- il y a 2 jours
Depuis leur création en février 2019, les Trophées médiaClub'Elles célèbrent les femmes et les hommes engagés pour une meilleure représentation des femmes dans les médias.
Pour sa 8e édition, la cérémonie des Trophées médiaClub'Elles s'est tenue le mercredi 4 février 2026, dans les prestigieux salons de l'Hôtel de Lassay, à l'Assemblée nationale.
L'événement se déroulait sous le haut patronage de Madame Yaël Braun-Pivet, Présidente de l'Assemblée nationale.
Cette édition était présidée par Alexandra Lamy, animée par la journaliste Marjorie Paillon et orchestrée par Florence Sandis, Présidente du médiaClub'Elles.
Pour sa 8e édition, la cérémonie des Trophées médiaClub'Elles s'est tenue le mercredi 4 février 2026, dans les prestigieux salons de l'Hôtel de Lassay, à l'Assemblée nationale.
L'événement se déroulait sous le haut patronage de Madame Yaël Braun-Pivet, Présidente de l'Assemblée nationale.
Cette édition était présidée par Alexandra Lamy, animée par la journaliste Marjorie Paillon et orchestrée par Florence Sandis, Présidente du médiaClub'Elles.
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00:00On a toujours un peu le trac avant, ce qui est normal.
00:02En plus, je ne suis pas très forte en discours.
00:04Vous allez voir, c'est formidable, c'est extrêmement drôle,
00:07c'est touchant, c'est émouvant, c'est incroyable.
00:17Ce soir a lieu la 8e cérémonie des Trophés Média Clubel.
00:24Le Média Clubel, c'est une association de professionnels des médias.
00:28Nous sommes environ 800 femmes et hommes
00:30et nous ouvrons pour plus de parité et d'équité dans nos médias
00:34avec une meilleure représentation des femmes dans les médias.
00:41Ce soir, on va mettre à l'honneur celle qui passe à l'action.
00:47Bienvenue ici, à l'Hôtel de l'Asset, à l'Assemblée nationale
00:50pour la 8e édition des Trophés Média Clubel.
00:59Vous êtes à l'Assemblée nationale.
01:02Dans cette enceinte, nous avons voté tant et tant et tant de lois
01:08pour promouvoir l'égalité entre les genres.
01:10Et donc, nous continuerons, nous, législateurs,
01:14à voter autant de lois qu'il sera nécessaire pour parvenir à l'égalité.
01:19Mais nous devons aussi, chacune dans nos métiers,
01:22chacune dans les espaces qui sont les nôtres,
01:25être nous aussi, encore et toujours, des pionnières.
01:29Je sais que je vais pouvoir compter sur vous,
01:31mais vous savez ce soir, mais vous le saviez déjà,
01:34que vous pourrez compter sur moi.
01:36Merci.
01:39Cette cérémonie a toujours plus de succès.
01:43Paradoxalement, l'époque n'est pas à la fête.
01:46Pour la première fois en 20 ans, le nombre de démocraties est en baisse.
01:50Conjointement, la place des femmes se retrouve à chaque fois menacée, attaquée.
01:56Plus que jamais, il nous semble important de mettre en lumière
01:58les artistes qui proposent des récits différents, plus inclusifs.
02:02La place des femmes dans les médias, en général, augmente,
02:05par exemple, en tant qu'experte sur les plateaux de télévision,
02:08parce qu'il y a beaucoup de vigilance, en particulier du service public.
02:11Mais il n'y a toujours que 14% de femmes à la une des grands quotidiens nationaux,
02:16ce qui est quand même totalement fou.
02:18Côté cinéma, les chiffres du CNC sont alarmants,
02:21puisque nous avons le taux le plus bas de femmes réalisatrices en 2025.
02:25Alors qu'on voit que dans les nominations pour les futurs Césars,
02:28il y a 43% de femmes,
02:30ce qui prouve, s'il le fallait, qu'elles sont au moins aussi douées
02:33que leurs chers homologues masculins.
02:35En tant que femmes, c'est difficile de se retrouver totalement
02:39dans le terme frères ou fraternité.
02:42Alors j'ai toujours rêvé de voir écrit sur le fronton
02:45de cette maison du peuple,
02:48Liberté, Égalité, Adelphité.
02:50On y va, on se lève tous ?
02:52Un, deux,
02:57Liberté, Égalité, Adelphité.
03:00Merci du point de vue.
03:02Elle a marqué l'histoire de la télévision,
03:05elle est rentrée dans le cœur de tous les Français.
