- il y a 9 heures
Avec Quentin Mathieu (économiste agricole), Daniel Palop (éleveur de Gasconne des Pyrénées à Véraza) et Quentin Le Guillous (secrétaire général des Jeunes Agriculteurs)
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NewsTranscription
00:00En direct du Salon International de l'Agriculture, depuis le stand de la Coopération Agricole,
00:06Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Maxime Liedot.
00:12Mais quel bonheur d'être avec vous, amis auditeurs, depuis ce Salon de l'Agriculture,
00:16cette 62e édition qui certes ne connaît pas la présence des bovins,
00:19mais qui ici, dans les couloirs en tout cas, du côté du Parc des Expositions de Versailles,
00:24commence à se remplir de chaleur humaine, d'experts, d'anecdotes à raconter,
00:28mais aussi de discussions, de débats, dont celles qu'on va avoir jusqu'à 10h,
00:31avec cette question que l'on vous pose sur le site sudradio.fr, sur l'application et les réseaux sociaux.
00:36La France a-t-elle, a-t-elle, encore les moyens d'être une puissance agricole ?
00:40Ce sujet, on va l'éborder avec Daniel Palot. Bonjour.
00:43Bonjour.
00:43Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
00:45Éleveur de Gascogne des Pyrénées à Vérasa, et impacté bien sûr par la fermeture des marchés,
00:49à cause de la fameuse dermatose nodulaire contagieuse, dont la ministre a annoncé ce matin à ce micro qu'elle
00:54était terminée.
00:55C'est-à-dire que c'est fini les restrictions, on va pouvoir reprendre les déplacements de bovins.
00:59Vous faites une mine boudeuse, ou en tout cas une mine dubitative, on aura l'occasion d'en reparler tout
01:03au long de cette émission.
01:04Et Quentin Mathieu, bonjour.
01:06Bonjour.
01:07Économiste agricole.
01:08Pour commencer cette conversation peut-être sur l'idée que la France doit peut-être à un moment montrer les
01:13muscles à nouveau
01:14pour devenir une grande puissance agricole, statut qu'on a perdu.
01:16Commençons par vous, Quentin Mathieu, pour qu'on comprenne aujourd'hui l'état de l'agriculture en France.
01:22Concrètement, ça se résume en combien de chiffres ?
01:24Ça se résume en combien de données ?
01:25Alors, il y a un chiffre que l'on peut retenir et qui est très significatif en 2025,
01:31c'est l'état de la balance commerciale agroalimentaire française,
01:33qui est un indicateur parmi d'autres de compétitivité.
01:37Cette balance commerciale en 2025, elle dégage un excédent de seulement 200 millions d'euros.
01:43Quand il y a encore quelques années, celle-ci est dégagée un excédent de 7 milliards d'euros
01:47et même jusqu'à 10 milliards d'euros.
01:50Donc, on voit qu'il y a un recul très significatif aujourd'hui de la ferme France
01:54dans sa présence sur les marchés mondiaux et qui est l'un des symptômes de sa perte de compétitivité,
02:00aussi bien à l'international, mais également sur ses propres parts de marché en interne.
02:07Je vous donne un autre chiffre clé qui est assez frappant quand on regarde aujourd'hui
02:11de la viande servie en restauration hors foyer.
02:13Donc, ça concerne la restauration collective, la restauration commerciale.
02:17La viande servie dans les essais de français est 60% importée,
02:22majoritairement en provenance des pays de l'Union européenne,
02:25mais qui montre que la France perd des parts de marché sur son propre domaine
02:30alors qu'on a le premier cheptel à l'échelle européenne.
02:34Donc, on voit qu'il y a une véritable désynchronisation,
02:38aussi bien vers l'extérieur que sur les marchés intérieurs.
02:43Et est-ce que du côté du terrain, vous pouvez également nous dire
02:46à quoi ressemble le monde agricole ?
02:47Et je me tourne naturellement vers vous, Daniel Palot,
02:50vous qui êtes éleveur de Gascogne des Pyrénées,
02:52aujourd'hui, quand on est éleveur comme vous, ça ressemble à quoi ?
02:55C'est une succession de crises et c'est une moudubidative
02:57quand j'évoque la levée des fonctions suite à la déamatole nodulaire.
03:00Expliquez-nous pourquoi.
03:00Pourquoi ? Parce que ça fait une dizaine d'années qu'on traverse crise sur crise,
03:06notamment des crises sanitaires, MHE, FCO, des crises climatiques.
03:14Je parle aussi de ma région, dans le sud, il y a des canicules infernales,
03:19des hivers où il pleut énormément, des saisons qui sont complètement démarquées.
03:25Et effectivement, pour rentrer un peu plus profond dans ces crises sanitaires,
03:29on vient de traverser quelque chose de terrible dans le sud de la France,
03:33après les Savoies.
03:34Ça a été les Pyrénées-Orientales, puis l'Ariège et la Haute-Garonne
03:37qui ont été impactées par cette DNC.
03:40Et on a subi un protocole, on l'a subi vraiment,
03:44parce qu'on a été contraint de vacciner tous nos animaux.
03:47À partir de là, on a eu tous nos animaux qui étaient bloqués
03:49pendant 14 mois à l'exportation.
