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  • il y a 13 heures
Avec Amaury Brelet (journaliste) et Jean-Yves Le Borgne (avocat pénaliste)

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##LA_VERITE_EN_FACE-2026-06-12##

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News
Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Maxime Liedot.
00:060826 300 300 9h36 sur Sud Radio, on va se poser cette question, on continue plus précisément à se poser
00:11cette question.
00:12Est-ce que l'affaire Liana va marquer un tournant dans le débat politique ?
00:15C'est déjà une affaire politique quand on voit le nombre de réactions, la vive émotion, l'effroi aussi que
00:20cela provoque chez les citoyens.
00:21Il y a une obligation de réaction politique derrière, mais est-ce que cela va influencer, amis auditeurs, votre regard
00:26sur la présidentielle ?
00:28Est-ce que l'affaire Liana, de par ce qu'elle a révélé comme dysfonctionnement dans la justice, dans la
00:31police, dans la gendarmerie,
00:32aussi un peu au niveau de l'éducation nationale, forcément, d'ailleurs le ministère de l'éducation nationale s'est
00:37joint sur l'enquête administrative
00:38qui doit rendre ses conclusions d'ici une semaine, est-ce qu'il n'y a pas un risque que
00:43cela marque les lecteurs que vous êtes ?
00:45Est-ce que vous, amis auditeurs, par exemple, l'affaire Liana, tout ce qu'on apprend, la manière dont un
00:50candidat se positionne sur tel et tel sujet,
00:51cela va peut-être changer au dernier moment votre bulletin que vous allez sélectionner dans l'isoloir ?
00:58Venez témoigner au 0826 300 300 sur Sud Radio.
01:01Pour en parler, Maître Jean-Yves Leborg, bonjour.
01:03Bonjour.
01:04Merci beaucoup d'être sur l'antenne de Sud Radio ce matin, avocat pénaliste notamment à Maury-Brelé, bonjour.
01:08Bonjour Maxime.
01:09On a l'habitude de vous retrouver le vendredi matin, rédacteur en chef à Valeurs Actuelles,
01:12avec cette semaine la une, je crois, sur un étrange monsieur Pigas, c'est ça ?
01:16L'inquiétant monsieur Pigas.
01:17L'inquiétant monsieur Pigas, donc, à retrouver sur le site internet, et bien sûr, dans les bons kiosques,
01:23comme on a l'habitude de le dire, selon la formule consacrée.
01:25Maître Jean-Yves Leborg, je me tourne vers vous d'abord, vous avez l'expérience des tribunaux,
01:29des affaires qui, on va dire, ont un retentissement dans la société,
01:33vous avez aussi un regard affûté d'un point de vue politique, et à quel point il se positionne.
01:39Vous, est-ce que vous pensez que l'affaire Liana va déterminer quelque chose dans la campagne présidentielle,
01:43qui, selon certains, a commencé il y a dix jours maintenant ?
01:46Écoutez, ça, je ne saurais dire, mais ce qui est certain, c'est qu'il y a un besoin de
01:52sécurité
01:53de plus en plus souligné parmi nos concitoyens,
01:56et aussi une caractérisation de la responsabilité des hommes publics et des institutions publiques
02:04qui devraient pouvoir garantir cette sécurité.
02:08Alors, n'oublions pas quand même que la justice est une institution, j'allais dire, de l'après-coup,
02:15c'est-à-dire de l'après-crime, et qu'au fond, son rôle préventif n'est pas au cœur
02:24de sa tradition.
02:25Cela n'exclut pas qu'elle s'en préoccupe, et vous citiez quelques ratés qui ont pu être à l
02:32'origine,
02:32au moins pour partie de cette tragique affaire, c'est tout à fait possible.
02:36Et puis, il y a un autre phénomène, c'est que je ne sais pas qui promettra la sécurité,
02:42parce qu'il faut être quand même, je dirais, bien démagogue pour faire une promesse de cette nature,
02:47mais je pense qu'il faut aussi que la justice se mette un peu au goût du jour.
02:52Ça ne suffit plus aujourd'hui de constater, de regarder, de dire qu'on va prendre son temps,
02:58la société, les attentes ont changé, il faut s'y mettre.
03:00Mais techniquement, il faut aussi voir comment on peut le faire.
