas qu'on ne la commence.
01:48C'est ça.
01:49Parce que ce qui est en jeu là, ce n'est pas la demande pour le pétrole en tant que
01:52tel sur la consommation.
01:54Aujourd'hui, si le pétrole coûte très cher, c'est parce que les pétroles immédiatement disponibles
01:58à deux semaines, un mois, vaut plus cher que le pétrole qu'on pourra avoir dans six mois.
02:02Ça, c'est ce qu'on appelle un marché en « backwardation ».
02:05Ça veut dire, a priori, on en consommera moins et il sera moins cher, il sera plus disponible dans six
02:09mois.
02:10Ce qui s'est passé hier, on a tous vu ce qui se passait avec Hormuz.
02:13Hormuz, c'est le point de départ.
02:15Quand on anticipe un blocage sur 20% du transit de l'énergie, forcément, ça accélère un petit peu le
02:22stress sur le pétrole.
02:23Mais ça a été amplifié par trois mouvements.
02:25Déjà, il y a tous ceux qui regardaient les statistiques historiques et qui shortent le pétrole.
02:30Ils se disent que le pétrole, ça valait 60 il y a un mois sur le Brent ou sur le
02:35WTI.
02:36Je suis à la baisse.
02:37Forcément, quand ça monte, ils doivent déboucler leur position et passer dans l'autre sens.
02:41Deuxièmement, il y a tous les traders en pétrole, non plus sur option, mais en pétrole réel, en baril,
02:46qui font leur stock parce qu'ils voient les cours augmenter et ils veulent essayer de lisser leur achat.
02:51Deuxième mouvement.
02:51Troisième mouvement.
02:52Les algorithmes, bêtes et méchants, ça monte.
02:54On va dans la montée.
02:56Donc, c'est ce qui fait qu'on passe dans une journée de 95 à 120.
03:00On fait le plus 30.
03:01Mais là, à partir de ce moment-là, on arrive, je vous parlais du niveau de 118-120,
03:04à un niveau où on n'est plus vraiment à une demande, mais à un stress géopolitique.
03:08Où là, on commence à se dire, après 120, ça peut être 140.
03:11On peut augmenter de plus de 5 dollars par jour.
03:13Pourquoi pas 200 bientôt ?
03:14Et c'est là que les traders, les marchés, se posent la question de la zone crédible.
03:18Est-ce que c'est crédible que ça continue à augmenter ?
03:21Et la réponse qui a été apportée hier, c'est non.
03:23Non, pourquoi ?
03:23Parce que, un, Trump a commencé à parler de désescalade.
03:26Alors, évidemment, lui, il est intéressé.
03:28Il n'a pas du tout envie que le prix de l'essence à la pompe continue à augmenter
03:31pour les Américains, surtout à l'approche des mid-terms.
03:33Puis ensuite, vous avez tous les pays du G7 qui parlent d'aller taper dans leur réserve stratégique,
03:37ce qui, techniquement, est tout à fait possible.
03:40Les États-Unis, eux, ils ont la plus petite proportionnellement.
03:42Ils peuvent tenir 3 semaines.
03:44Les Japonais, ils peuvent tenir 80 jours.
03:46Mais quoi qu'il en soit, reconstituer les stocks, ça ne serait pas trop compliqué
03:49puisque ça se fait dans le temps.
03:51Donc, vous avez, en plus de ça, tous ceux qui avaient pris 30% dans la journée,
03:55tous les traders qui en ont profité pour revendre.
03:57Et c'est ce qu'on appelle vraiment un short squeeze.
03:59Donc, on a une journée, finalement, quasi neutre,
04:02même si on a une très forte volatilité.
04:04On en revient à mes trois niveaux.
04:05Pourquoi je vous parlais de 92-95 ?
04:07Ça, c'est le support majeur parce que ça correspond à la zone d'achat de beaucoup d'investisseurs.
04:11Pourquoi alors que le baril valait 60 dollars ?
04:13Parce qu'en fait, ça correspond globalement au coût de production
04:18des pétroliers américains sur les pétroles de schiste.
