- il y a 7 mois
Jeudi 18 décembre 2025, retrouvez Alexandre Baradez (Chef analyste, IG), Frederik Ducrozet (Responsable de la recherche macro, Pictet Wealth Management), Mabrouk Chetouane (Head of Global Market Strategy, Solutions, International, Natixis IM) et Gabriel Karaboulad (Directeur adjoint des investissements, Neuflize OBC) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:00Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart for Change, pour rester à l'écoute des marchés.
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00:16Vous nous retrouvez tous les soirs en rattrapage, en replay sur bsmart.fr ou encore en podcast sur l'ensemble de vos plateformes préférées.
00:23Au sommaire de cette édition ce soir, les dernières décisions de politique monétaire de cette année 2025.
00:29Sans surprise, la Banque Centrale Européenne a maintenu un statu quo à l'unanimité aujourd'hui.
00:36La Banque d'Angleterre a délivré une baisse de taux sur fond de grande division, 5-4 au sein du comité monétaire de la Banque d'Angleterre pour cette baisse de taux de 25 points de base.
00:47Et puis du côté des banques scandinaves, pas de surprise, la Rix Bank et la North Jones Bank sont restées là aussi en pause sur cette décision de fin d'année.
00:59Nous suivrons encore dans la nuit, dans les prochaines heures, demain matin, la décision de la Banque du Japon qui devrait, selon toute vraisemblance et selon les signaux qui ont été envoyés au marché,
01:09augmenter ses taux et pas qu'un peu, de 25 points de base quand même pour la Banque du Japon désormais.
01:15Discussion à suivre bien sûr avec nos invités de Planète Marché au-delà de cette décision de fin d'année.
01:20Quels sont les enjeux macro, les enjeux de marché pour 2026 ?
01:23Qu'est-ce qui va structurer la conversation de marché en 2026 partant des niveaux records ou quasi records qui sont tenus en cette fin d'année ?
01:32Sur le plan macro, on dira un mot quand même de l'inflation américaine pour le mois de novembre qu'on a attendu pendant quelques temps
01:37et qui offre une grosse surprise à la baisse avec question de fiabilité quand même sur ce rapport d'inflation américain pour le mois de novembre
01:48tant les données auront manqué pour le mois d'octobre.
01:53Et puis stratégie 2026, je vous le disais, ce sera également le sujet de notre dernier quart d'heure.
01:57Nous serons en ligne avec Frédéric Ducrozel, responsable de la recherche macro de Pictet Wealth Management en fin d'émission.
02:14Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, nous retrouvons Pauline Grattel
02:18qui vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
02:20Bonsoir Pauline.
02:21Et donc cette série de décisions de politique monétaire, commençons avec la Banque Centrale Européenne.
02:25Oui, sans surprise, la Banque Centrale Européenne maintient son taux de facilité de dépôt à 2%.
02:30Concernant les projections économiques, la BCE a revu à la hausse ses prévisions de croissance pour les deux prochaines années,
02:37passant pour 2026 notamment de 1 à 1,2%.
02:41En conséquence, l'inflation est également revue à la hausse pour l'an prochain, à 1,9% pour l'inflation totale et à 2,2% pour l'inflation sous-jacente.
02:51Christine Lagarde réitère son approche Data Dependent, réunion après réunion.
02:55La Banque d'Angleterre rendait également sa décision et a abaissé ses taux de 25 points de base pour la quatrième fois cette année.
03:02Oui, là aussi, sans surprise, mais à l'issue d'un vote très serré avec quatre dissidents, la BOE a ramené ses taux directeurs à 3,75%.
03:10Ce qui a fait pencher la balance, c'est le gouverneur Andrew Bailey qui a changé d'avis en votant pour une baisse.
03:16Cette décision intervient au lendemain de la publication d'une inflation britannique plus faible que prévue.
03:22Concernant les projections, la croissance devrait stagner à la fin de cette année.
03:25Et puis les banques scandinaves rendaient également leurs décisions, la Rix Bank et la Nordjus Bank.
03:29Oui, comme prévu, la Banque de Suède a opté pour le statu quo, laissant son principal taux directeur à 1,75% et prévoit de le maintenir ainsi pendant un certain temps.
03:40La Banque de Norvège maintient également son taux inchangé à 4% mais indique qu'un assouplissement en 2026 est probable.
03:46Et puis côté macroéconomique, cette fois, les statistiques du passé ressurgissent aux Etats-Unis et l'inflation était le grand rendez-vous du jour côté américain.
03:56Oui, l'inflation américaine de novembre est inférieure aux attentes.
03:59Elle progresse de 2,7% sur un an quand les analystes l'attendaient à plus 3,1%.
04:05Dans sa version cœur, hors alimentation et énergie, l'inflation est en hausse de 2,6% contre des attentes à 3%.
04:12Le rapport montre une normalisation du secteur des biens avec plusieurs catégories qui apportent même des contributions négatives comme l'éducation, l'habillement ou encore les loisirs.
04:23A noter tout de même l'absence d'un grand nombre de données pour le mois d'octobre qui rendent cette publication plus fragile que d'habitude.
04:28Après toutes ces statistiques et ces événements monétaires, quels sont les mouvements qu'on a pu observer sur les marchés obligataires, Pauline ?
04:35Aux Etats-Unis, pour commencer, les rendements se sont tous détendus d'environ 5 points de base avec un rendement à 10 ans autour de 4,10%
04:42et un rendement à un an au plus bas depuis un an sous 3,50%.
04:47En Europe, les rendements sont volatiles. Le 10 ans allemand s'est tendu de 5 points de base et détendu ensuite pour se stabiliser autour de 2,85%.
04:56Le rendement britannique de même échéance évoluait au-delà de 4,50% avant de repasser sous ce seuil.
05:04Sur le marché d'échange, la livre Sterling se renforce et le dollar est stable avec un euro dollar autour de 1,1750.
05:10Qu'en est-il des tendances observées sur les grands indices actions ?
05:13Les indices américains rebondissent à l'ouverture de 1% pour le S&P 500.
05:18Le Nasdaq gagne plus de 1,5%, soutenu par le bond de Micron Technology.
05:22On en parle après. En Europe, les indices évoluent en ordre dispersé.
05:26Le footy est autour de l'équilibre.
05:28L'Ibex espagnol inscrit un nouveau record et le CAC 40 est en hausse au-delà de 8,100 points.
05:33A noter l'indice VIX de la volatilité qui cède 5%.
05:36Et donc Micron, la star du jour aux Etats-Unis qui tire le Nasdaq à la hausse.
05:42Oui, Micron Technology signe un carton en bourse après la publication de résultats largement supérieurs aux attentes.
05:49Le titre s'envole de plus de 15%.
05:51Le moteur de cette performance est clair.
05:53L'explosion de la demande en plus dédiée à l'intelligence artificielle.
05:57Le chiffre d'affaires est en hausse.
05:59Les marges en amélioration et les perspectives toujours plus optimistes.
06:04Depuis le début de l'année, le titre bondit de 170%.
06:07Un mot de l'agenda de demain pour les investisseurs et pour conclure la semaine, Pauline.
06:10Les investisseurs prendront connaissance de la dernière décision monétaire de l'année,
06:14celle de la Banque du Japon qui devrait donc relever ses taux de 25 points de base à 0,75%.
06:20Toujours au Japon, on regardera aussi l'inflation pour le mois de novembre.
06:24Ce sera une journée d'échéance trimestrielle également sur les marchés pour conclure ou quasiment conclure cette année 2025.
06:31Pauline Grattel avec nous chaque soir en ouverture de Smart Bourse Tendance mon ami.
06:343 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
06:47Gabriel Karabulad est avec nous, le directeur adjoint des investissements de Neuflis OBC.
06:51Bonsoir Gabriel.
06:52Bonsoir Gabriel.
06:53Merci d'être là, merci Alexandre Baradez d'être à nos côtés également.
06:56Bonsoir Alexandre, chef analyste chez FIG et Mabrouk Chetouane nous accompagne également.
07:00Bonsoir Mabrouk.
07:01Bonsoir.
07:01Responsable de la stratégie de marché de Natixis, IM.
07:04Faisons un peu de stats, Mabrouk.
07:06Comment est-ce qu'on sort une statistique sur l'inflation comme l'a fait le BLS américain aujourd'hui
07:14quand il manque la moitié des données courant octobre qui n'ont pas été collectées bien sûr en raison du shutdown ?
07:22Quelle distance il faut prendre par rapport aux chiffres ?
07:24Justement ça a été mentionné par Pauline dans son introduction.
07:26C'est-à-dire qu'en gros globalement on peut accorder assez peu de crédit finalement à ce chiffre.
07:31Et quand on regarde la taille quelque part de la surprise, la distance entre finalement ce qu'attendait le consensus
07:37et le point qui a été publié, on se doute bien qu'il y a quelque part on va dire peu de crédit à accorder à ce chiffre.
07:44Donc on a on va dire un trou d'air d'inflation que le marché a salué mais bon là encore il va se faire attraper par la patrouille
07:50on va dire le mois prochain lorsqu'on aura une collecte de données on va dire un peu plus conséquente.
07:55Alors pour répondre à votre question comment est-ce qu'on fait pour finalement publier un point d'inflation sans avoir de données,
08:00alors en statistique, en économétrie on a des outils absolument géniaux qui nous permettent de projeter tout et n'importe quoi.
08:05Donc du coup on peut user et utiliser tout un tas de modèles qui nous permettent effectivement de projeter on va dire des variables
08:13quel que soit finalement leur passé.
08:15Au-delà du chiffre, est-ce que le sens du voyage, est-ce que la tendance est la bonne ?
08:23Partant du niveau d'inflation qui était resté à 3% je crois fin septembre,
08:27est-ce que l'idée que l'inflation peut être plus basse que ce qu'on avait fin septembre, est-ce que c'est la bonne idée quand même ?
08:32En fait l'idée fondamentale c'est quand on regarde, il y a quand même une idée qui vient de disparaître
08:36et je pense que le marché lui a un peu réglé son compte et l'ensemble des commentaires,
08:39c'est que l'inflation ne provient pas de facteurs externes, dit autrement ça vient pas des tarifs.
08:43Donc ça fait longtemps qu'on le défend et ça fait longtemps je pense que ça fait maintenant que c'est quelque chose de complètement acté.
08:49Maintenant quand on regarde la décomposition de cette inflation, ça vient de facteurs internes,
08:53typiquement les services, donc il a encore montré des dynamiques on va dire assez curieuses,
09:00ce qui encore une fois renvoie à l'idée que ce chiffre n'est pas vraiment crédible
09:03et ça vient également de tout ce qui est hébergement, le fameux shelter qu'on commente effectivement encore une fois régulièrement
09:09et qui là cette fois-ci finalement montre encore une contribution quasiment nulle finalement
09:14et ce qui n'est pas normal en fait là encore.
09:16On l'a mis à zéro, on estime qu'il a été de zéro en octobre parce qu'on n'en sait rien en fait.
09:20Et donc du coup fondamentalement le sens de l'histoire c'est que est-ce que l'économie américaine est en train finalement
09:26de refluer au point d'exercer une pression négative sur l'inflation ?
