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  • il y a 1 jour
Ce mardi 24 février, Roland Kaloyan, responsable de la Stratégie Actions Européennes chez Société Générale CIB, et Matthieu Barrière, responsable de l'allocation d'actifs chez ODDO BHF Asset Management, débattent autour des inquiétudes sur les marchés liées à l'intelligence artificielle, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Deux acteurs de marché, comme chaque matin à 7h, avec ce matin Roland Calloyan,
00:06qui est responsable de la stratégie Action Européenne chez Société Générale CIB.
00:10Bonjour Roland.
00:10Bonjour.
00:11Et ce matin, vous vous êtes accompagné de Mathieu Barrière,
00:15qui est responsable de l'allocation d'actifs chez Odo BHF Asset Management.
00:19Bonjour Mathieu Barrière.
00:20Bonjour.
00:20Merci d'être avec nous ce matin.
00:22Bon, pour faire le lien avec ce qui vient d'être dit sur l'intelligence artificielle,
00:25et puis après on passera bien sûr à d'autres sujets.
00:27C'est vrai Mathieu Barrière que le marché est un petit peu perdu sur les gagnants, les perdants de l
00:31'IA.
00:31La séance d'hier soir à Wall Street a bien montré que ça pouvait se propager à beaucoup de secteurs,
00:37notamment le secteur du paiement, de la finance et des banques au sens large.
00:40Tout à fait. Le marché est assez nerveux.
00:44Finalement, on attend ce qui est devenu presque un petit événement systémique.
00:48Ce sont les résultats de Nvidia.
00:51Demain soir.
00:52Demain soir.
00:52Demain soir, attendu en hausse quand même si on regarde par rapport à il y a un an aux alentours
00:59de 65% de progression des résultats.
01:02En fait, c'est 65% de progression des chiffres d'affaires.
01:05Et une marge nette qui est admirablement stable aux alentours de 55% depuis 6, 7, 8 trimestres.
01:12Donc, le marché a besoin de se rassurer là-dessus, probablement pour revenir et se repositionner sur des dossiers
01:20où la consolidation a peut-être été excessive.
01:23Il y aura sûrement des disruptions.
01:24Il y aura sûrement des acteurs dont le business model disparaîtra peut-être.
01:29C'est très embêtant quand on est du côté crédit.
01:31Quand on est du côté action, s'il y a de la disruption, il y a certains titres qui peuvent
01:36avoir de gros problèmes.
01:37D'autres en bénéficient énormément et tout ne disparaîtra probablement pas.
01:41Donc, on peut aussi avoir des points de retour sur les valeurs tech américaines.
01:45Néanmoins, le crédit, la dette privée, si demain il y a des secousses, ça forcément affectera le marché action.
01:51Les deux sont quand même un petit peu liés, non ?
01:53Effectivement.
01:54Mais d'un point de vue purement volatilité.
01:57Si on se dit que finalement, une entreprise, ce sont des actifs économiques qui eux-mêmes ont une volatilité,
02:03qu'on analyse la structure de bilan.
02:04Si vous êtes du côté action, plus il y a de volatilité, toute chose égale par ailleurs,
02:08et que vous êtes relativement diversifié, c'est quelque chose de bénéfique.
02:11Finalement, vous avez une option d'achat sur un actif économique.
02:15Si la volatilité de cet actif économique monte, la valeur de l'action monte du côté crédit.
02:19Effectivement, vous êtes vendeur d'options.
02:21Donc là, c'est plus compliqué.
02:22À court terme, je vous rejoins, il y a effectivement des problématiques de financement des entreprises.
02:28Mais sur les plus grandes, Microsoft, Nvidia, on n'est pas vraiment à parler de problématiques de financement.
02:35Elles n'ont pas besoin du marché pour leur capex structurel actuellement.
02:39L'Europe s'en sort plutôt bien dans ce contexte, Roland Calloyan.
02:42Hier soir, le CAC 40 était sur une baisse d'à peine 0,2%.
02:46Idem ce matin.
