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  • il y a 8 heures
Avec Helder De Magalhaes, directeur général de Rekeep France

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##LA_PLANETE_DEMAIN-2026-07-19##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Picotis Solaire, expert en solutions photovoltaïques pour un avenir durable.
00:04Et Akhena, la reine des vérandas et des pergolas, vous présente
00:07Sud Radio, la planète demain, Christophe Debiens.
00:11Bonjour et bienvenue sur Sud Radio pour un nouvel épisode de la planète demain,
00:14la seule émission de la radio dédiée à l'écologie positive
00:18mais qui donne la parole aux porteurs de solutions environnementales.
00:22Et justement aujourd'hui, nous avons le plaisir de recevoir dans les studios de Sud Radio
00:26Hélder de Magalès, directeur général de Requip France
00:30qui est une filiale du groupe italien Requip, leader dans le facility management
00:35et figurant parmi les principaux opérateurs du secteur au niveau européen.
00:40Bonjour Hélder.
00:41Bonjour Christophe.
00:43Alors l'histoire du groupe Requip commence en 1938
00:46quand ses ouvriers croient en une idée fondée sur l'engagement,
00:50la coopération, le développement et le respect.
00:53Est-ce toujours le cas aujourd'hui dans votre groupe ?
00:55C'est plus que toujours le cas.
00:57D'ailleurs, on n'a pas changé de cap.
00:59Et depuis 1938, on est même toujours le principal fournisseur de ce premier client.
01:06On sait dire.
01:07Alors, et ce client c'est ?
01:09C'est la Félovie d'Elstato qui est l'équivalent de la SNCF.
01:13Et donc l'idée originale, et notamment dans un monde qui va vite,
01:17c'est d'avoir une entreprise qui a un modèle, un business model totalement différent
01:21puisque c'était une coopérative.
01:22donc c'est quelque chose qui est assez disruptif dans notre secteur.
01:27Pas de fonds, pas d'une seule famille, des gens qui ont des bonnes idées,
01:30qui veulent partager des valeurs, le sens commun et celui de la réussite collective.
01:34Alors, vous avez plus de 10 ans d'expérience dans la gestion d'équipes et de projets.
01:38Vous êtes donc actuellement directeur général, comme je le disais à l'instant,
01:41chez Equipe France, dont l'expertise est reconnue à travers le monde d'ailleurs,
01:45dans la gestion des services associés et notamment dans les secteurs de la santé et de la mobilité.
01:50Mais quelles sont plus précisément les activités de votre groupe que nos auditeurs comprennent bien ?
01:55Alors, le groupe Equipe est leader européen dans le secteur de la santé.
01:59Donc, je vais venir un peu plus précisément sur ce sujet-là.
02:03On fait plusieurs types de métiers.
02:05Donc, le facility management, c'est un anglicisme.
02:06On va débroussailler un peu la thématique.
02:09C'est tous les métiers qui sont liés à la propreté, à la logistique, à l'accueil, à la maintenance,
02:15bien évidemment,
02:15mais aussi d'autres métiers qu'on ne pense pas forcément comme de la stérilisation.
02:18Et donc, à travers l'Europe, on gère aujourd'hui plus de 700 hôpitaux,
02:22ce qui fait de nous l'idée européenne sur ce secteur-là.
02:26Également, on parlait du premier client qui était la Féloria del Stato.
02:29On a aussi un savoir-faire reconnu dans le monde de la mobilité et du transport,
02:34avec la SNCF, Keolis, RATP, pour parler de ce qui est aujourd'hui en France,
02:39mais aussi à l'international avec le métro de Milan, de Rome ou d'autres secteurs.
02:45Donc, c'est un métier, un secteur d'activité très vaste
02:48qui nous permet d'apporter des solutions pour tout ce qui est infrastructures publiques et privées.
02:53Alors, lorsque vous vous engagez à renforcer l'excellence opérationnelle
02:57et notamment à améliorer les services clients de votre entreprise,
03:00à quel niveau placez-vous l'environnement et l'humain ?
03:04Alors, mon président, M. Lévorato,
03:06tant à dire que la chose la plus importante,
03:09le plus grand trésor du groupe, c'est l'humain.