03:08C'est surtout une femme délicieuse,
03:11directe, généreuse,
03:13joyeuse.
03:14Je vous prie de faire un tonnerre d'applaudissements
03:16pour Alexandra Lamy.
03:20On me demande souvent de parler de mon engagement.
03:23Eh bien moi, je crois à l'engagement
03:25que c'est d'abord et avant tout l'empathie.
03:28Les médias sont essentiels.
03:30Ils traversent les frontières.
03:32Ils nous permettent de savoir ce qui se passe ailleurs que chez nous.
03:36Et si ces images nous parviennent,
03:38c'est parce qu'il y a des journalistes,
03:40des autrices,
03:42des réalisatrices,
03:43ici aussi,
03:44qui relaient,
03:46qui enquêtent,
03:47qui traduisent,
03:48qui racontent,
03:49à la radio,
03:50dans la presse,
03:51au cinéma,
03:52sur les réseaux.
03:53Sans vous, on ne serait pas.
03:55Sans ces récits,
03:56on ne serait pas touchés.
03:58Et sans être touchés,
04:00on ne s'engagerait pas.
04:02Au fond, les médias, c'est ça.
04:04Ce qui nous relie les uns aux autres.
04:05Même à des milliers de kilomètres.
04:08Alors, merci pour ces voix.
04:10Merci pour ces récits.
04:12Merci de nous rendre,
04:14simplement,
04:15plus humains,
04:16plus humaines.
04:17Je vous souhaite à toutes,
04:19et à tous,
04:20une très belle cérémonie.
04:21Merci beaucoup.
04:26Ce soir,
04:27on est en train de parler.
04:29On va peut-être même rire,
04:31à gorge déployée.
04:32Mais si on était à Kaboul,
04:34ça nous serait tout simplement
04:35interdit.
04:36Parce que depuis le retour
04:37au pouvoir des talibans,
04:38les femmes afghanes
04:39se sont réduites au silence.
04:41Alors, le média Bégom
04:43a pris le satellite
04:44comme porte-voix.
04:45C'est une radio,
04:46c'est une télévision,
04:47c'est aussi une plateforme
04:49éducative et en collectif.
04:51Je suis vraiment très heureuse
04:52de pouvoir remettre le prix
04:55de l'engagement
04:56à madame Amida Amman.
04:59Bravo à vous.
05:01Amida Amman,
05:02c'est une personne extraordinaire,
05:04afghane,
05:05qui a créé Radio Bégom et Bégom TV
05:07à destination des femmes
05:09pour remplacer l'école,
05:11puisque à partir de la quatrième,
05:12les filles n'ont plus école,
05:13de la quatrième à la terminale.
05:15Donc, c'est des contenus éducatifs.
05:16Dans votre pays,
05:17en Afghanistan,
05:19les femmes sont devenues des ombres
05:21sur leur propre terre.
05:23Le simple fait d'être une femme
05:24est devenu un crime d'État.
05:26Toutes ces libertés,
05:28toutes ces dignités
05:29leur ont été ôtées.
05:31Cher Amida,
05:32vous avez rallumé le son
05:34avec Radio Bégom,
05:36Bégom TV,
05:38Bégom pour princesse.
05:41Une radio, une télévision,
05:42un média fait par les femmes
05:44et pour les femmes.
05:45Et c'est pour toutes
05:46les princesses d'Afghanistan
05:47que vous avez travaillé,
05:49œuvré,
05:50diffusé des programmes
05:51à la radio
05:52quand le monde extérieur
05:53leur était coupé.
05:54Nous sommes à vos côtés,
05:56vous n'êtes pas seules,
05:56elles ne sont pas seules.
05:58Alors, bravo à vous
05:59et surtout,
06:00continuez cet engagement
06:01parce que, malheureusement,
06:03elles ont tellement besoin de vous.
06:05C'est un honneur immense
06:07et il n'est pas seulement le mien,
06:09ce n'est pas seulement pour moi,
06:10il est pour toutes les femmes afghanes.
06:12Être une femme en Afghanistan,
06:14c'est ne plus avoir le droit
06:15de travailler,
06:17ne plus avoir le droit
06:17d'étudier,
06:19ne plus avoir le droit
06:20de sortir librement,
06:21ça tout simplement
06:22ne plus existait.
06:23Quand nous avons créé
06:24Radio Bégom
06:25et ensuite Bégom TV,
06:27ce n'était pas juste
06:28un projet média,
06:29c'était un acte de résistance.