09:30On pense qu'il va y avoir un léger affaissement de la croissance, un léger affaissement de l'activité
09:36qui va exercer une légère pression baissière.
09:38Le problème c'est que là quand on évoque ces deux dimensions de l'inflation,
09:42les services et l'hébergement c'est les dimensions qu'on appelle les plus « sticky », les plus entre guillemets persistantes.
09:47Et globalement ça veut dire qu'on va continuer de graviter autour de ce niveau compris entre 2,8 et 3%.
09:53Donc quelque part il ne faut pas se questionner maintenant sur le niveau
09:56mais sur les nouveaux équilibres existants aux Etats-Unis.
10:00Est-ce que durablement on va avoir maintenant 3% d'inflation
10:02parce qu'on a des déséquilibres sur le marché du travail,
10:05parce qu'on a des salaires qui ne vont pas franchir ce cap finalement de 4% ?
10:08On est toujours en train de croître à ce niveau-là.
10:10Et en fait maintenant il faut s'interroger sur, quand on regarde un peu plus loin,
10:14c'est quoi les nouveaux taux d'intérêt d'équilibre finalement pour l'économie américaine ?
10:17Il y a ce débat autour du Airstar qui est revenu,
10:19c'est-à-dire le taux d'intérêt entre guillemets qui n'engendre pas de pression sur l'économie,
10:24qui est en train de revenir tout simplement parce qu'on réalise
10:26qu'on est en train que les niveaux d'équilibre de l'économie américaine ont changé
10:29et que probablement cette inflation à 3% c'est quelque chose qui va durer.
10:32On peut observer un trou d'air léger ?
10:34C'est un débat !
10:35Stephen Mayran, aujourd'hui gouverneur de la Fed,
10:39il a plutôt tendance à penser lui que le potentiel de croissance n'a pas bougé
10:44ou le taux d'équilibre est peut-être même un peu plus bas aujourd'hui.
10:47Ce qui est absolument antinomique.
10:49Donc on ne peut pas dire effectivement à mon sens que le potentiel de croissance n'a pas bougé.
10:53Non mais c'est moi qui le dis.
10:54Ah oui d'accord.
10:54Pour lui, le taux naturel de l'économie américaine n'a pas remonté.
10:59D'accord.
11:00Donc ça veut dire qu'il fait l'hypothèse que fondamentalement
11:02le potentiel de croissance des Etats-Unis n'a pas bougé par ailleurs.
11:05D'où l'idée qu'il demande 50 points de base à chaque meeting.
11:08Oui mais bon, là oui, il demande 50 points de base parce qu'il est dans son rôle
11:11effectivement de jouer un peu les trublions du FOMC.
11:14Mais globalement, moi à mon sens, la question qu'on doit se poser
11:16c'est où se situent ces nouveaux équilibres de l'économie américaine.
11:20Et globalement, le sens de l'histoire, à mon sens pour cette inflation,
11:23c'est un léger tassement peut-être dans les mois à venir,
11:26un peu de volatilité, un peu de perturbation, on le savait.
11:28Et finalement, on va retrouver cette inflation qui va être sticky,
11:32permanente, persistante aux Etats-Unis.
11:33Et donc, toute chose égale par ailleurs, pas besoin que la Fed
11:36baisse encore fortement ses taux partant des niveaux qui ont été atteints
11:39pour les taux directeurs.
11:40Pas besoin qu'elle le baisse fortement, mais besoin effectivement à mon sens
11:43qu'elle l'ajuste pour revenir à la neutralité monétaire.
11:45C'est-à-dire que si on pense qu'on est au potentiel aux Etats-Unis l'an prochain,
11:48autour de 2,3%, et bien fondamentalement,
11:52il n'est pas non plus absolument, on va dire, complètement fou de penser
11:56que les taux d'intérêt doivent revenir sur ce niveau de neutralité.
12:00Gabriel, partant du scénario le plus récent qui a été projeté par la Fed
12:04la semaine dernière et commenté par Jérôme Poel,
12:08on nous vend plus de croissance en 2026 aux Etats-Unis,
12:12moins d'inflation.
12:13Est-ce que vous achetez ce scénario un peu, beaucoup, pas du tout ?
12:18Il faudrait être assez optimiste pour l'acheter complètement.
12:22On a aujourd'hui un alignement qui est en train de se faire
12:26entre le Trésor, l'exécutif américain et bientôt la Fed.
12:31Kevin ou Kevin, nous verrons.
12:35Mais la résultante est la même, c'est-à-dire un alignement
12:38pour une politique monétaire qui soit très politique.
12:41Et la problématique de ça derrière, c'est que quand on baisse les taux,
12:46et j'inclus la baisse de décembre dans la dynamique actuelle de croissance,
12:52c'est qu'on est prêt à laisser repartir l'inflation.
12:55Et donc, on a une vision globalement qui est,
12:59nous baissons les taux, donc les marchés montent,
13:01donc l'épargnant est comptant.
13:03Nous baissons les taux, donc le coût de financement
13:06pour acheter sa résidence, pour investir l'argent de son entreprise.
13:12Le coût de financement est plus bas.
13:13C'est une vision qui est très court terme.
13:16Et c'est une vision qui, potentiellement,
13:18peut se prendre un retour de bâton assez rapidement
13:20et assez violemment.
13:22À travers les marchés obligataires, j'imagine ?
13:24À travers les marchés, à travers les valorisations
13:25de ce qu'on a pu voir du côté de certains segments de la tech américaine,
13:28où là, potentiellement, on laisse la bulle potentiellement grossir.
13:32Et donc, la chute, après coup, n'en sera que plus violente.
13:36Donc, prudence de ce côté-là.
13:39Et pour revenir au scénario qui est acheté par la Fed,
13:42nous le trouvons relativement optimiste.
13:43Oui. Bon.
13:44Et ça veut dire qu'il y a quand même quoi ?
13:46Le risque est plutôt celui d'un ralentissement,
13:49malgré tout, de l'économie américaine ?
13:51Ou est-ce que le risque est celui d'une résurgence de l'inflation
13:54au-delà des niveaux qu'on cible ou qu'on signale pour l'an prochain ?
13:59Sur la résurgence de l'inflation, en tout cas, dans un premier temps,
14:03le risque ne se traduira pas, selon nous,
14:06et on aura, globalement, une inflation qui restera plutôt maîtrisée à court terme,
14:11et donc un scénario de marché plutôt positif.
14:14Par contre, dans un deuxième temps, horizon 1-2 semestres,
14:19là, pour le coup, le contre-coût peut être assez important.
14:22Oui. Bon.
14:23Effectivement, avec une économie américaine, on le rappelle,
14:25dont la croissance dépend de plus en plus des CAPEX autour de l'IA.
14:30Ces CAPEX autour de l'IA étant générés aussi, en partie,
14:33notamment par la valorisation des entreprises de ce secteur
14:37qui ont pu être atteintes aujourd'hui.
14:40Alexandre, sur la conversation américaine de 2026, là,
14:44entre le marché, la Fed, le Trésor...
14:47On a déjà un tableau d'ensemble avec des signaux soft qui posent beaucoup de questions.
14:51C'est-à-dire que toutes les enquêtes entreprises, et surtout beaucoup consommateurs,
14:54interpellent sur les mois à venir, alors que les données hard,
14:59pour l'instant, en tout cas, mais qui sont relativement passées,
15:01et en plus, il n'y en a pas avec le shutdown,
15:03montent toujours, apparemment, une économie plutôt résiliente.
15:06Et c'est vrai que dans les derniers PMI qu'on a eu cette semaine,
15:08PMI Services notamment, on est sur des niveaux, des rebonds,
15:12on est au plus haut depuis 3-4 ans quasiment,
15:13sur les composants de prix, les intrants et prix facturés.
15:17Donc, ce que dépeignent les composants de prix dans les indices PMI
15:21ne vont pas tellement dans le sens d'une vraie grosse étante de l'inflation.
15:26De l'autre côté, ces PMI, globalement, sont en train de se tasser.
15:29Les PMI Services, il y a 54, il passe à 52,9.
15:31Alors, ce n'est pas dramatique, mais si on regarde bien le rythme de croisière
15:34de ces indices ISM ou PMI avant Covid,
15:37et 5 ans avant Covid, le bon rythme de croisière, c'était plutôt du 55,56.
15:41Donc, 50,52, c'est quand même pour une économie qui est ultra dépendante des services
15:45comme l'économie américaine,
15:45et c'est ce qui ressort d'ailleurs, c'est ce que S&P Global explique,
15:49c'est que les PMI pointent quand même vers un ralentissement
15:51et j'impression qu'on est tous en train de regarder un peu ça,
15:54ce ralentissement pas récessif, mais ralentissement quand même.
15:57Et du coup, le consommateur,
16:00c'est ce que j'aurais le plus quasiment en ce moment,
16:01parce que la croissance américaine dépend de la consommation,
16:04les consommateurs disent alors,
16:06il y a les consommateurs du haut du cas et puis ceux du bas du cas,
16:08mais là, en moyenne, ils disent qu'ils sont assez peu confiants,
16:11et toujours par rapport à ces questions d'inflation.
16:13Donc, est-ce que 3% c'est la nouvelle norme de l'inflation américaine ?
16:17C'est pas un truc qui semble être digeste pour l'instant par le consommateur américain,
16:21ou en tout cas, peut-être pas les 10%, 15%,
16:24mais tout ce qui vient en dessous.
16:25Donc, moi, je vais tendance à penser que,
16:27comme depuis quelques mois,
16:28que les marchés sont vraiment au-delà de ce qu'il faut pricer,
16:32tirés par les capex,
16:33et sur ce pilier-là de l'économie qui est massif en ce moment,
16:37mais qui masque la réalité de la consommation,
16:40et un petit peu aussi les réalités de balance commerciale.
16:43Donc, voilà, mon scénario, c'est que,
16:46oui, le marché, ce serait bien effectivement qu'il le fasse maintenant,
16:49c'est-à-dire qu'on est au début de la bulle, en fait.
16:51Donc, effectivement, est-ce qu'on laisse se former des valorisations
16:54qui deviennent de cotement excessives,
16:55ou est-ce que la Fed a tenté à 2-3 reprises de dire
16:58les valorisations sont élevées,
16:59mais par exemple, le dernier qui a parlé de ça,
17:00il dit « mais c'est justifié par l'IA ».
17:02Donc, certains disent que c'est normal d'avoir du 23 fois les bénéfices
17:06sur les marchés américains.
17:08On rappelle, le SP500, il faut donner quelques repères historiques,
17:11si on ne prend pas le Nasdaq, mais le SP500,
17:12à 22 fois et demi, 23 fois les bénéfices,
17:14vous n'êtes qu'à 1, 1,5 du pic de la bulle.
17:18Alors, on sait qu'à l'époque, c'était la surchauffe-tech,
17:19mais aujourd'hui, ça veut donc dire que si,
17:21malgré les corrections qu'on a eu un petit peu sur Nvidia, Microsoft,
17:23quelques gros thèmes qui ont corrigé,
17:25ça veut dire qu'il y a aussi d'autres segments qui sont chers.
17:27Je pense aux banques, par exemple, américaines,
17:29elles ne sont plus données aujourd'hui.
