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  • il y a 2 jours
Ce jeudi 5 février, la question de savoir si la BCE doit abaisser ses taux, étant donné que l'inflation est au plus bas depuis la crise Covid, ainsi que la réunion qui s'est tenue à Washington pour le sommet des minerais critiques, ont été abordées par Roland Gillet, professeur d'économie financière à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Gaël Sliman, président d'Odoxa, et Gaëlle Macke, directrice déléguée de la rédaction chez Challenges, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Pour la seconde partie de l'émission, avec toujours autour de la table Roland Gillet, Gaël Mack et Gaël Slimane
00:06pour parler baisse des taux. Aujourd'hui, les jours de réunion de la Banque Centrale Européenne.
00:12Une réunion importante qui arrive dans un moment où on a eu les résultats de l'inflation, notamment en France.
00:18C'était il y a 48 heures, une inflation au plus bas depuis la crise Covid.
00:22On est à 0,3% de l'inflation, l'inflation a disparu, c'est assez simple.
00:26En France, en tout cas, c'est l'une des plus faibles, c'est la plus faible de la zone euro.
00:30Juste après Chypre, avec une inflation au plus bas, on se dit, Roland Gillet, il est grand temps de baisser les taux, non ?
00:38Et puis de relancer un peu la création de richesses en Europe ?
00:42D'autant plus que la Banque Centrale a toujours dit que ce qu'elle allait accorder d'importance, c'est ce qu'elle regardait sur les données, la core inflation.
00:49C'est l'objectif principal.
00:50Elle enlève les éléments, l'énergie, les produits alimentaires, etc.
00:53Donc, elle a des raisons de pouvoir éventuellement le faire.
00:56Elle a une deuxième raison aussi de pouvoir le faire, c'est de dire finalement, la plus grande réussite de Trump dans le combat sur la compétitivité de ses entreprises exportatrices des deux côtés de l'Atlantique,
01:05c'est d'avoir créé une baisse du dollar de 15%, qui a un effet immédiat, évidemment.
01:09Donc, clairement, si on baisse les taux d'intérêt du côté européen pour le moment, on peut espérer quand même que ça redonnera un petit coup au dollar et que donc ça restreindra un peu ce handicap évident en dehors des tarifs américains dont on ne sait pas où on va.
01:24Les taux de change, on sait où ils sont.
01:25Donc, je pense que c'est un deuxième élément.
01:26Et le troisième élément, c'est justement, on voit la France avec 0,7, peut-être 0,9% de croissance, clairement, mais on voit aussi qu'avec, comme on l'a dit tout à l'heure, la dette publique qui augmente, il y a une partie de ces déficits qui crée cette croissance.
01:41Donc, de façon endogène, le système n'est pas encore quand même, je vais dire, avec une croissance suffisante et non sûrement pas pour rivaliser face aux concurrents, il faut bien le dire comme ça, américains et chinois.
01:50Donc, si on peut se le permettre aujourd'hui, pourquoi pas, le tout est de savoir si dans la tête, parce que des gens à la Banque Centrale Européenne, on n'a pas des anticipations, plus que l'inflation aujourd'hui, sur le fait qu'il peut y avoir une récrudescence de celle-ci.
02:04Mais si on est sur le vol des uniquement les données aujourd'hui, pourquoi pas baisser les taux ? Ça, c'est certain.
02:09Ça pourrait être quoi, la récrudescence de la inflation ?
02:10Quand je vois d'ailleurs, à des moments, regardez, quand on l'a baissé à certains moments où là, on était carrément largement au-dessus des 2%, pour des raisons aussi de relance, on l'a fait.
02:19Et il y a un dernier élément que je voudrais quand même souligner, où là, ils vont certainement faire très attention, c'est le fait qu'on fait des dépenses militaires en s'endettant un peu à gauche, à droite,
02:28et il ne faudrait pas leur créer une surchauffe, puisqu'on n'a pas encore les effets dans l'économie de ces dépenses importantes qui sont faites dans le militaire, donc dans la défense.
02:36Oui, il faut souligner que quand même, l'inflation n'est plus basse en France que dans le reste de l'Europe, c'est-à-dire que bon, quand même, la BCE gère l'Union Européenne, et là, je crois que c'était 1,7 plutôt, donc bon, c'est encore en dessous des 2%.
02:53Donc on est parfaitement dans la cible de la BCE.
02:56Tout à fait, on peut le faire.
02:58Proche mais inférieure de 2%.
02:59Alors là, je crois comprendre d'ailleurs que c'est dans la réflexion de la BCE, même si ça ne sera pas certainement pour ce jeudi, voilà, mais c'est dans la réflexion de la BCE à assez court terme.
03:10Ils ont aussi, je pense, un peu d'inquiétude face au prochain président de la Fed, puisque...
03:19Kevin Walsh, il vient d'être nommé, on va en parler.