04:20Et on se souvient qu'avant, de toute manière, cette intervention en Iran,
04:25les cours, quand même, étaient sur une pente haussière depuis quelques semaines.
04:28Bien sûr, ils sont sur une pente haussière de 30-35% depuis quelques semaines.
04:31Donc, si on tient au-dessus de ce premier niveau 92-95,
04:35qui est très surveillé par les traders,
04:36on se dit qu'on est sur un support à l'achat.
04:38Pas forcément un marché aussi, mais un support à l'achat.
04:41Deux, vous avez le pivot à 100 dollars.
04:42100 dollars, c'est le pivot psychologique.
04:44C'est bête, c'est méchant, mais c'est un chiffre rond.
04:45Et surtout, ça correspond à un strike, à un prix d'exercice,
04:48des options à la vente ou à l'achat sur tous les contrats à terme sur le marché du pétrole.
04:54Et le marché du pétrole, il est beaucoup plus fait par les options
04:56que par les achats spot de baril.
04:59Donc, c'est ce qu'on appelle vraiment le niveau gamma.
05:01Si on est au-dessus de 100 dollars, on va vraiment être sur un marché haussier,
05:05si on est au-dessus de 100 dollars de manière durable dans les semaines qui viennent.
05:08Si on est en dessous, il y a une pression vendeuse,
05:10ça ne veut pas dire que ça va s'écrouler.
05:12Troisième prix dont je vous parlais, entre 118 et 120, ce qu'on a tapé hier.
05:16Là, on n'est plus du tout dans une demande liée à la consommation de pétrole
05:20ou à la constitution de stock.
05:23Le prix du pétrole devient un indicateur de stress géopolitique.
05:26Vous avez des analyses qui disent que ça peut augmenter de 5 dollars par jour
05:29de blocage du Détra d'Ormousse.
05:31Et donc, on voit Goldman qui dit que c'est 200 dollars dans trois semaines.
05:34Parce que, j'allais vous le dire, plus 30, moins 30, journée neutre.
05:38Moi, je me souviens d'une belle journée d'avril 2020.
05:42Où le pétrole avait terminé en cours négatif.
05:44Bien sûr.
05:45Donc, il faut vraiment, vraiment dissiper la poussière
05:48pour décrypter les vraies tendances.
05:50Oui, justement, il ne faut pas se faire traumatiser par des journées comme celle d'hier.
05:54De toute façon, il y a toujours comme...
05:55Parce que la demande sur les matières premières n'est pas liée juste à la consommation.
05:59Comme je l'ai dit, il y a de la politique, de la géopolitique,
06:02des craintes d'inflation, des anticipations de stock.
06:03Donc, c'est multifactoriel.
06:05Ce qui est important, c'est de retenir ce que des gérants de hedge funds me disaient hier.
06:09On observe sur les prochaines semaines, on va évoluer dans un tunnel entre 90 et 120.
06:14Impossible de dire si ça sera l'un ou ça sera l'autre.
06:16Mais il y a deux pressions.
06:17La pression baissière, d'abord, c'est de dire que la croissance mondiale, elle est plutôt fragile.
06:22La demande chinoise, elle est en ralentissement.
06:26Et s'il y a besoin d'avoir une production américaine pour compenser la production du Moyen-Orient,
06:32le pétrole de schiste, même s'il est cher, il est toujours élevé.
06:34De l'autre côté, vous avez la pression haussière, géopolitique,
06:37qui dit que tant qu'il y a des tensions au Moyen-Orient,
06:39les cours ont tendance plutôt à aller à la hausse qu'à la baisse.
06:42Et puis, le deuxième stress, alors là, c'est plus lié vraiment techniquement au fait
06:47qu'il n'y a pas eu beaucoup d'investissement dans l'exploration pétrolière sur les dernières années.
06:51Donc, s'il y a un indicateur à observer en permanence,
06:53tous les jours, vous pouvez le faire, c'est facile.
06:54Vous regardez le spread des options sur le pétrole.
06:57Vous trouvez ça sur tous les sites bien informés.
