- il y a 2 jours
Ce jeudi 8 janvier, les résultats du baromètre Odoxa-Challenges-Agipi-BFM Business, qui révèlent que les Français n’ont jamais été aussi pessimistes sur la situation économique du pays, ainsi que le retour du budget à l'Assemblée nationale en commission des finances, ont été abordés par Gaël Sliman, président d'Odoxa, Christian Saint-Étienne, économiste et auteur de "Trump et nous : Comment sauver la France et l'Europe", et Gaëlle Macke, directrice déléguée de la rédaction de Challenges, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00Et pour parler de tout ça, j'ai le plaisir d'accueillir sur le plateau Gaëlle Mack, bonjour Gaëlle.
00:04Bonjour.
00:04Directrice déléguée de la rédaction de Challenges, à vos côtés Gaëlle Slimane, bonjour Gaëlle.
00:08Bonjour.
00:09Président d'Odoxa et Christian Saint-Etienne, bonjour Christian.
00:13Économiste et auteur de Trump et nous, comment sauver la France et l'Europe aux éditions Odile Jacob.
00:19On va commencer par la France, on va parler de Trump tout à l'heure en fin d'émission Christian,
00:24mais on va commencer par la France avec le sondage Odoxa, votre traditionnel sondage Odoxa,
00:28vous savez, dorénavant, en collaboration avec AJP et Challenges.
00:33C'est le premier de l'année, on aurait pu espérer des bonnes nouvelles.
00:37Malheureusement, j'ai peur Gaëlle que ce ne soit pas tout à fait le cas.
00:39Non, vous l'avez dit Raphaël, c'est le moment des vœux.
00:43On se souhaite de plein de bonnes choses, nos auditeurs et téléspectateurs aussi.
00:47Et les Français, quand on les interroge sur la situation économique du pays,
00:50ce n'est pas terrible, leur perception.
00:53On a plus de 8 Français sur 10 sur notre indicateur de morale
00:56qui se disent défiant en l'avenir de la situation économique du pays.
01:00Et comme ce qui est intéressant dans les données de sondage de ce type,
01:02c'est de suivre dans le temps les choses,
01:04eh bien c'est le pire début d'année, c'est le pire mois de janvier,
01:08jamais enregistré sur cet indicateur qui existe depuis près de 20 ans.
01:12Donc on n'avait jamais démarré l'année aussi bas.
01:15Voilà, pour bien commencer.
01:16C'est pas pire que décembre qui était déjà très bas,
01:17mais pour un mois de janvier, on n'a pas fait pire.
01:19Et puis, on a interrogé, c'est ce qu'on fait très traditionnellement ensemble,
01:25les Français, sur ce qui pouvait arriver.
01:27Oui.
01:27C'est-ce qu'ils ont des voeux, encore une fois ?
01:28Prévision 2020.
01:29Que va-t-il se passer cette année ?
01:31Et vous l'avez dit, Raphaël, c'est tout à fait inquiétant en termes de perception,
01:36puisque les deux tiers des Français voient l'année 2026
01:39comme une année de plus grande difficulté économique encore
01:42que l'année 2025, sur laquelle ils étaient déjà très pessimistes l'an dernier.
01:46On est à 67% de Français qui pensent que les choses vont mal se passer cette année.
01:54Et là aussi, on a des courbes qui nous montrent qu'on a déjà fait grave,
01:58mais que c'est quand même pas mal en termes de perception sur ce qui va se passer.
02:03Et puis, on a détaillé, alors vous l'avez évoqué,
02:05le principal sujet d'inquiétude, c'est la hausse des impôts et des prélèvements.
02:09Là, pour le coup, on a un pronostic qui est massif.
02:12On a 83% des Français qui nous disent, nous allons nous faire tondre cette année,
02:18c'est une certitude.
02:19Et ça a progressé de 26 points.
02:21C'est en lucide, ces Français.
02:23Ça a progressé de 26 points par rapport à il y a 6 ans.
02:27Alors, c'est beaucoup plus que toutes les années précédentes.
02:29Je vous prends l'année de référence 2020,
02:31où on était un peu moins pessimiste quand même sur cette situation.
02:34Plus 26 points.
02:35On pense aussi qu'on aura un faible niveau de croissance économique.
02:38On pense qu'il n'y aura plus de baisse du chômage
02:40et qu'il n'y aura certainement pas d'amélioration de notre pouvoir d'achat.
02:44C'est ce que nous disent 89% des Français.
02:48Et pour finir, ce panorama assez sombre,
02:52il y a le court terme, c'est-à-dire pessimiste sur le mois de janvier,
02:56sur ce mois-ci, pessimiste sur l'année.
02:58Et quand on regarde dans le rétroviseur et qu'on demande aux Français
03:01ce qu'on appelle le sentiment de déclin ou de progression,
03:04ont-ils le sentiment finalement que leur situation économique
03:07est moins bonne ou meilleure que celle de leurs parents au même âge ?
03:10Eh bien, on a plus de 60% des Français qui pensent ou qui croient
03:15que leur situation économique est moins bonne
03:17que celle que vivaient leurs parents au même âge
03:19et qui pensent d'ailleurs aussi que celle de leurs enfants sera pire que la leur.
