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  • il y a 2 jours
Avec Joël Boueilh (président de l'interprofession des vins du sud-ouest et président des Vignerons coopérateurs de France), Quentin Mathieu (économiste agricole), Daniel Palop (leveur de Gasconne des Pyrénées à Véraza), Christiane Lambert (ancienne présidente de la FNSEA, présidente de la FICT (Fédération des industries de charcuterie traiteur) et Quentin Le Guillous (secrétaire général des Jeunes Agriculteurs)


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##LA_VERITE_EN_FACE-2026-02-27##

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News
Transcription
00:00En direct du Salon International de l'Agriculture, depuis le stand de la Coopération Agricole,
00:06Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Maxime Liedot.
00:12Bonjour ou rebonjour, très heureux de vous retrouver en direct de ce salon, de cette 62ème édition du Salon de
00:19l'Agriculture.
00:20On est ensemble jusqu'à 10h pour faire le tour des nombreuses questions qui minent parfois la société agricole qu
00:25'on aime tant.
00:26Nos agriculteurs, nos éleveurs, nos vignerons, nos producteurs, vous allez le voir pendant une heure, on va essayer de se
00:31confronter aux questions qui fâchent.
00:33Qu'est-ce qui se passe quand la justice interdit des produits qui sont pourtant vitaux pour nos agriculteurs ?
00:37Est-ce que les grandes surfaces, les grands industriels jouent le jeu contrairement à ce qu'on peut penser par
00:43rapport aux lois qui sont votées ici et là ?
00:45Est-ce qu'on est encore dans des conversations, dans des discussions, dans des négociations qui sont équitables ?
00:50Ou comme l'a dit la ministre de l'Agriculture à ce micro il y a quelques instants, oui, il
00:56y a encore une logique de chantage mortifère vis-à-vis de certaines négociations.
01:00Et puis plus largement, on se posera une question avec vous, auditeurs de Sud Radio, que ce soit sur l
01:05'application, que ce soit sur le site internet sudradio.fr, mais également sur les réseaux sociaux.
01:10Est-ce que la France a-t-elle encore les moyens d'être une grande puissance agricole ?
01:15Il y a quelques années, dans ce même salon, le président de la République, Emmanuel Macron, a assuré que la
01:19France était la ferme de l'Europe.
01:21Ce n'est plus le cas. La France a totalement décimé, en tout cas a perdu énormément de poids.
01:26On le voit avec les chiffres de la balance commerciale agricole qui ont totalement chuté.
01:30La France est devenue énormément dépendante de beaucoup d'autres pays pour beaucoup de produits.
01:35Ça peut être le fromage, ça peut être les œufs, ça peut être la viande, ça peut être le poisson.
01:39Tous ces sujets seront abordés pendant plus d'une heure.
01:42Vous avez le programme. Il est 9h05 et la vérité en face commence.
01:48Et elle commence avec une invitée que je suis très heureux de recevoir à ce micro qui est en direct
01:53depuis le Salon de l'Agriculture.
01:54Bonjour, Christiane Lambert.
01:55Bonjour.
01:56Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
01:58Ancienne présidente haute en couleur de la FNSEA, présidente désormais de la FICT,
02:02qui est la Fédération des Industries de Charcuterie Têteur.
02:06Énormément de questions à voir avec vous, notamment puisque vous êtes au cœur de ce qu'on appelle les compatbox
02:11de votre milieu,
02:12à savoir les fameuses négociations avec les industriels.
02:15La ministre a quand même mis un gros coup de pied dans la fourmilière il y a une semaine
02:18en assurant qu'il y avait un chantage mortifère sur certains produits.
02:22Est-ce que c'est encore le cas, Christiane Lambert, et notamment dans votre secteur ?
02:25Oui, c'est encore le cas.
02:26Ces mots sont très justes.
02:27S'ils ont blessé les distributeurs, c'est qu'elle a visé juste.
02:31Les négociations sont très difficiles.
02:33Un certain nombre d'industriels n'ont rien signé du tout, alors que nous sommes à quelques jours de la
02:37fin.
02:37C'est la dernière ligne droite.
02:39Il y a beaucoup de chantage.
02:40Il y a des menaces de déréférencement.
02:41Il y a des demandes de baisse de nos produits qui sont insupportables,
02:45parce que nos charges ont augmenté.
02:47Aujourd'hui, nous avons 25% des entreprises de charcuterie traiteurs qui sont en négatif.
02:5325% qui sont en négatif.
02:55Qui sont dans le rouge.
02:56Et donc, on ne peut pas rester dans le rouge indéfiniment.
02:58Ils ont besoin de passer quelques points de hausse.
03:01Et certains distributeurs, certains, ont demandé moins 4, moins 8% de baisse des prix de nos produits.
03:07Ça, c'est insupportable.
03:08On ne tiendra pas.
03:09Je vous rappelle que l'industrie de la charcuterie en France transforme 75% des volumes de porcs produits par
03:15les éleveurs.
03:15Si on veut garder des éleveurs, si on veut de la souveraineté alimentaire,
03:19il faut aussi des industries pour transformer les produits en France.
03:21On ne va pas les envoyer à l'autre bout du monde ou ailleurs pour qu'ils reviennent en charcuterie.
03:25Ce qui se passe, qui plus est, dans d'autres secteurs.
03:27Quand vous dites que les négociations sont en réalité un peu plus rudes que d'habitude,
03:31c'est aussi ce que disent d'autres personnes, d'autres professionnels qui participent à ces négociations.
03:35Qu'est-ce que ça veut dire ?
03:36Il y a une pression, le chantage est beaucoup plus pénible.
03:38Ou alors, c'est uniquement, et je le mets entre guillemets, une volonté de baisser encore plus ardemment les prix
03:44?
03:44Il y a tout.
03:45Il y a des déclarations de distributeurs, la main sur le cœur, sur les plateaux ou sur vos ondes,
03:49pour dire, mais nous on est les gentils, les méchants, ce sont les industriels,
03:52qui ne sont pas capables d'assumer leur hausse.
03:54Moi, j'ai objectivé les hausses.
03:56J'ai montré de combien le gaz a augmenté, plus 122% sur les cinq dernières années,
04:02de combien l'énergie a augmenté, les emballages, le transport, le travail, la logistique,
04:06tout a augmenté.
04:07Et les distributeurs ne veulent pas le reconnaître.
04:09Il y a la pression sur les industriels dans les box de négociations,
04:12où ils convoquent encore à des horaires hors des heures de travail.
04:16Ils ont déjà envoyé un mail en disant qu'il fallait travailler le dimanche,
04:19alors qu'ils avaient signé une charte, la main sur le cœur.
04:21Nous ne négocierons plus le dimanche, donc ils ne respectent pas leurs engagements.
04:26Ils essayent quoi ? Ils essayent un peu de tirer sur la corde ?
04:29Bien sûr, ils essayent de tirer les prix vers le bas en disant,
04:31nous sommes les grands défenseurs du pouvoir d'achat.
04:33Sauf que ce qu'ils ne disent pas aux Français,
04:35c'est qu'en pratiquant ainsi, ils mettent les entreprises en très grande difficulté,
04:38elles ferment la porte et on perd la transformation en France,
04:42on perd des emplois et on perd cette fameuse souveraineté dont tout le monde parle.
04:45On importera davantage de produits venant d'ailleurs
04:47et qui ne respectent pas les mêmes standards.
04:48Mais Christiane Lambert, je me mets à la place de tous ceux qui nous écoutent
04:51et j'imagine aussi que c'est le cas pour beaucoup de visiteurs de ce salon.
04:54Ils n'arrêtent pas d'entendre sur les ondes en lisant les journaux quand ils les lisent,
04:57parce qu'on sait que la presse écrite n'est pas son meilleur en termes de business.
05:01Quand ils regardent la télé, ils entendent les ministres, les parlementaires, les présidents.
05:05Et si et là, les responsables, assurer que des lois ont été votées
05:07pour garantir aux producteurs, pour garantir aux agriculteurs
05:10des revenus minimums dignes pour respecter le produit.
05:13Les fameuses lois égales, pourquoi tout ça n'est pas visiblement mis en application
05:17quand ça concerne la charcuterie ou les produits dont vous avez la charge aujourd'hui ?
05:21Parlons clair, les lois ont été mises en place
05:23et elles permettent aujourd'hui de garantir que la matière première agricole
05:26sera rémunérée aux producteurs, c'est le cas,
05:29mais rien n'est prévu pour ceux qui sont entre les producteurs et les distributeurs,
05:32c'est-à-dire ceux qui transforment les produits.
05:34Si vous prenez le cochon brut de décoffrage quand il sort de l'élevage
05:37ou le lait qui sort du pied de la vache, vous n'allez pas le consommer.
05:40Il faut un industriel entre les deux
05:41et c'est ce maillon-là qui est aujourd'hui méprisé, négligé
05:45et qui est en grande difficulté.
05:46Alors moi, je dis simplement que si les distributeurs continuent
05:50à écrabouiller, écraser les industriels,
05:54nous n'arriverons pas à tenir les entreprises en France.
05:57Et s'il n'y a pas de transformation, ça affaiblira le maillon production également.
06:00Est-ce qu'il y a aussi tout un problème, vous venez de le dire, sur la chaîne ?
06:05Ça veut dire que, par exemple, ce qu'on a beaucoup vanté sur les ondes et les médias,
06:09c'est cette fameuse loi EGalim.
06:10Est-ce qu'il en faut une pour ceux qui transforment directement le produit
06:13comme vous venez de l'évoquer ?