03:51Sauf que les 14 mois, on ne nous l'avait pas dit,
03:53ils commençaient 4 mois après, les 14 mois.
03:55Donc ça faisait 18 finalement.
03:56Donc on attendait le temps d'incubation nécessaire des 4 mois
03:58et après encore les fameux 14 mois d'attente.
04:01Tout à fait, oui, tout à fait.
04:02Et là, on a tous vaccinés, on est tous dans une zone vaccinale.
04:04Et maintenant, le protocole n'a toujours pas bougé, en fait.
04:07Mais la ministre assure pourtant au micro de Sud Radio ce matin
04:10que ça y est, toutes les sanctions sont levées.
04:12Progressivement, on va pouvoir à nouveau commercer,
04:14on va pouvoir à nouveau déplacer les bovins.
04:16Vous, vous êtes quoi ? Beaucoup plus réticent, dubitatif ?
04:18Vous dites oui, peut-être, mais en réalité,
04:20quand on regarde le protocole attentivement,
04:22ce n'est pas la réalité ?
04:23Les animaux sont tous vaccinés.
04:26Et en plus, on est en hiver.
04:28La propagation des insectes piqueurs,
04:29elle est évidemment moindre que dans les périodes plus chaudes.
04:33Donc nous, on est un peu plus prudents.
04:35On attend le printemps pour voir si ça ne repart pas.
04:37En plus, il y a des animaux qui vont revenir dans notre région
04:40qui seront des animaux naïfs, qui ne sont pas vaccinés.
04:44Et le protocole, c'est qu'ils doivent revenir chez nous, non vaccinés,
04:47et les vacciner chez nous.
04:48Donc c'est des bombes à retardement.
04:50Et on a des animaux qui sont regroupés à coup de 1500 sur des estives.
04:53S'il y a un de ces animaux qui sort positif,
04:55qu'est-ce qu'on fait ? On les abat.
04:56Alors qu'on a tout vacciné, non.
04:57On ne peut pas l'accepter, en fait.
04:58Donc qu'est-ce que vous demandez à la ministre de l'Agriculture,
05:01qui était une fois de plus à votre place il y a moins d'une heure ?
05:05Vous lui dites qu'en réalité, ça c'est très bien,
05:07on a fait, on va dire, le plus dur avec ce protocole qui était très difficile.
05:10Maintenant que la plupart des bovins sont vaccinés,
05:12il faut changer de méthode ?
05:14Mais évidemment, il faut revenir sur ce protocole.
05:16Une fois que c'est vacciné, on ne peut plus,
05:17ce n'est pas acceptable de tuer des animaux qui sont protégés,
05:21qui sont vaccinés.
05:22Non, ce n'est pas acceptable, en fait.
05:23Et donc, c'est un débat qu'on suivra attentivement,
05:26en tout cas dans les prochaines semaines,
05:27dans les prochains mois, sur le changement de ce protocole.
05:29Quentin Mathieu, économiste agricole,
05:31Daniel Palot, éleveur de Gascogne des Pyrénées à Vérasa,
05:34pardonnez-moi, la question qu'on se pose ce matin,
05:36c'est la France a-t-elle encore les moyens d'être une puissance agricole ?
05:40Je me tourne vers l'expert des chiffres, vers vous,
05:42Quentin Mathieu, est-ce que quand vous voyez une certaine situation,
05:44d'abord avec vos nombreuses compétences,
05:47est-ce que, oui, la France a encore les moyens d'être une puissance agricole ?
05:52Alors, oui, elle en a encore les moyens,
05:54c'est que, pour l'instant, elle est située sur un chemin,
05:57je ne vais pas encore dire du déclin,
05:59mais on voit bien qu'il y a un changement des hiérarchies,
06:01aujourd'hui, de la France,
06:02ne serait-ce qu'en comparaison de ses voisins européens.
06:05On présente souvent la France comme la première puissance agricole européenne.
06:08C'est vrai quand on regarde la valeur de sa production agricole.
06:11Par contre, quand on regarde la valeur ajoutée de la production agricole,
06:15la France, aujourd'hui, apparaît dépassée par l'Espagne, par l'Italie.
06:19Et quand on regarde les chiffres aussi de la balance commerciale agroalimentaire,
06:22idem sur ces dix dernières années,
06:24l'Espagne est passée devant nous,
06:26la Belgique est passée devant nous,
06:27la Pologne est passée devant nous,
06:29l'Italie va également passer devant nous.
06:31Donc, on voit qu'on est en train de régresser
06:33dans la hiérarchie des puissances agricoles.
06:35Et pour compléter votre propos,
06:37Dominique Chargé, qui était notre invité tout à l'heure
06:39et qui est le président de la coopération agricole,
06:41en plus, bien sûr, de ses activités d'agriculture,
06:43nous rappelait ce chiffre qui sont en lien, malheureusement,
06:46avec ce que vous dites, quant à Mathieu,
06:48que quand nous avons augmenté, nous, notre production agricole
06:50de 13 à 16% depuis 2019.
06:52Écoutez bien, celle de l'Espagne,
06:54puisque vous l'évoquiez,
06:55a bondi de 32%
06:57et celle de la Pologne de 76%.