03:12D'ailleurs, je le disais tout à l'heure en mule,
03:15que nous sommes à l'origine, c'est une association d'hommes et de femmes.
03:21Donc, l'humain, c'est très important.
03:23C'est ce qui fait 90% du service.
03:26C'est ce qui va apporter, créer de la valeur et avoir de l'impact.
03:30Donc, c'est vraiment le cœur de notre société et de nos métiers.
03:36Alors, votre expertise en gestion de projet,
03:39on en parlait à l'instant, management, service client,
03:42alimente votre passion pour créer des environnements de travail efficaces
03:46et notamment centrés sur l'humain, et vous le disiez à l'instant.
03:49Qu'est-ce que vous entendez par là ?
03:52On fait partie des métiers où on est invisible quand tout fonctionne.
03:59Je vous parlais de maintenance.
04:02Les beaux jours vont arriver.
04:04Vous avez besoin que la lumière fonctionne,
04:07que vous avez besoin que les capteurs fonctionnent.
04:09Vous avez besoin d'un environnement propre.
04:10On l'a vu pendant la pandémie.
04:11Et pour autant, on ne nous félicite jamais quand tout va bien,
04:15puisque c'est normal que cela fonctionne.
04:16En revanche, quand cela ne va pas, on devient visible.
04:21Et donc, nous, notre but, c'est que tout fonctionne
04:25en étant le plus invisible possible.
04:29Alors, vous travaillez en étroite collaboration avec vos équipes,
04:31on l'a vu, pour optimiser les processus
04:34et notamment garantir des solutions innovantes
04:37qui répondent aux besoins de vos clients.
04:40Mais qui sont vos clients ?
04:41Puisqu'en fait, on ne le sait pas encore, vraiment.
04:44Vous avez cité ici SNCF, santé,
04:47mais quels sont-ils précisément ?
04:49Alors, ça va être les principaux acteurs
04:51dans le domaine de la santé publique et privée.
04:53Donc, on va parler...
04:54Il y en a beaucoup, j'imagine.
04:55Oui, on va parler de la PHP, par exemple,
04:57qui n'est pas le plus petit des paquebots.
04:58Ça va être aussi des cliniques privées.
05:00Ça va être le recours à de grands groupes privés,
05:05comme peuvent être Ramsey ou d'autres.
05:09Ça va être aussi dans le secteur de la mobilité,
05:10les majors.
05:11On a la chance, dans notre pays, en tout cas en France,
05:13d'avoir les principaux majors mondiaux.
05:15Donc, je parlais de la SNCF, RATP, Keolis, Transdev,
05:19mais aussi des acteurs publics dans d'autres secteurs,
05:24comme EDF ou privés.
05:26On peut parler Amazon ou autre.
05:27Ah oui, donc, c'est vraiment énorme, en fait.
05:29Vous avez un travail monstrueux autour de tous ces clients
05:32qui sont des lourds, en fait, dans le paysage professionnel.
05:37Votre principal objectif, si j'ai bien compris,
05:40il est de continuer à contribuer à la mission de Réquipe,
05:42tout en favorisant plutôt une culture de collaboration
05:45et une amélioration qui est en continu,
05:48tant sur un plan humanitaire qu'environnemental.
05:51Mais comment entrevoyez-vous l'engagement environnemental
05:55de Réquipe France ?
05:58Alors, on est sur un secteur d'activité avec des métiers en tension
06:01et je pense qu'on arrive à...
06:04Je pense, c'est une certitude, on arrive à la fin du baby-boom
06:07et donc on a des sujets d'attractivité.
06:10Or, aujourd'hui, dans nos phases de recrutement,
06:12on se rend compte qu'il y a plusieurs points qui ressortent,
06:16notamment l'environnement du travail, à proprement dit,
06:19et les conditions, mais aussi l'engagement de la société
06:23dans son engagement sociétal.
06:25Et donc, du coup, l'environnement, aujourd'hui, fait partie
06:27des éléments qui, aujourd'hui, dans le cadre d'un recrutement,
06:30de managers ou autres, viennent conditionner
06:34l'attractivité d'une entreprise.
