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  • il y a 4 jours
Ce vendredi 27 février, dans sa chronique USA Today, Karen Georges, gérante actions, spécialiste des actions US chez Ecofi, s'est penché sur déception relative à la croissance aux États-Unis, l'augmentation des inscriptions au chômage, les perspectives d'une hausse des taux de la Fed, les publications des entreprises du S&P 500, ainsi que la menace de l'IA sur le crédit privé. Cette chronique est à voir ou écouter du lundi au vendredi dans l'émission BFM Bourse présentée par Antoine Larigaudrie sur BFM Business.

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Transcription
00:00Et même en mode défense, en tout cas c'est le sujet, le gros sujet qu'on va développer cet
00:04après-midi.
00:05En attendant, l'ouverture de Wall Street, l'ouverture des marchés américains.
00:08On est en baisse assez marquée, le S&P 500 moins 0,83%, 6 851 points, moins 0,71%
00:15pour le Dow Jones qui est à 49 148.
00:18Une baisse marquée pour le Nasdaq aussi, moins 1,15% on est à 22 615 points.
00:25On peut noter aussi que le VIX, l'indice de volatilité, repasse au-dessus des 21 points.
00:29Donc assez largement en hausse.
00:32Et l'autre indicateur important, c'est aussi le pétrole.
00:35Le Brent est à 73,30$, 67,55$ pour le brut léger américain.
00:40On voit vraiment qu'on a une courbe ascendante très rapide depuis hier après-midi.
00:45Alors sans doute, petite pointe de tension géopolitique du côté de l'Iran.
00:48En tout cas, on va détailler tout ça.
00:50Nous sommes en direct avec Karen George, gérante action spécialiste des actions américaines chez ECOFI.
00:58Bonjour Karen.
00:58Bonjour Antoine.
00:59Alors on va commencer par les fondamentaux macroéconomiques.
01:02C'est vrai que ça reste le fond de sauce principal quand on veut jauger l'économie américaine.
01:07À l'aune, en plus des mid-terms qui se présentent.
01:11On a quand même du côté du consommateur américain des petits signaux pas très engageants.
01:16On voit que la consommation, c'est pas ça.
01:18On voit que l'immobilier, c'est pas ça non plus.
01:20C'est ça depuis le début de la semaine.
01:22Qu'est-ce que vous retenez des derniers indicateurs qui sont parus ?
01:25Bien sûr.
01:26Alors peut-être avant de parler de la consommation, très rapidement, vous avez parlé des taux longs tout à l
01:29'heure.
01:29Oui.
01:30On est passé sous les 4% sur le 10 ans.
01:32Tout à fait.
01:33C'est pas forcément très logique aujourd'hui en tout cas parce que vous avez eu le chiffre du PPI
01:37qui est sorti tout à l'heure.
01:39produit à plus 0,8, donc quand même un peu plus élevé qu'attendu.
01:43Et donc on voit que justement, vous parlez du consommateur qui est dans une situation un peu plus difficile.
01:47Il y a peut-être une situation un peu compliquée pour la Réserve fédérale parce qu'on a un consommateur
01:53qui est ralenti peut-être un peu sur le premier semestre en effet.
01:56Et une inflation qui pourrait être un peu plus sticky, donc un peu plus collante que ce qu'on pourrait
02:01penser aux États-Unis.
02:02Donc c'est vrai que c'est une situation peut-être pas idéale pour la Réserve fédérale sur le premier
02:05semestre.
02:06Mais on reste persuadé, en tout cas chez ECOFI, qu'on devrait avoir une réaccélération sur la consommation sur le
02:11deuxième semestre aux États-Unis.
02:13Et puis il ne faut pas oublier pour les prochains chiffres qui sortiront plus tard, l'effet vague de froid
02:17aux États-Unis qui pourraient avoir aussi un petit impact sur la consommation.
02:20Mais pas de grande inquiétude sur l'économie américaine.
02:23Mais donc à surveiller l'inflation, d'où le paradoxe sur les taux longs américains qui devraient probablement être un
02:28peu plus hauts.
02:29Oui, effectivement, parce qu'effectivement on est passé sous les 4% et on y reste.
02:33C'est ça aussi qui est important, 3,98 sur les 10 ans américains.
02:36Mais alors, parallèlement, ça fait baisser aussi les taux hypothécaires qui dernièrement sont passés sous les 6%.
