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  • il y a 10 heures
Avec Amaury Brelet (rédacteur en chef de Valeurs Actuelles) et Rémi Cardon (sénateur socialiste de la Somme)

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##LA_VERITE_EN_FACE-2026-05-29##

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Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, La Vérité en Face, Maxime Liedot.
00:060826 300 300 sur Sud Radio, La Vérité en Face se poursuit sur un sujet qui vous concerne, amis auditeurs,
00:11et qui vous concerne parce qu'il est concret, c'est le pouvoir d'achat, derrière c'est les salaires,
00:15et derrière c'est cette fameuse question du SMIC, parce que les syndicats dénoncent une France des bas salaires,
00:20tandis qu'une étude de l'INSEE vient de sortir, et plus de 6 personnes pauvres sur 10 le reste
00:25l'année suivante,
00:25et chiffre inédit également, 13% de la population se trouve en situation de privation matérielle et sociale.
00:32C'est le plus haut niveau depuis près de 12 ans, donc est-ce que la France est condamnée à
00:36être un pays de SMICAR ?
00:37Est-ce que la France fabrique en réalité peut-être un cercle qui n'est pas très vertueux,
00:42mais un cercle vicieux de l'appauvrissement du pays ?
00:44On va en discuter avec nos éditorialistes ce matin, j'ai le plaisir comme chaque vendredi d'accueillir Amory Brulé.
00:49Bonjour.
00:49Bonjour Maxime.
00:50Rédacteur en chef de Valeurs Actuelles, qui a eu la folie de courir jusque dans le studio par cette chaleur,
00:54ce qui est déjà une prouesse, donc il y a Amory Brulé à Sud Radio, il faut le dire,
01:00et donc rédacteur en chef à Valeurs Actuelles, avec à la une cette semaine ?
01:03Le canon français et l'art de vivre à la française menacée par la gauche et l'extrême gauche.
01:06Donc en kiosque et bien sûr sur les sites internet, et avec vous Rémi Cardon, bonjour.
01:10Bonjour.
01:11Merci d'être avec nous dans le studio de Sud Radio ce matin, sénateur socialiste de la Somme.
01:15C'est très simple, première question, est-ce que oui, la France, on va dire d'un point de vue
01:18général,
01:19comment son débat de cette manière si vous le voulez bien, est condamnée à vivre au SMIC,
01:23à être un pays de SMICards ? Est-ce qu'elle est condamnée à avoir comme ça ce cercle vicieux
01:27de la pauvreté ou de l'approvisionnement du pays, Rémi Cardon ?
01:30J'ai envie de vous dire non, puisque déjà il y a des élections présidentielles en 2027,
01:34donc il y a des choses qui peuvent changer.
01:35Mais moi ce que je retiens, il y a un chiffre, pour que ce soit encore plus visuel,
01:38c'est, si vous comparez le SMIC et le seuil de pauvreté, il y a à peu près 180 euros
01:44de différence.
01:45180 euros de différence.
01:46Ce qui est affolant.
01:47Ce qui est affolant, c'est-à-dire qu'un SMICard, il suffit qu'il fasse deux pleins ou trois
01:50pleins dans le mois,
01:51plus la nourriture le midi pour forcément se nourrir, à la fin, pour aller travailler,
01:56croyez-moi, il faut avoir une envie extraordinaire.
02:00Il ne faut pas que justement son métier soit pénible sous les temps de chaleur ou autre,
02:04parce que sincèrement ça interroge.
02:06Donc moi il y a un point sur lequel je pense qu'il faut insister,
02:09c'est qu'il faut, bien évidemment, nous on défend un SMIC à 1690 euros,
02:14pour qu'il y ait un glissement aussi des grilles, des autres salaires,
02:17pour qu'on augmente aussi notre niveau de vie.
02:20On fait partie des pays européens sur lesquels on n'est pas hyper bien positionnés,
02:25si on n'en croit, on n'est pas en tout cas dans le top 3 des pays européens,
02:28on est plutôt 5e ou 6e je crois.
02:31Donc il y a quand même une inquiétude, et c'est surtout des politiques depuis les années 90,
02:34où on a cherché à plutôt combattre le chômage, dont acte, il n'y a pas de sujet là-dessus,
02:40mais finalement, par les exonérations sur les bas salaires,
02:44en fait on a créé une trappe à bas salaire.
02:47En fait on paye des politiques menées par diverses formations politiques,
02:50attention je mets tout le monde dans le panier,
02:52et pour le coup, aujourd'hui on voit bien qu'on se retrouve en difficulté,
02:56pour, en tout cas, donner envie à celles et ceux qui veulent continuer à travailler,
03:02bien évidemment, avec un salaire décent,
03:06pour vivre.
03:07Parce qu'aujourd'hui le salaire décent est de plus en plus rare.
