- il y a 2 jours
Un déjeuner partagé avec le député des Vosges Christophe Naegelen pour parler des exploitations agricoles qui ouvrent. Sur le plateau de Saclay dans l'Essonne, on comptait 13 fermes en 2008, aujourd'hui, il y en a 27 ! Leur nombre a doublé grâce à une loi qui a permis de stopper l'urbanisation croissante sur ces terres où se sont implantées de grandes écoles comme HEC. Le plateau de Saclay c'est 4 800 hectares de nature protégée dont 2 300 agricoles. Comment garder un équilibre entre production, biodiversité, continuités écologiques et infrastructures ?
Focus également sur une ferme auberge dans les Vosges où les produits de la ferme, cochons et boeufs se retrouvent cuisinés directement dans les assiettes grâce au savoir-faire de ses propriétaires.
Valérie Brochard et Jean-Pierre Montanay partagent un repas avec une personnalité : politiques, chefs cuisiniers, artistes.... L'occasion d'aborder un thème d'actualité, autour de reportages et d'un menu élaboré avec des plats typiques de leur région, souvenirs d'enfance ou qu'ils apprécient particulièrement. Comment le contenu de nos assiettes impacte-t-il nos modes de vie ? Tout en parlant gastronomie, c'est l'avenir de notre société et les enjeux de demain qu'ils questionnent.
Focus également sur une ferme auberge dans les Vosges où les produits de la ferme, cochons et boeufs se retrouvent cuisinés directement dans les assiettes grâce au savoir-faire de ses propriétaires.
Valérie Brochard et Jean-Pierre Montanay partagent un repas avec une personnalité : politiques, chefs cuisiniers, artistes.... L'occasion d'aborder un thème d'actualité, autour de reportages et d'un menu élaboré avec des plats typiques de leur région, souvenirs d'enfance ou qu'ils apprécient particulièrement. Comment le contenu de nos assiettes impacte-t-il nos modes de vie ? Tout en parlant gastronomie, c'est l'avenir de notre société et les enjeux de demain qu'ils questionnent.
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00:11Générique
00:17Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Politique à table.
00:20Vous avez bien sûr réservé la meilleure table du PAF.
00:23Alors installez-vous tranquillement pour déguster notre cuisine fusion entre politique et gastronomie
00:29que nous avons le plaisir de partager aujourd'hui avec Christophe Neiglène.
00:32Bonjour.
00:33Bonjour.
00:34Et bonjour à vous Jean-Pierre Montané.
00:35Bonjour Valérie.
00:36Alors Christophe Neiglène, dans une assemblée aux pentes instables,
00:39vous avancez à ski de fond, traçant votre ligne sur la crête, là où d'autres préfèrent le télésiège.
00:46Vous grandissez au pied des Vosges et en 2017, vous chaussez vos raquettes nationales
00:51en décrochant la troisième circonscription des Vosges élues sans étiquette.
00:56Vous rejoignez plus tard le groupe UDI, puis réélu en 2022 et 2024.
01:02Vous attrapez la cordée liotte jusqu'à en prendre la tête il y a quelques mois.
01:07Vous avancez sans dameuse, prête à négocier chaque virage, comme en 2020,
01:12quand vous faites adopter une loi contre le démarchage téléphonique abusif.
01:17Un jalon planté sur l'arrête, discret mais solide, pour sécuriser la descente des consommateurs.
01:23En parallèle, comme les skis, vous vous engagez au conseil régional du Grand Est.
01:27Mais sur la piste de l'hémicycle fragmenté, les voies du groupe Liotte deviennent des bâtons de ski.
01:33Modeste en apparence, indispensable pour garder l'équilibre.
01:37Vous aimez les reliefs ? Ne craignez pas l'endurance.
01:40Votre parcours nous rappelle une règle simple.
01:43Des sports d'hiver, on peut être discret dans la tempête et pourtant compter quand la pente devient raide.
01:49Et c'est toute votre belle montagne que vous avez choisi d'apporter dans nos assiettes aujourd'hui, n'est
01:55-ce pas Jean-Pierre ?
01:55Oui, avec une belle et tenace odeur de fromage fondu,
01:58puisque nous allons déguster une raclette et en dessert, une île flottante.
02:02Dans le dessous des plats, on vous emmène sur le plateau de Saclay où, et c'est assez rare pour
02:08le souligner,
02:09les fermes poussent comme de beaux légumes.
02:11Dans les pieds dans le plat, halte dans une ferme auberge, des Vosges, 40 hectares, 30 vaches et des cochons.
02:17Et au four en eau, Brigitte qui régale ses hôtes avec la viande de l'exploitation.
02:21Voilà pour le menu. Maintenant, on passe à table avec Cuisine et Confidence.
02:31Christophe Neiglène, je ne doute pas un instant de votre passion sincère et gourmande pour la raclette,
02:36qui n'a rien de Vosgiens, mais permettez-moi de voir dans ce choix quelques arrières-pensées politiques.
02:42J'allais même dire une sorte de supercherie.
02:44Mais attention, soyez rassurés, rien de bien méchant, je m'explique.
02:48Avec la raclette, vous célébrez en fait une recette typiquement alpestre,
02:52née côté Suisse, dans le Valais au Moyen-Âge.
02:55Depuis, ce plat est devenu emblématique de toutes les Alpes,
02:58naturellement en Savoie et en Haute-Savoie,
03:00où les stations de ski, l'hiver venu, exhalent une belle odeur de fromage fondu.
03:05Au fil des ans, le Jura, pas très loin,
03:08s'est invité dans ce club fermé et huppé de la raclette.
03:11Et voilà qu'aujourd'hui, vous profitez de PAT
03:14pour essayer d'y faire rentrer en l'Ouzdé les Vosges.
03:17J'ai bien compris pourquoi, et oui, vos stations de ski qui culminent à 1350 mètres d'altitude seulement,
03:22sont en sursis avec le réchauffement climatique.
03:24Alors vous tentez, par cette manœuvre culinaire,
03:27de nous faire croire que les Vosges font partie des Alpes.
03:30Au sens très large, avec leur neige éternelle et leur piste à plus de 3000 mètres,
03:35puisqu'elles sont aussi le pays de la raclette.
03:37Bien tenté, de bonnes guerres même, dirais-je,
03:40d'entretenir cette confusion pour doper l'image de vos stations.
03:43Mais un peu gros, car à bien y réfléchir,
03:45il est peu probable que votre village natal, Saint-Maurice-sur-Moselle,
03:50dix fois plus près d'Épinal quand même que de Val-d'Isère,
03:53ne donne un jour à la France un descendeur olympique.
03:56Alors rêvons un peu, ils pourraient pourquoi pas se rattraper
03:59en surclassant les meilleures raclettes alpines
04:01qui, cette fois, ne seraient pas pour vous déplaire.
04:03Je me trompe ou pas ?
04:05Oui, sur plusieurs points.
04:08Déjà parce que la raclette, c'est un plat typiquement montagnard.
04:11Mais pas vosgiennes.
04:12Mais pas vosgiennes, tout à fait.
04:14Mais néanmoins, c'est un symbole de convivialité.
04:17Et c'est vrai que quand on vient ici, à la politique à table,
04:20c'est aussi de la convivialité.
04:23C'est, je le répète, un plat montagnard.
04:26Et mes vosges natales, ce sont de vieilles montagnes
04:29qui, certes, ne culminent pas haut,
04:31mais la taille qu'on ne peut dans ce cas précis.
04:36Et on a eu de grands champions, de très grands champions.
04:39Et encore, dans ces Jeux olympiques,
04:41on a Clément Noël qui vient de trois villages à côté de chez moi,
04:46moins de 10 kilomètres.
04:47Donc un enfant de la vallée de la Moselle,
04:50tout comme on a eu les sœurs Le Duc,
04:51tout comme on a eu les frères Finances.
04:54Donc les terres vaugiennes, même avec ces petites montagnes,
04:58qui sont une vraie terre de champions et de championnes.
05:02Et une terre aussi, donc, de raclette.
05:04Parce que j'imagine qu'on en mange chez vous quand même de la raclette, évidemment.
05:07Énormément.
05:08Voilà.
05:08On va la goûter.
05:09Consensuelle.
05:10C'était pour vous taquiner.
05:11Bien sûr.
05:12Alors, c'est une raclette qui a été préparée par le Bourbon.
05:15On les remercie, évidemment, de nous préparer
05:17à chaque émission d'excellents repas.
05:21Vous l'aimez comment, la raclette ?
05:22Est-ce que vous mélangez plein de choses ?
05:25Comment vous la mangez, la raclette, chez vous, dans vos Vosges natales ?
05:29Alors, chaude, déjà.
05:32On a fait ce qu'on a pu.
05:33Valérie, juste une prétision,
05:34c'est qu'on aurait bien aimé avoir un super appareil à raclette.
05:37Ce n'est pas possible.
05:37Mais on ne peut pas, compte tenu, et on le comprend bien,
05:39pour des raisons de sécurité.
05:40Donc, effectivement, c'est une raclette un peu améliorée.
05:44Voilà.
05:45Mais elle est bonne.
05:46Elle a l'air excellente.
05:48Non, mais encore une fois,
05:49c'est vraiment le repas, par définition,
05:52qui se veut de convivialité,
05:54avec de la famille, avec des amis.
05:56Donc, vous, vous avez des souvenirs de raclette
05:58tout le temps, quoi ?
05:59Mais déjà, moi, je dis toujours
06:01qu'il n'y a pas de saison pour la raclette.
06:02Oui, c'est vrai.
06:03Il n'y a aucun problème à en manger,
06:04même quand il fait...
06:05Le 15 août, vous mangez les raclettes ?
06:07Pourquoi pas ?
06:07En tout cas, je n'aurais aucun problème à le faire.
06:09Bien sûr.
06:10En tous les cas, à Paris,
06:11il y a des restaurants de raclette.
06:12Je peux vous dire,
06:12quand vous passez entre juin et septembre...
06:14C'est sûr, mais c'est dommage.
06:16Oui, mais parce que c'est Paris.
06:18Paris, ce n'est pas la privé non plus.
06:19Vous avez un appareil à raclette chez vous ?
06:20Vous faites des raclètes chez vous, en famille.
06:22Valérie a dans la haute aussi.
06:23Oui, c'est vrai.
06:23Moi, j'adore ça.
06:24Non, mais je suis comme vous.
06:25Je peux en manger...
06:25Mais chaque famille Vosgienne a un appareil à raclette.
06:27Ah oui ?
06:27Le petit caclon ou le truc qui coule ?
06:30Ah non, le petit caclon.
06:32C'est vrai que dans les restos,
06:33on a...
06:34Dans certains, pas tous,
06:36mais c'est le caclon
06:37et vous venez racler une raclette
06:39qui coule naturellement.
06:40C'est pour ça qu'on appelait ça la raclette.
06:42Parce qu'on mettait le fromage, pas du feu,
06:44et on raclait le petit bout qui était chaud.
06:46Exactement.
06:46Mais non, pour le coup, non, chez nous, c'est vraiment...
06:49Donc, l'appareil à raclette.
06:50Et alors, je reprends.
06:52Comment vous la mangez ?
06:53Est-ce qu'il y avait une charcuterie particulière ?
06:55Est-ce que vous aimez un type de pomme de terre particulier ?
06:58Non, ça dépend vraiment des gens.
06:59Moi, c'est vrai que j'aime bien le jambon blanc,
07:01plutôt, pour l'accompagner,
07:02et la viande de grison.
07:03D'accord.
07:04C'est les deux principales viandes
07:06que je mets avec du fromage à raclette.
07:09Bien entendu, il faut des patates.
07:10Donc, voilà, on les épluches avant,
07:13on les met ensemble.
07:14Je me souviens, mon frère plus jeune,
07:16qui lui faisait...