06:36Alors, vous avez considéré le capital humain
06:39comme un avantage vraiment concurrentiel majeur,
06:42mais quelles actions mettez-vous en place
06:44pour former et valoriser vos collaborateurs ?
06:48Le premier, la tradition, depuis l'histoire, l'origine du groupe,
06:52qui était celle, je répète, d'hommes et de femmes
06:55qui se sont consultés.
06:57La communication ascendante et descendante est très importante.
07:01La boîte à bonne idée n'est pas liée que à la direction
07:03ou à un grand groupe.
07:05Elle est liée aux pratiques aussi, au vécu de tous les agents.
07:08Et donc, on s'attache à, dès qu'on peut,
07:12intégrer les innovations, les idées de nos collaborateurs
07:15sur des problématiques, puisqu'ils ont souvent, d'ailleurs,
07:18une grande partie de la solution.
07:19Alors, restons sur l'innovation, puisque vous en parlez,
07:21qui semble être au cœur de votre stratégie.
07:24Est-ce que vous pouvez nous donner un exemple
07:25de solution innovante qui est développée récemment
07:28par un de vos clients ?
07:29Alors, oui.
07:31On a plusieurs types d'innovation, bien évidemment.
07:33Il y a l'innovation robotique.
07:35On a mis en place un robot dans une gare parisienne.
07:39Ça l'a contribué.
07:40On a aussi des innovations qui sont sur, par exemple,
07:43dans des environnements comme les hôpitaux,
07:46du nettoyage à l'eau.
07:47Donc, on ne nettoie plus avec de la chimie, par exemple,
07:51mais juste avec des bandeaux.
07:52Donc, c'est une diminution de l'impact que l'on peut avoir.
07:56Mais aussi des innovations qui sont organisationnelles,
07:58comme le travail en journée,
08:01qui apporte plus de visibilité à nos opérateurs,
08:04sans pour autant qu'ils soient gênants
08:06dans le cadre des activités.
08:08Et ça, par exemple, c'est aussi une innovation
08:09qu'on ne parle pas assez souvent,
08:10qui est l'innovation organisationnelle.
08:12– Alors, nous allons faire une petite pause
08:14et nous retrouver dans un court instant sur Sud Radio,
08:17bien entendu, avec nos invités, notre invité,
08:19mais j'inclus également Thibaut qui est avec nous,
08:23Thibaut le French Trotter,
08:25qui, lui, va nous présenter quelque chose d'assez étonnant.
08:28Il va continuer son reportage de la semaine dernière
08:31et il nous a ramenés, encore une fois, sur les rails.
08:34À tout de suite sur Sud Radio.
08:35– Picotis Solaire, expert en solutions photovoltaïques
08:38pour un avenir durable.
08:39Et Akhena, la reine des vérandas et des pergolas,
08:42vous présente…
08:42– Sud Radio, la planète demain, Christophe Debiens.
08:46– Eh oui, vous êtes toujours sur Sud Radio,
08:48la planète demain, en compagnie de notre invité,
08:50Hélder de Magalès, directeur général de Réquipe France,
08:53mais aussi de Thibaut, notre French Trotter,
08:55dont je parlais à l'instant,
08:56qui, aujourd'hui, juste avant la pause,
08:58qui, aujourd'hui, nous transporte du côté de Tours,
09:00encore une fois, en Indre-et-Loire,
09:02pour mieux découvrir l'écotrain,
09:04ce train léger et écologique.
09:06C'est bien cela, Thibaut ?
09:07– Eh bien oui, Christophe.
09:08Retour sur la voie d'essai du constructeur Socofer
09:10à Saint-Pierre-des-Cors.
09:12La semaine dernière, on a découvert
09:13comment cette technologie légère
09:14pourrait permettre de faire revivre
09:16certaines lignes ferroviaires,
09:17aujourd'hui à un moment donné.
09:18Cette fois, on va assister aux premiers essais du train,
09:20l'occasion de revenir sur les innovations
09:22qui rendent l'écotrain à la fois sobre en énergie
09:25et sécurisé.
09:26On écoute d'abord Kylian Hamon,
09:28ingénieur chez Socofer,
09:29qui nous explique l'enjeu de ces essais.