06:31Nous avons décidé
06:32qu'aussi les portes
06:33des écoles fermaient,
06:35nous passerons par les ondes.
06:37Avec notre télé Bégom
06:39et Radio Bégom,
06:40nous essayons d'apporter
06:42l'éducation,
06:43de l'espoir
06:44et du soutien.
06:45Il y a toujours
06:46une lueur d'espoir,
06:47c'est pour ça
06:48que nous continuons le combat,
06:49c'est pour ça
06:50que nous ne voulons rien lâcher.
06:51Je me sens le devoir
06:52de faire quelque chose.
06:53Je crois que c'est essentiel
06:54parce que
06:56c'est une urgence.
06:58Les médias,
06:59en fait,
06:59c'est vital,
07:01notamment quand on est enfermé,
07:02quand on est réduit au silence,
07:05presque à l'esclavagisme,
07:06c'est tellement important
07:08de souligner leur travail.
07:10On va reprendre
07:11le décompte
07:12de nos catégories
07:13avec le trophée d'honneur.
07:16Dans ses textes,
07:17dans ses chansons,
07:18dans ses prises de parole
07:19ou même dans ses prises
07:20de position,
07:21dans ses coups de cœur
07:22comme dans ses coups de gueule,
07:23elle a toujours été
07:24aux côtés des femmes.
07:26Quand j'ai eu la chance
07:27de te recevoir
07:28sur le Média, mesdames,
07:29j'ai fait la liste
07:30de ce que l'IO
07:31a mis et porté
07:33sur la table.
07:35L'exil,
07:37le viol,
07:38la violence,
07:40la solitude,
07:41le courage,
07:43la joie,
07:44les mères célibataires,
07:46le féminicide,
07:47le patriarcat,
07:49la colère,
07:50les cheveux blancs,
07:52l'agisme,
07:53la masturbation
07:54et la perte d'un enfant.
07:56Et tous ces sujets,
07:57elle les a portés,
07:59ses yeux plantés
08:00dans les nôtres.
08:12Elle porte des paillettes,
08:13du rose,
08:14du vert,
08:15du bleu,
08:15des étoiles
08:15et souvent du rouge à lèvres.
08:18L'IO.
08:28Moi, je ne suis pas du tout
08:29fière de mes actions.
08:31Je n'ai jamais fait
08:33de travail remarquable.
08:35Je suis peut-être courageuse.
08:37Ça, oui,
08:39parce que je suis révoltée
08:41quand je vois des choses
08:43qui sont absolument injustes.
08:45Je voudrais vous remercier
08:47vraiment beaucoup.
08:48Merci, Maïté Maïté Maïté.
09:01Merci beaucoup.
09:05Merci, c'est, je pense,
09:08le plus beau mot
09:10qu'on puisse se dire.
09:13Je le crois vraiment.
09:16Moi, je ne trouve pas du tout
09:18que je mérite un quelconque prix.
09:20Au final, moi, je suis,
09:22je dirais,
09:23une belle opportuniste
09:24où, waouh, ça, ça va vous gêner.
09:26Je dirais
09:27que le moment opportun,
09:29je ne le loupe pas.
09:31Ça veut dire
09:32quand il y a un micro,
09:33j'ouvre ma gueule.
09:40Et je pense que
09:43tout étant une question
09:45de point de vue,
09:47on ouvre trop sa gueule
09:48que par rapport à ceux
09:50qui ne l'ouvrent pas assez,
09:52pas au bon endroit
09:54et pas pour crier les injustices
09:57parce que ça bouge lentement,
10:01trop lentement.
10:02Mais je pense les femmes
10:05capables de toutes les révolutions
10:07parce que si elles ont résisté
10:09depuis 6 000 ans au patriarcat,
10:13alors elles peuvent changer le monde.
10:15Et c'est ce que je voudrais.
10:17Le monde le mérite.
10:19Merci beaucoup.
10:20Merci à vous toutes.
10:21Et merci à tous les hommes
10:23de bonne volonté.
10:25Merci beaucoup.
10:26Tant que je suis vivante,
10:28je reste patiente,
10:29je reste à l'affût.
10:30Je veux encore faire,
10:32je veux encore être là,
10:34tout ce que je peux.
10:35Je serai un témoin
10:37et je le dirai.
10:42Troisième catégorie de S'est Trouver
10:43parce que je sais que vous savez compter,
10:44c'est le trophée de l'audace.
10:46Eh bien, figurez-vous
10:47qu'elle a choisi
10:48le courage en forfait illimité.