03:10Ça c'est sûr, et est-ce que c'est les syndicats qui, dans une lettre à Sébastien Lecornu,
03:14ont dénoncé la France des bas salaires ?
03:15La question ce matin qu'on vous pose un peu directement, amis auditeurs,
03:17c'est celle-ci, est-ce que la France est condamnée,
03:19comme ça, à être dans ce cercle vicieux de la fabrication de pauvreté,
03:22à être un pays de smica à moribrolée ?
03:24Comment vous regardez ce débat ?
03:25Les syndicats ont raison sur le constat,
03:27malheureusement ils ont tort sur toute la ligne,
03:29sur l'explication, sur la grande explication de cet appauvrissement généralisé,
03:33de ce déclassement généralisé.
03:36La France est l'un des pays au monde, aujourd'hui,
03:39qui taxe le plus le travail,
03:40avec des niveaux de charges sociales, à la fois patronales et salariales,
03:44ou de cotisations sociales et à la fois patronales et salariales,
03:48qui sont parmi les plus élevées du monde.
03:49Et là encore, quand on se réfère au classement,
03:52la France figure dans le peloton de tête des pays européens,
03:55où la différence est la plus élevée entre le coût d'un salarié pour une entreprise
03:59et ce que celui-ci perçoit après le paiement de ses charges et de ses impôts,
04:03et elle est selon le niveau de salaire d'ailleurs entre le 24e et le dernier rang européen.
04:07Donc là, si l'on veut évidemment rendre le fruit,
04:10une partie en tout cas du fruit de leur travail aux Français,
04:12il faut diminuer évidemment l'ensemble de la fiscalité,
04:16et notamment les charges,
04:18et pour cela il faut réformer notre modèle social.
04:20On y reviendra, parce que tout à l'heure mon invité politique c'était Serge Papin,
04:23on a parlé bien sûr, il est aussi ministre certes des PME,
04:26mais il est aussi ministre du pouvoir d'achat,
04:27et je lui ai posé la question, est-ce qu'il faut revoir certaines choses ?
04:30Il a évoqué lui, la baisse de la CLG, notamment sur les jeunes qui travaillent,
04:33et il a évoqué au bout d'un moment la participation, peut-être la désindexation,
04:37ce qui a été un projet maintes fois renouvelé,
04:39notamment des retraites les plus élevées.
04:41Il estime qu'à partir de 3 000 euros, on peut faire un effort sur sa retraite,
04:45ça fera partie des discussions que je vous poserai,
04:46mais c'est vrai que quand on voit ça, ce n'est pas la première fois,
04:49quand on voit la hausse du SMIC dans certains programmes,
04:52c'est pour ça que je me tourne vers vous Rémi Cardon,
04:54est-ce que justement on ne participe pas à ce que certains appellent la trappe des bas salaires,
04:58parce qu'en fait on augmente le SMIC, on augmente le SMIC,
05:00mais derrière c'est le salaire minimum,
05:02donc en fait on a du mal derrière à corriger les inégalités,
05:05puisque même à 1 600 euros, on n'a pas une vie confortable,
05:08peut-être un peu plus confortable que la pauvreté.
05:10On a des différents salaires.
05:11Bien sûr, mais est-ce qu'on ne va pas justement traîner ce poids d'un salaire
05:13qui permettra juste pour beaucoup, avec l'inflation générale, de « survivre » ?
05:17Moi je pense qu'il faut un nivellement par le haut.
05:19Aujourd'hui on a souvent fait un nivellement par le bas,
05:21c'est-à-dire qu'il y a finalement très peu d'égards,
05:24je le disais à l'instant, entre le seuil de pauvreté et le SMIC,
05:27et donc là aujourd'hui quand je parle de rehausser le SMIC,
05:30c'est pour des raisons très simples,
05:31c'est qu'aujourd'hui il faut aussi créer des différences nettes
05:35entre ceux qui travaillent et ceux qui ne travaillent pas,
05:37avec des salaires, entre ceux qui ont des allocations, etc.
05:41Donc il faut, à mon avis, que les choses soient claires pour les Français,
05:43pour qu'ils aient, en tout cas, envie de s'engager dans la société française
05:46en payant des impôts, en travaillant,
05:48et c'est comme ça qu'il faut retisser du lien avec eux.
05:52Et en l'occurrence, vous le disiez, les cotisations...
05:54Est-ce que même, c'est une vision, c'était un peu ça,
05:56peut-être ma question était mal posée tout à l'heure,
05:57est-ce que c'est un objectif de dire qu'aujourd'hui on va vivre au SMIC ?
06:01Vous voyez ce que je veux dire ?
06:01Quand on l'augmente de manière significative...
06:03Mais si vous voulez, au bout d'un moment, il faut poser une base de départ.