02:42Et c'est le standard qui est utilisé pour l'évaluation du marché immobilier aux États-Unis.
02:47Est-ce qu'on peut peut-être prévoir qu'on disait en début de semaine,
02:50le problème c'est qu'il y a énormément d'Américains visiblement qui ont envie de déménager et qui voudraient
02:53acheter plus grand.
02:54Mais les taux hypothécaires du moment, ils n'ont pas du tout envie.
02:57Ils préfèrent garder leur structure de produits hypothécaires telle qu'ils l'avaient signée il y a quelques années,
03:02qui était évidemment beaucoup plus avantageuse, quitte à retarder leurs intentions d'achat.
03:06Là, est-ce que le fait que ça corrige un petit peu et cette pression sur les taux pourrait peut
03:11-être un peu débloquer les choses ?
03:12C'est peut-être encore un peu insuffisant.
03:14On peut rappeler que justement, comme vous l'avez dit, pendant la période des taux bas,
03:17beaucoup d'Américains se sont équipés.
03:19Donc le taux de propriété a beaucoup augmenté aux États-Unis sur cette période-là.
03:22Et aujourd'hui, l'essentiel des nouveaux achats pour les promoteurs,
03:25la dernière fois que j'étais sur votre plateau, je parlais de D.R. Orton, justement, c'est des primo
03:30-accédants.
03:31Donc 6%, ça reste encore relativement prohibitif,
03:33sachant que la correction sur les prix a été relativement modérée.
03:38On en a une, mais elle est limitée.
03:40Donc peut-être un peu prématurée de parler peut-être d'un rebond du résidentiel.
03:44D'ailleurs, c'est la raison pour laquelle le président américain a voulu prendre des mesures
03:47pour soutenir l'immobilier résidentiel, parce que justement, l'affordability,
03:51donc le fait d'avoir l'accès à l'immobilier, est encore compliqué,
03:54même avec un mortgage rate, donc à 6%.
03:56Bon, et malgré tout, on sent une activité économique qui fondamentalement reste quand même très très résistante.
04:07Et puis des indicateurs qui commencent peut-être à frétiller du côté de l'emploi,
04:11après des mois un petit peu inquiétants.
04:13Et ça, selon vous, c'est vraiment un signal à retenir pour l'économie américaine ?
04:17C'est un signal très fort, et ça rejoint ce que je disais sur l'inflation,
04:19parce qu'il y a beaucoup de bruit sur l'emploi.
04:21Tout à l'heure, vous avez parlé avec vos invités précédents
04:23du fait que M. Dorsey licencie une grande partie des effectifs de Square,
04:28enfin, bloc X-Square.
04:30Et donc, il y a beaucoup de bruit sur le fait que l'IA va détruire de l'emploi.
04:33À ce stade, ça reste du bruit, parce que finalement,
04:36en nombre de personnes concernées, ça reste officiellement relativement limité
04:39pour ceux qui affirment concrètement que c'est l'IA qui remplace de l'emploi,
04:44donc Colblanc.
04:45Donc aujourd'hui, l'emploi, justement, s'améliore progressivement.
04:49C'est l'année dernière qu'on avait eu des destructions de l'emploi dans le privé,
04:52ça s'améliore depuis plusieurs mois.
04:53Et on devrait avoir, justement, une amélioration du marché de l'emploi.
04:57C'est pour ça que ça devrait, peut-être, contraindre la Réserve fédérale,
05:00parce que ça pourrait être, de nouveau, inflationniste,
05:03au moins rendre l'inflation un peu plus sticky.
05:05C'est quelque chose, donc, à surveiller.
05:06Mais donc, on est positif, justement, pour cette poursuite
05:08de la reprise de l'emploi privé aux États-Unis.
05:11Vous parliez de la Fed, c'est bien là que vont se rejoindre toutes les inquiétudes.
05:18Parce que, du coup, on parle souvent de la BCE qui est un petit peu coincée
05:21entre différents...
05:22La Fed, c'est la même chose, finalement.
05:24Du coup, la probabilité d'un no-move total sur le premier semestre,
05:30elle reste très, très forte.
05:32Mais pour le reste de l'année, c'est...
05:34Enfin, on ne voit rien venir.
05:35Il n'y a pas de signal très, très clair, encore.
05:38Alors, c'est vrai.
05:38Juste la différence avec Mme Lagarde, c'est que la BCE n'est peut-être pas coincée.
05:42Au contraire, elle est dans une situation plutôt idéale.