03:22Il va changer, donc normalement, je crois que c'est en mai, c'est ça, la fin de mandat de Jérôme Powell, bon, qui va, enfin, je veux dire, en tout cas, on a assez bien compris que Donald Trump voulait une baisse des taux, et bon, pour l'instant, on attend encore un peu de voir à quel point il va y répondre d'une manière avec célérité et avec force,
03:46parce que, quand même, l'indépendance de la Federal Reserve, je pense que c'est vraiment un sujet important, je pense, pour les investisseurs, mais bon, c'est vrai que la BCE est assez conservatrice,
03:58et elle a, je pense, aussi gardé un mauvais souvenir de la période d'inflation récente très forte, où elle a dû baisser très vite, et ça a pris du temps, ça a décalé dans le temps,
04:08enfin, ça a pris du temps pour faire effet, mais aujourd'hui, je pense que c'est vraiment indispensable dans l'espèce de guerre des zones, des trois zones qu'il y a, entre les États-Unis, la Chine,
04:18parce que, bon, la Chine aussi agite sa monnaie, elle a aussi une arme monétaire, et elle a aussi fait baisser le yuan face à l'euro, donc, en fait, l'euro se retrouve quand même avec la monnaie la plus forte,
04:30enfin, la zone euro se retrouve avec la monnaie la plus forte, alors qu'elle a la plus faible croissance, donc, c'est quand même problématique.
04:35– Roland Gillet, vous souhaitez réagir ?
04:37– S'il y a bien quelque chose que je voudrais dire à un mot, c'est sur Kevin Warch, vous avez vu ce qui était dans la tête des marchés, sur qui on allait mettre,
04:45jusque, déjà, quelqu'un qui est déjà à la Banque Centrale maintenant, Myrène, qui a été nommé, clairement, pour faire baisser les taux d'intérêt.
04:52Je vous l'avais quand même rappelé, et vous l'avez dit, même le président de la FED ne décide pas, lui, tout seul, j'ai décidé.
04:57– Il y a un board. – Donc, il n'a pas non plus nommé Myrène, parce qu'il y a toute une série de gens sérieux au niveau de la FED,
05:03qui ne vont quand même pas faire que le dollar n'existera plus,
05:05n'existera plus, j'entends, comme monnaie de référence, parce qu'il y a quelqu'un qui montre vraiment qu'il y a une dépendance complète,
05:10qu'on fait n'importe quoi, que ce soit l'inflation, et ainsi de suite.
05:13Mais ici, c'est quand même le président américain, qui, obligé ou pas, ça on ne le saura sans doute jamais,
05:18a décidé de nommer quelqu'un qui, d'abord, je le rappelle, a été relativement bon,
05:22vu par tous les acteurs pendant la crise, après 2008 notamment,
05:26donc il sait ce que c'est que gérer une situation de crise.
05:28Deux, il fait partie des gens qui sont plutôt, ce qu'on appelle,
05:31des gens qui sont outkish en anglais, c'est-à-dire qui sont plutôt rigoureux,
05:34et qui sont plutôt les derniers à baisser les taux d'intérêt,
05:36il va avoir une pression, dit-on, de Trump, c'est évident, c'est lui qui l'a nommé.
05:39Et encore hier, il a fait des déclarations du président américain.
05:41Est-ce qu'en Europe, maintenant, il n'y a pas des gens, je n'ai pas dit qu'ils y arrivaient,
05:45qui essayent aussi de faire pression sur la Banque centrale européenne ?
05:47Mais c'est ça, on parle beaucoup d'indépendance de la FED,
05:49parce que c'est période de toutes les banques centrales.
05:50Oui, mais d'autant plus qu'aujourd'hui, il faut quand même rappeler qu'avant,
05:53normalement, une Banque centrale, c'est d'abord l'impératif d'inflation,
05:56tout doucement, c'est devenu avec les crises aussi l'emploi,
05:58le taux d'emploi et la croissance.
06:01Donc, clairement, aujourd'hui, qu'il y ait au moins des discours,
06:04après, on prend des décisions de façon indépendante,
06:06il y en a toujours eu aux États-Unis, a fortiori.
06:08Donc, ici, de dire Trump va faire pression, il le faisait déjà.
06:12Mais il y a quand même des gens autour de la table sérieux,
06:14et il vient d'en rajouter un sérieux, pour le coup,
06:16et qui n'a pas envie, dans sa carrière, de passer,
06:19vu ce qu'il tire comme élément très positif pour lui,
06:22et d'avis généralisé.
06:23Vous avez vu, d'ailleurs, la réaction de l'or et de l'argent le même jour.
06:27Autant les gens avaient peur que ça allait être du tout va,
06:29qu'une fois qu'on allait savoir le nom,
06:30on allait vraiment voir quelqu'un qui allait vraiment être ultra-dépendant
06:33du président, qui allait faire n'importe quoi.
06:35Dès qu'il a nommé Kevin Noirche, les marchés se sont plutôt dit,
06:39oula, ça, ça ne s'est pas tout qu'on avait senti.
06:41Ah, mais c'est reparti à la hausse aussi.