10:50Une entrepreneur-hurpère,
10:52même Rihanna
10:53ne veut pas résister
10:54à ses conversations
10:55à talons rompus.
10:56Alors aujourd'hui,
10:57je suis très, très heureuse
10:59de remettre un prix
11:01à une icône générationnelle.
11:03Bah oui, parce que c'est ça.
11:04Et elle n'a pas suivi de plan,
11:05elle a inventé son modèle.
11:07Tu as bâti tes médias
11:08en tâtonnant,
11:09en restant authentique
11:10malgré les commentaires,
11:12les critiques,
11:12les ovations,
11:13les insultes.
11:14Et à un âge aussi jeune,
11:16c'est déjà un exploit
11:17et une source d'inspiration
11:18sans commune mesure
11:19pour toutes les adolescentes
11:21qui se construisent.
11:22Léna Situation,
11:23on ne la présente plus.
11:24Elle est devenue une icône,
11:26une icône de mode,
11:26une icône pour beaucoup
11:28de jeunes femmes.
11:28Et c'est ça qui nous intéresse aussi,
11:31c'est de voir ces jeunes femmes
11:32qui sont complètement actrices
11:33de leur destin
11:35et qui prennent le contrôle
11:36de leur récit
11:37et qui sont très, très fortes.
11:39Moi, tout ce que je voulais,
11:41c'était de raconter des histoires.
11:43Et je n'avais pas grand-chose
11:44à raconter,
11:45alors j'ai commencé à raconter
11:46ma vie et celle de mes amis
11:48et celle de ma famille
11:49et puis celle de mes abonnés.
11:52au fil du temps.
11:53Et en fait,
11:53Internet m'a offert
11:54ce luxe immense,
11:56c'est le droit d'essayer.
11:58C'était il y a dix ans.
11:59Et je trouve que c'est
12:00un petit peu étrange
12:01de se célébrer
12:02quand le monde traverse
12:04des moments si lourds.
12:05Alors j'essaye de trouver
12:06un petit peu de sens
12:07à tout ça.
12:08Et si je pouvais trouver
12:09un sens au prix de l'audace,
12:12ce serait de dire
12:13aux jeunes femmes
12:13qui me suivent
12:14qu'elles peuvent prendre
12:15de la place,
12:16que vous n'avez pas besoin
12:17qu'on vous en donne
12:18la permission,
12:19que votre audace
12:19n'est ni trop grande,
12:21ni déplacée,
12:22au contraire
12:23qu'elle est nécessaire.
12:24Donc voilà,
12:25merci pour ces dix dernières années.
12:27Merci de m'avoir
12:28laissé essayer,
12:29de m'avoir laissé tromper
12:31et surtout
12:31de me voir grandir.
12:33Merci beaucoup.
12:43On dit souvent que les médias
12:44sont le miroir de la société.
12:46Je crois que ça n'est pas
12:47tout à fait exact.
12:48Parce qu'un miroir
12:49ne choisit pas ce qu'il reflète.
12:51Les médias, si.
12:52La culture et les médias
12:53ne se contentent pas d'informer.
12:55Ils programment
12:56l'imaginaire collectif
12:58et ce que l'on programme
12:59finit toujours
12:59par s'imposer comme un récit.
13:02La parité,
13:03dit-on parfois,
13:03serait une contrainte,
13:05un effort insurmontable.
13:07Nous l'avons vu récemment
13:08sur la loi sur la parité
13:09dans les communes
13:09de moins de 1000 habitants.
13:11Presque une entorse
13:12faite au mérite.
13:13La parité n'est pas une faveur.
13:15Elle n'est pas une faveur
13:16accordée aux femmes.
13:17Elle est un rattrapage
13:18fait à la réalité.
13:21Alors non,
13:22l'égalité n'est pas
13:22une mode ou une lubie.
13:24C'est un travail de fond,
13:26exigeant
13:26et qui élargit le monde.
13:28Alors merci,
13:29merci aux médias globales
13:30de le faire avec engagement,
13:31avec humour,
13:33avec émotion,
13:34car oui,
13:34on peut faire avancer
13:35les représentations
13:36sans jamais perdre la joie.
13:38Et bravo évidemment
13:39aux lauréates
13:40et aux lauréats
13:41puisqu'il y a le trophée
13:42de l'homme féministe
13:44parce que justement,
13:45l'égalité,
13:45ce n'est pas un club fermé,
13:47encore moins une guerre,
13:48mais c'est un combat
13:49et un combat
13:50qu'on doit mener ensemble.
