- il y a 4 mois
Avec Amaury Brelet (rédacteur en chef de Valeur Actuelles) et François Kalfon (secrétaire national du Parti socialiste et député européen)
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NewsTranscription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Maxime Liedot.
00:05Amis auditeurs, on est ensemble jusqu'à 10h pour se pencher sur ce sujet qui devient de plus en plus
00:10important dans l'actualité
00:11qui va concerner forcément la campagne présidentielle qui débarque et qui se fait elle aussi de plus en plus présente
00:17dans l'actualité.
00:18Ces vagues de régularisation massive en France, beaucoup de syndicats, beaucoup de patrons estiment qu'il va falloir régulariser davantage.
00:24D'ailleurs, il y a quelques jours, dans le journal Libération, ils expliquaient à quel point la circulaire Rotaio, censée
00:29durcir justement les titres de régularisation,
00:32était une mauvaise nouvelle pour l'économie.
00:34On a vu ce qui se passe en Espagne depuis quelques heures avec le Premier ministre qui a lancé une
00:38vague de régularisation, plus de 500 000.
00:40La droite en Italie, aussi considérée comme un modèle en France, qu'est-ce qui s'est passé ?
00:44Pression de l'économie là aussi avec une vague de régularisation.
00:47Est-ce que la France va pouvoir à un moment ou à un autre reprendre la main sur son immigration
00:51?
00:520826 300 300 pour en débattre en studio avec vous.
00:54Et avec ma pomme, jusqu'à 10h. Bonjour Amory Brelet.
00:57Bonjour Maxime.
00:57Ravi de vous retrouver comme chaque vendredi, rédacteur en chef de Valeurs Actuelles, avec Alain 7 semaines.
01:02Bocoté confidentiel à l'occasion de la sortie de son dernier livre.
01:05A retrouver donc en kiosque et sur le site internet.
01:07Et bonjour François Calfon.
01:08Bonjour.
01:08Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
01:10Vous êtes secrétaire nationale du Parti Socialiste et député européen.
01:13C'est vers vous que je vais me tourner pour poser cette première question.
01:16Est-ce que, oui ou non, on va devoir faire face à une réalité économique qui va nous amener, la
01:22France,
01:22et donc dans les prochaines années à faire des vagues de régularisation ?
01:25Oui mais pour répondre à M. Tanguy qui n'est pas là parce que vous l'évoquiez,
01:28il ne faut pas faire l'essuie-glace.
01:29Il ne faut pas être d'un côté, on ne régularise rien par idéologie comme le fait l'extrême droite.
01:35Par exemple en Espagne, ce n'est pas le Parti Populaire qui est opposant à M. Sanchez
01:41qui refuse les 500 000 parce qu'il y a un principe de réalité.
01:44Ce que vous, c'évoque, c'est l'extrême droite qui dit qu'il faut ré-immigrer,
01:48comme M. Zemmour, une partie de l'extrême droite à la fois politique et éditoriale,
01:548 millions de personnes en Espagne, ce qui évidemment ne tient absolument pas la route.
01:58Donc il faut tenir les deux bouts de l'omelette pour avoir un débat simple.
02:01Le premier débat, c'est qu'évidemment les gens qui travaillent,
02:04qui payent leurs cotisations sociales, ont vocation à participer à l'économie.
02:11Le deuxième débat, qui est un autre débat, et il faut les lier les deux,
02:14c'est la qualité de l'intégration qu'on fait.
02:16C'est-à-dire que quand on donne des papiers à des gens qui travaillent et qui contribuent,
02:20c'est très bien, mais il faut aussi attirer leur intégration.
02:23Et je vais même vous dire, parce que j'étais en Espagne avec M. Sanchez,
02:28il y avait une initiative des progressistes,
02:31mes collègues socialistes espagnols, parce que je leur ai posé la question
02:34comment vous faites pour avoir l'opinion qui vous soutient là-dessus.
02:37Il dit, mais moi je connais bien la France, j'ai un collègue.
02:39Il dit, on n'a pas de ghetto.
02:41C'est-à-dire que la population immigrée s'intègre peut-être plus facilement qu'en France.
02:46Non mais on n'a pas de ghetto, au sens où il n'y a pas cet habitat de Tours.
02:51Et donc voilà, il y a une mixité de faits parmi la population et qui pose moins de problèmes.
02:56Donc il y a bien le sujet économique, mais moi je ne suis pas un représentant du patronat ici.