06:44Reparti à la hausse, je veux bien.
06:45Et on verra bien où ça se stabilise là.
06:47Mais ça veut dire, ça montre quand même,
06:49qu'il a compris, et à différents moments,
06:52que de montrer vraiment, en dehors de ce qu'il fait déjà,
06:54sur les tweets et ainsi de suite,
06:56que la Banque centrale va devenir vraiment une dépendance
06:59du trésor américain,
07:01ce serait se tirer une balle dans le pied,
07:04d'autant plus qu'il a, contrairement à d'autres pays,
07:06comme par exemple le Japon,
07:08une dette qui est détenue à l'extérieur.
07:09Donc les gens à l'extérieur, ça les fait parir du tout déjà,
07:12la baisse du dollar.
07:13Ils rajoutent en plus le fait que les taux d'intérêt vont monter
07:16et ça fera baisser le cours de leurs obligations.
07:18Donc tout ça n'est pas sérieux.
07:19Donc ils le voient.
07:20Donc je trouve que c'est un élément positif.
07:22Qui rappelle d'ailleurs que ce sera d'autant plus facile
07:24pour la Banque centrale,
07:26avec quelqu'un de sérieux,
07:27d'avoir un écart de taux
07:28qui peut faire que le dollar reprenne un peu de vigueur
07:32par rapport aux désavantages.
07:33Il est trop faible pour vous le dollar ?
07:35En tous les cas, je vous dis,
07:36à demander à tous les exportateurs,
07:37regardez aussi l'état de l'Allemagne.
07:39Qui est celui vraiment qui exporte ?
07:40Je n'ai pas dit que la France ne le faisait pas
07:42sur des produits de l'Oxéo.
07:42Non, non, mais l'Allemagne.
07:43Mais l'Allemagne est quand même plus évidemment.
07:45Qu'est-ce que fait l'Allemagne ?
07:47Elle récolte finalement,
07:48avec les fournisseurs qu'elle a
07:49en différents autres pays européens,
07:50qui bénéficient aussi de ses exportations internationales,
07:53notamment vers les Etats-Unis.
07:54Donc elle a besoin du reste de l'Europe.
07:56Elle ne fait pas tous les produits.
07:57Mais néanmoins, c'est elle qui est confrontée
07:58directement au taux de change.
08:00Je peux vous dire que beaucoup d'exportateurs allemands,
08:02ils tirent la langue.
08:03C'est sûr.
08:03Et de l'autre côté, vous avez forcément
08:05des exportateurs américains
08:06qui, eux, se réjouissent,
08:08puisqu'en plus, comme on l'a toujours dit,
08:10les présidents américains d'abord,
08:11le dollar c'est notre monnaie,
08:12mais c'est votre problème.
08:13Parce que toutes les matières premières,
08:14y compris énergie,
08:15restent exprimées en dollars.
08:17Donc clairement aujourd'hui,
08:18il faut regarder dans quel jeu on joue.
08:19Donc avoir un déficit compétitif,
08:21sans parler des tarifs de 15%,
08:23si on le rédiait très, soit 11, soit 10,
08:25parce que je suis sûr qu'il ne resteront pas non plus
08:27les Américains et le président américain
08:29sans réaction,
08:30ce serait une bonne chose.
08:31Oui, en même temps,
08:31c'est une volonté du président américain.
08:33Bien sûr, il veut un dollar bas.
08:34Il veut un dollar bas.
08:35Et il insiste pour ça.
08:37Et il en a besoin de toute façon.
08:40Parce que par ailleurs,
08:41il a quand même augmenté les tarifs douaniers.
08:43Donc il a quand même créé aussi
08:45des hausses de prix dans les composants
08:48pour les industriels américains.
08:50Donc c'est une sorte de compensation également,
08:53ce dollar bas.
08:54Et lui, je pense,
08:55je veux dire,
08:56il sera très vocal là-dessus.
08:57Alors, c'est évident que le président...
09:01Enfin, tout le monde fait des pressions politiques
09:03sur les banques centrales,
09:04ça c'est vrai.
09:05Mais, je veux dire,
09:06la spécificité de Donald Trump globalement,
09:08c'est que le niveau d'intensité de pression
09:10qu'il met dans tout ce qu'il fait
09:11est juste puissance 10,
09:14je dirais,
09:15par rapport à ce que tous les autres
09:17hommes et femmes politiques
09:18ont toujours été disposés à faire.
09:20Donc voilà.
09:21Donc bon, après, je ne sais...
09:23C'est vrai que Kevin Warsh
09:25n'est pas du tout le nom
09:26inflammable
09:28qu'auraient pu craindre
09:30les investisseurs
09:31et qu'il n'est pas seul à bord.
09:34Donc voilà.
09:35Mais en tout cas,
09:36cet écart entre l'euro et le dollar,
09:39on ne peut pas attendre
09:40des États-Unis
09:41qu'une politique conciliante
09:44et multilatérale
09:45pour rééquilibrer...