03:03Parce que là, vous évoquiez les insuffisances du regard de tel ou tel,
03:10ou de la rapidité d'intervention de tel service.
03:13Mais je pense, par exemple, qu'il faudrait que tous les dossiers d'ordre pénal
03:18soient analysés d'une manière informatique.
03:22Qu'on n'ait pas besoin d'aller construire.
03:24Ça y est, la tradition de la lettre de cachet, quasiment, ça y est, c'est fini.
03:26Et je crois que la vraie réponse, ce n'est pas la multiplication des magistrats,
03:30c'est l'informatisation qui signalerait aux magistrats,
03:34auxquels ça aurait pu échapper, l'homme n'est pas parfait,
03:38la dangerosité d'une situation et d'une personnalité.
03:41Et sur les différentes propositions, parce que, oulala, qu'est-ce qu'il y en a
03:44de la part des associations, de la part des professionnels, de la part aussi des politiques ?
03:48On y reviendra, et bien sûr, avec votre participation, amis auditeurs,
03:51est-ce que cela marque un tournant dans la présidentielle de 2027 ?
03:54Est-ce que, quand on s'intéresse, bien sûr, aux moyens de la justice, de la police,
03:57de la gendarmerie, même de la considération qu'on peut porter à la parole de l'enfant aujourd'hui,
04:01est-ce que ça va changer votre regard ?
04:02On en parle au 0826 300 300, à Maury-Brelé.
04:06Même question qu'à Maître Le Borne, est-ce que, oui ou non, cette affaire marque un tournant,
04:10plus ou moins, dans la présidentielle qui arrive ?
04:12Je crois que cette affaire, liana, marque moins un tournant ou le début de la campagne présidentielle
04:17qui s'annonce, que le parachèvement, et pour ne pas dire l'enterrement,
04:22de 10 ans de politique macroniste, avec des violences sexuelles,
04:26qui ont augmenté de 8% entre 2024 et 2025,
04:29et qui ont explosé entre 2017,
04:32c'est-à-dire l'année d'entrée d'Emmanuel Macron à l'Elysée,
04:35et aujourd'hui, de 132%.
04:37Et au-delà de lui, ce sont tous les responsables politiques de gauche comme de droite
04:41qui ont leur part de responsabilité dans ce fiasco judiciaire de l'affaire liana,
04:45et plus largement, dans le fiasco de la justice française depuis près de 50 ans.
04:49Vous, vous assumez de dire que ce qui s'est passé, d'une certaine manière,
04:52au sommet du pouvoir, le pouvoir macroniste, pour l'appeler rapidement,
04:55la façon dont ils ont certifié que tout cela serait pris en compte,
04:58serait au cœur des différents, des deux quinquennats,
05:01notamment, qui viennent de s'écouler,
05:02vous dites oui, ils ont une part de responsabilité, c'est une évidence,
05:04ils ont provoqué, d'une certaine manière, tout cela.
05:07C'est une évidence.
05:07Il y a des fautes individuelles dans l'affaire liana,
05:11là, c'est une certitude,
05:12et d'ailleurs, la mission d'inspection le confirmera,
05:14mais il y a évidemment un manque de moyens criant.
05:18Aujourd'hui, en France, sur 1000 euros de dépenses publiques,
05:21la France ne dépense que 5 petits euros pour la justice.
05:25C'est 3 fois moins que pour l'environnement,
05:28c'est 6 fois moins que la charge de la dette.
05:31Nous avons 2 fois moins de magistrats qu'en moyenne,
05:35dans le reste de l'Union Européenne.
05:37Nous avons 4 fois moins de procureurs qu'en Allemagne.
05:40Donc, l'urgence, aujourd'hui, dans la justice,
05:43c'est une loi de finances,
05:44et ce sont des magistrats, des procureurs de gauche comme de droite,
05:47qui me le disent, et qui me le disent depuis des années.
05:49Donc, voir aujourd'hui les politiques
05:51qui ont gouverné la France depuis 30 ans défiler dans les médias,
05:54c'est le bal des hypocrites.
05:55Nous expliquer qu'il aurait fallu,
05:58qu'il faudrait que...
05:59Mais qu'ont-ils fait, lorsqu'ils étaient au pouvoir,
06:01pour sauver la justice française ?