03:01L'argument d'autorité du patronat, je le refuse d'une certaine manière,
03:05même si l'économie ça compte, on est dans l'homme réel.
03:07Mais c'est le côté pragmatique de dire, pour une économie qui redémarre, on est peut-être obligé d'eux.
03:12Ce que je veux dire, c'est que ce n'est pas par des injonctions extérieures.
03:14Il faut trouver une forme d'équilibre.
03:17Et ensuite, bien sûr que c'est une nécessité pas seulement économique.
03:20Vous ne pouvez pas avoir une démographie qui est complètement flat,
03:24et de ne pas avoir recours à une immigration de travail.
03:27Ça ne fonctionne pas.
03:28Dialogue qui s'installe ici en studio avec vous, amis auditeurs,
03:31au 0826, 300, 300, Amoribrelé sur ce sujet.
03:34Qu'est-ce que vous répondez à tous ceux qui disent, notamment,
03:36la dernière circulaire Rotaillou, elle ne va pas dans notre sens,
03:38parce que ça devient plus compliqué de régulariser.
03:40Nous, on en a besoin pour les boulots compliqués.
03:43Moi, j'ai un point d'accord avec vous.
03:46Sur l'immigration zéro, évidemment, ça n'est pas possible.
03:51D'abord, en pratique, c'est impossible.
03:53On ne peut pas avoir des frontières totalement thermétiques.
03:56Et puis même, d'ailleurs, en réalité, ça n'est pas souhaitable.
04:00Dans le contexte de guerre économique, de guerre du savoir à l'échelle mondiale,
04:04la France doit attirer les talents du monde entier,
04:07qu'il s'agit des scientifiques, des ingénieurs, des artistes.
04:10Ceci dit, il y a une différence fondamentale entre la France et le cas espagnol que vous évoquez,
04:15où, je le rappelle d'ailleurs, cette régularisation massive sera opérée au moyen d'un décret royal,
04:22puisque, visiblement, le gouvernement n'a pas eu le courage d'affronter son parlement.
04:26C'est que là-bas, l'immigration extra-espagnole est originaire à 90% d'Amérique latine.
04:34C'est-à-dire qu'il y a, ce sont les chiffres officiels,
04:36il y a, j'allais dire, une concordance culturelle très importante
04:41entre les Espagnols et les nouveaux arrivants, en tout cas les derniers arrivants.
04:47Et beaucoup là-bas y vont pour travailler, c'est une réalité.
04:50Alors qu'en France, nous souffrons de deux problèmes majeurs.
04:53D'abord, un, nous avons un très faible taux d'emploi parmi les migrants qui viennent chez nous
05:00et qui sont régularisés.
05:01Je rappelle que l'immigration de travail en France n'en présente que 13% seulement de l'immigration totale,
05:07ce qui est très faible.
05:08Et puis, nous avons une immigration originaire essentiellement d'Afrique du Nord
05:13et d'Afrique subsaharienne,
05:15qui est beaucoup plus éloignée culturellement que ne le sont les Français,
05:20qu'il s'agisse de la religion, même du rapport homme-femme, par exemple.
05:23On le mesure, évidemment, depuis des années en France,
05:27sans parler de la religion, puisque beaucoup sont musulmans,
05:32alors que beaucoup des latino-américains en Espagne sont des chrétiens, sont des catholiques.
05:37Donc ces deux différences fondamentales expliquent aussi en partie
05:40l'opposition massive de l'opinion française
05:42à toute régularisation massive sur le sol.
05:45Une réponse de François Galle.
05:47Oui, enfin, ce n'est pas une réponse, c'est un débat,
05:48et j'apprécie la manière dont vous le posez,
05:50même si je suis en désaccord sur votre dernier point.
05:53Parce qu'on ne va pas non plus faire...
05:54C'est l'actualité, on souffre de ça, vous êtes tous les deux journalistes.
05:58Donc on ne met pas assez en perspective.
06:00Oui, l'Espagne, il y a des cas différents, et j'y répondrai.
06:02Enfin, Mme Mélanie, qui s'était fait élire sur l'immigration zéro...
06:04Je l'ai cité en introduction, volontairement, pour faire plaisir.
06:06Parce qu'autrement, on dit...
06:07Voilà, et Mme Mélanie, c'est 450 000 migrants,
06:11pour aller souvent en Italie,
06:12ce n'est pas les anciennes colonies italiennes,
06:14où il y aurait que l'Ethiopie.