13:52Merci infiniment
13:53Aurore Berger.
13:55Cette fois-ci,
13:56on va remettre
13:57le trophée de l'impact
13:58parce que les réalisatrices
14:00de documentaires
14:00changent la donne.
14:02Ce que mes documentaires
14:03ont apporté,
14:03je pense,
14:04c'est de donner une voix
14:05à celles qui n'en ont plus,
14:07soit parce qu'elles sont mortes
14:08ou soit parce qu'elles ont peur.
14:10Karine,
14:10tu es une femme engagée.
14:11Tu as fait quand même
14:12trois documentaires
14:13l'année dernière
14:14sur le sujet des femmes.
14:16Le ton des femmes
14:18pour France 2,
14:19Je vais te tuer
14:19pour Arte,
14:21de rockstar à tueur,
14:23le cas Quentin
14:23pour Netflix.
14:24La coréalisation du Netflix
14:26sur Robert-Ranquantard
14:27a permis la réouverture
14:28de l'enquête
14:29pour violences sur conjoint
14:30concernant la mort
14:31de Christina Raddy
14:32et j'espère que le contrôle coercitif
14:34rentrera dans la loi bientôt
14:35suite au documentaire
14:37Je vais te tuer.
14:39Donc, bravo,
14:40tu les mérites pleinement
14:41ce trophée.
14:42En plus,
14:43on peut dire que tu as
14:44créé le collectif
14:46des femmes réalisatrices
14:47de documentaires
14:48cette année aussi
14:49et tu es aussi
14:50responsable de l'égalité
14:51femmes-hommes
14:52à la SCAM.
14:52Donc, pour toutes ces raisons,
14:54je peux vous dire
14:54que c'est une femme
14:55d'impact
14:56qui agit beaucoup
14:57pour l'égalité
14:58femmes-hommes.
14:58Vous pouvez l'applaudir.
15:02Et on est beaucoup, Karine,
15:04à partager tes combats.
15:05C'est une lutte
15:07depuis longtemps.
15:08Moi, je voudrais
15:09m'adresser aux hommes,
15:10dire que c'est à eux
15:11maintenant de faire baisser
15:12le niveau de violence
15:13de leurs congénères.
15:14C'est à eux d'intervenir
15:15quand ils voient
15:16un acte de violence,
15:17à eux de signaler,
15:18à eux de s'interposer,
15:19à eux d'agir.
15:27Avec plusieurs récompenses
15:30à Cannes
15:30et sept nominations
15:31au César,
15:32c'est littéralement
15:33plus un coup de cœur,
15:34c'est un coup de foudre.
15:35Quand l'écriture
15:36de Fatima Das
15:37rencontre la caméra
15:38d'Astia Herzi,
15:39ça donne
15:40La Petite Dernière,
15:41un portrait matiné
15:42d'injonctions contradictoires
15:44et surtout
15:45un bouillonnement
15:45de sentiments.
15:46La Petite Dernière
15:47est un immense film
15:49d'apprentissage
15:50et de liberté.
15:51En lisant le livre
15:52de Fatima Das,
15:53Aftia Herzi
15:54a immédiatement
15:55voulu donner à voir
15:55ce personnage
15:56qui n'existait pas
15:57au cinéma,
15:58une jeune femme
15:59de banlieue,
16:00lesbienne et musulmane.
16:01Son film est un tendre
16:03et furieux rappel
16:04que nous devons toutes
16:05choisir nos identités,
16:07qu'elles ne doivent pas
16:08nous être imposées,
16:09qu'elles doivent résulter
16:10de notre désir profond
16:11d'être au monde.
16:12Par rapport à l'homosexualité
16:15que je traite
16:16dans La Petite Dernière.
16:18Non, j'ai essayé
16:19en tout cas
16:19d'être le plus sincère possible
16:21et surtout,
16:21avant tout,
16:22de ne pas bloquer
16:25sur sa sexualité.
16:26J'ai vraiment,
16:28avant tout,
16:30voulu raconter
16:31le parcours
16:31de cette jeune femme
16:32et peu importe
16:34sa sexualité.
16:36Merci,
16:36lui disent quantité
16:37de spectateurs
16:38et spectatrices
16:39à la sortie
16:39des avant-premières.
16:40Je l'ai lu
16:41dans Les Inoccupibles.
16:42Des jeunes gens
16:43queers,
16:43des pères de famille,
16:44des femmes voilées
16:45et bien d'autres,
16:46à mon tour,
16:48à notre tour ce soir
16:49de lui dire
16:49merci
16:50et bravo
16:51à Thierry.