06:02Vous parliez régulièrement,
06:05depuis quelques jours,
06:06cette question des moyens est au cœur
06:08de toutes les questions, de toutes les interrogations,
06:10parfois de toutes les réponses.
06:11Maître Jean-Yves Le Borne,
06:12est-ce que, oui ou non, ce qu'on a vu dans l'affaire Liana,
06:14on peut accuser, oui, c'est vrai, les moyens,
06:16et est-ce qu'on qualifie un peu trop souvent
06:19de faciliter ceux qui disent,
06:21il faut augmenter les moyens,
06:22est-ce que ça fait partie de la réponse,
06:23ou c'est quand même beaucoup plus complexe que ça ?
06:25Je crois qu'il faut augmenter les moyens, oui.
06:30De là à dire que l'état actuel de la justice
06:33résulte d'un mépris des pouvoirs publics,
06:36j'ai essayé de placer mon propos, je dirais,
06:38hors préférence politique.
06:41Je pense qu'il faut d'abord se souvenir
06:43que le budget de la justice
06:44a augmenté dans des proportions importantes
06:47récemment, dans les trois ou quatre années
06:50qui viennent de s'écouler,
06:51que ça ne suffise pas.
06:53J'y souscris, mais on part de tellement bas
06:56que c'est compliqué d'arriver
06:58à un niveau d'étiage qui soit satisfaisant.
07:01Alors, le nombre de magistrats,
07:03oui, je pense une modernisation technique
07:05de la justice aussi.
07:07Que ce soit au cœur d'un débat politique,
07:10d'une préoccupation, c'est vrai.
07:12Qu'il faille accuser, comme vous venez de le faire,
07:16les gouvernants de ces dernières années
07:18d'être responsables de la situation,
07:22sans aucun parti pris, je serais plus nuancé,
07:25car je ne suis pas sûr que la mise en place
07:28des problèmes matériels soit la réponse
07:33pour éradiquer les violences sexuelles.
07:35Des réponses, il y en a, et elles sont sur la table
07:38depuis quelques jours maintenant.
07:39Elles viennent des politiques,
07:40elles viennent des professionnels,
07:41elles viennent aussi de certaines associations.
07:43On va y venir, on va les décortiquer ensemble,
07:45voir ce qui est de l'ordre de la démagogie,
07:47de l'ordre peut-être de la réalité,
07:48de l'ordre de la fausse bonne idée.
07:50Et vous y participez, bien sûr,
07:52amis auditeurs, 0826 300 300.
07:54Et toujours cette question en fil rouge,
07:56bien sûr, sur les réseaux sociaux,
07:58le site internet, l'application.
07:59Est-ce que l'affaire Liana est en train,
08:01peut-être, de changer vos opinions politiques,
08:02de vous faire réfléchir à ce qui va se passer en 2027 ?
08:06Venez participer à la conversation.
08:07On se retrouve dans une poignée de secondes
08:08sur Sud Radio, à tout de suite.
08:10Le Grand Matin Sud Radio,
08:12la vérité en face,
08:14Maxime Liedot.
08:169h48 sur Sud Radio,
08:17on poursuit cette discussion.
08:18Est-ce que l'affaire Liana
08:19marque un tournant d'un point de vue politique ?
08:21Je dis tournant d'un point de vue politique
08:23parce qu'il faut avoir, bien sûr,
08:24en ligne de mire, la présidentielle,
08:26au point peut-être de faire changer vos votes.
08:28Je vous propose,
08:28avant qu'on poursuive nos discussions,
08:30parce qu'en studio,
08:31je suis toujours avec Maître Jean-Yves Leborn,
08:32avocat pénaliste,
08:33Amaury Bollet,
08:34rédacteur en chef de Valeurs Actuelles,
08:36avec la une de cette semaine du magazine
08:38qui concerne l'inquiétant M. Pigasse,
08:40à retrouver en kiosque et sur le site internet.
08:42Je vous propose d'aller au standard, messieurs.
08:440826 300 300.
08:45Bonjour Christelle.
08:47Bonjour.
08:48Merci beaucoup d'être avec nous ce matin,
08:49ma chère Christelle.