07:18Il mettait les patates,
07:19il faisait 3, 4, 5 caclons de raclette,
07:24et en fait, il en faisait un espèce de globiboulga
07:27où il mangeait tout ça d'un coup.
07:28Ah, c'était sa manière à lui de manger la raclette,
07:30pas très délicate ?
07:31Non, c'était pas la part de fromage.
07:34Mais pas organisé, quoi.
07:35C'était vraiment, on met tout,
07:37et puis après, on mange ça avec la charcuterie.
07:38À l'origine, il n'y avait pas de charcuterie.
07:40C'était juste du fromage qui était fondu.
07:41Et de la pomme de terre.
07:42Et de la pomme de terre.
07:42C'était un plat un peu de pauvres
07:43que les paysans, les montagnards,
07:45faisaient avec les moyens du bord.
07:46Après, il y a eu des cornichons,
07:47ça apportait un peu de...
07:49L'acidité ?
07:49L'acidité, oui.
07:50Moi, j'adore, le cornichon, c'est indispensable.
07:52Et puis après, c'est embourgeoisé,
07:53et est arrivé les charcuteries en fonction des terroirs.
07:56Et alors, au-delà des charcuteries,
07:58vous savez que maintenant,
07:59on peut faire aussi le petit oeuf de caille.
08:01Voilà, on peut l'améliorer.
08:02Ah, vous n'avez jamais fait ça ?
08:04La raclette bourgeoise, alors.
08:05C'est exactement ça.
08:07Est-ce que vous l'améliorez un peu ?
08:08Ou est-ce que non ?
08:09On reste sur la raclette.
08:11Traditionnelle, simple.
08:13Et comme ça a été très bien dit.
08:16Je veux dire, tel que ça a été fait à l'époque,
08:19et qui ne symbolise pas,
08:20contrairement à ce qu'il y a dit
08:21d'une certaine bourgeoisie,
08:22qu'on peut voir avec l'oeuf de caille,
08:23mais plutôt, voilà, leur pas amical,
08:27convivial, traditionnel, en famille ou entre amis.
08:28Mais quel fromage dans les Vosges ?
08:29C'est important, vous avez des fromages à raclette,
08:31là-bas, sans doute, qui font...
08:32Parce que vous ne prenez pas le fromage à la raclette suisse, si ?
08:35Non, nous, on achète...
08:37J'ai une crèmerie à Bussan,
08:38une crèmerie qui fait du très bon fromage,
08:41ou dans des différents...
08:43On a beaucoup de paysans,
08:45des fermes qui font aussi du fromage
08:48qui peuvent être utilisés à la raclette.
08:49Et j'en ai mangé une la semaine dernière,
08:51et j'y ai fait fondre du minster.
08:53C'est excellent.
08:54Ah, on note.
08:56Une petite...
08:56Alors, il y avait, bien entendu, du fromage à raclette,
08:59mais j'en ai aussi fait quelques-uns
09:01avec du minster fondu,
09:03et franchement, c'était vraiment très, très bon.
09:05Et là aussi, du minster fermier,
09:08Vosgien, pour le coup.
09:09Il faut voir les fenêtres, hein.
09:11Mais c'est pas grave, ça !
09:12Ouais, c'est marrant !
09:13Les odeurs, quoi !
09:14Les odeurs de fromage, ça vous dérange ?
09:15Ah, le fromage !
09:16Ah, moi, j'adore ça !
09:17Non, mais je comprends très bien.
09:18Est-ce que vous pourriez nous donner une adresse
09:21de très bon restaurant à raclette à Paris ?
09:24Non.
09:25Non ?
09:25Non, parce que la raclette, comme je vous dis,
09:28c'est convivial et c'est amical.
09:29Et ça se fait pas dans un restaurant ?
09:31Et ça se fait surtout avec les amis,
09:32et j'en ai beaucoup plus dans les Vosges qu'à Paris.
09:33Ah oui, ok.
09:34Donc...
09:35On a un très bon rue de Charonne,
09:36pour votre information.
09:37Ouais, ouais.
09:38Donc, non, non, j'en ai, je crois, jamais mangé.
09:41Déjà parce que je sors très peu.
09:42Ok.
09:42En dehors de l'Assemblée,
09:44j'ai très, très peu au restaurant.
09:45Ok.
09:45Donc, et pour le coup, non, pas à souvenir.
09:48Parce que, vous nous l'expliquiez hors antenne,
09:51vous avez malheureusement pas beaucoup le temps
09:53d'aller au restaurant.
09:54C'est un peu ça aussi, votre rapport à la gastronomie ?
09:57Oui, en fait, c'est...
10:00Je prends l'exemple 2025.
10:022025, c'est du lundi au dimanche,
10:0452 semaines sur 52.
10:06Ouais.
10:06Je crois que j'ai pris trois jours
10:08entre Noël et le Nouvel An.
10:11Mais c'est vrai qu'entre le mandat de parlementaire,
10:14qui prend énormément de temps,
10:15le mandat de conseil régional,
10:16qui en prend un peu moins,
10:17mais néanmoins,
10:18mon travail,
10:20parce que moi, depuis 2017,
10:21j'ai toujours dit que pour moi,
10:22un bon élu,
10:23c'était quelqu'un qui gardait un pied
10:24dans le monde du travail.
10:25Je suis dirigeant d'entreprise,
10:26je continue, bien entendu,
10:28à gérer les entreprises.
10:31Avec, bien entendu,
10:32je suis aussi très bien entouré,
10:35mais entre les 60 heures pour la députation,
10:37la vingtaine d'heures pour l'entreprise,
10:40ça laisse pas trop de temps
10:41pour faire autre chose.
10:42Sachant que quand on est parlementaire
10:44et surtout élu,
10:45et vous l'avez très bien dit,
10:46sans étiquette,
10:47dès 2017,
10:49il faut une présence terrain
10:50qui ont beaucoup moins besoin
10:52d'avoir des élus,
10:53entre guillemets,
10:54élus avec des étiquettes de partis politiques.
10:57Certains, d'ailleurs,
10:58dont c'est même pas leur tête
10:59qui était sur l'affiche.
11:00Donc, ils ont un besoin de présence
11:02qui est bien moindre.
11:04Moi, l'année dernière,
11:04j'ai fait, vendredi soir,
11:06samedi, dimanche,
11:07548 manifestations.
11:08Donc, c'est à peu près 12 par week-end,
11:11vendredi soir, samedi, dimanche.
11:12Donc, ça laisse pas trop le temps
11:15ni de sortir, ni rien.
11:17Ça laisse le temps pour faire du sport.
11:18C'est d'en faire quand même régulièrement
11:21entre soit le matin de bonne heure
11:22quand je suis ici,
11:236h30, 8h30,
11:24ou alors dans les Vosges
11:27quand j'ai un peu de temps
11:28entre deux rendez-vous.
11:29Et alors, du coup,
11:30vous ne mangez jamais ?
11:32Je mange très peu.
11:33En fait, j'ai une très mauvaise alimentation.
11:34Alors, je ne bois pas d'alcool.
11:36Ça, on en parlera tout à l'heure.
11:37Je ne fume pas.
11:38Ok.
11:38Mais c'est déjà pas mal.
11:39Je ne bois pas de café.
11:42Mais par contre, à côté de ça,
11:43j'ai une très mauvaise alimentation.
11:44Très sucrée.
11:46Beaucoup de schlacris.
11:47C'est vrai qu'il n'y a pas une semaine
11:47où je ne fais pas un fast-food.
11:50Peu importe,
11:50on ne va pas s'y télémarque,
11:51mais même ou autre.
11:52Mais je ne fais pas un fast-food.
11:53Ou alors des sushis
11:56parce que c'est rapide.
11:57C'est rapide.
11:58Voilà.
11:59Donc, je reconnais que mon alimentation,
12:01ou très sucrée,
12:03c'est aussi la facilité.
12:05On en parlait tout à l'heure,
12:06mais un paquet de maltaisers,
12:07ça va vite.
12:08Bien sûr, bien sûr.
12:08Un paquet de bonbons.
12:09Donc, oui.
12:10Non, non.
12:10Je n'ai pas une alimentation
12:11qui est exceptionnelle.
12:12Mais par contre,
12:14ça me permet de gagner énormément de temps.
12:15Oui, oui.
12:16Mais vous ne dites pas
12:16qu'en faisant la cuisine,
12:17en étant au fourneau,
12:18vous pourriez être maître
12:19de cette cuisine du début à la fin
12:20et mieux vous alimenter.
12:21Ça ne vous vient pas à l'esprit, ça ?
12:23Mais je n'ai pas le temps.
12:24Non, mais si vous l'avez déjà dit,
12:25on a bien compris.
12:26Mais quand même,
12:27quand on veut,
12:27on trouve toujours un peu de temps.
12:28Non ?
12:28À vous, c'est liant à 2000% ?
12:32Non, non.
12:32Et puis,
12:33moi, je suis plutôt un député de terrain.
12:37Quand je rentre dans l'Evo,
12:39je rentre du jeudi soir.
12:40Le vendredi,
12:41je ne rentre pas chez moi.
12:41Le samedi,
12:42je ne rentre pas chez moi.
12:43Donc, je pars le matin,
12:44je rentre le soir.
12:45Le dimanche,
12:46je pars le matin,
12:46je rentre le soir.
12:47Donc, non, non.
12:48Et puis,
12:50souvent,
12:50je pars le matin
12:52plutôt de bonheur
12:53parce que j'essaie
12:54d'être à l'entreprise
12:55le matin plutôt de bonheur.
12:56Et puis,
12:56il y a beaucoup d'assemblées générales
12:58non seulement tout au long de la journée
12:59mais aussi le soir relativement tard.
13:02Donc, je rentre chez moi
13:03et je n'ai plus faim.
13:04Quand vous parlez
13:04des différentes manifestations
13:06que vous faites,
13:06notamment le week-end,
13:08c'est aussi, j'imagine,
13:08l'occasion de goûter
13:09plein de choses
13:10de votre circonscription
13:12ou pas tant ?
13:13Eh bien,
13:14pas tant que ça.
13:14C'est une idée reçue
13:15où on a tendance à dire
13:17ah bah tiens,
13:17c'est bien
13:17parce qu'il fait à tous les côtés.
13:19Mais en fait, non.
13:19Oui, enfin,
13:20goûtez des choses.
13:20Quand vous en faites
13:217-8 dans le samedi
13:23et pareil le vendredi,
13:24mais en fin de compte,
13:25le temps de rester,
13:26d'écouter les gens,
13:27de discuter avec,
13:28vous n'avez pas forcément
13:29le temps après
13:30d'être au cocktail.
13:31Oui, de vous balader.
13:32Voilà.
13:32Donc, pas trop.
13:33Alors, moi,
13:34j'ai une tradition,
13:35c'est qu'à chaque manifestation,
13:36j'essaye à chaque fois
13:37d'acheter une crêpe
13:37quand il y en a.
13:38Oui, oui.
13:39Parce que c'est,
13:39vous savez,
13:40déjà, ça donne de l'argent
13:41pour eux,
13:41ou la kermesse
13:42ou l'association qui le fait.
13:44Mais voilà,
13:44c'est mon petit plaisir.
13:46Mais il y a certains
13:46de vos confrères
13:47qui nous racontent ici
13:48sur ce plateau
13:48qu'au contraire,
13:49quand ils sont très sollicités
13:50en circonscription,
13:51ils sont plutôt embêtés
13:51parce qu'à 6h du matin,
13:52il faut taper dans une saucisse.
13:54C'est à ça que je pensais.
13:54Il faut taper,
13:55parfois c'est une tête de veau.
13:56Non, vous ne vous êtes pas retrouvés
13:58à 7h du matin,
13:59un peu encombrés,
14:01à devoir consommer un plat.
14:02Bon, alors,
14:02dans les veaux,
14:03ils n'ont peut-être pas
14:03cet esprit-là.
