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  • il y a 4 minutes
Avec Hadrien Clouet (député LFI de Haute-Garonne) et Nicolas Bergerault (chef d’entreprise, co-fondateur de l'Atelier des chefs)

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##LA_VERITE_EN_FACE-2026-05-07##

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Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, La Vérité en Face, Jean-François Aquilly.
00:05Il est 9h30, 9h33 pour être précis, La Vérité en Face, le débat avec nos invités que je vais vous
00:12présenter dans un court instant,
00:13qui vont débattre de la crise des carburants, Total Energy, au cœur de la controverse, il y en a marre
00:19des taxes et des surtaxes totales,
00:21c'est un bouc émissaire à clamer Bruno Retailleau, le président des Républicains,
00:25qui défend le groupe pétrolier, pointé du doigt notamment par la gauche,
00:30pas seulement, qui l'accuse d'être un profiteur de crise, coupable même d'un chantage.
00:36Rappel, le groupe producteur de pétrole et de gaz, par la voix de son PDG, Patrick Poyanet,
00:41a menacé de mettre un terme au blocage des prix qu'il a mis en place dans ses stations-services,
00:46en cas de mise en place d'une taxe sur les super-profits.
00:49Et avec nous, bonjour, Adrien Clouet, député de la France Insoumise de Haute-Garonne, bienvenue.
00:56Et avec nous, Nicolas Bergerot, bienvenue également.
00:59Vous êtes chef d'entreprise, cofondateur de l'atelier des chefs.
01:04Je commence par vous, tiens, Nicolas Bergerot.
01:06Première question, Total Energy est-il aujourd'hui un bouc émissaire politique ou un véritable profiteur de crise ?
01:12Un bouc émissaire politique, un bouc émissaire de communication,
01:15C'est assez facile de taper sur Total, 5 milliards de profits au premier trimestre, c'est énorme.
01:20Oui, après, Total, c'est un fleuron de l'industrie française,
01:24c'est un des premiers investisseurs dans les énergies renouvelables,
01:27c'est un gros employeur, avec ses profits, il emploie, il augmente, il forme, il investit, il innove.
01:34Toujours facile de taper sur les entreprises.
01:36Moi, je trouve que les entreprises, c'est le poumon de l'économie, c'est le poumon de notre pays.
01:41Tout le monde est bien content d'aller tous les matins travailler dans son entreprise.
01:45Il faut que ça fasse des profits, surtout quand c'est une entreprise mondiale
01:49qui se bat contre des concurrents mondiaux,
01:50et Total est aujourd'hui le seul qui plafonne ses prix à 1,99€.
01:55Moi, je dis bravo, et merci Total.
01:56Présent dans 130 pays, 100 000 employés monde,
02:01Adrien Clouet, que répondez-vous à Nicolas Bergerot ?
02:03Une ode à l'entreprise, vous la partagez ?
02:06Je pourrais la partager si vraiment on se soucie des entreprises.
02:09Aujourd'hui, Total étrangle des entreprises.
02:11Les prix démesurés qui sont pratiqués, ça empêche, par exemple,
02:14des petits commerçants d'aller faire les marchés.
02:16Ça empêche des entreprises de transport de fonctionner correctement.
02:20Donc, Total étrangle d'autres entreprises.
02:22Pourquoi étrangle ? Dans quelle mesure ?
02:23Parce que le prix, l'augmentation du prix de l'essence qui est pratiquée par Total
02:27se répercute sur l'ensemble de l'économie nationale.
02:29Le prix décapé à 1,99€ ?
02:31Oui, ce qui est donc plus qu'au début de la crise.
02:33Et je voudrais souligner que Total est une entreprise qui profite de la guerre.
02:37Je prends deux exemples.
02:38Le premier jour de l'affrontement,
02:41le premier jour, Total a augmenté les prix tout de suite.
02:43Pourtant, Total vendait du pétrole à ce moment-là,
02:44qui n'avait pas été raffiné au moment de la crise.
02:46Donc, ils ont profité dès les premières heures des bombardements
02:48pour augmenter les prix.
02:50Deuxième exemple.
02:51Début mars, Total a acheté 70 cargaisons de pétrole à 70 dollars.
02:54Ils ont attendu que le prix augmente à 170.
02:56Ça s'appelle de la couverture, ça, monsieur.
02:57Ça s'appelle de la spéculation.
02:58Ça s'appelle de la couverture.
03:00Je ne vous ai pas interrompu, monsieur.
03:01Je ne vous ai pas interrompu.
03:02Total a acheté à 70 dollars pour revendre à 170
03:06en attendant 15 jours derrière.
03:08Vous appelez ça de la couverture ?
03:09Moi, j'appelle ça de la spéculation.