08:50Est-ce que vous faites partie des citoyens,
08:52des citoyennes qui,
08:53avec ce qu'on apprend au fur et à mesure des jours
08:55avec cette affaire Liana,
08:56envisagent, oui,
08:57un moment de changer son bulletin de vote ?
08:59Tout à fait.
09:00Ah oui, bien sûr.
09:01Moi, je n'ai jamais vraiment eu de parti politique.
09:04J'ai mes idées,
09:05je sais ce que je veux pour moi,
09:06mes enfants, mes petits-enfants.
09:09Et puis, pour la France,
09:10parce que moi, j'aime mon pays,
09:11on a quand même beaucoup de choses.
09:15Pour l'instant,
09:16je ne trouve pas de parti politique qui me correspond.
09:20Après, je fais attention,
09:21parce que c'est vrai que tout ça,
09:22ça me met un peu en colère,
09:23parce que les affaires comme Liana,
09:25malheureusement,
09:26ce n'est pas d'aujourd'hui.
09:26L'insécurité en France,
09:28ce n'est pas d'aujourd'hui.
09:29Vous savez, j'ai quitté Paris,
09:30j'ai vécu 10 ans sur Paris.
09:32J'ai quitté Paris en 1998.
09:34L'insécurité, il y en avait déjà.
09:36J'ai déménagé sur le bassin de Marthachon.
09:38Je suis venue,
09:39mais même depuis 1998,
09:41de l'insécurité,
09:42maintenant, il y en a partout.
09:43Il y en a partout, partout, partout.
09:45C'est aujourd'hui,
09:46quand les personnes politiques font les surprises,
09:48oh, bien, ça arrive, ça arrive.
09:49Maintenant, on va faire quelque chose.
09:51En fait, ça fait 20, 30 ans,
09:53voire plus que ça existe.
09:54Il n'y a jamais rien de fait.
09:56Qu'est-ce qu'il y a de fait,
09:57pour nous, la France, personnellement ?
09:58Je n'ai rien contre les autres pays.
10:00Moi, j'aime beaucoup certains pays.
10:02J'ai mon fils qui s'est exilé,
10:03qui ne veut plus revenir en France,
10:05qui me fait attention.
10:06Maman, faites attention.
10:08Donc, vous vous dites,
10:09en réalité,
10:10quand je vois tout ce qu'il y a autour de moi,
10:11quand je vois, en effet,
10:12les conséquences qu'on peut ressentir
10:14en observant un tel drame,
10:16vous ne savez pas encore quoi,
10:17mais vous vous dites,
10:18il y aura besoin d'un changement,
10:20quel qu'il soit.
10:22Ce n'est pas d'aujourd'hui.
10:23Ce n'est pas d'aujourd'hui.
10:25Et puis, en fait,
10:29ça s'aggrave d'année en année.
10:31Vous savez,
10:31ça fait des années que je pense,
10:33en fait,
10:34par rapport à n'importe quel homme politique
10:36ou de parti,
10:37je vous dis,
10:37je n'ai pas trouvé
10:39ce qui correspond pour nous.
10:41Mais pour moi,
10:42c'est France en danger.
10:43C'est non-assistant, je crois.
10:44Oui, c'est ça.
10:45Et c'est celui qui fera en sorte
10:46d'être, si vous voulez,
10:48à la barre pour éviter parfois l'iceberg.
10:50Maître Jean-Yves Leborgne et Amoré Bollet,
10:52quand on entend Christelle,
10:54on sent bien aussi la détresse,
10:55cette notion de France en danger.
10:57J'aimerais qu'on passe en revue
10:58les quelques propositions
11:01qui ont été faites.
11:02J'aimerais qu'on s'arrête peut-être sur deux.
11:03Quand on évoque la perpétuité réelle
11:06pour résoudre ce qui a pu se passer
11:08dans l'affaire Liana,
11:09on parle aussi de castration chimique
11:11sur ces deux idées.
11:11Quel est le regard du professionnel
11:13de la justice que vous êtes,
11:14Maître Jean-Yves Leborgne ?
11:15D'abord, je pense que la peine
11:18survient par définition
11:20après le crime.
11:21Et que quelle que soit la peine
11:23que l'on détermine dans la loi
11:25qui pourrait être celle dont vous parlez,
11:28ça suppose pour celui qui la recevrait
11:30que le crime a déjà été commis.