17:30Et si l'économie ralentit un peu,
17:32ce segment bancaire qui a cartonné,
17:34en Europe évidemment, mais aussi beaucoup aux Etats-Unis,
17:36est-ce qu'il vaut aujourd'hui 15, 17 fois les bénéfices
17:38selon les banques qu'on regarde ?
17:40D'un point de vue politique,
17:43on sait tous ce qui nous attend en 2026,
17:46avec les élections de demi-mandat,
17:48la bonne tenue du marché aux Etats-Unis,
17:53plus qu'ailleurs encore dans le monde,
17:55est un enjeu politique dans ces moments-là,
17:57j'imagine, Alexandre ?
17:58Oui, mais justement,
17:59il y a deux fois où on va voir les choses.
18:01La première façon, qui est plutôt optimiste,
18:03c'est de dire, l'administration américaine
18:04a bien compris que le shutdown avait marqué les esprits.
18:07Politiquement, les électeurs ont attribué ça
18:09aux républicains plus qu'aux démocrates.
18:11Et il y a en plus eu des signaux
18:13montrés par le consommateur américain,
18:15un petit peu d'exaspération par rapport au prix.
18:18Donc la politique qui a suivi la fin du shutdown,
18:20c'est tout de suite on communique vers le consommateur.
18:23Trump qui explique,
18:23on va vous redonner une partie de ce qu'on a collecté.
18:25Là c'est l'immobilier de logement,
18:26un gros meeting, des annonces à venir sur le housing.
18:30Voilà, donc l'idée du 1000 ou 2000 dollars
18:32pour les ménages qui gagnent moins de 100 000 dollars,
18:34ça effectivement, ça fait penser un petit peu
18:35aux politiques qui ont été menées post-Covid,
18:37on va reverser un peu d'argent,
18:38les ménages les plus modestes,
18:39plus le tax refund qui va arriver là-dessus.
18:41Donc c'est vrai qu'on sent que des mesures
18:43vont arriver pour le consommateur,
18:44notamment le plus modeste.
18:45La question c'est le délai pour arriver jusque-là,
18:47que ces mesures se mettent en place,
18:48c'est quand ?
18:49T1, c'est T2.
18:49Alors le tax refund c'est plutôt T1,
18:51mais est-ce que l'histoire des chèques
18:52pour les droits de douane,
18:53c'est pas plutôt T2 ?
18:54Et donc ça laisse finalement un gros trimestre,
18:56parce que deux trimestres aux consommateurs
18:57qui semblent déjà un peu fatigués par la politique,
18:59et la fête baisse les taux,
19:00mais on voit que les taux lourds américains
19:01n'étendent pas trop.
19:03Et puis juste là,
19:04il y a aussi un petit peu de repentification
19:06de la courbe de taux US,
19:07ça tire un peu vers le bas sur les taux courts,
19:09alors positivement on peut dire
19:11c'est grâce à la fête qu'il baisse un peu ses taux,
19:13moi ma vision c'est qu'il y a aussi un peu de pression
19:15de l'économie,
19:16les surprises économiques sont un peu moins bonnes,
19:18et cette repentification qui se fait,
19:20sachant qu'on est dans un territoire
19:21qui historiquement a été le territoire
19:22d'entrée en récession
19:23à ces niveaux-là de repentification
19:24entre le 2-10 ans,
19:2560-70 points de base.
19:28Mabrouk ?
19:29Je vais être encore le dissident de l'affaire,
19:30je suis en option, pas d'accord,
19:31c'est dans l'air du temps là-dessus.
19:35Non mais je pense qu'en fait
19:36on a toujours sous-estimé,
19:38et c'est sans doute un biais européen
19:39parce qu'on baigne dans une forme
19:41de pessimisme ambiant,
19:43la capacité finalement
19:44de l'économie américaine
19:45à nous surprendre.
19:46Donc en gros,
19:47Alexandre évoquait
19:48une politique budgétaire
19:50possiblement accommodante,
19:52même très accommodante,
19:53effectivement,
19:53donc ça a déjà commencé,
19:55le big blue full bill,
19:56les fameux chèques,
19:57la bagatelle quand même de 600 milliards
19:58qu'il faut trouver pour financer tout ça,
20:00combiner une politique monétaire
20:01qui je le pense sera accommodante par ailleurs,
20:04donc deux autres baisses de taux,
20:06même si on a une croissance économique
20:07qui ne s'affaisse pas,
20:09mais qui reste autour finalement
20:11des niveaux que l'on connaît aujourd'hui,
20:14autour de 2%,
20:15eh bien fondamentalement,
20:16c'est ce qu'on appelle
20:17un policy mix
20:18qui reste puissant
20:19et qui reste en soutien à l'activité.
20:21Chose qui bien évidemment
20:22on n'a pas en Europe,
20:23puisqu'on a une BCE dogmatique,
20:24qui est devenue dogmatique récemment,
20:26et absolument aucune finalement
20:28consolidation budgétaire.
20:29Enfin ceux et ceux qui pensent encore
20:30que l'Allemagne va nous déverser
20:31des milliards de croissances
20:33effectivement pour l'an prochain,
20:34se trompent à mon avis.
20:35Et donc du coup,
20:35on a deux,
20:36encore une fois,
20:37la bifurcation elle est effectivement
20:38du côté du consommateur allemand,
20:40mais il y a une bifurcation aussi
20:41quand vous regardez
20:42les trajectoires de croissance.
20:44Aux Etats-Unis,
20:45ça monte,
20:45c'était révisé à la hausse,
20:46en zone euro,
20:46la BCE effectivement
20:47révisée à la baisse l'an prochain.
20:48Pour des questions techniques par ailleurs.
20:50Sur la croissance ?
20:50Non, elle révise à la hausse,
20:52mais on est à 1,2,
20:54mais on reste effectivement
20:54quelque part
20:55à 1,2% de croissance.
20:57Bon, c'est tout juste
20:59au-dessus du potentiel.
21:00Oui, c'est au dixième près.
21:01Oui, au dixième près.
21:02Donc, il n'y a rien de spectaculaire.
21:04Alors que finalement,
21:05fondamentalement,
21:06on passe notre temps
21:07globalement à sous-estimer
21:08cette capacité
21:09qu'ont les Américains
21:10à nous surprendre.
21:11Et donc,
21:11et là aussi,
21:12le timing va être extrêmement important.
21:14On a dit effectivement
21:14que globalement,
21:16cette histoire de chèques,
21:17etc.,
21:18devrait arriver à mon avis
21:19dans un deuxième temps
21:20avant les mid-terms.
21:21Typiquement, on va dire
21:22à la fin du deuxième trimestre.
21:24Après, effectivement,
21:24le tax refund.
21:25Non, mais c'est logique.
21:26Et donc, du coup,
21:27et puis, on attend effectivement
21:28la nouvelle nomination
21:28du gouverneur
21:30de la Banque centrale
21:31pour dire effectivement
21:32bon, on ne va pas bouger les taux,
21:33on ne va pas les monter,
21:34on ne va pas les ajuster
21:35dans un sens ou dans un autre
21:36pour permettre effectivement
21:37au gouvernement
21:38de pouvoir mener
21:39sa politique budgétaire.
21:40Donc, on a aujourd'hui
21:41un cosme qui reste,
21:43à mon sens,
21:43favorable pour la croissance.
21:44Et puis, dernier point
21:45sur la notion de bulle.
21:47Alors, premièrement,
21:47on ne sait pas
21:48si on est en bulle ou pas.
21:49Ça, on ne saura jamais.
21:50On le saura uniquement finalement
21:51quand elle aura explosé.
21:52Donc, on espère tous
21:53effectivement ne pas y assister.
21:54Non, mais on peut se demander
21:55si on est en surchauffe ou pas.
21:56À mon sens, non.
21:58Honnêtement, globalement,
21:59il n'y a pas péril
22:00dans la demeure.
22:01On ne peut pas comparer
22:01ce qui s'est passé
22:02durant les...
22:03Ce qui est important
22:04pour détecter une bulle,
22:05s'il y a une chose à retenir,
22:07et là, je vais remettre
22:07ma casquette de statisticien,
22:09c'est surtout la vitesse
22:09à laquelle les valorisations
22:10et les prix augmentent.
22:12Ce n'est pas tant le niveau.
22:13Le niveau est important,
22:13bien évidemment,
22:14mais la pente, effectivement,
22:15importe énormément
22:16dans ce genre de choses.
22:17Et on est plutôt perdu
22:19du point de vue de la vitesse.
22:20En fait, la croissance est linéaire
22:21et volatile,
22:22mais elle n'est pas non plus explosive.
22:24Comment on traite
22:25le marché américain
22:26du point de vue
22:26de l'investissement,
22:27pour 2026,
22:28ou en tout cas,
22:29pour entamer 2026, Gabriel ?
22:32De notre côté,
22:33plutôt en rebalançant
22:34les portefeuilles
22:35et en prenant des bénéfices
22:36sur la partie
22:37la plus valorisée de la tech.
22:39Donc, on pense évidemment
22:40à l'intelligence artificielle.
22:42Depuis deux mois,
22:43des prises de bénéfices
22:44et des réinvestissements
22:44sur des secteurs
22:45moins valorisés,
22:46mais qu'on estime attractifs,
22:47je pense en particulier
22:48à la santé.
22:49On peut citer également
22:51la partie immobilière,
22:53on peut citer l'industrie,
22:54et je pense en particulier
22:55à l'industrie de pointe.
22:58Donc, une rotation sectorielle,
23:00mais le tout est pour rejoindre
23:02quand même
23:02ce que disait Mabrouk,
23:04c'est dans une allocation géographique
23:08qui laisse un large poids
23:10aux États-Unis
23:10et en l'occurrence
23:11une surpondération.
23:12Donc, une exposition
23:15qui reste importante,
23:16une exposition aux actions
23:17qui reste importante.
23:19Mais voilà,
23:19quelques ajustements
23:20à la marge,
23:20en tout cas,
23:21sur la répartition sectorielle.
23:23Mais le poids américain,
23:25toutes les actives confondues,
23:27dans les portefeuilles,
23:28reste le poids,
23:29une surpondération
23:31par rapport au marché.
23:32Bien sûr, parce qu'on reste
23:34dans l'environnement
23:35le plus business-friendly.
23:37Surtout, on peut le comparer
23:38à l'Europe,
23:40la situation actuelle
23:41qui est caricaturée en France,
23:43mais qui est valable
23:44à l'échelle européenne.
23:46Du côté de l'Asie,
23:47beaucoup d'incertitudes également,
23:48une dynamique qui est plutôt positive,
23:50mais qui reste aussi
23:51très liée au dollar.
23:52Donc, voilà,
23:53l'un dans l'autre,
23:54les États-Unis restent
23:55le cœur de portefeuille.
23:56Mais avec une rotation interne,
23:57effectivement,
23:58sur ces actifs américains,
24:00et la question du dollar,
24:01comment on traite désormais
24:02la question du dollar ?
24:04Alors, sur des horizons humains,
24:06je ne vous demande pas
24:075 ou 10 ans, bien sûr,
24:08mais sur 2026.
24:10Restons sur un horizon 12 mois.
24:12Oui.
24:13Pour nous,
24:13l'exécutif américain,
24:16l'État-major républicain,
24:18souhaite un dollar plus faible
24:19pour des raisons d'endettement du pays,
24:22pour des raisons de capacité à l'export
24:24pour les entreprises américaines.