06:06Et cette base de départ, il faut se constater qu'elle est trop basse.
06:08Mais elle est trop basse, attendez,
06:09si vous regardez, vous mettez à la place d'un patron,
06:12il est vrai que s'il augmente quelqu'un qui est au SMIC,
06:15ça va lui coûter à peu près 18% de plus à la fin.
06:20Donc forcément, il préfère limite prendre quelqu'un un peu plus haut que le SMIC
06:25dès le départ, plutôt que le prendre au SMIC.
06:27Et en fait, les politiques qui ont été construites à l'époque sur,
06:32notamment pour avoir un maximum de nouveaux employés,
06:38malheureusement au SMIC,
06:39ça a été conçu pour lutter contre le chômage,
06:41sont aujourd'hui inefficaces.
06:43Mais si vous rehaussez le SMIC comme vous le souhaitez,
06:45le problème va se poser à nouveau.
06:46Mais les gens vont plus consommer.
06:48Donc ça va dans l'économie, ça, monsieur.
06:49Vous comparez, vous comparez entre quelqu'un qui a...
06:53Notamment sur le revenu des ménages,
06:54vous regardez comment les gens consomment en toute sincérité.
06:58Ceux qui ont 2, 3 000 euros,
07:01sincèrement, ça va directement dans l'économie.
07:03Par contre, ceux qui ont 20, 30, 40, 50 000 euros,
07:08bien évidemment, ça va un peu moins dans l'économie.
07:10Ça va plus dans les épargnes, dans les placements.
07:12Et donc, voilà.
07:12Mais si vous voulez, il faut faire confiance aussi aux Français.
07:16Si on rehausse le SMIC, c'est aussi pour relancer l'économie.
07:19Il faut leur faire confiance pour relancer la machine de France.
07:22On va relancer l'économie allemande et chinoise,
07:23parce que les Français, notamment, parmi les plus pauvres,
07:27consomment beaucoup, beaucoup de produits importés.
07:29Et si vous réhausser...
07:29On va encore avec l'amende de 200 millions à Tému de la part de l'Union Européenne.
07:32Si vous réhausser le niveau du SMIC, le problème va rester le même,
07:35sauf qu'il sera plus élevé.
07:36Le niveau d'imposition en France est trop élevé,
07:39notamment sur le travail.
07:40Quelle est votre solution, à gauche, pour en finir avec cette réalité ?
07:44Je vous ai donné des chiffres.
07:45La France fait partie des pays qui imposent le plus le travail.
07:48Qu'est-ce que vous faites pour en sortir ?
07:49Je vous réponds, monsieur.
07:50Pour soulager les entrepreneurs.
07:52Je vous réponds aujourd'hui.
07:52Sur 100 euros de cotisation sociale,
07:55vous savez, il y a 38 euros qui vont directement pour la question de santé,
07:59les problématiques de maladie,
08:0128 euros sur les retraites,
08:039 euros sur les familles,
08:04et 7 euros sur le chômage.
08:06Vous voyez que tout ça, c'est un modèle de protection sociale.
08:09Vous connaissez vous-même le déficit,
08:12les difficultés qu'on peut avoir.
08:14Donc il faut bien aussi animer cette protection sociale
08:17qui est bien sûr défendue par l'ensemble des Français.
08:19Vous dites qu'on ne change rien, en fait.
08:21C'est ce que vous dites.
08:21Mais non, il faut créer de la richesse,
08:23et continuer à créer de la richesse.
08:24Et on en crée de moins en moins de la richesse,
08:26notamment du fait de ce niveau de taxation propé.
08:28Mais forcément, avec votre récit,
08:29à votre récit, ça donne vachement envie.
08:30Mais ce n'est pas un récit, ce sont les chiffres, monsieur.
08:32Non, mais...
08:32Ce sont les chiffres de l'OCDE, ce sont les chiffres européens.
08:35Aujourd'hui, il y a une dynamique,
08:36notamment, puisque vous parlez d'industrie un tout petit peu,
08:39il y a des choses qui peuvent se monter au niveau européen,
08:41avec des dynamiques, notamment sur l'automobile.
08:44Si on fait un protectionnisme européen...
08:46Il y a une explosion des faillites d'entreprises
08:47depuis plusieurs mois.
08:48On a l'inflation qui remonte,
08:49le chômage qui remonte,
08:50on est au bord de la récession.
08:51Il faut mettre...
08:52Vous vivez dans un monde parallèle.
08:53Face à la concurrence déloyale chinoise,
08:55il faut mettre, justement, des barrières douanières.
08:57Et donc, on augmente le SMIC,
08:58comme ça, on donne un peu plus d'argent aux pauvres
08:59qui achèteront les produits chinois.
09:01C'est très, très intéressant.