06:16C'est aussi des Maghrébins, c'est des Syriens,
06:19c'est des gens issus de l'Afrique subsaharienne,
06:21donc les mêmes que vous vouez au Gémonie,
06:23parce que c'est le sous-jacent de votre propos,
06:25un peu inintégrable.
06:26Deuxième chose, je reviens à l'Espagne.
06:28Non, non, mais attendez, on discute.
06:29Il y a des vrais soucis d'intégration.
06:30Mais vous avez de légitimité à avoir un point de vue,
06:32d'une légitimité à en avoir un autre.
06:34Ensuite, quand vous dites,
06:35ah mais l'Espagne, c'est des gens
06:38qui sont issus de leur monde latino-américain,
06:40donc il n'y a pas de problème d'intégration.
06:41Mais vous... Attendez,
06:43j'essaie d'introduire une idée,
06:45vous la contesterez ensuite.
06:47Vous savez, moi j'ai beaucoup voyagé en Afrique,
06:49au Maghreb,
06:50et quand vous êtes au Maroc, par exemple,
06:52un pays d'ailleurs duquel il y a une partie
06:54de l'immigration espagnole qui est très présente,
06:56et notamment en Andalousie,
06:58sur tous les fruits, etc.
06:59Mais je termine d'un point.
07:00Quand vous êtes au Maroc,
07:03vous êtes impressionné par le fait
07:05que toutes les règles administratives
07:07du Royaume du Maroc,
07:08tout le système scolaire marocain,
07:12sont notre système scolaire,
07:13parce qu'en fait,
07:14il est le fruit de la colonisation.
07:16Et puis, contre les idées reçues,
07:17parce que je veux aussi qu'on ait
07:18une image positive de l'immigration,
07:20savez-vous qu'un tiers,
07:22un tiers, monsieur,
07:23d'une promotion de Polytechnique
07:24sont composés de Marocains.
07:26Donc cette idée qui serait inintégrable
07:28parce que, quelque part,
07:29il y a une forme d'indigénisme,
07:30qui serait dénoncée,
07:32me semble quand même loin de la réalité.
07:33Par contre,
07:34et je l'ai dit dès mon propos liminaire,
07:36la question n'est pas simplement
07:38décret royal ou vote dans un Parlement.
07:41Ce n'est pas parce que vous avez donné des papiers
07:43que vous avez fait le travail d'intégration.
07:45Et moi-même,
07:46qui suis un homme de gauche,
07:47mais un républicain abouti...
07:49Vous constatez qu'il faut faire des efforts
07:51sur ce point-là ?
07:51Mais évidemment !
07:52Le problème n'est pas le nombre
07:54que vous accueillez,
07:55encore que si vous n'avez pas
07:58l'accompagnement,
07:58ça ne fonctionne pas,
07:59qu'il y a de la Suède,
08:00qu'il y a de l'Allemagne fédérale
08:01au moment de la Syrie,
08:03c'est le combo,
08:05il faut les deux,
08:06d'une immigration...
08:07Un équilibre !
08:07Vous plaidez pour l'équilibre ?
08:09Je plaide pour une immigration
08:10qui soit accompagnée,
08:11parce qu'autrement,
08:11ça fait des ghettos
08:12et ça fait,
08:13finalement,
08:14des crispations identitaires.
08:160826-300-300,
08:18on ira dialoguer dans un instant
08:19avec vous,
08:19amis auditeurs,
08:20réaction d'Amori Brulé,
08:21parce qu'il y avait des points
08:21d'accord, de désaccord
08:22et c'est important de les entretenir.
08:23D'abord, sur l'Italie,
08:25juste deux précisions,
08:27Mélanie, en effet,
08:28on a évoqué ses 450 000 emplois,
08:30ce ne sont pas d'ailleurs
08:31des régularisations à proprement parler,
08:33ce sont, le plus souvent,
08:34des permis de travail temporaires.
08:36Ensuite,
08:37le niveau de l'immigration illégale
08:39en Italie a fondu.
08:41L'arrivée,
08:42le pourcentage d'arrivée
08:43de migrants
08:44sur le sol italien
08:45a été réduit
08:46de plus de 60%.
08:48De plus de 60%.
08:49C'est la fin de la démonstration.
08:50François Capron,
08:50c'est la fin de la démonstration.
08:51Ça permet de préciser.
08:53Pourquoi Mme Mélanie,
08:54qui s'est fait élire
08:56strictement sur le contraire,
08:57dans l'année
08:58où finalement
08:59elle est élue,
09:00est conduite
09:01à mener cette politique-là ?