14:04Non, mais jamais.
14:06Non, non, je ne sais pas.
14:07Tu vois,
14:08à la fête des CNEF,
14:09manger des CNEF,
14:15ou des knokies
14:16ou peu importe
14:16comment on les appelle.
14:17Ah, d'accord.
14:17Non, je ne connaissais pas le mot.
14:18Ça ressemble à des gnocchis.
14:19Oui, oui.
14:20C'est les gnocchis, vos chiens.
14:21Je ne connaissais pas.
14:23Voilà, donc,
14:24c'est une fête qui est à Cornimont,
14:26je crois,
14:26au mois de septembre.
14:27Donc, tu as en goûte un ou deux.
14:28Mais non, non,
14:29il y a très peu d'occasions
14:31où à 7h ou 8h du matin,
14:33tu manges une tête de veau.
14:34Ok.
14:35On parlait de la charcuterie
14:37qui accompagne souvent la raclette
14:38et vous le disiez,
14:39pour vous,
14:40c'est l'essentiel.
14:41Le fromage,
14:42la pomme de terre
14:42et la charcuterie.
14:44Tout ce qui est
14:45rapport à la viande,
14:47voilà,
14:47vous savez qu'il y a
14:48beaucoup de débats,
14:48justement,
14:49sur ne plus en manger du tout,
14:51en manger moins.
14:52Comment vous vous positionnez
14:53par rapport à ça ?
14:56Moi, j'ai été élevé,
14:57mon père nous répétait tout le temps,
14:59il faut user sans abuser.
15:01D'accord.
15:02Et en réalité,
15:03c'est pareil pour la viande.
15:04C'est pareil pour tout.
15:06En réalité,
15:07donc non,
15:08moi, je trouve absurde,
15:10réellement,
15:10le fait de dire,
15:11non, il ne faut plus manger de viande.
15:12Ça fait partie,
15:13bien entendu,
15:13ça fait partie de nos traditions.
15:16Moi, j'ai énormément d'élevage,
15:20d'élevage de montagne,
15:21dans ma circonscription,
15:23avec de la viande
15:24de superbe qualité.
15:25Les steaks hachés
15:26que je peux manger chez moi,
15:28ils viennent d'une ferme,
15:30j'en prends deux endroits,
15:31une de Saint-Maurice,
15:32une de rue Surmoselle,
15:34qui sont des steaks
15:36faits localement.
15:38Non, non,
15:39je pense que c'est important
15:40des terrines,
15:42un marché du Germont
15:43avec des très bonnes terrines.
15:46Non, non,
15:47pour moi...
15:47Manger de la viande,
15:48mais de bonne qualité.
15:49Bien sûr.
15:49Est-ce que de bonne qualité,
15:50ça veut dire qu'elle est forcément bio
15:51ou plutôt locale ?
15:53Pour moi,
15:54c'est qu'elle est locale.
15:55Pas forcément bio.
15:56Elle est faite localement.
15:58Donc déjà,
15:58en plus,
15:59c'est un circuit court,
16:00donc c'est important.
16:01Et puis,
16:02nos paysans,
16:03l'agriculteur,
16:04c'est une vraie force aussi
16:05pour nos territoires.
16:06et je pense que c'est important
16:08de les soutenir.
16:10Et puis,
16:10même sans ça,
16:11honnêtement,
16:12c'est meilleur.
16:13Alors,
16:14quelle que soit la qualité,
16:14il y a une nouvelle campagne
16:15qui vient de sortir,
16:16une nouvelle campagne
16:16de santé publique
16:17qui recommande quand même
16:19encore une fois
16:19de limiter sa consommation
16:20de viande
16:21et même sa consommation,
16:22ce qui va faire du tort
16:22à la raquette,
16:23de charcuterie.
16:24Parce que même
16:24si elle est de bonne qualité,
16:25il ne faut pas trop en manger.
16:27Elle a beau être
16:27de très bonne qualité...
16:28Non, mais...
16:29Moi,
16:29j'aimerais bien voir
16:30l'orientation des personnes
16:31qui ont fait cette étude-là.
16:33Ce sont des scientifiques,
16:34donc ils ont des résultats
16:35sur la santé des Français,
16:36donc on peut quand même
16:37leur accorder un peu de crédit.
16:39Sur le gras,
16:39peut-être,
16:40de la charcuterie.
16:41En tout cas,
16:41pour faire une bonne raclette
16:42chez soi,
16:44je vous préviens,
16:45il vaut mieux noter
16:45les trois choses à savoir
16:46que Jean-Pierre va nous donner
16:47tout de suite.
16:48Et pourtant,
16:48je ne suis ni des Vosges,
16:49ni du Jura,
16:50ni des Alpes.
16:51Alors,
16:51la clé du succès
16:53réside, bien sûr,
16:54dans le choix du fromage.
16:54Crucial.
16:55Et oui,
16:55une raclette à la vache qui rit
16:57n'aura pas la même saveur
16:58qu'avec la raclette du Valais,
17:00dotée d'une AOP,
17:01fromage suisse
17:01à base de lait cru de vache,
17:03est spécialement élaborée
17:04pour cette recette.
17:05D'autres fromages à raclette
17:06sont aussi fabriqués en Suisse,
17:08mais aussi chez nous,
17:09notamment en Franche-Comté,
17:10peut-être dans les Vosges,
17:11puisque visiblement,
17:12vous trouvez du fromage
17:13à raclette dans vos villages.
17:15Vous pouvez aussi panacher
17:16avec plusieurs pâtes
17:17et les morbiers,
17:18les mondors,
17:19les saint-nectaires,
17:20les robes le chon
17:21font très bien le job.
17:22Et on vient même d'entendre
17:23que le monster,
17:25à l'odeur particulièrement délicate,
17:26fait bien le travail aussi
17:28dans la raclette.
17:28Tentez aussi le chèvre,
17:29les fromages fumés,
17:31parfumés,
17:31au cumin,
17:32aux graines de moutarde,
17:33au poivre,
17:34et aussi bien sûr aux truffes.
17:35Un conseil,
17:36n'enlevez jamais la croûte,
17:38elle est très goûteuse
17:40lorsqu'elle chauffe
17:41et qu'elle cuit un petit peu.
17:42Ça donne du goût.
17:43Voilà.
17:43Moins importante,
17:44mais à ne pas négliger
17:45la pomme de terre,
17:46elle doit rester ferme,
17:48fondante,
17:49sans se déliter à la cuisson.
17:50Vous voyez là,
17:51les pommes de terre,
17:51elle est bien ferme.
17:52Elle est bien ferme.
17:53Si elle part en charpie
17:54ou en purée,
17:55ce n'est pas une bonne idée,
17:56donc je vous conseille
17:56la charlotte,
17:57la mandine,
17:58la pompadour,
17:58la chérie ou la rate.
18:00Et pour la cuisson,
18:01bien sûr,
18:02vapeur ou eau bouillante.
18:03Enfin, la charcuterie,
18:04à l'origine,
18:05je vous l'avais dit,
18:05elle n'apparaît pas
18:05dans la recette du Valais.
18:06Il y avait uniquement
18:07des petits cornichons
18:08et des oignons grelots,
18:09mais aujourd'hui,
18:10c'est la norme,
18:11pas de raclette sans charcuterie.
18:12Alors, viande de grison,
18:13pour les Suisses,
18:14ça c'est très bon,
18:15c'est une viande de bœuf séchée.
18:16C'est moins calorique
18:18et plus sain
18:19que les viandes de porc.
18:20Bressaola,
18:21ça c'est la viande séchée italienne.
18:22Les jambons crus,
18:24de parme,
18:24de bayonne,
18:25iberica ou encore speck,
18:26ça c'est très bon
18:27avec le petit goût
18:28de fumée,
18:29ils sont parfaits.
18:30Certains préfèrent
18:31un jambon blanc,
18:32comme M. Neiglen,
18:33aux herbes.
18:33Théosti aussi,
18:34le salamine,
18:35ceci sont à l'ail,
18:35le chorizo,
18:36la rosette de lion,
18:37la poitrine fumée,
18:38la mortadelle,
18:38ou plus exotique,
18:40une raclette à l'andouille.
18:42Ah, ça marche aussi ?
18:43Duval d'Ajol,
18:43uniquement si elle est
18:44duval d'Ajol.
18:45Ah, je ne sais pas.
18:45Bien sûr.
18:46Et pour accompagner ce plat,
18:48alors c'est bien
18:49la première fois
18:50qu'on nous apporte ça
18:51sur le plateau
18:51de politique à table,
18:52je vous laisse nous expliquer
18:53ce que c'est.
18:55En fait,
18:55c'est chez moi,
18:57il y a le verger des avolés,
18:58c'est la famille Vincent,
18:59là c'est Bruno Vincent
19:00qui en a la tête,
19:01son père Didier
19:02et Thérèse avant,
19:04qui ont des bleuets,
19:06beaucoup de bleuets,
19:08et qui font énormément
19:09de produits dérivés,
19:10et qui ont fait,
19:11là c'est les bulles à bubues,
19:13et donc on est sur...
19:15Une boisson à base de bleuets ?
19:16Exactement.
19:16Une boisson aromatisée,
19:20pétillante.
19:21Hop,
19:21je vais me permettre
19:22de vous servir aussi.
19:24Comment vous avez découvert ça ?
19:26Alors déjà,
19:27parce que c'est des amis.
19:28D'accord.
19:28Ils sont chaque année
19:30au Salon de l'Agriculture
19:31aussi sur le stand Vosges
19:32et il a énormément
19:34diversifié l'offre.
19:35C'est vrai qu'au départ,
19:36c'était uniquement
19:36de la récolte de bleuets
19:38et puis au fur et à mesure,
19:40il a fait plein de produits
19:42entre guillemets dérivés,
19:43mais qui sont vraiment locaux.
19:45Les bleuets sont des bleuets vaugiens.
19:46C'est délicieux.
19:47Oui.
19:48C'est très bon.
19:49Oui, c'est très bon.
19:50Oui, oui.
19:50Je m'attendais à quelque chose.
19:51Oui, c'est très bon.
19:52Non, c'est très très bon.
19:53Vous attendiez à quoi ?
19:54Non.
19:56Non, je ne sais pas,
19:56mais c'est curieux.
19:57Comme l'a dit Valérie,
19:58c'est la première chose
19:59qu'on découvre.
20:00C'est original, oui.
20:00Oui.
20:01C'est très original.
20:01Je m'attendais à rien,
20:02mais c'est très très bon, oui.
20:04Vous l'avez précisé un tout petit peu
20:06plus tôt dans l'émission,
20:07vous ne buvez pas d'alcool ?
20:08Non, je n'en ai jamais bu.
20:11Jamais bu d'alcool
20:12parce que depuis tout jeune,
20:13la majorité des amis
20:14avec qui j'étais au collège
20:16et au lycée,
20:17qui sont la période
20:17où on peut-être commence
20:18à tester l'alcool,
20:20n'en buvaient pas.
20:21D'accord.
20:21Donc c'est vrai que c'est plutôt
20:22quelque chose aussi
20:24qu'on a tendance à faire en groupe.
20:26et puis j'ai gardé cette habitude.
20:31Donc non, non,
20:32jamais d'alcool,
20:33pas une goutte.
20:34Est-ce que c'est difficile,
20:36justement,
20:36de résister, entre guillemets,
20:38à un verre de vin
20:40quand, justement,
20:41on fait des manifestations
20:41dans sa circonscription
20:42ou peut-être aussi à l'Assemblée
20:45quand on doit discuter ?
20:47Non, ce n'est pas du tout un sujet ?
20:49Non, non, pour moi,
20:50c'est vraiment un non-sujet.
20:52Les associations,
20:53quand j'y vais maintenant,
20:53déjà le savent
20:54parce qu'à force d'y aller
20:55depuis neuf ans maintenant,
20:57chaque année,
20:58la majorité d'entre elles le savent.