09:02Pas du tout.
09:02Parce que, du coup, vous savez,
09:04le SMICAR lambda achète des produits chinois tout le temps.
09:08La réalité, c'est l'angle mort de la gauche
09:09parce que vous n'avez pas le courage d'aborder ce sujet.
09:11Parce que ça vous met, évidemment,
09:12en porte-à-fouille avec vos électeurs,
09:13et notamment les fonctionnaires.
09:14Parce qu'il faut réformer l'État-providence en France.
09:16Il faut réformer notre système de retraite,
09:18qui est une pyramide de Ponzi en faillite virtuelle,
09:20vous savez très bien.
09:21Pourquoi ?
09:21Et vous allez me répondre.
09:23Pourquoi il y a en France 4,5 millions de fonctionnaires
09:26qui bénéficient d'un système de capitalisation pur
09:30avec un taux annualisé,
09:31un rendement annualisé de 4,4% ?
09:33Vous comparez.
09:34Pourquoi les seuls fonctionnaires bénéficient...
09:35Non, pourquoi en France,
09:37les seuls fonctionnaires bénéficient d'un système de capitalisation
09:39et pas les autres, et pas les Français ?
09:42C'est marrant, votre point de vue, là.
09:44Ils ont des grosses pensions de retraite, les fonctionnaires ?
09:47Ils ont des pensions tout à fait correctes, oui.
09:48Ah oui, catégorisées, vous voulez qu'on y vienne ?
09:50Les libertés de choix.
09:51Pourquoi ne pas offrir la liberté de choix aux Français ?
09:53Les Français, ils peuvent soit passer des concours
09:55dans les réactions publiques,
09:56soit aller dans le public.
09:58Les Français ont le choix, monsieur.
09:59Vous êtes pour introduire la capitalisation pour tous les Français ?
10:01Mais non !
10:03Je vous propose une pause dans notre dialogue.
10:04Pourquoi ?
10:05Je vous propose aussi d'aller justement sur éventuellement
10:07les retraites par capitalisation.
10:09On est sur ce sujet,
10:10les syndicats qui dénoncent une France de bas salaire
10:12et cette étude quand même de l'ITSE,
10:13plus de 6 personnes pauvres sur 10.
10:15Le reste, l'année suivante,
10:16peut-être aussi des questions imposées
10:17sur le fameux système social français.
10:19Ça fera partie des thèmes qu'on abordera.
10:21Et puis, je le disais,
10:22Serge Papin, ministre des PME,
10:23du pouvoir d'achat tout à l'heure,
10:24l'évoquait.
10:25Peut-être qu'il va falloir organiser une baisse de la CG,
10:27voire la supprimer
10:28sur ceux qui travaillent dès le plus jeune âge
10:30et éventuellement demander un effort
10:32aux retraités les plus aisés.
10:33On lui a demandé,
10:33il était un peu timide au début,
10:35le ministre Papin,
10:36mais il l'a dit,
10:36allez, autour de 3 000 euros,
10:38ça fait quand même partie des retraites confortables.
10:40Peut-être que ça fait partie des solutions
10:41qu'on met sur la table.
10:42En tout cas, on va les mettre sur la table
10:43du studio de Sud Radio.
10:440826 300 300.
10:45Venez participer à la discussion,
10:47amis auditeurs.
10:48On revient dans une poignée de secondes.
10:49A tout de suite.
10:55Ah ben, il y a des débats
10:56et puis il y a ceux de Sud Radio
10:57où forcément ça continue avant,
10:58ça continuera après,
11:00ça continue pendant.
11:01On est toujours en compagnie
11:02d'Amory Brulé,
11:02rédacteur en chef à Valeurs Actuelles
11:04et toujours en compagnie également
11:05du sénateur socialiste de la Somme,
11:06Rémi Cardon.
11:07On évoquait la retraite par capitalisation.
11:09Alors le débat se poursuivait,
11:11mais il y avait,
11:11c'est vrai, ce débat.
11:12Beaucoup, en tout cas,
11:13une partie de la gauche
11:14pourrait être opposée presque
11:15sur le principe
11:16de la retraite par capitalisation.
11:17Amory Brulé signalait
11:19que c'est vrai
11:19que beaucoup de fonctionnaires
11:20en bénéficient.
11:22Qu'est-ce qui vous gêne
11:23sur le principe, Rémi Cardon,
11:24de la retraite par capitalisation derrière ?
11:26C'est l'injustice derrière.
11:28C'est-à-dire que demain,
11:30vous aurez un système
11:31où ceux qui ont des moyens
11:33auront effectivement une retraite
11:34et ceux qui n'ont pas de moyens
11:36n'auront pas de retraite
11:36et travailleront jusqu'à 70 ans,
11:3875 ans.
11:40Vous voulez qu'on compare des modèles ?