06:59Je suis sûr que le revenu pourrait les publier.
07:02C'est quoi ?
07:03Oui, les publier.
07:03Le spread, c'est l'écart entre les futurs,
07:05donc les contrats à terme à six mois et à un mois.
07:08Et je reviens là-dessus.
07:09C'est si le pétrole à six mois est moins cher que le pétrole à un mois,
07:13et c'est le cas actuellement, il y a un spread de 14 dollars,
07:15ça veut dire qu'aujourd'hui, on est prêt à acheter le pétrole très cher
07:19pour qu'il soit disponible.
07:20Pas forcément parce qu'on a besoin, mais pour qu'il soit disponible.
07:22Christian Fontaine, un commentaire sur cette agitation autour du marché pétrolier.
07:26Je suppose que l'actu du week-end vous a un petit peu sorti les yeux des orbites,
07:32et puis les lecteurs du revenu,
07:33et puis nous, en tant qu'investisseurs particuliers,
07:36on se pose plein de questions.
07:36C'est un cas d'école.
07:38En fait, ce qui se passe aussi bien sur le baril de pétrole,
07:44voir les indices boursiers, c'est exactement un scénario très proche pour les indices boursiers
07:48à ce qui s'est passé l'année dernière au mois d'avril au moment des tarifs.
07:51À savoir qu'on enchaîne des fortes séances de hausse avec des fortes séances de baisse,
07:57dans le cas inverse, en ce qui concerne hier et aujourd'hui.
08:00Et donc, pour un particulier, c'est vrai qu'il faut, un, ne pas paniquer,
08:05et deux, bien sûr, éviter de modifier son allocation ou sa stratégie à long terme.
08:11C'est clair.
08:12Qu'est-ce qu'on voit aujourd'hui ?
08:13Il y a quand même trois bonnes raisons de ne pas paniquer.
08:15D'abord, lorsqu'on regarde les indices boursiers depuis le début de l'année,
08:17on est à peu près flat.
08:18Le rouge ne l'emporte pas, c'est assez flat.
08:22Deuxièmement, vous le disiez tout à l'heure, Antoine, en introduction,
08:25on est repassé pour le CAC 40 au-dessus du seuil fatidique des 8000.
08:30Le dollar, c'était un peu redressé puisqu'on était à 1,16.
08:34On était à 1,20 à fin du mois de janvier.
08:37Et maintenant, on est plutôt autour de 1,16.
08:39Donc, ça, c'est plutôt favorable pour tous les particuliers qui nous suivent,
08:43qui sont largement investis, notamment en actions américaines.
08:47Vous savez, en bourse, il y a ce qu'on appelle le biais de familiarité.
08:49C'est-à-dire, les Français ont tendance à être essentiellement investis en actions françaises,
08:52les Anglais en actions anglaises, etc.
08:54Et c'est vrai que ce biais est de moins en moins fort.
08:56Et ces dernières années, beaucoup d'investisseurs français,
08:59notamment des jeunes investisseurs, ont diversifié leur portefeuille à l'international.
09:02Et donc, la revalorisation du dollar leur est profitable.
09:05Alors, ça ne veut pas dire que dans ces périodes de stress, il ne faut rien faire.
09:10Au contraire, je dirais que d'abord, il faut s'interroger et se poser les bonnes questions.
09:14Les bonnes questions, c'est est-ce que le pourcentage de mes placements investis en bourse
09:20est compatible avec mon profil d'investisseur ?
09:23Très concrètement, c'est est-ce que je ne suis pas surexposé ?
09:27Alors, ça, c'est la question souvent qu'on pose sur les plateaux.
09:29Mais en réalité, pour les Français, 9 fois 99% des Français sont sous-exposés aux actions.
09:37Il n'y a que moins autour de 10% des Français qui détiennent des titres en direct.
09:42Donc, sur le plan tactique, même lorsque les marchés reculent, on peut s'interroger.
09:47En tout cas, si vous n'êtes pas du tout investi en actions, est-ce que vous n'auriez pas
09:50intérêt,
09:51dans une optique de moyen et long terme, à vous commencer à vous constituer une ligne ?