09:46Non, mais il y a des points positifs
09:48pour nous aussi.
09:49C'est pour ça que de baisser les taux
09:51est un différentiel objectif
09:53pour les investisseurs.
09:54Voilà, exactement.
09:55C'est pour ça qu'il faut vraiment
09:56baisser les taux.
09:57Il faut jouer avec nos armes.
09:59Qui probablement va nous permettre
10:00d'avoir une balance commerciale
10:01excédentaire au quatrième trimestre
10:03parce qu'on a un baril du boine
10:04qui est passé en un an
10:05de 517 à 57 euros.
10:07Mais ça, c'est aussi un effet
10:09sur l'inflation
10:09quand on la prend
10:10avec l'énergie.
10:11Ça, c'est évident.
10:12Absolument.
10:13Ça améliore notre compétitivité
10:14en France.
10:15Mais maintenant,
10:15on ne peut pas garder que ça
10:16comme objectif
10:17parce que sinon,
10:17on va tuer tous les autres
10:18qui ne sont pas dans l'énergie.
10:21Allez, je voudrais qu'on passe
10:22au dernier thème de l'émission.
10:24Il est 10h44.
10:25Vous êtes toujours en direct
10:26sur BFM Business.
10:27C'est les experts.
10:28Et revenir sur cette réunion
10:30qui s'est tenue hier
10:32à Washington.
10:33Il y avait une cinquantaine
10:34de pays présents hier
10:36dans la capitale américaine
10:38pour le sommet
10:39des minerais critiques.
10:41Et à son issue,
10:43une bonne dizaine d'accords
10:44ont été signés
10:45pour se coordonner
10:47sur un marché
10:49jugé défaillant
10:50par l'administration américaine.
10:53On va écouter Marco Rubio,
10:54le secrétaire d'État américain
10:58qui pointe
10:58le quasi-monopole chinois
11:01et qui fait du coup
11:02une ouverture
11:02sur le multilatéralisme.
11:05On l'écoute tout de suite.
11:05Aujourd'hui,
11:08les minerais critiques
11:09sont fortement concentrés
11:10dans les mains
11:10d'un seul pays.
11:12Et cela peut,
11:12dans le pire des cas,
11:13être utilisé
11:14comme un moyen
11:15de pression géopolitique.
11:16Mais ça peut aussi
11:17être sujet
11:17à toutes sortes
11:18de perturbations
11:19comme une pandémie.
11:20Je pense qu'il y a
11:21aujourd'hui
11:22une prise de conscience
11:23générale
11:23sur le fait
11:24que nous devons avoir
11:25des chaînes d'approvisionnement
11:26fiables et diversifiées
11:27partout dans le monde
11:28pour les minerais critiques.
11:29Bon,
11:32qu'est-ce qu'on peut
11:32en tirer de cette réunion
11:33d'abord pour commencer
11:34je ne sais pas Gaël
11:35ou Gaël Mac.
11:36En tout cas,
11:36les terres rares,
11:38juste pour résumer
11:39ces 17 métaux
11:40stratégiques critiques,
11:42il y a des noms
11:42qu'on n'entend pas
11:43très souvent,
11:44lantane,
11:44néodyne,
11:45tantal,
11:46terbium,
11:46gallium,
11:47germanium,
11:47voilà.
11:48Ce qui est quand même
11:49intéressant dans cette problématique,
11:51c'est qu'en fait,
11:53ce n'est pas que la Chine
11:54soit une terre
11:55très riche en terres rares
11:57et que ce soit
11:58le seul pays au monde
11:59qui dispose
12:00de terres rares
12:01dans ses sous-sols
12:02et que...
12:03Contrairement à ce qu'on pense,
12:04les terres rares
12:05ne sont pas rares.
12:06Oui, voilà,
12:06les terres ne sont pas rares
12:08et donc,
12:09je veux dire,
12:09ce monopole
12:10n'est pas un monopole
12:11de fait comme,
12:13je ne sais pas moi,
12:13celui de l'Afrique du Sud
12:14sur les diamants
12:15parce que c'est l'endroit
12:16où il y a les diamants.
12:16Non,
12:17c'est un monopole
12:18que les autres pays
12:19ont laissé se créer
12:21parce que l'extraction
12:23des terres rares,
12:24c'est quelque chose
12:25de très polluant,
12:26compliqué,
12:28cher,
12:28voilà,
12:29dans un premier temps,
12:30etc.
12:30Donc,
12:31on a laissé les Chinois
12:32construire
12:33qui n'ont pas de problème
12:36avec l'idée
12:37d'être polluant le fer.
12:38En fait,
12:38c'est le raffinement
12:39des terres rares
12:39qui est très polluant.
12:40Et ensuite,
12:41on leur a laissé
12:43construire une économie
12:44autour de ça,
12:45c'est-à-dire
12:45l'extraction,
12:47c'est-à-dire
12:47les machines,
12:49toutes les machines outils
12:50autour des terres rares
12:51sont chinoises.