11:42On peut regarder des modèles
11:44à pas si loin que de la France.
11:46Vous regardez ce qui se passe
11:48au Royaume-Uni,
11:48vous regardez son...
11:49Voilà, il y a des systèmes...
11:50Effectivement, vous voyez
11:52quelqu'un de 75 ans
11:53en train de passer le balai.
11:54Moi, ça ne me fait pas plaisir
11:55de voir ça, monsieur.
11:55Oh, la belle caricature !
11:56Non, non, ce n'est pas une caricature.
11:57Non, non, ce n'est pas une caricature,
11:59c'est une réalité, monsieur.
12:00C'est une réalité,
12:01mais il faut juste sortir de son...
12:03Moi, je vais rappeler
12:04quelques évidences
12:05à nos amis auditeurs.
12:06Donc, en France,
12:07il y a la capitalisation.
12:09Et ceux qui en bénéficient,
12:10notamment,
12:11et quasiment les seuls,
12:11ce sont les fonctionnaires.
12:12Il y a un système qui existe
12:14qui s'appelle
12:14la fonction publique,
12:16qui s'appelle
12:17la retraite additionnelle
12:18de la fonction publique.
12:19Ça s'appelle la RAFP.
12:21Ça existe depuis plus de 20 ans.
12:22C'est géré par les partenaires sociaux
12:24qui concernent
12:254,5 millions de fonctionnaires
12:26et qui affichent
12:27un taux de rendement
12:28analysé de 4,4%.
12:29Donc, c'est l'établissement,
12:31cet établissement,
12:31qui gère les cotisations
12:32et qui fonctionne
12:33comme un fonds de pension publique.
12:34Les cotisations sont versées
12:36et sont placées
12:37dans des actifs financiers,
12:39actions et obligations,
12:40donc sur les méchants marchés
12:41détestés par la gauche
12:42et sont ensuite liquidés
12:44au moment de la retraite
12:44sous forme de rente
12:45ou de capital.
12:46Voilà.
12:46Donc, moi, je suis,
12:47pour l'égalité,
12:48je croyais que le parti socialiste
12:49et le socialiste
12:50étaient légalités à tout craint,
12:51visiblement non.
12:51On protège ces petits privilégiés,
12:53ces électeurs,
12:54les fonctionnaires.
12:54Moi, je suis pour élargir
12:56la capitalisation,
12:57la liberté,
12:58de donner la liberté aux Français
12:59de pouvoir capitaliser,
13:01de donner la liberté
13:02à tous les Français,
13:03pas seulement aux fonctionnaires
13:04qui sont vos électeurs,
13:05votre propre rente électorale.
13:080,826, 300, 300,
13:09est-ce que la France,
13:10parce que c'est aussi
13:11notre sujet ce matin
13:12qui est visiblement condamné
13:14à être un pays de bas salaire ?
13:15C'est en tout cas
13:16ce que dénoncent les syndicats
13:17et cette étude de l'INSEE
13:18est quand même absolument
13:19hallucinante.
13:20Quand on lit ce chiffre,
13:2113% de la population
13:23aujourd'hui est en situation
13:24de privation matérielle
13:26et sociale.
13:27C'est un chiffre
13:27qui n'a jamais été aussi haut
13:28depuis 12 ans.
13:29Qu'est-ce que vous en pensez,
13:30vous amis éditeurs,
13:31est-ce que la France
13:31est en effet condamnée
13:32à être au SMIC ?
13:330,826, 300, 300.
13:34Bonjour Gilbert.
13:36Oui, bonjour Gilbert.
13:38Je vous appelle de Mimza.
13:39Oui, moi, je voudrais revenir
13:42sur les bas salaires.
13:45Effectivement,
13:45il y a 13% en France
13:46de bas salaires,
13:47mais en fait,
13:48ça fait plusieurs décennies
13:50que le système
13:52a été obligé d'en arriver là.
13:54Je prends un exemple
13:56sur l'Allemagne
13:57où dès le départ,
13:59dès le lycée,
14:00on vous oriente
14:01vers des emplois techniques,
14:02des CAP,
14:04des brevets de technicien,
14:05alors qu'en France,
14:06on oriente tout le monde
14:07vers le bac.
14:08Au final, on a le bac,
14:09on ne sait pas quoi faire.
14:09Alors, en fait,
14:11l'emploi,
14:12c'est la partie technique.
14:13Il faut démarrer
14:13par la partie technique.
14:14Technique,
14:15je dis,
14:17dans tout ce qui est technique,
14:18ça va du simple ouvrier,
14:20maçon,
14:20ouvrier d'usine,
14:22jusqu'au technicien,
14:23jusqu'à l'ingénieur.
14:24Ce sont les techniciens
14:25qui permettent d'avancer,
14:27de faire avancer en France.
