- il y a 3 mois
Avec Germain Albespy (agriculteur) et Bernard Doutres (maire de Salles-sous-Bois)
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NewsTranscription
00:01Et oui, l'Etat est-il dépassé face à ce fléau des rêves parties ?
00:04Les teufeurs font-ils désormais la loi ?
00:06En tout cas, des rassemblements illégaux se sont multipliés un peu partout en France.
00:10Ce week-end, certains sont toujours en cours dans la Drôme, dans le Morbihan ou encore dans l'Hérault.
00:15Dans l'Aveyron, 200 personnes occupent illégalement depuis vendredi une prairie privée à la Rouquette,
00:20c'est près de Villefranche de Rouergue.
00:22Les syndicats agricoles dénoncent l'inaction de l'Etat.
00:25Ils ont décidé carrément de bloquer l'accès au terrain.
00:27Bonjour Germain Albersi.
00:30Bonjour.
00:31Et bienvenue sur Sud Radio.
00:32Vous êtes vous-même agriculteur et vous faites partie de ceux qui ont mis en place ce blocage autour de
00:39cette rêve partie.
00:40Expliquez-nous déjà un petit peu comment il fonctionne.
00:42Comment vous avez bloqué cet accès à la zone de cette rêve partie ?
00:48Disons que ça a été une réaction assez rapide des agriculteurs locaux.
00:51Quant au petit matin, ils ont entendu ce qu'on peut appeler de la musique dans les bois autour de
00:58leur ferme.
01:00Les locaux ont réagi assez rapidement.
01:02La mairie a été très efficace aussi, a fait livrer des blocs de béton et les saliciels des accès ont
01:09été bloqués.
01:11Pour te dire, aujourd'hui, il reste un accès qui est gardé par la gendarmerie pour des questions de sécurité.
01:17Vous vous doutez bien qu'on ne veut pas prendre, nous, la responsabilité.
01:20D'abord, déjà, quand on voit l'état dans lequel certaines personnes pourraient avoir été sur le site vendredi dans
01:27la journée.
01:29Mais voilà, nous, nous ne voulons pas prendre la responsabilité de bloquer totalement le site.
01:32Mais aujourd'hui, personne ne peut y accéder en véhicule.
01:34Personne ne peut y accéder en véhicule parce que d'autres tuffeurs étaient en train d'arriver, arrivaient à ce
01:40moment-là ?
01:42Oui, on peut imaginer que l'action qui a été menée localement a permis de limiter le nombre de voitures
01:50qui arrivaient sur place.
01:51Et dans les minutes qui ont suivi le blocage, la gendarmerie qui était déjà sur place a contrôlé les personnes,
01:59notamment en provenance de Bordeaux.
02:00Donc, on voit que ça brasse du monde et qu'ils viennent de très loin.
02:03Qui viennent de très loin.
02:04Vous l'avez dit, vous avez été sur site vendredi.
02:07Les tuffeurs sont toujours présents aujourd'hui.
02:09C'est ça ?
02:10Oui, c'est statu quo.
02:13Il y a toujours le même noyau de personnes, j'ai envie de dire.
02:17Mais il y a eu très peu de personnes qui s'y rajoutaient du fait que l'accès est très
02:21difficile aujourd'hui.
02:22Cette fpartie illégale, elle se déroule sur une parcelle d'un de vos collègues.
02:26Des terres qui devaient nourrir une partie du bétail, c'est ça ?
02:30Oui, c'était ça.
02:32C'est une parcelle à l'âme prairie.
02:33Donc, contre un masque, peuvent dire certains, il se trouve que l'herbe, la prairie, c'est une culture.
02:40Nous ne sommes pas une région sereine, nous sommes une terre d'élevage.
02:42Et cette herbe a été destinée à nourrir nos troupeaux.
02:45J'imagine la détresse et la colère de votre collègue face à ce qu'il vit en ce moment.
02:51C'est dramatique pour lui ?
02:54Dramatique, oui.