05:43Donc, une inflation proche des 2%.
05:45Oui, elle a le choix de l'embarras.
05:46Elle n'a pas l'embarras du soleil, elle a le choix de l'embarras.
05:48Voilà.
05:49La Réserve fédérale, c'est peut-être à très court terme, un peu plus compliqué.
05:51En effet, il y a une forte probabilité qu'au premier semestre,
05:53on n'ait aucune baisse de taux.
05:54C'est le deuxième qui pose sujet.
05:56Et ça n'a rien à voir avec la nomination de M. Warch.
05:59C'est vraiment justement ce sujet de l'inflation et éventuellement de l'emploi
06:04qui va être un peu plus fort qu'anticipé.
06:06Donc, le scénario, on n'est pas complètement certain,
06:10mais ça pourrait être en effet peut-être une baisse de taux, peut-être zéro.
06:14Et donc, si on a une économie américaine même plus résiliente que prévu,
06:18on pourrait même se faire peur en fin d'année, un peu comme en zone euro.
06:21C'est-à-dire que si la croissance économique est plus forte qu'attendue,
06:24on pourrait avoir de nouveau quelques petites tensions inflationnistes.
06:27Donc, à surveiller encore des incertitudes sur le second semestre.
06:30C'est ce qui rend d'ailleurs passionnant.
06:32On a beaucoup plus de divergences au sein des grandes maisons
06:34pour le scénario sur le S2 qu'il y en a pour le S1.
06:38Donc, c'est plutôt intéressant pour les marchés.
06:41Bon, du côté des marchés américains,
06:43c'est dommage que Romain Dobry ne soit pas là aujourd'hui.
06:46Mais Nvidia, là, on a cassé des supports très, très importants
06:50qu'il nous signalait hier.
06:51On n'arrive pas à sortir de la publication des résultats.
06:53On a eu une baisse assez marquée hier
06:56qui était loin d'être étrangère aux scénarios qui ont été faits.
07:02Donc, il n'y avait rien d'alarmant.
07:03Mais là, le titre continue à baisser un petit peu
07:05et ce ne serait pas étranger aussi à la baisse du Nasdaq en ce moment.
07:10Moins 1,14%.
07:11C'est le Dow Jones qui est en baisse un petit peu plus prononcée en ce moment.
07:14Moins 1,2% et moins 0,8% pour le S&P 500.
07:18On le rappelle, le VIX, au-delà des 21 points.
07:19On va parler justement de résultats.
07:21Il y a eu pas mal de publications ces derniers jours.
07:25C'est vrai que c'est très disparate.
07:27Il y a beaucoup de choses qui sont parties un petit peu dans tous les sens.
07:30Qu'est-ce que vous retenez ?
07:31Si on fait la moyenne de tout, qu'est-ce que vous retenez, Karen George ?
07:33Bien sûr.
07:34Alors déjà, le premier point, c'est que les résultats sont globalement bons.
07:37Sur 91% des sociétés du S&P qu'on publie,
07:4074% sont au-dessus au niveau des BPA.
07:43Et c'est une croissance des BPA de 14%.
07:46Déjà, le big picture, les résultats sont très bons.
07:49Le deuxième point, c'est surtout la séance d'hier.
07:51On parlait d'NVIDIA.
07:53Hier, c'était, on ne peut pas dire historique,
07:55mais c'était assez stratosphérique en termes d'écart
07:57entre un panier de valeur AI, dont Nvidia,
08:01et le panier de valeur qui se fait massacrer depuis plus d'un an,
08:05donc software et autres, on va dire AI at risk.
08:07Donc l'écart entre les deux était proche de 6%.
08:10Donc c'est l'écart le plus important depuis DeepSync,
08:14donc depuis février 2025.
08:16Ça, c'est un indicateur technique important, oui.
08:18Voilà, donc ça, c'est très important.
08:19Et ça, c'est plutôt sain pour les marchés,
08:20parce qu'on est dans une forme de rotation qui se poursuit.
08:23Et c'est plutôt très bon, notamment pour la gestion active.
08:26Et le deuxième point, c'est que même le S&P équipondéré,
08:29donc l'indice où les pondérations des 500 membres sont équipondérées,
08:32comme le nom l'indique,
08:33a donc la meilleure perf relative depuis le début de l'année
08:36par rapport au S&P 500 classique.
08:38Donc on voit que, justement, il y a cette rotation
08:41qui se poursuit en dehors du Mach 7,
08:43sans effondrement, justement.