03:23Je dis qu'ils pensent ou qu'ils croient et je ferme le débat là-dessus
03:26parce qu'à priori, sur les données statistiques réelles,
03:30à part sur le logement,
03:31on a d'ailleurs un baromètre avec BFM sur le sujet aussi,
03:36à part sur le logement où objectivement la situation s'est détériorée,
03:39sur la plupart des autres indicateurs économiques,
03:42la vie des gens est plutôt meilleure que ce qu'elle était il y a 30 ans
03:46pour leurs parents au même âge.
03:47Mais ce n'est pas du tout comme ça que c'est perçu.
03:50Oui, on va essayer de comprendre ensemble pourquoi, effectivement.
03:53Les Français qui pensent que leurs propres enfants en vivront moins bien qu'eux,
03:56c'est 22 points de plus qu'il y a 30 ans.
04:00C'est quand même 70% des gens.
04:02C'est absolument colossal.
04:03Alors, ce que dit votre sondage Odoxa, qui est toujours riche d'enseignements,
04:08l'INSEE dit exactement la même chose.
04:09Et ceux qui nous regardent en direct sur BFM Business ou sur l'application,
04:14vous voyez là à l'écran,
04:16c'est le moral économique des Français mesuré par l'INSEE.
04:19Le moral des ménages est sorti hier par l'INSEE.
04:22On est à 90, c'est-à-dire qu'on est sous la moyenne longue durée.
04:26Et on y est depuis un petit moment maintenant.
04:27Mais si on prend les périodes, c'est, je trouve, assez intéressant.
04:31On voit que sous Jacques Chirac, le second mandat, ça s'est parfaitement effondré.
04:35Il ne s'est rien passé comme réforme durant le second mandat de Jacques Chirac.
04:39Il y a un fort pic au moment de l'élection de Nicolas Sarkozy.
04:41Pourquoi ? Parce que le slogan qui gagne à l'époque,
04:44c'est « Travailler plus pour gagner plus ».
04:47Après, on se heurte à la crise financière, à la crise de la zone euro.
04:50Le moral est dans les chaussettes et c'est au moment...
04:53Et puis, la dégelée fiscale de 2011-2014,
04:56des gouvernements Fillon et puis sous François Hollande.
04:59Et ça remonte à partir du pacte de compétitivité
05:02jusqu'à l'élection d'Emmanuel Macron en 2017.
05:05Et ça remonte même assez fort.
05:07Ce qui prouve que quand on a une politique de l'offre
05:09qui est mise en place dans ce pays,
05:13finalement, le moral économique des Français remonte.
05:17Les deux mandats d'Emmanuel Macron, on voit ensuite la courbe.
05:20Alors, ça a été secoué par la crise des gilets jaunes,
05:23puis par la crise énergétique.
05:25Et puis là, on est dans les sables mouvants
05:26de la dissolution ratée depuis 2024.
05:29Donc, le moral n'est pas bon.
05:31Mais ce qu'on retire de ces 25 années de morale économique,
05:35Christian Saint-Etienne, c'est que finalement,
05:37ce que demandent les Français,
05:38c'est moins d'impôts et une politique de l'offre.
05:43C'est mon analyse à moi.
05:44Oui, certainement une politique de l'offre,
05:46mais je pense que ça va au-delà,
05:48c'est-à-dire une politique de l'offre inscrite
05:50dans une vision politique.
05:54La France, c'est un pays politique.
05:56C'est un pays très particulier.
05:57Moi, j'ai vécu longtemps aux États-Unis.
06:00Je dirais autre chose sur les États-Unis.
06:02Mais sur la France,
06:05ce n'est pas l'Allemagne, ce n'est pas l'Italie.
06:07C'est un pays politique.
06:09On ne va pas remonter dans l'histoire,
06:11mais enfin, il faut toujours rappeler
06:12que dans la plupart des autres pays,
06:15la nation précède l'État.
06:16En France, l'État crée la nation
06:18et donc la politique.
06:21En Allemagne, vous êtes Allemand
06:23par naissance, par le sang.
06:27En France, vous êtes citoyen
06:29par l'histoire politique.
06:31Donc, c'est un pays très particulier.
06:33Donc, quand le pays va mal,
06:35quand il n'y a pas de direction,
06:36quand il n'y a pas de vision,
06:37et là, on est vraiment dans une situation
06:39qu'on a rarement connue
06:41depuis la Deuxième Guerre mondiale,
06:42c'est-à-dire depuis la dissolution,
06:44plus personne ne voit où on va.
06:46Et on a un Parlement
06:48complètement émietté
06:50avec personne qui veut collaborer.
06:53En Allemagne,
06:54avec une situation
06:55qui est presque aussi émiettée,
06:56les gens se mettent autour d'une table
06:58et concluent un contrat de gouvernement ici.
07:00Le seul fait de s'asseoir à une table
07:02pour négocier, c'est une trahison.
07:04Donc, on est dans un contexte
07:07où on peut comprendre
07:08que les Français soient dans cette situation,
07:10d'autant plus que la croissance
07:11n'est pas très bonne
07:12et que le niveau des déficits
07:14ne s'améliore pas.
07:15Donc, la situation
07:16à la fois macroéconomique
07:18et macro-politique
07:18n'est pas bonne.
07:19Moi, j'ai appelé ce thème
07:20le grand divorce
07:21parce que quand même,
07:21alors vous dites que
07:22les situations économiques
07:24n'est pas très bonnes,
07:26elles s'améliorent, Christian,
07:27quand même.