02:56C'est quelque chose qui est difficile à vivre parce que c'est le travail des mois passés.
03:01pour cultiver cette herbe, pour la fertiliser.
03:05Et puis, c'est du stock qui n'aura pas stylaire.
03:08Et puis, au-delà de ça, c'est le manque de respect pour le monde agricole.
03:13Je veux dire, on n'imagine pas une autre profession qui verrait piétiner son outil de travail sans réagir.
03:19Vous avez réussi à discuter, à échanger avec ces toughers.
03:23Une nouvelle fois, vous étiez sur place vendredi dernier.
03:25Quels ont été vos échanges avec eux ?
03:28Oui, on a discuté, on a passé difficilement.
03:33On a l'impression que, en fait, le concept même de free party,
03:39rêve party, un peu de ça, je ne sais pas comment ils appellent ça.
03:41Moi, je mets tout le même sac.
03:43J'ai l'impression que ce concept-là, par principe, il faut que ce soit illégal.
03:48J'ai l'impression qu'il n'y a aucune volonté de ces gens-là.
03:50C'est-à-dire, vous sentez que ça les amuse, ça les excite, d'une certaine manière, que ce soit
03:54illégal ?
03:55En fait, je pense que c'est le concept.
03:57C'est le concept.
03:58C'est être en dehors de la société.
04:00C'est être en dehors des règles de la société.
04:03Et on a l'impression que, même si ce n'est pas très difficile, en fait,
04:08de trouver des grands parkings, des aérodromes qui servent très peu dans nos régions, à certains endroits,
04:16ce n'est pas très compliqué.
04:17Il y en a plein les cartes, j'ai envie de dire.
04:18Il faut avoir des autorisations, en tout cas.
04:20Dans ce cas-là.
04:21Oui, mais bon, dans ce cas-là, c'est du terrain public, ce n'est pas du terrain privé.
04:26On parle d'une vingtaine de gendarmes présents sur place, des drones, carrément, une surveillance.
04:30Vous parlez aussi avec les gendarmes, vous échangez, ils vous disent quoi ?
04:34Oui, alors, on a beaucoup discuté avec les gendarmes sur la première journée.
04:39Alors, ce qu'ils nous ont dit, c'est que les services de l'État et la justice avaient pris
04:45des arrêtés
04:48qui nous semblent tout à fait justifiés.
04:50C'est-à-dire que les participants vont, à la sortie du site, recevoir une amende de troisième catégorie.
04:59Parce qu'à partir du moment où le propriétaire de la parcelle porte plaide, ça devient un rassemblement illégal
05:05et tout participant à un rassemblement illégal est verbalisable.
05:08Donc, le fait qu'on ait bloqué l'essentiel des accès va imposer à tous les participants de sortir par
05:15l'accès,
05:16le seul qui reste, et ils vont donc passer devant la compagnie de gendarmes qui les attendent.
05:21Qui les attend ? En tout cas, ils sont toujours sur place.
05:23On verra ce que ça donne.
05:24Vous avez bon espoir qu'à ce soir, ça soit fini ?
05:29Disons, on est sur un long week-end, on imagine que oui, ça va se vider tranquillement dans la soirée.
05:37Nous, on est satisfaits que ça n'avait pas pris plus d'ampleur que ça déjà,
05:40parce qu'on a eu peur sur le démarrage.
05:43Maintenant, on est aussi satisfaits que l'État prenne la responsabilité
05:45et que les gens qui font ce genre de choses soient verbalisés.
05:48Est-ce que le préfet a prévu de faire évacuer d'ailleurs rapidement le site
05:52ou alors on va attendre que ces gens-là rentrent gentiment chez eux ?
05:56Je n'ai pas l'impression qu'il ait été prévu de faire évacuer.
06:02Ce ne sont pas les échos que j'ai eus.
06:04Est-ce que vous-même, est-ce que vous attendez davantage d'indurcissement,
06:12d'une certaine manière, de la répression vis-à-vis de ces rêves parties illégales ?
06:17Je parlais du projet de loi Riposte qui est examiné en ce moment au Parlement.
