- il y a 9 heures
Petit exercice collectif, plutôt sympa !
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ÉducationTranscription
00:00Tu vois, hier j'étais avec une patiente, je l'ai emmenée, il y avait un truc, je me suis dit c'est là-dessus qu'il faut aller.
00:10Et puis je suis resté sur le côté de faire monter les tensions, nettoyer le corps.
00:17Et je voyais bien qu'il y avait tout un truc qu'on pouvait faire à côté, mais qui n'aurait pas été thérapeutique, qui aurait été de l'exploration.
00:26Mais évidemment elle n'est pas là pour ça.
00:28Donc quand je l'ai fait, je me suis dit, demain soir, ils vont y avoir droit.
00:38Donc voilà.
00:41Donc on va partir sur ce truc-là.
00:43Et bien je vous invite à fermer les yeux, tout simplement.
00:53Et à vous centrer sur la respiration.
00:58Et comme les autres fois, en observant la petite extension du corps qu'il y a à l'inspiration.
01:14Et puis le petit rétrécissement, contraction du corps qu'il y a à l'expiration.
01:20En étant conscient de ça, en observant ça.
01:39Et pourquoi se centrer sur la respiration ?
01:42Parce que, on est dans un lieu, et en fait on n'a pas accès à ce dans quoi, à là où on est.
01:54Et on a, il y a une pièce réelle, et on a juste accès à l'interprétation de cette pièce qui se fait.
02:04C'est-à-dire la différence qu'il y a entre le réel et la réalité.
02:11C'est-à-dire qu'on a accès à notre réalité, mais on n'a pas accès au réel.
02:16Et habituellement, on s'occupe des pensées.
02:29Et les pensées se fabriquent après tout un parcours.
02:32C'est les dernières choses qui se fabriquent dans le cerveau.
02:38C'est-à-dire qu'il n'y a pas plus éloigné du réel que les pensées.
02:45Donc le seul moyen de se rapprocher un peu du réel,
02:49sans penser un jour l'atteindre, mais au moins de s'en rapprocher,
02:54c'est de descendre dans le corps, dans les sensations, de s'éloigner des pensées.
02:59Sauf qu'on ne peut pas volontairement arrêter les pensées.
03:05Elles peuvent s'arrêter, mais on ne peut pas les arrêter.
03:20Et c'est toujours intéressant pour soi d'observer comment,
03:24même quand on décide d'observer
03:27une sensation, par exemple la respiration,
03:32quelque chose qui est en train de se faire,
03:36comment, sans y faire attention,
03:38en fait, on repart,
03:41on est happé par les pensées.
03:43Je pense que je suis dans telle ou telle pensée.
04:04Les pensées, c'est juste des trucs fabriqués par le cerveau,
04:07mais on n'y est plus attentif qu'à la respiration.
04:13C'est plus facile.
04:14Alors que de s'occuper de la respiration,
04:27de ressentir le contact des pieds avec le sol,
04:33les points d'appui du corps sur le siège,
04:37en fait, ce n'est pas intéressant.
04:52Et le paradoxe, c'est que
04:53on sait, par toutes les sagesses,
04:58que plus on se rapproche du réel,
05:01mieux on se sent.
05:02C'est-à-dire que le bien-être,
05:04ça passe par aller vers le réel.
05:14C'est l'inverse de notre culture
05:16qui nous éloigne en permanence du réel.
05:18Alors vous observez la respiration.
05:32Vous observez à quel endroit du corps
05:35vous ressentez le début de l'inspiration.
05:38Vous observez s'il y a une pause
05:55à la fin de l'inspiration ou pas,
05:58ou s'il y en a une de temps en temps.
05:59Vous observez à quelle vitesse
06:16se fait l'expiration.
06:18Vous observez à quelle vitesse se fait l'expiration.
06:29Est-ce qu'il y a une pause
06:45à la fin de l'expiration,
06:46avant qu'il y ait l'inspiration ?
06:49Ou pas ?
06:50Ou est-ce que c'est une fois de temps en temps ?
06:52Nous respirons depuis notre naissance.
07:14Pour être plus précis,
07:16la respiration se fait depuis la naissance.
07:22Certains corps ont gardé
07:47des traces du moment
07:52où l'air est entré
07:55pour la première fois dans les poumons
07:57et que ça agit sur les alvéoles des poumons
08:02pour les décoller.
08:05Et la mécanique s'est mise en marche.