07:28On a l'investissement
07:29qui repart depuis quatre trimestres,
07:31on a une croissance
07:31de 1026 attendue à 1,2%,
07:33qui a été un peu meilleure
07:34en 2025-09,
07:36mais qui va...
07:36Alors, évidemment,
07:38ce n'est pas booming,
07:38on est bien d'accord,
07:40mais ça s'améliore.
07:41Et puis, on a un élément
07:42dont on a parlé
07:43en début de semaine
07:44sur ce plateau
07:45qu'on n'entend pas du tout
07:46dans le débat public,
07:47qui est que la faiblesse
07:48de l'inflation en France
07:49fait que depuis
07:51plusieurs années maintenant,
07:52on améliore
07:53la compétitivité
07:54de notre pays.
07:56Cinq points d'écart
07:57avec l'Allemagne
07:58en 3-4 ans.
08:00Oui, vous avez raison, Raph,
08:01mais ce qui se passe,
08:02c'est qu'on a tellement
08:04désindustrialisé
08:05qu'on n'a plus rien à vendre.
08:06Donc, on ne profite même pas
08:07de notre compétitivité.
08:09Gaëlle Mac ?
08:10Enfin, moi, je trouve
08:11que c'est vrai,
08:12que c'est presque
08:12un peu surprenant
08:13et que c'est en décalage
08:16avec le discours.
08:18Les consommateurs
08:19sont plutôt cohérents,
08:20finalement,
08:21avec leur ressenti,
08:22puisque en France,
08:25le moteur traditionnel
08:26de la croissance,
08:27c'est la consommation.
08:28Et là, la consommation
08:29est en berne.
08:30Clairement,
08:31la consommation,
08:33c'était 0,2%
08:35au quatrième trimestre.
08:37On prévoit 0,3%
08:38pour l'année 2025,
08:40alors qu'on prévoit
08:41pratiquement 1% de croissance,
08:43ce qui veut dire
08:43que vraiment,
08:44le moteur
08:45de la consommation
08:46est faible.
08:47En revanche,
08:48on entend aussi
08:49beaucoup de complainte
08:51et de réclamations
08:53et d'agacement
08:54de la part des patrons.
08:55Et là,
08:55les entreprises,
08:57surprenamment,
08:58investissent.
08:59Et c'est quand même
09:00le principal moteur
09:01de la croissance française
09:03ces derniers mois.
09:04C'est vraiment
09:05le rebond
09:06de l'investissement
09:06des entreprises,
09:07plus 0,8%
09:08au troisième trimestre,
09:09plus 0,5%
09:10au quatrième trimestre.
09:11Et la croissance,
09:12comme vous l'avez dit,
09:13bon, évidemment,
09:14on part sur des chiffres
09:16qui sont globalement faibles.
09:17Mais, je veux dire,
09:19au début de l'année,
09:20on prévoyait 0,6%.
09:21On a augmenté
09:22une première fois
09:22à 0,8%
09:23et on a augmenté
09:24une deuxième fois
09:25à 0,9%.
09:26Bon, alors que
09:27la conjoncture politique,
09:28ce n'est pas du tout
09:28amélioré pendant la période.
09:30Oui, ce qui est terrible,
09:30c'est qu'on pourrait se dire
09:31que ça pourrait être
09:32bien meilleur que ça,
09:33effectivement.
09:33Évidemment,
09:34c'est sûr qu'elle pourrait
09:35être bien meilleur que ça,
09:36mais il y a quand même
09:37une résilience de fond
09:38de l'économie
09:40et y compris même,
09:42d'ailleurs,
09:43je trouve,
09:43des chiffres du chômage
09:44qui sont quand même
09:45la première inquiétude
09:46des ménages
09:48et c'est pour ça aussi
09:49que le moral est en berne.
09:50Alors que l'emploi
09:51tient peu ou prou,
09:52quand même,
09:53a tenu en tout cas
09:53en 2025,
09:54on va voir en 2026.
09:55Voilà,
09:56et oui,
09:57mais bon,
09:57je veux dire,
09:58on est en dessous
09:58de 8,
09:598 %,
10:00on va être à 7,7,
10:027,8 %
10:03et alors que bon,
10:06on a quand même
10:07encaissé déjà
10:08la baisse
10:08du nombre d'apprentis.
10:10Voilà,
10:11donc bon,
10:12l'économie
10:13est quand même,
10:14il y a effectivement
10:15un certain divorce
10:16et notamment
10:16entre le ressenti
10:18des ménages
10:19et l'action
10:21des entreprises,
10:23je trouve,
10:23et des patrons
10:24qui malgré tout,
10:25alors c'est dans un boom
10:26européen.
10:27Il y a aussi
10:28des raisons
10:29autour du marché
10:30de la défense,
10:30par exemple,
10:31il y a quand même
10:31certains secteurs
10:32qui ont reçu
10:33des boosts,
10:34mais en tout cas,
10:36la situation économique
10:38n'est pas si pire
10:39et ça,
10:39il faut quand même le dire.
10:40Pourquoi c'est un message
10:41qui ne passe pas
10:41le mur du sens
10:42à Gail Slimane ?
10:43Peut-être
10:44tout à nous,
10:44les médias,
10:45mais...