16:56Déjà,
16:57merci pour cette
16:58très belle soirée
16:59riche en émotions.
17:01Il y a eu
17:01beaucoup de femmes
17:01sur le projet,
17:03quelques hommes,
17:04mais ça a été
17:05essentiellement
17:06un film de femmes.
17:07Pour l'instant,
17:07je ne suis pas trop
17:08inspirée par les personnages
17:09masculins,
17:10mais peut-être
17:11que ça viendra.
17:12Je remercie
17:13toutes les femmes
17:14que j'ai pu croiser
17:14sur mon chemin aussi.
17:16Ce serait compliqué
17:16de monter un film
17:19pour une femme.
17:19C'est plus compliqué
17:20de monter un film
17:20pour une femme
17:21que pour un homme.
17:22On le constate aussi
17:23avec les écarts
17:24de salaire
17:26et plein d'autres choses,
17:28mais ça change.
17:34Je me suis dit
17:34que j'allais profiter
17:35de ce micro
17:35pour remercier
17:37les femmes
17:38qui ont combattu hier.
17:40Je me suis dit
17:41qu'on allait profiter
17:41de ce moment
17:41pour les remercier
17:43parce que leur combat d'hier,
17:44ce sont nos droits
17:45d'aujourd'hui.
17:46Le droit de voter,
17:47évidemment,
17:47le droit de travailler,
17:48le droit de monter
17:48des sociétés,
17:49le droit d'avoir des droits
17:50sur nos enfants
17:51et depuis récemment,
17:52le droit de dire non
17:53aux devoirs conjugales.
17:54Il était temps.
17:57Une grosse victoire.
18:00Ou est-ce que vous vous rendez compte
18:01que Polytechnique
18:01a été ouverte en femmes
18:02en 1972 ?
18:05Parmi elles,
18:06nous avons Anne Chopinet
18:08qui finit
18:09major de promo.
18:12Bim !
18:12Direct.
18:16Est-ce que vous imaginez
18:17le défilé
18:19de l'Ix
18:20sur les Champs-Elysées
18:21avec en tête
18:22de gondole
18:23une femme,
18:24Anne Chopinet,
18:25porte-drapeau,
18:26tétons au vent
18:27avec derrière
18:28tous les autres connards
18:29l'épée en berne
18:32qui regarde ça
18:33désespéré
18:33sur le côté.
18:34Tous les directeurs
18:35des grandes écoles
18:35qui voyaient en défiler
18:36une femme en tête
18:37« C'est pas possible,
18:38faut pas ouvrir
18:39les écoles aux femmes !
18:40Faut pas !
18:41Regardez,
18:41elles sont moins connes
18:42qu'on croyait ! »
18:45« Rodrigue,
18:45as-tu du cœur ? »
18:47Dans ce verre,
18:48en fait,
18:49pour les gens
18:49qui ne le savent pas,
18:50ce que demande
18:52Don Diègue à son fils,
18:53c'est « Rodrigue,
18:54as-tu du courage ? »
18:54parce qu'à l'époque
18:55de Corneille,
18:56le courage
18:57se situait dans le cœur
18:59et je ne sais pas comment
19:01ni par quel miracle
19:03le courage
19:05est passé
19:05de cet organe
19:07sublime
19:08et le chantre
19:10du courage
19:10est désormais
19:11descendu
19:12dans ces deux
19:14petites boulettes
19:16fripées,
19:17moches,
19:18pendouillantes
19:19que à peine
19:21tu mets
19:21une petite pichenette,
19:23son propriétaire
19:24se retrouve sur le dos,
19:25sur la carapace
19:27et on nous dit
19:28que c'est là
19:28que se trouve
19:29le courage ?
19:31Sérieusement ?
19:32Mais que s'est-il passé ?
19:38Nous n'avons pas
19:38de couilles,
19:39certes,
19:39mesdames,
19:39mais ce n'est pas grave
19:40car nous avons du cœur,
19:42car nous avons du courage.
19:43Ce qui est sûr,
19:43c'est comme celles
19:44qui se sont battues
19:45et qui nous ont offert
19:46nos droits aujourd'hui,
19:47nos combats d'aujourd'hui
19:48seront les droits
19:49des filles de demain.
19:50Alors,
19:51merci pour ça.
19:52Merci.
19:52Bravo !
19:56Évidemment,
19:56on va remettre
19:57ce trophée
19:58de l'homme féministe.