12:52C'est-à-dire
12:52les machines d'extraction,
12:54les machines de raffinage,
12:56etc.
12:56et également
12:58les usines
12:58de raffinerie.
13:00Donc,
13:00c'est par
13:01laisser-aller
13:03et par,
13:04je ne sais pas,
13:04croyance
13:05en le multilatéralisme
13:06et en la mondialisation
13:07qu'on a laissé
13:08se construire
13:09ce monopole
13:10qui est totalement stratégique.
13:13Il y en a
13:13dans toutes les puces
13:14des terres rares,
13:15il y en a
13:15dans tous les...
13:16Il y a des aimants
13:18dans les...
13:19Ils servent
13:20pour faire des aimants
13:21qui sont utiles
13:22dans toute l'industrie,
13:23dans les véhicules électriques,
13:24dans les éoliennes,
13:25dans les...
13:26Ils sont partout
13:26et notamment d'ailleurs
13:28dans le matériel
13:30qu'on utilise après
13:31pour la décarbonation
13:32comme les véhicules électriques
13:33ou les éoliennes.
13:34Donc voilà,
13:34on a laissé
13:35ce monopole se construire
13:37et maintenant
13:38qu'on arrive
13:38dans une période
13:39de tension,
13:41de protectionnisme
13:41et de guerre
13:42des zones,
13:44et bien là,
13:45tout à coup,
13:46la Chine a dit
13:47ah ben oui,
13:48mais donc
13:49les terres rares,
13:50moi,
13:51je me réserve
13:52le droit
13:52de refuser
13:53l'exportation.
13:53Ça devient
13:53un levier géostratégique
13:54effectivement,
13:55notamment dans les négociations
13:56commerciales
13:57avec Donald Trump.
13:57C'est quand même très vicieux
13:58puisqu'ils disent
13:59attention,
14:00je ne veux pas
14:01que vous puissiez
14:02stocker des terres rares
14:03et je vais vérifier
14:05industriel,
14:06industriel,
14:06par industriel
14:07si vos commandes
14:09sont pertinentes
14:10pour votre production
14:11à venir
14:11pour m'assurer bien
14:12que vous n'allez pas
14:13faire de stockage
14:14et que donc
14:15vous n'allez pas
14:16être en situation
14:16d'être un tout petit peu
14:18d'avoir un peu
14:19de marge,
14:20etc.
14:20Voilà.
14:21Et voilà,
14:23donc on a laissé
14:24se construire
14:25cette situation
14:25et maintenant...
14:26Mais donc là,
14:26il y a une réaction
14:27quand même,
14:27ce sommet à Washington,
14:29c'est quand même
14:29la première des réactions.
14:30Exactement.
14:31Et maintenant,
14:31on comprend
14:33qu'il faut réagir.
14:34C'est vrai que Marco Rubio
14:35avait dit finalement
14:36dans tout armement,
14:39il y a une puce
14:40et dans toute puce,
14:41il y a une terre rare
14:42et donc tout en fait,
14:44l'industrie de l'armement
14:45est également dépendante
14:46de la Chine.
14:47Et là,
14:48on voit les Américains
14:48tout d'un coup
14:49très ouverts
14:50au multilatéralisme
14:51et aux partenariats
14:52et notamment
14:53avec les pays européens.
14:54La France préside le G7,
14:56on le rappelle cette année
14:58et c'est un sujet
14:59qui est tout en haut
14:59de la pile,
15:00Roland-Gilet.
15:00Mais ils ont toujours
15:01l'art de...
15:02Vous savez,
15:02c'est comme le mec
15:02America Great Again.
15:04Moi,
15:05ça me ferait franchement
15:06malheureusement sourire.
15:07Tous mes collègues américains
15:08qui ne sont pas nécessairement
15:10Trumpistes,
15:11démocrates et républicains,
15:12dès que ces idées
15:13sont revenues,
15:14je disais,
15:14mais enfin,
15:15vous vous rendez bien compte
15:15qu'on se moque un peu de vous quand même.
15:17On est déjà,
15:17c'est malheureux à dire,
15:18mais les plus forts
15:19sur l'énergie,
15:20sur le géopolitique,
15:21sur la croissance économique,
15:22sur les technologies.
15:23Donc,
15:23on veut devenir avec Trump
15:25encore plus fort,
15:26mais pas on est faible.
15:28Et alors,
15:28une chose aussi,
15:29vous allez voir sur ce sujet
15:29si je vous l'ai rappelé,
15:31c'est le producteur,
15:32le deuxième producteur mondial
15:34de terrains
15:34avec 45 000 tonnes par an
15:36sont les États-Unis.
15:37Mais ce qu'ils ont,
15:38c'est pour le reste,
15:4070% de leurs importations
15:42hors de ce qu'ils produisent,
15:44vient de Chine.
15:45Et donc,
15:45quand je vois celui
15:46qui est quand même largement
15:47déjà en stockage stratégique,
15:50aller dire,
15:51oh,
15:51ça,
15:51c'est vraiment pas gentil.