02:47Donc, on est bien loin des moins 1, moins 1,5 même pour le Dow Jones.
02:51Comment vous expliquez cette surperformance de l'Europe, alors que là aussi, tous les marchés sont abriqués ?
02:56On a moins de valeurs technologiques déjà.
02:59En tout cas, le poids des valeurs technologiques, en nombre, ça reste à démontrer.
03:04Mais en tout cas, le poids des valeurs technologiques dans les indices est moins important.
03:08On voit bien aussi en Europe, où il y a quand même des secteurs qui sont clairement attaqués par le
03:14marché,
03:14sur lesquels les investisseurs se posent des questions.
03:18Moi, il y a un investisseur qui me pose une question sur une valeur.
03:21Est-ce qu'elle existera encore dans 5 ans ?
03:23On parle d'une valeur très, très, très importante.
03:26Après, je pense qu'il faut remettre un peu dans le contexte.
03:28C'est-à-dire, le contexte, c'est que les valeurs, par exemple, logiciels,
03:32beaucoup de valeurs technologiques, data, etc.
03:34Si vous regardez sur un graphique un petit peu long,
03:37alors oui, effectivement, là, on a des baisses très importantes sur ces valeurs-là,
03:41mais regardez les valorisations sur une période d'une dizaine d'années,
03:45vous allez voir qu'on vient d'un point extrêmement élevé aussi.
03:48Donc, on est aussi en train de corriger un peu, potentiellement,
03:54un excès de croissance future qu'il y avait sur ces valeurs-là.
03:59Et puis, il y a une prime de risque qui se met en place un petit peu partout.
04:01Ça va au-delà des valeurs technologiques, y compris en Europe,
04:04parce qu'on voit effectivement des séances où d'autres valeurs,
04:06d'autres secteurs sont chahutés.
04:08Je pense que le marché ne veut pas se retrouver avec les futures passes jaunes.
04:13Vous vous souvenez des passes jaunes avant l'arrivée d'Internet,
04:14on utilisait tous ça, et on ne veut pas se retrouver avec, finalement,
04:18des valeurs qui sont un business complètement obsolète,
04:22et les investisseurs ont très peur de ça.
04:23Donc, c'est pour ça, effectivement, qu'on voit des primes de risque
04:25un petit peu se mettre sur beaucoup de secteurs avec l'arrivée de l'IA.
04:30Et ce n'est pas un thème nouveau, parce qu'on en parle depuis un moment,
04:33mais ce qui est assez surprenant, c'est de se dire qu'il y a certains secteurs
04:37qui sont catégorisés comme grands gagnants de l'IA
04:40et qui sont en train d'être attaqués aussi, parce qu'on se pose la question
04:42s'ils vont pouvoir passer, finalement, les baisses de coûts
04:47et maintenir leur prix.
04:51Oui, probablement déflationner cette intelligence artificielle à voir.
04:55En tout cas, Mathieu Barrière, ces baisses interviennent à des moments
04:58où, c'est vrai, les hedge funds sont très présents.
05:01C'est vrai qu'ils ont beaucoup de positions vendeuses en ce moment.
05:05Il y a beaucoup d'annonces, beaucoup de bruit également,
05:07des notes de recherche, un tropique qui n'arrête pas de faire des annonces.
05:10Tout ça, ce n'est pas anodin, ça rajoute du bruit au bruit.
05:13Il y a une volatilité qui est croissante dans les marchés.
05:16Et ce qui est intéressant, c'est qu'il y a une remontée de la volatilité des indices
05:21sous deux facteurs.
05:22Alors le premier, c'est assez traditionnel, on est en saison de résultat,
05:25il y a une hausse de la volatilité individuelle des titres.
05:28Même un peu au-delà de ça, parce qu'on veut regarder des options
05:31à trois mois, à six mois, cette volatilité des actions individuelles,
05:35elle remonte. Et puis vous avez un début,
05:37alors très timide pour l'instant, mais on vient de très bas,
05:39une recorrélation au sein du marché américain.