19:59La parité,
20:00la lutte contre
20:01les violentes faites aux femmes,
20:03la mise en lumière
20:03de ces combats nécessaires,
20:05il y en a qui en parlent,
20:06mais il y en a d'autres
20:07qui le font.
20:08Et parfois,
20:09sans hausser le ton,
20:10juste en programmant
20:12ou en finançant
20:13des contenus,
20:14des œuvres,
20:14des fictions
20:15qui portent ces constats
20:16et aussi des solutions.
20:18Je crois, Manuel,
20:19que pour accepter ce prix,
20:21il faut simplement se dire
20:22qu'il est avant tout
20:23un remerciement
20:24pour que nous soyons
20:25plus nombreux
20:26à prendre ce train-là,
20:28ce train de la justice.
20:29C'est un vrai homme féministe,
20:31Alex Lutz,
20:31et il ose dire
20:32qu'il est féministe,
20:33et ça,
20:34c'est tellement,
20:34tellement rare
20:35chez les hommes.
20:36Et j'aimerais
20:36que ça soit de la graine
20:38pour beaucoup d'autres.
20:40Mais ce prix,
20:41vraiment,
20:41en toute humilité,
20:42il est collectif.
20:43Vous honorez,
20:44vous le savez,
20:45certainement toutes et tous,
20:47un travail d'équipe.
20:48À France Télé,
20:49là où je suis,
20:50j'aurais pu vraiment
20:51ne rien faire
20:52s'il n'y avait pas eu
20:53ma présidente
20:55qui est ici,
20:56Delphine Arnotkinci,
20:57Stéphane Sidbon-Gomez,
20:59le directeur des antennes
21:00et des programmes,
21:01et mes collègues.
21:02Ce que nous faisons
21:03à France Télé,
21:03ce n'est pas du féminisme,
21:04c'est juste
21:05ce qu'on pense être normal.
21:07À France Télé,
21:08vous savez,
21:09il y a plus d'expertes
21:09dans les émissions,
21:10il y a plus de réalisatrices
21:11dans les fictions.
21:12Et pour ce qui me concerne,
21:15aujourd'hui,
21:15il y a plus d'autrices
21:16réalisatrices
21:17aux commandes
21:17des films qu'on coproduit.
21:19Cette parité dans le cinéma,
21:21cette mixité des points de vue,
21:23c'est un enjeu culturel.
21:24Et ça,
21:25c'est le rôle qu'on a
21:25quand on est un diffuseur.
21:27On part de très, très loin
21:28pour rééquilibrer
21:31la position des femmes
21:32par rapport à celle des hommes.
21:34Et le documentaire,
21:35la fiction,
21:36le cinéma,
21:37ce sont des endroits
21:38où on peut changer les regards.
21:42Et changer les regards,
21:43c'est pas simplement
21:44de savoir qui réalise,
21:46c'est aussi
21:46quels sont les types d'histoires,
21:48les types de rôle modèle,
21:50les récits
21:50que l'on met en scène.
21:52Le cinéma français,
21:53c'est d'abord
21:53des comédies dramatiques
21:54d'hommes
21:55qui racontent des histoires d'hommes.
21:56Et moins en France
21:58parce qu'on n'a pas d'argent,
21:59mais dans le cinéma américain
22:00qui sauve le monde
22:01à la fin.
22:04C'est juste pas normal.
22:05Je pense qu'on est
22:06quelques-uns
22:08à ne pas aimer
22:09le mode
22:11dominant
22:11d'expression des hommes.
22:12Et ensuite,
22:13il y a le ressort
22:14de l'empathie.
22:15Quand on arrive,
22:17je pense,
22:17à s'identifier
22:18à des situations
22:20injustes,
22:21on devient
22:21de plus en plus
22:23aiguisé
22:23sur ces sujets-là.
22:24Et c'est un chemin,
22:25une fois qu'on l'a pris,
22:25je pense qu'on s'arrête pas.
22:27Ce soir,
22:27on va mettre un thème
22:28surtout à l'honneur
22:29avec cette révélation,
22:30la santé mentale.
22:32Grande cause nationale
22:33en 2025,
22:33elle est encore en 2026.
22:35Et c'est surtout
22:36une réalité au quotidien
22:37pour notre lauréate
22:38et ce depuis ses 13 ans.
22:40Miela Bitbol
22:40a décidé de passer
22:41à l'action
22:42avec ses contenus
22:43sur les réseaux sociaux,
22:44mais aussi avec une application
22:46pour créer du lien,
22:47Link.