06:14C'est-à-dire assurer un revenu digne, un revenu équitable
06:17quand on est aujourd'hui dans une industrie qui transforme le produit,
06:20c'est-à-dire quand on est au milieu de la chaîne ?
06:21Il faudrait déjà que la loi soit respectée, que la charte soit respectée.
06:25La matière première agricole au producteur, elle n'est pas toujours respectée.
06:28Elle est souvent respectée, mais pas toujours.
06:31Et pour les industriels, c'est une question de relation commerciale équilibrée.
06:34On ne va pas pouvoir légiférer en disant
06:35on donne tel pourcentage à tel, tel pourcentage à l'autre.
06:38Il y a des négociations et c'est les lois du commerce.
06:40Simplement, la non reconnaissance des besoins tarifaires des industriels,
06:46moi j'ai 25% des entreprises dans le rouge,
06:48mais on a aussi eu une baisse de 30% des investissements sur les dernières années.
06:52Or, vous le savez, il faut décarboner, il faut consommer moins d'eau,
06:55il faut réduire les déficits.
06:56Il y a les défis à préparer.
06:57Il y a tous les défis à préparer.
06:58On peut investir quand on a des marges bénéficiaires.
07:01Elles sont malheureusement trop faibles,
07:02parce que même ceux qui sont positifs sont en 2% de marge en moyenne,
07:07ce qui est extrêmement faible pour une industrie.
07:09Christiane Lambert, vous êtes ancienne présidente de la FNSEA
07:11et désormais présidente de la FICT,
07:13c'était la Fédération des industries de charcuterie traiteurs.
07:16Il y a à peu près une semaine, ici sur Sud Radio,
07:18on avait ce grand débat concernant la consommation de viande,
07:21de charcuterie des Français.
07:22Il y a eu un document officiel qui a été publié
07:24par certains organismes du gouvernement
07:26qui expliquait que les Français devaient désormais limiter,
07:29c'est le mot qui a été employé,
07:30la consommation de viande et de charcuterie.
07:32Vous, en tant que président de la FICT,
07:35la Fédération des industries de charcuterie traiteurs,
07:37comment vous avez reçu un tel document ?
07:39Pas très bien, on partait de loin puisque...
07:41C'est diplomatique, pas très bien.
07:42On partait de loin puisqu'à l'origine,
07:44ils voulaient écrire réduire de 15% la consommation de viande rouge.
07:48C'était le projet initial.
07:49C'était le projet initial, viande de bœuf et viande de porc.
07:52La réalité, c'est que la consommation change énormément.
07:54Les Français mangent autant de viande,
07:56ils mangent moins de bœuf, moins d'agneau, moins de veau,
07:58un petit peu moins de porc sur 10 ans,
08:01mais ils consomment beaucoup plus de viande blanche et de poulet.
08:04Ce que nous faisons, nous, c'est que nous améliorons nos produits
08:07pour que les griefs qui sont faits à la charcuterie,
08:10c'est-à-dire le gras, le sel, soient moins un problème.
08:12Moi, j'ai un tiercé gagnant que tout le monde ignore.
08:154, 5, 6, moins 4% de sel, moins 5% d'acide gras saturé,
08:19moins 6% de gras en 5 ans.
08:21Les industriels ont travaillé pour répondre aux attentes consommateurs
08:25qui veulent consommer diététique, allégés, santé, etc.
08:28Et parce que nous répondons de cette façon-là,
08:30parce que nous engageons aussi des accords très importants
08:34et que nous allons réduire encore,
08:36nous disons que les Français peuvent manger de la charcuterie
08:38sans risque pour leur santé, se faire plaisir.
08:40Et d'ailleurs, la consommation augmente.
08:42Sur l'année dernière, entendez bien,
08:44c'est plus 2,6% de consommation de viande de porc et de charcuterie.
08:49Et c'était plus 1,4% l'année d'avant.
08:51Le plat préféré des Français, la raclette derrière le fromage,
08:54il y a de la charcuterie, des pommes de terre et du vin blanc.
08:57Et on se fait plaisir.
08:58C'était le plat le plus choisi pour les Français
09:00au 31 décembre pour le réveillon.
09:02Donc, il y a certainement des gens qui en consomment un peu trop,
09:06mais une norme uniforme pour tout le monde,
09:09pour vous qui êtes assis derrière un bureau,
09:10ou pour l'agriculteur ou pour le maçon qui travaille physiquement,
09:14ça n'a pas lieu d'être.
09:15Il y a aussi cette question, beaucoup disaient,
09:17ah bah oui, d'accord, la viande, on veut bien faire un effort,
09:20on veut bien en acheter, mais elle coûte cher,
09:21surtout la bonne viande.
09:22Parce que dans ce document, il y avait aussi un chiffre qui alertait
09:25qui était que 61% de la viande utilisée par les Français
09:27était en réalité de la viande importée.
09:29Qu'est-ce que vous répondez aux auditeurs
09:30qui étaient nombreux à nous appeler jour-là,
09:32à nous dire, certes j'essaye, mais peut-être,
09:34mais il est vrai que, puisque vous parliez du poulet,
09:36peut-être que le poulet polonais ou le poulet ukrainien,
09:38il est un peu moins cher que le poulet français.
09:39Et la bonne côte de bœuf,
09:40peut-être qu'elle est un peu plus facile
09:42quand elle vient du Brésil
09:43que quand on va la chercher chez le boucher charcutier.
09:44Parce que pour faire un poteau-feu,
09:46ça revient cher à la fin, la viande.
09:47Bien sûr, mais est-ce que les personnes qui disent ça
09:49voudraient le salaire polonais ?
09:51Le salaire polonais ou le salaire brésilien ?
09:53La réponse est non.
09:54Évidemment que fabriquer en France et produire en France,
09:56ça coûte un peu plus cher.
09:57J'ai lu le dernier sondage Opinion Noé
09:59qui dit que 86% des Français
10:02veulent consommer davantage français.
10:04C'est pour ça que nous devons produire davantage en France.
10:06Il y a les conférences de la souveraineté
10:08lancées par la ministre.
10:09On a le projet...
10:09J'ai venu en parler ce matin au micro de jour.
10:11On a le projet de construire plus de bâtiments d'élevage.
10:13Il faut aussi que ceux qui habitent à la campagne
10:16comprennent qu'on a besoin de faire des bâtiments à la campagne.
10:19Mais c'est un appel aussi que vous lancez
10:21à tous ceux qui habitent dans ces surfaces agricoles
10:23qui ont besoin à un moment de voir sortir de la terre
10:25des plus grands poulaillers,
10:27des plus grandes structures agricoles,
10:28des bassines, des poulaillers,
10:31oui, des bâtiments, des fermes
10:33pour avoir plusieurs bovins.
10:34Vous leur dites,
10:35acceptez qu'on construise dans la campagne.
10:36Aujourd'hui, on peut le faire sans bruit,
10:38sans odeur, sans désagrément
10:39parce que c'est ce qu'ils craignent eux.
10:40Ce qu'il faut surtout dire,
10:42c'est que si on veut manger des produits français,
10:43il faut les produire en France.
10:45Et le lieu de production des productions agricoles,
10:47c'est à la campagne.
10:48Mais par contre, ce qu'on peut dire aussi,
10:49c'est que chaque fois qu'on construit un nouveau bâtiment,
10:51on met toutes les normes de bien-être pour les animaux,
10:54meilleures conditions de travail pour les éleveurs
10:56et pour leurs salariés.
10:57On fait des bâtiments qui résistent mieux
10:59au changement climatique.
11:00Dans notre élevage nouveau,
11:02c'est 9 degrés de moins dans la partie naissage.
11:05Pour les porcelets et pour la truie,
11:06je peux vous dire que c'est vachement important,
11:07moins 9 degrés.
11:07Imaginez dans votre studio.
11:09Donc on fait des bâtiments qui collent beaucoup mieux
11:11aux besoins d'aujourd'hui.
11:13Et il y a des normes aujourd'hui que nous respectons en France.
11:16Et sur la taille, moi je vois aujourd'hui
11:17que les poulaillers de 30 000 poules pondeuses
11:19sont le standard que l'on développe.
11:21En Espagne, juste de l'autre côté de la frontière,
11:24c'est 200 000 poules pondeuses.
11:25Donc à 30 000, ce ne sont pas des méga poulaillers.
11:28On reste largement mesurés.
11:29Et puis, ça permet de faire vivre un agriculteur
11:31et un salarié, ça crée de l'emploi.
11:33Et ça nous mettra des oeufs français dans les rayons
11:35plutôt que d'avoir des rayons vides à 18 heures.
11:37Ça c'est sûr que la pénurie d'eux a été constatée
11:39par une lâche partie d'entre nous.
11:41Merci beaucoup Christiane Lambert d'avoir été avec vous ce matin
11:43sur Sud Radio, ancienne présidente de la FNSEA
11:46et présidente de la FICC
11:47pour évoquer justement les négociations
11:49et tous ces enjeux autour de la viande française.
11:52Et vous l'avez fait parfaitement ce matin.
11:53Dans un instant, suite de la vérité en face,
11:55on va parler cette fois-ci des vignerons.
11:56Vous parliez de la raclette qui n'est jamais aussi excellente
11:59que quand elle est accompagnée d'un bon verre de vin blanc.
12:01Figurez-vous que eux aussi, les agriculteurs,
12:03sont face à de grandes difficultés.
12:05Mais malheureusement, vous allez l'entendre,
12:07les difficultés sont elles aussi bien made in France.
12:09A tout de suite.
12:10En direct du Salon international de l'agriculture,
12:13depuis le stand de la coopération agricole,
12:16le Grand Matin Sud Radio,
12:18la vérité en face,
12:20Maxime Liedot.