03:11Ça, c'est des éléments de langage qu'on entend partout.
03:13Oui, c'est mon langage.
03:14Oui, bien sûr, c'est mon langage.
03:15C'est encore heureux que j'ai mon langage à moi.
03:16Vous avez le vôtre.
03:17Donc, Total a réalisé 5 milliards d'euros de profits
03:21le trimestre dernier.
03:22C'est 50% de plus qu'un hiver normal.
03:25Pardon, vous le savez bien.
03:27Vous connaissez les entreprises.
03:28Quelle entreprise peut faire 50% de profits en plus ?
03:31Sinon, dans la circonstance, Nicolas Bergerot vous répond.
03:35Allez.
03:35BP, son principal concurrent, a fait 150% de croissance de profits.
03:39Donc, pourquoi Total n'a fait que 50% de profits ?
03:42C'est parce qu'ils ont capé leur prix.
03:43Aujourd'hui, Total est une entreprise qui subit, comme nous tous, une crise mondiale.
03:50Celle du pétrole, celle de la guerre entre l'Iran et Israël.
03:54Total ne doit pas être le bouc émissaire.
03:56Total fait de son mieux.
03:57En effet, ils ont acheté du pétrole le plus tôt possible pour avoir des stocks.
04:01M. Pouyanné a dit qu'il n'y aurait pas de rupture de disponibilité des carburants.
04:06Ça, c'est hyper important.
04:07Respectons les entreprises.
04:08On ne peut pas avoir un État qui intervient sur les grosses boîtes, sur les petites boîtes, sur les moyennes
04:12boîtes,
04:13qui décide que c'est par l'impôt qu'on va tout résoudre.
04:16Mais depuis quand l'impôt résout tout ?
04:17Ça fait 40 ans qu'on nous dit que l'impôt résout tout.
04:19Et l'impôt ne résout rien.
04:20Laissons les entreprises faire en sorte qu'il y ait du boulot pour tout le monde, des salaires, de l
04:25'envie, du plaisir de travailler.
04:27C'est ça qui compte.
04:27Ce n'est pas de trouver un bouc émissaire en disant payé, payé, payé.
04:31Ça n'a pas de sens.
04:31Du plaisir de travailler.
04:33Mais attendez, les gens qui nous écoutent, les gens qui sont fleuristes, qui sont coiffeurs,
04:36qui perdent de l'argent en allant au boulot tous les jours.
04:39Pardon, le plaisir de travailler.
04:41Mais les gens, ils aimeraient aller travailler.
04:43Simplement, ils se font raqueter à la pompe.
04:45C'est un vrai problème quand même.
04:46Il faut régler ce problème.
04:47Le litre, c'est une chose qui est dite depuis des années.
04:51Mais près de 60% du prix du litre de carburant, c'est un cumul de taxes.
04:58Donc quelque part, c'est ce qui finance les fonds nationales, les taxes en question, TVA, C2E et tout le
05:06reste.
05:06Mais le problème, c'est que quand vous dites que Total, c'est une question que je vous pose, s
05:11'enrichit, fait monter les prix.
05:13En réalité, c'est le baril qui monte tout seul sur les marchés internationaux.
05:19Les producteurs pétroliers sont en conséquence derrière.
05:22Il y a un débat aussi sur le montant des taxes sur le prix des carburants,
05:27avec ce qu'a fait l'Allemagne notamment, la possibilité de suspendre telle ou telle taxe momentanément,
05:32de façon à soulager les consommateurs.
05:34Il y a cet aspect-là des choses aussi quand même.
05:36Ah mais c'est un débat politique.
05:37Moi, ça ne me convainc pas.
05:38Pourquoi ?
05:39Parce que Total, aujourd'hui, vous nous dites Total investi.
05:41Pardon, pour 1 euro que Total investit, il y a 1,50 euro qui part en dividendes ou en rachat
05:46d'actions.
05:47Donc, le poste de dépense numéro 1 à Total, contrairement à toutes les entreprises qui nous écoutent aujourd'hui,
05:52le poste numéro 1 de dépense à Total, c'est le poste financier.
05:56Ça, c'est un problème politique.
05:58Et d'ailleurs, ça distingue Total d'une bonne partie de ses concurrents,
06:00qui investissent plus qu'ils ne redistribuent en rachat d'actions et en dividendes.
06:04Donc, on a un sujet là-dessus.
06:05Moi, je ne crois pas qu'il faille jouer sur les impôts, les taxes, etc.
06:09Personne n'a parlé de ça aujourd'hui.
06:10Vous êtes le seul à avoir employé le mot impôt, pour le moment, dans ce débat.
06:12Non, parce que la question, c'est Adrien Clouet,
06:14et vous allez vous entendre là-dessus tous les deux.