06:21Il doit être voté d'ailleurs, adopté demain du côté du Sénat.
06:25Il prévoit notamment de créer véritablement un délit pour les participants de ces rêves parties.
06:30Six mois de prison jusqu'à 7500 euros d'amende.
06:34Il faut véritablement sévir face non seulement aux organisateurs de ces rêves parties,
06:38mais également aussi des participants eux-mêmes.
06:43Je pense que là, le seul truc qu'on nous dit en gros,
06:47c'est que les services de l'État vont saisir le matériel.
06:51Bon, je pense qu'il y a du business derrière tout ça,
06:53parce que si des gens ont organisé ça et sont prêts, comme à chaque fois,
06:57j'aime bien dire, à se faire saisir le matériel,
06:59ça veut dire qu'ils ont gagné l'argent quelque part ailleurs.
07:01Donc oui, il faut que la loi se durcisse,
07:02parce que visiblement, aujourd'hui, la loi ne dissuade pas.
07:08Après, je ne suis pas juriste, je suis capable de vous dire
07:12si le projet est bon.
07:13Vous êtes confronté à cette dure réalité.
07:16Et c'est vrai que c'est une question qu'on peut se poser.
07:19Cibler les organisateurs, c'est la tendance, en général, sur ces rêves parties.
07:23Et là, ce projet de loi, il apporte quand même un peu plus d'indurcissement,
07:28comme je disais, vis-à-vis des participants aussi.
07:31Bon, on verra en tout cas ce qu'il en est.
07:33Germain Albebspi, merci d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio.
07:37Agriculteur, donc, du côté...
07:39Vous êtes exactement du côté de...
07:42De l'autre secteur de Villefrages d'Oroergue.
07:44Oui, juste à côté, donc là où il y a cette rêve partie,
07:46en espérant que vous puissiez de nouveau récupérer ces terres
07:51le plus rapidement possible.
07:52Merci à vous et bon courage pour la suite.
07:55Il est 9h14 sur Sud Radio.
07:57On continue d'en parler, d'ailleurs, de ce sujet.
08:00On sera d'ailleurs avec...
08:01Alors là, on était du côté de l'Aveyron.
08:06Dans un instant, on va aller du côté de la Drôme.
08:08Là aussi, on a une rêve partie illégale.
08:11Là aussi, on est inquiet et on en a marre.
08:13On sera avec le maire de la commune qui subit cette rêve partie dans la Drôme.
08:18Et puis, vous nous appelez 0826 300 300,
08:21notamment sur cette question.
08:22J'ai envie de vous entendre.
08:23Parce que les organisateurs, oui, ok, ils sont sanctionnés.
08:27Mais est-ce qu'il faut aussi davantage sanctionner les participants eux-mêmes ?
08:320826 300 300.
08:34On aura Sylvie dans un instant avec nous aussi pour donner son avis à ce sujet.
08:37A tout de suite.
08:389h10 Sud Radio, la vérité en face, Benjamin Glaze.
08:43La vérité en face, 9h17.
08:45Et cette question face au phénomène des rêves parties,
08:49l'État est-il impuissant ?
08:51On était tout à l'heure sur une rêve partie qui a lieu en ce moment.
08:53Rêve partie illégale du côté de l'Aveyron.
08:56Tout de suite, on part dans la Drôme.
08:57Là aussi, on a une rêve partie.
08:59Ça se passe précisément du côté de Salles-sous-Bois.
09:03Nous sommes avec le maire de la Commune.
09:06Il est avec nous ce matin.
09:07Bonjour, monsieur le maire.
09:09Bonjour.
09:10Merci d'être avec nous ce matin sur Sud Radio, Bernard Doutre.
09:15Racontez-nous un petit peu.
09:16Déjà, présentez-nous votre village.
09:17Il ressemble à quoi exactement ?
09:20Écoutez, nous, on est un très beau village.
09:23C'est un village en Drôme Provençal.
09:26Très calme, très paisible.