11:32Donc, le vrai souci ne me paraît pas
11:34dans une sorte de sévérité accrue
11:37qui sent un peu la vengeance
11:40mais qui est quelque part
11:41un peu inutile
11:42puisque c'est de l'après-coup.
11:44Moi, ce qui me préoccupe,
11:45c'est des mesures
11:47qui pourraient être
11:48à la fois humaines et respectables
11:50mais aussi protectrices de la société.
11:53Et je pense que notamment
11:54la perpétuité réelle,
11:55on en a beaucoup parlé
11:56pour divers sujets,
11:59est difficile à envisager
12:01sauf éventuellement
12:03à ce qu'elle ne s'exécute pas
12:04en prison
12:05mais peut-être sur un territoire lointain.
12:08On connaît la façon
12:11dont des colonies pénitentiaires
12:14avaient été organisées
12:15notamment par nos amis britanniques
12:17qui ont permis d'ailleurs
12:18pour partie de peubler l'Australie.
12:21Et je pense que l'éloignement
12:23d'un certain nombre de gens
12:25qui paraissent difficilement amendables
12:28ou récupérables
12:30est une notion
12:31qui correspond à la fois
12:33au respect de l'individu
12:35et peut-être
12:36à la protection de la société.
12:38Et quand vous entendez aussi
12:39parler de la castration chimique ?
12:42Je pense que
12:43sur ce terrain-là,
12:45la castration chimique,
12:46d'abord,
12:47quand elle est chimique,
12:48elle est faite
12:48avec des cachets,
12:50des pilules.
12:50Il suffit
12:51d'essayer de les prendre
12:52pour que l'effet ne soit pas.
12:53Et on sait aussi
12:54que la castration chimique
12:58détourne l'esprit
12:59de l'agression sexuelle,
13:01mais ne détourne pas
13:02l'esprit de la violence
13:04et donc de l'agressivité.
13:05Ça ne me paraît pas
13:06une solution.
13:07Et encore,
13:07je le répète,
13:09ne croyons pas trop
13:10au caractère miraculeux
13:12de la peine.
13:13Le problème,
13:13c'est que ça ne se produise pas.
13:16Amoribrelé.
13:16Oui, tout à fait.
13:17Alors,
13:17sur la castration chimique,
13:18cela peut avoir un intérêt
13:20dans un certain nombre de cas,
13:21mais ça n'est pas la panacée.
13:23Ce sont les études scientifiques
13:24qui le disent.
13:25Et sur l'alourdissement des peines,
13:27je partage en effet tout à fait
13:28votre avis, maître.
13:30De toute façon,
13:31ces peines-là,
13:32même alourdies,
13:32ne sont pas prononcées.
13:34Et puis,
13:34le problème se situe en amont.
13:36C'est-à-dire qu'il faut pouvoir,
13:38aujourd'hui,
13:39non seulement
13:40renforcer les moyens
13:41de la justice
13:42pour traiter
13:42ces milliers,
13:43ces millions d'affaires
13:45qui se déversent sur elles
13:46depuis des années,
13:47depuis notamment MeToo
13:48en matière de violence sexuelle,
13:49et puis,
13:50il faut pouvoir empêcher
13:52à l'avance,
13:54préventivement,
13:54tous ces criminels
13:55de passer à l'acte.
13:56Cela passe évidemment
13:58par l'éducation,
13:59cela passe par le signalement,
14:01par le signalement,
14:02on l'a encore vu
14:03dans l'affaire Liana,
14:04il y a eu de multiples signalements
14:05qui n'ont pas été
14:06pris en compte
14:07par l'éducation nationale,
14:09par la police,
14:10par la justice,
14:11et puis,
14:11le rôle essentiel aussi
14:13de la réinsertion
14:15en prison,
14:16c'est fondamental.
14:16On a un taux de récidive
14:18de 30%
14:18à un an
14:19après la sortie de prison
14:20et de 50%
14:21à 5 ans.
14:22C'est absolument dramatique.
14:23Et là,
14:24il y a un manque
14:24de moyens considérables
14:25à investir dans les prisons,
14:27à investir aussi
14:28dans la santé,
14:28parce que vous avez
14:2930% des détenus
14:30dans nos prisons
14:31qui souffrent
14:32de troubles psychiatriques
14:33et qui n'ont rien
14:34à y faire
14:34et qui vont être traités
14:36évidemment hors de la société
14:37s'ils sont dangereux,
14:38mais à être traités
14:39en tout cas hors de prison.