21:00Et en fait,
21:01ça a beaucoup évolué
21:02depuis 15, 20 ans
21:04ou avant,
21:04il y avait peut-être
21:05une pression sociale,
21:06en effet,
21:06qui était supérieure.
21:06C'est ça,
21:07c'est qu'avant,
21:07vous deviez vous justifier,
21:08peut-être ?
21:09J'imagine.
21:10À une autre époque,
21:10pas la mienne,
21:11mais il y a 15, 20 ans,
21:13c'est vrai qu'on disait
21:13que c'est compliqué
21:14de ne pas boire un verre de vin,
21:16etc.
21:16Et moi,
21:17je suis parti du principe
21:18que quand tu dis oui à un,
21:20on est obligé de dire oui au deuxième.
21:21Là,
21:21en disant non tout de suite,
21:25ça évite déjà
21:25d'avoir la proposition du deuxième.
21:28Et puis,
21:29ça me va très bien.
21:31Et puis,
21:31voilà.
21:31Et on ne vous en fait jamais le reproche ?
21:33Jamais.
21:33Non, non.
21:33Ah oui ?
21:34Non, non, pas du tout.
21:36J'imagine que dans les Vosges,
21:37il doit y avoir de très bons vins, non ?
21:38Moi, je ne m'y connais pas très bien, mais...
21:39Alors,
21:40ce n'est pas une région viticole.
21:42Ce n'est pas la spécialité ?
21:42Chez moi,
21:43on est plutôt sur une région granitique,
21:45donc il n'y a pas de vignes,
21:46il y a du vin en Alsace.
21:47Ok.
21:48Mais non, non.
21:48Pas loin,
21:49il y a du vin.
21:49Il n'y a pas vraiment de vin dans les Vosges,
21:51mais il n'y en a pas loin, quand même.
21:52Il n'y en a pas loin en Alsace.
21:52En tout cas,
21:53on ne vient pas vous reprocher
21:53de ne pas goûter le vin.
21:54Alors,
21:54chez nous,
21:55il y a de la mirabelle.
21:57Ah,
21:57le vin de mirabelle ?
21:58Ah non,
21:58ce n'est pas du vin,
21:58c'est de l'eau de vie.
21:59Oui,
21:59l'eau de vie.
21:59Ah, vous l'en connaissez,
22:00non,
22:00mais je plaisanteais.
22:01Les mirabelles,
22:02je connais un peu,
22:02pour le coup.
22:03Donc oui,
22:03bien entendu,
22:04c'est sûr qu'il y a de la mirabelle
22:07en digestif,
22:07mais non,
22:08non,
22:08pas de...
22:09Et le vin sans alcool,
22:10parce qu'on a beaucoup de députés maintenant
22:12qui nous font la promotion,
22:15entre guillemets,
22:15du vin sans alcool,
22:16ils adorent ça,
22:17désalcoolisé,
22:17sans alcool,
22:18ça ne vous intéresse pas ?
22:19Non,
22:20pas du tout.
22:20D'accord ?
22:20Je préfère...
22:21Voilà,
22:22un jus bleu et quoi.
22:23Voilà,
22:24exactement.
22:25super.
22:25Bon allez,
22:26je vous propose maintenant
22:26de faire dorer notre culture générale,
22:29c'est parti,
22:30on envoie les quiz.
22:35Vous avez passé du temps
22:36en Chine
22:36pour y apprendre la langue,
22:37puis comme stagiaire,
22:38alors sauriez-vous nous dire
22:39si ces affirmations
22:40sont vraies ou fausses ?
22:41Les vraies baguettes chinoises
22:43sont en bois ou en bambou,
22:44vraies ou faux ?
22:47Elles sont en bois ou en bambou ?
22:48Ben vraies.
22:49Oui, vraies.
22:50Contrairement aux coréennes
22:51ou parfois aux japonaises
22:52qui sont en métal,
22:53et elles sont plus longues d'ailleurs
22:55les baguettes chinoises
22:56que les baguettes coréennes.
22:57Le rice cooker
22:58a été inventé à Hong Kong
23:00dans les années 40.
23:02Je crois qu'il faut.
23:04Oui, faut,
23:04bien joué.
23:06Il a bien été inventé
23:07dans les années 40,
23:08mais il a été inventé au Japon,
23:10qui était déjà un pays
23:11technologiquement un peu avancé.
23:12C'était une grande évolution
23:13qui a révolutionné,
23:14bien sûr,
23:15la cuisson du riz
23:15dans ces pays.
23:16C'est l'ustensile
23:17pour récupérer les nouilles
23:19après cuisson,
23:20s'appelle le rack.
23:22Vous savez,
23:22quand on récupère les nouilles
23:23du bouillon,
23:24vous avez changé
23:25de la street food chinoise
23:26dans les rues de Shanghai,
23:27le rack.
23:28Moi, j'aurais dit non,
23:30mais...
23:30Ben non,
23:31vraiment,
23:31je pense que vous dites
23:32que c'est un peu à hasard.
23:32Non, pas du tout.
23:33Un rack,
23:34c'est quelque chose.
23:36C'est méditant
23:36parce que j'aurais eu tout faux,
23:38vous auriez dit
23:38que vous n'êtes pas bon,
23:40et là,
23:40c'est tout juste,
23:41vous dites que c'est un coup de chance.
23:42Mais non,
23:42mais c'est votre science chinoise.
23:43Vous avez raison,
23:44c'est faux,
23:45ça s'appelle l'araignée
23:46pour récupérer les nouilles
23:47et le rack,
23:48vous avez donc raison,
23:49c'est ce qui permet
23:50de poser le plat
23:51dans un wok
23:51pour faire cuire ce plat
23:52à la vapeur.
23:53Donc, pour l'instant,
23:54ça fait 3 sur 3.
23:56Je vais me tromper
23:57sur la dernière.
23:58Alors, attention,
23:59les gziadjias
23:59sont des raviolis cantonais
24:01avec une farce au porc,
24:02les gziadjias.
24:04C'est tellement mal prononcé,
24:05c'est un peu comme
24:05quand vous avez dit
24:06munster tout à l'heure,
24:07c'est du minster.
24:08Mais dites-nous,
24:08dites-nous comment ça se prononce.
24:10Alors, le minster,
24:11le problème,
24:12c'est que là,
24:12il n'y a personne
24:13autour de la table de référents
24:14pour vous dire
24:14comment ça se prononce.
24:15Alors, je répète,
24:17phonétiquement,
24:17les gziadjias
24:19sont des raviolis cantonais
24:21avec une farce au porc.
24:22Ça ne vous évoque rien ?
24:23Je vais dire vrai.
24:25Ah, c'était faux.
24:26J'ai dit que je donnais
24:27une mauvaise réponse
24:28à la dernière
24:28pour vous faire plaisir.
24:29C'était raviolis,
24:32des dimsum,
24:32comme on dit,
24:33avec une petite pâte translucide
24:34et à l'intérieur,
24:35il y a des crevettes.
24:36Vous gardez
24:37quelle expérience
24:38de la Chine ?
24:42Bonne.
24:43Moi, j'ai toujours
24:44eu un profil un peu...
24:45Je suis parti à 17 ans
24:46à nos Etats-Unis.
24:47Et puis,
24:48c'est vrai que ça m'a...
24:49Je trouve que c'est important.
24:51Ça donne une ouverture d'esprit.
24:52De voyager.
24:52De voyager,
24:54de voir d'autres cultures.
24:55Et c'est vrai qu'après
24:56être revenu en France,
24:57quand j'ai fait mon année
24:58de césure
24:59en école de commerce,
25:01mes trois voeux,
25:02c'était...
25:03Le premier,
25:03c'était la Chine.
25:04J'ai eu la chance
25:04d'avoir mon premier voeu.
25:05Le deuxième était la Russie.
25:07Et le troisième
25:09était un pays
25:11maghrébin,
25:11il me semble.
25:12J'avais une volonté
25:13d'apprendre une langue
25:14qui changeait
25:16de l'anglais,
25:17l'allemand,
25:18l'espagnol,
25:19des langues traditionnelles.
25:20Donc,
25:21je suis allé en Chine
25:22et six mois
25:22en université chinoise,
25:24à Tchèchiang des Asuées,
25:26où j'avais un peu plus
25:27de cinq heures de chinois
25:27par jour,
25:28ce qui permet en effet
25:29de...
25:29Je n'avais jamais parlé avant.
25:31Donc,
25:32c'était assez intéressant
25:33parce que les deux premiers mois,
25:34les cours étaient entièrement
25:35en anglais.
25:36Les deux mois d'après,
25:37c'était moitié anglais,
25:38moitié chinois.
25:38Et les deux derniers mois,
25:40c'était uniquement chinois.
25:40Donc,
25:41ça permettait...
25:42Quel niveau vous avez,
25:43par exemple,
25:43en chinois maintenant ?
25:44C'était en 2015.
25:47Vous avez laissé tomber ?
25:48Oui.
25:49Là,
25:49je me suis mis sur Duolingo chinois.
25:51C'est bien,
25:52c'est bien.
25:52Pour essayer de re-récupérer.
25:54Depuis deux, trois semaines,
25:55je fais ça.
25:56C'est bien.
25:57Et en fait,
25:57j'avais très bien progressé
25:59de la manière que...
26:00J'étais capable
26:01de faire mes courses,
26:02de discuter avec le chauffe
26:03ou le chauffeur de taxi,
26:04etc.
26:05Mais en effet,
26:06n'ayant pas pratiqué
26:06après pendant 15 ans,
26:08j'ai énormément perdu.
26:09Qu'est-ce que vous avez
26:10mangé de plus fou en Chine ?
26:12Des trucs qu'on ne trouverait
26:13jamais en France ?
26:14Les deux choses...
26:15Alors,
26:15la soupe à la tortue,
26:18qu'on ne doit pas trouver
26:19en France,
26:19je crois.
26:20Je ne sais pas.
26:21la tortue est protégée,
26:22je crois que...
26:23En tout cas,
26:23on avait goûté en Chine.
26:24Mais ça se mangeait, oui.
26:26Sinon,
26:26les deux plats
26:27que je préférais en Chine,
26:28c'était le gongbo jiding.
26:30Gongbo jiding,
26:31c'était du riz
26:34avec du poulet
26:35et des noisettes.
26:36C'était plutôt très bon.
26:38Et sinon,
26:38en street food,
26:39des lamiennes.
26:40Lamiennes,
26:40c'était des pâtes,
26:41mais ils l'excès devant vous.
26:42C'était super bien.
26:43Des pâtes chinoises
26:45assez épaisses,
26:47très bonnes,
26:47qui se mangeaient...
26:49Et le gars faisait
26:49les pâtes vivantes,
26:50là,
26:50ils les sont...
26:50Ah si,
26:51et j'adorais ça le week-end,
26:52j'avais plus de temps
26:53que maintenant.
26:54Et souvent,
26:55j'achetais du poulet,
26:56mais il était recouvert d'argile,
26:59donc recouvert de feuilles de thym,
27:00et chauffé avec de l'argile
27:03tout autour,
27:04donc il fallait casser l'argile,
27:05et puis après,
27:06le découper,
27:06ça donnait...
27:07Et le matin,
27:08à l'université,
27:09maintenant que vous m'en parlez,
27:10ça me rappelle...
27:11Et le matin,
27:11en université,
27:13je mangeais des oeufs,
27:14mais qui étaient dans...
27:16Ils étaient...
27:17Ils les faisaient bouillir
27:18dans de l'eau
27:18avec du thé dedans.
27:19Et les oeufs étaient tout noirs.
27:21Ah oui, d'accord,
27:22mais ça infusait
27:22avec un goût particulier.
27:24Et donc,
27:25tous les matins,
27:25c'était ça avec du pot.