12:22Et 9h18 sur Sud Radio,
12:24alors que nous sommes en direct jusqu'à 10h
12:26depuis le Salon de l'agriculture,
12:2762ème édition sur le stand de la coopération agricole,
12:31justement pour parler vrai,
12:32comme on le fait d'habitude sur cette radio.
12:33Mais parler vrai de quoi ?
12:34Des problèmes que rencontrent nos producteurs,
12:37nos agriculteurs,
12:38et en l'occurrence,
12:39durant les prochaines minutes,
12:40de nos vignerons.
12:41Bonjour Joël Bouaille.
12:41Bonjour.
12:42Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
12:43Vous êtes président de l'interprofession des vins du Sud-Ouest
12:46et président également des vignerons coopérateurs de France.
12:49Beaucoup d'actualités,
12:50beaucoup de sujets à balayer avec vous.
12:52Le premier, c'est qu'on a appris en début de semaine
12:54que certains produits qui incluaient l'utilisation du cuivre
12:57et qui étaient indispensables au bon fonctionnement,
13:00au bon exercice de l'activité de vignerons,
13:02n'avaient tout simplement pas obtenu
13:06leur fameuse autorisation de mise sur le marché.
13:09Comment vous l'expliquez ?
13:11Et dans quel état sont aujourd'hui les vignerons
13:14qui ont un besoin vital de ce type de produit ?
13:17Je n'arrive pas à me l'expliquer réellement
13:20parce que ça démontre une déconnexion complète
13:24entre des injonctions administratives
13:28et en même temps, en face,
13:32une obligation de résultat que nous avons,
13:35notamment en agriculture biologique
13:38et en viticulture biologique, pour le coup,
13:40puisque, je le rappelle,
13:43le cuivre est la seule matière active
13:45que nous ayons à disposition
13:47pour lutter contre le milieu en agriculture biologique.
13:50Donc, ce que vous nous dites ce matin,
13:51c'est qu'en réalité,
13:52beaucoup pensent apparemment faire une bonne œuvre
13:55en interdisant l'utilisation du cuivre
13:57dans certains produits pour les vignerons,
13:59alors que quand on est vigneron,
14:00qu'on fait de l'agriculture biologique,
14:02c'est en réalité le seul produit qu'on peut utiliser.
14:04Exactement, exactement.
14:06Donc, on amène une catégorie de vignerons
14:09qui produisent un type de vin,
14:11le vin biologique,
14:12qui est attendu par les consommateurs.
14:14On amène tous ces vignerons dans l'impasse
14:17et on met une croix sur cette viticulture biologique.
14:20Et pour vous, c'est quoi ?
14:21C'est une logique qui est quoi ?
14:23Qui peut être écologique dans le sens où
14:26elle est biaisée par une certaine idéologie
14:28ou alors c'est simplement une décision administrative
14:31qui vient, on va dire, s'imposer en déconnexion totale
14:36de la connaissance d'un secteur et d'un métier ?
14:38Alors, c'est à la fois prendre juste le fait de,
14:44j'allais dire, de la rémanence du cuivre dans les sols,
14:48effectivement, dans le temps,
14:50qui a une difficulté à se dégrader.
14:53Et donc, il faut limiter au maximum l'utilisation du cuivre
14:56ou les doses utilisées,
14:58ce que font aujourd'hui les agriculteurs et les vigneron bio,
15:01déjà, pour limiter cet impact sur le sol.
15:05Mais il n'empêche qu'on raisonne trop souvent
15:09dans notre pays par silos.
15:11Donc, l'ANSES, pour le coup,
15:13qui a pris cette décision,
15:15a juste raisonné dans le sens
15:17de ce qu'elle voit par rapport au sol.
15:20Et peu importe s'il y a des enjeux économiques
15:24et même environnementaux, finalement,
15:26puisque si les vignerons n'ont plus d'autres solutions,
15:29ils quitteront la viticulture biologique
15:31et reviendront vers du conventionnel
15:33à réutiliser des produits
15:35qui, quelquefois, sont décriés par ailleurs.
15:38Mais finalement, à la fin, oui.
15:39Ça risque de se transformer de cette façon.
15:41À la fin, complètement.
15:41Joël Boy, vous êtes président de l'interprofession
15:44des vins du Sud-Ouest
15:44et président des vignerons coopérateurs de France.
15:46Vous avez donc une place de choix
15:49ici dans cette 62e édition du Salon de l'Agriculture.
15:53Est-ce que quand vous êtes arrivé la semaine dernière
15:54avec ces problèmes, j'imagine,
15:56est-ce que vous avez pu trouver des solutions ?
15:57Parce que beaucoup de professionnels viennent ici aussi
15:59pour serrer des paluches, certes,
16:01pour souhaiter et pour fêter l'agriculture française,
16:03certes, mais aussi pour avoir des solutions
16:04à des problèmes.
16:05Est-ce que ça a été le cas ?
16:05Alors, je viens au Salon avec deux ambitions.
16:09La première, effectivement,
16:11avec ma casquette de président national,
16:13c'est de rencontrer des ministres,
16:16des parlementaires, députés, sénateurs,
16:18les députés européens, le commissaire,
16:21et ainsi de suite.
16:22Et je savais, en arrivant,
16:24que mon carnet de rendez-vous était plein
16:26pour la semaine
16:26et que j'allais rencontrer
16:28tout le spectre politique, en plus.
16:30Et donc, évoquer les problèmes,
16:31les nombreux problèmes auxquels vous êtes confrontés,
16:32dont celui-ci, j'imagine.
16:34Évoquer ce problème sanitaire,
16:36mais également les problèmes d'organisation
16:38de notre filière viticole
16:39et de l'avenir des caves coopératives,
16:42plus particulièrement,
16:43puisqu'on est quand même dans un moment
16:44de réelle difficulté.
16:47Et puis après, il y a aussi le sujet
16:49de rencontrer les consommateurs,
16:51ceux qui achètent nos produits à la fin.
16:53Pour eux aussi les sensibiliser.
16:54Pour les sensibiliser,
16:56pour la faire toucher du doigt,
16:57ce que nous faisons tous les jours
16:59dans nos vignes,
16:59comment nous transformons nos raisins en vins
17:01et ce que deviennent nos vins
17:03et ce que sont réellement nos vins.
17:05Sur la première partie,
17:06je vous avoue que je suis,
17:08je repars finalement,
17:10avec les mêmes questions
17:11que celles que j'avais en arrivant.
17:13C'est un salon de l'agriculture inutile pour vous ?
17:15Pas inutile, mais quasiment pour rien.
17:18Parce qu'effectivement,
17:20je sens aujourd'hui,
17:22dans le personnel politique que j'ai rencontré,
17:25tout le spectre confondu,
17:28quelque chose qui ressemble à une fin de cycle.
17:31Et dans un moment de difficulté
17:34que nous traversons,
17:35comme celui qu'on connaît dans la filière viticole
17:38et pour nos caves coopératives en particulier,
17:40où on aurait besoin de perspectives,
17:42de tracés des lignes...
17:43Vous en faites qu'il n'y a aucune réponse
17:45à la hauteur des difficultés
17:46de traverser la perte du personnel politique ?
17:48On voit bien que là,
17:49il y a deux sujets sur la table.
17:51Il y a les conférences sur la souveraineté alimentaire
17:54et il y a la loi d'urgence agricole.
17:57La ministre nous en parlait ce matin.
17:58Si ces deux sujets
17:59n'aboutissent pas avant l'été,
18:03je vous dis qu'il ne se passera rien
18:05avant l'été 2027,
18:07parce qu'immédiatement,
18:09tout le monde va rentrer
18:10dans la phase de l'élection présidentielle
18:12et tout ça ne sera plus le sujet.
18:15Et j'ai peur que, pour le coup,
18:18que tous ces gens
18:19qu'on a rencontrés cette semaine
18:20soient déjà peu ou prou
18:22dans cette perspective-là
18:24et n'aient plus envie
18:25de secouer la table
18:26comme on devrait le faire
18:27pour redonner un peu de gaz
18:29à une économie
18:30qui en a bien besoin quand même.
18:32Venons-en justement
18:32aux nombreux problèmes
18:33que traverse votre profession.
18:35Et vous êtes là, je le rappelle,
18:37Joël Boy, en tant que président
18:38de l'interprofession des vins du Sud-Ouest
18:40et président aussi
18:40des vignerons coopérateurs de France.
18:43Rappelez d'abord,
18:43dans un premier temps,
18:44peut-être,
18:44quand vous parlez de cave coopérative,
18:46beaucoup de Français l'entendent
18:48mais ne savent pas forcément
18:49ce que c'est une cave coopérative.
18:50Peut-être, rappelez-le.
18:52Une cave coopérative,
18:53c'est tout simplement
18:54je suis un vigneron
18:56à Saint-Monde-le-Gers.
18:58Je produis mes raisins,
18:59je conduis mes vignes,
19:01je produis des raisins
19:02que je vais livrer
19:03à la cave coopérative
19:04où nous mutualisons
19:05avec mes collègues vignerons coopérateurs
19:07le fait de vinifier
19:09à tous ensemble
19:10les raisins que nous produisons
19:12et ensuite nous mettons en marché
19:14un vin qui a été produit
19:16de façon collective.
19:17C'est un secteur en difficulté
19:19mais c'est un secteur
19:19qui va bénéficier
19:20d'un certain nombre d'aides
19:21notamment débloquées
19:22par l'Union Européenne,
19:23l'a-t-on appris
19:24il y a quelque temps,
19:26c'est-à-dire 40 millions d'euros
19:27largement en faveur
19:28des caves coopératives
19:30précisément pour aider
19:31à la distillation de l'alcool
19:33si je ne dis pas n'importe quoi.