06:16C'est la deuxième question, quelque part.
06:17C'est la question dans le débat public.
06:19C'est faut-il instaurer une taxe sur les super profits Total Énergie ?
06:24Total va déjà avoir une taxe d'entreprise extrêmement profitable.
06:28Et là, on parle d'une taxe qui viendrait sur la taxe.
06:31C'est pour ça que je parle d'impôt.
06:32Pour vous, elle existe déjà ?
06:33Il y a déjà une taxe sur les super profits.
06:35Et là, c'est une taxe supplémentaire liée au fait que Total a fait 5 milliards de profits
06:40parce qu'il y a l'augmentation des prix du pétrole.
06:43Enfin, on marche sur la tête.
06:44Arrêtons de tout régler en France avec des impôts.
06:46Ce n'est plus possible.
06:47Pardon.
06:48Combien Total a versé, juste rappelez-moi,
06:51impôts sur les sociétés,
06:52contributions exceptionnelles sur les groupes qui font des bénéfices ?
06:54Combien a versé Total ?
06:56Zéro.
06:58Zéro euro.
06:59Donc, ne m'expliquez pas que Total était tranglé par l'impôt.
07:01Parce que Total ne paye ni l'impôt sur les sociétés,
07:04ni l'impôt exceptionnel sur les contributions des grandes entreprises.
07:07Total revendique 16 milliards d'impôts sur le dernier exercice,
07:09dont deux versés en France.
07:11Mais ce n'est pas au titre ni de l'IES ni de l'OTO.
07:14Non, mais parce que...
07:15Deux milliards versés en France...
07:17Parce que l'activité est à l'étranger.
07:19Non.
07:21L'activité France a le déficitaire.
07:23La France est le marché principal des distributions de Total.
07:25Comment ça marche Total ?
07:26La marge à Total, elle se fait au moment du raffinage.
07:29C'est-à-dire Total a du pétrole brut,
07:31puis il est raffiné.
07:32Il y a six raffineries hexagonales.
07:33Bon, on pourra en discuter.
07:34Et ensuite, ça part en station-service.
07:36Ce qui se passe aujourd'hui, c'est que Total fait monter le prix
07:39auquel il vend aux stations-service.
07:41Et donc, évidemment, il a beau jeu de dire
07:42dans nos stations, on bloque,
07:43puisque la marge a été faite au moment du raffinage.
07:44En revanche, les stations indépendantes,
07:46elles, sont étranglées parce qu'elles n'ont plus les moyens.
07:48Elles font du 2 centimes, peut-être, de marge maximum.
07:51Donc moi, ce que je crois, avec le groupe de la France Insoumise,
07:53c'est qu'il faut bloquer les prix.
07:55Il faut les encadrer.
07:56Ce que font plein de pays en Europe,
07:57de la Croatie à la Grèce,
07:58beaucoup de pays européens bloquent les prix.
08:00Parce que si vous bloquez le prix,
08:02eh bien, vous obligez le pétrolier
08:03à prendre sur ses marges pour l'instant.
08:05Total a bloqué ses prix lui-même.
08:07Il n'a même pas eu besoin de l'intervention de l'État.
08:08Total a bloqué ses prix lui-même.
08:10Attendez, messieurs.
08:10Dans ses stations à lui,
08:11et pour ses clients à lui.
08:12Messieurs, intervention, c'est vous, Denis,
08:15qui êtes à Périgueux.
08:16Vous voulez intervenir dans le débat
08:17avec nos deux invités.
08:18Bonjour, Denis.
08:20Bonjour.
08:20Bonjour à vous tous.
08:22Moi, je suis contre la taxation de Total.
08:25Je lui ai dit, on a un chef d'entreprise
08:26qui est intelligent,
08:27qui dirige son entreprise intelligemment,
08:29qui a anticipé cette guerre,
08:31qui a fait des bénéfices à l'extérieur de la France,
08:33et on veut le taxer.
08:35Quand est-ce qu'un jour, dans ce pays,
08:36on anticipera les choses
08:37et qu'on arrêtera de taxer les gens ?
08:39Regardez l'anticiper.
08:40Cet homme-là était un chef d'entreprise privée.
08:43Il anticipe les choses,
08:44il gagne de l'argent,
08:44et maintenant, on lui dit,
08:45ah ben, tu vas payer.
08:46Non, mais c'est quoi cette histoire ?
08:48Regardez, hier soir,
08:49ce qui s'est passé à Paris.
08:50Le gouvernement, il a où anticipé les choses ?
08:53C'était une catastrophe.
08:53La rapartie,
08:55où est-ce que le gouvernement
08:56a anticipé quelque chose ?
08:57On a un gouvernement
08:58qui joue à la petite semaine.
