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Ce mercredi 4 février, la baisse du taux d'inflation depuis 2020 et l'impact du maintien de la surtaxe d'impôt sur les sociétés sur l'économie française, ont été abordés par Denis Ferrand, directeur général de Rexecode, Guillaume Dard, président de Montpensier Arbevel et vice-président de l'AFG, et Dorothée Rouzet, cheffe économiste de la direction générale du Trésor, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00Et pour parler de tous ces sujets, j'ai le plaisir d'accueillir sur le plateau Guillaume Dard.
00:04Bonjour Guillaume.
00:05Bonjour Raphaël.
00:06Président de Montpensier Arbevel et vice-président de l'Association Française de Gestion Financière, l'AFG.
00:12Face à vous, Dorothée Rouzé. Bonjour Dorothée.
00:14Bonjour.
00:15Chef économiste de la Direction Générale du Trésor et Denis Ferrand. Bonjour Denis.
00:20Bonjour.
00:20Directeur Général de Rex & Code.
00:23On va commencer par l'inflation. L'inflation au plus bas depuis 2020, depuis la crise Covid.
00:300,3% seulement d'inflation au mois de janvier.
00:35Divisé par 3 en 2 mois seulement, l'inflation a disparu.
00:39Est-ce que c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle ?
00:41Je commence avec vous Denis Ferrand.
00:44Peut-être pour expliquer d'abord pourquoi ce niveau aussi flèbre.
00:48Comment on est arrivé à un niveau d'inflation le plus faible de la zone euro quasiment.
00:52On a juste Chypre qui est encore inférieur.
00:54Mais sinon on est le pays où la hausse des prix augmente le moins vite.
00:57Oui tout à fait.
00:58C'est vrai qu'on est dans cette circonstance qui a trait à des éléments qui sont de nature circonstancielle.
01:04En particulier l'élément autour des prix de l'énergie.
01:08Notamment les prix.
01:08Moins 8% en un an les prix de l'énergie.
01:10C'est quand même une composante assez importante.
01:12Ça fait à peu près 8% du panier de biens de consommation.
01:15Donc avec ce moins 8% ça vous fait une contribution de moins 0,6%.
01:18Ça vous apporte moins 0,6%.
01:20Oui ça n'est pareil.
01:21Ça joue quand même beaucoup.
01:24C'est le prix du pétrole ou c'est la baisse du dollar ?
01:27Les deux.
01:28Et bien c'est 77 à 57 euros en un an.
01:30Les deux à la fois.
01:31Donc c'est merci Donald Trump en réalité pour la faiblesse de l'inflation française, Guillaume d'Arc.
01:36Denis va donner des chiffres plus précis.
01:37Mais tout ça c'est quand même un signe d'anémie de l'économie française.
01:41D'un côté, les gens épargnent énormément, consomment moins.
01:44Et deux.
01:45Donc pas une bonne nouvelle selon vous.
01:46Le dollar baisse, les autres monnaies, le yen baisse, le yuan baisse pas par rapport au dollar mais baisse par rapport à l'euro.
01:54Donc comme on est un pays qui importe pas mal.
01:573 6008.
01:58Donc on a une conjonction si j'ose dire parfaite pour l'inflation.
02:03Et ça reflète une mauvaise, une anémie de l'économie française.
02:09Et heureusement, parce que sinon on aurait des tensions sociales terribles.
02:15Dorothée, est-ce que vous êtes d'accord avec ça Dorothée ?
02:17Il ne faut pas trop s'attarder sur le chiffre de janvier parce qu'il disait qu'il y a plein de raisons très circonstancielles.
02:21Il y a les soldes qui ont duré 5 jours de plus de solde en janvier qu'en janvier 2025.
02:27Donc ça joue à la baisse sur les prix de l'habillement des chaussures.
02:29Évidemment, une fois qu'on va arriver en février, ça ne sera plus là.
02:33Il y a les tarifs de santé qui ont été un peu moins revalorisés qu'en janvier dernier.
02:37Donc là aussi ça joue à la baisse.
02:38Il y a l'énergie, non seulement le pétrole et l'appréciation de l'euro,
02:41mais aussi le fait qu'en février dernier, les prix de l'électricité ont baissé de 15%.
02:45Et donc quand on compare toujours les prix de janvier 26 à ceux de janvier 25, on a toujours cet effet.
02:49Mais évidemment, ça ne va pas se retrouver sur le reste de l'année.
02:53Donc on a ces facteurs un peu temporaires.
02:56Après ensuite, ça va remonter par rapport à ce 0,3.
02:59Donc ça veut dire que ça va remonter, c'est ça.
03:00Mais la Banque de France prévoit 1,3 sur l'année.