09:32– Alors aujourd'hui, le but, c'est de présenter
09:34la façon dont pourrait fonctionner le train,
09:36donc dans ses différents modes de fonctionnement.
09:38Donc on a un train principalement autonome,
09:42on a aussi des possibilités de téléconduite,
09:44on a des fonctions de sécurité
09:45en cas d'arrêt d'urgence,
09:47on a aussi une commande manuelle locale
09:49via une radiocommande,
09:50donc en atelier de maintenance, etc.,
09:52pour faire des petits mouvements.
09:53Et donc le but, c'est de présenter tout ça,
09:55c'est de montrer que le concept est faisable,
09:57d'avoir un train léger, autonome, sur batterie,
09:59qui puisse correspondre au besoin
10:01de dynamiser les petites lignes,
10:03qui aujourd'hui ont des modèles d'exploitation
10:05assez compliqués vis-à-vis des pouvoirs publics,
10:08avec des trains lourds,
10:09avec des TER classiques,
10:10qui demandent beaucoup de maintenance de la voie
10:12et du matériel roulant.
10:13Et donc voilà, le but, c'est de présenter ce concept-là,
10:15et puis de pouvoir communiquer aux régions,
10:19etc., aux décideurs,
10:21qu'on a un produit qui pourrait être industrialisable
10:23très rapidement.
10:24Il va circuler sur un parcours très restreint.
10:26De combien de mètres ?
10:28Ici, on a une voie d'essai d'environ 300 mètres,
10:32et on fait un parcours sur des allers-retours
10:34d'environ 200 mètres.
10:36Voilà, le train démarre sous nos yeux,
10:37à petite vitesse,
10:38et on va assister à une simulation d'obstacles sur la voie.
10:42Quelqu'un va traverser la voie,
10:43et effectivement, le train s'arrête.
10:45C'est ça, on a un frein d'urgence,
10:47donc avec un niveau de sécurité élevé.
10:50Je suis avec Julien Bescope,
10:52qui a travaillé avec les ingénieurs du projet
10:53sur la partie analyse de risque.
10:56Alors, comment la navette détecte les obstacles ?
10:58Oui, alors en fait, il va y avoir tout un système de capteur,
11:01qui est installé à l'avant du train,
11:03qui va venir analyser la scène à l'avant,
11:06et qui va ensuite être envoyé à un système de détection
11:10conduit par l'intelligence artificielle,
11:11qui va détecter les différents obstacles qui se posent,
11:15et l'information va être envoyée au système de conduite,
11:17qui va décider de freiner, de ralentir, d'accélérer, etc.
11:20Alors, je suis avec Bertrand Hallet,
11:21président de la société Socofer.
11:22Alors, vous, vous avez fabriqué ce train ?
11:24On n'a pas fabriqué le train tout seul,
11:25puisqu'on a fabriqué ça avec Stratiforme,
11:27Saint-Aunie, et puis aussi l'IMT.
11:29C'était vraiment un travail de coopération.
11:31Quelles ont été les innovations pour rendre ce train écologique ?
11:34Socofer, nous, maintenant,
11:35on a développé une certaine compétence
11:36dans les trains sur batterie,
11:38trains électriques,
11:39il y en a un derrière moi.
11:41Et donc, aujourd'hui,
11:42l'innovation, en fait, elle est double.
11:44Elle est sur le système batterie.
11:45On va dire, bon, batterie en soi,
11:46ce n'est pas complexe,
11:47mais il faut les adapter à l'environnement ferroviaire,
11:50qui est toujours plus agressif en termes de vibration.
11:53Donc, un effort d'intégration,
11:54c'est-à-dire la recherche de suspensions efficaces,
11:58pour la partie batterie,
11:59pas seulement passagers.
12:00Et puis après, en fait,
12:01ça va être un pilotage de la machine
12:03qui va tenir compte du profil de voie.
12:05C'est-à-dire que l'idée,
12:06c'est de réguler,
12:07de monitorer la dépense d'énergie
12:09de façon intelligente.
12:11C'est-à-dire ne pas accélérer avant de freiner,
12:15modérer son effort dans les rampes,
12:17calculer l'effort minimal à faire
12:19pour atteindre la destination,
12:20et ça, à partir de systèmes de télémétrie,
12:23qui vont mesurer en permanence
12:24l'effort demandé,
12:25la consommation d'énergie, etc.,
12:28et optimiser cet aspect-là.