09:00Ils sont incapables
09:01de prévoir quelque chose.
09:02Et est-ce qu'un jour,
09:03on arrêtera de taxer les gens dans ce pays ?
09:05On n'arrête pas de taxer, taxer.
09:07Regardez, dans les salaires,
09:08tout ce qui part en charge,
09:10on donne des aides à la Chine
09:13au nom du développement,
09:14mais on est ridicule.
09:16On est ridicule.
09:17Il faut arrêter de taxer les gens
09:18et libérer le travail en France.
09:20Ce n'est pas possible
09:21de continuer comme ça.
09:22Alors, quand j'entends
09:22les gens de LFI,
09:23il faut taxer, taxer, taxer.
09:26Mais qu'on fasse des économies.
09:28Est-ce que le mot
09:28faire des économies
09:29est un gros mot ?
09:30Mais il faut commencer par ça.
09:32Il y a des superpositions
09:33administratives, politiques,
09:36etc.
09:37Il ne faut pas oublier,
09:38par exemple,
09:38qu'à l'Assemblée nationale,
09:39il y a 100 députés
09:40de plus qu'en 80.
09:42pourquoi est-ce qu'il y a autant
09:43de députés
09:44alors que les règles
09:45viennent de l'Europe ?
09:47Denis, sur le trop de taxes,
09:48Adrien Clouet
09:49vous répond tout de suite.
09:50Oui, je pense qu'aujourd'hui,
09:52il y a une taxe qui est injuste.
09:53C'est la taxe privée
09:54que Total fait payer
09:55aux gens qui vont bosser le matin,
09:57aux conducteurs,
09:58aux gens qui ont rendez-vous
09:59chez le médecin,
09:59etc.
10:00Aujourd'hui,
10:00on a un impôt privé
10:01parce que c'est un impôt privé.
10:02En quoi c'est un impôt privé ?
10:03Parce que c'est une augmentation
10:05du prix que vous devez payer
10:06à la pompe
10:06et vous n'avez pas le choix
10:07d'y échapper.
10:08Qui peut vivre aujourd'hui
10:09sans jamais faire le plan ?
10:10Denis, à vous, Denis.
10:14Les taxes,
10:15le prix du carburant
10:16n'est composé pratiquement
10:18que de taxes.
10:19Alors, ce n'est pas Total
10:21qui fait les taxes,
10:22c'est l'État qui fait les taxes.
10:23Mais il faut arrêter
10:24les bêtises quand même.
10:25Quand vous avez un prix,
10:26par exemple,
10:26quand vous avez un prix
10:27qui augmente
10:27et qu'il y a encore
10:28la TVA dessus,
10:29le produit de la TVA,
10:31il augmente.
10:31C'est mathématique, ça.
10:32Mais il faut arrêter
10:33de dire que c'est Total
10:35qui fait les taxes.
10:36Que c'est Total
10:37qui fait les taxes.
10:38C'est l'État
10:38qui fait les taxes quand même.
10:40Il y a 60% de taxes
10:41sur un prix d'essence.
10:42Avant, on avait 20 centimes.
10:44Il y avait 20 centimes
10:45de moins sur le prix du gasoil.
10:48Le gasoil coûtait 20 centimes
10:49de moins que le prix de l'essence.
10:51Aujourd'hui,
10:51il coûte 20 centimes
10:52de plus que l'essence.
10:54Mais c'est quoi cette histoire ?
10:55Vous entendez ce que dit Denis
10:56à rien clouer ?
10:57Encore un mot.
10:57avant la pause ?
10:58Bien sûr.
10:59Évidemment,
11:00j'entends ce qu'il dit.
11:01Mais on est en désaccord
11:02sur l'analyse
11:02avec ce monsieur.
11:03Mais ce n'est pas grave d'ailleurs.
11:04C'est bien de pouvoir en discuter
11:05et de venir chez vous.
11:06Ce qui a augmenté
11:08depuis janvier,
11:09pardon,
11:09c'est le prix de vente.
11:11C'est le prix à la pompe
11:12qui a subi une augmentation
11:13très importante.
11:15Il y a eu les fameuses taxes,
11:16les 17 centimes encore
11:17qui peuvent être...
11:18Avec le baril
11:18qui a 100 euros en plus.
11:20Les taxes,
11:20elles augmentent
11:21avec l'augmentation du prix
11:22à la pompe.
11:23Et si jamais on baissait les taxes,
11:24parce qu'on peut le discuter,
11:25mais si jamais on baissait les taxes
11:26que proposent d'ailleurs
11:27et le gouvernement
11:27et le Rassemblement national,
11:29ça veut dire que c'est l'État
11:30qui va subventionner
11:31les profits totales.