10:45Je suis d'accord
10:46avec ce que vous avez dit,
10:46mais pour la raison
10:47que vous avez évoquée
10:48l'un et l'autre
10:49et que rappelait
10:49la situation politique
10:53est plombante.
10:54inédite,
10:56tout simplement.
10:58Personne aux manettes
10:58depuis la dissolution,
11:00personne.
11:00Sur la Ve République ?
11:01Ça n'est jamais arrivé,
11:03en fait.
11:03Parce que même
11:04dans le passé,
11:05sous la Quatrième,
11:06on était presque habitués,
11:08c'était consubstantiel
11:09du régime...
11:09Une haute administration
11:11très puissante.
11:12Oui,
11:12et puis c'était consubstantiel
11:13du régime
11:13d'avoir des gouvernements
11:14qui ne tiennent pas,
11:15d'avoir des majorités changeantes.
11:16Là,
11:17il y a une contradiction
11:18dans les termes,
11:19il y a un oxymore
11:19entre être dans une
11:20Ve République
11:21dans le régime
11:22le plus présidentiel
11:23au monde en démocratie
11:24et en même temps
11:26rendre complètement
11:27incapable
11:28l'exécutif
11:29de prendre des décisions.
11:31Donc c'est cela
11:32qui, à mon avis,
11:34produit chez les Français
11:35ces inquiétudes
11:36parce qu'il n'y a pas de ligne
11:38et c'est aussi pour ça
11:38qu'on s'inquiète
11:39et que les entreprises aussi
11:41dans nos baromètres
11:41auprès des entreprises
11:42sont très inquiets
11:43parce qu'il n'y a pas
11:44de lisibilité.
11:45Que se passera-t-il demain ?
11:46Est-ce que leurs impôts
11:47vont augmenter ?
11:47Est-ce que les niches fiscales
11:50qui ont été accordées
11:51aux entreprises
11:51vont sauter ?
11:52Que va-t-il se passer ?
11:53Et cette incertitude,
11:54en plus,
11:55on sait que sauf
11:56catastrophe,
11:57miracle,
11:58ça dépend comment
11:58on perçoit les choses,
12:00elle va durer longtemps
12:01puisque 2027,
12:02c'est très très loin.
12:04Et quand dans ses voeux
12:04Emmanuel Macron
12:05appelle à une année utile
12:06comme le font tous les présidents
12:07tous les ans,
12:08quand il appelle à cela,
12:10personne ne le croit.
12:11Là,
12:12c'est impossible
12:13de le croire
12:13une seule seconde.
12:14Personne ne peut croire
12:15qu'elle pourra être utile
12:16cette année
12:17parce que tout simplement
12:17il n'a pas les moyens.
12:18J'ajoute que
12:18ça pourrait être encore pire.
12:20D'ailleurs,
12:21c'est pour ça que vous voyez
12:21la courbe INSEE
12:22que vous vous rappelez.
12:23C'est drôle
12:24parce qu'on a notre courbe d'indices,
12:25on observe exactement
12:26la même chose
12:26avec preuve que nous sommes
12:27un peuple politique
12:28comme nous est Christian.
12:30Des pics,
12:30vous voyez à chaque fois,
12:31on a la même chose
12:32sur notre indicateur,
12:33à chaque élection présidentielle.
12:35Donc c'est cocasse
12:35parce que les gens nous disent...
12:37Ça veut dire qu'on croit
12:37à chaque fois au retour
12:38de l'homme présidentiel en France.
12:39C'est-à-dire que les gens nous disent...
12:41La politique,
12:42la politique,
12:43j'y crois pas.
12:44J'ai mes sondages
12:45où on va,
12:45on n'y croit pas,
12:46on n'y croit pas.
12:46Et puis vous voyez
12:47notre indice de morale économique
12:48où on ne parle pas de politique,
12:49on parle du moral économique.
12:51Et vous voyez
12:52comme sur l'indice INSEE,
12:53un pic au moment...
12:54Alors qui est de moins en moins élevé,
12:56le pic.
12:56À chaque élection présidentielle,
12:58les gens...
12:58L'encephalogramme est de plus en plus plat
13:00du côté négatif.
13:01C'est quand même un petit poil,
13:02même s'ils disent ne pas y croire.
13:04Et ça pourrait être pire,
13:05disais-je,
13:06parce que notre sondage
13:07ne tient pas compte,
13:09le terrain avait été fait avant,
13:11de ce qui vient de se passer
13:13au niveau international.
13:14Oui.
13:14Et l'enlèvement de Maduro
13:17par Trump,
13:19c'est quelque chose,
13:20on a des sondages
13:20qui vont sortir là-dessus,
13:21qui angoissent terriblement
13:22les Français.
13:23Pas du tout
13:23parce qu'ils auraient
13:24la moindre sympathie
13:25pour le régime vénézuélien
13:26ou Nicolas Maduro.
13:27Ils craignent l'enlèvement
13:28de Macron par Trump.
13:29Peut-être le souhaiteraient-ils.
13:31Pour une majorité d'entretences.
13:32Non.
13:33En réalité,
13:33ce qu'ils craignent,
13:34c'est que ce soit le signe,
13:36vous savez,
13:36Gad Elmaleh, le comique,
13:37disait que c'est la porte ouverte
13:38à toutes les fenêtres.