09:55Ensuite, un, on se pose des bonnes questions.
09:58Et deux, effectivement, il faut quand même s'interroger sur la protection de son portefeuille.
10:03Oui, bien sûr.
10:04Donc, pas de mouvements, ce qu'on appelle au revenu des mouvements en essuie-glace.
10:09C'est-à-dire que je vends tout ou j'achèche tout.
10:11Parce que là, on l'a clairement vu.
10:13Hier matin, le CAC 40 a ouvert à moins 3.
10:16Aujourd'hui, rebond.
10:18D'abord, réduction de la baisse hier.
10:20On a terminé à moins de moins.
10:22En dessous de moins, tout à fait.
10:24Au-dessus de moins 1.
10:25Et puis là, on rebondit de plus 2.
10:27Donc, essayer de faire ce qu'on appelle du market timing,
10:30d'acheter au plus bas pour vendre au plus haut,
10:31en ce moment, c'est quand même très, très risqué.
10:33Oui, surtout en ce moment.
10:34Et puis, vous savez, les stratégies de protection,
10:36on pourrait en parler pendant des heures.
10:38Revenu, il y en a une qui surpasse toutes les autres.
10:41C'est la stratégie 60-40.
10:4360% de fonds en euros, un placement qui revient sur le devant de la scène
10:46avec des grosses collectes, avec des rendements autour de 3%.
10:49Une garantie sur le capital proposée, offerte par les assureurs.
10:53Un effet cliquet, 3% de rendement.
10:5560% de vos placements financiers pour la protection.
10:5840% en actions, en actions internationales pour le dynamisme et le rendement.
11:03Pourquoi c'est la répartition gagnante ?
11:05Parce que sur le long terme, ça vous assure autour de 4-5%.
11:08C'est déjà pas mal sur le long terme.
11:12Voilà.
11:13Donc, ne pas paniquer.
11:14Surtout ne pas paniquer.
11:16Sauf si on est un investisseur très, très averti.
11:19Ne pas faire de market timing.
11:21Je serai plus prudent quand même.
11:23En tout cas, on ne spécule pas sur les matières premières.
11:26Parce que c'est très compliqué en pratique.
11:27Il y a des problèmes de support, d'investissement.
11:30On pourrait en discuter.
11:31Puis on a bien vu hier, je veux dire, on ouvre l'information de la matinée,
11:36une progression de 25% du baril.
11:38Et à la fin de l'année, on termine flat.
11:40Donc déjà, à moins d'être devant sa table de marché,
11:43c'est quand même très difficile d'en profiter.
11:45Donc, on ne panique pas et on reste fidèle à son allocation,
11:51à une bonne allocation en 70-40.
11:52Félix, il y a autre chose que je retiens.
11:57Ça peut paraître visable.
11:58C'est tous ces messages paniqués de Français qui n'arrivent pas à rentrer, etc.
12:03Et cette impression que pour eux, comme pour les marchés,
12:06c'est...
12:07Oui, le Moyen-Orient, c'est une zone de tension historique,
12:11depuis 3 000 ans, peut-être, à peu près.
12:13Oui, ça reste une zone d'instabilité majeure.
12:17Et il faut peut-être se mettre ça dans la tête.
12:18Il n'y a pas de...
12:19Il faut peut-être se remettre dans la tête
12:21qu'il y a des risques qu'on avait oubliés sur les marchés.
12:23Et ça nous ramène au sujet un petit peu de la complaisance.
12:26C'est que, voilà, il y a des points chauds.
12:28Il faut faire attention.
12:30C'est bête à dire,
12:31mais c'est peut-être ce que les marchés sont en train d'éprouver en ce moment.
12:34Oui, c'est un retour au principe de réalité.
12:36Mais vous avez raison.
12:37La zone entre le Tigre et le Frat,
12:40sur 3 000 ans, tantôt, c'est...
12:41Depuis les Nabatéens, à peu près.
12:43C'est perdu, et de temps en temps, c'est aussi une zone de guerre.