11:32C'est ça qui se passerait
11:33aujourd'hui
11:33si vous baissiez la taxe.
11:35Faire des économies.
11:36Faire des économies.
11:37Ça, vous ne l'entendez pas.
11:38Faire des économies.
11:40Je l'entends bien, monsieur,
11:40parce que je veux bloquer
11:41le prix à la pompe.
11:42Donc je veux bien faire des économies.
11:43Je veux le bloquer à 1,70 euros.
11:44Mais bloquer le prix à la pompe,
11:45ce n'est pas faire des économies.
11:46Aujourd'hui, l'État ne peut pas
11:47se permettre de subventionner
11:48le prix au lit.
11:49On a déjà 3 000 milliards de dettes.
11:50Mais personne ne parle
11:51de subvention.
11:53Il y a peut-être une confusion.
11:55Personne ne parle
11:55de subvention ici.
11:56En tout cas, pas moi.
11:57On parle de bloquer les prix.
11:58Ce que font plein de pays
11:59dans le monde,
12:04félicitations à lui
12:05et pour les gens
12:06qui sont clients Total Energy.
12:08Félicité totale.
12:09On ne pourrait pas bloquer
12:10les prix chez BP.
12:12Félicité totale.
12:13BP fait ce qu'il veut.
12:15On n'est pas un pays totalitaire.
12:16Merci, Denis.
12:17Attendez, pendant la crise de Covid,
12:18on a bloqué le prix
12:19du gel hydroalcoolique et des masques.
12:20On n'est pas un pays totalitaire.
12:21C'est quand il y a un truc
12:22d'intérêt général, on le fait.
12:23Pendant la guerre du Golfe,
12:24on a fait pendant 5 semaines
12:25bloquer les prix de l'essence.
12:25C'est pour ça qu'on est très endettés.
12:27Messieurs, on va poursuivre.
12:28Ne vous gâtez pas dans un instant
12:28parce qu'il y a la pause là
12:29qui arrive.
12:30Merci, Denis.
12:31Depuis Périgueux,
12:32continuez à appeler 0826 300 300.
12:34C'est intéressant,
12:34cet échange en direct.
12:35Merci à tous les deux.
12:36Ne bougez pas.
12:37La suite de La Vérité en Face
12:38sur cette controverse
12:40autour de Total Energy
12:42et sur le principe même
12:43des prix des carburants
12:45aujourd'hui
12:46qui nous impactent tous.
12:47À suivre, donc,
12:48ce débat,
12:48La Vérité en Face,
12:490826 300 300.
12:50Vous nous appelez.
12:52Le Grand Matin Sud Radio,
12:53La Vérité en Face,
12:56Jean-François Aquili.
12:57La poursuite du débat
12:57avec Adrien Clouet,
12:59député La France Insoumise
13:00de Haute-Garonne
13:01et Nicolas Bergerot,
13:02chef d'entreprise
13:02cofondateur de l'atelier des chefs
13:04autour de la crise des carburants
13:06et du cas Total Energy.
13:07Bonjour à vous,
13:08Yovan.
13:10Oui, oui, bonjour.
13:11On va parler.
13:11C'est Yovan,
13:13c'est Yovan d'ailleurs.
13:15Yovan,
13:16parce qu'on est en France.
13:17Oui, oui, oui.
13:18Le J,
13:19il se prononce ça
13:19I-E-Y en France.
13:21Oui, oui, oui.
13:22En fait,
13:22c'est une BD de la jeunesse
13:24de mon enfance.
13:24C'était Yohan et Pierre-Louis.
13:25Vous savez, c'est pour ça.
13:27Vous êtes Achille,
13:28Mazarin,
13:29Yovan.
13:31Que dites-vous
13:33sur ce sujet,
13:34vous, précisément ?
13:35Moi,
13:36pour moi,
13:36aujourd'hui,
13:37on est en temps de crise.
13:38Il y a une guerre
13:39et il y a certains profiteurs
13:41d'économies
13:42de guerre,
13:43justement,
13:45qui se font quasiment
13:4619 milliards de bénéfices
13:48en temps de guerre
13:48pendant que des Français
13:50luttent pour aller
13:50mettre de l'essence
13:51et en gros,
13:52ils se demandent
13:53pourquoi ils travaillent
13:53au final,
13:54puisqu'il ne leur reste plus rien
13:55à la fin du mois
13:56entre l'énergie,
13:57entre l'alimentation,
13:59entre tout ce qui est du quotidien,
14:01en fait,
14:02qui ne devrait pas
14:02nous submerger à ce point.
14:04Et on se retrouve
14:05à plus rien
14:05à la fin du mois.
14:06Est-ce que c'est ça,
14:07vivre en France aujourd'hui ?