09:02Ça devrait vous interpeller
09:03parce que c'est une femme
09:03issue de l'extrême droite.
09:04Mais moi, je vous ai dit
09:05que je n'étais pas
09:06pour l'immigration zéro
09:07et je pense que ceux
09:07qui, à droite,
09:09promettent
09:09qu'ils soient candidats
09:10ou pas à la présidentielle
09:11promettent une immigration zéro
09:12ment aux Français.
09:14Ceci dit,
09:14il faut évidemment
09:15regarder la réalité en face.
09:17Il y a en France
09:17des problèmes d'intégration,
09:18c'est une évidence.
09:19D'ailleurs, même
09:19l'ancien président de la République,
09:21François Hollande,
09:22socialiste,
09:22l'avait reconnu.
09:23Donc, il faut regarder
09:25les choses en face
09:26avec des conséquences dramatiques
09:28non seulement
09:28sur nos finances publiques,
09:30avec un coût global
09:31estimé à au moins
09:3140 milliards d'euros par an,
09:33avec des conséquences
09:34évidemment pour la sécurité
09:34des Français.
09:35Vous avez une surreprésentation
09:37des étrangers
09:37dans la délinquance
09:38et la réunité
09:39d'un facteur 1,5 à 5.
09:40que ce sont les statistiques
09:41officielles
09:42du ministère de l'Intérieur.
09:43Et sur le nombre,
09:44la masse, ça compte.
09:46La France a attribué
09:47l'an passé
09:49384 000 nouveaux titres
09:51sur ses jours,
09:52en haut de 11% sur un an.
09:54C'est un triplement
09:54depuis 25 ans.
09:55Il n'y a jamais eu
09:56autant d'immigration
09:57en France aujourd'hui.
09:58Le sujet de l'immigration
09:59continue à nous animer
10:00jusqu'à 10 heures
10:01avec cette problématique
10:02centrée une fois de plus
10:03sur le travail
10:04quand on voit ce qui se passe.
10:05En Espagne, en Italie,
10:06vague de régularisation massive.
10:07Pourquoi ?
10:08Parce qu'il y a tout simplement
10:09des besoins économiques.
10:10On était avec Jean-Philippe Tanguy
10:11tout à l'heure
10:11qui nous disait
10:11c'est n'importe quoi
10:12de dire qu'aujourd'hui
10:14l'économie repose sur l'immigration.
10:15Tout à l'heure,
10:16on était à l'inverse
10:16avec Yannick, auditeur
10:18qui nous a appelé
10:18qui nous a dit
10:19écoutez, moi je suis restaurateur.
10:20Je ne sais pas ce que disent
10:21les uns et les autres.
10:22Moi, je constate
10:22quand je mets aujourd'hui
10:23une annonce,
10:24je suis obligé de travailler
10:25avec ceux qui viennent
10:26et il faut croire
10:26que ce sont ceux
10:27qui sont en voie de régularisation
10:28qui sont les premiers
10:29à se pointer au rendez-vous.
10:31Qu'est-ce qu'on doit faire ?
10:31que la France
10:33va pouvoir reprendre
10:34la main sur l'immigration.
10:35On en dialogue,
10:36on en parle jusqu'à 10h
10:37avec Amory Brulé,
10:39rédacteur en chef
10:39à La Valeur Actuelle
10:40et François Calfon
10:41qui est le secrétaire national
10:42du Parti Socialiste
10:43et député européen.
10:44Et avec vous,
10:45amis auditeurs,
10:460826 300 300.
10:540826 300 300
10:56alors qu'il est 9h47
10:57sur Sud Radio
10:58qu'on discute
10:59de ce qui se passe
11:00dans nos voisins européens
11:02alors que l'immigration
11:02est toujours un sujet
11:04disons brûlant en France
11:05et que beaucoup de syndicats,
11:07de confédérations
11:08plaident et s'agacent
11:09de voir par exemple
11:10la circulaire Rotaillot
11:11censée durcir
11:12les régularisations
11:15dans ce pays.
11:16Ils disent oui,
11:16mais d'accord,
11:17si on s'attarde un tout petit peu
11:18à la réalité économique
11:20de ce pays,
11:20il va falloir régulariser
11:21davantage parce que
11:22les Français ne veulent
11:23plus bosser.
11:23Je vais vite,
11:24mais c'est l'idée.