07:00C'est-à-dire que là aussi,
07:01on fait des choix,
07:02et visiblement, ce ne sont pas les meilleurs.
07:03On fait des choix, effectivement,
07:05qui sont à rebours aujourd'hui,
07:07des tendances.
07:08Et en fait, il y a un secteur
07:10qui est très symptomatique sur ça.
07:12Je prends l'exemple de la volaille.
07:13Quand on regarde la trajectoire
07:15de la production et de la consommation
07:16de volailles en France,
07:17il y a quand même un chiffre
07:17qui est extrêmement marquant.
07:19Dans les années 90,
07:20la France produisait plus de 2,2 millions
07:22de tonnes équivalent carcasse de volailles.
07:24Aujourd'hui, on en produit 1,7.
07:26Dans le même temps,
07:27la consommation de volailles en France
07:29a bondi de plus de 57%.
07:31On est totalement à la traîne.
07:32Et il faudrait, en fait,
07:33l'équivalent de cette production
07:34des années 90
07:35pour couvrir l'ensemble, aujourd'hui,
07:37de la consommation de volailles française
07:39de 2026.
07:41Donc, on voit bien
07:41qu'il y a eu des choix
07:43qui ont été faits, politiques.
07:45Il y a des trajectoires
07:46qui ont été impulsées
07:46qui, finalement, ont été à rebours
07:48des tendances de consommation
07:51alimentaire des Français
07:51qui expliquent
07:52qu'on n'arrive pas, aujourd'hui,
07:54à couvrir la consommation française
07:57avec ce que produit
07:58la ferme France.
07:59Il y a une désynchronisation,
08:00aujourd'hui,
08:01entre l'appareil de production
08:02et la consommation.
08:03Daniel Palot,
08:04vous qui avez les mains
08:05dans le candouille de l'agriculture
08:06en France,
08:06qui participez au bon fonctionnement
08:08de cette machine agricole France.
08:10Est-ce que vous,
08:10l'éleveur de Gascogne
08:11des Pyrénées à Vérasa,
08:13constatez aussi les mêmes choses ?
08:14Comment vous apercevez,
08:15si vous voulez,
08:16les problèmes français,
08:17vous, dans votre quotidien ?
08:18Quels sont les fois
08:19face à une réglementation
08:21très tatillonne,
08:22face à un choix
08:22qui a été pris,
08:23face à une décision
08:24qui vous tond dessus ?
08:24Ou vous vous dites vraiment
08:25voilà, ça,
08:26c'est typiquement ce qui fait
08:27qu'on a des bâtons dans les roues,
08:28ce qui fait qu'on n'arrive
08:29pas à avancer concrètement ?
08:30Mais,
08:31monsieur parlait de l'Espagne,
08:33parlait de l'Italie,
08:34en fait,
08:38on est accablés par les normes,
08:39donc évidemment,
08:40c'est compliqué de lutter.
08:41Pour tous ceux qui nous écoutent,
08:44les normes auxquelles
08:45vous faites face,
08:46c'est quoi ?
08:46Donnez des exemples très précis,
08:47c'est quoi ?
08:48Je ne sais pas moi,
08:48sur la taille des bâtiments,
08:50sur la façon de traiter vos animaux,
08:51c'est quoi les normes
08:52aujourd'hui qui vous agacent ?
08:53Les normes, moi,
08:54qui m'agacent personnellement,
08:55j'avais un élevage de porc,
08:56en plus d'un petit atelier
08:57plein air,
08:58où on faisait du porc,
08:59et il y en avait beaucoup
08:59dans ma région
09:00qui s'étaient développés comme ça,
09:01ça relançait l'abattoir,
09:02on a un petit magasin local
09:04où on arrive à le livrer.
09:07Circuit court.
09:07Voilà.
09:09Contrôle de la DDC-SPP,
09:12mise aux normes.
09:12On me dit mise aux normes.
09:14Mise aux normes,
09:14c'est quoi,
09:14mise aux normes dehors ?
09:15En fait,
09:15on a les mêmes charges
09:16que des grands bâtiments industriels.
09:19En fait,
09:19on ne peut pas,
09:19parce que ce n'est pas du tout
09:20les mêmes méthodes
09:21pour produire que l'on a nous.
09:24C'est des sas d'entrée,
09:26c'est des clôtures,
09:26c'est des bottes se changer
09:28entre chaque parc,
09:29mais on ne fait que ça
09:29toute la journée.
09:31Et après,
09:32il y a toutes ces normes,
09:33ces interdictions de produits,
09:35toutes ces interdictions
09:37de traitement sur la vigne
09:39ou peu importe sur quoi.
09:41Mais l'agriculteur français
09:42est assommé par les normes
09:44et par l'administration.
09:45Et sur cette idée,
09:46à un moment,
09:46qu'on devrait montrer
09:48quand même les muscles à nouveau,
09:49essayer d'être une puissance,
09:50est-ce que vous,
09:50vous avez confiance,
09:51tout simplement,
09:52dans ce narratif,
09:53dans cet objectif
09:53où vous dites,
09:54quand je regarde ma situation,
09:55moi, c'est quelque chose
09:56que je ne pourrais jamais faire,
09:57c'est impossible à mon niveau aujourd'hui.