05:42On a été habitué, sur les 18 derniers mois,
05:45à avoir une décorrélation extrême au sein de l'indice américain.
05:48C'est ça qui maintenait la vol de l'indice S&P lui-même
05:52sur des niveaux bas.
05:53Mais si cette décorrélation, elle s'arrête un peu,
05:56ça se renormalise, on va avoir une remontée du risque
05:59pour les investisseurs.
06:00Et là, il y a une vraie question pour les institutionnels,
06:01c'est comment je fais pour maintenir autant d'actions dans les portefeuilles
06:05si, dans mes outils de mesure, les actions sont mesurées comme plus risquées.
06:09Et justement, comment aujourd'hui vous arbitrez les portefeuilles
06:12chez Odo BHFAM ?
06:13Alors, la diversification, ça a été un leitmotiv sur l'année 2025.
06:19En 2026, il faut continuer.
06:21Il y a eu ce thème du broadening, de fuite initiale,
06:25on va dire un peu loin des Etats-Unis,
06:27qui a accéléré très fortement fin 2025.
06:29On a vu, par exemple, pendant que le Nasdaq commençait à plafonner,
06:34la technologie chinoise fonctionnait.
06:36Et puis ensuite, quand ça a commencé à patiner
06:39pour cause de valorisation qui devenait un peu plus élevée,
06:41on a vu les performances spectaculaires de la Corée.
06:44Essayons de rediversifier.
06:46Typiquement, actuellement, on est en train de rebouger
06:48les allocations sur l'Asie du Sud-Est,
06:55qui a plutôt moins bien fonctionné,
06:56et qui bénéficie aussi des nouvelles de ce week-end.
07:00Finalement, la décision de la Cour suprême
07:02et la réponse de Trump,
07:04les grands gagnants, ce sont des pays,
07:06alors il y a le Brésil,
07:07mais qui a dû jouer une belle trajectoire boursière sur six mois,
07:09mais sinon des pays comme l'Indonésie, le Vietnam,
07:13voilà.
07:13Donc au sein des émergents, pas mal de réallocations.
07:15Sans compter que la Chine a dû trouver de nouveaux débouchés
07:18dans ces pays de l'Asie du Sud-Est.
07:21Des débouchés ou des moyens détournés pour réexporter,
07:26mais effectivement, en termes de valorisation,
07:29on a certains marchés dont on était assez à l'écart
07:33il y a encore deux ans, comme par en plainte,
07:35qui nous paraissait extrêmement cher
07:37et qui était un peu le darling de beaucoup de gestion,
07:41parce que c'était un peu l'émergent facile,
07:42pas très volatile,
07:43avec une belle histoire de croissance démographique.
07:45qui finalement reste quelque chose d'un peu cher,
07:50mais qui a énormément fondu
07:51par rapport à ces valorisations historiques.
07:52En Europe, les résultats d'entreprises
07:55continuent de pleuvoir.
07:57Encore neuf sociétés du CAC 40
07:58vont dévoiler leurs résultats cette semaine.
08:00Roland Calloyan,
08:01comment vous regardez cette saison de résultats en Europe ?
08:05Alors c'est vrai que les entreprises
08:06publient de moins en moins des résultats records.
08:09Néanmoins, c'est au-delà des attentes,
08:11une nouvelle fois.
08:13Oui, en moyenne, c'est au-delà des attentes.
08:15Après, il faut remettre un peu dans le contexte historique.
08:18J'ai un peu regardé ce qui a été publié
08:20sur le T4 pour l'instant,
08:21parce que ce n'est pas fini.
08:23On est en gros dans la moyenne
08:25sur les 80 derniers trimestres,
08:28donc 20 dernières années.
08:29On est en gros dans la moyenne
08:30en termes de le pourcentage d'entreprises
08:33qui arrivent avec des résultats meilleurs qu'attendus.
08:37et ceux qui ont vraiment déçu.
08:39Donc, j'ai envie de dire,
08:40c'est un bon trimestre globalement,
08:41pour l'instant, encore une fois,
08:44mais pas un millésime exceptionnel non plus.