14:08Moi, je dis non.
14:10Aujourd'hui,
14:10taxer,
14:11avoir un retour,
14:12entre guillemets,
14:13sur investissement,
14:14des profits
14:15qui sont aujourd'hui
14:17illégitimes pour moi,
14:18parce que c'est horrible
14:19de faire des profits
14:19en temps de guerre,
14:21comme ça,
14:21en temps de crise.
14:22et je trouve que c'est
14:23un juste retour
14:24des choses
14:25et il n'y a pas
14:26que le total.
14:27Je veux dire,
14:27tous les super profits
14:28aujourd'hui
14:29qui sont réalisés
14:30de manière
14:31illégitime,
14:32selon moi,
14:33ils devraient contribuer
14:34à la solidarité
14:36en France,
14:36parce qu'on est français
14:37avant tout,
14:38il faut le dire,
14:39il faut être solidaire
14:40de tout le monde.
14:43Voilà.
14:43Vous ne risquez pas
14:45de décourager
14:46l'investissement
14:47à terme
14:48avec ce type
14:49d'exigence ?
14:50Qu'est-ce que ça résout
14:50vraiment les problèmes ?
14:51C'est une question
14:52que je vous pose,
14:52Jovan.
14:53Pas du tout,
14:54on voit qu'il n'y a jamais
14:55eu autant de dividendes
14:56distribués en France
14:57en 2025,
14:58par exemple.
14:59Pourtant,
14:59le PIB,
15:00c'était quoi ?
15:00C'était 0,9%.
15:02Donc,
15:02j'aimerais bien
15:03qu'on m'explique
15:03ce tour de magie,
15:04moi,
15:04en fait.
15:05Bon,
15:05en tout cas,
15:05merci pour votre intervention
15:06ce matin,
15:07Jovan,
15:08depuis Chilly Mazarin.
15:09J'imagine que vous êtes inquiet,
15:11tous les auditeurs
15:12de Sud Radio Capel
15:13manifestent une forme
15:14de,
15:14pas d'angoisse,
15:15je ne sais pas si le mot
15:16est excessif,
15:16mais de vraie inquiétude
15:18par rapport à ce qu'il se passe.
15:18Juste un mot là-dessus,
15:19Jovan.
15:20Vous êtes inquiet ?
15:21Bien sûr.
15:22On voit la paupérisation
15:23qui s'accélère
15:24et ça,
15:25ça m'inquiète,
15:26bien sûr que ça m'inquiète.
15:27Merci à vous
15:27pour ce regard ce matin.
15:29Là-dessus,
15:30Nicolas Bergerot,
15:32il y a un débat qui arrive,
15:33c'est la présidentielle.
15:34Je ne sais pas
15:35si on va changer de système
15:36l'année prochaine,
15:37mais en tout cas,
15:38je pense que
15:40ces questionnements-là,
15:41et ils sont bien traduits
15:42par Jovan à l'instant
15:43depuis Chilly Mazarin,
15:44c'est quelque chose
15:46qui va vraiment irriguer
15:47le débat qui arrive,
15:48parce qu'on est au bout
15:49de quelque chose,
15:50malgré tout.
15:51On va avoir un débat
15:52qui j'espère déjà
15:53va être intéressant.
15:54Moi je pense qu'il faut
15:54remettre l'entreprise
15:56au cœur de la vie des gens.
15:57L'entreprise,
15:58la toute petite entreprise,
15:59il y en a des milliers,
16:01les PME,
16:02les ETI,
16:03les grandes entreprises,
16:04toutes,
16:05elles emploient des gens.
16:06L'idée,
16:07c'est d'employer,
16:08c'est de former,
16:09c'est de faire grandir,
16:10c'est d'investir,
16:11c'est d'innover
16:11dans un monde
16:12qui n'est pas fermé.
16:13On n'est pas tout seul
16:14en France,
16:15c'est irréductible gaulois,
16:16on est dans un pays
16:17au sein de l'Europe,
16:18au sein du monde,
16:19on subit des influences
16:20mondiales partout.
16:21Donc maintenant,
16:22soit on décide
16:23qu'on travaille
16:26avec les entreprises,
16:27pour les entreprises,
16:28parce que les entreprises
16:29travaillent pour les salariés.
16:30Moi j'ai 230 salariés,
16:32je peux dire que tous les jours,
16:33mon seul objectif,
16:34c'est d'assurer
16:35que je vais avoir
16:35une vision long terme
16:36pour pouvoir garantir
16:38un job,
16:39pour pouvoir garantir,
16:40là on vient d'annoncer
16:40à nos collaborateurs,
16:41que pour la première fois
16:42depuis très longtemps,
16:43on va pouvoir payer
16:44une participation.
