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  • il y a 7 minutes
«La transformation du PSG est remarquable puisque le collectif est omniprésent», constate Pascal Dupraz

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Transcription
00:00Mais là, vous êtes sincère complètement, il n'y a pas de distance.
00:02Oui, il n'y a rien de préparé, c'est de la spontanéité, mais on a l'habitude, c'est
00:07comme ça, on ressent les choses.
00:09Il faut dire qu'avec ce groupe à Toulouse, c'était passé des choses qui nous ont unis, en fait,
00:20en quatre jours avant d'arriver à Toulouse,
00:22après mon quatrième entraînement, juste avant d'aller jouer notre premier match à Marseille sous ma responsabilité.
00:27Je m'effondre sur la peluche, je fais une syncope et trois jours après, on me fixe un défibrillateur sous
00:34la peau, sous le bras.
00:35Donc, ça crée des liens et les joueurs ont eu, j'ai la faiblesse de le penser, ont eu, en
00:42plus de leur talent,
00:44envie de me prouver que je n'avais pas tort de leur dire qu'ils étaient capables de se maintenir,
00:50ce qui ne s'était jamais fait en Europe dans les cinq meilleurs championnats, mais eux l'ont fait.
00:54– Alors, Pascal Dupra est avec nous et je rappelle son livre, Le Privilège de l'impression,
00:57c'est écrit avec Frédéric Rémiillet qui parle de vous, il dit, c'est ce que Pascal appelle la combinaison
01:02du « je » et du « nous ».
01:03L'expérience du centre de formation puis du vestiaire professionnel confirme un principe trop souvent oublié dans les organisations,
01:09le « je » précède le « nous », non par égoïsme, mais par lucidité.
01:14Mais ça, on pourrait l'appliquer à l'univers professionnel, à notre travail à nous.
01:17« Un collectif performant n'est jamais que la somme d'individus qui développent leurs compétences,
01:22qui cherchent à progresser, qui s'auto-évaluent avec rigueur.
01:25Il faut du courage pour assumer cette vision, car il est plus confortable de diluer les responsabilités dans le collectif,
01:31plus facile de dire « on » que « je ». »
01:33C'est vraiment important ça, mais ça, évidemment qu'on peut faire un parallèle avec l'univers professionnel,
01:39surtout quand vous dites, non par égoïsme, mais par lucidité.
01:42Oui, mais je vais transposer avec le Paris Saint-Germain.
01:48Le Paris Saint-Germain, aujourd'hui, c'est toujours les individus qui jouent, mais qui servent le collectif.
01:56Ce n'était pas le cas il y a quelques années, ça les empêchait d'avoir des titres au niveau
02:01européen.
02:02La transformation du PSG en termes de philosophie est absolument remarquable.
02:08Je vous prends un exemple, le mien, je ne regardais jamais un match du Paris Saint-Germain versus Mbappé et
02:15Consor, jusqu'à la fin.
02:16Parce que ce n'était pas l'expression du collectif tel que je l'avais appris au travers de mon
02:21sport, le football.
02:22Alors, peut-être parce que je n'étais pas assez doué et que j'avais besoin des autres.
02:26Mais aujourd'hui, je ne manque pas une miette des matchs du Paris Saint-Germain,
02:29parce que le collectif est omniprésent et je pense qu'ils le doivent à leur manager.
02:37Avec un S, parce qu'il y a plusieurs managers.
02:40Il y a celui qui est à proximité, c'est Louis-Henriquet, mais il y a peut-être aussi le
02:43président
02:44qui a su opérer un virage à 90 degrés pour rendre performant au niveau européen de Paris Saint-Germain.
02:52Même si la conviction que j'ai dans le football, c'est que la personne la plus importante est l
02:55'entraîneur.
02:56Et que c'est très dur parfois pour le président, parce que le président, il paye.
02:59Mais il faut qu'il comprenne que la personne la plus importante, en fait,
03:03il peut choisir son entraîneur et puis après, aller jouer au golf.
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