15:52Nous,
15:52on sera à votre place,
15:53on ne serait pas ça.
15:54Alors que vous voyez
15:54l'attitude de Trump
15:55sur ses avantages coopératifs,
15:56ça fait un peu sourire.
15:57C'est le seul endroit
15:58où ils se sentent un peu,
15:59un tout petit peu,
16:00un peu en fragilité.
16:01Allez,
16:02et ils sont quand même loin
16:03d'être très malheureux
16:04par rapport,
16:05je vous répète,
16:05deuxième producteur mondial
16:06en terre rare.
16:08Et c'est vrai qu'ils sont aussi,
16:09puisqu'ils font beaucoup
16:09de la technologie,
16:10un gros consommateur
16:11pour faire les produits.
16:13Mais tout ça est très malin.
16:14Et de nouveau,
16:15il ne faudrait pas,
16:16et je pense qu'ils n'ont pas besoin
16:17surtout de nous ni de moi
16:19pour le leur rappeler,
16:20que les Européens
16:21doivent faire très attention
16:21parce qu'ils ne sont pas
16:22avec le même confort.
16:23Parce qu'il y a toute une série
16:24de terres rares
16:24qui sont en Russie aussi.
16:26Vous avez vu que ce n'est
16:27pas nécessairement sympathique.
16:29Et dans le reste du monde,
16:30les autres pays,
16:31dont la Chine,
16:31sont déjà fort présents
16:32pour aller les chercher,
16:33les terres rares.
16:34Donc clairement,
16:35on est plus embêtés
16:36que ne le sont les Américains
16:37et a fortiori les Chinois.
16:38Par contre, effectivement,
16:40comme vous l'avez très bien rappelé,
16:42c'est un peu nous
16:43qui avons laissé faire les choses.
16:44Et pour des raisons évidentes.
16:45Vous savez,
16:46c'est pareil pour les gaz de schiste.
16:47Souvenez-vous,
16:48à l'époque,
16:48on avait fait des forages en France.
16:50Ce n'est pas très propre,
16:50on est d'accord.
16:51Mais les Américains
16:52avaient déjà leur pétrole
16:53qu'on a abandonné
16:54pour des raisons écologiques.
16:55Et surtout,
16:57de l'énergie bleue
16:58qui vient du Canada,
16:59qui est nettement mieux
16:59que l'éolien et le solaire.
17:01Pourquoi ?
17:02Parce que les barrages,
17:03ça produit de l'électricité
17:04comme du nucléaire,
17:04hiver comme été
17:06avec la même puissance.
17:06Donc, c'est vraiment
17:07un avantage très important.
17:09Et comme vous le savez,
17:10le Canada n'a malheureusement
17:11que l'Alaska
17:11et les États-Unis comme frontière.
17:13Donc, c'est le seul
17:13qui peut en bénéficier.
17:14Donc, un jour,
17:15ils seront encore plus forts
17:16parce qu'ils peuvent en construire
17:17des tas de barrages
17:18et des barrages
17:19avec des rivières,
17:20des fleuves
17:21qui sont beaucoup plus puissants
17:22que ce qu'on a nous
17:22de notre côté.
17:23Oui, Stéphane Séjourné.
17:26On réagit,
17:26mais c'est ce que je vais vous demander.
17:27Nous, on ne reste pas
17:28les bras ballants.
17:29Bien sûr.
17:29Alors, on ne reste pas
17:30les bras ballants,
17:31bien sûr,
17:31mais à l'européenne.
17:33Voilà, à l'européenne,
17:34c'est-à-dire un peu lentement,
17:35comme toujours,
17:36un peu de manière
17:37un peu planificatrice,
17:40en faisant un groupe de travail.
17:42Et bon, voilà.
17:44À Grenelle, peut-être.
17:45Voilà.
17:46Donc, il y a un an,
17:47déjà, Stéphane Séjourné
17:48avait annoncé
17:4947 projets d'investissement
17:51pour les métaux critiques,
17:53plus généralement,
17:54toutes les matières premières critiques,
17:55dont les terres rares.
17:57Et en fait,
17:59le sujet était vraiment
18:00moins l'extraction,
18:03etc.,
18:04que le raffinage.
18:05Il avait donné un objectif
18:07de 40%
18:08de raffinage
18:10en Europe
18:10en 2030.
18:11Bon, on n'y sera pas,
18:12je veux dire,
18:13clairement.
18:14Ça, c'est l'objectif
18:15posé l'année dernière.
18:16L'année dernière,
18:16il y a un an.
18:17Voilà.
18:18Alors,
18:18le seul sujet
18:19sur lequel on peut,
18:21je trouve,
18:21l'Europe progresser
18:23avec...
18:26et...
18:27sur lequel il y a vraiment
18:28un potentiel,
18:30c'est le recyclage,
18:31en fait.
18:32Parce qu'aujourd'hui,
18:32il n'y a que 1%
18:33des terres rares
18:34qui sont recyclées.