27:26Et ils étaient même
27:27un peu marbrés,
27:27parce que comme la coquille
27:28était cassée,
27:29ça ne faisait pas des petits traits.
27:30C'est très beau.
27:31C'est très beau.
27:32C'est facile à faire ça,
27:33Valérie,
27:34je vous donne la recette.
27:34Bien sûr,
27:35mais bien sûr.
27:35On quitte la Chine.
27:37On quitte la Chine
27:38et on va retrouver
27:39vos montagnes vosgiennes.
27:41Saurez-vous nous dire
27:42si ces affirmations
27:43sur la gastronomie des Vosges
27:44sont vraies ou fausses ?
27:46Alors,
27:46on en parlait tout à l'heure.
27:48Les knefes,
27:48je ne sais pas comment vous dites
27:49les knefes ?
27:50Les knefes.
27:51Les knefes ?
27:52Ce sont des petites boules de pâte
27:53à base de farine
27:53et de pommes de terre.
27:54Faux.
27:55Ah,
27:56dites-moi.
27:57Parce que c'est à base de quoi,
27:58alors, du tout ?
27:59C'est à base de farine,
28:00mais ce n'est pas de la patate,
28:01je crois que c'est de l'oeuf.
28:02Vous avez raison.
28:03Non,
28:07parce que vous l'avez dit
28:08avec un tel aplomb,
28:09je me suis dit
28:09très bien.
28:10Vous avez raison.
28:11Farine, oeufs, lait,
28:12et on les appelle aussi
28:13les gnocchis des Vosges,
28:14vous nous l'avez dit tout à l'heure.
28:15La salade vaugienne
28:16est un mélange
28:17de trois variétés
28:18de salades vertes.
28:20Non,
28:20c'est faux.
28:21C'est faux.
28:22C'est faux.
28:23La salade vaugienne,
28:23il y a du lard,
28:24des lardons,
28:25de la patate.
28:26Oui,
28:27de trois salades vertes.
28:28Mâche,
28:28scarole et laitue,
28:29mais bon,
28:29il n'y a pas de mâche
28:30mais de la frisée.
28:31Il n'y a que de la frisée
28:32dans la salade vaugienne.
28:34Les toffailles,
28:35préparées avec des pommes de terre,
28:37des oignons,
28:38du lard et du vin blanc
28:39sont cuites à feu vif
28:41à la poêle.
28:41Les toffailles.
28:42Non,
28:42c'est faux.
28:43C'est cuit à l'étouffée,
28:44les toffailles.
28:45Exactement.
28:45Bravo.
28:46C'est cuit à l'étouffée,
28:47exactement.
28:48Et enfin,
28:48dernière affirmation,
28:49la recette du pâté de truite
28:51a été inventée
28:52par des chanoinesse
28:54au XVIe siècle.
28:55Bien sûr.
28:55C'est vrai.
28:57D'ailleurs,
28:57il y a même,
28:58ça a été refait
29:01et maintenant,
29:02il y a la dégustation
29:03du pâté de truite
29:05à Remiremont.
29:06Ah,
29:07donc vous goûtez quand même
29:07de temps en temps
29:08des petites spécialités
29:09de chinoinesse.
29:10Oui,
29:10c'est surtout que je connais
29:12le pâté de truite.
29:14Bon,
29:14chapeau en tous les cas.
29:15Bravo,
29:15404.
29:16La cuisine vaugienne.
29:17Incolable et la chinoise,
29:20parfaite.
29:20Il y avait un piège
29:21avec la mauvaise prononciation
29:22des dimsums.
29:23Oui,
29:24mais il faut faire du oulingo,
29:25Jean-Pierre.
29:26Allez,
29:26on passe maintenant
29:26à la brève de comptoir.
29:31C'est très bon.
29:33C'est pas moi.
29:33Alors,
29:34monsieur Neiglaine,
29:34pour préparer cette émission,
29:35vous avez demandé
29:36d'aller chercher
29:36dans vos souvenirs,
29:38dans votre mémoire,
29:39un moment qui mêle
29:40cuisine et politique.
29:41Alors,
29:42expliquez-nous,
29:42qu'est-ce que vous avez choisi ?
29:43J'avoue que ça a été assez dur
29:45parce que,
29:45comme on l'a dit tout à l'heure,
29:47puis je ne vais pas souvent
29:50dire pas,
29:50mais j'ai pensé
29:51en parler de gastronomie.
29:53Oui.
29:53Et du moment où,
29:55je crois que c'est même
29:56avant d'être élu,
29:57j'avais été intronisé
29:58à la confrérie
30:00des rognons blancs.
30:01Ok.
30:01De Rhin au bois.
30:03Et donc,
30:04au moment de la dégustation,
30:06parce que pour être intronisé,
30:07il faut manger
30:08ces rognons blancs.
30:10Et c'est vrai que
30:11c'est un goût
30:12qui est spécial,
30:14surtout avec la...
30:15C'est une espèce
30:16de sauce au vin blanc
30:16qu'il y avait avec.
30:19Et c'est vrai que...
30:19Vous avez terminé
30:20votre assiette ou pas ?
30:20Mais j'ai mangé
30:22ce qu'il fallait.
30:22J'ai été intronisé.
30:24Mais c'est vrai que ça...
30:27Voilà.
30:27C'est un vrai beau souvenir
30:29parce qu'on a
30:30beaucoup de confrérie
30:31chez nous.
30:32On a la confrérie
30:33de Landouille,
30:34comme on en a parlé,
30:35au Val d'Ajol.
30:36Il y a la framboise
30:38à Sol-sur-sur-Mazote.
30:40Il y avait
30:40la toge de Meuge
30:42à Gérard.
30:42Mais dans ma circonscription,
30:43il y en a quand même
30:44quelques-unes.
30:45Et il y a celle
30:46des rognons blancs
30:48à ras en bois.
30:49Et c'est vrai que c'était...
30:50Un moment fort, quoi.
30:52Fort en goût,
30:53fort en émotion.
30:54Fort en goût.
30:55Fort en goût.
30:55Fort en goût plus
30:56qu'en émotion.
30:56Vous en avez remangé depuis ?
30:57Non.
30:58Pas trop ?
30:58Non, je ne comprends pas.
30:59Moi, j'aime mon rognon.
31:00Ce n'est pas mon truc non plus.
31:01On le sait ici.
31:02C'est maintenant
31:02l'heure de vous emmener
31:04à la ferme.
31:05Et pour ça,
31:05pas besoin de faire
31:06des centaines de kilomètres.
31:08On part en région parisienne,
31:09au beau milieu
31:10du plateau de Saclay.
31:12C'est tout de suite
31:13dans le dessous des plats.
31:20On parle souvent,
31:22trop souvent,
31:23des exploitations agricoles
31:24qui ferment.
31:25Mais aujourd'hui,
31:26on va plutôt parler
31:28de celles
31:28qui ouvrent
31:29sur le plateau de Saclay
31:30dans l'Essonne.
31:31On comptait 13 fermes
31:33en 2008
31:34et aujourd'hui,
31:35il y en a 27.
31:36Leur nombre a doublé
31:37grâce à une loi,
31:39accrochez-vous,
31:40la loi ZNPAF
31:43pour zone de protection
31:45naturelle,
31:46agricole et forestière.
31:48Un texte qui a permis
31:48de stopper
31:49l'urbanisation croissante
31:51sur ces terres
31:52où se sont implantées
31:53de grandes écoles
31:54comme HEC.
31:55Aujourd'hui,
31:55le plateau de Saclay,
31:57c'est 4 800 hectares
31:59de nature protégée
32:00dont 2300 agricoles.
32:02Mais vous allez le voir,
32:04la cohabitation sereine
32:05entre la ville
32:06et la ferme
32:06reste un combat
32:07de tous les jours.
32:08C'est un magnifique reportage
32:10de Dario Bourgogno
32:11et Pierre Beretta.
32:15La ville s'est comme arrêtée
32:17au pied de cette ferme.
32:18Une petite surface
32:20de 2 hectares
32:21protégée par les autorités
32:22pour être dédiée
32:23uniquement à l'agriculture.
32:25Une opportunité saisie
32:27par cet agriculteur
32:28en 2022.
32:29Maraîchage,
32:30verger et poule pondeuse.
32:32Une exploitation biologique
32:33installée grâce
32:34à l'aide de la commune.
32:35Il est assez onéreux
32:36d'investir
32:37pour s'installer
32:39en agriculture.
32:40Donc partager
32:41les investissements
32:42avec une commune
32:42qui partage une vision
32:43d'une ferme nourricière,
32:45c'était vraiment
32:46cette rencontre-là
32:47qu'on recherchait.
32:48On ne s'est pas sentis
32:49tout seuls
32:49et ça nous a aidés
32:50à la concrétiser.
32:51Pourtant,
32:52il y a encore
32:52quelques décennies,
32:54les villes du département
32:55n'étaient pas aussi concernées
32:56par les problèmes
32:57de ces agriculteurs.
32:5940% des terres agricoles
33:00cultivées en 1982
33:02sur le plateau
33:03ne le sont plus aujourd'hui.
33:04La faute
33:05a une forte urbanisation.
33:07Pour lutter
33:07contre ce phénomène,
33:08depuis 2010,
33:09une loi a sanctuarisé
33:112300 hectares agricoles.
33:13Rassurant pour ce producteur
33:14de produits laitiers,
33:15l'exploitation familiale
33:17avait déjà dû déménager
33:18une première fois
33:19à cause du développement urbain.
33:21C'est formidable
33:21de pouvoir continuer
33:22à être agriculteur,
33:23de savoir que ces terres-là
33:25ne vont pas bouger,
33:26ça nous permet
33:26de faire des projets agricoles
33:28et pour tous les agriculteurs
33:29du plateau de Saclay,
33:30être assurés
33:31d'avoir ces terres,
33:33être agriculteurs
33:34toute notre vie
33:35et pour plusieurs générations.
33:37Malgré cette protection juridique,
33:39il reste encore des limites.
33:41Bonjour madame,
33:42bonjour,
33:44bienvenue.
33:45Faute de moyens dédiés
33:46et d'instances de gouvernance,
33:47cette loi est souvent mise à mal.
33:49L'association Terre et Cité
33:50doit alors continuer
33:51de protéger
33:52ces zones agricoles
33:53grâce à un dialogue constant
33:54avec les services de l'État.
33:56Et les sujets ne manquent pas,
33:57comme le partage des routes.
33:58Quand ils ont fait les travaux,
33:59c'était juillet-août.
34:01Pour eux,
34:01c'était une période creuse
34:02pour la circulation,
34:04mais pas pour notre activité.
34:06Donc je sais que vous êtes intervenus
34:08et vous avez essayé
34:10de faire en sorte
34:10que ça s'active
34:11et que ça soit fini
34:12le plus tôt possible.
34:13Les problématiques
34:14qui sont prises en charge
34:15par l'association Terre et Cité,
34:16c'est vraiment la question
34:17des fonctionnalités agricoles.
34:18C'est-à-dire donner les moyens
34:20au quotidien
34:20à l'agriculture de fonctionner,
34:22c'est-à-dire qu'elle ne soit pas
34:23trop impactée
34:24par les travaux
34:25qui se déroulent autour
34:26et lui conserver sa vitalité
34:29et son dynamisme.
34:30Un équilibre encore très fragile,
34:32mais l'association a espoir
34:33de voir un jour
34:34d'autres zones agricoles
34:35être protégées
34:36sur notre territoire,
34:37à la manière du plateau de Saclay.
34:41Est-ce que vous êtes concerné
34:42dans les Vosges ?
34:43Est-ce qu'il y a des lieux,
34:44des endroits
34:45où l'artificialisation
34:46des sols vous inquiète ?
34:48Dans ma circonscription, non.
34:50Non ?
34:50Non, non, non.