12:30Avec un système autonome comme le nôtre,
12:32on optimise la maintenance de l'infrastructure
12:35et on optimise la consommation d'énergie.
12:37Là, on a un démonstrateur.
12:39Combien de temps ça prendra
12:40pour passer en phase industrielle ?
12:42Est-ce que l'unité de production est prête ?
12:44Aujourd'hui, l'industrie est capable
12:47de travailler vite et rapidement.
12:49Après, la difficulté qu'on va avoir,
12:51elle est presque plus,
12:53j'ai envie de dire, d'ordre administratif.
12:54Tout le monde, effectivement, veut,
12:56tout le monde a envie,
12:57mais comme le pouvoir de décision est tellement réparti,
13:01que finalement, les sujets avancent très, très lentement,
13:03malheureusement.
13:05Cette solution mérite, évidemment, de se déployer.
13:08À bonentendu, à bonentendeur, pardon, salut !
13:11Merci Thibault, on vous retrouve la semaine prochaine
13:13pour un nouveau reportage en immersion.
13:15Et nous sommes toujours en compagnie
13:17de Hélder Magalès,
13:19directeur général de Réquipe France.
13:21Dites-moi, Hélder,
13:22Votre groupe est l'un des premiers
13:24à s'être inscrit dans une démarche RSE
13:26en rédigeant, dès 1992,
13:29un rapport de responsabilité sociale.
13:31Mais comment l'intégration progressive de la RSE
13:34a-t-elle transformé concrètement la stratégie
13:36et les processus de votre entreprise
13:38au fil des années ?
13:41Écoutez, dès 92,
13:42on a été, j'ai envie de dire,
13:45l'un des pionniers, bien évidemment.
13:47Il y a encore une fois cette volonté
13:49de valoriser l'humain.
13:51Et depuis 92,
13:53donc, aujourd'hui, on nomme RSE
13:55l'impact sociétal,
13:56mais on l'avait déjà à l'époque,
13:58sans forcément ce nom-là.
13:59Cela n'a fait qu'accélérer
14:01nos processus en interne,
14:04juste poser un nom, une forme
14:05sur ce qui étaient déjà les pratiques
14:07au sein du groupe, et depuis 92.
14:10Est-ce que la RSE est réellement
14:11devenue incontournable
14:13dans les appels d'offres publiques aujourd'hui ?
14:16Alors oui, c'est devenu incontournable.
14:20D'ailleurs, techniquement,
14:21les appels d'offres maintenant
14:24mettent des formes, des noms,
14:25posent le nom de la RSE,
14:26avec des critères qui sont spécifiques.
14:30Nous, ce que l'on regarde
14:31et ce que l'on observe,
14:32c'est qu'aujourd'hui,
14:33il y a quand même un décalage
14:34entre ce que l'on pose dans ces critères
14:36et la réalité du terrain
14:38et de la mise en application.
14:40Alors, dans la RSE,
14:41il y a évidemment un volet environnemental.
14:43Comment se traduit-il
14:44chez Réquipe France ?
14:46Alors, on a eu plusieurs étapes.
14:49Déjà, d'une part,
14:50parce qu'on est la finale du groupe,
14:51donc il fallait assimiler aussi
14:52tout ce qui était RSE chez nous.
14:54Donc, on a commencé
14:54sur la partie environnementale,
14:56sur ce qui était des métiers,
14:59c'est-à-dire les produits
15:00qui étaient respectueux
15:02respectueux de l'environnement,
15:05d'éviter tout ce qui était thermique
15:07en termes d'énergie.
15:09Et puis, à un moment donné,
15:10il faut aller un peu plus loin.
15:12Il faut systémiser tout cela.
15:14C'est de sensibiliser,
15:15puisque parfois,
15:16on vous fait un concept
15:17qui, en effet,
15:19est respectueux de l'environnement.
15:20Pour autant,
15:21quand on observe le cycle,
15:23l'impact est important.