18:35L'objectif de l'Europe,
18:36c'est 25%.
18:37Et effectivement,
18:40là,
18:40plus de chantage
18:41de la Chine
18:41sur les réserves.
18:43Le recyclage,
18:44il y a quand même
18:44des millions
18:46de matériels
18:47informatiques,
18:48électroniques,
18:49etc.,
18:50à usager.
18:50Ce n'est pas du tout trivial
18:51de faire du recyclage
18:53de terres rares.
18:53Donc,
18:54c'est également polluant,
18:55d'ailleurs.
18:55Mais on en a plein
18:56de décharges en même temps.
18:57Voilà.
18:57Donc,
18:57ce n'est pas impossible.
18:59Et après,
19:00il y a un autre...
19:01Il y a une réserve.
19:02Voilà.
19:03Et il y a une autre aussi
19:04possibilité
19:05auquel réfléchir.
19:07Puisque nous,
19:08à Challenge,
19:08nous avons chaque année
19:09un classement
19:11des 100 startups
19:12pour investir.
19:13Cette année,
19:13j'ai été intéressée
19:14de m'apercevoir
19:15qu'il n'y avait pas moins
19:17de trois startups
19:18qui ont candidaté
19:20qui proposent
19:21des technologies
19:22d'aimances
19:23en terres rares.
19:25Donc,
19:25voilà.
19:25Donc,
19:26l'idée aussi,
19:27c'est est-ce que
19:27dans un certain nombre
19:29de produits,
19:30peut-on réfléchir
19:31à des innovations
19:32et à des inventions
19:33permettant de réduire
19:35le besoin en terres rares
19:37ou de l'éliminer
19:38carrément
19:39dans certains domaines ?
19:41C'est intéressant.
19:41Moi,
19:42ce que je trouve...
19:42Je ne me suis pas
19:43en tant que...
19:44Comme mes voisins experts
19:46sur le fond des sujets,
19:47sur l'aspect plus politique
19:48et sur la posture
19:49choisie
19:50par Donald Trump
19:52ou Marco Rubio
19:52en l'occurrence,
19:53il y a quand même
19:54quelque chose
19:54qui interpelle.
19:55C'est-à-dire que
19:56d'habitude,
19:57on est plutôt
19:58dans les injonctions,
20:00on est plutôt
20:00dans les menaces.
20:01On l'a vu
20:02avec le Groenland
20:03par exemple.
20:04Et là,
20:04on choisit,
20:05comme par hasard,
20:06une posture
20:07beaucoup plus multilatérale.
20:09Pourquoi ?
20:09Parce qu'on l'a observé
20:11depuis son premier mandat.
20:13À chaque fois
20:13que Donald Trump
20:14rencontre une résistance
20:15forte,
20:16si tant est qu'elle ait été
20:17si forte que ça
20:18d'ailleurs à propos
20:19du Groenland,
20:19mais à chaque fois
20:20qu'il y a une résistance
20:21qui est un petit peu forte
20:21face à lui,
20:23eh bien,
20:23il rebrousse chemin
20:24en termes de posture.
20:25C'est le fameux taco.
20:26Trump always chicken out.
20:28Voilà,
20:29c'est exactement ça.
20:30On l'avait vécu
20:31à l'époque
20:32du premier mandat
20:33avec Kim Jong-un,
20:35donc avec la Corée du Nord,
20:35où il l'appelait Rocketman,
20:36où il l'avait beaucoup menacé
20:37pour finalement
20:39complètement se déballonner,
20:40comme dirait les jeunes,
20:41et devenir quasiment
20:42son meilleur ami
20:43dans les semaines
20:44qui suivaient.
20:44Et là,
20:45on vient de vivre
20:46un épisode
20:46en termes de relations
20:47internationales
20:48d'extrême tension
20:48sur le Groenland.
20:50Quand même,
20:50avoir le président
20:51des États-Unis
20:51qui menace
20:52quasiment militairement
20:54d'attaquer
20:54un pays de l'OTAN,
20:56en l'occurrence
20:56le Danemark,
20:57et d'envahir
20:58son territoire,
21:00c'était quelque chose
21:01de violent.
21:02Et dans la foulée,
21:03on aboutit
21:04sur cette question
21:04qui est centrale
21:05depuis toujours
21:05pour Trump,
21:06sur les terres rares,
21:07on aboutit
21:08à quelque chose
21:09qui est dans une posture
21:10beaucoup plus multilatérale.
21:11Il y a juste un point
21:13par rapport à ce que vous dites
21:14ou que je partage pleinement
21:15sur l'attitude de Trump,
21:16mais il est le champion
21:17de la divergence.
21:18Donc,
21:18il vous amène
21:18ou il n'a pas besoin
21:19de vous amener
21:19pour que vous soyez
21:20focalisés là-dessus.
21:21Imaginez,
21:22il va aller prendre
21:22le Groenland au Danemark.
21:24Et pendant ce temps-là,
21:25il nous endort
21:25sur le reste.