16:45Mais quelle joie !
16:46Quelle joie !
16:47Donc arrêtons de tirer
16:48sur les entreprises,
16:49de taxer ceci,
16:50de taxer cela,
16:51Total a fait des profits,
16:53bien sûr,
16:53mais quand le baril
16:55était à 50 dollars,
16:56tout le monde s'en foutait
16:56de savoir si Total
16:57gagnait de l'argent ou pas.
16:58Là, pour l'instant,
16:59il y a cette crise
17:00qui est temporaire
17:01et dont on espère tous
17:02surtout qu'elle va finir.
17:04Et faisons confiance
17:05dans le débat politique,
17:06de manière sereine,
17:07aux entreprises
17:08qui payent
17:09notre formidable pays.
17:11on a un pays
17:12où on a une couverture sociale
17:13extraordinaire.
17:14Simplement,
17:15moi je le dis,
17:15dans le débat,
17:16il faut vraiment remettre
17:17la place du travail.
17:18Plus longtemps dans la journée,
17:19plus longtemps dans la semaine,
17:21plus longtemps dans l'année,
17:23peut-être avec moins
17:23de jours de congé,
17:24je le dis,
17:25c'est un pavé dans la mare,
17:26et plus longtemps dans la vie,
17:27on va être obligé
17:27de travailler plus,
17:28on vit plus longtemps,
17:29tous les pays augmentent.
17:30C'est audible ce qu'il dit.
17:32Vous êtes perçu souvent
17:33à la France Insoumise,
17:34j'y vais,
17:35comme portant un discours
17:37très anti-patron,
17:39anti-entreprise,
17:40mélangeant un peu tout,
17:41les multinationales
17:43et ce qui constitue
17:44l'essentiel du tissu
17:45des entreprises en France,
17:46c'est-à-dire des petites
17:47et moyennes entreprises,
17:48c'est vraiment le fond du commerce
17:49chez nous ça,
17:51avec un peu un mélange des genres
17:52quand même.
17:53Non, il faut bien distinguer tout ça.
17:55Et moi je voudrais dire
17:56aux gens qui nous écoutent,
17:57quand vous faites votre plein
17:58en ce moment,
17:59que vous sortez 100 euros
18:01pour remplir le réservoir,
18:02posez-vous une question simple.
18:03Est-ce que c'est légitime
18:05de sortir ces 100 euros ?
18:06Est-ce que vos intérêts
18:07sont ceux des actionnaires
18:09de Total ?
18:09Moi je ne le pense pas.
18:10Que vous soyez salarié,
18:11vous faites un plein
18:12parce qu'il faut aller bosser,
18:13c'est normal.
18:14Que vous soyez petit patron,
18:16que vous soyez dans le transport,
18:18que vous soyez indépendant,
18:19que vous soyez artisan,
18:20aujourd'hui,
18:21toutes et tous,
18:22quand vous faites votre plein,
18:23vous financez des super profits
18:24de Total.
18:25Vous versez de l'argent
18:26directement aux actionnaires
18:27de Total.
18:27Et moi je ne suis pas d'accord
18:28pour que salariés,
18:30petit patron,
18:31artisans,
18:31financent les actionnaires
18:32de Total.
18:33C'est la raison pour laquelle,
18:34moi je vais vous le dire,
18:35on a parlé des bâtes présidentielles,
18:36dans un an,
18:38parce que la situation
18:38ne va pas revenir totalement
18:39à la norme antérieure.
18:41Les destructions
18:41qui ont été faites en Iran
18:42sont très durables.
18:43Le temps de reprendre la production,
18:44ça va durer des mois et des mois.
18:46Je vais vous dire que,
18:47avec Jean-Luc Mélenchon,
18:49nous bloquerons le prix
18:50des produits de première nécessité,
18:52notamment le carburant,
18:53parce qu'on ne peut pas vivre
18:54aujourd'hui
18:55avec des pleins à 100 euros.
18:57Vous le financerez comment ?
18:58C'est la question suivante.
18:59Comment on bloque un prix ?
19:00Vous utilisez le...
19:00Non, non, non.
19:01Comment vous le financez ?
19:02Je viens de vous expliquer.
19:03Écoutez,
19:03vous utilisez le code du commerce
19:05qui permet de bloquer
19:05administrativement un prix.
19:06Combien ça coûte ?
19:07Un papier,
19:08un stylo,
19:09vous signez le décret
19:10avec le prix.
19:11Point.
19:11Ça ne nous coûte rien
19:12de bloquer un prix.
19:13Combien ça a coûté
19:13de bloquer le gel hydroalcoolique
19:15durant la crise Covid ?
19:16Non, mais combien ça coûte
19:17comme un...
19:19Arrêtez de prendre les auditeurs
19:20pour des idiots.