14:40Les prisons aujourd'hui
14:41sont des bombes
14:41à retardement
14:42par manque de moyens,
14:43par manque d'effectifs.
14:45Donc,
14:45c'est toute la justice
14:47en réalité
14:48qu'il faut remettre à plat
14:49et cela suscite
14:50non seulement des moyens
14:50mais aussi du courage politique.
14:52Ça,
14:52c'est sûr,
14:52courage politique
14:53et c'est ce que beaucoup
14:54attendront,
14:55vont attendre
14:55du débat présidentiel
14:56qui va s'ouvrir
14:57dans les prochains mois.
14:58Merci beaucoup,
14:59Maître Jean-Yves Leborg,
15:00c'est toujours un plaisir
15:01de vous recevoir en studio.
15:02A très vite
15:02et merci beaucoup
15:03à Maury Brulé,
15:04l'inquiétant,
15:04M. Pigasse,
15:05en une de Valeurs Actuelles
15:06cette semaine
15:07qu'on peut déjà retrouver
15:08bien sûr
15:08sur le site
15:09et en kiosque
15:10et sur le site
15:10de Valeurs Actuelles.
15:11Vous pouviez jouer
15:12ce matin
15:13tout au long de la matinée
15:147-20-18,
15:15il fallait envoyer
15:15le mot Sud,
15:16c'était un séjour
15:16au Futuroscope,
15:17on s'occupait de tout.
15:18Bonjour Fabrice.
15:19Oui, bonjour.
15:20Et félicitations mon cher Fabrice,
15:22c'est vous qui remportez
15:22le séjour au Futuroscope,
15:24les petits déjeuners,
15:24l'hôtel,
15:25on part en famille,
15:26les attractions,
15:27c'est pas mal ça ?
15:28Super,
15:28merci beaucoup Maxime
15:29et merci à toute l'équipe
15:30de Sud Radio.
15:31Eh bien merci à vous
15:32et surtout profitez bien
15:33de ce séjour mon cher Fabrice,
15:35on vous envoie tout ça.
15:36Donc Futuroscope
15:37pour 4 personnes,
15:38le séjour,
15:38les petits déjeuners,
15:39l'hôtel
15:39et elle,
15:40je crois qu'elle est fine
15:41de montagne russe,
15:42notamment dans les débats
15:43et dans l'actualité.
15:44Bonjour Valérie Expert.
15:46Bonjour,
15:47bonjour mon cher Maxime.
15:48On vous retrouve
15:49entre 10h et midi.
15:50Absolument.
15:50Conversation passionnante
15:51avec Jean-Yves de Borne.
15:52Oui, absolument,
15:53on se connaît bien,
15:53on partage...
15:55Certaines idées,
15:56la droiture,
15:57de la justice.
15:58Voilà,
15:58on va dire ça comme ça.
15:59On va avec Félix Mathieu
16:01parler de la SNCF,
16:04grève à la SNCF
16:05et puis le délabrement du réseau,
16:09on vous attend au 0825,
16:100826,
16:10300,
16:11300,
16:11racontez-nous vos péripéties.
16:13Alors,
16:13il y a des trains qui arrivent à l'heure,
16:15il faut le dire,
16:15mais il y en a d'autres
16:16et certaines lignes
16:17qui ont beaucoup de mal
16:19à assurer un service correct
16:20et puis évidemment,
16:22on reviendra sur le sondage
16:23dans le Figaro
16:23sur la confiance en la justice.
16:25Faites-vous confiance
16:26à la justice.
16:27C'est trois mots,
16:28lente,
16:28indulgente,
16:29dysfonctionnelle.
16:30On a un indice.
16:31On a un indice,
16:32voilà,
16:32ce sera tout à l'heure
16:33avec vous sur Sud Radio.
16:34Entre 10h et midi,
16:35Valérie Expert,
16:36bien sûr,
16:36vous l'appelez 0826,
16:38300,
16:38300.
16:39Belle matinée sur Sud Radio.
16:40j'ai le plaisir de vous retrouver
16:41demain 6h.
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