24:26Et on pense qu'ils ont
24:27les moyens d'y arriver.
24:28On pense à la dérégulation
24:30bancaire,
24:31on pense globalement
24:32à la politique de taux d'intérêt,
24:33la politique monétaire
24:34et la pression
24:35qui est mise aujourd'hui
24:36sur Jérôme Poel
24:37et sa succession
24:38qui ira très probablement,
24:40pour ne pas dire certainement,
24:42vers un Trumpiste,
24:43que ce soit
24:43Kevin Assett
24:45ou Warsh.
24:47Dans les deux cas,
24:48on aura donc
24:48une politique monétaire
24:49qui sera assez favorable
24:51à une poursuite
24:52de la baisse du dollar.
24:53Le tout nous donne
24:53une cible autour de
24:541,25,
24:551,30 à fin 2026.
24:57D'accord.
24:57Et donc,
24:59oui,
24:59il est encore de bon ton
25:01de se couvrir
25:02contre la baisse du dollar.
25:03C'est ça,
25:04Gabriel ?
25:04Quand on regarde
25:05les niveaux actuels,
25:06si on dit 1,25,
25:071,30,
25:09ça nous donne
25:09une baisse des actifs américains
25:10de l'ordre de 10 à 15 %.
25:12Et donc,
25:13cette baisse de 10 à 15 %
25:14induit forcément
25:16une couverture
25:17d'une part
25:17de l'exposition américaine
25:18dès lors
25:20qu'on a
25:21une devise de dépense
25:22en euros.
25:23Quand on regarde
25:24le portefeuille moyen
25:25du client français,
25:27du client européen,
25:29l'exposition au dollar
25:29est très faible.
25:31Donc,
25:31ne pas se presser
25:33pour aller couvrir
25:34cette exposition USD.
25:37Ça doit être fait
25:38quand elle devient conséquente.
25:39Bon,
25:40et ça nous amènera
25:41peut-être aussi
25:41à discuter
25:41de la Banque Centrale Européenne.
25:43Mais si on voit
25:44un euro-dollar
25:44au-delà de 1,20
25:46et proche de 1,25,
25:48est-ce que ça change
25:49la nature des débats
25:50au sein de la Banque Centrale Européenne
25:51qui était unanime
25:52aujourd'hui
25:53sur sa décision
25:53de maintenir
25:54les taux à leur niveau ?
25:56Espérons-le.
25:57D'accord.
25:58Bien,
25:59ça le mérite d'être clair.
26:00L'espoir ne fait pas
26:01une stratégie,
26:02Gabriel,
26:02je le rappelle.
26:03Mais oui,
26:03effectivement,
26:04ça reviendrait à un sujet.
26:05Alors,
26:05Alexandre ?
26:06Si l'euro s'apprécie encore,
26:08c'est un paramètre
26:09qu'on regarde
26:09par rapport...
26:10Contre toute devise.
26:12Oui,
26:12contre toute devise.
26:13Après,
26:13il y a l'hypothèse aussi
26:14que ça se passe aussi
26:15par rapport
26:15à des bonnes nouvelles européennes.
26:16C'est vrai que la croissance
26:17a quand même été un peu révisée.
26:18L'inflation,
26:19c'est plutôt pas mal
26:19pour l'année prochaine.
26:20Ça reste stable.
26:21Croissance européenne,
26:21un peu révisée quand même.
26:23Moi,
26:23je crois quand même
26:24qu'il y aura un petit effet
26:24sur la partie.
26:25On le voit,
26:25ça frissonne sur les PMI
26:27manufacturier allemand,
26:28toujours contracté,
26:28mais c'est de moins en moins
26:29contracté,
26:30donc on sent que ça peut
26:30repartir un peu en expansion.
26:32Les matières premières,
26:33les prix sont tout à fait
26:34abordables aujourd'hui,
26:34le gaz, etc.
26:35En tout cas,
26:36on est vrai que ce soit
26:37encore moins cher,
26:37mais ce n'est plus
26:38tous les niveaux mortifères
26:38de 2022.
26:40Donc,
26:41les stimuli allemands
26:42qui vont progressivement
26:43commencer à arriver.
26:44Il pourrait y avoir
26:44une forme de dose de l'euro
26:45par adhésion finalement
26:46à la partie européenne
26:47et s'il y avait
26:48un petit coup de pouce
26:48géopolitique,
26:49encore plus.
26:50Donc,
26:50ça pourrait effectivement
26:50ces combinaisons dollars,
26:52etc.
26:52faire du 1,25.
26:53Et on croit toujours
26:58plus on croit
27:03qu'on va dépenser
27:04notre épargne,
27:04plus le français épargne
27:06en l'occurrence.
27:07Après,
27:07pour reprendre un peu
27:07sur l'allocation,
27:08c'est vrai qu'il y a
27:08quand même des chiffres.
27:09Quand on parle à la fois
27:10d'un côté des valorisations,
27:11alors je reviens un peu
27:12sur la partie américaine
27:12et l'exposition des gens,
27:14alors des gens,
27:15qui sont-ils ?
27:16Des particuliers,
27:17on peut le mesurer
27:18quand même via des outils,
27:19tout ce qui est
27:20produit effet de levier,
27:21ETH,
27:21Feverage,
27:21tout ce qui est options,
27:22options,
27:22joues, etc.
27:22On voit que les particuliers
27:23américains,
27:23même le pourcentage
27:25d'actifs,
27:25actions,
27:26le patrimoine financier
27:26des américains,
27:27on a explosé
27:28les niveaux précédents,
27:29donc on a des 40,
27:3045%,
27:31donc c'est des niveaux
27:31qu'on n'a jamais vus.
27:32Et on s'endette
27:33pour acheter des actions,
27:33on ne s'est jamais autant
27:34endetté pour acheter des actions.
27:36Et l'idée qui courait
27:37pour en quelques mois,
27:37c'est que c'était
27:38beaucoup les particuliers,
27:39mais que la smart monnaie
27:40restait un petit peu en retrait
27:41avec les poches pleines
27:42pour aller chercher.
27:43Et on se rend compte
27:43que ce n'est pas le cas,
27:44sans qu'on voit
27:44que la part de liquidités
27:46en tout cas côté
27:47des Etats-Unis
27:48dans les gestions
27:48est au plus bas
27:49depuis 25 ans.
27:51Ça a chuté en décembre,
27:54visiblement.
27:55Il y a 3-4 mois
27:56de décélération assez vive,
27:58mais c'est vrai
27:58que ça s'est fait d'un coup.
27:59C'est vraiment,
27:59c'était à 4,
28:00enfin pas de 4,
28:01puis d'un seul coup
28:01on tombe rapidement
28:02sous les 4.
28:03Donc,
28:04il y a quand même
28:04des mouvements.
28:05C'est bon de voir
28:06la capitulation
28:07des investisseurs institutionnels
28:08qui ont couru
28:09après la hausse
28:10depuis le point bas
28:11de l'Iberation Day ?
28:13C'est-à-dire
28:13que tout le monde
28:13est quand même
28:13bien dans le marché.
28:15Sur des niveaux,
28:16alors effectivement,
28:17on peut débattre,
28:17je pense,
28:18toute la nuit
28:18des valeaux
28:19justifiés,
28:20pas justifiés.
28:21Encore une fois,
28:22j'ai ce sentiment
28:22qu'on a beaucoup
28:23focalisé sur la tech
28:24et c'est vrai
28:24qu'on pourrait dire
28:25la chose positivement
28:26de dire,
28:26regardez le Nasdaq
28:27qui a 4% de ses sommets
28:28et puis ça a bien dégonflé
28:29sur les Nvidia,
28:30les Microsoft,
28:31les Broadcom,
28:32les moins 20,
28:32moins 30.
28:33Finalement,
28:33les points chauds
28:34se détendent
28:34et finalement,
28:35ça ne touche pas trop
28:35l'indice ou d'autres valeurs
28:37peut-être un peu plus aussi,
28:38parfois cyclique
28:38et moins croissance,
28:39restent stables.
28:40Moi, ma vision,
28:42vous me dire
28:42peut-être pessimiste
28:43mais c'est qu'on dégonfle
28:44d'abord dans toute
28:46la pyramide de risque.
28:47Les cryptos,
28:47mine de rien,
28:48ça a quand même fait
28:48moins de 4%.
28:49On a dégrossi
28:52la partie crypto
28:53et dans l'histoire récente,
28:55on a vu qu'en 2021-2022,
28:56ça avait d'abord commencé
28:57par la crypto.
28:58Alors c'est un autre contexte,
28:58un hausse des taux
28:59des banques centrales,
28:59c'est très différent,
29:00je suis d'accord.
29:01Mais la pyramide de risque,
29:02on avait allégé les cryptos
29:03et ce qui vient en dessous,
29:04c'est plutôt la partie croissance.
29:06Donc c'est peut-être
29:06ce qu'on commence à voir
29:07avec les très grosses valos
29:08qui dégonflent
29:08et moi j'ai l'impression
29:10que ça va aller
29:10sur les étages inférieurs
29:11mais pas de la récession
29:12ou du krach
29:13mais d'une phase
29:15qui sera un peu consolidante
29:16du 15-20 de range
29:17comme on avait connu
29:18exactement entre 2014 et 2016.
29:20Deux ans où on latéralise,
29:23les multiples se dégonflent
29:24naturellement,
29:24il n'y a pas de krach,
29:25il n'y a pas de bulles
29:25et derrière on repart
29:26sur des basses saines.
29:27Et je trouve que c'est ça
29:27qu'il faudrait faire,
29:28alors le marché fiscal évidemment
29:29mais ça éviterait d'aller
29:31à des 25 fois les bénéfes
29:32tout de suite
29:32sous les hypothèses de croissance
29:34peut-être encore un peu
29:35à certaines points.