08:10Voilà, il y a des petites tensions
08:11qui montent quand j'évoque ça
08:13parce que, évidemment,
08:17ce n'est pas un souvenir,
08:19enfin une trace,
08:20ce n'est pas un souvenir,
08:21mais c'est une trace
08:22qui est désagréable.
08:23Ça, c'est clair.
08:35Voilà, laissez cette tension monter.
08:43Encore ?
09:06Encore ?
09:07Encore ?
09:33Encore ?
10:03Et là, petit à petit,
10:07votre corps va chercher les traces
10:09de plus en plus en profondeur.
10:12Et là, petit à petit,
10:42Oui, très bien.
11:05Encore ?
11:06Il s'agit que quelque chose
11:18de l'inspiration,
11:20de la première inspiration
11:21et du coup de chaque inspiration
11:24s'allège,
11:27s'allège,
11:28se libère.
11:28et le府.
11:37Encore ?
11:37...
11:52...
11:53...
11:55...
11:57...
11:59...
12:03...
12:05...
12:09...
12:10Et ces traces, elles sont là pour nous protéger.
12:15Nous baignons dans
12:19tout un système de protection
12:21...
12:27...
12:28...
12:29...
12:31...
12:33et vous pouvez observer
12:38les bruits qu'émet le chien
12:41comment immédiatement
12:43ça polarise la tension
12:45parce qu'il y a le système de protection
12:48qui fait que même si vous savez
12:52que vous êtes en sécurité
12:54il y a le système de protection
12:56qui se met en marche
12:56qui va essayer d'analyser ce qui se passe
12:58et donc de remonter dans le mental
13:00alors que c'est juste du bruit
13:07voilà
13:10et vous redescendez dans la respiration
13:14dans les traces
13:15de la première inspiration
13:24super, encore
13:26ouais, encore
13:39toujours intéressant de réaliser
13:52là c'est le mental
13:53que ce qui fait qu'on reste vivant
13:57c'est-à-dire le fait qu'on inspire
13:59dans le fond est associé à la douleur
14:03et là
14:08ce qu'on enclenche là
14:11c'est essayer de dissocier
14:13dissocier
14:14l'inspiration
14:16d'une trace douloureuse
14:18d'un signal de danger
14:23ouais, c'est de mieux en mieux
14:45encore
14:46évidemment on peut pas tout nettoyer
14:51en une fois d'une trace aussi profonde
14:53mais quand même
14:54c'est pas mal
14:55ça nettoie
14:58ouais, encore
15:05voilà
15:18et les mouvements
15:21qui étaient bloqués
15:22par ces tensions
15:24si votre corps est d'accord
15:26il les remet en marche
15:28quelque chose se modifie
15:30sur l'inspiration
15:32et les remet en marche
16:02Et notre corps ne garde pas que les signaux de danger, il garde aussi des traces de choses agréables, heureusement.
16:12Et bien au-delà de notre mémoire consciente, lorsque nous étions nourrissons, avant qu'il y ait la pensée, avant qu'il y ait tout ça,
16:26nous avons passé des heures à ressentir la respiration en train de se faire.
16:32Et quand on observe un bébé, donc allongé, et ça respire, très très intéressant parce que la poitrine bouge très peu.
16:51Par contre le ventre, c'est les mouvements du diaphragme, le ventre a des mouvements amples.
16:58Et si le bébé est dans des bonnes dispositions, ses mouvements sont assez lents.
17:12Et donc si votre corps est d'accord, il vous permet de toucher à cette sensation.
17:23de ressentir, sans le savoir, la respiration en train de se faire.
17:34En se laissant faire par ces mouvements.
17:49Voilà, il y a quelque chose qui est en train de se détendre dans la pièce.
17:52On n'a jamais été aussi proche du réel que quand on était bébé.
18:21Et donc, laisser venir ces traces rapproche du réel.
18:34Et ça rapproche de maintenant.
18:37Ça rapproche de ce qui est en train de se passer maintenant.
18:42Si votre corps est d'accord, à chaque inspiration, il va chercher les traces de l'inspiration qui se faisaient lorsque vous étiez nourrisson.
18:59Plein de traces d'inspiration.
19:01Et à chaque expiration, des traces d'expiration lorsque vous étiez bébé.
19:07Et puis il y a les pauses.
19:12Voilà.
19:14Encore.
19:15Ce bien-être extraordinaire de laisser le corps complètement faire par lui-même.
19:32Merci.
19:33Merci.
19:34Merci.
19:35Merci.
19:36Merci.
19:37Merci.