19:35Est-ce que ça,
19:36ça va dans le bon sens par exemple ?
19:38C'est une aide conjoncturelle,
19:41c'est un paillissement
19:42en réalité
19:43qui ne va pas aider
19:44que les caves coopératives d'ailleurs
19:45qui va aider
19:46l'ensemble des vignerons
19:47mais avec une plus grosse partie
19:48en tout cas
19:49des caches coopératives.
19:50Oui, probablement
19:51que les vignerons coopérateurs
19:53souscriront un peu plus
19:54à la mesure
19:55mais il n'empêche
19:56ça reste quand même
19:57un paillissement
19:58à mener dans un moment
20:00de crise
20:01et ce que nous proposons
20:03à la ministre
20:04c'est plus souvent
20:06de se projeter
20:07et de plutôt engager
20:09des fonds structurellement
20:10et en plus
20:11on a eu un audit
20:12du CGAER
20:13là il y a quelques jours
20:14qui nous a dit
20:15que les pouvoirs publics
20:16c'est le Conseil Général
20:18de l'Alimentation
20:19et de l'Aménagement Rural
20:20qui nous a dit
20:22que les pouvoirs publics
20:23devaient accompagner
20:24ce mouvement
20:25de restructuration
20:26des caves coopératives
20:27parce que dans la difficulté
20:29que nous connaissons
20:30et bien les caves
20:31vont devoir se rapprocher
20:33se mettre en union
20:34fusionner
20:35il va y avoir
20:36un mouvement
20:36de concentration
20:37qui est inéluctable
20:38et donc il faut
20:39accompagner ce mouvement
20:41pour préparer
20:42parce qu'on l'a bien vu
20:43aussi cette semaine
20:43et c'était le second point
20:45dont je voulais parler
20:45tout à l'heure
20:46c'est que les consommateurs
20:48les gens qui viennent
20:49au salon de l'agriculture
20:50en visiteurs
20:51eux sont heureux
20:52de se rendre compte
20:53que dans nos caves coopératives
20:55il y a un bouillonnement
20:57actuellement
20:57d'invention
20:58de nouveaux vins
21:00de nouveaux concepts
21:01de nouveaux contenants
21:02des produits à base de vins
21:04ainsi de suite
21:05et que
21:06ça cogite fort
21:08justement
21:08pour pallier
21:09la baisse de la consommation
21:11que nous connaissons
21:11par ailleurs
21:12et ne pas avoir
21:13justement
21:14qu'à distiller
21:15ou qu'à arracher
21:16des vignes
21:16donc vous dites
21:17que tout ce qu'on peut reprocher
21:18on va dire
21:19dans le débat public
21:19certainement aussi
21:20par facilité
21:21par esprit français
21:22c'est à dire
21:22tous ceux qui voient fleurir
21:24avec un peu de désespoir
21:25quand même
21:26le marché du vin
21:27sans alcool
21:27le marché du vin
21:28en canette
21:29le marché du vin
21:29pétillant
21:30tout ça
21:30vous dites
21:31peut-être que c'est pas
21:32réjouissant pour certains
21:33mais pour nous
21:33en tout cas
21:34dans notre métier
21:34c'est enthousiasmant
21:35parce que c'est de la nouveauté
21:37ce sont de nouveaux profils
21:38c'est une nouvelle forme
21:39d'individu
21:39mais il faut
21:40tout simplement
21:41s'adapter
21:42à des consommateurs
21:43qui changent
21:46à des goûts qui changent
21:48et que si on produit
21:49toujours le même vin
21:50depuis 150 ans
21:52et bien effectivement
21:53à un moment donné
21:54il va falloir peut-être
21:56évoluer
21:57certains consommateurs
21:58continueront
21:59à boire ce vin
21:59comme on l'a toujours fait
22:01mais d'autres auront
22:02envie d'autre chose
22:03et nous devons les entendre
22:04et bien en tout cas
22:05nous les auditeurs
22:06de Sud Radio
22:06vous ont entendu
22:07ce matin Joël Bois
22:08et merci beaucoup
22:08d'avoir été avec nous
22:09président de l'interprofession
22:10des vins du Sud-Ouest
22:11et président des vignerons
22:13coopérateurs de France
22:14toujours en direct
22:15du salon de l'agriculture
22:15sur Sud Radio
22:16jusqu'à 10h
22:17dans un instant
22:17avec nos habités
22:18on va se poser cette question
22:20est-ce que la France
22:21a encore les moyens
22:22d'être une puissance agricole
22:23parce que oui
22:24on adore les slogans
22:24oui on adore les lois
22:26oui on adore nos agriculteurs
22:27mais alors quand il s'agit
22:28derrière de passer à la
22:29quand il s'agit
22:30derrière de mettre
22:31une bassine
22:32quand il s'agit derrière
22:32de construire un nouveau poulailler
22:34quand il s'agit derrière
22:35de construire de grands bâtiments
22:36agricoles
22:37et bien là
22:37les français
22:38et notamment ceux qui habitent
22:40dans les zones rurales
22:41sont aux abonnés absents
22:42d'où cette question
22:43qu'on vous pose ce matin
22:44sur le site sudradio.fr
22:45sur l'application naturellement
22:47et sur les réseaux sociaux
22:48la France a-t-elle encore
22:49les moyens d'être
22:49une puissance agricole
22:50débat à suivre
22:51dans une poignée de secondes
22:52sur Sud Radio
22:53à tout de suite
22:54en direct du salon
22:55international de l'agriculture
22:57depuis le stand
22:58de la coopération agricole
23:00le grand matin Sud Radio
23:02la vérité en face
23:04Maxime Liedot
23:05mais quel bonheur
23:07d'être avec vous
23:07amis auditeurs
23:08depuis ce salon
23:09de l'agriculture
23:10cette 62ème édition
23:11qui certes
23:12ne connaît pas
23:12la présence des bovins
23:13mais qui ici
23:14dans les couloirs
23:15en tout cas du côté
23:16du parc des expositions
23:17de Versailles
23:18commence à se remplir
23:19de chaleur humaine
23:20d'experts
23:20d'anecdotes à raconter
23:22et aussi de discussions
23:23de débats
23:23dont celles qu'on va avoir
23:24jusqu'à 10h
23:25avec cette question
23:26que l'on vous pose
23:26sur le site sudradio.fr
23:28sur l'application
23:28et les réseaux sociaux
23:30la France a-t-elle
23:30a-t-elle encore
23:32les moyens
23:32d'être une puissance agricole
23:34ce sujet
23:34on va l'éborder
23:35avec Daniel Palot
23:36bonjour
23:36bonjour
23:37merci beaucoup
23:38d'être avec nous ce matin
23:38éleveur de Gascogne
23:39des Pyrénées à Vérasa
23:40et impacté bien sûr
23:42par la fermeture
23:43des marchés
23:43à cause de la fameuse
23:44dermatose nodulaire
23:45contagieuse
23:46dont la ministre
23:47a annoncé ce matin
23:47à ce micro
23:48qu'elle était terminée
23:49c'est-à-dire que c'est fini
23:50les restrictions
23:50on va pouvoir reprendre
23:51les déplacements de bovins
23:52vous faites une mine boudeuse
23:54ou en tout cas
23:54une mine dubitative
23:55on aura l'occasion
23:56d'en reparler
23:56tout au long de cette émission
23:58et Quentin Mathieu
23:59bonjour
23:59bonjour
24:01économiste agricole
24:01pour commencer cette conversation
24:03peut-être sur l'idée
24:04que la France
24:05doit peut-être
24:06à un moment
24:06montrer les muscles
24:07à nouveau
24:07pour devenir
24:08une grande puissance agricole
24:09statut qu'on a perdu
24:10commençons par vous
24:11Quentin Mathieu
24:11pour qu'on comprenne
24:12aujourd'hui
24:13l'état de l'agriculture
24:14en France
24:15concrètement
24:16ça se résume
24:17en combien de chiffres
24:18ça se résume
24:18en combien de données
24:19alors
24:19il y a un chiffre
24:21que l'on peut retenir
24:22et qui est très significatif
24:24en 2025
24:24c'est l'état
24:25de la balance commerciale
24:26agroalimentaire française
24:27qui est un indicateur
24:28parmi d'autres
24:29de compétitivité
24:30cette balance commerciale
24:32en 2025
24:32elle dégage
24:34un excédent
24:34de seulement
24:35200 millions d'euros
24:36quand il y a encore
24:38quelques années
24:38celle-ci dégageait
24:39un excédent
24:40de 7 milliards d'euros
24:41et même jusqu'à
24:4210 milliards d'euros
24:43donc on voit
24:44qu'il y a un recul
24:45très significatif
24:46aujourd'hui
24:47de la ferme France
24:48dans sa présence
24:49sur les marchés mondiaux
24:51et qui est l'un des symptômes
24:52de sa perte de compétitivité
24:54aussi bien
24:55à l'international
24:56mais également
24:57sur ses propres parts
24:59de marché
24:59en interne
25:00je vous donne
25:01un autre chiffre clé
25:02qui est assez frappant
25:03quand on regarde
25:04aujourd'hui
25:04la viande servie
25:05en restauration
25:06hors foyer
25:07donc ça concerne
25:08la restauration
25:09collective
25:09la restauration
25:10commerciale
25:11la viande servie
25:12dans les assiettes
25:12de français
25:13est 60%
25:14importée
25:15majoritairement
25:17en provenance
25:17des pays
25:18de l'Union Européenne
25:19mais qui montre
25:20que la France
25:21perd des parts
25:22de marché
25:22sur son propre domaine
25:24alors qu'on a
25:25le premier
25:26cheptel
25:26à l'échelle européenne
25:28donc on voit
25:29qu'il y a
25:29une véritable
25:31désynchronisation
25:31aussi bien
25:33vers l'extérieur
25:34que sur les marchés
25:35intérieurs
25:36et est-ce que
25:37du côté du terrain
25:38vous pouvez également
25:39nous dire
25:39à quoi ressemble
25:40le monde agricole
25:41et je me tourne
25:42naturellement vers
25:43Daniel Palot