09:58Je suis trop empêtré de normes
10:00ou même on ne me laisse pas faire
10:01suffisamment comme je veux
10:02ou ça ne gagne pas assez,
10:04je n'ai pas une rémunération
10:04qui me permet de penser ça
10:05parce qu'on veut peut-être
10:06redevenir une puissance agricole,
10:07mais moi, déjà,
10:08j'ai du mal à me payer
10:09à la fin du mois.
10:10Ah, mais ça, c'est sûr.
10:11Le problème,
10:11c'est qu'il faudrait que quand même
10:13l'administration française,
10:14ils oublient un peu les agriculteurs
10:15et qu'ils leur fassent
10:15un peu confiance quand même.
10:17C'est chez nous,
10:17c'est nos pays,
10:18on ne veut pas les polluer,
10:19on ne veut pas les dégrader,
10:21on veut les protéger
10:21et on veut produire dessus
10:22correctement pour alimenter
10:24les filières locales
10:24ou nationales.
10:26Et on veut aussi
10:29pérenniser notre métier
10:30parce qu'on l'aime,
10:31on aimerait le transmettre.
10:32C'est quoi votre appel
10:33ce matin à tous les Français
10:34qui, que ce soit en Gironde,
10:36quand ils s'opposent
10:36à une ferme de saumon,
10:37que ce soit dans Limousin
10:38où il y a un grand bâtiment
10:40pour une ferme de 2100 pauvins
10:41ici au Pauze-Camp,
10:42ce sont la construction
10:43pas forcément d'une méga-bassine
10:44mais juste d'une bassine
10:45où il y a des recours
10:46en justicia.
10:47Qu'est-ce que vous leur dites
10:48ce matin ?
10:48Mais vous ne pouvez pas
10:49manger de la qualité
10:50si vous ne la laissez pas
10:51se faire à côté de chez vous ?
10:52Exactement, exactement.
10:53On ne peut pas
10:54vouloir des choses
10:55et dès qu'il y a un projet
10:56qui se fait
10:57aux portes de votre maison,
10:58être systématiquement opposé
11:00pour des raisons écologiques
11:01qui sont souvent pas valables
11:03en fait.
11:03C'est ça la plupart du temps
11:05ce que vous ressentez.
11:05Je vous propose messieurs
11:06qu'on poursuive
11:07cette discussion
11:08sur Sud Radio
11:08en direct de ce salon
11:09de l'agriculture
11:10jusqu'à 10h.
11:11On sera rejoint également
11:12par le secrétaire général
11:13des jeunes agriculteurs
11:14pour ajouter aussi
11:14une voix à ce débat.
11:15On va continuer.
11:16Est-ce que les normes
11:17tâtillonnent bien sûr
11:18que c'est un problème
11:18et on l'a compris
11:19en discutant avec vous ?
11:20Mais il y a aussi
11:21cette question en effet
11:22des bâtiments
11:23qui ne peuvent pas
11:23toujours se construire à côté
11:25puis plus largement
11:25le métier d'agriculteur
11:27faut-il mieux le considérer
11:28mieux le valoriser ?
11:29Qu'est-ce qu'on peut faire
11:29pour avoir des effets concrets ?
11:31J'imagine qu'on va éviter
11:32de faire une loi
11:32d'urgence agricole chaque année.
11:33Ça pourrait nous aider
11:34à avancer peut-être
11:35un peu plus sereinement.
11:36Suite de la conversation
11:37sur Sud Radio
11:37et en direct du stand
11:38de la coopération agricole
11:39avec Quentin Mathieu
11:40économiste agricole
11:41Daniel Palot
11:42éleveur de Gascogne
11:43des Pyrénées à Bérasa
11:44et on l'a compris
11:45impacté bien sûr
11:46par la fermeture
11:46des marchés
11:47de la dermatose nodulaire
11:48et puis on sera
11:48dans une poignée de secondes
11:49également avec le secrétaire général
11:51des jeunes agriculteurs.
11:51A tout de suite.
11:53En direct du Salon
11:54international de l'agriculture
11:56depuis le stand
11:57de la coopération agricole
11:58Le Grand Matin Sud Radio
12:00La vérité en face
12:03Maxime Liedot
12:04Suite de la discussion
12:06sur l'antenne de Sud Radio
12:07en direct jusqu'à 10h
12:09encore une poignée de minutes
12:10ensemble
12:10depuis le stand
12:11de la coopération agricole
12:13et ce thème en tout cas
12:14qui nous anime
12:15avec Quentin Mathieu
12:16économiste agricole
12:17Daniel Palot
12:17éleveur de Gascogne
12:18des Pyrénées
12:19et Quentin Le Guillou
12:20qui vient de nous rejoindre
12:20Bonjour
12:21Merci beaucoup
12:22d'être avec nous ce matin
12:23Vous êtes le secrétaire général
12:25du syndicat
12:26Les jeunes agriculteurs
12:27On était en train
12:28de se poser une question
12:29sur laquelle évidemment
12:31votre regard est intéressant
12:32concernant la problématique
12:33de la France
12:34a-t-elle encore les moyens
12:35de devenir une grande puissance
12:36agricole ?