14:28c'est les emplois techniques
14:29qui vont créer de la richesse.
14:31Et en France,
14:31on n'est pas parti sur ce système,
14:33on est parti sur un système
14:34où tout le monde doit avoir le bac.
14:35Et enfin,
14:36au bout du bac,
14:37il n'y a rien,
14:37il n'y a pas d'emploi technique.
14:39Au final,
14:39on se retrouve avec 13%
14:40de ce milliard
14:42qui sont considérés en France
14:43comme des bas salaires,
14:45alors que dans les autres pays,
14:46pas du tout.
14:47Il faudrait absolument
14:50rééquilibrer
14:50tous les emplois
14:54au niveau social.
14:56Il n'y a pas de petits salaires
14:58et de hauts salaires,
14:59ni de bas emplois
15:01et de mauvais emplois.
15:02Il faudrait rééquilibrer.
15:03Oui,
15:03et puis vous dénoncez,
15:04Gilbert,
15:05à juste titre,
15:06ce qu'on a fait très longtemps
15:07en France,
15:07d'ailleurs le culte du diplôme,
15:08alors qu'il y avait
15:09des filières courtes,
15:10des filières beaucoup plus efficaces
15:11qui permettaient de rentrer
15:11beaucoup plus tôt
15:12sur le marché du travail.
15:13Et en plus,
15:13on ne l'a peut-être jamais assez dit,
15:15de très, très bien
15:16gagner sa vie,
15:17précisément comme c'est
15:18des emplois manuels,
15:19des emplois difficiles
15:20avec beaucoup de demandes.
15:24beaucoup, Gilbert,
15:25d'avoir été avec nous ce matin
15:26et de nous avoir passé
15:27un coup de fil
15:27au 0826 300 300.
15:29Le culte du diplôme
15:30et le culte du bac
15:31alors que beaucoup
15:32auraient pu faire
15:32des filières courtes,
15:33des filières manuelles
15:34derrière des projets professionnels
15:35beaucoup plus concrets.
15:37Aussi,
15:37sur cette proposition
15:38de Serge Papin
15:38qui était à ce micro ce matin
15:40qui disait,
15:40bon,
15:40au bout d'un moment
15:41pour le pouvoir d'achat,
15:42il ne va pas falloir
15:42tourner autour du pot.
15:44Il y a une solution qui existe,
15:45c'est la baisse de la CSG,
15:47voire la supprimer
15:48pour ceux qui sont au travail tôt,
15:49chez les plus jeunes,
15:50peut-être mettre un âge
15:51et puis penser aussi
15:52à faire en sorte
15:53que les retraités
15:53fassent des efforts.
15:54Lui,
15:54il a situé une bonne retraite
15:55confortable,
15:56capable de faire des efforts
15:57autour d'une retraite mensuelle
15:59à 3000 euros.
15:59Rémi Cardon,
16:00est-ce que quand même
16:01dans la situation économique,
16:02vous regardez ce que dit
16:03le ministre Serge Papin
16:04avec,
16:05on va dire,
16:06une oreille attentive notamment
16:08et un oeil intéressé ?
16:09Tant qu'on ne sait pas
16:10comment on finance,
16:11parce que si on enlève
16:13des recettes,
16:16on gère un budget
16:17en bon père de famille.
16:17Quand on gère un budget,
16:20quand on gère les recettes,
16:21on fait en sorte
16:22que quand on retire des recettes,
16:24forcément,
16:24au bout d'un moment,
16:25on va devoir retirer des dépenses.
16:26Ce que M. Papin ne dit pas,
16:28c'est ce qui va être retiré derrière.
16:30Si on retire des recettes,
16:31on est bien d'accord là-dessus.
16:32Et donc,
16:33c'est ça aussi le problème
16:34de la classe politique
16:35en ce moment sur ce débat.
16:36C'est qu'aujourd'hui,
16:37il y a une malhonnêteté.
16:39Je pense que quand vous dites
16:40on retire
16:42la CSG ou autre,
16:44alors du coup,
16:45comment on finance ?
16:46Mais visiblement,
16:47l'effort aussi sur les retraits,
16:48ça pourrait participer.
16:49Donc ça vient derrière.
16:51Il faut présenter
16:52les deux tableaux.
16:53Je vais présenter comme ça.
16:54Visiblement,
16:54le ministre,
16:55c'est aussi l'idée
16:55de faire une échec.
16:57Combien ?
16:58Est-ce que pour vous,
16:59par exemple,
16:59Rémi Cardon,
17:00une retraite mensuelle
17:01à 3 000 euros,
17:01est-ce que ça ne fait pas partie
17:02des retraites
17:03ayant la capacité
17:04de faire un effort ?
17:05En fait,
17:06il faut regarder les choses
17:07sur l'ensemble
17:08de la population.