11:25Espagne,
11:25500 000 régularisations.
11:28Mélanie,
11:291,5 million également
11:30de régularisations
11:31et on en parle avec vous
11:32avant qu'on reprenne
11:32le dialogue avec François Calfon,
11:34secrétaire national
11:34du Parti Socialiste
11:35et député européen
11:36dans ce studio
11:37et Amory Brulé,
11:38rédacteur en chef
11:38de Valeurs Actuelles.
11:39Je vous propose messieurs
11:40qu'on aille faire un tour
11:41au standard
11:41pour relancer un peu
11:42notre débat.
11:440826 300 300.
11:45Bonjour Alain.
11:47Mon cher Alain,
11:48est-ce que vous êtes avec nous ?
11:50Ah, Alain.
11:51Alain,
11:52est-ce que vous voulez
11:52qu'on rentre en contact
11:53par Tokiwoki ?
11:54Dites-moi,
11:55est-ce qu'on fait un tour
11:56en attendant du côté de Florence ?
11:57Bonjour Florence.
11:58Oui, bonjour.
11:59Merci beaucoup d'être avec nous
12:00ma chère Florence.
12:01Comment allez-vous
12:01depuis Toulouse ?
12:03C'est parfait,
12:03très bien.
12:04Très bien.
12:04Comment vous regardez
12:05le sujet de débat
12:06qui nous anime là ce matin ?
12:08Avec l'habitude,
12:09je m'énerve
12:11parce que quand j'entends
12:13parler de régularisation
12:15massive,
12:15massive,
12:16mais c'est grave,
12:17c'est un scandale,
12:18c'est une invasion en fait.
12:20En fait,
12:20on vit une invasion
12:21qui ne dit pas son nom.
12:22Bon, invasion,
12:22on ne peut pas aller jusque-là
12:23ma chère Florence.
12:25Alors,
12:25je vais quand même
12:28étayer ma...
12:28Je vous en prie.
12:31Moi,
12:32je suis européenne,
12:32d'accord ?
12:33Je suis française,
12:34je connais l'Espagne,
12:35j'avais une maison
12:37en Espagne.
12:38du côté des Serres,
12:39vous savez,
12:40Almeria.
12:41Et je connais bien
12:43le problème.
12:44Ce n'est pas vrai,
12:45les Espagnols,
12:45ils sont catastrophés.
12:47Mes cousines
12:48que j'ai appelées
12:49sont catastrophées
12:50de ce qui se passe
12:51en Espagne.
12:51Catastrophées.
12:54Ils n'en peuvent plus.
12:56C'est ingérable
12:57dans les petits villages.
12:59C'est ingérable
13:00de partout.
13:02Actuellement,
13:02là,
13:02des villages
13:03que je connais
13:03très très bien,
13:04donc je ne parle pas.
13:06et j'en veux.
13:07On ne leur demande rien
13:08à eux,
13:08comme elle me dit.
13:09Moi,
13:10en tant qu'Européenne,
13:10on m'a demandé
13:11un numéro d'identification.
13:13Avec cette niae,
13:14je n'ai pu faire
13:15en Espagne
13:16pour les documents,
13:17pour tout.
13:18Si vous ne montez pas
13:19après le plate blanc,
13:20je suis européenne,
13:21d'accord ?
13:22On me demande ce papier,
13:23la niae.
13:24Et j'ai payé des taxes
13:25plus sur la maison
13:26parce que j'étais étrangère.
13:28Et quand j'ai vendu
13:29cette maison,
13:30j'ai encore payé des taxes.
13:31C'est juste pour vous dire
13:32qu'en étant européenne,
13:33moi,
13:34on a quand même fait
13:35une différence
13:35entre un Espagnol
13:36et une Française.
13:37Et ça,
13:37c'est bien.
13:38Ça,
13:39c'est bien.
13:40Parce que j'estime quand même
13:41que je devais payer
13:42en ce pays
13:43ce qu'il m'avait donné.
13:44Donc,
13:44vous vous dites,
13:45pour résumer,
13:46pour résumer ma chère Florence,
13:47vous dites,
13:48visiblement,
13:48de ce que vous nous racontez,
13:49qu'il n'y a pas
13:49les mêmes règles
13:50entre les Espagnols,
13:51les Français,
13:52etc.
13:53C'est ça qu'on doit
13:55plus ou moins garder
13:55et c'est visiblement
13:56qui s'estemple.
13:57Mais François Calfon
13:57va vous répondre.