29:35Bon mais c'est ce que nous dit
29:36le modèle de Bofa,
29:37alors 3-3 c'est la première fois
29:38que ça arrive,
29:38l'allocation en cash aussi basse
29:40mais c'est arrivé 9 mois
29:42dans l'histoire de la série
29:43depuis plus de 25 ans
29:45que le taux de détention de cash
29:47passe en dessous de 3,6%
29:48et considère que sous 3-6
29:51on est déjà bien investi
29:52pour le coup
29:53et donc le modèle dit
29:55qu'à un mois
29:56sous ces niveaux-là
29:57on a une baisse
29:58des actions mondiales
29:59de l'ordre de 2%
30:00et sur deux mois
30:01on a un équilibre
30:03à peu près
30:03des indices actions
30:04MSCI
30:05Juste un point
30:05pour compléter
30:06tout ce qui vient d'être dit
30:07c'est que globalement
30:08la respiration de marché
30:09qu'on avait vue
30:09au cours du mois de novembre
30:10notamment
30:11c'était juste
30:12entre guillemets
30:12du sentiment
30:13et ça corrobore le fait
30:14qu'on a aujourd'hui
30:15des particuliers
30:16et tout un tas d'acteurs
30:17qui sont
30:17comme vous le dites
30:18effectivement
30:19dans le marché
30:19très bien investis
30:20et donc globalement
30:21on va avoir peut-être
30:23un peu plus de célérité
30:24plus de vélocité
30:25finalement
30:25dans ces mouvements
30:26de up and down
30:28qu'on voit
30:28donc à mon sens
30:29on a fait un travail
30:30c'est simple
30:31on a regardé effectivement
30:32qui contribuait
30:32à la hausse finalement
30:33des cours boursiers
30:35donc bon
30:36c'est soit la valo
30:37soit finalement
30:38du fondamental
30:39à savoir
30:39les revenus des entreprises
30:41mais on voit bien
30:42que pour la partie Nasdaq
30:44c'est relativement simple
30:45et même pour la partie
30:45S&P 500
30:46la partie fondamentale
30:48ne diminue pas
30:49elle continue de progresser
30:50et la petite chute
30:52qu'on a eue
30:52qu'on observe effectivement
30:53c'est la respiration
30:54c'est du sentiment
30:55uniquement
30:56donc globalement
30:57c'est un peu trop cher
30:59on va prendre nos bénéfices
31:00et ça on l'entend parfaitement
31:01mais fondamentalement
31:03la dynamique
31:04finalement du marché américain
31:05elle reste extrêmement solide
31:07donc comme
31:07et je rejoins ce que disait Gabriel
31:08se désexposer finalement
31:10de ce marché
31:11ou être sous-pondéré
31:12engendre un coup d'opportunité
31:14qui est bien trop fort
31:15et donc aujourd'hui
31:16qu'est-ce qu'on fait
31:16c'est assez compliqué
31:17finalement de se dire
31:18où est-ce qu'on va trouver
31:19les poches de diversification
31:20alors il y en a en Europe
31:22il y en a en Asie
31:22il y en a un peu partout
31:23mais il faut jouer effectivement
31:24la carte de la sélectivité
31:25et du thématique
31:26me semble-t-il
31:27du sentiment un peu plus que ça
31:29parce que novembre
31:30c'est le mois où Oracle annonce
31:31je crois
31:3218 milliards d'émissions de dette
31:34et où le marché commence à se dire
31:36oulala
31:36si en plus tout ça est financé à crédit
31:39pour des boîtes
31:41qui vont brûler du cash
31:42pendant des années
31:43c'est le cas d'Oracle
31:43en l'occurrence
31:45peut-être que
31:46l'idée de payer
31:48tous les capex
31:49à n'importe quel prix
31:50peut-être que cette idée-là
31:52devient pas forcément la meilleure
31:54alors cette idée effectivement
31:55commence à émerger
31:56il y a une réalité
31:58il y a plein d'événements
32:00en novembre
32:01qui ont justifié
32:02cette respiration
32:03on a eu effectivement
32:04les anticipations de la fête
32:05qui bougeaient
32:05il y a plein de choses
32:06mais l'apparition de cette dette
32:08il y a quand même
32:08oui mais ça c'est quelque chose
32:09de nouveau
32:10c'est-à-dire qu'en gros
32:10on finançait via du cash
32:12énormément
32:13donc personne ne prêtait attention
32:14à ce qui se passait
32:15globalement
32:15ils pouvaient faire ce qu'ils voulaient
32:15c'est leur argent
32:16et là maintenant
32:17on finance via effectivement
32:18de l'argent d'un tiers
32:19en levant effectivement
32:20son marché du crédit
32:22bien évidemment
32:23ce qui va se passer
32:23c'est que 2026
32:24on ne va pas passer
32:26cette année 2026
32:27sans aucun entre guillemets
32:28à coût
32:28on risque d'avoir
32:29un peu plus finalement
32:31des investisseurs
32:32qui seront beaucoup plus regardants
32:33beaucoup plus attentifs
32:34finalement
32:35à cette trajectoire
32:36comment ces CAPEX sont utilisés
32:38est-ce que finalement
32:38ça va générer du revenu
32:39donc on aura un questionnement
32:40beaucoup plus profond
32:41et mécaniquement
32:42et là je rejoins
32:43les propos d'Alexandre
32:44c'est qu'on risque d'avoir
32:45à un moment donné
32:45ce questionnement
32:46qui va être posé
32:47par les marchés obligataires
32:48sur finalement
32:49qu'est-ce que vous faites
32:49de tout cet argent investi
32:51et on pourrait passer
32:51effectivement 2-3 ans
32:52de consolidation
32:53avec une source de range
32:55c'est pas négatif
32:56c'est pas positif
32:56c'est rangey
32:58bon c'est chiant
32:59effectivement
32:59mais on va passer
33:02surtout par cette étape
33:03de respiration
33:03est-ce que les obligataires
33:04rentrent dans le jeu
33:05ça devient
33:05ils disent la vérité
33:06les marchés actions
33:07les valorisations actions
33:08nous baladent
33:09et les taux nous disent la vérité
33:10non mais ça change
33:12la donne
33:13enfin ça change la donne
33:14en tout cas
33:14c'est un changement
33:15structurel
33:16de voir effectivement
33:17les investisseurs crédits
33:19les investisseurs obligataires
33:19entrer dans ce jeu de l'IA
33:21j'imagine Gabriel
33:22tout à fait
33:23et on va avoir besoin d'eux
33:24c'est assez clairement
33:26quand on voit les montants
33:27qui sont engagés
33:28les deals qui sont annoncés
33:29tous les jours
33:30du côté d'OpenAI
33:31du côté de Gemini
33:32du côté de Perplexity
33:34bon c'est
33:35on parle de milliards
33:38et de millions de puces
33:39en l'occurrence
33:40donc des dizaines
33:42voire centaines
33:43de milliards d'investissements
33:44ça nécessite un accès au crédit
33:46qui soit particulièrement fluide
33:48de là à faire le lien
33:49avec ce qui se passe
33:50du côté de la Fed
33:50il n'y a qu'un pas
33:52que je franchis
33:53allègrement
33:54mais
33:54tout ça est stratégique
33:56bien sûr
33:56tout ça rejoint la stratégie
33:58à côté de ça
33:59beaucoup d'effets d'annonce
34:00voyons déjà
34:01comment sont exécutés
34:02les plans
34:02on parle de ceux d'Oracle
34:04mais c'est vrai pour tout le secteur
34:05comment ils sont exécutés
34:06dans les faits
34:07et ce point au rendez-vous
34:08il est là en 2026
34:09quelque part
34:09il n'est pas dans 5 ans
34:10non
34:10il est l'année prochaine
34:12on saura
34:13quelle est la réalité
34:14des commandes
34:15qui sont passées
34:16quelle est la réalité
34:17des livraisons
34:17qui sont effectuées
34:20on a des bottlenecks
34:22et donc des effets
34:22d'entonnoir
34:23de frein
34:24sur ces livraisons
34:25sur cette fabrication
34:26des puces
34:27qui sont à peu près
34:28tous les niveaux
34:29on parle de la mémoire
34:30on parle du stockage
34:31on parle de la mémoire
34:33embarquée directement
34:34dans les puces
34:36donc soyons un petit peu prudents
34:38on va renverser
34:39la charge de la preuve
34:39j'ai l'impression
34:40le doute n'est plus permis
34:42c'était nécessaire
34:42le doute n'est plus permis
34:44c'était nécessaire
34:45et donc c'est plutôt
34:48juste un mot
34:49voyons maintenant
34:51comment ça se transcrit
34:51parce que pour moi
34:522026
34:53au-delà de la réalité
34:54des chiffres
34:54sur ces commandes
34:55dans l'IA
34:55voyons comment ça se transcrit
34:57derrière au niveau
34:58des gains de productivité
35:00ce sera
35:01l'année 2025
35:02qui a été l'année
35:03des annonces dans l'IA
35:042026 sera l'année
35:06de la réalité
35:06du côté des gains de productivité
35:07et comment vous voyez
35:08la conversation de marché
35:09justement
35:10sur qui sera gagnant
35:11qui sera perdant de l'IA
35:12et je mets de côté
35:13les fabricants de puces
35:14si on passe justement
35:16à la dimension
35:17suivante
35:18est-ce que le marché
35:20et on l'a vu
35:21à partir de l'été
35:22le marché s'est polarisé
35:24justement
35:24sur des gagnants
35:25des perdants
35:26IT services
35:26c'est perdant
35:27les médias
35:28c'est perdant
35:29et puis tiens
35:30peut-être que depuis
35:31quelque temps
35:31c'est en train de revenir
35:32on voit un rebond
35:33des capgems
35:34des publicistes
35:35en se disant
35:35peut-être qu'on a exagéré
35:36ça ça va être le jeu
35:38de 2026
35:38et notre conviction
35:39sera que ce jeu
35:40sera payant
35:41en l'occurrence
35:41du côté des utilisateurs
35:43de l'IA
35:43je pense en particulier
35:44à tout le secteur
35:45qu'on appelait anciennement
35:46les SS2i
35:47mais toute la partie
35:48conseil
35:49du côté de la frontée
35:50il y aura des gagnants
35:51dans ces segments-là
35:52du côté des biotech
35:53c'est moins du côté
35:54des puces
35:55des fabricants de pelle
35:56comme on appelait
35:57Nvidia
35:58que du côté
35:59justement des utilisateurs
36:00maintenant qu'on attend
36:01les gains les plus importants