25:43vous qui êtes éleveur
25:44de Gascogne
25:45des Pyrénées
25:45aujourd'hui
25:46quand on est éleveur
25:47comme vous
25:47ça ressemble à quoi
25:48c'est une succession
25:49de crises
25:49et c'est une moue dubidative
25:51quand j'évoque
25:52la levée des fonctions
25:52suite à la dermatose
25:53nodulaire
25:54expliquez-nous pourquoi
25:54pourquoi
25:55parce que ça fait
25:57une dizaine d'années
25:58qu'on traverse
25:58crise sur crise
26:00notamment des crises
26:00sanitaires
26:02MHE
26:02FCO
26:04des crises
26:04des crises climatiques
26:06
26:07nous dans
26:07enfin moi
26:08je parle aussi
26:09de ma région
26:09dans le sud
26:10il y a des canicules
26:12infernales
26:12des hivers
26:13où il pleut
26:14énormément
26:16des saisons
26:16qui sont
26:17complètement démarquées
26:19et effectivement
26:21pour rentrer
26:21un peu plus profond
26:22dans ces crises sanitaires
26:23on vient de traverser
26:24quelque chose
26:24de terrible
26:25dans le sud
26:26de la France
26:26après les Savoies
26:28ça a été
26:28les Pyrénées-Orientales
26:29puis l'Ariège
26:30et la Haute-Garonne
26:31qui ont été impactées
26:31par cette DNC
26:34et on a subi
26:35un protocole
26:36on l'a subi
26:37vraiment
26:37parce qu'on a été
26:38contraints
26:38de vacciner
26:40tous nos animaux
26:40à partir de là
26:42on a eu tous nos animaux
26:43qui étaient bloqués
26:43pendant 14 mois
26:44à l'exportation
26:45sauf que les 14 mois
26:46on ne nous l'avait pas dit
26:47ils commençaient
26:484 mois après
26:48les 14 mois
26:49donc ça faisait 18 finalement
26:50donc on attendait
26:51le temps d'incubation
26:51nécessaire des 4 mois
26:52et après encore
26:53les fameux 14 mois d'attente
26:54tout à fait
26:55oui tout à fait
26:55et là on a tous vacciné
26:57on est tous dans une zone vaccinale
26:58et maintenant le protocole
26:59il n'a toujours pas bougé
27:00en fait
27:01mais la ministre assure pourtant
27:02au micro de Sud Radio ce matin
27:04que ça y est
27:05toutes les sanctions sont levées
27:06progressivement
27:07on va pouvoir à nouveau commercer
27:08on va pouvoir à nouveau
27:09déplacer les bovins
27:10vous vous êtes quoi
27:11beaucoup plus réticente
27:12dubitative
27:12vous dites oui peut-être
27:13mais en réalité
27:14quand on regarde le protocole
27:15attentivement
27:16ce n'est pas la réalité
27:17les animaux sont tous vaccinés
27:18et en plus on est en hiver
27:21la propagation des insectes piqueurs
27:23elle est évidemment moindre
27:25que dans les périodes plus chaudes
27:27donc nous on est un peu plus prudents
27:28on attend le printemps
27:29pour voir si ça ne repart pas
27:31en plus
27:31il y a des animaux
27:33qui vont revenir dans notre région
27:34qui seront des animaux naïfs
27:35qui ne sont pas vaccinés
27:37et le protocole
27:38c'est qu'ils doivent revenir
27:39chez nous
27:40non vaccinés
27:40et les vacciner chez nous
27:41donc c'est des bombes
27:42à retardement
27:43et on a des animaux
27:44qui sont regroupés
27:45à coup de 1500 sur des estives
27:47s'il y a un de ces animaux
27:48qui sort positif
27:49qu'est-ce qu'on fait
27:49on les abat
27:49alors qu'on a tout vacciné
27:50non
27:51on ne peut pas l'accepter
27:52donc qu'est-ce que vous demandez
27:53à la ministre de l'agriculture
27:55qui était une fois de plus
27:57à votre place
27:58il y a moins d'une heure
27:59vous lui dites qu'en réalité
28:00ça c'est très bien
28:01on a fait on va dire
28:01le plus dur
28:02avec ce protocole
28:03qui était très difficile
28:03maintenant que la plupart
28:05des bovins sont vaccinés
28:06il faut changer de méthode
28:08mais évidemment
28:08il faut revenir sur ce protocole
28:09une fois que c'est vacciné
28:11on ne peut plus
28:11ce n'est pas acceptable
28:12de tuer des animaux
28:14qui sont protégés
28:15qui sont vaccinés
28:15non ce n'est pas acceptable
28:17et donc c'est un débat
28:18qu'on suivra attentivement
28:20en tout cas dans les prochaines semaines
28:21dans les prochains mois
28:21sur le changement de ce protocole
28:23Quentin Mathieu
28:24économiste agricole
28:25Daniel Palot
28:25éleveur de Gascogne des Pyrénées
28:26à Vérasa
28:28pardonnez-moi
28:29la question qu'on se pose ce matin
28:30c'est la France a-t-elle encore
28:31les moyens d'être une puissance agricole
28:33je me tourne vers l'expert des chiffres
28:35vers vous
28:35quant à Mathieu
28:36est-ce que quand vous voyez
28:37une certaine situation
28:38d'abord avec vos nombreuses compétences
28:41est-ce que oui
28:42la France a encore les moyens
28:43d'être une puissance agricole
28:46alors oui elle a encore les moyens
28:48c'est que pour l'instant
28:49elle est située sur un chemin
28:51je ne vais pas encore dire du déclin
28:53mais on voit bien
28:53qu'il y a un changement
28:54des hiérarchies aujourd'hui de la France
28:56ne serait-ce qu'en comparaison
28:57de ses voisins européens
28:59on présente souvent la France
29:00comme la première puissance agricole européenne
29:02c'est vrai quand on regarde
29:03la valeur de sa production agricole
29:05par contre quand on regarde
29:06la valeur ajoutée
29:07de la production agricole
29:08la France aujourd'hui
29:10apparaît dépassée
29:11par l'Espagne
29:12par l'Italie
29:12et quand on regarde
29:13les chiffres aussi
29:14de la balance commerciale
29:15agroalimentaire
29:16idem
29:17sur ces dix dernières années
29:18l'Espagne est passée devant nous
29:19la Belgique est passée devant nous
29:21la Pologne est passée devant nous
29:22l'Italie va également passer devant nous
29:24donc on voit qu'on est en train
29:26de régresser
29:27dans la hiérarchie
29:28des puissances agricoles
29:29et pour compléter votre propos
29:30Dominique Chargé
29:31qui était notre invité
29:32tout à l'heure
29:33et qui est le président
29:34de la coopération agricole
29:35en plus bien sûr
29:36de ses activités d'agriculture
29:37nous rappeler ce chiffre
29:38qui sont en lien
29:39malheureusement
29:40avec ce que vous dites
29:41quant à Mathieu
29:41que quand nous avons augmenté
29:43nous notre production agricole
29:44de 13 à 16%
29:45depuis 2019
29:46écoutez bien
29:46celle de l'Espagne
29:48puisque vous l'évoquiez
29:49a bondi de 32%
29:51et celle de la Pologne
29:52de 76%
29:53c'est-à-dire que là aussi
29:54on fait des choix
29:56et visiblement
29:56ce ne sont pas les meilleurs
29:57on fait des choix
29:58effectivement
29:59qui sont à rebours
30:00aujourd'hui
30:01des tendances
30:02et en fait
30:02il y a un secteur
30:04qui est très symptomatique
30:05sur ça
30:06je prends l'exemple
30:06de la volaille
30:07quand on regarde
30:08la trajectoire
30:08de la production
30:09et de la consommation
30:10de volaille
30:10en France
30:10il y a quand même
30:11un chiffre
30:11qui est extrêmement marquant
30:12dans les années 90
30:14la France produisait
30:15plus de 2,2 millions
30:16de tonnes équivalent
30:17carcasse de volaille
30:18aujourd'hui on en produit
30:191,7
30:20dans le même temps
30:21la consommation
30:22de volaille en France
30:23a bondi de plus de 57%
30:25on est totalement à la traîne
30:26et il faudrait en fait
30:27l'équivalent
30:28de cette production
30:28des années 90
30:29pour couvrir
30:30l'ensemble aujourd'hui
30:31de la consommation
30:32de volaille française
30:33de 2026
30:34donc on voit bien
30:35qu'il y a eu
30:36des choix
30:37qui ont été faits
30:38politiques
30:38il y a des trajectoires
30:39qui ont été impulsées
30:40qui finalement
30:41ont été à rebours
30:42des tendances
30:43de consommation
30:44alimentaire des français
30:45qui expliquent
30:46qu'on n'arrive pas
30:47aujourd'hui
30:47à couvrir
30:49la consommation française
30:50avec ce que produit
30:52la ferme France
30:52il y a une désynchronisation
30:54aujourd'hui
30:54entre l'appareil de production
30:56et la consommation
30:57Daniel Palot
30:58vous qui avez les mains
30:59dans le candouille
30:59de l'agriculture en France
31:00qui participez
31:01au bon fonctionnement
31:02de cette machine agricole France
31:03est-ce que vous
31:04l'éleveur de Gascogne
31:05des Pyrénées
31:05à Vérasa
31:06constatez aussi
31:07les mêmes choses
31:08comment vous apercevez
31:09si vous voulez
31:10les problèmes français
31:11vous dans votre quotidien
31:12quels sont les fois
31:13face à une réglementation
31:15très tatillonne
31:15face à un choix
31:16qui a été pris
31:17face à une décision
31:17qui vous tond dessus
31:18ou vous vous dites vraiment
31:19voilà ça
31:20c'est typiquement ce qui fait
31:21qu'on a des bâtons
31:22dans les roues
31:22ce qui fait qu'on n'arrive
31:23pas à avancer concrètement
31:24mais monsieur parlait
31:26de l'Espagne
31:26parlait de l'Italie
31:28en fait
31:28on ne peut pas se mettre
31:29en face des pays
31:32on est accablés par les normes