13:58Enfin,
13:58sur les maisons,
13:59vous savez,
13:59moi je suis parisien,
14:00alors c'est peut-être
14:01ce que vous prenez.
14:01J'ai une maison
14:02dans le Gard,
14:03je ne paye pas
14:04la même taxe foncière
14:05parce que c'est
14:05une résidence secondaire.
14:06D'ailleurs,
14:07c'est peut-être même normal
14:07parce que,
14:08quelque part,
14:09je prends un peu
14:11du logement
14:12aux habitants du coin.
14:13Je ne paye pas
14:14la même taxe foncière
14:15que les résidents permanents.
14:16Donc ça,
14:17c'est la première chose.
14:18La deuxième chose,
14:19pardon,
14:20mais depuis Schengen,
14:21vous n'avez pas besoin
14:23de carte de travail
14:23ou de carte d'établissement
14:25dans l'ensemble
14:26des pays
14:26de l'Union Européenne
14:27et je trouve que c'est
14:28une très bonne chose.
14:28Donc il ne faut pas non plus
14:30raconter que quelque part
14:31vous auriez plus
14:33d'exigences,
14:34qu'on aurait plus d'exigences
14:35vis-à-vis de vous
14:36en Espagne
14:36que les gens
14:37qui sont issus
14:38de l'immigration
14:40de pays tiers.
14:40Donc ça ne fonctionne pas.
14:42Enfin,
14:43en ce qui concerne l'Espagne,
14:44ils ne sont peut-être pas contents
14:45dans le sud de l'Espagne.
14:46Mais moi aussi,
14:47je vais dans le sud de l'Espagne
14:48en Andalousie.
14:49Je pense que dans
14:50toutes les serres
14:51qui nous amènent des fruits,
14:52les tomates,
14:52les fraises,
14:53enfin tous les Français
14:54connaissent les fruits espagnols.
14:55Si vous retirez les Marocains
14:57dans ces serres,
14:57il n'y a plus un fruit espagnol
14:58qui monte
14:59pour des raisons
14:59de coût du travail.
15:00Et en réalité,
15:01on va même aller encore plus loin.
15:03Les Marocains
15:04qui sont un peuple développé
15:06produisent aussi
15:07des fraises,
15:08des tomates,
15:09juste de l'autre côté
15:11du détroit de Gibraltar.
15:12Est-ce que vous voulez,
15:13en laissant partir
15:14les gens qui travaillent
15:15pour finalement
15:17des agriculteurs
15:19espagnols
15:19et qui permettent
15:20que ces fruits
15:20soient compétitifs,
15:22que tout le sud de l'Espagne
15:23abandonne
15:24parce qu'il n'y a aucun Espagnol
15:25qui va bosser dans les serres
15:26et que ce soit finalement
15:28exclusivement
15:28des fruits et des légumes
15:30marocains.
15:30Des agriculteurs français
15:31pourraient goûter
15:33leur produit en concurrence
15:34avec les autres.
15:35On s'en passerait.
15:35Comment dire ?
15:36Front National Friendly.
15:38Moi,
15:38dans le Gard,
15:39je vais régulièrement
15:40à Boker,
15:40mairie rassemblement national.
15:42D'ailleurs,
15:42j'en discute avec
15:43l'ancien maire de Boker
15:43qui est mon collègue
15:44au Parlement européen.
15:46Boker,
15:46c'est une ville
15:47sud-américaine
15:47parce qu'en réalité,
15:50dans les fruits
15:51du sud de la France,
15:52dans le Gard,
15:53dans le Vaucluse,
15:54allez dans les champs,
15:55vous verrez
15:56qu'il n'y a que
15:57des travailleurs étrangers.
15:58D'ailleurs,
15:58ça n'a pas posé
15:59beaucoup de problèmes
16:00à M. De Fournasse,
16:02ancien député
16:03rassemblement national
16:04et vigneron,
16:05finalement,
16:06en Gironde,
16:07et qui avait recours
16:09à une immigration de travail,
16:10y compris illégale.
16:11Donc,
16:12pardon de dire
16:12qu'il faut aussi
16:13balayer devant sa porte.
16:14Et on n'est pas
16:15à une contradiction près
16:16dans le monde politique
16:17que ce soit
16:18que de raconter
16:18des balivernes aux gens
16:19et de ne pas s'appliquer
16:21ce qu'on raconte
16:22à soi-même.