08:44Donc au niveau de l'indice, il n'y a pas d'effondrement non plus.
08:48Mais donc des prises de profit sur Nvidia,
08:50ce n'est pas forcément choquant,
08:51surtout au vu du fait qu'il a mentionné
08:54une concurrence chinoise un peu plus importante.
08:57Il y a un effet stock pas forcément favorable
08:59sur son Cepuce H2O.
09:03Et on attend finalement l'événement GTC de mars
09:06pour avoir des nouveautés sur les nouveaux produits GPU du groupe.
09:09Donc voilà, un peu de prudence sur la thématique AI.
09:12Les résultats de Core Wave aussi ont déçu.
09:14On voit qu'il y a des choses, comme vous avez dit, très disparates.
09:16Dell a bien publié pour les serveurs AI.
09:19Sur les softwares également, pour finir sur la thématique AI rapidement,
09:23là aussi, vous avez des divergences.
09:24Vous avez des entreprises qui ont un peu inquiété,
09:27type Salesforce ou d'autres.
09:29Et des entreprises qui ont rassuré dans le software,
09:31notamment Autodesk hier soir,
09:33ou Bentley Systems également hier.
09:35Donc des groupes de software qui, eux, montrent qu'il y a une résilience
09:38et que l'IA ne serait pas forcément disruptive pour l'ensemble du secteur.
09:41C'est vraiment la leçon à retenir sans doute de cette semaine.
09:45Maintenant, l'autre leçon à retenir, c'est qu'on avait l'impression,
09:47et c'était l'objet d'une de nos questions du jour,
09:50est-ce que Jensen Wang va remettre l'église au milieu du village,
09:52va régler les problèmes en disant
09:53mais non, on ne va rien détruire comme valeur.
09:55L'important, c'est qu'on reste chacun sur nos rails respectifs.
09:58En fait, pour l'instant, il n'a pas rassuré grand monde.
10:01C'est-à-dire que l'essoreuse, elle continue de fonctionner.
10:03La preuve aujourd'hui, avec des marchés qui sont un petit peu perdus.
10:06Cela dit, vous parliez de Dell, et ça, c'est très important.
10:08C'est vrai que le titre réagit très, très bien à la publication de ses résultats.
10:11Plus 17%, donc vraiment dans le hardware de ce qu'est l'intelligence artificielle,
10:16et notamment à destination des entreprises,
10:18on voit que le terrain est quand même assez positif.
10:23Maintenant, il y a peut-être aussi une question de rotation sectorielle
10:25sur les valeurs américaines.
10:27C'est vrai que certains ont pris le parti de dire
10:30l'IA, on ne va pas y toucher.
10:32On va regarder l'économie réelle, entre guillemets,
10:36les Caterpillar, les John Deere,
10:38on va aller dans les gros camions, dans les gros engins,
10:40dans les trucs qui sont un petit peu des indicateurs avancés de l'économie.
10:43On voit que du côté de la Bourse de Paris,
10:46par exemple, ça se traduit par un retour gagnant
10:48autour de ce qu'on a longtemps appelé
10:49les boring companies, les valeurs ennuyeuses,
10:52l'infrastructure, l'énergie,
10:54les pourvoyeurs de rendement.
10:56Du côté des États-Unis, comment ça se passe,
10:58cette rotation ? Quel secteur
11:00on voit émerger au milieu de
11:01cette tempête continue ?
11:03Justement, on va aller de la hard economy,
11:05l'économie réelle. Tout à l'heure, vous avez parlé
11:07de défensif. Certaines sont quand même cycliques.
11:09Donc, c'est défensif au sens où
11:11ce n'est pas technologique, mais l'activité
11:13est quand même cyclique.
11:15Vous avez justement les groupes industriels qui sont
11:17plébiscités, qui sont recherchés encore
11:19aux États-Unis. Vous avez même la thématique
11:21uranium encore, la thématique
11:23reshoring qui marche bien. Donc, ça rejoint
11:25un peu ce qu'on peut voir
11:27en Europe. Il y a encore
11:29des disparités sur la partie, on va dire,
11:31économie réelle, mais qui peut être relativement
11:33à risque de l'IA. Donc, vous avez eu un peu de bruit
11:35sur les assureurs aux États-Unis,
11:37quand il y a eu la news sur le brokerage
11:40là-bas. Donc,
11:41ça a pollué un peu aussi sur la partie
11:43même financière. Aussi, la publication
11:45de JP Morgan, qui a été
11:47perçue de manière un peu mitigée aussi.