08:49Après, il faut avoir en tête aussi
08:50que les attentes étaient très basses.
08:53Si on regarde la trajectoire 2025,
08:56d'attentes de croissance,
08:57on a eu des révisions,
08:59surtout que ça a commencé
09:01avec Liberation Day au printemps,
09:04et ensuite, on a eu des attentes de croissance
09:06qui étaient très, très basses.
09:07On a flirté avec le 1% au niveau européen
09:10et là, effectivement,
09:11comme on a des meilleurs résultats,
09:12on se rapproche sur une croissance de 2%
09:15des bénéfices pour 2025.
09:18Mais ce qui nous inquiète,
09:19nous, c'est plutôt 2026.
09:20Avec notamment des entreprises
09:22qui sont un petit peu dans le flou,
09:23et ça se comprend,
09:24avec les droits de douane,
09:25avec l'intelligence artificielle,
09:27et j'en passe.
09:28Bref, les sujets de préoccupation
09:29sont nombreux.
09:30Alors, la bourse en accommode.
09:32C'est vrai que dans l'ensemble,
09:33quand on regarde les indices boursiers en Europe,
09:35ils sont sur des plus hauts historiques.
09:37Est-ce que le marché
09:38part un petit peu trop optimiste,
09:40quand même,
09:40sur les prévisions pour cette année ?
09:43Sachant que c'est vrai qu'en début d'année,
09:44il est toujours un petit peu optimiste sur l'Europe.
09:47Alors, effectivement,
09:48c'est quelque chose qu'on a constaté
09:49sur les trois dernières années.
09:50Janvier et février,
09:51c'est des mois exceptionnels
09:53pour l'Europe à chaque fois,
09:54ce qu'on fait une grande partie
09:55de la performance sur ces deux mois.
09:57Alors après, c'est plus compliqué
09:58quand on regarde,
09:59encore une fois en moyenne,
10:00sur les trois dernières années.
10:02Je ne dis pas que ça baisse,
10:03mais je dis que la croissance,
10:04elle est moins soutenue.
10:06Et c'est un peu le thème, nous,
10:07qu'on a aussi développé pour 2026,
10:08en disant, bon,
10:09le début d'année devrait être encore positif.
10:11On a effectivement
10:13des réallocations plutôt en faveur de l'Europe.
10:15C'est des choses qu'on voit aussi sur les flux,
10:16mais qu'on observe aussi
10:17sur les trois, quatre dernières années.
10:18On voit une volonté de rediversifier,
10:21certainement en dehors des États-Unis,
10:22sur les marchés actions européens.
10:24Mais est-ce que ça veut dire pour autant
10:25que les investisseurs croient durement
10:27à l'Europe,
10:28à un changement,
10:29à une croissance plus élevée ?
10:30Je ne suis pas sûr.
10:31Je pense qu'il va falloir au bout d'un moment
10:32aussi qu'on ait ce que j'appelle
10:34un « reality check »,
10:35c'est-à-dire qu'on voit effectivement
10:37ces attentes se réaliser dans les chiffres.
10:40Et pour l'instant,
10:41c'est porté par une croissance attendue
10:43qui paraît très élevée à deux chiffres,
10:45plus de 10% de croissance attendue pour 2026.
10:48Et ça va être compliqué, effectivement,
10:49dans cet environnement macro de délivrer.
10:51Avec notamment le plan de relance allemand.
10:53C'est vrai, Mathieu Barrière,
10:54ça fait un an que les marchés
10:57mises sur cette thématique,
10:58attendent au tournant ce plan d'investissement.
11:01Bon, là, les entreprises
11:01qui sont en train de publier
11:02au quatrième trimestre
11:04ne sont pas toutes très claires
11:05sur ce sujet.
11:06Ça met beaucoup de temps
11:07à se mettre en place.
11:08Et comme le dit Roland Caloyant,
11:09il va falloir maintenant
11:10que ces attentes soient au rendez-vous.