31:33donc évidemment
31:34c'est compliqué de lutter
31:35pour tous ceux
31:36qui nous écoutent
31:38les normes
31:39auxquelles vous faites face
31:39c'est quoi
31:40donnez des exemples
31:40très précis
31:41c'est quoi
31:41je ne sais pas moi
31:42sur la taille des bâtiments
31:44sur la façon de traiter
31:45vos animaux
31:45et c'est quoi les normes
31:46aujourd'hui qui vous agacent
31:47les normes qui m'agacent
31:48personnellement
31:48j'avais un élevage de port
31:49à plus d'un petit atelier
31:51plein air
31:51où on faisait du port
31:53et il y en avait beaucoup
31:53dans ma région
31:53qui s'étaient développés comme ça
31:54ça relançait l'abattoir
31:56on a un petit magasin local
31:58où on arrive à le livrer
32:00circuit court
32:01voilà
32:03contrôle de la DDC-SPP
32:05mise aux normes
32:06on me dit mise aux normes
32:07mise aux normes
32:08c'est quoi
32:08mise aux normes dehors
32:09en fait on a les mêmes charges
32:10que des grands bâtiments industriels
32:12en fait on ne peut pas
32:13parce que ce n'est pas du tout
32:14les mêmes méthodes
32:15pour produire
32:17que l'on a nous
32:18c'est des sas d'entrée
32:19c'est des clôtures
32:20c'est des bottes
32:21se changer entre chaque parc
32:22mais on ne fait que ça
32:23toute la journée
32:25après il y a
32:26toutes ces normes
32:27ces interdictions de produits
32:28toutes ces interdictions
32:31de traitement
32:31sur la vigne
32:33ou peu importe sur quoi
32:35mais l'agriculteur français
32:36est assommé par les normes
32:37par l'administration
32:38en fait
32:38et sur cette idée
32:40à un moment
32:40qu'on devrait montrer
32:42quand même les muscles
32:42à nouveau
32:43essayer d'être une puissance
32:44est-ce que vous
32:44vous avez confiance
32:45tout simplement
32:46dans ce narratif
32:46dans cet objectif
32:47où vous dites
32:48quand je regarde ma situation
32:49moi c'est quelque chose
32:50que je ne pourrais jamais faire
32:51c'est impossible
32:51à mon niveau aujourd'hui
32:52je suis trop empêtré
32:53de normes
32:54ou même
32:54on ne me laisse pas faire
32:55suffisamment comme je veux
32:56ou ça ne gagne pas assez
32:57je n'ai pas une rémunération
32:58qui me permet de penser ça
32:59parce qu'on veut peut-être
33:00redevenir une puissance agricole
33:01mais moi déjà
33:02j'ai du mal à me payer
33:02à la fin du mois
33:03ah mais ça c'est sûr
33:04le problème c'est qu'il faudrait
33:06que quand même
33:06l'administration française
33:07ils oublient un peu
33:08les agriculteurs
33:09et qu'ils leur fassent
33:09un peu confiance quand même
33:10c'est chez nous
33:11c'est nos pays
33:12on ne veut pas les polluer
33:13on ne veut pas les dégrader
33:14on veut les protéger
33:15et on veut produire dessus
33:16correctement
33:17pour alimenter les filières locales
33:19ou nationales
33:20et on veut aussi
33:23pérenniser notre métier
33:24parce qu'on l'aime
33:25on aimerait le transmettre
33:26c'est quoi votre appel ce matin
33:27à tous les français
33:28que ce soit en Gironde
33:30quand ils s'opposent
33:30à une ferme de saumon
33:31que ce soit dans Limousin
33:32où il y a un grand bâtiment
33:34pour une ferme de 2100 pauvins
33:35ils s'y opposent
33:36quand ce sont la construction
33:37pas forcément d'une méga-bassine
33:38mais juste d'une bassine
33:39où il y a des recours en justice
33:41qu'est-ce que vous leur dites ce matin
33:42mais vous ne pouvez pas manger de la qualité
33:43si vous ne la laissez pas
33:44se faire à côté de chez vous
33:46exactement
33:47on ne peut pas
33:47on ne peut pas
33:48vouloir des choses
33:49et dès qu'il y a un projet
33:50qui se fait
33:51aux portes de votre maison
33:52être systématiquement opposé
33:54pour des raisons écologiques
33:55qui sont souvent pas valables
33:56en fait
33:57c'est ça la plupart du temps
33:59ce que vous ressentez
33:59je vous propose messieurs
34:00qu'on poursuive cette discussion
34:01sur Sud Radio
34:02en direct
34:02donc de ce salon de l'agriculture
34:04jusqu'à 10h
34:05on sera rejoint également
34:05par le secrétaire général
34:06des jeunes agriculteurs
34:07pour ajouter aussi
34:08une voix à ce débat
34:09on va continuer
34:10est-ce que les normes tatillonnent
34:11bien sûr que c'est un problème
34:12et on l'a compris
34:13en discutant avec vous
34:14mais il y a aussi
34:15cette question en effet
34:17toujours se construire à côté
34:18puis plus largement
34:19le métier d'agriculteur
34:20faut-il mieux le considérer
34:22mieux le valoriser
34:23qu'est-ce qu'on peut faire
34:23pour avoir des effets concrets
34:25j'imagine qu'on va éviter
34:26de faire une loi d'urgence agricole
34:27chaque année
34:27ça pourrait nous aider
34:28à avancer peut-être
34:29un peu plus sereinement
34:29suite de la conversation
34:30sur Sud Radio
34:31et en direct du stand
34:32de la coopération agricole
34:33avec Quentin Mathieu
34:34économiste agricole
34:35Daniel Palot
34:36éleveur de Gascogne
34:37des Pyrénées à Berasa
34:38et on l'a compris
34:39impacté bien sûr
34:40par la fermeture
34:40des marchés
34:41de la dermatose nodulaire
34:42et puis on sera
34:42dans une poignée de secondes
34:43également avec le secrétaire
34:44général des jeunes agriculteurs
34:45à tout de suite
34:46en direct du salon
34:48international de l'agriculture
34:50depuis le stand
34:51de la coopération agricole
34:52le grand matin Sud Radio
34:54la vérité en face
34:57Maxime Liedot
34:58suite de la discussion
34:59sur l'antenne de Sud Radio
35:00en direct
35:01jusqu'à 10h
35:03encore une poignée de minutes
35:04ensemble
35:04depuis le stand
35:05de la coopération agricole
35:07et ce thème
35:07en tout cas
35:08qui nous anime
35:08avec Quentin Mathieu
35:09économiste agricole
35:10Daniel Palot
35:11éleveur de Gascogne
35:12des Pyrénées
35:12et Quentin Leguilloux
35:13qui vient de nous rejoindre
35:14bonjour
35:15bonjour
35:15merci beaucoup
35:16d'être avec nous ce matin
35:17vous êtes le secrétaire général
35:19du syndicat
35:20les jeunes agriculteurs
35:21on était en train
35:22de se poser une question
35:23sur laquelle évidemment
35:24votre regard est intéressant
35:25concernant la problématique
35:27de la France
35:28a-t-elle encore les moyens
35:29de devenir une grande puissance
35:30agricole
35:31à l'instant
35:31Quentin Mathieu
35:32nous rappelait les chiffres
35:33quand même
35:33pour illustrer
35:34la balance commerciale
35:35agricole
35:35qui est quand même
35:36pas folichonne
35:37à l'instant
35:37Daniel Palot
35:38nous rappelait
35:38accessoirement
35:39qu'il y a aussi
35:39un métier d'agriculteur
35:40qui a connu
35:41des crises
35:43à non plus pouvoir
35:45qu'elles soient climatiques
35:46qu'elles soient également sanitaires
35:47vous quel est votre regard
35:48aujourd'hui
35:49sur le métier d'agriculteur
35:50est-ce qu'il a encore
35:51aujourd'hui des chances
35:52en effet de pouvoir
35:53faire de la France
35:53une grande puissance agricole
35:55je pense que ça va être possible
35:56par contre il va falloir
35:57y mettre les moyens
35:58que ça soit des moyens financiers
36:00c'est une chose
36:00mais des moyens
36:01pour aller chercher des jeunes
36:02pour accompagner
36:03les agriculteurs actuels
36:05sur une transition
36:06parce que
36:07Dédit
36:07il y a un changement climatique
36:08qui est en train d'opérer
36:09fortement sur le territoire français
36:11donc il faut qu'on arrive
36:12à anticiper le changement climatique
36:13avec des cartes
36:14est-ce qu'on peut faire ça
36:15aujourd'hui je pense qu'on a des cartes
36:17on est capable de se parler
36:18de 1, 2, 3 degrés
36:19on est capable de regarder
36:20par région
36:21le changement climatique
36:22qui va s'opérer
36:23et une fois qu'on va pouvoir
36:24cerner ça
36:25regarder ce qui manque
36:27aujourd'hui
36:27on sait que
36:28par exemple
36:28il nous manque des oeufs
36:29on sait qu'il va nous manquer
36:31encore
36:31que ça soit sur la volaille chère
36:33il nous manque encore
36:34de la production
36:34que ça soit sur les céréales
36:36on peut aller chercher
36:37une dynamique aussi
36:37Alors Quentin Le Guillou
36:38je suis navré
36:38vous venez au coeur
36:39de la discussion
36:40qu'on a laissée avant la pub
36:41qui est le nombre de français
36:43alors produire
36:43tout le monde veut produire
36:44la ministre qui était à ce micro
36:45tout à l'heure
36:45disait oui oui nous aussi
36:46on veut produire
36:47les agriculteurs veulent plus produire
36:48mais le problème
36:48ce sont les habitants
36:50généralement de ces régions
36:51de ces territoires ruraux
36:52qui disent
36:52mais nous on ne veut pas
36:53du poulailler à côté
36:54on ne veut pas du bâtiment agricole
36:56avec les 2100 bovins
36:56qu'est-ce que vous leur dites
36:57à ces français ce matin ?