15:24Donc là, c'est une notion
15:25sur l'impact, notamment en carbone,
15:27de nos activités,
15:28qui, depuis cinq ans,
15:30est au cœur de la stratégie,
15:31en ayant une réflexion
15:32un peu plus loin
15:33que la réponse
15:34à un problème donné.
15:35Il faut globaliser le processus.
15:37Et pour cela,
15:38on regarde dorénavant,
15:40lorsqu'on répond
15:40dans nos activités,
15:41quel est l'impact qu'on a
15:42du début de la chaîne
15:43jusqu'à la fin de la chaîne.
15:45Alors, en matière
15:46de consommation d'eau,
15:47et je pense que votre entreprise
15:48est plutôt concernée
15:49par ce sujet,
15:50l'évolution des techniques
15:51et des machines
15:52permet-elle
15:53beaucoup plus d'économie en eau ?
15:55Oui, bien sûr.
15:57Alors, c'est quelque chose
15:58qu'on regarde.
15:59Encore une fois,
15:59on parle de réutilisation
16:01des machines.
16:02Je dis souvent
16:03à mes équipes,
16:05il faut qu'on aille
16:06un peu plus loin
16:06que de limiter l'impact.
16:10La meilleure limitation,
16:12en termes d'impact,
16:12c'est celle qu'on n'utilise pas.
16:14Donc, de savoir
16:14est-ce qu'on a besoin
16:15ou pas ?
16:16Donc, il y a aussi
16:17cette réflexion
16:17en tant que prestataire
16:21de service,
16:21d'accompagner
16:22nos donneurs d'ordre
16:23à aller là-dessus.
16:24Et quand vous parlez,
16:26par exemple,
16:26sur des machines,
16:27on a répondu
16:27à des appels d'offres
16:28où on intègre
16:29en fait une réutilisation
16:30de l'eau
16:31qui permet pendant une semaine
16:32d'avoir avec un même bac d'eau
16:35une autolaveuse,
16:35par exemple,
16:36qui,
16:37on ne va pas avoir besoin
16:38de la recharger.
16:39Il existe aussi
16:40du retraitement d'eau
16:41pluviale
16:41pour pouvoir
16:43effectuer des prestations
16:44de propreté.
16:45Et donc,
16:46ça, ça fait partie
16:46en effet
16:46de la réduction hydrique.
16:48Ce sont des points importants.
16:50Et qu'en est-il
16:51des déchets,
16:52des matières premières
16:53dans le groupe Réquipe ?
16:55Alors,
16:56on essaye de tout réutiliser
16:58lorsque c'est possible.
17:00Et donc,
17:00on met en place,
17:01on a mis en place
17:02des finières,
17:03par exemple,
17:04sur des chaussures
17:05de sécurité.
17:06Je prends un exemple
17:07qui est un sujet spécifique
17:09mais qui,
17:09pour autant,
17:10est obligatoire,
17:11déjà en termes de sécurité,
17:12avant de parler
17:12d'environnement
17:13et ce qu'il en est.
17:14Et on se rend compte
17:15que le sujet,
17:16c'est souvent,
17:17on a des chaussures
17:17de sécurité qu'on met
17:18à disposition de personnels
17:20qui ont des émissions
17:21de courte durée
17:22et qui, du coup,
17:23après,
17:24perdent leur valeur.
17:25Donc,
17:25c'est de les réaffecter,
17:26les réutiliser
17:27de trois paires,
17:28en arrivant à faire une paire.
17:29Donc,
17:29on a récupéré,
17:30c'est exactement,
17:32nos vêtements,
17:33on le fait aussi,
17:33pour pouvoir les récupérer
17:34et les réutiliser
17:36sur de nouveaux vêtements.
17:37Donc,
17:37de recycler jusqu'au maximum
17:38qu'on puisse le faire.
17:40Donc,
17:40ça,
17:40c'est sur les déchets
17:41un peu,
17:41j'ai envie de dire,
17:42très techniques,
17:43textiles.
17:43Et puis,
17:44sur nos déchets,
17:47faciliter toutes les techniques
17:48qui vont nous permettre
17:49d'avoir le moins
17:50de déchets possible.
17:52Alors,
17:53selon vous,
17:53pour être efficient,
17:54est-ce que la démarche
17:55environnementale
17:56que vous avez entreprise
17:57doit-elle être systémique ?