36:02bon match gagnant
36:03perdant de l'IA
36:04ça va être
36:05oui
36:05on n'a pas fini
36:06avec cette thématique
36:08non mais c'est vrai
36:08qu'il y a des choses
36:09parfois un peu
36:09alors moi j'appelle ça
36:10des signaux faibles
36:11alors est-ce que je me focalise
36:12là-dessus
36:13mais il y a eu ce petit épisode
36:14moi je ne sais pas
36:16qui dit la vérité
36:16mais où The Information
36:18aux Etats-Unis
36:18donc un média
36:18quand même plutôt solide
36:19sur la partie tech
36:20a interrogé des insiders
36:22chez Microsoft
36:23et semble-t-il
36:24les objectifs ont été
36:25censément révisés à la baisse
36:26et il y a des arguments
36:27c'est qu'en gros
36:27les clients
36:28apparemment Microsoft
36:30disent on aime bien
36:30les technologies actuelles
36:31on n'est pas encore certain
36:32d'aller là-dessus
36:32le genre de petit doute
36:33voilà
36:33donc Microsoft
36:35c'est le jeu
36:36j'ai envie de dire
36:37sachant qu'on mélange
36:38dans une vision azur
36:39donc on peut
36:40je vais dire
36:40faire ça de manière
36:41un peu globale
36:41mais il n'y a pas que ça
36:42le patron anthropique
36:43récemment
36:44c'est pour ça
36:44qu'il y a eu
36:45c'est anthropique
36:45qui parle de certains acteurs
36:47qui font YOLO
36:48je prends son terme
36:49YOLO c'est un truc
36:50qu'on a vu post-Covid
36:50avec des mêmes stocks
36:51donc entendre des patrons
36:53sérieux comme le patron
36:54anthropique dire ça
36:55et puis Broadcom aussi
36:56c'est très très bon
36:58en termes de résultats
36:59mais la guidance du 2026
37:00a été perçue par certains
37:01et c'est pour ça
37:02que l'action a fait en deux temps
37:03résultat ça monte
37:04et puis la conf call
37:05pour les earnings
37:06ça descend très vite
37:07parce que
37:08comme on disait
37:08il faut
37:09c'est le moment
37:10où les gens veulent voir
37:10maintenant à quelle vitesse
37:11vous allez délivrer
37:11quand on n'a pas de guidance
37:12pour l'année suivante
37:13ou très faible
37:13on n'a pas de visibilité
37:15sur cette façon de délivrer
37:17donc pour moi
37:17c'est des petits signaux faibles
37:18qui à eux seuls
37:19alors on voit que le marché
37:20est très discriminant
37:21il a vendu Broadcom
37:21donc il a pricé le truc
37:24c'est assez sain
37:24ça c'est sain
37:25mais ça veut dire quand même
37:27que nos indices du coup
37:28si vous baissez sur Broadcom
37:29vous baissez sur Nvidia
37:30mais que vous avez Alphabet
37:31et Apple
37:32ben finalement
37:32votre valo global indiciel
37:34reste la même
37:35n'a pas beaucoup changé
37:36bon
37:36c'est quoi le problème
37:37avec l'Europe
37:38Mabrouk
37:39je vous sens
37:39Gabriel et vous
37:40d'ailleurs un peu défiant
37:41vis-à-vis de l'Europe
37:42on a l'habitude
37:43d'être une zone
37:46moins
37:47comment dire
37:48flamboyante
37:48que ce qui se passe
37:49aux Etats-Unis
37:50ou ce qui se passe en Chine
37:51rien de nouveau sous le soleil
37:53mais quand même
37:53ce plan allemand
37:54que j'ai l'impression
37:55que vous l'enterrez
37:56alors que le premier euro
37:57ou le premier Deutsche Mark
37:58n'a même pas encore été
37:59dépensé d'une certaine manière
38:01mais en fait
38:02le problème c'est que
38:02ça fait longtemps
38:03qu'on est dans cette situation
38:04entre guillemets
38:05de
38:06il faut bien qu'on commence un jour
38:08mais d'accord
38:08alors on va essayer d'en sortir
38:09mais très bien
38:10je ne dis pas que le plan allemand
38:11n'aura pas d'effet
38:12je dis qu'on a surestimé
38:13effectivement encore une fois
38:14et encore une fois
38:16ça reboucle exactement
38:17sur la conversation
38:17qui vient d'être tenue à l'instant
38:19c'est le timing
38:20le marché veut voir immédiatement
38:22les résultats sur l'IA
38:23veut voir immédiatement
38:24les résultats sur le plan allemand
38:25non ça prend du temps
38:27le plan allemand
38:28il commence à être déployé
38:29notamment sur des secteurs stratégiques
38:31et qui sont indispensables
38:32pour l'Allemagne
38:32l'énergie
38:33les infras etc
38:34tout ceci
38:36on ne peut pas décréter
38:36que ça va générer
38:37plus 1% de croissance
38:38immédiatement en Allemagne
38:39non
38:39donc le consensus
38:40attend encore une fois
38:41un niveau de croissance en Allemagne
38:42qui est totalement délirant
38:43à mon sens
38:44on est à plus de 1%
38:45l'acquis de croissance
38:46aujourd'hui calculé
38:48maintenant
38:49c'était moins 0,1
38:50donc il va falloir chercher
38:51plus 1%
38:52sachant qu'on est marre de moins 0
38:53les instituts allemands
38:53disent que le 4ème trimestre
38:54peut être bon quand même
38:55strong start
38:56oui strong start
38:57et strong mistake aussi
38:59donc c'est à dire qu'en gros
38:59ils ont l'habitude de se planter
39:00et on est à l'habitude
39:01effectivement de voir
39:02les instituts allemands
39:03ce n'est pas les meilleurs en stats
39:04ils sont meilleurs
39:04la qualité de la statistique allemande
39:06c'est encore à démontrer
39:07il reste même
39:09complètement à démontrer
39:09donc du coup
39:10fondamentalement
39:12on a
39:12beaucoup d'attentes
39:14finalement
39:14sur ce plan allemand
39:15qui à mon avis
39:16va se dérouler
39:17de toutes les manières
39:18mais c'est plus une histoire
39:18peut-être fin 2026
39:20début 2027
39:20pour en voir
39:21les résultats
39:22et donc c'est pour ça
39:23et clairement
39:24ça reboucle un peu
39:26avec la projection
39:26de la BCE
39:27qui voit une accélération
39:29de la croissance
39:29non pas en 2026
39:30mais plutôt en 2027
39:31donc fondamentalement
39:32il y a
39:33plein de choses à faire
39:34sur l'Europe
39:34donc il y a l'Espagne
39:35qui continue
39:36et la particularité
39:37de l'Espagne
39:37et ça ça fait partie
39:39l'Espagne est un ovni
39:40au sein de la zone euro
39:41il y a une demande interne
39:42qui est solide
39:43et c'est quand même curieux
39:45que de voir
39:45dans les économies
39:46sur lesquelles
39:47on aime bien investir
39:48notamment l'Espagne
39:49pour tout un tas
39:50de bonnes raisons
39:51notamment cette demande
39:51interne solide
39:52c'est le même cas de figure
39:53aux Etats-Unis
39:54demande interne solide
39:55en fait tous les pays
39:56toutes les économies
39:57avec une demande interne
39:58qui tire la route
39:59c'est-à-dire
39:59croissance de la consommation
40:01croissance de l'investissement
40:02et bien fondamentalement
40:03ça marche plutôt bien
40:04et bien finalement
40:06dans les autres pays européens
40:07l'Italie
40:07est encore une exception
40:08il n'y a pas de croissance
40:09de la demande interne
40:10donc c'est pour ça
40:11que finalement
40:11je dis que l'Europe
40:13se montre un peu
40:13trop dogmatique
40:14effectivement on a des chiffres
40:15de croissance et d'inflation
40:16qui sont peu ou prou
40:17au niveau de la cible
40:18bon très bien
40:19alors il faudrait voir
40:20effectivement comment
40:20est-ce qu'on fait en France
40:21pour aller chercher
40:212% d'inflation
40:22ça va être très compliqué
40:23mais globalement
40:24on se dit
40:26on est juste à la cible
40:28pourquoi pas finalement
40:29avoir ce soutien monétaire
40:31et on le voit
40:31dans les statistiques
40:32les seuls moments
40:33où les entreprises
40:33ont investi
40:34de manière
40:35entre guillemets
40:35assez conséquente
40:37c'était quand on avait
40:38effectivement
40:39des politiques monétaires
40:40expansionnistes
40:41elles investissent
40:44les boîtes là
40:45l'investissement
40:46tient quand même
40:46aujourd'hui
40:47pas en France
40:48notamment
40:48dans l'IT
40:50dans les logiciels
40:51il y a de l'investissement
40:52il y a des dépenses
40:53d'investissement
40:53l'échelle macroéconomique
40:54encore une fois
40:55mais l'IT
40:56et tout ça
40:56d'accord
40:57c'est un pan de l'économie
40:58mais c'est pas aussi gros
40:59finalement qu'aux Etats-Unis
41:00alors il en faut
41:01le reproche de ne pas investir
41:02dans l'innovation
41:02et on a des dépenses
41:04d'investissement
41:04dans l'IT
41:05qui progressent
41:06ce n'est pas à mon sens
41:07c'est pas là
41:08où il faut en fait
41:08pousser l'investissement
41:10bref
41:11en tout cas
41:11toujours est-il
41:12qu'il nous faut
41:13une politique monétaire
41:14plus accommodante
41:15pour pouvoir
41:16pour vous il y a un
41:17point de blocage
41:18qui est dans les mains
41:19de Francfort
41:20et de la Banque Central
41:21Européenne
41:21et surtout c'est la guidance
41:22qui était désastreuse
41:24à mon sens
41:24il n'y en a pas
41:25non
41:26il se l'aille de Madame Schnabel
41:27il y a quelques semaines
41:27ah oui
41:28mais enfin
41:29tout le monde la connaît
41:30et le marché
41:32prend ce que Isabelle Schnabel
41:33dit
41:34pour ce que Isabelle Schnabel
41:35dit
41:36venant de Isabelle Schnabel
41:37voilà
41:37oui mais bizarrement
41:38les tensions sur les taux
41:39finalement sur la partie longue
41:40de la courbe
41:40elles sont quand même
41:41plus prononcées en Europe
41:42qu'elles ne le sont aux Etats-Unis
41:43donc à un moment donné
41:43il n'y a pas de fumée sans feu
41:45et le Japon
41:46c'est encore pire
41:47non mais ça c'est un autre débat
41:48sur l'Europe
41:49comment on investit en Europe
41:50en 2026 ?