09:27Où on n'a pas l'habitude d'avoir de la publicité comme ça.
09:33Vous en seriez bien passé, j'imagine, forcément.
09:36On parle de 1 500 personnes, 1 500 tuffeurs
09:39qui se sont réunis depuis vendredi dans votre commune.
09:43Où sont-ils exactement et comment ça se passe ?
09:46Quelle est la situation sur place en ce moment ?
09:48Oui, il y a environ 1 500 à 2 000 personnes
09:50qui sont réunies sur une propriété privée
09:53à l'extrême nord de la commune.
09:56En plus, c'est vrai qu'il fait une température
09:59quand même assez importante.
10:02Et puis surtout, ils se sont installés sur une propriété privée,
10:05sur des pâturages dédiés aux chevaux.
10:09Vous imaginez, 2 000 personnes, 1 500 à 1 000 personnes
10:12depuis déjà pratiquement 72 heures.
10:16En termes d'hygiène, en termes environnementaux,
10:19ce n'est pas ce qu'on fait de mieux.
10:22Vous êtes en contact avec la propriétaire, j'imagine,
10:25de cette exploitation ?
10:27Oui, oui.
10:27Oui, oui.
10:30Samedi, avec madame la préfète de la Drôme,
10:32on a rencontré les plus proches, la propriétaire
10:36et puis quelques rivains qui sont particulièrement touchés
10:40par le bruit, parce que des baffes à fond.
10:45Et puis surtout, plein de personnes qui arrivent de partout,
10:50des voitures garées de partout,
10:53des gens qui laissent leur voiture à des kilomètres,
10:56ils montent à pied, c'est assez désolant.
10:59Bon, heureusement, bien sûr, les forces de l'ordre
11:02sont en action actuellement.
11:05Là, je suis donc avec eux sur un poste.
11:08Donc, il y a pas mal de sorties,
11:10des gens qui bougent, qui partent.
11:12Tous les acteurs de cette rêve-partie
11:16sont contrôlés et sont verbalisés.
11:19Ils sont verbalisés.
11:20La préfète a pris un arrêté préfectoral.
11:22Tout le monde est verbalisé.
11:24Tout le monde est verbalisé.
11:25Ça, c'est important, effectivement.
11:27C'est ce qu'on nous disait aussi du côté de l'Aveyron,
11:29verbalisation pour tout le monde.
11:31C'est ça, l'idée.
11:32Ça veut dire qu'on parle,
11:34on va y revenir sur ce projet de loi
11:35qui est discuté en ce moment à l'Assemblée nationale,
11:37mais ça veut dire que, déjà, à ce niveau-là,
11:39c'est une première réponse, en tout cas.
11:42Je pense que c'est une première réponse.
11:44Maintenant, savoir si les amendes seront honorées,
11:48ça, je ne peux pas vous le dire.
11:49Bien sûr.
11:49Mais quand même, je pense que sur le lot,
11:52parce qu'il y a des gens qui travaillent quand même
11:57dans ces trucs-là.
11:59À côté de ça, il y a les noyaux durs.
12:01Le noyau durs, c'est presque des professionnels,
12:06les organisateurs, les choses comme ça.
12:08C'est là-dessus qu'il faudrait vraiment taper.
12:10Pas de violence ?
12:13Non, non, non.
12:14Apparemment, pas de violence.
12:15Tout se passe dans le calme.
12:18En tout cas, vous avez dû être bien impressionné vendredi
12:21quand vous avez vu arriver tout ce monde
12:22dans votre village, Bernard Doutre.
12:24Oui, oui, on est impressionné,
12:26mais quand même, on sait faire face.
12:30A priori, fin de cette repartie
12:32dans les prochaines heures.
12:35Pardon, je ne vous ai pas entendu, excusez-moi.
12:37Non, vous êtes très occupé, je répète.
12:39Vous espérez justement que la repartie
12:42puisse se conclure rapidement.
12:44les derniers toffers puissent partir
12:46le plus rapidement possible dans les prochaines heures.