19:38Merci.
19:39Merci.
19:40Merci.
19:41Merci.
19:42Merci.
19:43Merci.
19:44Merci.
19:45Merci.
20:15Merci.
20:16Merci.
20:17Merci.
20:18Merci.
20:19Merci.
20:20Merci.
20:21Merci.
20:30Être réduit à la respiration.
20:32C'est parti.
21:02Se laisser faire par l'inspiration, se laisser faire par la petite pause à la fin de l'inspiration, se laisser faire par la petite pause à la fin de l'expiration.
21:32Comme on l'a déjà fait ici, peut-être votre corps peut aller chercher en même temps que se laisser faire les traces de la conscience sans pensée.
21:58Voilà.
22:01Voilà.
22:03Voilà.
22:05Voilà.
22:07Voilà.
22:09Voilà.
22:11Voilà.
22:13Voilà.
22:15Voilà.
22:17Voilà.
22:19Voilà.
22:21Voilà.
22:23Voilà.
22:24Voilà.
22:25Voilà.
22:26Voilà.
22:27Voilà.
22:28Voilà.
22:29Voilà.
22:30Voilà.
22:31Voilà.
22:32Voilà.
22:33Voilà.
22:34Voilà.
22:35Voilà.
22:36Voilà.
22:37Voilà.
22:38Voilà.
22:39Voilà.
22:40Voilà.
22:41Voilà.
22:43Et votre corps adulte peut se laisser transformer plus.
22:50Et votre corps adulte peut se laisser transformer par ce contact, ces réminiscences, ces retrouvailles avec ces choses qui sont là toujours en arrière-plan.
23:20Voilà, très bien.
23:50Et puis petit à petit, dans notre histoire, nous avons des crispations, des moments d'arrêt, des sidérations,
24:09des traces qui sont venues s'associer à l'inspiration, à l'expiration, aux petites apnées, aux petites pauses.
24:20C'est-à-dire qu'ils sont venues perturber la liberté de la respiration, l'ampleur de la respiration.
24:31Si votre corps le souhaite, s'il est d'accord aussi, bien sûr, on peut enlever quelques traces, c'est l'occasion.
24:41Sous-titrage Société Radio-Canada
25:11Il y a eu les traces de l'école.
25:35Parce que pour des raisons historiques, à l'école, la respiration, elle se fait en haut, elle se fait dans la poitrine.
25:47Et donc il y a un phénomène de mimétisme qui fait que les enfants qui respirent, comme on dit, par le ventre,
25:59quand ils vont à l'école, au bout de quelques mois, ils respirent en haut, beaucoup moins qu'en bas,
26:06beaucoup moins en bas qu'en haut.
26:09Et ça, il y a des tensions qui sont associées à ça.
26:12Parce que quand on a une respiration haute, notre cerveau en déduit qu'il y a un danger.
26:18Quand il y a un danger, on a une respiration haute.
26:20Mais quand on a une respiration haute, notre cerveau en déduit qu'il y a un danger.
26:23Donc tout ça, ça fait des agrégats de tensions qui se sont ajoutés.
26:27Et voilà, laissez ça monter.
26:32Une question de contexte, tout bête.
26:34On a tous connu ça.
26:37Voilà, très bien, laissez monter.
26:57Encore.
27:04Parce qu'évidemment, une respiration haute, malgré nous, nous éloigne encore plus du réel.
27:10Voilà, très bien, très bien.
27:36Quelque chose qui peut complètement se relâcher, du coup, se détendre,
27:41comme quand on était nourrisson et que tout allait bien.
27:53Super.
27:55Encore plus, je vais demander à vos corps d'aller encore plus en profondeur, nettoyer ça.
28:06En s'appuyant sur la mémoire qu'il a de la respiration du nourrisson.
28:13Super, très bien.
28:42En s'appuyant sur la mémoire qu'il y a de la respiration du nourrisson.
29:12Nous étions nourrissons, nous n'avions pas conscience des contours de notre corps.
29:20Nous avions une perception du monde complètement différente.
29:23Et nous avions le ressenti de force, de puissance qui était là, qui sont toujours là.
29:42Et toutes les personnes qui ont eu des enfants et qui ont connu ce qu'on appelle le proto-regard,
29:58le premier regard de l'enfant sur ses parents,
30:03ont cette mémoire de recevoir quelque chose.
30:06C'est-à-dire que lorsque nous étions nourrissons, nous étions pris dans une force d'amour vers nos proches.