12:37A l'instant
12:37Quentin Mathieu
12:38nous rappelait les chiffres
12:39quand même
12:39pour illustrer la balance
12:41commerciale agricole
12:42qui n'est quand même pas
12:42folichonne
12:43A l'instant
12:43Daniel Palot
12:44nous rappelait
12:44accessoirement
12:45qu'il y a aussi
12:46un métier d'agriculteur
12:46qui a connu des crises
12:49à non plus pouvoir
12:51qu'elles soient climatiques
12:52qu'elles soient également sanitaires
12:53Vous, quel est votre regard
12:55aujourd'hui sur le métier
12:55d'agriculteur ?
12:56Est-ce qu'il a encore
12:57aujourd'hui des chances
12:58en effet de pouvoir
12:59faire de la France
13:00une grande puissance agricole ?
13:01Je pense que ça va être possible
13:02par contre il va falloir
13:03y mettre les moyens
13:04que ce soit des moyens financiers
13:06c'est une chose
13:06mais des moyens
13:07pour aller chercher des jeunes
13:08pour accompagner
13:09les agriculteurs actuels
13:11sur une transition
13:12parce que
13:13t'es dit
13:13il y a un changement climatique
13:14qui est en train
13:15d'opérer fortement
13:16sur le territoire français
13:17donc il faut qu'on arrive
13:18à anticiper
13:19le changement climatique
13:19avec des cartes
13:22Aujourd'hui je pense
13:23qu'on a des cartes
13:23on est capable de se parler
13:24de 1, 2, 3 degrés
13:26on est capable de regarder
13:26par région
13:27le changement climatique
13:28qui va s'opérer
13:29et une fois qu'on va pouvoir
13:30cerner ça
13:31regarder ce qui manque
13:33aujourd'hui
13:33on sait que
13:34par exemple
13:34il nous manque des oeufs
13:35on sait qu'il va nous manquer
13:37encore
13:37que ça soit sur la volaille
13:38chair
13:39il nous manque encore
13:40de la production
13:41que ça soit sur les céréales
13:42on peut aller chercher
13:43Alors Quentin Le Guillou
13:44je suis navré
13:44vous venez au coeur
13:45de la discussion
13:46qu'on a laissée
13:47avant la pub
13:47qui est le nombre de français
13:49alors produire tout le monde
13:50veut produire
13:50la ministre qui était à ce micro
13:51tout à l'heure
13:51disait oui oui nous aussi
13:52on veut produire
13:53les agriculteurs veulent plus produire
13:54mais le problème
13:55ce sont les habitants
13:56généralement de ces régions
13:57de ces territoires ruraux
13:58qui disent
13:58mais nous on ne veut pas
13:59du poulailler à côté
14:00on ne veut pas du pâtiment agricole
14:02avec les 2100 bovins
14:03qu'est-ce que vous leur dites
14:03à ces français ce matin ?
14:05Bah qu'en fait
14:05il va falloir qu'ils nous disent
14:07soit on nous laisse
14:08un poil produire
14:09et soit on essaye
14:10de réalimenter des territoires
14:11là on parle quand même
14:12de
14:13il y a des certains territoires
14:14où aujourd'hui
14:14on n'a plus d'agriculture
14:15il n'y a plus d'abattoir
14:16il n'y a plus d'élevage
14:18il n'y a pas de problème
14:19mais derrière
14:19quand les gens
14:19ils viennent me dire
14:20et qu'on entend à la télé
14:21qu'il n'y a plus de médecin
14:22qu'il n'y a plus d'école
14:23qu'il n'y a plus de tout ça
14:24bon bah voilà
14:24si on veut réarmer un peu
14:26comme tout le monde dit
14:26la France
14:27si on veut réarmer
14:28la souveraineté alimentaire
14:29si on veut redonner une dynamique
14:30il va falloir qu'on arrive
14:31à reproduire
14:32et moi demain
14:32s'il faut monter un abattoir
14:34dans un département
14:35comme l'Indre
14:35ou n'importe quoi
14:36où aujourd'hui
14:37on est en pleine décroissance
14:38malheureuse
14:39de la ruralité
14:40et bah j'irai le soutenir
14:42j'irai le soutenir
14:43et si demain
14:43il faut remonter
14:457, 10, 15, 20 poulaillers
14:46ou une série de bâtiments
14:48dans un département
14:48et comment aller convaincre
14:49tous ces français réticents
14:51une fois plus
14:51regardez
14:51on prenait avec la ministre
14:53et tout au long de cette matinale
14:54un exemple très concret
14:55et je veux entendre ensuite
14:56Quentin Mathieu
14:57et Daniel Palot également
14:58sur ce sujet
14:59de cette ferme agricole
15:01enfin de cette ferme
15:02de saumon en Gironde
15:03où là ce sont des habitants
15:05qui ont simplement
15:05une résidence secondaire
15:06qui écrivent pour dire
15:07mais de cette ferme
15:08on n'en veut pas
15:09comment on fait
15:09pour que ces français
15:10tout d'un coup
15:11aient justement
15:11l'envie d'avoir
15:12un petit bâtiment agricole
15:13ou envie de soutenir
15:15concrètement l'agriculture
15:16malheureusement
15:16il va pas falloir
15:17laisser trop de choix
15:18soit moi
15:19enfin quand on regarde
15:20aujourd'hui dans la loi
15:21et que si l'agriculteur
15:22a réussi à avancer