36:58Bah qu'en fait
36:59il va falloir qu'ils nous disent
37:00soit
37:01on nous laisse un poil produire
37:03et soit on essaye
37:04de réalimenter des territoires
37:05là on parle quand même
37:06de
37:06il y a des certains territoires
37:08où aujourd'hui
37:08on n'a plus d'agriculture
37:09il n'y a plus d'abattoirs
37:10il n'y a plus d'élevage
37:12il n'y a pas de problème
37:13mais derrière
37:13quand les gens viennent me dire
37:14et qu'on entend à la télé
37:15qu'il n'y a plus de médecins
37:16qu'il n'y a plus d'école
37:17qu'il n'y a plus de tout ça
37:18bon bah voilà
37:18si on veut réarmer un peu
37:19comme tout le monde dit
37:20la France
37:21si on veut réarmer
37:22la souveraineté alimentaire
37:23si on veut redonner une dynamique
37:24il va falloir
37:24qu'on arrive à reproduire
37:25et moi demain
37:26s'il faut monter un abattoir
37:28dans un département
37:29comme l'Indre
37:29ou n'importe quoi
37:30où aujourd'hui
37:30on est en pleine décroissance
37:32malheureuse
37:33de la ruralité
37:34et bah j'irai le soutenir
37:36j'irai le soutenir
37:37et si demain
37:37il faut remonter
37:397, 10, 15, 20 poulaillers
37:40ou une série de bâtiments
37:42dans un département
37:42et comment aller convaincre
37:43tous ces français réticents
37:44une fois de plus
37:45regardez
37:45on prenait avec la ministre
37:46et tout au long de cette matinale
37:47un exemple très concret
37:49et je veux entendre ensuite
37:50Quentin Mathieu
37:51et Daniel Palot également
37:52sur ce sujet
37:53de cette ferme
37:54agricole
37:55enfin de cette ferme
37:56de saumon en Gironde
37:57où là ce sont des habitants
37:58qui ont simplement
37:59une résidence secondaire
38:00qui écrivent pour dire
38:01mais de cette ferme
38:02on n'en veut pas
38:03comment on fait
38:03pour que ces français
38:04tout d'un coup
38:04aient justement
38:05l'envie d'avoir
38:06un petit bâtiment agricole
38:07ou envie de soutenir
38:08concrètement l'agriculture
38:09malheureusement
38:10il va pas falloir
38:11laisser trop de choix
38:12soit moi
38:13enfin quand on regarde
38:13aujourd'hui dans la loi
38:15et que si l'agriculteur
38:15a réussi à avancer
38:17qu'il a eu l'accord
38:18de la mairie
38:18qu'il a eu l'accord
38:19des préfets
38:19qu'il a eu l'accord
38:20des DTT
38:21qu'il a eu l'accord
38:22de tout le monde
38:22et ben banco
38:23on y va
38:23il faut avancer
38:24et aujourd'hui
38:26refaire de la biodiversité
38:27monter des pouvoirs
38:29cacher
38:30ou construire intelligemment
38:31le bâtiment
38:32c'est possible
38:32et il va pas falloir
38:33qu'on se laisse trop embêter
38:34par 2 ou 3% de population
38:36qui vont venir
38:37et qui vont nous dire
38:37non on veut pas de bâtiment
38:39aujourd'hui on sent
38:40qu'on a des gens
38:40qui nous soutiennent derrière
38:41quand on regarde un peu
38:42les chiffres
38:43et certains sondages
38:43on parle de 80%
38:44de gens qui aiment
38:46les agriculteurs
38:46et qui veulent plus
38:47d'agriculture française
38:48sur le territoire
38:49regardons plutôt
38:50ces chiffres là
38:51et regarde eux
38:52sont ceux plutôt
38:53qui nous soutiennent
38:53Daniel Palot
38:54comment vous réagissez
38:55justement au propos
38:56de Quentin Leguillaud
38:56qui dit
38:57mais moi j'irais
38:58un par un
38:58français par français
38:59aller les convaincre
39:00de la nécessité
39:01des bâtiments agricoles
39:01vous au quotidien
39:02vous avez aussi cette
39:03j'aime pas le terme
39:04mais utilisons le franchement
39:05cette schizophrénie française
39:06de gens qui aiment
39:08leurs agriculteurs
39:08de français qui aiment
39:09leurs agriculteurs
39:10mais qui derrière
39:10quand il s'agit de sacrifier
39:12peut-être un peu de confort
39:13ben là ça file à l'anglaise
39:16comme on dit
39:16oui oui
39:16après il faut pas
39:18non plus être alarmiste
39:20sur ce que aiment
39:21les français ou pas
39:22les français ils aiment
39:23les agriculteurs
39:23mais il y en a une poignée
39:24et ils ont trop de
39:26ils ont trop de paroles
39:27en fait
39:27ils ont trop de paroles
39:28ils sont trop suivis
39:29par la justice
39:30chaque fois que ça va
39:31en justice
39:32ces histoires
39:33c'est eux qui gagnent
39:33c'est pour ça le problème
39:35si on remettait ces gens
39:36à leur place
39:37si on les laissait là où ils sont
39:38et si on nous laissait vivre
39:38tranquillement sur nos territoires
39:40il n'y aurait pas de problème
39:41il y a des maires
39:42il y a des préfets
39:43il y a des préfets de région
39:44tout ça
39:45eux c'est à eux
39:46à décider
39:46et c'est à nous
39:47c'est à nous les défenseurs
39:48de ces territoires ruraux
39:49et je l'ai dit tout à l'heure
39:51laissez-nous
39:52faites-nous confiance
39:53en fait
39:53on aime vivre chez nous
39:55et on le respecte
39:56Quentin Mathieu
39:58économiste agricole
39:59rappelait aussi
39:59l'importance
40:00de réindustrialiser
40:01le pays
40:02alors à une échelle
40:03on va dire
40:03beaucoup plus globale
40:04mais également
40:05dans l'agriculture
40:06c'est indispensable
40:07pour répondre à cette question
40:08de l'avenir de la France
40:09en tant que puissance agricole
40:10exactement
40:11et il y a un parallèle
40:13qui est saisissant
40:13comme vous dites
40:14avec l'industrie
40:14en France
40:15pour installer une usine
40:16il vous faut au moins 3 ans
40:18sans compter les délais
40:19les recours
40:20dans d'autres pays européens
40:21il vous faut à peine un an
40:23et le secteur agricole
40:24aujourd'hui est confronté
40:25à la même problématique
40:26c'est important
40:27de parler de l'industrie
40:27effectivement
40:28parce que
40:28s'il y a de l'amont
40:29il faut aussi un aval
40:30pour pouvoir transformer
40:32pour pouvoir porter
40:33les projets agricoles
40:33c'est ce que nous disait
40:34Christian Lambert tout à l'heure
40:35parce que quand on fait des lois
40:36pour s'assurer de l'équité
40:37des prix partout
40:38on a un problème
40:39c'est que tous ceux
40:39qui sont en fait
40:40dans l'intermédiaire
40:41de la chaîne
40:41dans le milieu de la chaîne
40:42notamment dans la transformation
40:43il n'y a rien qui est fait pour eux
40:44donc il faut penser
40:45à toute la chaîne
40:46il faut penser à toute la chaîne
40:47et la réalité aujourd'hui
40:48des chiffres
40:49c'est qu'après
40:50un très profond mouvement
40:51de désindustrialisation
40:53au milieu des années
40:542000-2010
40:55avec la crise économique
40:56et financière
40:57la France renouait
40:58avec des installations d'usines
41:00sauf que depuis maintenant
41:01deux ans
41:01la courbe est en train
41:02de s'inverser
41:03de nouveau
41:04on fait face à davantage
41:05de fermetures
41:06que d'ouvertures
41:07d'usines agroalimentaires
41:08donc on est en train
41:09non seulement
41:10de se désagroquiliser
41:11mais aussi
41:12de se désindustrialiser
41:14à nouveau
41:14sur cette partie avale
41:16de la chaîne de valeur
41:17Quentin Le Guillaume
41:18et également Daniel Palot
41:19éleveur de gasrime
41:20des Pyrénées à Verraza
41:21tous les deux
41:21vous constatez aussi
41:23ce délai excessif
41:24à chaque fois
41:25que vous prenez l'initiative
41:26vous le racontiez
41:27tout à l'heure
41:27mon cher Daniel
41:28à savoir que
41:29dès que vous prenez
41:30une initiative
41:31ou dès que vous avez
41:32une activité
41:32il y a un organisme
41:34à l'organigramme
41:34dont seule la France
41:35a le secret
41:35qui vient toquer
41:36à votre porte
41:36en vous disant
41:37vous n'avez pas le tablier
41:37vous n'avez pas
41:38le bon changement
41:39vous n'avez pas
41:42au quotidien
41:43totalement
41:43on passe notre temps
41:45à déjà anticiper
41:47à essayer de comprendre