16:22Ce qui est certain,
16:23c'est qu'aujourd'hui,
16:24l'Espagne,
16:26avec ses régularisations
16:27massives,
16:28est à contre-courant
16:29de l'ensemble
16:30des pays
16:31de l'Union Européenne
16:32qui,
16:32depuis des années,
16:33ne font que durcir
16:34leur politique
16:35d'immigration,
16:36tant contre l'immigration
16:37légale
16:38qu'il l'égale.
16:39C'est,
16:39il y a quelques mois,
16:40les premiers ministres
16:41de centre-gauche
16:42du Royaume-Uni
16:43et du Danemark
16:44qui ont appelé
16:45à repenser,
16:46à refondre
16:47la Convention Européenne
16:48des Droits de l'Homme.
16:49C'est le Parlement européen
16:50qui a adopté,
16:51il y a un mois,
16:52le règlement retour
16:54qui permet
16:55de faciliter
16:57le renvoi,
16:58en tout cas en dehors
16:58des frontières
16:59du continent,
17:00vers des pays tiers,
17:02des déboutés
17:02du droit d'asile.
17:03Donc,
17:04il n'y a plus que finalement,
17:05au-delà de l'Espagne,
17:06que la France
17:07qui non plus
17:08ne fait rien
17:08ou ne fait pas grand-chose,
17:10qui pousse à fond,
17:11on l'a vu avec Rotaillot,
17:12les curseurs
17:13j'allais dire
17:14réglementaires,
17:16administratifs,
17:17mais qui sur le fond
17:18ne peuvent pas grand-chose.
17:19Et ça,
17:19il faut le dire aussi,
17:20tous ceux
17:21des politiques,
17:23surtout de droite,
17:24et plus encore
17:24les candidats
17:25à la prochaine présidentielle
17:26qui nous expliquent
17:27qu'ils pourront
17:29repenser,
17:30refonder
17:30notre politique migratoire
17:32et lutter efficacement
17:33contre l'immigration
17:33massive et incontrôlée
17:35sans réviser
17:37la Constitution
17:37et sans dénoncer
17:39certains traités européens,
17:41n'arriveront à rien.
17:42et ils mentent aux Français.
17:430-826-300-300
17:45pour conclure nos échanges,
17:46messieurs,
17:46bonjour Luc.
17:48Oui, bonjour.
17:48On vous a retrouvé
17:49et je suis ravi mon cher Luc,
17:50dites-nous tout.
17:52Merci.
17:52Donc,
17:53voilà,
17:54moi je trouve
17:55qu'on nous,
17:55franchement,
17:56on essaie de noyer le poisson
17:58en nous prenant
17:58pour des imbéciles.
18:00Le coût du travail,
18:01je veux bien,
18:02mais le problème,
18:03il était très simple.
18:05Tout ça vient du fait
18:06qu'à l'époque,
18:07il y a quelques années,
18:09quand on travaillait,
18:09soit dans les champs,
18:11soit postiers
18:12et quand vous êtes
18:12dans certaines régions de France,
18:14vous avez des postiers,
18:15ils sont français,
18:16enfin ils sont blancs
18:16et ce n'est pas d'immigration.
18:18C'est juste une question
18:19de coût du travail.
18:21Donc,
18:21si en France,
18:22on faisait le nécessaire
18:23pour que les gens,
18:24quand ils travaillent,
18:25ils aient les moyens
18:26de se payer un loyer,
18:27il n'y aurait pas de problème.
18:29On n'aurait pas besoin
18:30de chercher...
18:31Donc,
18:31tout ça,
18:31c'est coût du travail
18:32et aussi coût du salaire.
18:33Merci beaucoup
18:34de nous avoir passé
18:34un coup de fil
18:36Amilux 0826 300 300.
18:37Mot de la fin.
18:38Bref,
18:38s'il vous plaît messieurs,
18:39François Calfon
18:40et Amaury Brelet.
18:41C'est-à-dire que le problème,
18:41c'est que les Français,
18:42enfin tous les citoyens
18:43ont deux cerveaux.
18:44Il y a un cerveau qui dit
18:45mais le problème,
18:46c'est le coût du travail.
18:47Mais à ce monsieur,
18:47on pourrait demander
18:48est-ce qu'il est prêt
18:49à payer ses tomates
18:50ou ses fraises.
18:51Moi, par exemple,
18:52je n'achète que des fraises françaises
18:53parce que j'ai les moyens.
18:55Mais la fraise de Carpentras,
18:57la fraise de Montfaucon,
18:59elle est à 7,50 euros.