30:26Voilà, vous pouvez laisser cette sensation être là.
30:38C'est toujours fabuleux de sentir que ce dans quoi nous étions nourrissons est toujours là.
30:47Cette force d'amour extraordinaire qui fait qu'on va vers l'autre, vers l'autre qu'on aime.
31:02On donne, on offre notre spontanéité.
31:10Là, après, l'histoire peut venir bloquer ça, mais à la base, c'est là.
31:15Et puis, à comment c'est reçu.
31:17Mais votre corps peut vous aider, s'il le veut bien, à retrouver cette force
31:23dans laquelle tout le corps est pris et dans lequel il respire.
31:47Et lorsque les conditions sont bonnes,
32:01l'émerveillement du nourrisson a regardé le monde.
32:07Et surtout à le ressentir.
32:09à le ressentir en étant ce monde.
32:19Il n'y a pas de séparation au début.
32:30Je ne sais pas que ce que je regarde est un arbre.
32:33Et je ne regarde pas un arbre.
32:37Je suis ce que dégage cet arbre.
32:42Il n'y a pas de différence.
32:47Voilà.
32:47Et j'aime cet arbre.
32:48Et avec l'évolution, avec les années,
33:12cette force d'amour va se polariser.
33:20Pour une part, elle va être bloquée.
33:24Mais pour une autre part, elle va se polariser sur certaines personnes.
33:26Et parfois, la présence de cette force, mais vers nous,
33:41est gênée.
33:42Donc, si votre corps est d'accord,
33:52s'il y a des freins,
33:56des gènes
33:57à cet amour,
33:59mais vers vous,
34:01votre corps peut faire,
34:03s'il le souhaite, quelque chose.
34:12Très bien.
34:35Très bien.
34:42À l'inspiration,
35:03nous recevons.
35:09À l'expiration, nous donnons.
35:12Nous transformons le monde autour de nous.
35:20À l'inspiration, nous sommes transformés.
35:29À l'inspiration, notre corps se redresse un petit peu,
35:33prend plus d'ampleur.
35:39Nous recevons.
35:42À l'expiration,
35:43à l'expiration,
35:46nous donnons,
35:51contractons, contractons, contractons un petit peu.
35:54à l'expiration.
35:54Applaudissements.
35:55Voici.
35:55À l'expiration,
35:55nous donnons,
35:55nous donnons,
36:13ERS et les choses.
36:13Nous sommes agis par des forces qui nous dépassent.
36:43Des traces de notre vie sont venues nous, malgré nous, nous faire intervenir sur notre respiration.
37:05Des traces de peur, de crispation sont venues nous empêcher de laisser l'expiration aller à son terme.
37:13Et l'inspiration aller à son terme.
37:16Voilà, laisser ça monter.
37:34Encore ?
37:38La façon dont la force qui nous habite, qui nous envahit de donner de l'amour,
37:55la façon dont elle a été reçue nous a marqué.
38:03Voilà, il y a des traces qui peuvent venir, très bien.
38:11Encore ?
38:33Parce que pour certaines personnes, recevoir c'est être vulnérable et la vulnérabilité dans l'histoire de certaines personnes a été associée à du danger, bien sûr.
38:47Du coup, elles ont du mal à recevoir ce qui est envoyé par leur enfant.
38:56Cette force qui est là et qui traverse l'enfant.
39:00Et bien sûr, l'enfant a l'impression qu'il y est pour quelque chose, quand ce n'est pas reçu.
39:25Et ça laisse des traces.
39:39Encore ?
39:40Et ces traces viennent gêner la respiration.
39:43Voilà, très bien, les mouvements se reprennent.
40:05Voilà, encore plus.
40:16Et votre corps, s'il est d'accord, se réorganise, après ce petit voyage, se réorganise en se laissant transformer.
40:35Ce petit voyage pour se rapprocher un peu plus du réel en passant par la respiration.
40:51Voilà, très bien.
40:56Et quelque chose vous ramène à la surface.
41:00Merci.
41:01Merci.
41:02Merci.
41:03Merci.
41:04Merci.
41:05Merci.
41:06Merci.
41:07Merci.
41:08Merci.
41:09Merci.
41:10Merci.
41:11Merci.
41:12Merci.
41:13Merci.
41:14Merci.
41:15Merci.
41:16Merci.
41:17Merci.
41:18Merci.
41:19Merci.
41:20Merci.
41:21Merci.
41:22Merci.
41:23Merci.
41:24Merci.
41:25Merci.
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