13:39Oui.
13:39Et donc,
13:39que ce soit le signe
13:40d'un emballement généralisé mondial
13:43avec des risques
13:45au Groenland et ailleurs,
13:47mais ce sera évoqué plus tard.
13:48Oui.
13:48En attendant,
13:49on va revenir sur le budget.
13:51Si vous avez des questions,
13:51n'hésitez pas
13:52sur le compte Le Genra,
13:53le compte Twitter,
13:54le compte X,
13:55dans l'avant,
13:56avec Twitter,
13:57arrobase Le Genra,
13:58L-E-G-E-N-R-A,
14:00on les répercutera
14:01durant l'émission
14:02aux commentaires
14:02ou des questions.
14:03Je voulais juste rajouter
14:04un dernier tout petit point
14:05sur ce moral des consommateurs.
14:07Il y a aussi,
14:08en tout cas,
14:09c'était visible
14:09dans l'indice de l'INSEE,
14:11il y a aussi
14:11une préoccupation
14:13récurrente
14:15et qui reste
14:17sur l'inflation,
14:18alors que l'inflation
14:19a vraiment baissé
14:20et qu'elle est attendue
14:21encore à 1%.
14:228% au mois de décembre,
14:23la deuxième plus faible
14:24de l'asile euro.
14:25Mais en fait,
14:26le souvenir
14:27de ces 20%
14:29d'augmentation
14:29de l'inflation,
14:30notamment dans l'alimentaire,
14:32pendant deux ans,
14:33suite à la crise
14:34en Ukraine,
14:36c'est vraiment,
14:37en fait,
14:37c'est un traumatisme
14:38qui reste,
14:39en fait,
14:39dans la mémoire
14:40des Français
14:41et une persistance.
14:43Mais les prix
14:43sont restés élevés
14:44en même temps.
14:44Voilà,
14:44et il continue
14:45d'y avoir
14:45ce pessimisme
14:46vis-à-vis de l'inflation
14:47qui pousse les gens
14:48à épargner
14:49plutôt qu'à consommer.
14:51Christian,
14:52non,
14:52je voulais quand même
14:52dire que,
14:55enfin,
14:55gaeleux le signaler,
14:57il y a une cohérence
14:57entre le fait
14:58que les Français
14:59ne consomment pas
15:00et le fait
15:01qu'ils soient déprimés.
15:03Mais je pense
15:03qu'en fait,
15:04il y a deux Frances,
15:04bon,
15:05il y a toujours eu
15:05deux Frances,
15:06mais en ce moment,
15:08il y a quand même
15:09encore un certain
15:10moteur économique
15:11et le reste
15:12de ce qu'on a
15:14d'industrie
15:14fonctionne à peu près,
15:18même si c'est
15:18un tout petit moteur.
15:19on a encore
15:21des géants
15:22dans les services
15:24comme
15:25Veolia
15:26et d'autres
15:27qui fonctionnent.
15:28la finance
15:29avec nos grandes banques
15:33se portent assez bien.
15:34Voilà,
15:34donc ceux qui sont
15:35dans ce secteur-là
15:36et puis dans le secteur
15:38protégé public,
15:39mais aussi
15:40les professions
15:40protégées,
15:41notaires et autres,
15:43ils continuent
15:43de vivre bien.
15:44Bon,
15:44mais c'est à peu près
15:45la moitié de l'économie.
15:47Mais vous avez
15:47une autre moitié
15:48de l'économie,
15:49notamment le monde rural
15:50est très affecté
15:51par la crise agricole.
15:52et très en colère.
15:53Vous pouvez vous rappeler
15:53que le monde rural
15:54c'est un quart
15:55de la population française,
15:56donc autour d'eux
15:57ils voient
15:58des paysans
16:00qui sont en révolte.
16:02Vous avez
16:02également
16:03la grande diagonale
16:05qu'on a mise à jour
16:06il y a une vingtaine d'années
16:07des Ardennes
16:08jusqu'au centre
16:09de la France,
16:10elle est toujours là
16:11parce qu'il n'y a pas
16:11de réindustrialisation.
16:13La réindustrialisation,
16:14si elle avait lieu,
16:14elle serait là
16:15et les gens ne voient pas
16:16les usines revenir
16:17puisqu'il n'y a effectivement
16:18pas de réindustrialisation.
16:20Donc l'Europe elle-même,
16:23enfin les gens
16:23ne sont pas stupides,
16:25il y a au moins
16:2670% de la population
16:27qui comprend parfaitement
16:28que l'Europe
16:29c'est l'enjeu du conflit
16:30entre la Chine
16:30et les Etats-Unis,
16:31ils voient les importations
16:32chinoises qui arrivent.
16:33Et dernier point
16:34qui marque aussi
16:36la distribution
16:38dont l'habillement
16:41s'est effondré
16:42depuis 4-5 ans
16:43mais avec une accélération
16:44qui s'y voient.
16:44Le modèle économique
16:44a complètement changé.
16:45Donc les gens voient
16:46les magasins fermés,
16:48notamment dans les villes moyennes
16:49et donc tout ça,
16:50ça n'encourage pas
16:51à avoir une vision optimiste
16:54alors qu'à ce moment-là
16:57on se tournerait
16:58vers l'exécutif national
17:00en disant
17:01bon est-ce que vous nous proposez
17:02un truc pour sortir de ça ?