12:48On estime que la repartie devrait,
12:51en grande partie, se terminer d'ici ce soir.
12:53Mais on pense que le noyau dur,
12:55les organisateurs, tout ça,
12:58vont libérer la place demain.
13:01Et c'est là qu'on verra vraiment
13:02les dégâts qu'ils ont occasionnés.
13:05Parce qu'en termes d'hygiène...
13:06Certains d'entre eux disent qu'ils vont nettoyer.
13:08Je ne sais pas si vous avez entendu.
13:09Peut-être qu'ils vous l'ont dit.
13:09Non, mais attendez, je ne sais pas si je ne peux pas vous envoyer la photo
13:13vue du ciel, mais c'est une emprise sur plusieurs hectares.
13:18Imaginez-vous des centaines de voitures dans les bois,
13:21dans les gens qui vont aux toilettes.
13:24Il n'y a pas de toilettes depuis trois jours,
13:26avec des dizaines, je dirais, des dizaines de chiens partout.
13:31Non, je pense que ça va être dans un état qui est assez pitoyable.
13:35Malgré leur bonne volonté,
13:36je ne mets pas en cause leur bonne volonté
13:38pour nettoyer, mais bon,
13:40ce n'est pas possible, à mon avis,
13:41de laisser un terrain propre à ce niveau-là.
13:44Amende pour tous,
13:46pour l'ensemble des participants.
13:48Alors, les organisateurs, ce sera autre chose.
13:50Oui.
13:51La préfète a pris un arrêté,
13:53donc tout le monde est verbalisé.
13:56Et je pense que
13:58surtout, ils vont essayer de saisir
14:00le matériel des organisateurs.
14:02Est-ce qu'il faut créer un délit ?
14:04C'est l'objet de la loi
14:06qui est discutée en ce moment au Parlement,
14:07qui sera votée demain du côté du Sénat
14:10avant de retrouver l'Assemblée nationale.
14:11Est-ce qu'il faut créer un délit pour les participants ?
14:14On parle d'un délit,
14:16avec des participants qui seraient passibles
14:18de six mois de prison,
14:197500 euros d'amende.
14:21Est-ce que ça serait plus dissuasif ?
14:22Vous y êtes favorable ?
14:22Ou pas vous qui êtes confrontés,
14:24là, en ce moment même ?
14:25Moi, je ne suis pas juriste, moi.
14:30Je pense qu'il faudrait encadrer,
14:33il faudrait pouvoir encadrer ces manifestations.
14:36Il faudrait qu'elles soient, je dirais,
14:39encadrées, peut-être avec des autorisations,
14:41avec tout ce qui est autour.
14:43Mais je pense que ça fait partie du jeu,
14:45de l'interdit.
14:46Donc, tout ce qui est interdit,
14:49il y a un peu plus de...
14:53C'est ça, je pense.
14:54Ça ne marchera pas,
14:55parce qu'il y a la part de l'interdit là-dedans.
14:59Merci beaucoup, Bernard Doutre,
15:01d'avoir pris le temps de répondre
15:03à mes questions sur Sud Radio.
15:05Bonne journée à vous,
15:06surtout un bon courage,
15:07avec, vous nous l'avez dit,
15:08a priori,
15:09la fin de cette rêve partie
15:11par chez vous,
15:12dans la Drôme provençale.
15:14Salle-Sous-Bois,
15:15a priori, prévue pour ce soir.
15:17Merci et bon courage à vous.
15:18Sylvie est avec nous,
15:200826 300 300.
15:21Bonjour, Sylvie.
15:23Bonjour, comment allez-vous ?
15:24Ça va, et vous,
15:25du côté de NERA qui vous êtes.
15:27Voilà, c'est ça, c'est ça.
15:29Désolée, je vous ai fait attendre
15:30un petit peu, Sylvie,
15:31mais j'avais en tout cas
15:32envie de vous entendre,
15:33puisque vous avez appelé
15:34le 0826 300 300.
15:36Vous en pensez quoi,
15:37de ces rêves parties ?