41:48qu'est-ce qu'on va faire
41:50hier soir
41:51je discutais
41:51avec un agriculteur
41:53qui est en train
41:53d'essayer
41:54de réorganiser
41:55son exploitation
41:56de pouvoir faire
41:57une petite retenue d'eau
41:59pour pouvoir
41:59amener une nouvelle culture
42:01sur son exploitation
42:02il va remplir un dossier
42:04qui fait 250 pages
42:05il va se retrouver
42:06avec
42:06250 pages
42:08oui avec 250 pages
42:09et qui va se retrouver
42:10avec 15 ou 20 000 euros
42:11pour payer un audit
42:13qui va pouvoir l'accompagner
42:14pour remplir
42:15ces 250 pages
42:16qui va se retrouver
42:17et il me l'a dit
42:18parce que ça parle déjà
42:19dans sa commune
42:19avec potentiellement
42:20des recours
42:21et en gros
42:22tout ce qui va se passer
42:22pour faire sa retenue
42:23va durer 3 ou 4 ans
42:26aujourd'hui
42:26il faut que ça accélère
42:27il faut que ça aille
42:27beaucoup plus vite
42:28et j'ai un exemple
42:29tout simple
42:30aujourd'hui en Ile-de-France
42:31un poulailler de 30 000 poules
42:32c'est entre 5 et 6 ans
42:34pour sortir de terre
42:36en moyenne
42:36en moyenne
42:37ici en Ile-de-France
42:38donc c'est pas normal
42:39normalement
42:40aujourd'hui
42:40les constructeurs
42:41nous parlent de 18 mois
42:42pour sortir un poulailler
42:43on nous parle d'urgence
42:44et qu'il faut reproduire
42:45et qu'il faut se dépêcher
42:46parce qu'on manque d'oeuf
42:47et on en importe
42:48donc il y a un moment
42:49il faut écourter ces délais
42:51il faut simplifier un peu tout ça
42:52et puis
42:53c'est ce qui a été dit
42:54quand on a les accords
42:55on y va quoi
42:56Quentin Mathieu
42:57Daniel Palot
42:58et Quentin Le Guillou
42:59à tous les 3
43:00pour clore cette conversation
43:01j'aimerais vous poser une question
43:02tout à l'heure
43:03on était avec
43:04l'un des représentants
43:05de la filière viticole
43:06qui nous disait
43:06en réalité
43:07moi je suis venu avec
43:08vraiment une feuille longue
43:09comme le bras
43:10avec certaines problématiques
43:11à résoudre
43:12et je ne peux pas dire
43:13qu'en sortant du salon
43:13de l'agriculture
43:14j'ai eu des réponses
43:15à mes nombreuses questions
43:16est-ce que vous êtes
43:17sur la même ligne
43:18à savoir qu'aujourd'hui
43:19le salon de l'agriculture
43:20ne permet plus
43:21notamment avec les politiques
43:22d'avoir des réponses
43:24concrètes à nos questions
43:25Quentin Le Guillou
43:26je vous sens dubitatif
43:27vous qui êtes le secrétaire général
43:28des jeunes agriculteurs
43:29en fait on est quand même
43:30sur une édition assez particulière
43:32cette année
43:32moi je suis agré
43:34de certains côtés politiques
43:35qui on sent bientôt
43:37une élection présidentielle
43:38qui commence à pointer son nez
43:39d'ici un an
43:41et certains profils politiques
43:43venir plutôt
43:44nous survendre
43:45et nous dire à nos côtés
43:46avec une ambition
43:48plutôt politique
43:50de court terme
43:52donc fortement dommage
43:53nous de nos côtés
43:53chez GIA
43:54chez jeunes agriculteurs
43:55on n'a rien lâché
43:56de ce salon
43:57nous on parle des plans
43:58et contrats d'avenir
43:58c'est ce qui a été dit
43:59il va falloir remettre
44:00tous les acteurs autour de la table
44:02que ça soit du consommateur
44:04de la GMS
44:04des interfilières
44:05des professionnels
44:06des agriculteurs
44:07et qu'on arrive à relancer
44:08une dynamique française
44:09très rapide
44:10Daniel Palot
44:11sur ce sujet
44:12est-ce que pour vous
44:12c'est encore un rendez-vous important
44:14un rendez-vous clé
44:14le salon de l'agriculture
44:15aujourd'hui ?
44:17Oui c'est un rendez-vous important
44:18évidemment
44:18sinon on ne serait pas venu
44:19on a laissé nos vaches
44:21chez nous
44:22donc on est venu sans ça
44:23donc vous comprenez bien
44:24que si on ne mesurait pas
44:25l'importance du salon de l'agriculture
44:26on ne serait pas là
44:27Et pour vous
44:28d'un point de vue économique
44:30quant à Mathieu
44:31le salon de l'agriculture
44:32encore un rendez-vous important
44:33y compris
44:33d'un point de vue business
44:34pour parler très cash
44:36ça reste aujourd'hui incontournable
44:37C'est toujours un rendez-vous incontournable
44:39mais clairement
44:40pour les pouvoirs publics
44:41j'espère en tout cas
44:42qu'il ne faut pas attendre
44:43le salon de l'agriculture
44:44pour résoudre les problèmes
44:45l'agriculture a besoin
44:46pour résoudre ses problèmes
44:47de façon quotidienne
44:49et je pense qu'aujourd'hui
44:50le mot qui est le plus important
44:51c'est qu'il faut un cap
44:52il faut aujourd'hui un cap
44:53il faut une direction claire
44:55certes les élections présidentielles
44:56les sciences politiques arrivent
44:57ils vont devoir revoir ça
44:59mais il faut effectivement
45:00qu'un cap ait un pic
45:02un petit peu de visibilité
45:02accessoirement
45:03pour ceux qui travaillent
45:04dans ces secteurs
45:05Merci beaucoup
45:06quant à Mathieu
45:06d'avoir été avec nous
45:07économiste agricole
45:08merci beaucoup à Quentin Leguilloux
45:09d'avoir été avec nous
45:10secrétaire général du syndicat
45:11les jeunes agriculteurs
45:12et merci beaucoup
45:13Daniel Palot
45:14d'avoir été avec nous
45:15également
45:15Éleveur de Gascogne
45:16des Pyrénées
45:16à Vérasa
45:17pour répondre à cette question
45:18en tout cas
45:18tenter d'y répondre
45:19la France a-t-elle encore
45:20les moyens
45:20d'être une puissance agricole
45:23et puis également
45:24pour tous les auditeurs
45:25qui nous écoutaient
45:25il y avait moyen de jouer
45:26il suffisait d'envoyer
45:27un seul mot
45:28qui était le mot sud
45:29par sud radio
45:30par sms au 7-20-18
45:32le mot sud par sms
45:33au 7-20-18
45:35depuis le début de la semaine
45:36on vous fait gagner
45:37un peu de liquide
45:38un peu de monnaie
45:39comme on dit
45:39un peu de flouze
45:40un peu de grisby
45:41pour en faire absolument
45:42ce que vous voulez
45:42à l'occasion de la sortie
45:43du nouveau titre
45:44de John Maman
45:45ça passe
45:45j'ai donc une enveloppe
45:46formidable
45:47on a eu la bonne idée
45:48d'ailleurs de me mettre
45:48la photo de Péricolégas
45:50c'est à dire que c'est moi
45:50mais après le salon de l'agriculture
45:52et vous remporterez
45:53donc la somme
45:53de 200 euros
45:54et je félicite
45:55donc l'amie auditrice
45:58qui vient de gagner
45:59qui est Marine de Pessac
46:00félicitations à vous
46:01parce que dans l'OVOP
46:02il y avait la jolie somme
46:03de 200 euros
46:04félicitations
46:05et j'en profite également
46:06sur ce stand
46:06de la coopération agricole
46:07pour annoncer
46:08que l'émission
46:09de l'amie Vincent Fergnot
46:10que vous retrouvez
46:10donc tous les dimanches
46:11de 10h à 11h
46:13sera également en direct
46:15bien sûr
46:15du salon de l'agriculture
46:17je remercie également
46:17la coopération agricole
46:18d'avoir accueilli
46:19si bien pendant
46:20toute cette semaine
46:21évidemment
46:21les émissions
46:22de Sud Radio
46:23je remercie également
46:23les équipes techniques
46:24dont le camarade Mika
46:25dont c'est l'anniversaire
46:26joyeux anniversaire
46:27et bien sûr
46:28toutes les équipes
46:28de Sud Radio
46:29qui déjà au quotidien
46:30se démènent
46:30pour que cette radio
46:31rayonne absolument
46:32et gagne tous les jours
46:33de nouveaux auditeurs
46:34c'était un plaisir
46:35que de partager
46:35cette expérience
46:36dans un instant
46:37Valérie Expert
46:38pour Mettez-vous d'accord
46:39comme d'habitude
46:39belle matinée sur Sud Radio
46:40moi je vous retrouve
46:41demain dès 6h
46:42Merci d'avoir regardé cette vidéo
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