17:09Non mais une retraite
17:10à 3 000 euros,
17:10pour vous,
17:11c'est quelque chose de choquant.
17:11Est-ce que quelqu'un
17:12qui gagne 3 000 euros
17:13à la retraite,
17:14est-ce que ce n'est pas quelqu'un
17:19c'est pourquoi faire ?
17:20Pourquoi on fait ça ?
17:22C'est juste,
17:23moi j'aimerais bien comprendre
17:23le pourquoi,
17:24pourquoi faire ?
17:25Donc si c'est pour des questions
17:26de pouvoir d'achat,
17:27il faut le justifier.
17:28Et derrière,
17:29quelles sont les dépenses
17:31qu'on va retirer ?
17:32Puisque si vous enlevez
17:32des recettes,
17:33moi je veux bien,
17:33Macron a été un spécialiste
17:35de retirer des recettes
17:36pendant 12 ans.
17:38Enfin,
17:39pendant les 10 dernières années.
17:4010 dernières années, pardon.
17:41Donc,
17:41quand on retire des recettes,
17:43il faut annoncer
17:44la couleur aux Français,
17:44on dit,
17:45qu'est-ce qu'on va retirer
17:45en dépenses ?
17:46Sinon c'est malhonnête.
17:47Tout à fait.
17:48Et nous ?
17:49Absolument.
17:50Et nous c'est pour ça
17:50qu'on dit qu'effectivement,
17:51à force de retirer des recettes,
17:52ça va poser problème.
17:54On n'est pas d'accord sur les soufferts.
17:56Alors,
17:56effort de retraité,
17:57éventuellement suppression
17:58de la CSG
17:59pour les jeunes,
18:00on va dire,
18:00allez,
18:00de 25 à 35 ans.
18:01Je ne sais pas ce qu'a dit le ministre,
18:02mais j'essaie de résumer la position.
18:04Oui,
18:04mais bon,
18:05là encore,
18:06on essaie de sauver
18:08le système
18:08avec une petite cuillère,
18:09en essayant de vider le soin
18:10avec une petite cuillère.
18:11Ça fait près de 30 ans
18:13qu'on fait des réformettes
18:14des retraites
18:17portées de contacter
18:18que 20 ans plus tard,
18:18on y est encore
18:19et que d'ailleurs,
18:20la réforme qui a été adoptée
18:22et qui a été sabordée
18:24par la Macronie,
18:25pour faire plaisir notamment
18:26au Parti Socialiste,
18:27ne réglait rien au problème.
18:28D'ailleurs,
18:28le corps l'avait dit.
18:29C'est de suspension.
18:30En fait,
18:30oui,
18:30on reportait le fardeau
18:33aux générations futures
18:35sans rien régler.
18:36Donc,
18:36le problème,
18:36c'est que notre système
18:39de retraite
18:40par répartition,
18:42malheureusement,
18:42est en faillite virtuelle.
18:43C'est une question
18:44de pure statistique.
18:46de pure démographie.
18:47Nous avions au début,
18:49nous avions 4 actifs,
18:504-5 actifs
18:52pour un retraité.
18:53Aujourd'hui,
18:54on se dirige vers un actif
18:55pour un retraité.
18:56Donc,
18:56c'est une question
18:57de comptabilité de base.
18:58Le système n'est pas viable.
19:00Donc,
19:00c'est pour cela,
19:00et je le répète,
19:01qu'il faut y introduire,
19:02je ne dis pas
19:03qu'il faut le remplacer,
19:04je dis qu'il faut y introduire
19:06une part de capitalisation,
19:07comme d'ailleurs
19:08la plupart des grands pays
19:10développés dans le monde
19:10l'ont déjà fait,
19:11pour pouvoir essayer
19:13de sauver le système.
19:14Parce que l'État-providence
19:16auquel vous êtes attaché,
19:17davantage que moi,
19:18on l'a bien compris,
19:19il faut,
19:19si vous souhaitez le sauver,
19:20il faut le réformer.
19:21Parce que sinon,
19:22on va à la crise.
19:23Et quand la crise frappera la France,
19:24comme elle a déjà frappé
19:25l'Argentine et la Grèce
19:26il y a quelques années,
19:27c'est le système entier
19:29qui s'effondrera.
19:29Et vous n'aurez plus
19:30que vos yeux pour pleurer.
19:30Surtout quand on voit
19:31en effet cette étude de l'INSEE,
19:32je me permets de le rappeler
19:33pour conclure ce débat,
19:34plus de 6 personnes pauvres
19:35sur 10,
19:36le reste l'année suivante
19:37est 13% actuellement en France,
19:38personnes en privation matérielle.
19:41Chiffre hallucinant
19:41qui n'a jamais été aussi haut
19:42depuis plus de 12 ans.