11:13Alors, comme l'a dit Roland,
11:15effectivement, ça fait quelques années
11:16qu'en Europe,
11:17sauf à de rares exceptions,
11:19on attend au début d'année
11:2010% de croissance des résultats,
11:22on termine à zéro.
11:22Au bout d'un moment,
11:24je pense que les entreprises
11:27sont devenues un peu plus timides
11:28dans leur communication
11:29et n'ont pas envie d'être
11:32exagérément ambitieuses
11:32pour rejouer l'année précédente.
11:35Ce qui est aussi assez intéressant
11:39et devrait être suivi de près,
11:41c'est que ces résultats,
11:43avec de la croissance qu'on observe,
11:44la publication de résultats actuels,
11:46c'est quand même sur des bases
11:48assez faciles.
11:48Parce que le dernier trimestre de 2024,
11:51c'était extrêmement difficile
11:53pour les entreprises européennes,
11:55notamment pour les moyennes
11:56et petites capitalisations.
11:57Là, on a du mieux.
11:58On a des résultats en début d'année
12:01qui pourraient sembler en ligne
12:03avec une croissance de l'ordre de 10%,
12:04mais il faut vérifier que ça ne baisse pas
12:06au fur et à mesure de l'année.
12:07Pour revenir sur le plan
12:08et le réindustrialisation européenne,
12:10on a quand même,
12:12au sein des publications européennes,
12:14alors ça c'est global,
12:16de bonnes surprises
12:17dans le secteur des matériaux,
12:18mais également dans le secteur
12:20de l'industrie en Europe.
12:21Et d'ailleurs, les bonnes surprises
12:22sur la technologie,
12:23on les trouve plutôt dans les émergents.
12:25Ce n'est pas forcément fréquent.
12:27D'habitude,
12:28ce n'est pas le prisme
12:28avec lequel on lit le marché.
12:30Cette réindustrialisation allemande,
12:32le marché attend beaucoup.
12:33Les macroéconomistes
12:34attendent une croissance allemande
12:37qui, après avoir fait
12:38moins 0,2 puis 0,3,
12:39monte à 1% en 2026,
12:411,5% en 2027.
12:43C'est un effort long.
12:44On n'est pas en train de parler
12:46de relance de la consommation,
12:47on est en train de parler
12:47de CAPEX.
12:48On continue, nous,
12:50de pousser cette thématique,
12:52notamment à travers,
12:53par exemple,
12:54du Mittelstand,
12:55des moyennes capitalisations allemandes.
12:57Le MDAX.
12:58C'est ça.
12:59Qui avait eu un très beau démarrage
13:01en 2025.
13:02Avant un peu de plafonner,
13:05on peut avoir une reprise.
13:07Preuve que le marché
13:08est toujours prudent,
13:09Roland Calloyan.
13:10Le secteur des télécoms
13:11est encore sur des plus hauts
13:12en Europe.
13:13Le secteur des utilities aussi.
13:15Bref, les secteurs qui ont
13:17des croissances modérées,
13:18voire nulles,
13:19mais qui affichent
13:20de la visibilité,
13:21du coupon.
13:21Ça, c'est quand même bien
13:22des signaux aujourd'hui
13:23qui montrent une certaine
13:25forme de prudence.
13:26Comment vous arbitrez
13:27un petit peu les portefeuilles ?
13:28Comment vous aiguillez
13:29vos clients ?
13:30Alors nous,
13:30c'était un peu aussi
13:31notre message,
13:32puisqu'on n'est pas acheteur
13:33des attentes de croissance
13:35pour 2026.
13:37On est plutôt dans nos scénarios
13:39autour de 5-6%
13:40contre plus de 10%
13:42attendus pour 2026.
13:43Donc on a regardé
13:44où est-ce qu'il y a des risques
13:45de voir des déceptions
13:48en 2026.
13:48Et c'est plutôt
13:49sur les secteurs
13:50dits cycliques.