17:03Et là il n'y a personne.
17:04Si, il n'y a personne.
17:06Dans la France qui va bien,
17:07vous avez évidemment
17:07évoqué nos grands groupes,
17:09nos grands groupes
17:09on va probablement
17:11leur réinstaurer
17:12une surtaxe d'impôts
17:13sur les sociétés
17:14de 4, 6, peut-être
17:157 milliards
17:16c'est ce que demande
17:17le Parti Socialiste
17:18au moment où Washington
17:20vient d'annoncer
17:21la sortie de l'impôt
17:22minimum mondial
17:23de 15%,
17:24on est à 35,3%
17:26de taux effectifs
17:27d'IS sur nos grands groupes
17:28aujourd'hui
17:28qui sont à la fois
17:28la locomotive économique
17:30mais aussi de l'influence
17:31française
17:31à l'international.
17:33Ces discussions
17:34elles arrivent ce matin
17:35en commission des finances
17:36à l'Assemblée.
17:37On va essayer
17:38de se doter
17:38d'un budget
17:39d'ici la fin du mois.
17:42À quoi il faut s'attendre
17:43Gaël Mac ?
17:44Quelles sont un peu
17:45les données du débat ?
17:45Déjà Sébastien Lecornu
17:46il avait réussi
17:47une sorte d'exploit
17:48en réussissant
17:49à faire voter
17:50le budget
17:51de la sécurité sociale
17:53en respectant
17:54sa promesse
17:57de ne pas recourir
17:58au 49,3%.
17:59Au lourd prix
18:00d'un renoncement
18:00sur la réforme
18:01des retraites.
18:02Au prix d'un renoncement
18:02d'un coût
18:04de quelques milliards.
18:06Bon, ce miracle
18:06ne va pas se reproduire
18:07pour le budget
18:08ça on l'a bien compris
18:09puisqu'il lui manque
18:11le puissant bonbon
18:13qui était la suspension
18:15de la réforme
18:15des retraites
18:16qui avait permis
18:17d'attirer
18:18les socialistes
18:19et quelques autres.
18:22Donc là du coup
18:23on comprend maintenant
18:25enfin ça paraît
18:26une sorte d'évidence
18:27même si
18:27qu'il va falloir
18:29ou avoir recours
18:30au 49,3
18:31voilà cette fois-ci
18:33ou à des ordonnances
18:34ou au 2
18:36en tout cas
18:36voilà
18:37et on croit comprendre
18:38même puisqu'il y a eu
18:39une réunion à Bercy
18:40mardi soir
18:41qu'il y a une négociation
18:43en cours
18:44autour de la non-censure
18:45de faire passer
18:47le 49,3
18:48Bon, alors
18:49On rappelle peut-être
18:50la différence
18:50entre le 49,3
18:51et les ordonnances
18:52l'article 47,1
18:53de la Constitution
18:55si vous passez
18:56par 49,3
18:56vous passez en force
18:57avec le texte
18:58qui a été voté
18:59et puis là
18:59il y a une motion
19:00de censure
19:00a priori
19:01vous n'avez
19:01le gouvernement tombe
19:02mais vous n'avez
19:03plus de budget
19:03le 47,1
19:05les ordonnances
19:06on revient
19:06au texte initial
19:08au premier PLF
19:09donc ça change
19:10complètement
19:11la donne
19:13dans lequel
19:13il n'y a pas d'impôts
19:15alors dans lequel
19:15il y aurait
19:16moins de recettes
19:17peut-être plus d'économie
19:19que ce qu'on a aujourd'hui
19:20mais qui porterait
19:21le déficit
19:21à 5,03%
19:24on serait au-dessus
19:25des 5,03%
19:27alors tout le monde
19:28oui
19:29il y a cette espèce
19:30de barre symbolique
19:30des 5%
19:31on aurait un budget
19:32mais probablement
19:33plus de gouvernement
19:34on aurait besoin
19:35de trouver
19:35entre 10 et 15 milliards
19:38si j'ai bien compris
19:38minimalement
19:39alors que
19:40les socialistes
19:41eux
19:41réclament
19:427 milliards
19:43de dépenses publiques
19:44en plus
19:45et donc
19:46veulent justement
19:47cette taxation
19:48donc je rappelle
19:49que l'an dernier
19:49alors que c'était
19:51quand même
19:52d'abord
19:54Michel Barnier
19:54puis François Bayrou
19:55au gouvernement
19:56il y avait eu
19:58en fait
19:58l'essentiel
19:59de l'effort
20:00avait été produit
20:01par cette surtaxe
20:02sur les grandes entreprises
20:02c'était 8 milliards
20:04voilà
20:04on leur avait quand même
20:05promis
20:06à l'époque
20:06les promesses
20:09n'engagent que
20:09ceux qui y croient
20:10et particulièrement
20:11en termes d'impôts
20:12one shot
20:12en France
20:13on le sait
20:13donc voilà
20:15et on annule
20:17en fait
20:17quand même
20:17un lent mouvement
20:18qui avait commencé
20:19sous François Hollande
20:21de baisse
20:22de l'impôt
20:23sur les sociétés
20:24pour juste
20:24s'aligner
20:25sur le niveau européen
20:26on était à 33%
20:27on est arrivé lentement
20:29à 25%
20:30et au bout
20:31de peut-être
20:31une année
20:32ou deux
20:32à 25%
20:33allez
20:33on est reparti
20:34totalement
20:35on est au retour
20:36à la case départ
20:37pratiquement
20:37donc
20:38je comprends
20:40que ce soit
20:41que la pilule
20:42soit vraiment
20:42très amère
20:43pour
20:44les chefs d'entreprise
20:45on a entendu
20:46les chefs d'entreprise
20:47Daniel Ball
20:48s'exprimait
20:48le patron du crédit mutuel
20:50Alexandre Bompard
20:51aussi hier matin
20:52sur BFM TV
20:53en disant