19:44Merci beaucoup
19:44à Maury Bollet,
19:45rédacteur en chef
19:46de Valeurs Actuelles
19:46avec cette semaine
19:48en une du magazine
19:48et sur le site internet
19:49Le Canon Français.
19:50Donc c'est ça,
19:51comment la gauche
19:52et l'extrême gauche
19:52s'en prennent
19:54à notre art de vivre
19:54à la française.
19:55Voilà, c'est donc
19:56à retrouver en kiosse
20:00de la Somme
20:01et on l'a bien compris
20:02après ce débat en forme
20:04et où c'est le moment
20:04de jouer,
20:05rappelez-vous,
20:067, 20, 18,
20:06il suffisait d'envoyer
20:07le mot Sud
20:08et c'était le séjour
20:09au parc Astérix
20:10pour 4 personnes la nuit,
20:11les petits déjeuners,
20:11le dîner,
20:12bref, on s'occupait de tout.
20:13Bonjour Marie-Josée.
20:14Bonjour.
20:17La voix heureuse,
20:18mais vous avez raison
20:18d'avoir la voix heureuse
20:19ma chère Marie-Josée,
20:20c'est vous qui remportez
20:21ce séjour
20:21pour le parc Astérix.
20:23Écoutez,
20:24je suis debout
20:26mais je crois
20:27que je vais m'asseoir.
20:27Oui, alors asseyez-vous
20:29en plus avec la chaleur,
20:30le manque d'eau,
20:31la canicule.
20:32Asseyez-vous tranquillement
20:33Marie-Josée.
20:34Ah, mais je suis vraiment ravie
20:36et puis j'adore
20:37au Sud Radio.
20:38Alors là,
20:38c'est la première
20:39que je participe
20:41et je suis vraiment ravie
20:42parce que je vais amener
20:43mes petites filles.
20:45Eh bien voilà,
20:45vous pouvez aller
20:46jusqu'à 4 personnes.
20:47Marie-Josée,
20:484 personnes en famille
20:49au parc Astérix,
20:50il y a la nuit d'auteil,
20:51il y a le dîner,
20:52il y a les petits déjeuners,
20:52vous allez pouvoir traverser
20:53les différents univers,
20:54profiter des 50 attractions
20:56et alors là,
20:57si avec ça,
20:57vos petites filles
20:58ne sont pas heureuses,
20:59que voulez-vous ?
20:59Moi, je démissionne.
21:00Félicitations Marie-Josée,
21:01merci d'avoir participé
21:02au Jeu Sud Radio,
21:04quelqu'un qui ne sera pas
21:04au parc Astérix
21:05parce qu'elle sera en train
21:06de présenter le 10-12
21:07sur Sud Radio.
21:08Bonjour Valérie Expert.
21:09Bonjour mon cher Maxime.
21:10Au programme
21:10entre 10h et midi.
21:11Eh bien écoutez,
21:13c'est quoi le problème
21:13avec Félix Mathieu ?
21:15C'est ce phénomène
21:16en très forte augmentation.
21:18De plus en plus de jeunes
21:20prennent ce principe
21:21de payer en plusieurs fois.
21:23Quand vous voulez acheter
21:24un smartphone,
21:25on vous propose
21:25des facilités de paiement.
21:27Crédit à l'infini.
21:27Crédit à l'infini.
21:28Sur-endettement important
21:30chez les jeunes.
21:31On va revenir
21:31sur ces 22 000 policiers
21:33pour la finale
21:35de la Ligue des Champions.
21:37Vitons dans un monde de dingue.
21:40Tout le monde prévoit
21:42vraiment des gros problèmes
21:44samedi soir.
21:45Et puis tout le monde
21:46a tapé sur Charles à l'oncle.
21:49Néanmoins,
21:50on se rend compte
21:50que Delphine Edernot
21:51est en train de réfléchir
21:52à faire des économies.
21:54Pourquoi pas fusionner
21:55avec Radio France ?
21:56Pourquoi pas supprimer France 4 ?
21:57Tiens donc,
21:58ça ressemblerait
21:58un petit peu...
21:59Peut-être un travail
21:59qui mérite d'être su allé.
22:01Absolument.
22:01Mais on reviendra
22:02sur tous ces sujets
22:03avec vous dans un instant.
22:04Et bien sûr,
22:05au débat,
22:06avec, bien sûr,
22:06participer au débat,
22:07amis auditeurs,
22:08au 0826 300 300,
22:09Valiré Expert,
22:10entre 10h et midi,
22:11évidemment,
22:11comme d'habitude.
22:12Et moi,
22:12j'aurai le plaisir
22:13de vous retrouver demain,
22:14dès 6h.
22:14Belle matinée
22:15sur Sud Radio.
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