12:46Il ne faut pas l'oublier.
12:47Je pense que les gens qui étaient dans les différentes zones émiratiles ont vu.
12:54Il y a un hub sur le plan ici.
12:56C'est aussi un transport, c'est un hub extraordinaire.
12:58Transport, commerce international, énergie, évidemment.
13:01Il y a un très fort dynamisme économique.
13:03Mais encore une fois,
13:04et ça, je pense qu'on pourrait être d'accord avec Christian là-dessus,
13:07c'est que si vous exposez à un fort dynamisme ou à une forte volatilité,
13:11n'oubliez pas, n'oubliez jamais votre couple rendement-risque.
13:14Si vous vous exposez à des rendements élevés,
13:17ça n'existe pas d'avoir en face une garantie sur quoi que ce soit.
13:20Ça se paye.
13:20L'investissement en capital comporte des risques.
13:22C'est ce qu'on dit avant toute chose, et il faut le rappeler.
13:26Oui, donc peut-être de quoi bouger les curseurs légèrement.
13:29Toujours, toujours diversifier, notamment au niveau géographique.
13:33Regardez qu'est-ce qui s'est passé, en fait.
13:35C'est vrai que les capitaux internationaux se sont pas mal déplacés
13:38des États-Unis vers l'Europe au cours des six derniers mois.
13:41Mais qu'est-ce qui se passe depuis une semaine ?
13:43Ils retournent aux États-Unis.
13:44C'est pour ça que le dollar est relativement fort.
13:46C'est pour ça que les indices américains ont moins souffert hier
13:49et moins souffert la semaine dernière.
13:52C'est pour ça que le dollar se renforce aussi.
13:55Donc vraiment conserver cette diversification géographique.
13:59Attention, diversification ne signifie pas saupoudrage.
14:02Souvenez-vous de ce que disait Warren Buffett.
14:04Il mettait vraiment en garde contre le style,
14:07il appelait ça arche de Noé.
14:08Un petit peu de ceci, un petit peu de cela.
14:11Même, bien sûr qu'il faut diversifier,
14:13bien sûr qu'il ne faut sans doute éviter aucune ligne
14:15au-delà de 15, 20% grand maximum.
14:18Mais attention de conserver quand même un portefeuille
14:21relativement concentré avec des vraies prises
14:25de positions.
14:26Si vous multipliez une centaine de lignes dans un portefeuille,
14:28c'est ingérable.
14:30En fait, pour un particulier, c'est surtout insuivable.
14:32On ne peut pas suivre l'actualité d'une centaine de lignes.
14:35Conseil du revenu, une dizaine de lignes.
14:36Si vous commencez ensuite,
14:38si vous êtes un investisseur un peu plus expert,
14:39vous pouvez monter à une vingtaine de lignes.
14:41Mais voilà, on parle beaucoup de diversification
14:43sur votre antenne, au revenu aussi, bien sûr.
14:45Mais ça m'a semblé important de rappeler
14:49que diversification n'est pas égale à saupoudrage.
14:51Oui, vous vouliez ajouter, Félix ?
14:54Non, mais je me disais que par anticipation,
14:56il y a un an, on allait rentrer dans le creux
14:58des conflits liés aux tarifs douaniers
15:01et de la baisse qui a suivi.
15:04On est en train de suivre un peu la même chose
15:07avec ces raids sur le Venezuela, sur l'Iran.
15:10Le but de Trump aussi, c'est d'avoir des Liberation Day
15:13qui permettent de libérer non seulement les marchés,
15:16mais aussi le potentiel des lecteurs à l'approche des mid-termes.
15:20D'annoncer des bonnes nouvelles, c'est aussi simple que ça
15:22pour un policier américain.
15:23C'est compliqué à suivre, mais c'est absolument passionnant.
15:27C'est ce que j'appelle le nouveau désordre mondial.
15:28Voilà, c'est ça.
15:29Félix Baron, Club des investisseurs indépendants.
15:32Merci également à Christian Fontaine du magazine Le Revenu.
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