34:52Ce n'est pas du tout le cas
34:54dans les Vosges ?
34:54Non, ce n'est vraiment pas.
34:55Ce n'est vraiment pas un sujet.
34:57Nous, on a beaucoup
34:58de l'agriculture de montagne.
34:59Donc, c'est quand même
35:00beaucoup plus dur,
35:01difficile d'avoir
35:03une artificialisation
35:04de la partie montagne.
35:06Et puis, il y a des politiques
35:10communales, départementales
35:11qui sont très cohérentes
35:13et qui l'empêchent aussi.
35:14Ok.
35:15Quand on...
35:16Moi, j'aime beaucoup,
35:18c'est ironique quand je dis ça,
35:20quand j'entends des collègues,
35:23notamment écologistes,
35:24nous parler d'écologie
35:25et quand on voit qu'ils viennent
35:26de Paris, Bordeaux, Toulouse,
35:29Par quoi ?
35:30On ne peut pas faire
35:30d'écologie à Paris ?
35:31Non, non, des grandes villes.
35:33Et qu'ils viennent dans nos campagnes
35:36nous expliquer
35:37comment est-ce qu'on doit vivre.
35:40Mais la réalité,
35:41c'est que nous,
35:41on veut protéger ces territoires
35:43qui nous ont vu naître,
35:44qui ont vu naître nos parents,
35:46qui ont vu naître nos enfants.
35:48Et je dis toujours que
35:49les premiers écologistes,
35:50c'est les habitants
35:51de ces territoires-là
35:53qui veulent justement
35:54les voir perdurer
35:55et donc qui prennent
35:57des décisions de gestion
35:59qui sont cohérentes
36:01avec leur environnement
36:03pour pouvoir allier
36:04une montagne vivante.
36:07Parce qu'il ne faut pas mettre
36:09une cloche sur la montagne,
36:10on doit avoir une montagne vivante
36:11avec des activités,
36:12de l'industrie, du tourisme.
36:15Mais c'est encore une fois,
36:16user sans abuser,
36:18c'est important,
36:19et en même temps,
36:20allier écologie,
36:21bien vivre, etc.
36:24Est-ce que vous voyez,
36:25comme dans beaucoup de territoires,
36:26malheureusement,
36:27des fermes disparaître ?
36:28Là, ce n'est pas le cas.
36:29Mais...
36:29Bien sûr.
36:30C'est un métier
36:31qui est extrêmement difficile.
36:33Donc on voit, oui,
36:34des fermes disparaître.
36:36On voit aussi des paysans
36:38se regrouper
36:39pour être en capacité,
36:40des fois,
36:41d'avoir un week-end.
36:43Des fois,
36:43d'avoir un peu de temps libre aussi.
36:45Je dirais,
36:45il y a aussi une évolution
36:47des mentalités,
36:48le fait d'être du lundi au dimanche
36:50à la ferme toute l'année,
36:52parce qu'une ferme,
36:54vous ne pouvez pas
36:55fermer la porte à clé
36:55et puis sortir.
36:56Il y a des bêtes à l'intérieur
36:57à s'occuper et autres.
36:59Donc c'est vrai
36:59qu'il y a beaucoup de paysans
37:00qui se mettent ensemble,
37:01qui font des gaecs et autres.
37:03Et ça permet aussi
37:05d'avoir cette rotation
37:06et de pouvoir avoir
37:08de temps en temps,
37:09c'est rare,
37:09mais qu'ils puissent avoir aussi
37:10quelques jours de repos.
37:13très loin aux antipodes
37:14de cette problématique
37:15de Saclay,
37:15où au contraire,
37:16ce n'est pas que des fermes
37:17en place des usines,
37:18c'est qu'on arrive
37:18à maintenir en vie
37:20ces fermes.
37:22Là, on voit,
37:23par exemple,
37:23dans ce reportage
37:24que c'est la commune
37:25qui aide,
37:26parce qu'il s'agit bien,
37:27c'est bien gentil
37:27d'installer des fermes
37:28à la place des usines,
37:29mais ensuite,
37:29il faut bien leur permettre
37:30de vivre.
37:31C'est la commune
37:32qui s'en occupe.
37:32Est-ce que ça ne serait pas
37:33plutôt à l'État
37:33de faire ça ?
37:34Est-ce que l'État
37:35apporte une aide
37:36pour essayer de sauvegarder
37:42des hommes et des femmes
37:43à l'intérieur ?
37:43Oui, il faut déjà...
37:44Ce n'est pas forcément
37:45une question financière,
37:46c'est une question humaine.
37:47Il faut aussi
37:48des hommes et des femmes
37:49qui soient là,
37:50des bras,
37:51comme vous venez de le dire.
37:52Et je tiens à rappeler
37:53un autre rôle
37:53extrêmement important
37:54des agriculteurs
37:55dans l'entretien du paysage.
37:58Regardez des photos
37:59d'il y a 50, 60 ans
38:01dans les montagnes.
38:03Où était la lisière
38:04de la forêt
38:05par rapport à là
38:05où elle est aujourd'hui ?
38:07Quand il y avait
38:08plus de pâturage,
38:10donc moins de forêt,
38:11parce qu'un entretien
38:13qui se faisait plus,
38:14la nature a horreur du vide.
38:15Dès l'instant
38:16où des pâturages
38:16ne sont plus entretenus,
38:18la forêt revient
38:21extrêmement vite.
38:22Et en réalité,
38:23ce n'est pas
38:23est-ce que ça doit être l'État,
38:25est-ce que ça doit être la commune ?
38:26C'est un travail
38:27qui est collectif.
38:28Moi, je le vois chez nous,
38:29les communes le font,
38:30le département aide,
38:32la région aide
38:33à l'installation,
38:34à l'achat matériel,
38:35etc.
38:36Donc, en réalité,
38:38tout le monde
38:38met la main à la patte
38:39dans les limites
38:40des compétences,
38:41des mandats respectifs.
38:42Mais tout le monde
38:43met la main à la patte.
38:44Est-ce que vous êtes arrivé
38:46dans votre circonscription
38:47d'avoir aussi
38:48cette espèce
38:49de manque de fluidité
38:51entre villes,
38:54vraiment zones
38:55très urbanisées
38:55et zones agricoles
38:58à côté ?
38:58Ou ce n'est pas du tout...
38:59Vous savez,
39:00j'ai 41 communes
39:01dans ma circonscription.
39:02La plus grande
39:03fait 7800 habitants.
39:04D'accord.
39:05Donc, je ne peux pas dire
39:06que j'ai des territoires,
39:08je n'ai pas de métropole,
39:09je n'ai pas de mégalopole,
39:10pas du tout.
39:11On est...
39:12Les deux plus grandes villes
39:13sont Gérard-Armé
39:14et Rémi-Armont
39:15qui font à peu près
39:15la même taille,
39:167800 habitants.
39:16Gérard-Armé maintenant
39:17a un tout petit peu plus
39:18d'habitants.
39:19Mais non,
39:20on n'a pas une...
39:20On est loin,
39:22très loin
39:22d'avoir une sururbanisation.
39:24Très bien.
39:24Allez, on quitte
39:25la région parisienne
39:26et le plateau de Saclay
39:27et on part faire un tour
39:28dans un petit coin de France
39:30que vous connaissez bien,
39:31je crois.
39:31Je ne vous en dis pas plus,
39:32c'est maintenant
39:33dans les pieds dans le plat.
39:39Alors, c'est un lieu,
39:40Valérie,
39:41bien connu
39:42des amateurs
39:42de cuisine authentique
39:43des Vosges,
39:44j'imagine que vous le connaissez,
39:45une ferme auberge
39:46où les produits de la ferme,
39:48cochons, bœufs,
39:49se retrouvent cuisinés
39:50dans les assiettes,
39:51sur place,
39:52grâce au savoir-faire
39:53de Brigitte.
39:54C'est un reportage
39:55à Gérard Mer
39:56de Marion Becker
39:57et de Juliette Prunier.
40:00Au cœur des Vosges,
40:01Gérard Mer,
40:03entre lacs,
40:04forêts et prairies
40:04d'altitude,
40:05la ferme auberge
40:06de la Mexelle,
40:07sa trentaine de vaches
40:08et ses cochons,
40:09dont Brigitte régale ses hôtes.
40:11Nous, c'est toujours traditionnel.
40:13Alors là,
40:13on a les super pâtés
40:14de leur rhum
40:14pour ce midi.
40:16C'est une pâte brisée
40:17avec une pâte fêtée
40:18au-dessus au beurre
40:19et dedans,
40:20il y a de la viande de porc
40:21qui est marinée
40:22au vin blanc
40:22avec persil,
40:25échalote,
40:25ail,
40:26c'est le poivre,
40:26simplement.
40:27Avec le cochon de la ferme,
40:29bien sûr,
40:30des plats typiques des Vosges.
40:32On a la toffaille aujourd'hui aussi.
40:33La toffaille,
40:34c'est les pommes de terre
40:35aux larues aux oignons.
40:37Donc là,
40:38ça cuit depuis,
40:39voilà,
40:39j'ai laissé en veille,
40:40mais ça continue un peu
40:42à compoter,
40:43quoi,
40:44depuis 8 heures ce matin.
40:45Pour ce midi,
40:46on a aussi
40:48un plat de bœuf.
40:50C'est le bœuf de la ferme aussi.
40:53C'est tous des bons plats
40:54qui prennent du temps
40:55à cuisiner doucement.
40:57C'est comme ça que c'est bon.
40:59Ici,
41:00tout est 100% maison.
41:02Autour de la grande cheminée,
41:03au-delà des spécialités vaugiennes,
41:05on vient aussi pour l'ambiance.
41:07Merci.
41:08Ça a l'air trop bon.
41:10C'est bon,
41:11c'est chaleureux,
41:12on est bien.
41:13Puis on mange bien.
41:15On mange ce qui est produit
41:17localement,
41:18donc ça c'est quand même important.
41:20C'est du salien
41:21et c'est toujours de qualité.
41:23C'est de la cuisine familiale,
41:25c'est ce qu'on recherche.
41:27À l'apéro, les amis !
41:29Ce jour-là,
41:30Brigitte reçoit des amis
41:32qui tiennent eux aussi
41:33des fermes auberges
41:34et qui perpétuent cette tradition.
41:36Je n'ai jamais regretté,
41:36mais jamais,
41:37ce côté convivial,
41:39ce partage.
41:40C'est nos produits
41:41et on les met en valeur.
41:44Les gens revuillent
41:46de plus en plus.
41:46C'est de bonnes choses.
41:47C'est de bonnes choses.
41:48C'est de bonnes choses.
41:48C'est de bonnes choses.
41:48C'est de bonnes choses.
41:49C'est de bonnes choses.
41:50C'est de bonnes choses.
41:50Terroir et convivialité,
41:53voici les deux ingrédients
41:54de la recette
41:55de cette institution
41:57vosgienne.
41:58Alors,
41:58deux rectificatifs,
41:59un partout,
42:00la balle au centre,
42:00c'est Gérard Demet en Vosges
42:02et les petits rognons blancs,
42:05ce n'est pas des
42:05coucouniètes de taureau,
42:07mais de l'agneau.
42:08Voilà.
42:09Donc,
42:09est-ce que vous aimez
42:10ce principe
42:11des fermes aubergées ?
42:12Brigitte,
42:13vous la connaissez ?
42:13C'est votre copine.
42:14Alors,
42:14non,
42:15je la connais bien en effet.
42:17C'est un personnage des vos.
42:18Je suis déjà allée manger là-bas.
42:20Ça m'est arrivé.
42:21D'ailleurs,
42:21avec un ami
42:22qui est agriculteur,
42:23d'ailleurs,
42:24pour le coup.
42:24Donc,
42:25oui,
42:25je vois très bien
42:26où est l'auberge
42:27Lamexelles
42:28et comment on y va.