19:21Combien ça a coûté
19:22durant la guerre du Gov
19:23de bloquer le prix de l'essence ?
19:24Vous avez vu l'augmentation
19:24du prix de la dette française
19:26depuis 2020 ?
19:28On ne paye rien
19:29lorsqu'on bloque.
19:30On prend un décret.
19:31C'est la grande phrase
19:32de M. Hollande.
19:33Ça ne coûte rien,
19:34c'est l'État qui paye.
19:35Il faut arrêter.
19:37Je ne suis pas un conducteur
19:38de pédagogie.
19:38Il faut arrêter,
19:38c'est le mensonge.
19:39Il faut arrêter,
19:40c'est le mensonge.
19:41Ça ne coûte rien.
19:42C'est l'éducation.
19:44Est-ce qu'on peut dire
19:45une entreprise qui paye ?
19:46En 89, en Guadeloupe,
19:47on a bloqué le prix de l'essence
19:484 semaines.
19:49C'était administratif,
19:50on n'a rien payé.
19:50En 90, on a bloqué
19:51le prix de l'essence
19:525 semaines durant la guerre du Golfe.
19:53On n'a rien payé.
19:54Durant la crise du Covid,
19:55on a bloqué le gel hydroalcoolique
19:56et le prix du masque.
19:58C'est un décret.
19:59On n'a pas le droit
20:00de vendre au-dessus
20:00d'un prix donné.
20:01Vous mettrez sur la table
20:02en 2027 centimes.
20:03Une conclusion avec vous,
20:05Nicolas Bergerot,
20:06d'un mot.
20:08Vive le travail
20:09parce que c'est le travail
20:10qui permettra
20:11de remettre notre pays
20:12dans une belle course
20:14de développement personnel
20:16des gens.
20:17Notre pays,
20:18c'est le plus beau du monde
20:19mais pour ça,
20:19il faut travailler.
20:20On n'a pas le choix.
20:21Allez, merci messieurs
20:22d'avoir débattu.
20:23Et pour travailler,
20:24il faut pouvoir faire le plein.
20:25Il faut pouvoir faire le plein
20:26dit Adrien Clouet.
20:27Merci à tous les deux.
20:28Adrien Clouet,
20:29député de la France Insoumise
20:29de Haute-Garonne,
20:30Nicolas Bergerot,
20:31chef d'entreprise,
20:32cofondateur de l'Atelier des chefs
20:33et merci à tous
20:34qui êtes intervenus
20:35au cours de ce débat.
20:37Et bonjour
20:37et bienvenue Valérie Expert.
20:39Bonjour,
20:40bonjour,
20:41au venu.
20:42Écoutez,
20:42on a beaucoup parlé
20:43des EHPAD à un moment
20:45avec le livre
20:46qui avait fait
20:47une sorte de...
20:49qui était un livre
20:50très important
20:51d'investigation
20:51sur ce qui se passait
20:52avec les EHPAD
20:53et on pensait de constater
20:54que les choses
20:54n'ont pas beaucoup changé.
20:55Alors, on a changé le nom.
20:57Ça ne va plus s'appeler EHPAD
20:58mais ça va s'appeler
21:00France.
21:00Alors, je vais même
21:01oublier le nom.
21:03France...
21:03C'est une colle.
21:05Je vous le retrouve.
21:06Ce n'est pas un autre
21:06à marqueter en tout cas.
21:07Non, pas très.
21:08Mais bon,
21:08toujours est-il que ce matin
21:09avec Danny Foster
21:10qui, lui,
21:11dirige un EHPAD,
21:12il vient tirer la sonnette
21:13d'alarme.
21:13Trop peu de personnel.
21:14de plus en plus de...
21:16Maison France Autonomie.
21:18C'est pas mal
21:18qu'il y a trouvé
21:19cette Autonomie qui va souffrir.
21:20Voilà, ça va tout changer.
21:21Merci, John.
21:22On va en parler.
21:22On va revenir
21:23sur ce qui s'est passé
21:24après la victoire
21:25du PSG hier soir
21:26avec des images scandaleuses,
21:28inacceptables,
21:29encore une fois,
21:30de policiers attaqués,
21:32agressés.
21:33Et puis,
21:33faut-il encadrer
21:35le temps de parole
21:35des partis politiques
21:36sur les réseaux sociaux ?
21:37Vous savez que nous,
21:38on est contraints
21:39à la minute près,
21:41à la seconde près
21:41sur les temps de parole
21:42des politiques
21:43et en revanche
21:44sur les réseaux sociaux.
21:45C'est une vraie question.
21:45C'est une vraie question.
21:46On en parle dans un instant.
21:48Merci et bonne émission Valérie.
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