41:51juste pour rejoindre
41:52ce que disait
41:53ce que disait Mabrouk
41:54effectivement
41:54c'est qu'on a une différence
41:56fondamentale entre l'Europe
41:57et les Etats-Unis
41:57c'est à dire que
41:58effectivement
41:59on a de l'investissement privé
42:00en Europe
42:00mais contrairement aux Etats-Unis
42:02l'investissement privé
42:03se fait malgré le politique
42:04l'alignement
42:06semble total
42:07de l'autre côté
42:08de l'Atlantique
42:09en Europe
42:10c'est encore extrêmement compliqué
42:12on parle du plan
42:12d'investissement allemand
42:13bien sûr
42:15on est sur des centaines
42:16de milliards
42:17on a un effet
42:18sur l'industrie
42:19l'entrée des phages
42:20au CAC 40
42:21on est un symptôme
42:22qui est
42:23entreprise
42:25très exposée
42:25à l'Allemagne
42:26qui va bénéficier
42:27entre autres
42:27de ce plan
42:28et qui vient remplacer
42:29Eden Red
42:29une entreprise
42:30qui était très poussée
42:31par les subventions
42:32et les réglementaires
42:33mais à côté de ça
42:34où est l'innovation
42:36où est l'innovation
42:37où est l'accompagnement
42:38justement sur la technologie
42:39sur le spatial
42:40sur la santé
42:41il y a quand même
42:42de l'argent pour ça
42:42l'Allemagne là
42:43ils sont en train
42:44de lever un fonds
42:45de private equity
42:45ils vont faire venir
42:46les investisseurs privés
42:47il y a des initiatives
42:48privées en Allemagne
42:49regardez le fonds
42:50Rearm
42:50Cheapsack
42:51il y a quand même
42:52quelques centaines
42:53de milliards aussi
42:54d'argent public
42:55qui sont là
42:56pour guider aussi
42:58l'investissement privé
42:59il se lance un fonds
43:01par jour
43:02sur le thème
43:02de la souveraineté
43:03en Europe aujourd'hui
43:03peut-être que tous ces fonds
43:05se planteront
43:05j'en sais rien
43:06mais ça veut bien dire
43:07quand même
43:07qu'il y a de l'argent privé
43:08qui est prêt à suivre
43:10ce playbook
43:10l'argent est là
43:12le secteur privé
43:14est prêt
43:14on attend le politique
43:16et la partie politique
43:18quand on regarde
43:19le fonds de défense
43:20regardez
43:20un an et demi
43:21de négociations
43:22qu'est-ce que je dis
43:22pardon
43:23deux ans et demi
43:23de négociations
43:24pour accepter
43:26que dans l'Oedipe
43:26donc le fonds de défense
43:28européen
43:28on puisse financer
43:31sur les fonds européens
43:32du matériel
43:33qui est une partie
43:34de fabrication
43:35aux Etats-Unis
43:36une partie de fabrication
43:37en Israël
43:38en hors d'Europe
43:39donc c'est-à-dire
43:40qu'on a des politiques
43:41aujourd'hui
43:41qui poussent
43:42l'utilisation
43:43de l'argent public
43:44européen
43:44pour aller financer
43:45l'industrie
43:46hors européenne
43:47donc beaucoup de chemin
43:48à parcourir encore
43:49malheureusement
43:50on va y arriver
43:51parce que nécessité fait loi
43:52et que de toute façon
43:53on dérise nos alternatives
43:56Tina
43:57donc on y arrivera
43:59mais ça prend
43:59beaucoup trop de temps
44:01et le délai d'exécution
44:03typiquement sur le rapport Draghi
44:04où on a à peine
44:0620% des mesures
44:07après un an et demi
44:08qui sont mises en place
44:09Draghi est le premier
44:11à s'en plaindre
44:11et à le déplorer
44:1320% de mesures supplémentaires
44:15qui sont en cours
44:16d'implémentation
44:17c'est trop lent
44:17et chaque discours
44:18de Mario Draghi
44:19encore récemment
44:20devant les parlementaires européens
44:21est plus virulent encore
44:22que le précédent
44:23est-ce que ça veut dire
44:24qu'au moins tactiquement
44:25il faut se méfier
44:26par exemple
44:26je ne sais pas
44:27d'un secteur comme la défense
44:28qui a été
44:28un petit secteur en bourse
44:30mais qui a été quand même
44:31un thème très porteur
44:33tout le long de cette année
44:34malheureusement
44:35et encore plus
44:36après le petit dégonflement
44:37qu'on a connu
44:37ces dernières semaines
44:38c'est un secteur
44:39qui a de beaux jours
44:40devant lui
44:41on parle maintenant
44:43d'intégration
44:43on se demandait
44:44est-ce qu'on a mis un prix
44:45trop élevé
44:46trop vite
44:46sur ces sujets-là
44:48ce n'est pas notre avis
44:50et les discussions
44:51qui sont en cours
44:52au niveau de
44:52de KDNS Allemagne
44:54et l'intégration
44:56et justement
44:57de créer un concurrent
44:59à Rheinmetall
44:59qui est majoritairement
45:01détenu par les américains
45:02reste un des symptômes
45:04justement sur le secteur
45:05qui montre
45:05qu'on est sur une tendance
45:06de fond
45:06c'était la fusion
45:07entre Nexter
45:08c'est ça
45:08la boîte française
45:09et une boîte allemande
45:10pour donner effectivement
45:11cette société franco-allemande
45:13qui va rentrer sur le marché
45:14un mot rapide sur l'Europe
45:15il nous reste une minute
45:16Alexandre
45:17l'Europe peut-être
45:18aller aussi un peu
45:19du côté de l'Asie
45:19il y a des effets
45:20que ça peut avoir sur l'Europe
45:20c'est vrai qu'on voit
45:21les datas chinoises
45:22clairement
45:22qui ralentissent à nouveau
45:23et assez sévèrement
45:24sur la partie consommation
45:25notamment
45:25donc la toute la demande intérieure
45:27et puis ce qui m'a paru intéressant
45:28c'est un petit avertissement
45:29des autorités chinoises
45:31elles-mêmes
45:31qui mettent en garde
45:32le secteur auto
45:33en disant
45:33arrêtez votre course
45:34vers le bas
45:35ils appellent ça
45:36un rat race
45:37donc la course des rats
45:38en gros
45:39non seulement
45:39on sait qu'ils sont
45:40très agressifs à l'export
45:41mais même
45:41domestiquement
45:42ils sont entre eux
45:43et c'est un combat à mort
45:44et les autorités disent
45:45ça suffit
45:46et je pense qu'il y a une réalité
45:47derrière
45:47ça veut dire
45:48on ne vend pas à perte
45:49peut-être aussi augmenter un peu
45:50les salaires
45:50pour diminuer un platement intérieur
45:51donc je dirais que
45:52le coup de pouce
45:53qu'on pourrait avoir
45:54à monnaie sur l'Europe
45:54pourrait aussi
45:55on l'a déjà eu vu finalement
45:55quand c'était le cas
45:56les mesures d'il y a à peu près
45:57un an
45:57un an et demi
45:58ça avait lifté un peu l'Europe
45:59donc je pense qu'il y aura
46:00une V2 de ça
46:01dans pas forcément trop longtemps
46:02et c'est peut-être ça
46:04qui donnera à un moment donné
46:04mais l'impulse
46:06et on voit que sur les valeurs chinoises
46:07ça flotte depuis que Trump
46:08a tapé le mois d'octobre
46:09le Hang Seng
46:10il ne bouge plus trop
46:10comme s'il attendait
46:12mais pour l'instant
46:12il a un peu tiré à la baisse
46:13la macro chinoise
46:14elle est quand même à surveiller
46:15il y a aussi des questions immobilières
46:16toujours un peu dans
46:16avec Vankeu etc
46:17donc il y a peut-être
46:18un petit orage encore essoré
46:19donc je vais attendre ça
46:21mais j'aimerais bien
46:21que ça arrive
46:22et je pense que ça va arriver
46:22l'année prochaine
46:23il y aura des signaux de la Chine
46:24certes ciblés
46:25mais je pense qu'il va arriver
46:25un micro mot
46:26en fait le jour
46:27où en Europe
46:28nous saurons défendre
46:29nos intérêts
46:30de manière claire
46:31et vis-à-vis de nos concurrents
46:33là je pense que ce sera
46:34vraiment le réveil de l'Europe
46:34merci beaucoup messieurs
46:36nous resterons sur ces paroles
46:37ce soir
46:38Mabrouk Chétoine
46:39Natix ICM
46:39Gabriel Caraboulade
46:40Neuflis OBC
46:41Alexandre Baradez
46:42IG
46:43Le dernier quart d'heure
46:54de Smartbourg
46:55chaque soir
46:55c'est le quart d'heure
46:56thématique
46:57le thème ce soir
46:58c'est celui de 2026
46:59sur le plan macroéconomique
47:00sur le plan des marchés
47:01nous en parlons
47:02avec Frédéric Ducrozet
47:03qui est avec nous à distance
47:04responsable de la recherche macro
47:06de Pictet Wealth Management
47:07bonsoir et bienvenue Frédéric
47:08merci beaucoup
47:09d'être avec nous
47:10un rapide commentaire
47:12sur la Banque Centrale Europe
47:13parce que je crois que
47:14tout le monde a bien compris
47:14l'idée quand même
47:15qui dominait aujourd'hui
47:16au sein de la BCE
47:17qui se dit toujours
47:18en bonne place
47:19alors même que les projections
47:21ont été relevées
47:22sur le plan de la croissance
47:24mécaniquement également
47:25sur le plan de l'inflation
47:26pour l'an prochain
47:28mais la rhétorique
47:29de Christine Lagarde
47:30n'a pas évolué
47:31depuis plusieurs mois maintenant
47:33la BCE reste en bonne place
47:34malgré ses prévisions économiques
47:36revues à la hausse
47:37Frédéric
47:37il faut comprendre
47:38que la barre reste quand même
47:40assez élevée encore
47:41pour que la Banque Centrale Européenne
47:42envisage de remonter ses taux
47:44Oui et je crois que c'est
47:46la seule leçon
47:48à retenir
47:49de cette dernière
47:50conférence de presse
47:51on termine l'année
47:52dans une bonne situation
47:54au bon endroit
47:54avec la bonne communication
47:56qui n'a pas de raison de changer
47:57malgré des prévisions
47:58qui fluctuent
47:59et en réalité
48:00quand on regarde
48:00le profil des prévisions
48:02de croissance
48:02et d'inflation
48:03des économistes
48:04de la Banque Centrale Européenne
48:05il est tout plat
48:07rien ne bouge
48:08pendant les deux
48:08ou trois prochaines années
48:09peut-être que ce sera le cas
48:11tant mieux
48:12on le souhaite
48:12que les choses
48:13se stabilisent
48:14en tout cas
48:14au niveau de l'inflation
48:15autour de la cible
48:16mais il est plus probable
48:18qu'on aura des surprises
48:19et que le cas échéant
48:20le moment venu
48:21cette communication s'ajuste
48:23et in fine
48:23peut-être aussi
48:24les taux d'intérêt
48:24pour le moment
48:25rien à signaler
48:26et c'est plutôt
48:27une bonne nouvelle
48:27Quel type de surprise
48:28on peut avoir
48:29Frédéric
48:29et j'aimerais bien
48:30avoir votre avis
48:32sur le plan allemand
48:33ce qu'on appelle
48:34le plan allemand aujourd'hui
48:35qui a déclenché
48:36quand même
48:37il faut s'en souvenir
48:37un enthousiasme
48:39important pour ne pas dire plus
48:41en mars dernier
48:42Frédéric
48:42on avait eu l'occasion
48:43d'en discuter
48:44c'est vrai que là
48:45encore dans la partie
48:46des missions précédentes
48:48on discutait
48:49de ce plan allemand
48:49et j'ai déjà l'impression
48:51qu'un certain nombre
48:52d'intervenants de marché
48:53d'économistes
48:54sont par avance
48:55déçus
48:56de ce que l'Allemagne
48:57sera capable de délivrer
48:58sur l'horizon
48:5912-18 mois
49:01devant nous
49:01Vous avez tout très bien dit
49:03pendant cette émission
49:04c'est-à-dire que c'est une question
49:05de perception
49:05et de timing
49:07de temporalité
49:08de séquence
49:08d'un package budgétaire
49:11qui par définition
49:12prend du temps
49:13surtout dans un pays
49:14qui n'a pas exactement
49:15l'habitude
49:16de mettre en place
49:17ce type