20:53que c'était pas possible
20:54voilà
20:54et c'est vrai
20:55que sur le moyen terme
20:57c'est intenable
20:58parce que
20:58quand même
20:59on est vraiment
21:00en décalage
21:02par rapport
21:02à l'ensemble
21:03du monde occidental
21:06voilà
21:06sur les impôts
21:07pas seulement
21:08de l'Europe
21:08la France à contre-courant
21:10et effectivement
21:10le fait qu'on supprime
21:12même l'impôt minimal
21:13de l'OCDE
21:15pour les Etats-Unis
21:16pour les Etats-Unis
21:18fait qu'on sent
21:19qu'il va s'engager
21:20une espèce de guerre
21:21des impôts aussi
21:21probablement
21:23on peut écouter
21:24Alexandre Bompard
21:25d'ailleurs
21:26parce qu'on a retrouvé
21:27le son à dire
21:27c'était hier sur BFM TV
21:28on l'écoute
21:28sur l'impôt sur les sociétés
21:30quand j'entends
21:32que la seule solution
21:33qu'on a aujourd'hui
21:34c'est d'augmenter
21:35le taux d'impôt
21:36sur les sociétés
21:37vous savez
21:38l'année dernière
21:39on a fait 8 milliards
21:40de surtaxes
21:41on avait dit
21:41qu'elle était temporaire
21:42le code général
21:43des impôts
21:44est rempli d'impôts
21:44dont on a dit
21:45qu'ils étaient temporaires
21:46cette année
21:47on dit
21:47la seule manière
21:48éventuelle
21:48de trouver un accord
21:49sur le budget
21:50c'est de reconduire
21:51une surtaxe d'IS
21:53qu'est-ce que ça a
21:54pour conséquence
21:55la moyenne mondiale
21:57du taux d'impôt
21:57sur les sociétés
21:58c'est 25%
21:59si on reconduit
22:00on sera à 35%
22:01on peut se dire
22:02c'est pas grave
22:02c'est les 400 plus grandes entreprises
22:04dont Carrefour évidemment est
22:05elles se débrouillent
22:06mais c'est pas comme ça
22:07que ça marche
22:08on voit la colère des patrons
22:10Christian
22:10qui en ont un peu
22:12ragole
22:12c'est
22:13c'est
22:14c'est un contexte
22:16puisque c'est pas seulement
22:17un taux d'IS
22:18qui remonte
22:19c'est des impôts de production
22:21qu'on n'arrive pas à baisser
22:22oui
22:22je rappelle
22:23la baisse de CVAE
22:24a priori de 1 milliard
22:25serait annulée
22:27on l'oublie ça aussi
22:28on avait fait un one shot
22:29pour reprendre l'expression
22:3010 milliards
22:31en 2020
22:32sur les impôts de production
22:34c'était déjà un miracle
22:35il avait fallu préparer les choses
22:37pendant 15 ans
22:37pour pouvoir le faire
22:38pendant ce
22:40moment de crise
22:41d'ailleurs
22:42donc là
22:43on est à peu près
22:45sur les impôts de production
22:47à 3,5
22:483,5 fois
22:50le niveau allemand
22:51et suisse
22:52on oublie toujours la Suisse
22:54parce qu'elle n'est pas dans l'UE
22:55mais la Suisse
22:55c'est le pays européen
22:56le plus industriel
22:57avec un taux d'impôt
22:59avec une proportion
23:00de l'industrie manufacturière
23:02dans le PIB
23:02qui est au-dessus de 20%
23:04ah oui
23:04j'appelle qu'on est à 10 en France
23:05moins de 10
23:06alors que la zone
23:07l'Union Européenne
23:08est à 15
23:09et la France
23:10en dessous de 10
23:10donc
23:11on a
23:13ces impôts de production
23:14on a des cotisations sociales
23:17qui sont très élevées
23:18donc
23:18la baisse
23:20de l'IS
23:21c'était
23:23la tête de gondole
23:25de la politique
23:26de Macron
23:27pour dire
23:28venez investir en France
23:29et
23:30ceux qui sont venus
23:32en se disant
23:32ok
23:33les français
23:34se mettent dans une attitude
23:35de compétitivité
23:37économique
23:37et
23:38ils prennent
23:40enfin une mesure
23:41sur le taux d'IS
23:42on revient en arrière
23:43donc
23:44dans ce contexte
23:45si on avait
23:46quelqu'un
23:46à la tête du pays
23:47je pense qu'il faudrait
23:48carrément
23:49oser les ordonnances
23:50c'est-à-dire
23:51faire passer
23:52le budget initial
23:53le gouvernement
23:55tombe
23:55mais
23:56objectivement
23:57je ne vais pas me faire des amis
23:59je m'en fous
23:59le cornu
24:00c'est le symbole
24:01de la faiblesse
24:01dans la politique française
24:03depuis 30 ans
24:03donc
24:04bon ok
24:06le cornu tombe
24:07ce qui n'empêche pas
24:09d'être nommé
24:09derrière
24:10par Emmanuel Macron
24:11oui mais
24:12une troisième fois
24:13ça passerait difficilement
24:14mais
24:15ce qu'on peut parfaitement imaginer
24:17tout est possible
24:18c'est de garder
24:18le même gouvernement
24:19le cornu tombe
24:22il est remplacé
24:23par
24:24à la limite
24:24vous mettez vos trains
24:25à la place
24:26vous remettez le cornu
24:27à la défense
24:28et puis on repart
24:29voilà
24:29et au moins
24:30on aura un budget
24:31et ça permettrait
24:32au moins
24:33d'attendre
24:33et d'arriver
24:34jusqu'aux municipales
24:35les municipales
24:37de mon point de vue
24:38et d'autres l'ont dit aussi
24:40elles sont probablement
24:42les élections municipales
24:43les plus importantes
24:44depuis la deuxième guerre mondiale
24:45pourquoi ?