19:00La fraise espagnole
19:01elle est à 3 euros.
19:02Est-ce que tout le monde
19:03pour avoir des emplois français
19:05ou même de la production française
19:06est prêt à payer
19:07quasiment le double ?
19:09Et je dis d'ailleurs
19:09que les fruits français,
19:10j'en fais la publicité,
19:11sont bien meilleurs
19:12mais tout le monde ne peut pas.
19:13Amaury Brelet.
19:14L'ESPAC n'est pas le seul pays
19:15en Europe à régulariser massivement.
19:17La France,
19:18à sa petite échelle aussi,
19:19nous régularisons
19:20entre 30 000 et 35 000 personnes par an.
19:23Sur 15 ans,
19:24on arrive à 500 000 personnes.
19:25Merci beaucoup Amaury Brelet
19:26d'avoir été avec nous,
19:27rédacteur en chef
19:28de Valeurs Actuelles à la Une.
19:29Donc cette semaine,
19:29vous nous en avez dit,
19:30Boc Côté Confidentiel
19:31à retrouver en kiosque
19:32sur le site internet.
19:33Et merci beaucoup François Calfon
19:34d'avoir été avec nous,
19:35secrétaire national du Parti Socialiste
19:36et député européen.
19:38Et merci beaucoup
19:38de nous avoir appelé.
19:40Vos appels étaient nombreux
19:41au 0826 300 300
19:43et ils vont continuer à l'être
19:44jusqu'à midi avec vous,
19:45Valérie Expert.
19:46Bonjour.
19:47Bonjour Maxime.
19:48Alors on peut manger des fraises
19:49moins souvent aussi,
19:51François Calfon.
19:52Manger des bonnes fraises françaises,
19:54mais moins souvent.
19:55C'est aussi une possibilité.
19:56Mais vous attaquez notre député
19:57et notre débatteur
19:58quand ils sortent du studio.
19:59Mais qu'ils viennent,
20:00qu'ils viennent débattre.
20:00Je viens débattre d'une seconde.
20:02Je considère aussi
20:04qu'il y a plein de gens
20:04qui n'ont pas de pouvoir d'achat.
20:06Non, mais ça c'est vrai.
20:07Moi j'ai le luxe
20:08de pouvoir en manger,
20:09mais tout le monde
20:10n'a pas ce luxe.
20:11Voilà, tout simplement.
20:11C'est vrai.
20:11Est-ce qu'on va parler
20:12des fraises françaises
20:13entre 10h et midi ?
20:14On va parler piratage
20:16piratage de nos titres,
20:18de nos cartes d'identité.
20:20Le piratage de l'ANTS
20:21qui a touché
20:22près de 12 millions de personnes.
20:24Donc on aura avec nous
20:25un spécialiste
20:26des questions de cyberintelligence
20:27qui va un petit peu
20:28nous expliquer
20:28ce qui s'est passé
20:29et comment réagir.
20:31Et puis entre 11h et midi,
20:34Emmanuel Macron
20:35qui assure qu'il arrêtera
20:35la politique
20:36après avoir quitté l'Elysée.
20:37Et puis on reviendra
20:38également sur la loi
20:40logement,
20:40la possibilité
20:41de relouer des logements
20:43qui ne sont pas
20:43dans les chiffres,
20:44dans les bons chiffres
20:45parce qu'on parlera
20:46de cette pénurie de logements
20:48et là on vous attend
20:480826 300 300.
20:50Racontez-nous,
20:52vous,
20:52comment vous avez fait
20:54pour vous loger ?
20:55Combien vous payez ?
20:56On vous attend
20:56sur Sud Radio.
20:57Et donc ça se déroule
20:58entre 10h et midi,
20:590826 300 300
21:00pour participer
21:01et je félicite
21:02Marie d'Antibes
21:03qui a participé au jeu.
21:04Il suffisait d'envoyer
21:05le mot Sud
21:05au 7-20-18
21:06et vous gagnez
21:07donc votre platine
21:08pour célébrer
21:09quelques bons vinyles
21:10que vous auriez eu
21:11on va dire dissimulés
21:12ou si vous êtes impassionné
21:13ça tombe bien.
21:14Vous retrouvez Valérie Expert
21:15dans un instant.
21:15Moi j'ai plaisir
21:16de vous retrouver
21:16demain dès 6h.
21:17Très belle matinée
21:18sur Sud Radio.
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