11:50Donc, des petites disparités,
11:52notamment sur les financières,
11:53mais sur la partie industrielle, en effet,
11:55c'est recherché, et bien sûr, les produits de base
11:57avec la hausse des prix des métaux.
11:59Là, pour le coup, tout l'écosystème qui est
12:01exposé aux produits de base, notamment les métaux,
12:03est plutôt bien arrêté encore en
12:05en 2026. Donc ça, c'est une rotation qui se poursuit
12:07aux États-Unis.
12:08Profitez du week-end pour réécouter
12:09la bourse cash d'hier.
12:11Il y avait Benjamin Louvet,
12:13Dauphi Invest, qui nous faisait un cours magistral
12:15sur Donald Trump et en train de passer
12:17du drill baby drill au mine baby mine.
12:20Il remet en branle toute l'industrie
12:21minière aux États-Unis, là, en ce moment.
12:23Et c'était diablement intéressant.
12:25La bourse cash d'hier, sur le replay,
12:28sur le podcast, avec Benjamin Louvet,
12:29encore une mine d'informations,
12:31sans mauvais jeu de mots,
12:32autour de ces matières premières qui restent vraiment
12:35au cœur des questions de souveraineté
12:36dont Donald Trump s'est emparé
12:38au cours de son mandat.
12:40On va peut-être terminer juste par
12:42un indicateur de climat,
12:44de tension aux États-Unis.
12:47Depuis une grosse semaine,
12:48c'est vrai qu'on a eu les déboires
12:50de ce fonds qui s'appelle
12:52Blue Hall Capital,
12:54avec une fermeture de fonds,
12:56et qui a remis,
12:57au premier plan,
12:58la problématique du financement
13:00de l'innovation technologique,
13:01via le crédit privé.
13:02On a eu d'ailleurs le patron
13:04de JP Morgan,
13:05Jimmy Diamond,
13:05qui s'en est pas mal inquiété,
13:07qui a dit que ça,
13:09si explosion il y a,
13:11ça risque de faire énormément
13:12de dégâts.
13:14Quel est votre sentiment là-dessus ?
13:15Est-ce que ça reste un risque
13:17circonscrit pour le moment,
13:18précisément parce qu'il s'agit
13:19de crédit privé,
13:20qui n'est pas trop exposé
13:22à la mécanique de marché général ?
13:25Ou est-ce qu'il faut peut-être
13:26s'inquiéter de l'exposition
13:26de certains acteurs
13:27à cette problématique ?
13:29C'est une bonne question.
13:30Déjà, le PDG de JP Morgan
13:32est souvent très catastrophique,
13:33c'est-à-dire qu'il a eu
13:34la crise bancaire,
13:35donc il aime bien parfois
13:36contredire ses propres stratégistes.
13:39À ce jour,
13:40les grandes banques indiquent
13:42que c'est relativement circonscrit,
13:43donc on peut avoir
13:44des niveaux de défauts
13:45qui augmentent.
13:46Certaines banques parlent même
13:47de 15% de tout défaut
13:48sur le private credit.
13:50Donc, il y a un risque
13:51quand même de pollution,
13:53mais un risque systémique
13:55à ce stade,
13:56on ne le pense pas.
13:56D'ailleurs, on l'a vu
13:58il y a quelques mois
13:58aux Etats-Unis,
13:59vous avez vu les déboires
14:00de deux faillites
14:01qui ont impacté
14:02les banques américaines
14:03et même européennes.
14:04Donc, on a déjà
14:06des sujets là-dessus
14:07et l'essentiel aussi
14:08de l'embellie
14:11sur la dette en ce moment
14:12concerne quand même
14:13des groupes cotés aussi
14:14pour l'IA,
14:15justement,
14:15notamment Alphabet.
14:17On n'a pas trop d'inquiétude
14:18en tout cas sur la qualité
14:20obligataire de cette émetteur-là.
14:21Donc, sur le private credit,
14:23on peut avoir
14:23un peu de pollution,
14:24mais pas d'effondrement
14:26en un autre sens.
14:27Merci infiniment,
14:29Karen George,
14:29gérante action,
14:30spécialiste des actions américaines
14:31évidemment chez Ecofin.
14:32Merci d'avoir été avec nous
14:34pour ce USA Today.
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