21:27Et on est focalisés
21:28là-dessus.
21:29Notamment avec le sommet de Davos,
21:30par exemple.
21:31C'était juste avant,
21:32il a été,
21:33boum,
21:33on se dit à Davos,
21:34il va dire une catastrophe.
21:35Vous avez vu
21:36ce qu'il a été dire à Davos ?
21:37Mais il y avait
21:37d'autres éléments.
21:38Il est venu
21:38avec beaucoup de gens,
21:39y compris les présidents
21:40de la TEC.
21:40Et vous savez qu'à Davos,
21:41il y a la Grand-Messe
21:42et puis il y a les négociations
21:43sur le côté.
21:44Bien sûr.
21:44En bilatéral.
21:46Et donc,
21:47clairement,
21:47il est venu avec des idées
21:48qui n'avaient rien à voir
21:49avec le Groenland,
21:49puisque là,
21:50il a dit tout de suite
21:50qu'il n'allait pas...
21:52Ah, il a voulu.
21:52Il a voulu.
21:53Il a voulu.
21:53Il a voulu.
21:53J'ai beaucoup de respect
21:54pour la souveraineté
21:56du Danemark
21:57sur le Groenland.
21:58Mais vous imaginez,
21:5957 000 personnes là-bas
22:01qui ne vont jamais
22:02lui faire de mal.
22:03Je ne vois pas
22:03le Groenland
22:04pour le moment
22:04être attaqué
22:05ni pour ces terres
22:06un peu rares
22:07ou ces voies maritimes.
22:09Parce que le reste
22:09c'est une calotte classique
22:10qui fait que le coût
22:11d'extraction est très cher.
22:13Et en plus de ça,
22:13il y a déjà des bases américaines.
22:15Donc je trouve
22:15que c'était assez sympathique
22:16et ironique même,
22:17nous, de dire
22:18si vraiment il a peur
22:19on va voulu
22:19des soldats de l'OTAN.
22:20Vous avez vu d'ailleurs
22:21que ça s'est vite arrêté.
22:2215 pour la France.
22:2440 pour l'Ontario.
22:25Mais 40 de plus.
22:26Et s'il avait dit
22:26« Écoutez, envoyez-en 80,
22:28ça nous soulagerait. »
22:29C'était vraiment
22:30une manière ironique.
22:30Mais je trouve
22:30qu'on est mieux
22:31dans ce volet-là
22:32plutôt que dans l'agressivité.
22:33Mais vous avez vu
22:34qu'il est vite revenu en arrière.
22:35Il a dit
22:36« Il est hors de question de toute façon. »
22:37Et c'est ça qu'on n'a pas dit
22:38tout à l'heure.
22:39Même au niveau de Warch.
22:41En dehors des gens
22:42qui cartent ça d'extérieur.
22:43Regardez ce que pensent
22:44les Américains
22:45quand il fait quelque chose
22:46qui a du sens.
22:47La majorité des Américains
22:48ne sont pas loin
22:49d'être tous des idiots.
22:50Et donc clairement
22:50sur le Groenland,
22:51il n'avait même pas
22:52une majorité chez les siens.
22:53C'était tout à fait
22:54inenvisageable
22:55pour tous les autres.
22:56Et s'il avait fait
22:58même menace
22:59d'y aller avec la force,
23:00il n'avait même plus
23:01un sur 10 des siens
23:02qui ne le suivait.
23:03Donc vous voyez,
23:03il faut quand même voir
23:04un petit peu où on en est.
23:05Et donc ici,
23:06regardez au niveau des États-Unis,
23:07le fait qu'il ait nommé Warch,
23:08ça a rassuré bien sûr
23:09l'extérieur,
23:10mais aussi les Américains eux-mêmes.
23:11Donc il a ce côté quand même.
23:13Les pieds sur terre.
23:14Oui, oui.
23:15C'est-à-dire que le mur du réel
23:16se rapproche toujours.
23:16Il va y avoir
23:18des mid-terms elections
23:19aux États-Unis.
23:19Dans six mois.
23:20Oui, c'est ça.
23:20Il va vraiment changer la donne
23:22puisqu'à longueur,
23:23vous avez rappelé les sondages,
23:24à longueur de sondage,
23:26ça se passe très mal pour lui
23:27sur tous les sujets.
23:29Les Américains,
23:29notamment sa base électorale,
23:30ne comprennent pas
23:31ce qu'il fait
23:31puisqu'il était censé
23:33être plus protectionniste
23:34et finalement,
23:35il ne fait que parler
23:36de l'international
23:37et se positionner là-dessus.
23:38Et donc,
23:39peut-être qu'il y aura
23:39un changement dans six mois,
23:41y compris dans l'attitude globale
23:42contre nos grands ensembles,
23:44l'Europe face aux États-Unis.
23:46Très près dans les experts.
23:47Merci à tous les trois,
23:48Gaëlle Slimane, Gaëlle Mack
23:50et Roland Gillet
23:50pour cette émission passionnante.
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