24:46parce que c'est probablement là
24:48qu'on va voir
24:49si les français
24:50qui voient ce qui se passe
24:53au plan international
24:54ont une attente
24:56de reconstruction politique du pays
25:02la crainte qu'on puisse avoir
25:04simplement
25:04on peut s'attendre
25:05à ce qu'il y ait
25:06une bascule à droite
25:07la crainte c'est que ça aille
25:08trop à droite
25:09donc je pense que ces élections
25:11vont être très scrutées
25:13si on va vraiment
25:14à l'extrême droite
25:15ça sera plutôt un échec
25:17si on revient
25:18vers un centre droit
25:19plus responsable
25:20ça sera vu
25:21comme un élément d'espoir
25:22pour demain
25:23les français l'ont dans le viseur
25:24les élections municipales
25:25Gilles Slimane
25:26alors oui Christian a raison
25:28mais je mets quand même
25:29un bémol qu'il a en tête
25:31c'est que
25:32il y a beaucoup
25:33quand on fait des sondages
25:34sur les municipales
25:35beaucoup d'habitants
25:37vous évoquiez
25:38les gens qui habitent
25:39en commune rurale
25:39ou dans des plus petites villes
25:41qui ne votent pas
25:42sur étiquette
25:43oui qui votent sur un homme
25:44ou une femme
25:44si vous êtes de gauche
25:46et que vous avez un maire de droite
25:47et que ce maire
25:49vous semble très bon
25:50alors c'est impossible
25:51dans les villes moyennes et grandes
25:52parce que dans les villes moyennes et grandes
25:53le politique reprend le dessus
25:56et donc l'étiquette politique
25:57que vous avez
25:58reprend le dessus
25:59mais sinon dans toutes
26:00les autres communes
26:00vous pouvez très bien voter
26:02ou laisser élire
26:03en n'allant pas voter contre
26:05pour un maire
26:06qui n'est pas de vote
26:07de bord politique
26:07donc effectivement
26:08ce seront des élections municipales
26:09qui auront une très grande importance
26:10mais premier bémol
26:12pour les villes de plus de 50 000
26:13voilà
26:13pour les voir peut-être
26:14plus de 70 ou plus de 100 000
26:16ou
26:17l'étiquette
26:18voilà
26:19et donc vous avez ça
26:20vous avez une poussée probable
26:21du RN
26:21mais qu'il a lui-même limité
26:23en disant
26:23je préfère investir moins
26:24de listes
26:25mais
26:27éviter le clash
26:29de retrouver quelqu'un
26:31sur les réseaux sociaux
26:31le vend le bras
26:32surveiller un peu plus
26:33les candidats
26:34surveiller un peu plus
26:35les candidats
26:35et puis
26:37et puis sur ces
26:38sur ces
26:39sur ces municipales
26:40elles annonceront du coup
26:42quand on regardera bien
26:43les choses
26:44si le RN
26:46est en passe
26:47d'aller chercher plus
26:49l'année d'après
26:50c'est-à-dire
26:50la présidentielle de 2027
26:52je rappelle que dans
26:53dans notre intention de vote
26:54de second tour
26:55qu'on a publié en décembre
26:56pour la première fois
26:57on observe que
26:59si l'élection présidentielle
27:00avait lieu dimanche prochain
27:01et bien c'est le RN
27:03qui l'emporterait
27:04jusqu'à présent
27:05on savait qu'ils étaient
27:06très hauts
27:06pour les projections
27:07de premier tour
27:08alors c'est pas un pronostic
27:09tout peut changer
27:09en un an et demi
27:10mais ce que ça dit
27:12ce que ça dit
27:13quand même de notre société
27:14est assez inédit
27:16c'est cohérent
27:16avec ce qu'on disait
27:17au début de l'émission
27:17c'est tout à fait en ligne
27:18avec ce qu'on disait au début
27:19c'est que les français
27:20se préparent
27:21à aller chercher
27:22à aller voter
27:23si rien ne change
27:24pour un candidat
27:25d'extrême droite
27:25avec un fort sentiment
27:26de dégagisme
27:27de dégagisme
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