15:38Est-ce qu'il faut davantage sanctionner ?
15:39Je ne sais pas,
15:40j'en parlais tout à l'heure.
15:41Les participants eux-mêmes,
15:43les toughers au-delà des organisateurs,
15:45vous en pensez quoi,
15:45de ça, Sylvie ?
15:47Alors, moi, je suis pour et contre.
15:49Alors, je suis contre dans le cadre
15:51où c'est fait,
15:51dans des terrains privés,
15:53parce que, par exemple,
15:55sur les terrains des agriculteurs,
15:56là, c'est une catastrophe
15:57parce que les agriculteurs,
15:59ils viennent de planter,
16:01tout est abîmé,
16:03donc voilà.
16:04Après, dans l'autre sens,
16:06je suis pour,
16:06parce qu'en fait,
16:07il faut quand même les laisser
16:08un peu, ces jeunes, vivre.
16:10La vie est assez dure.
16:12Il faut quand même qu'ils s'amusent.
16:13Mais pourquoi ?
16:14Pourquoi le gouvernement
16:15ne leur donne pas
16:17des terrains publics,
16:20des autorisations
16:21pour qu'ils puissent faire ?
16:22Comme ça,
16:23il n'y aurait pas de problème.
16:24Ça éviterait que les gens
16:25soient montés
16:26les uns contre les autres
16:28et puis créer encore un délit.
16:30Alors, un délit de prison,
16:32moi, ça me fait rire
16:33parce qu'on va mettre
16:35des toughers en prison
16:36alors qu'on ne fait pas
16:37de délit de prison
16:38pour les pédocriminels
16:41qui sont dans les écoles.
16:42Donc, il faut arrêter ça aussi.
16:44Donc, pour qu'on leur donne
16:46un terrain public,
16:48oui, qu'ils aillent s'amuser.
16:49Ils ont besoin de s'amuser,
16:50ces jeunes.
16:52Mais que les terrains privés,
16:54non, pas du tout.
16:55Je ne suis pas d'accord.
16:56Voilà.
16:57Donc, on va dire un avis
17:00nuancé, en tout cas.
17:01Oui.
17:02Ça veut dire que pour vous,
17:03il faudrait autoriser
17:06certains de ces rassemblements,
17:08finalement, ces rêves partis,
17:09les autoriser, quoi.
17:10Mais bien sûr,
17:11il faut les autoriser.
17:13Sur des domaines publics,
17:16on a bien,
17:17dans les communes,
17:18on a bien des endroits,
17:19des espaces qui sont réservés
17:21aux gens du voyage.
17:22Pourquoi, dans certaines communes,
17:23il n'y aurait pas
17:25des domaines publics
17:26avec autorisation ?
17:27Parce que je suppose
17:28que ces jeunes,
17:29il ne faut pas croire,
17:30ce ne sont pas des débiles,
17:32ce ne sont pas des toxicos,
17:33tout ça, les organisateurs.
17:35Ce sont des gens
17:35qui sont cadrés,
17:36qui doivent demander
17:37des autorisations.
17:38On doit leur refuser.
17:40Donc, qu'est-ce qu'ils font ?
17:41Ils ont besoin,
17:42de se vider un peu l'esprit.
17:44Eh bien, ils font des teufs
17:46ou ils peuvent un peu partout.
17:48Donc, c'est encore,
17:49je trouve,
17:49c'est encore monter
17:51les uns contre les autres.
17:52Du coup, on monte la campagne
17:54contre des teufeurs.
17:57Moi, je ne trouve pas ça normal.
17:59C'est au niveau du gouvernement.
18:02Ils devraient laisser
18:03des domaines publics.
18:05Il y en a plein.
18:06Qui sait, tout à l'heure,
18:07qui disaient
18:07qu'il y a des aéroports
18:09qui sont maintenant
18:10qui ne servent plus.
18:11Nous, on a l'aéroport
18:13d'Agen,
18:14ils ne servent plus.