22:48L'objectif,
22:49il est très simple,
22:49c'est de ne plus laisser
22:50les jeunes seuls
22:52face à leurs troubles anxieux.
22:53Et figurez-vous
22:54que ça marche.
22:55Bonsoir.
22:57Tu fais partie
22:58de cette génération
22:59qui n'attend pas
22:59que les grandes personnes
23:00sauvent le monde,
23:01tu le fais toi-même.
23:04Tu es suivie
23:05par plus de 3 millions
23:06de personnes
23:06sur les réseaux sociaux,
23:08tu n'avais pas encore
23:09atteint la majorité,
23:11c'était il y a un an et demi,
23:13que tu avais déjà
23:13cofondé l'application Link
23:15dédiée à la santé mentale
23:17des jeunes.
23:18Et là, Miel,
23:18tu as dit que ton ambition,
23:19c'était de construire
23:20un pont
23:21entre deux générations,
23:23entre les adultes
23:25et les jeunes
23:26qui ne communiquent pas
23:27toujours très bien
23:28entre eux.
23:28Tu as souffert, Miel,
23:31mais tu as tout
23:33transcendé.
23:35Applaudissements
23:43C'est un immense honneur
23:49pour moi d'être ici ce soir
23:50et d'avoir été nommée lauréate
23:52par le Média Club L.
23:54Link n'est pas qu'un projet,
23:55c'est une histoire de vie.
23:57C'est une histoire née
23:57de l'urgence,
23:58de la douleur,
23:59mais surtout de l'espoir.
24:01Un projet porté
24:02par un engagement profond,
24:03sincère
24:04et par une seule ambition,
24:05donner du sens
24:06et protéger les jeunes.
24:08La prévention
24:09est aujourd'hui la clé.
24:11Oui, il faut former
24:11davantage de professionnels,
24:13oui, il faut ouvrir
24:13des lits à l'hôpital,
24:14mais surtout,
24:15posons-nous la vraie question,
24:17comment faire
24:17pour qu'il y ait
24:18moins de jeunes malades ?
24:19Moins de jeunes
24:20qui arrivent au point de rupture ?
24:22Comment faire
24:22pour que les jeunes
24:23aillent juste bien ?
24:25Notre rôle est là,
24:26apprendre aux jeunes
24:27à prendre soin d'eux
24:28quand ça va.
24:29La santé mentale
24:30des jeunes
24:30n'est pas un sujet secondaire,
24:32c'est une priorité nationale.
24:34Parce qu'une jeunesse
24:35en souffrance,
24:36c'est un pays en souffrance.
24:37Merci beaucoup.
24:40Applaudissements
24:54Si chacun s'engage
24:55à son niveau,
24:56à son échelle
24:57et avec ce qu'il peut donner,
24:58on peut faire de grandes choses.
24:59J'espère que vous avez passé
25:00un bon moment.
25:01En tout cas,
25:02je vous remercie vraiment
25:02tous d'être là.
25:03C'est beau,
25:04c'est beau qu'on célèbre
25:05les femmes,
25:07c'est mouvant.
25:08Je pense que les femmes,
25:10ce qui est bien aujourd'hui,
25:10c'est qu'elles n'ont plus peur,
25:12en tout cas,
25:12de pouvoir prendre la parole,
25:14de s'afficher.
25:15Je trouve que c'est formidable
25:16d'avoir des propositions fortes,
25:19comme celles de Florence,
25:20que c'est formidable
25:22qu'une association
25:23comme Média Club,
25:25elle existe.
25:26On a besoin d'être ensemble,
25:28mais tellement.
25:29Moi, je crois vraiment
25:30que les femmes,
25:32quand elles auront appris
25:33à ne plus être rivales
25:35entre elles
25:36et à vraiment se soutenir,
25:37elles feront
25:38les plus grandes choses au monde.
25:40J'y crois.
25:41Elles ont encore besoin
25:41de tout ça.
25:42Dès qu'on se tiendra
25:43vraiment les coudes,
25:45on va faire des merveilles.
25:47J'y crois.
25:48Il faut le tenter.
25:51Reconnaissons-nous les femmes,
25:54parlons-nous,
25:57regardons-nous,
25:59ensemble,
26:00on nous offrime les femmes,
26:03ensemble,
26:05révolterons-nous.
26:07Debout,
26:09mes sœurs de peine,
26:12et brisons
26:13toutes nos chaînes.
26:16Debout,
26:17Debout,
26:18Debout,
26:20Debout,
26:21Debout,
26:23Debout,
26:24Debout.
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