42:29Et pour le coup,
42:30oui,
42:30j'y suis déjà allée.
42:31Et là,
42:31vous allez manger
42:31dans ce qu'on...
42:33La toff...
42:33Je ne sais pas...
42:34Les toffailles.
42:34Les toffailles, oui.
42:35On a parlé tout à l'heure.
42:36Oui, oui, oui.
42:36C'était la question
42:37deux ou trois.
42:37C'est bien l'étouffée.
42:39Bien l'étouffée.
42:40Et là,
42:41donc,
42:41elle a un petit cheptel
42:42et on coupe le bœuf en morceaux
42:44et puis on le met dans l'assiette.
42:45C'est ça.
42:45C'est vraiment là,
42:46pour le coup,
42:46le circuit est très très court.
42:48Oui,
42:48alors moi,
42:48quand j'étais allée,
42:49parce qu'ils ont un buffet aussi,
42:51donc nous,
42:51on avait mangé au buffet,
42:53mais c'est le cas
42:54dans beaucoup de fermes au berge.
42:57Soit c'est directement
42:58leur production
42:59qui est mise à table
43:00ou alors une production locale,
43:03locale,
43:04mais dans tous les cas,
43:05oui,
43:05c'est du circuit extrêmement court.
43:08On parlait tout à l'heure
43:09de la ville de Gérard-Mais
43:10qui accueille chaque année
43:12un festival,
43:12le festival du film Fantastique,
43:14je crois,
43:16qui est très très reconnu.
43:18Fantastique,
43:18c'était il y a deux semaines.
43:20Exactement.
43:20Est-ce que ça amène
43:22énormément de touristes,
43:23énormément de gens
43:24et est-ce que ça remplit
43:25les auberges comme celle-ci ?
43:27Clairement.
43:28Mais Gérard-Mais,
43:29encore une fois,
43:29je le répète,
43:30c'était une ville
43:30de 7800 habitants à peu près.
43:32Beaucoup de résidences secondaires.
43:33Ah ouais ?
43:34D'accord.
43:34Il y a une pression,
43:36pour le coup,
43:37foncière qui est importante.
43:38Pas dans beaucoup de villes,
43:39mais Gérard-Mais en fait partie.
43:41Vous avez le lac d'un côté,
43:43les pistes de l'autre.
43:45D'ailleurs,
43:45ça s'appelle la Perle des Vosges.
43:46C'est vrai que c'est une très belle
43:48commune.
43:49Et donc,
43:51oui,
43:51tout au long de l'année,
43:52il y a énormément
43:53de touristes qui viennent.
43:55Ah oui,
43:55vous voulez dire
43:55au-delà du festival ?
43:57Ah bien sûr.
43:57Ah d'accord.
43:59Est-ce que ces fermes
43:59sont aussi d'utiles ambassadrices
44:01de la cuisine vaugienne ?
44:03Parce qu'elle est un peu méconnue.
44:04Est-ce qu'elles souffrent,
44:05à votre avis,
44:06d'un déficit d'images ?
44:07Est-ce qu'il y a un petit boulot
44:08à faire pour qu'on connaisse bien
44:10en France entière
44:11les recettes vaugiennes ?
44:12Et c'est vrai que sur ce plateau,
44:13on a un peu été hésitants
44:14entre les CNEFÉ,
44:16la TOFAI.
44:17Voilà.
44:18Est-ce qu'il n'y a pas
44:18un déficit d'images ?
44:19Et est-ce que ça,
44:20ça contribue à valoriser
44:21ces recettes et ce terroir ?
44:22Bien sûr.
44:23Ça permet de montrer
44:24que la France,
44:25ce n'est pas uniquement Paris.
44:26Moi, je vous invite...
44:27Ah ben, ça n'en doute pas,
44:27mais je vous invite
44:28avec grand plaisir...
44:29Il n'y a pas que Paris,
44:30il n'y a pas de terroir.
44:30À Paris, il y a d'autres terroirs
44:32qui ont su faire prospérer
44:33leurs produits,
44:33le foie gras,
44:34la choucroute, etc.
44:36Mais moi, je vous invite
44:37avec grand plaisir
44:38dans ma circonscription.
44:39On pourra aller voir Brigitte.
44:41On ira saluer Brigitte.
44:42On pourra découvrir
44:43d'autres fermes au berge
44:44avec grand plaisir.
44:45Oui, c'est important.
44:46Le salon de l'agriculture
44:47est important pour ça aussi.
44:50En fait, tout ce qui met en valeur
44:53notre patrimoine,
44:55la mirabelle,
44:56c'est important.
44:57Ça fait partie
44:58de la tarte aux brimbelles.
44:59D'ailleurs,
45:00j'aurais pu demander ça
45:00en dessert.
45:01La tarte aux brimbelles,
45:02les myrtilles.
45:03Oui, bien sûr.
45:03Les myrtilles et les volgiennes.
45:05Mais c'est vrai
45:05que c'est typiquement vos gènes.
45:08Vous parlez du salon
45:09de l'agriculture.
45:10Je pense justement
45:11à celui qui va se dérouler
45:13cette année,
45:14sans vache.
45:15Que vous disent
45:16les agriculteurs chez vous ?
45:18C'est acté.
45:19On est sûr
45:20que ça va être
45:21sans vache.
45:22C'est un principe
45:24de précaution.
45:25L'hermatose nodulaire,
45:27je crois que votre circonscription
45:28n'a pas particulièrement
45:29été touchée.
45:30Quelles sont les remontées
45:32sur la colère
45:32des agriculteurs
45:33dans votre circonscription ?
45:34Je suis quasiment
45:36quotidiennement
45:37à leur côté.
45:38On en discute beaucoup.
45:39C'est vrai que sur l'hermatose,
45:41on a eu la chance
45:42de ne pas être touché.
45:44Le climat fait aussi
45:46différentes choses.
45:48Encore une fois,
45:48la seule chose
45:49que demandent
45:49les agriculteurs,
45:50c'est de pouvoir vivre
45:51de leur travail.
45:52Donc,
45:53il y a
45:55certaines normes
45:56qui les embêtent.
45:58On parlait d'écologie
45:58tout à l'heure.
46:00L'écologie
46:00est importante
46:01et les agriculteurs
46:02sont aussi
46:03des écologistes
46:05amoureux
46:05de leur territoire.
46:06Mais néanmoins,
46:07certaines normes
46:08empêchent
46:08de faire le travail
46:11ou en tout cas
46:12mettent une balle
46:13dans le pied
46:14par rapport
46:14à ce que peuvent
46:15faire
46:16nos voisins
46:18européens.
46:18C'est une première
46:20évidence.
46:21Il y a,
46:22bien entendu,
46:22les prix de revente
46:23qui sont un peu
46:24compliqués,
46:24même si là,
46:25actuellement,
46:25la viande
46:26est plutôt
46:27assez haute.
46:28C'est plutôt
46:31positif.
46:32Dans ce que vous dites,
46:33il y a les normes
46:33et la surtransposition,
46:34c'est-à-dire le zèle.
46:35Bien sûr.
46:37En fait,
46:38c'est de ça
46:38que je parle.
46:39C'est la surtransposition
46:40normative
46:41franco-française
46:43qui va beaucoup
46:44plus loin
46:45que ce que
46:47dit...
46:48C'est pour ça
46:49que je parle
46:49de nos voisins
46:49européens.
46:50Je ne parle pas
46:51du Bangladesh
46:51ou du Mercosur.
46:52Ça veut dire
46:53qu'on ne peut pas
46:53être vertueux ?
46:54Il faut toujours
46:54s'en référer
46:55à son voisin
46:56qui fait moins
46:56d'efforts
46:57de ce côté-là ?
46:58Non,
46:58pas du tout.
46:59Il faut que ce soit
47:00là aussi
47:01une réflexion collective
47:02qui est de dire
47:03est-ce qu'on veut
47:04tous avancer
47:04dans le même sens
47:05ou pas ?
47:06Et si tout le monde
47:07veut avancer
47:07dans le même sens,
47:08dans ce cas-là,
47:09on met les mêmes règles
47:10pour tout le monde.
47:11Ou alors,
47:12ou alors,
47:13on refuse d'importer
47:15dans nos assiettes
47:16des produits
47:17qui sont provisées
47:19de manière différente.
47:21C'est la loi Duplomb.
47:22Je pense qu'on l'a tous
47:23compris sur ce plateau.
47:25Elle revient
47:25là au Sénat.
47:27Donc,
47:27le sénateur,
47:28Laurent Duplomb,
47:28remet sur l'ouvrage.
47:30Est-ce que...
47:31Alors,
47:31dites-moi.
47:31Franchement,
47:32c'est un tort Duplomb
47:33que je ne connais pas.
47:34Mais à un moment donné,
47:36c'est dû jusqu'au boutisme.
47:38Ah !
47:39Non, mais je veux dire,
47:40c'est la loi,
47:41on en a discuté,
47:42on en a beaucoup parlé.
47:44Elle a été très mal résumée,
47:47très honnêtement,
47:47parce que résumer
47:48un texte
47:49de X articles
47:51par un titre
47:51de journal,
47:53c'est un peu compliqué.
47:54Non, mais c'était surtout
47:55la réintroduction
47:56des néonicotinoïdes
47:57qui ne sont pas forcément
47:58utilisés,
47:58comme vous le dites très bien,
47:59juste le titre,
48:00chez des pays voisins.
48:01Ce n'est pas la réintroduction
48:02des néonicotinoïdes,
48:03c'est la réintroduction
48:04d'un néonicotinoïde,
48:06l'acétamipride,
48:07qui ne faisait pas partie
48:09des néonicotinoïdes
48:10dont l'Europe demandait
48:11la suppression.
48:12Absolument.
48:13Mais il y a 3-4 ans...
48:13Si, mais d'ici 2030, quoi.
48:14Mais il y a 3-4 ans,
48:18quand on en a supprimé 5,
48:20on en a supprimé 3,
48:21imposés, entre guillemets,
48:22par l'Europe obligatoire,
48:23on en a supprimé 2 autres,
48:24dont l'acétamipride,
48:26qui, pour le coup,
48:27un peu de zèle,
48:29mais plutôt positif.
48:30C'est du zèle,
48:31comme vous l'avez dit,
48:31on doit être inspirant.
48:33C'est du zèle positif.
48:34Moi, je tiens juste
48:35à rappeler que
48:37l'utilisation de l'acétamipride,
48:39c'était 1,6%
48:40de la surface agricole
48:42utilisée française.
48:431,6%.
48:44Que c'était cantonné
48:46notamment à la noisette.
48:48Oui, bien, oui.
48:48La noisette et betterave.
48:49Betterave, absolument.
48:50Que, aujourd'hui,
48:52la production de la noisette
48:54en France,
48:55c'est 20%
48:57de la consommation française.
48:59Il y a 80%
49:00de la consommation
49:01de la noisette française
49:03qui est importée.
49:04Principalement de Turquie.
49:05Et après, c'est d'Italie.
49:07Deux pays qui utilisent...
49:09Moi, quand j'étais en circonscription,
49:11parce que j'ai eu
49:11des vrais échanges avec les gens,
49:12je suis plutôt favorable
49:14à la suppression
49:14des néonicotinoïdes
49:16et je l'avais voté,
49:17d'ailleurs, il y a 4-5 ans,
49:18la suppression des 4-5.
49:20Mais à un moment donné,
49:21il y a aussi une cohérence
49:22à avoir.
49:22Et les mêmes
49:23qui me disaient
49:24mais il faut supprimer
49:25l'acétamipride,
49:26manger des crêpes au Nutella
49:27en même temps
49:27qu'ils me le disaient.
49:28Nutella qui est bourré
49:30d'acétamipride.
49:31Donc, à un moment donné,
49:32il faut avoir
49:33une certaine cohérence.