49:18de programme
49:20et cette taille
49:22ces montants en jeu
49:23on a appris
49:24par exemple aujourd'hui
49:25quel allait être
49:26l'aspect budgétaire
49:28en termes d'émission
49:29de dette
49:29qui va financer ce plan
49:31même si une partie
49:32est en dehors du bilan
49:33une partie n'est pas
49:34vraiment comptée
49:35c'est beaucoup d'argent
49:36beaucoup de temps
49:37investi
49:38et donc beaucoup aussi
49:39de délai de transmission
49:41jusqu'à l'économie
49:42vous l'avez dit aussi
49:43ça vient de commencer
49:43on a eu les tout premiers chiffres
49:45qui confirment
49:45que l'argent a été
49:46les premiers euros
49:47dépensés en réalité
49:48depuis octobre-novembre
49:50et ça va gagner en puissance
49:51j'ai pas de problème avec ça
49:53si vraiment on veut
49:55peut-être
49:55challenger Isabelle Schnabel
49:57à la Banque Centrale Européenne
49:58ou ceux qui sont peut-être
49:59déjà inquiets
50:00avant même
50:00que cet effet arrive
50:02positif sur l'activité
50:03d'un effet inflationniste
50:04je pense qu'on n'y est pas encore
50:06et qu'on est plutôt
50:07dans une phase aussi
50:08de stabilisation
50:09peut-être même aussi
50:10d'assouplissement
50:11un petit peu
50:11sur le marché du travail
50:12ça dépend des pays
50:13et dans une séquence politique
50:15qui m'inquiète
50:16un tout petit peu
50:16si vraiment là
50:17je recherchais
50:18les risques
50:18pour l'année prochaine
50:19vous l'avez dit
50:21on peut imaginer 2027
50:22et la BCE le fait
50:23comme vraiment
50:24le moment
50:24où cet effet économique
50:26peut-être atteint
50:28son apogée
50:29d'ici là
50:31on aura
50:31quelques événements
50:32notamment en France
50:33et dans d'autres pays
50:34qui peuvent effectivement
50:35dérégler un petit peu
50:37les objectifs politiques
50:38et le marché peut être
50:39très sensible à ça
50:40mais la direction
50:40c'est pas celle
50:41de l'année prochaine
50:42c'est celle des 10, 20
50:44ou 50 prochaines années
50:45et elle me semble
50:46pour le moment
50:47largement validée encore
50:48Oui, le capital politique
50:50est affaibli un peu partout
50:51et y compris en Allemagne
50:53après 9 mois
50:54aux affaires
50:57Frédéric Schmerz
50:58a déjà entamé
50:59semble-t-il
50:59une bonne partie
51:00de son capital politique
51:01Comment vous regardez
51:02la conversation macro
51:042026
51:04pour les Etats-Unis
51:05Frédéric
51:06partant d'un scénario
51:08de rêve
51:08que nous a vendu
51:09Jérôme Powell
51:10la semaine dernière
51:11plus de croissance
51:12moins d'inflation
51:13comment est-ce que
51:14ce rêve
51:15va atterrir
51:16et se confronter
51:17à la réalité
51:17Frédéric
51:18C'est quand même
51:19une année folle
51:20quand on revient
51:21très rapidement en arrière
51:22vous montrez
51:23le graphique
51:24des tarifs douaniers
51:24aux Etats-Unis
51:25à n'importe quel économiste
51:27n'importe quel observateur
51:28non-partisan
51:30il vous dit évidemment
51:31qu'il y a eu
51:31une récession majeure
51:32si ce n'est
51:32une dépression
51:33en 2025
51:34et on en est là
51:35avec
51:35disons 3% de croissance
51:37peut-être en train
51:38de ralentir vers les 2%
51:39mais une croissance
51:40toujours qui tient
51:41un marché du travail
51:42qui a tenu aux Etats-Unis
51:43jusqu'à présent
51:44et une inflation
51:45qui va
51:45peut-être même aller
51:47au-delà
51:47des espoirs de Powell
51:48aujourd'hui
51:49vous en avez évoqué
51:50les limitations
51:51aussi en termes de mesure
51:52on sait qu'il y a
51:53beaucoup de bruit
51:54autour de ces chiffres
51:55d'inflation
51:55mais néanmoins
51:56une inflation
51:56qui est pour le moment
51:57en train de ralentir
51:58plutôt que d'accélérer
51:59il y a une histoire
52:01de productivité
52:02il y a cette histoire
52:03vous en avez parlé aussi
52:04d'adoption
52:04de l'IA
52:05et peut-être
52:06de cette
52:07convergence
52:09du fameux cas
52:10de la K-shaped
52:11économie
52:11avec le consommateur
52:13non pas
52:14les plus riches
52:15mais la classe moyenne
52:16voire en dessous
52:17qui rattrape
52:18peut-être
52:18un aspect budgétaire
52:19en tout cas
52:20c'est notre scénario
52:20qui aide aussi
52:22à la fois
52:23le consommateur
52:23les PME
52:24toute cette partie
52:25du marché
52:25qui a été un petit peu
52:26qui a plus souffert
52:29en tout cas en 2025
52:29que les grandes entreprises
52:31de la tech
52:31tout ça peut s'améliorer
52:33maintenant pareil
52:34comme d'habitude
52:34tout le monde pense
52:35un petit peu la même chose
52:36la Fed aussi
52:36ça ne va pas se passer
52:37comme prévu
52:38on peut parier
52:40on peut en être sûr
52:42d'ores et déjà
52:43le principal risque
52:45est celui de l'inflation
52:46malgré tout
52:46à terme
52:47parce que si
52:48dans une économie
52:49qui tient justement
52:50voire même
52:51qui réaccélère
52:51début d'année prochaine
52:53vous ajoutez
52:54vous injectez
52:54du stimulus monétaire
52:55du stimulus budgétaire
52:57et des gens
52:58qui mélangent
52:59parfois un peu
52:59les genres
52:59sur les institutions
53:00en tout cas
53:02je le dis poliment
53:02des questions
53:03sur la crédibilité
53:04de la Fed
53:05notamment
53:05ça peut quand même
53:06faire moins bon ménage
53:07pour la seconde moitié
53:08de l'année
53:08ça veut dire
53:09que l'histoire
53:10de volatilité
53:12des courbes de taux
53:13de pontification
53:14de quelle est la bonne
53:16prime de terme
53:17et l'histoire
53:18peut-être aussi
53:19de la dépréciation
53:20du débasement
53:21du dollar
53:22ces histoires là
53:23ne sont pas encore
53:24totalement terminées
53:25et refermées
53:25Frédéric
53:26j'ai toujours pensé
53:27qu'il y avait
53:28une part d'exagération
53:29parce qu'il y a
53:30quand même
53:30dans les statuts
53:31de la Fed
53:32aux Etats-Unis
53:32malgré tout
53:33ces fameux
53:34checks and balances
53:35Trump n'est pas
53:37éternel
53:38des gens qui vont
53:39au sein du staff
53:41et dans les autres
53:42institutions américaines
53:43au sein de la rotation
53:44politique aussi
53:45mais même sans ça
53:46voilà
53:47assurer
53:48cette indépendance
53:49des institutions
53:50malgré tout
53:51et un debasement
53:52c'est pas le cas
53:53non plus
53:53historiquement
53:55on parle de quelque chose
53:55de beaucoup plus dramatique
53:56mais néanmoins
53:58c'est une grosse différence
54:00de la Fed
54:01par rapport à d'autres
54:02banques centrales
54:03qui tiennent leur mandat
54:04qui restent
54:05largement indépendantes
54:06de la politique budgétaire
54:08et on verra
54:08il y a des scénarios
54:09par exemple
54:10on ne sait pas encore
54:10qui succédera
54:12à Jérôme Powell
54:12il y a un scénario
54:14qui a une probabilité
54:14toujours non nulle
54:15qui est que
54:16Scott Besant
54:16le président l'a dit
54:18il aimerait que ce soit lui
54:19où là ça commence
54:20vraiment à mélanger
54:21les genres
54:21et puis
54:22cette question
54:23d'absorption de la dette
54:24par ce jeu
54:25du QE
54:26non QE
54:27avec la Fed
54:28qui va acheter
54:29des titres courts
54:30et le trésor
54:31qui va émettre
54:31davantage
54:32sur la partie courbe
54:33de la courbe
54:35des taux
54:35tout ça tient
54:37pour le moment
54:37le marché a toujours raison
54:38on est les premiers
54:39à parler de termes premium
54:40de risque
54:40qui n'est pas
54:41suffisamment
54:41estimé
54:43sous-évalué
54:43aujourd'hui
54:44néanmoins
54:45c'est le taux
54:4610 ans
54:47on est à peine
54:47au-dessus de 4%
54:48et donc
54:49pour le moment
54:50ça tient
54:50le marché estime
54:52qu'aujourd'hui
54:53c'est le bon prix
54:54pour ces taux
54:56américains
54:57globalement
54:58quelles sont un peu
54:59l'idée
54:59ou les idées
55:00directrices
55:01que vous avez
55:01chez PICT
55:02Wealth Management
55:02quand il s'agit
55:03de conduire
55:04des investissements
55:04à travers
55:05les prochains mois
55:06et 2026
55:07sur un terrain
55:08de jeu global
55:08Frédéric
55:10quelles sont les tendances
55:11qu'on a vu en 2025
55:12qui ont encore du vent
55:13dans les voiles
55:13quelles sont les nouvelles
55:15tendances peut-être
55:16qui pourraient apparaître aussi
55:17On a trois grands thèmes
55:19le premier
55:19c'est avec un scénario central
55:21largement positif
55:23et même de réaccélération
55:24des grandes économies
55:25développées au premier semestre
55:27on reste investi
55:29sur les marchés actions
55:29et comme vous l'avez dit
55:31là aussi
55:32il faut peut-être
55:33être davantage
55:34dans les aspects relatifs
55:36garder de l'Europe
55:37garder du Japon
55:38à terme
55:38ou en tout cas
55:39de l'Asie
55:39et des émergents
55:40tout ça n'est pas une surprise
55:41par rapport au consensus
55:42aujourd'hui
55:43mais c'est un jeu relatif
55:44au sein d'une classe d'actifs
55:46les actions
55:47qu'on favorise
55:48toujours largement
55:49deuxièmement
55:50il faut être réel
55:52dans le sens
55:53protéger
55:54le pouvoir d'achat
55:55et faire attention
55:56malgré tout
55:56à une inflation
55:57qui reste élevée
55:58au-dessus de sa cible
55:59et qui peut peut-être même
56:00à un moment
56:01réaccélérer
56:01au cours de l'année
56:03donc les aspects actifs
56:04à duration importante
56:06la partie longue
56:07de la courbe des taux
56:08tout ça
56:08on évite
56:09même si en termes de crédit
56:11il peut y avoir encore
56:11des opportunités
56:12même si les spreads
56:13sont resserrés
56:14et puis le troisième point
56:15c'est que
56:16au-delà de l'aspect réel
56:18mais pas seulement
56:19on peut protéger
56:20aussi des portefeuilles
56:21avec des matières premières
56:23avec encore
56:24des métaux précieux
56:25même à ces niveaux
56:26de valorisation
56:26avec peut-être même
56:28de la protection
56:28qui n'est pas très chère
56:30pour prendre des maturités
56:31un peu au-delà
56:32du printemps prochain
56:34qui nous permettent
56:35peut-être d'arriver
56:36à cette période délicate
56:37où Trump
56:38fera peut-être
56:40quelque chose
56:41pour endiguer
56:42sa chute dans les sondages
56:43et pour essayer
56:43de ne pas perdre
56:45les élections de mi-mandat
56:46donc il y a
56:47à nouveau une logique
56:48à prendre un peu d'assurance
56:49que ça ne paye pas toujours
56:50mais le jour où ça paye
56:51en général
56:52ça paye bien
56:53donc ces trois aspects-là
56:54nous permettent
56:55de construire
56:56des portefeuilles équilibrés
56:57Merci beaucoup Frédéric
56:58merci pour cet éclairage
57:00de quelques minutes
57:01sur les enjeux macro
57:02et les enjeux de marché
57:03devant nous
57:03Frédéric Ducrozet
57:04le responsable
57:05de la recherche macro
57:06de Pictet Wealth Management
57:07qui était avec nous
57:08à distance
57:08dans ce dernier quart d'heure
57:09de Smart Bourse ce soir
57:10Sous-titrage Société Radio-Canada
57:15Sous-titrage Société Radio-Canada
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