18:00Bien évidemment.
18:02Il faut qu'on sorte
18:03de la théorie
18:04et qu'on arrive vraiment
18:06sur l'application.
18:06On voit parfois
18:07certaines décisions
18:08qui sont du non-sens.
18:10En tout cas,
18:11à notre vision.
18:13Le dernier,
18:13en date,
18:14était notamment
18:14sur un sujet
18:15qui est un peu cliant,
18:16sur le parc automobile.
18:17où on s'est rendu compte
18:18que parce qu'on avait
18:19une volonté
18:20d'électrification
18:20de la flotte,
18:22il y avait des parcs
18:23d'automobiles
18:23qui, aujourd'hui,
18:24respectaient
18:25des normes environnementales
18:25et les voitures
18:27étaient neuves,
18:27pas utilisées
18:28et on ne savait pas
18:29quoi en faire.
18:29Donc,
18:30on s'est dit peut-être
18:30que dans le circuit
18:31et dans le processus
18:33long en prenant
18:35la création,
18:36en tout cas,
18:36la fabrication,
18:37l'usage
18:38et le recyclage,
18:39qu'il faut arrêter
18:40de prendre la considération
18:42de l'impact environnemental
18:43juste pour l'utilisation.
18:45En quelques mots,
18:46les métiers du nettoyage
18:47sont parfois jugés difficiles.
18:50En quoi vos engagements
18:51permettent-ils
18:51de les rendre
18:52beaucoup plus attractifs ?
18:54En quelques mots.
18:55Alors,
18:55plus attractifs,
18:56déjà,
18:57premièrement,
18:57comme je vous disais,
18:58c'est un engagement sociétal.
18:59Aujourd'hui,
18:59on a des salariés
19:00qui sont de plus en plus
19:01investis
19:02à titre personnel.
19:03Travailler dans une entreprise
19:04qui est soucieuse
19:05de la planète
19:06et de l'environnement
19:07de nos enfants de demain,
19:08je pense que c'est
19:09l'engagement le plus important
19:11qu'on peut donner.
19:11Et si je vous demandais
19:12une définition
19:13de ce que j'appelle
19:14moi l'écologie positive,
19:15quelle serait-elle ?
19:17Alors,
19:17l'écologie positive,
19:19c'est celle qui n'est pas punitive,
19:20c'est celle qui ne punit pas
19:21ou ne distribue pas
19:22les bons,
19:23les mauvais points,
19:23mais qui fait prendre conscience
19:24qu'aujourd'hui,
19:25l'écologie doit être prise
19:26à part entière
19:27dans notre business model
19:29pour les générations à venir.
19:31Merci,
19:32cher Helder de Magalès,
19:33directeur général
19:34de Réquipe France,
19:35leader dans le facility management.
19:37Il me reste à vous souhaiter
19:38à toutes et tous
19:39un excellent dimanche après-midi
19:41et je vous laisse
19:42entre les mains
19:42expertes
19:43d'Alain Marty
19:45pour In Vino,
19:47son émission
19:48qui est évidemment
19:48à écouter sans modération
19:50et pour ma part,
19:51je vous retrouve
19:51sur Sud Radio
19:52chaque matin
19:53à 7h35
19:54pour la Minute Planète
19:55et chaque dimanche
19:56à 12h30
19:57pour La Planète Demain.
19:58Mais pour l'heure,
19:59je cède la place
20:00à Alain Marty
20:00et je vous dis
20:02à dimanche prochain.
20:03Retrouvez également
20:04ma chaîne de télévision
20:05digitale gratuite
20:06et accessible à tous
20:07www.laplanètedemain.plus
20:10en attendant,
20:10bon dimanche
20:11et à très vite
20:11sur Sud Radio.
20:12Akhena,
20:13expert en carport
20:14et pergola solaire
20:15pour des économies
20:16et un avenir durable
20:17et picotis solaire
20:18pour que l'avenir
20:19s'éclaire
20:20avec des choix durables.
20:21Vous en présentez
20:22Sud Radio,
20:23La Planète Demain,
20:25Christophe Debiens.
20:26Sous-titrage Société Radio-Canada
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