15:23qu'il a eu l'accord
15:24de la mairie
15:24qu'il a eu l'accord
15:25des préfets
15:25qu'il a eu l'accord
15:26des DTT
15:27qu'il a eu l'accord
15:28de tout le monde
15:28et bah banco
15:29on y va
15:30il faut avancer
15:30et aujourd'hui
15:32refaire de la biodiversité
15:33monter des pouvoirs
15:35cacher ou construire
15:37intelligemment le bâtiment
15:38c'est possible
15:38et il va pas falloir
15:40qu'on se laisse trop embêter
15:40par 2 ou 3% de population
15:42qui vont venir
15:43et qui vont nous dire
15:44non on veut pas de bâtiment
15:45aujourd'hui on sent
15:46qu'on a des gens
15:46qui nous soutiennent derrière
15:47quand on regarde
15:48un peu les chiffres
15:49et certains sondages
15:50on parle de 80%
15:50de gens qui aiment
15:52les agriculteurs
15:53et qui veulent plus
15:53d'agriculture française
15:55sur le territoire
15:56regardons plutôt
15:56ces chiffres là
15:57et regardons
15:58ceux plutôt
15:59qui nous soutiennent
15:59Daniel Palot
16:00comment vous réagissez
16:01justement au propos
16:02de Quentin Lodio
16:03qui dit
16:03mais moi j'irais
16:04un par un
16:05français par français
16:05allez les convaincre
16:06de la nécessité
16:07des bâtiments agricoles
16:08vous au quotidien
16:08vous avez aussi cette
16:09j'aime pas le terme
16:10mais utilisons-le franchement
16:11cette schizophrénie française
16:13de gens qui aiment
16:14leurs agriculteurs
16:14de français qui aiment
16:15leurs agriculteurs
16:16mais qui derrière
16:17quand il s'agit de sacrifier
16:18peut-être un peu de confort
16:19ben là ça file à l'anglaise
16:22comme on dit
16:22oui oui
16:23après il faut pas
16:24non plus être alarmiste
16:25sur ce que aiment
16:27les français ou pas
16:28les français ils aiment
16:29les agriculteurs
16:29mais il y en a une poignée
16:31et ils ont trop de
16:32ils ont trop de paroles en fait
16:33ils ont trop de paroles
16:34ils sont trop suivis par la justice
16:36chaque fois que ça va
16:38en justice
16:38ces histoires
16:39c'est eux qui gagnent
16:40c'est pour ça le problème
16:41si on remettait ces gens
16:42à leur place
16:43si on les laissait là où ils sont
16:44et si on nous laissait vivre
16:45tranquillement sur nos territoires
16:46il n'y aurait pas de problème
16:47il y a des maires
16:48il y a des préfets
16:50il y a des préfets de région
16:51tout ça
16:51eux c'est à eux
16:52à décider
16:52et c'est à nous
16:53c'est à nous les défenseurs
16:54de ces territoires ruraux
16:56et je l'ai dit tout à l'heure
16:58laissez-nous
16:58faites-nous confiance
16:59en fait
17:00on aime vivre chez nous
17:01et on le respecte
17:02Quentin Mathieu
17:04économiste agricole
17:05rappelait aussi
17:05l'importance
17:06de réindustrialiser
17:08le pays
17:08alors à une échelle
17:09on va dire
17:10beaucoup plus globale
17:11mais également dans l'agriculture
17:12c'est indispensable
17:13pour répondre à cette question
17:14de l'avenir de la France
17:15en tant que puissance agricole
17:17exactement
17:17et il y a un parallèle
17:19qui est saisissant
17:19comme vous dites
17:20avec l'industrie
17:20en France
17:21pour installer une usine
17:22il vous faut au moins 3 ans
17:24sans compter
17:24les délais
17:25les recours
17:26dans d'autres pays européens
17:27il vous faut à peine un an
17:29et le secteur agricole
17:30aujourd'hui
17:30est confronté
17:31à la même problématique
17:32c'est important de parler
17:33de l'industrie
17:34effectivement
17:34parce que
17:35s'il y a de l'amont
17:35il faut aussi un aval
17:37pour pouvoir transformer
17:38pour pouvoir porter
17:39les prix agricoles
17:39c'est ce que nous disait
17:40Christian Lambert
17:41tout à l'heure
17:41parce que quand on fait
17:42des lois pour s'assurer
17:43de l'équité des prix partout
17:44on a un problème
17:45c'est que tous ceux
17:45qui sont en fait
17:46dans l'intermédiaire
17:47de la chaîne
17:47dans le milieu de la chaîne
17:48notamment dans la transformation
17:49il n'y a rien qui est fait pour eux
17:50donc il faut penser
17:51à toute la chaîne
17:52il faut penser à toute la chaîne
17:53et la réalité aujourd'hui
17:54des chiffres
17:55c'est qu'après
17:56un très profond mouvement
17:58de désindustrialisation
17:59au milieu des années
18:002000-2010
18:01avec la crise économique
18:02et financière
18:03la France
18:03renouée avec
18:05des installations d'usines
18:06sauf que depuis maintenant
18:07deux ans
18:07la courbe est en train
18:09de s'inverser
18:09de nouveau
18:10on fait face à davantage
18:11de fermetures
18:12que d'ouvertures
18:13d'usines agroalimentaires
18:14donc on est en train
18:15non seulement
18:16de se désagroquiliser