49:34On doit être précurseur.
49:36Mais ce que disait la loi,
49:38elle ne réintroduisait pas
49:38l'acétamipride.
49:39Elle donnait la possibilité
49:41d'une dérogation
49:43dans un cadre
49:44extrêmement précis
49:45qui était si
49:46et uniquement si
49:47il y avait
49:48une menace grave
49:49et éminente
49:50sur la production.
49:51Mais le raccourci a fait que...
49:53Mais le raccourci,
49:55ça a été plutôt
49:56que de prendre,
49:57vous voyez,
49:57les 3 minutes
49:59pour expliquer
50:00cet article-là
50:00un peu en profondeur
50:02et en disant
50:03que le but,
50:05dans tous les cas,
50:05c'est qu'on arrive
50:06à la suppression
50:07mais qu'il faut
50:08que ce soit fait
50:08au niveau européen
50:10aussi.
50:10Ça a été résumé
50:12par un titre de journal.
50:14Ou les limites
50:14de la punchline
50:15en assemblée
50:15quand on veut aussi
50:16faire des buzz
50:17dans l'hémicycle.
50:18C'est fou.
50:19Et je tiens à rappeler
50:20que le Conseil constitutionnel
50:21a censuré cet article.
50:22Absolument.
50:23Donc l'acétamipride
50:23n'a pas été
50:26réintroduit.
50:27Et que le lendemain
50:28où le Conseil constitutionnel
50:31supprime
50:32la réintroduction
50:33de l'acétamipride,
50:34le Conseil européen
50:37autorise
50:38l'augmentation
50:39du dosage
50:40d'acétamipride
50:41dans tous les autres pays
50:42le lendemain.
50:44Donc on l'interdit
50:45complètement.
50:46Je ne sais pas
50:46si c'est mal,
50:47je ne suis pas un scientifique
50:48mais voilà,
50:50on l'interdit complètement.
50:51Le lendemain,
50:52on dit à tous les autres pays
50:53qu'ils utilisent
50:53vous avez le droit
50:54de l'utiliser
50:55et dans des plus gros dosages.
50:57Je veux dire,
50:57l'éleveur de noisettes,
50:59je n'ai pas d'éleveur
51:00de noisettes chez moi
51:00donc je n'ai pas de soucis
51:01et c'est pour ça
51:01que je trouve
51:03que Duplon
51:03il en fait un peu trop
51:05à vouloir
51:07réintroduire le truc
51:07et le réimposer.
51:09Mais moi,
51:10le producteur français
51:11de noisettes
51:12il se dit
51:12donc on l'interdit
51:13mais par contre
51:15tous les autres
51:16pays voisins
51:17ils peuvent l'utiliser plus
51:18surtout qu'encore une fois
51:19ce n'était pas
51:19une réintroduction
51:20mais une possibilité
51:22de dérogation
51:23et que tous les produits
51:24il y a des produits
51:25aujourd'hui
51:25qui peuvent être utilisés
51:26pour supplé
51:28l'astamipride
51:29sauf que
51:30ça permet
51:31ça fait
51:3220% de production en moins
51:34donc si à chaque fois
51:35qu'il y a
51:37une crise
51:37et qu'on utilise
51:38ce produit de substitution
51:39avec les 20% en moins
51:41à un moment donné
51:41qu'est-ce qu'on constate ?
51:42C'est que la production française
51:44baisse
51:44sauf que la consommation
51:46ne baissant pas
51:47et bien ça fait une augmentation
51:48de l'importation
51:50de produits
51:50déjà qui viennent de plus loin
51:51donc qui polluent plus
51:52un circuit court
51:54donc non seulement
51:56ça pollue plus
51:56mais en plus de ça
51:57c'est des produits
51:58beaucoup plus dangereux
51:59parce que la France
52:01contrôle beaucoup plus
52:02que la majorité
52:03des autres pays
52:05importateurs
52:05c'est quand même
52:06une bonne chose
52:06qu'on contrôle plus
52:08mais bien sûr
52:08mais c'est très très bien
52:11qu'on contrôle
52:11voilà c'est ça
52:12et comme on ne finit jamais
52:14un repas sans une note sucrée
52:15il est maintenant l'heure
52:16du péché mignon
52:20Alors vous avez demandé
52:21une île flottante
52:21c'est un dessert
52:22très particulier
52:23et en fait
52:23aujourd'hui
52:24il se résume
52:24aux oeufs à la neige
52:25c'est-à-dire
52:25que ce sont des oeufs
52:26des blancs de pocher
52:27dans une crème anglaise
52:28mais originellement
52:29l'île flottante
52:30c'était autre chose
52:30c'était Escoffier
52:31qui avait inventé ce dessert
52:32et c'était pas du tout
52:33des oeufs battus
52:35qui étaient ensuite pochés
52:36sur du lait
52:36ou de l'eau
52:37c'était vraiment un biscuit
52:38avec des abricots
52:39une espèce de tranche
52:40de génoise
52:41avec imbibé de liqueur
52:43avec de la marmelade
52:45d'abricots
52:45et qui trempait effectivement
52:46dans de la crème anglaise
52:47mais aujourd'hui
52:48on ne fait plus vraiment
52:49ce dessert
52:49et donc les deux
52:50se sont confondus
52:51quand on demande
52:52des oeufs à la neige
52:53ou une île flottante
52:54on a un peu ça
52:56dans son assiette
52:56mais cela reste très bon
52:58et c'est visiblement
52:59votre dessert préféré
53:00vous êtes bec sucré
53:01oui alors préféré
53:02j'adore beaucoup les desserts
53:04j'aurais pu vous demander
53:05une religieuse à la vanille
53:06vous demander une tarte au brimbel
53:08mais j'avais tellement peur
53:09d'être déçue
53:10et qu'elle soit beaucoup moins bonne
53:11que celle qu'on peut avoir
53:12sur nos fermes auberges
53:13des fruits surgelés surtout
53:15c'est pas vraiment la saison
53:17et puis c'est pas la saison
53:17c'est ça
53:18donc une île flottante
53:19parce que ça fait partie
53:20de vos desserts préférés
53:21parce que j'aime bien
53:22tout simplement
53:24le choix était beaucoup
53:25moins intellectualisé
53:27que la définition que j'ai dit
53:28mais c'est extrêmement intéressant
53:30c'est un dessert de l'enfance
53:30ça vous rappelle
53:31quelques souvenirs
53:32en culotte courte
53:33dans les loges
53:33j'ai deux souvenirs
53:35avec l'île flottante
53:37le premier
53:38c'est un restaurant
53:39de Romiremont
53:40la coupole
53:41qui s'appelait
53:41Chez Blache
53:42où Claude avait
53:43une recette
53:45d'île flottante
53:46j'y allais quelquefois
53:47le vendredi midi
53:47parce que le vendredi midi
53:48c'est le jour
53:49où je suis à la permanence
53:50donc c'est un des jours
53:51où parfois
53:52quand je ne vais pas faire
53:53de sport le temps de midi
53:53j'ai le temps
53:54d'aller au restaurant
53:55et il a une île flottante
53:56il a une recette
53:56d'île flottante
53:57qui est vraiment
53:59excellente
53:59et oui
54:00c'était aussi
54:01un souvenir
54:02un peu plus
54:02d'enfance
54:03et les saladiers
54:05parce que c'était
54:06des saladiers
54:06que ma mère faisait
54:07à l'île flottante
54:08où je me revois
54:11dire à tout le monde
54:12non mais allez-y
54:12servez-vous
54:13et une fois qu'il t'est servi
54:13prendre le saladier
54:14pour boire
54:16pour boire
54:17l'île flottante
54:18bon et évidemment
54:19pour accompagner ce dessert
54:20vous avez choisi
54:21quelques notes de musique
54:22qu'on écoute
54:23tout de suite
54:38Alors c'est évidemment
54:41le chant des partisans
54:43pourquoi vous avez
54:43choisi cette musique ?
54:45Quand vous m'avez
54:46posé la question
54:47ça a été extrêmement difficile
54:48parce que je suis
54:48très éclectique
54:49j'écoute vraiment
54:51tout
54:52j'avais ma période
54:53quand j'étais plus jeune
54:54habité aux Etats-Unis
54:55où ça aurait été
54:56plutôt de musique
54:57style Eminem
54:58ou des choses comme ça
54:59j'ai été élevé
55:01sur Radio Nostalgie
55:02donc avec la variété française
55:04Pierre Bachelet
55:05ou autre
55:06ou des groupes
55:07maintenant plus modernes
55:07comme Thérapie Taxi
55:08donc j'ai vraiment hésité
55:10et en fait
55:11comme on parlait
55:12d'enfance
55:12de souvenirs
55:13mon arrière-grand-père
55:14est décédé
55:15en camp de concentration
55:16il faisait partie
55:17des Fremis
55:18donc les Fremis
55:19c'est les habitants
55:19de Saint-Maurice
55:20qui le 2 octobre 44
55:22se sont fait rafler
55:23il est mort à Kaufring
55:25qui est une annexe
55:26du camp de Dachaud
55:28et mes parents
55:30travaillant beaucoup
55:30les mercredis
55:31les samedis
55:32c'était ma grand-mère
55:33et mon arrière-grand-mère
55:34qui nous gardaient
55:35et c'est vrai que
55:38pour une c'était son père
55:40pour l'autre
55:40son mari
55:41et j'ai appris
55:42le chant des partisans
55:42ma grand-mère
55:43m'a appris le chant des partisans
55:44bien avant la Marseillaise
55:46je la connaissais
55:47depuis enfant
55:48d'ailleurs
55:49je suis un des élus
55:50qui quand on a
55:51on a beaucoup
55:52de cérémonies patriotiques
55:53chez nous
55:53parce que
55:54comme disait
55:55le général de Gaulle
55:55dans son discours de 46
55:57nul département
55:58n'a autant connu
55:59le prix du sang
56:00que les Vosges
56:01donc on a
56:02toutes les cérémonies
56:03de libération
56:03des villages
56:05ou autres
56:06et moi c'est une musique
56:07qui m'a marqué
56:08l'année dernière
56:09j'ai eu une de mes filles
56:11rarement de ma vie personnelle
56:12mais j'ai eu une de mes filles
56:12qui était en CM1
56:13et quand on fait la cérémonie
56:15du 2 octobre
56:17moi j'ai été marqué
56:19d'avoir
56:20ma fille
56:21qui lisait
56:22le nom
56:23des personnes
56:25raflées et morts
56:26dont son arrière-arrière
56:28grand-père
56:28puis
56:29qui chantait
56:30avec le reste de sa classe
56:31le chant des partisans
56:32et moi-même
56:33derrière député
56:34qui après ça
56:35ai pris la parole
56:36pour parler de
56:37et c'est un chant
56:38que
56:38alors déjà
56:39qui est très
56:40je vais dire
56:41communique
56:41mais fait par un communiste
56:42il faut le rappeler
56:43Joseph Kessel
56:44qui prouve bien
56:46qu'en temps de guerre
56:47il n'y a pas de parti
56:49on est tous ensemble
56:51et donc la première symbolique
56:54elle est aussi là
56:55et une symbolique
56:57plutôt historique
56:58historique
56:59familiale
56:59voilà
57:00super merci
57:01merci infiniment
57:02d'avoir partagé
57:03avec nous cette anecdote
57:04vos souvenirs
57:06et puis ce repas
57:07merci infiniment
57:08à Christophe Neiglène
57:09merci beaucoup
57:10Jean-Pierre Montagnard
57:11remercie évidemment
57:12le Bourbon
57:13qui nous a concocté
57:14ce très beau repas
57:15on se retrouve très vite
57:16pour un prochain numéro
57:17de Politique à table
57:17au revoir
57:27au revoir
57:28au revoir
57:29au revoir
57:29au revoir
57:30au revoir
57:30au revoir
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