13:51Et donc du coup,
13:52ce qu'on trouve intéressant,
13:53c'est que sur la partie défensive,
13:54là effectivement,
13:54comme vous le soulignez,
13:55il y a la visibilité
13:56globalement sur les bénéfices
13:58et il y a surtout
13:59des valorisations
14:00qui sont beaucoup moins
14:01importantes que sur
14:02les compartiments cycliques.
14:04On a effectivement décidé
14:05de se mettre,
14:06de plutôt avoir
14:07une pondération importante
14:08sur ce qu'on appelle
14:09les défensifs.
14:09Donc les utilities,
14:11évidemment,
14:11la consommation non-discrétionnaire,
14:13puis il y a un autre secteur
14:14aussi qui a été bien délaissé
14:15la dernière,
14:16c'est la santé,
14:19là aussi,
14:19qui revient bien.
14:21Donc voilà,
14:21on est effectivement
14:22sur ce qu'on cherche
14:23aujourd'hui,
14:24c'est être le moins
14:25à risque
14:26des révisions baissières.
14:28Et le marché,
14:29il y a une rotation
14:30qui se met en place
14:31parce que ce n'était pas
14:31du tout ce secteur-là
14:32qui performait
14:33fin d'année dernière.
14:34On avait une reprise
14:35plutôt des cycliques,
14:36on avait vu l'automobile
14:37fin d'année qui repartait,
14:38le luxe qui était reparti
14:40très fort
14:41sur fin d'année 2025.
14:44Et on voit
14:44qu'il y a une rotation
14:45qui se remet en place
14:46là depuis le début de l'année.
14:47Donc vous jouez
14:47les télécoms,
14:48malgré des niveaux
14:49de valorisation ?
14:50C'est la seule défensive
14:51qu'on ne prend pas.
14:53Donc plutôt
14:53les utilities,
14:54la santé,
14:55donc ça fait vraiment
14:56deux secteurs
14:56qu'on aime beaucoup.
14:57Et les staples.
14:58Et les staples.
14:58Donc c'est bien de consommation.
15:00Exactement.
15:01C'est le retour du shampoing
15:02et de la lessive,
15:02si je caricature un petit peu.
15:04Vous partagez aujourd'hui
15:05cette allocation ?
15:06Dans les grandes lignes,
15:08on la partage.
15:09Juste un point à rajouter
15:11justement entre utilities
15:12et télécoms,
15:13dans une optique vraiment tactique
15:14et de construction de portefeuille.
15:16Ces secteurs défensifs,
15:17on s'attend à ce qu'ils soient
15:18peu volatiles.
15:19Les utilities remplissent
15:20ce rôle,
15:22très peu volatiles.
15:22Les télécoms,
15:23c'est de moins en moins le cas.
15:24Donc finalement,
15:25on a effectivement
15:26un secteur
15:27qui se renchérit
15:28en termes de multiples
15:29et puis qui au quotidien,
15:31j'ai envie de dire
15:32la petite semaine,
15:33est assez volatile.
15:34Donc perd un peu
15:35ces caractéristiques défensives.
15:37Et les secteurs préférés
15:38aujourd'hui,
15:39dans les portefeuilles,
15:40dans votre allocation ?
15:41Alors,
15:42on reste exposé
15:43sur les thèmes
15:44de croissance séculaire.
15:46On voit
15:47quelques opportunités
15:49d'investir
15:51ou de revenir
15:51à meilleur prix
15:52sur la tech.
15:55Et on partage
15:57aussi ce côté domestique
15:59via les utilities.
16:01Donc finalement,
16:02un portefeuille,
16:03j'ai envie de dire
16:04assez barbelle
16:05avec d'un côté
16:06de la croissance
16:07et de l'autre
16:08de la domestique
16:09plutôt moins cyclique.
16:12Merci à tous les deux.
16:13Mathieu Barrière,
16:13responsable de l'allocation
16:14d'actifs
16:15chez Odo BHF
16:16Asset Management
16:16et Roland Calloyan
16:17qui est responsable
16:18de la stratégie
16:18Action Européenne
16:19chez Société Générale.
16:21Sous-titrage Société Générale.
16:21Sous-titrage Société Générale.
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