18:17mais aussi
18:18de se désindustrialiser
18:20à nouveau
18:21sur cette partie avale
18:22de la chaîne de valeur
18:23Quentin Le Guillaume
18:24et également Daniel Palot
18:25éleveur de gastrine
18:26des Pyrénées à Verrasa
18:27tous les deux
18:28vous constatez aussi
18:29ce délai excessif
18:30à chaque fois
18:31que vous prenez l'initiative
18:32vous le racontiez
18:33tout à l'heure
18:33mon cher Daniel
18:34à savoir que
18:35dès que vous prenez
18:37une initiative
18:37ou dès que vous avez
18:38une activité
18:38il y a un organisme
18:40à l'organigramme
18:40dont seule la France
18:41a le secret
18:41qui vient toquer
18:42à votre porte
18:42en vous disant
18:43vous n'avez pas le tablier
18:43vous n'avez pas
18:44le bon changement
18:44vous n'avez pas
18:45la bonne température
18:45ça aussi
18:46c'est un questionnement
18:47et des réflexions au quotidien
18:49totalement
18:50on passe notre temps
18:51en fait à déjà
18:53anticiper
18:53à essayer de comprendre
18:54qu'est-ce qu'on va faire
18:55là
18:56hier soir
18:57je discutais
18:57avec un agriculteur
18:59qui est en train
18:59d'essayer
19:00de réorganiser
19:01son exploitation
19:02de pouvoir faire
19:03une petite retenue d'eau
19:05pour pouvoir
19:06amener une nouvelle culture
19:07sur son exploitation
19:08il va remplir un dossier
19:10qui fait 250 pages
19:11il va se retrouver
19:12avec
19:13250 pages
19:14oui
19:14avec 250 pages
19:15et qui va se retrouver
19:16avec 15 ou 20 000 euros
19:17pour payer
19:18un audit
19:18qui va pouvoir l'accompagner
19:20pour remplir
19:21ces 250 pages
19:22qui va se retrouver
19:23et il me l'a dit
19:24parce que ça parle déjà
19:25dans sa commune
19:26avec potentiellement
19:27des recours
19:27et en gros
19:28tout ce qui va se passer
19:28pour faire sa retenue
19:30va durer 3 ou 4 ans
19:32aujourd'hui
19:33il faut que ça accélère
19:33il faut que ça aille
19:34beaucoup plus vite
19:34et j'ai un exemple
19:35tout simple
19:36aujourd'hui en Ile-de-France
19:37un poulailler de 30 000 poules
19:39c'est entre 5 et 6 ans
19:41pour sortir de terre
19:42en moyenne
19:43en moyenne
19:43ici en Ile-de-France
19:44donc c'est pas normal
19:46normalement
19:46aujourd'hui
19:47les constructeurs
19:47nous parlent de 18 mois
19:48pour sortir un poulailler
19:49on nous parle d'urgence
19:50et qu'il faut reproduire
19:51et qu'il faut se dépêcher
19:53parce qu'on manque d'œufs
19:53et on en importe
19:54donc il y a un moment
19:55il faut écourter ces délais
19:57il faut simplifier un peu tout ça
19:58et puis c'est ce qui a été dit
20:00quand on a les accords
20:01on y va
20:02Quentin Mathieu
20:03Daniel Palot
20:04et Quentin Leguillou
20:05à tous les trois
20:06pour clore cette conversation
20:07j'aimerais vous poser une question
20:08tout à l'heure
20:09on était avec l'un des représentants
20:11de la filière viticole
20:12qui nous disait
20:12en réalité
20:13moi je suis venu avec
20:14vraiment une feuille longue
20:15comme le bras
20:16avec certaines problématiques
20:17à résoudre
20:18et je ne peux pas dire
20:19qu'en sortant du salon
20:19de l'agriculture
20:20j'ai eu des réponses
20:21à mes nombreuses questions
20:22est-ce que vous êtes
20:24sur la même ligne
20:24à savoir qu'aujourd'hui
20:25le salon de l'agriculture
20:26ne permet plus
20:27notamment avec les politiques
20:29d'avoir des réponses concrètes
20:30à nos questions
20:31Quentin Leguillou
20:32je vous sens dubitatif
20:33vous qui êtes le secrétaire général
20:34des jeunes agriculteurs
20:35en fait
20:35on est quand même
20:36sur une édition
20:37assez particulière
20:38cette année
20:38moi je suis agré
20:40de certains côtés politiques
20:41qui on sent
20:42bientôt une élection présidentielle
20:44qui commence à pointer son nez
20:45d'ici un an
20:47et certains profils politiques
20:49venir plutôt
20:50nous survendre
20:51et nous dire à nos côtés
20:53avec une ambition
20:54plutôt politique
20:56de court terme
20:58donc fortement dommage
20:59nous de nos côtés
20:59chez GIA
21:00chez jeunes agriculteurs
21:01on n'a rien lâché
21:02de ce salon
21:03nous on parle des plans
21:04et contrats d'avenir
21:04c'est ce qui a été dit
21:05il va falloir remettre
21:06tous les acteurs
21:07autour de la table
21:08que ça soit
21:09du consommateur
21:10de la GMS
21:10des interfilières
21:11des professionnels
21:12des agriculteurs
21:13et qu'on arrive à relancer
21:14une dynamique française
21:15très rapide
21:16Daniel Palot
21:17sur ce sujet
21:18est-ce que pour vous
21:18c'est encore un rendez-vous
21:19important
21:20un rendez-vous clé
21:20le salon de l'agriculture
21:21aujourd'hui ?