18:15Bon, vous me direz,
18:16c'est en ville,
18:16donc ça ne se fait pas.
18:17Mais en extérieur,
18:19il y a toujours,
18:19il y a toujours possibilité.
18:21Il y a toujours.
18:22Mais, bien sûr,
18:22encore une fois,
18:23le gouvernement
18:24ne veut pas donner
18:25des autorisations
18:26pour ces jeunes.
18:27Et après,
18:27on va critiquer.
18:28C'est des drogués,
18:29c'est des crados,
18:30c'est des puns,
18:31c'est ceci,
18:32c'est cela.
18:33Non,
18:33c'est des gens
18:33qui travaillent.
18:34Vous avez donné
18:35votre avis,
18:36en tout cas,
18:36Sylvie,
18:37et je vous remercie.
18:38Vous avez appelé
18:380826 300 300,
18:39le standard
18:40de Sud Radio.
18:42Merci à vous
18:42et puis bonne journée.
18:43Merci à vous.
18:44Bonne journée.
18:44Moi aussi, au revoir.
18:45Qui sera chaude aussi
18:46de votre côté,
18:47effectivement.
18:47Oui, très chaude.
18:48Nous, on a des 42 températures.
18:50Eh ben oui,
18:50bon courage,
18:51on s'hydrate.
18:52On reste au froid
18:53autant que possible.
18:54Voilà.
18:55Au revoir,
18:55bonne journée.
18:56Merci Sylvie,
18:56au revoir.
18:57Allez,
18:579h27 sur Sud Radio,
19:00on a un gagnant.
19:01Oui,
19:02on a un gagnant
19:02à notre grand jeu.
19:04Qui a gagné ?
19:05C'est Johan qui a gagné.
19:07Il est de Begle.
19:08Bonjour, Johan.
19:09Oui,
19:10trop bien,
19:10merci.
19:11Ah,
19:12vous savez ce que vous avez gagné,
19:13bien sûr.
19:14Ah oui,
19:14le parc Astérix.
19:15Eh oui,
19:16pour ceux qui n'ont pas entendu
19:17tout à l'heure
19:18le lancement du jeu,
19:20effectivement,
19:21vous avez gagné
19:21votre séjour
19:22pour 4 personnes en famille
19:23au parc Astérix
19:24avec la nuit d'hôtel,
19:26le dîner
19:27et les petits déjeuners.
19:297 univers
19:29inspirés des aventures
19:30du célèbre gaulois
19:3250 attractions
19:33à faire
19:34au parc Astérix.
19:35Je ne sais pas
19:35si vous allez toutes les faire,
19:37mais quelques-unes au moins.
19:39J'espère qu'on va tout faire.
19:40Ah oui,
19:40c'est très cool.
19:41En famille ?
19:43Oui,
19:43en famille,
19:44c'est ça,
19:44voilà,
19:44exactement.
19:45En tout cas,
19:46profitez bien,
19:47profitez bien de ça.
19:48Faites-vous plaisir
19:49et Sud Radio
19:50qui a le bonheur
19:50de vous offrir des cadeaux
19:51tous les jours.
19:52Je vous souhaite
19:53un bon parc Astérix,
19:55mon cher Johan,
19:55pour toute la famille.
19:57Merci à tous.
19:57C'est génial.
19:58Merci Sud Radio,
19:59génial.
19:59Avec grand plaisir.
20:00Allez,
20:019h28 sur Sud Radio.
20:03On revient dans un instant.
20:04On a parlé de l'actualité en France.
20:05L'actualité,
20:06elle est aussi à l'international.
20:08Avec ces derniers mots
20:10du chef de la diplomatie américaine
20:13qui dit qu'un accord
20:14entre les Etats-Unis et l'Iran
20:17est toujours d'actualité.
20:18Ça pourrait se faire finalement
20:20assez rapidement.
20:20Est-ce qu'il faut le croire ou pas ?
20:22Où ça peut nous mener tout ça ?
20:24On va en débattre dans un instant
20:26avec mes deux invités.
20:27A tout de suite.
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