21:23Oui c'est un rendez-vous
21:24important évidemment
21:24sinon on ne serait pas venu
21:25on a laissé nos vaches
21:27chez nous
21:28donc on est venu sans ça
21:30si on ne mesurait pas
21:31l'importance du salon de l'agriculture
21:32on ne serait pas là
21:33Et pour vous
21:35d'un point de vue économique
21:37quant à Mathieu
21:37le salon de l'agriculture
21:38encore un rendez-vous important
21:39y compris
21:40d'un point de vue business
21:41pour parler très cash
21:42ça reste aujourd'hui incontournable
21:43C'est toujours un rendez-vous
21:45incontournable
21:45mais clairement
21:46pour les pouvoirs publics
21:47j'espère en tout cas
21:48qu'il ne faut pas attendre
21:49le salon de l'agriculture
21:50pour résoudre les problèmes
21:51l'agriculture a besoin
21:52pour résoudre ses problèmes
21:54de façon quotidienne
21:55et je pense qu'aujourd'hui
21:56le mot qui est le plus important
21:57c'est qu'il faut un cap
21:58il faut aujourd'hui un cap
21:59il faut une direction claire
22:01certes les élections présidentielles
22:02et les sciences politiques
22:03arrivent
22:04ils vont devoir revoir ça
22:05mais il faut effectivement
22:06que les
22:07un cap et un pic
22:08un petit peu de visibilité
22:09accessoirement
22:09pour ceux qui travaillent
22:10dans ces secteurs
22:12merci beaucoup
22:12quant à Mathieu
22:13d'avoir été avec nous
22:13économiste agricole
22:14merci beaucoup
22:15à Quentin Leguilloux
22:15d'avoir été avec nous
22:16secrétaire général du syndicat
22:17les jeunes agriculteurs
22:18et merci beaucoup
22:19Daniel Palot
22:20d'avoir été avec nous
22:21également
22:21éleveur de Gascogne
22:22des Pyrénées
22:22à Vérasa
22:23pour répondre à cette question
22:24en tout cas
22:25tenter d'y répondre
22:25la France a-t-elle encore
22:26les moyens
22:27d'être une puissance agricole
22:29et puis également
22:30pour tous les auditeurs
22:31qui nous écoutaient
22:31il y avait moyen de jouer
22:32il suffisait d'envoyer
22:33un seul mot
22:34qui était le mot sud
22:35par sud radio
22:36par sms
22:37au 7-20-18
22:38le mot sud par sms
22:39au 7-20-18
22:41depuis le début de la semaine
22:42on vous fait gagner
22:43un peu de liquide
22:44un peu de monnaie
22:45comme on dit
22:46un peu de flouze
22:46un peu de grisby
22:47pour en faire absolument
22:48ce que vous voulez
22:48à l'occasion de la sortie
22:49du nouveau titre
22:50de John Maman
22:51ça passe
22:51j'ai donc une enveloppe
22:53formidable
22:53on a eu la bonne idée
22:54d'ailleurs de me mettre
22:55la photo de Péricault
22:56les gars
22:56c'est-à-dire que c'est moi
22:56mais après le salon
22:57de l'agriculture
22:58et vous remporterez
22:59donc la somme
23:00de 200 euros
23:00et je félicite
23:02donc l'amie auditrice
23:04qui vient de gagner
23:05qui est Marine de Pessac
23:06félicitations à vous
23:07parce que dans l'OVOP
23:08il y avait la jolie somme
23:09de 200 euros
23:10félicitations
23:11et j'en profite également
23:12sur ce stand
23:12de la coopération agricole
23:14pour annoncer
23:14que l'émission
23:15de l'amie Vincent Fergnot
23:16que vous retrouvez
23:16donc tous les dimanches
23:18de 10h à 11h
23:20sera également en direct
23:21bien sûr
23:21du salon de l'agriculture
23:24d'avoir accueilli
23:25si bien pendant
23:26toute cette semaine
23:27évidemment les émissions
23:28de Sud Radio
23:29je remercie également
23:29les équipes techniques
23:30dont le camarade Mika
23:31dont c'est l'anniversaire
23:32joyeux anniversaire
23:33et bien sûr
23:34toutes les équipes
23:34de Sud Radio
23:35qui déjà au quotidien
23:36se démènent
23:37pour que cette radio
23:37rayonne absolument
23:38et gagne tous les jours
23:39de nouveaux auditeurs
23:40c'était un plaisir
23:41que de partager
23:41cette expérience
23:42dans un instant
23:43Valérie Expert
23:44pour Mettez-vous d'accord
23:45comme d'habitude
23:45belle matinée sur Sud Radio
23:47moi je vous retrouve
23:47demain dès 6h
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