03:02Bon, ça reste moins de 2%, mais c'est une inflation faible, modérée, qui permet par ailleurs...
03:08Alors moi, je ne suis pas tout à fait d'accord sur le fait que c'est forcément une mauvaise nouvelle.
03:11Parce que d'une part, ça donne quand même un peu plus de confiance aux consommateurs
03:15qui ont bien besoin de stabilité des prix pour y voir clair.
03:17Et ça nous aide beaucoup en termes de compétitivité.
03:20Le fait d'avoir des prix, des coûts salariaux qui ont progressé moins vite que dans les autres pays européens,
03:26ça permet aussi aux entreprises exportatrices de contrer les effets de l'appréciation de l'euro
03:29qui, par ailleurs, les pénalise à l'international.
03:31On a gagné 10 points de compétitivité.
03:34Il faut rendre à César qui est à César.
03:35Vous êtes le premier, moi, à m'avoir parlé de ça, Denis Ferrand, sur ce plateau.
03:40En 8 ans, on a gagné 10 points de compétitivité face à nos voisins et concurrents de la zone euro,
03:47notamment l'Allemagne, c'est absolument majeur.
03:50Expliquez-nous un peu le processus.
03:51Et par rapport à l'Allemagne, c'est même un peu plus.
03:53En fait, c'est 12 points d'écart par rapport à l'ensemble de la zone euro
03:56sur l'évolution du coût salarial par unité produite.
03:59Donc, en fait, c'est le déterminant salarial de la compétitivité-coût d'une économie.
04:04Parce qu'on a mis aussi en place des dispositifs, des boucliers anti-inflation,
04:09là où, par exemple, les Allemands mettaient en place des subventions.
04:12Donc, nous, on jouait directement sur l'évolution de l'indice des prix,
04:15là où les dispositifs de lutte contre l'inflation énergétique...
04:19On parle ici de la crise inflationniste due à la hausse de l'énergie en 2022 et 2023.
04:24Là, c'était des dispositifs qui tenaient notamment à des subventions, à des chèques,
04:28qu'il pouvait y avoir dans d'autres pays européens.
04:30Ça, ça ne joue pas sur l'indice des prix.
04:32Donc, qu'est-ce que l'on a, on cumule depuis 2019,
04:35sur l'évolution de l'indice des prix à la consommation entre la France et la zone euro,
04:38c'est 7 points d'écart.
04:39Ces 7 points d'écart, ça se traduit par une pression sur les salaires qui est moindre,
04:43qui se traduit in fine par une évolution du coût salarial par unité produite,
04:47bien moindre en France qu'elle ne l'est dans l'ensemble de la zone euro.
04:50Donc, c'est un regain de compétitivité qui intervient.
04:53Alors, attention, il y a un élément que l'on a évoqué tout à l'heure sur l'environnement international.
04:58Est-ce qu'on doit dire merci à M. Trump ?
05:01Je pense qu'on doit aussi dire merci très fortement aux exportateurs chinois.
05:05Parce que s'il y a bien un endroit où il y a un différentiel de prix qui s'exerce
05:10et où il y a une pénétration accrue du marché à l'importation,
05:13c'est en provenance de Chine avec des prix qui sont tirés très bas
05:16et qui exercent une pression concurrentielle très importante
05:19qui joue sur la dynamique des prix.
05:21Et puis, dernier point, est-ce que c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle ?
05:24C'est comme toujours en économie, c'est toujours mixed blessing.
05:27Ce que l'on voit et ce que l'on ne voit pas.
05:29Voilà, ce que l'on voit, ce que l'on ne voit pas,
05:31ou alors les économistes qui ne sont jamais manchots,
05:34on the one end, on the other end.
05:35Et sur l'aspect positif, c'est la partie compétitivité.
05:38Sur l'aspect plus négatif, comme on est dans la zone euro,
05:41on a des taux réels qui sont plus élevés,
05:44des taux d'intérêt réels qui sont plus élevés en France
05:46qu'ils ne le sont dans les autres pays de la zone euro.
05:47Donc voilà, il y a des équilibres de force qui sont à regarder.
05:51Je voulais juste, Dorothée, je rappelle que vous êtes la chef économiste du Trésor.
05:55Est-ce que quand on a mis en place les aides à l'énergie
06:01pendant la crise inflationniste,
06:02est-ce que c'était pensé dans un angle de compétitivité,
06:08dans un objectif de compétitivité ?
06:10Parce que là, c'est une clé du succès.
06:13Bon, on a l'habitude d'être assez critique sur les politiques publiques,
06:16sur le plateau de BFM Business,
06:17mais là, franchement, c'est une vraie réussite
06:20qui n'est pas assez défendue, je trouve, en France.
06:24On a vraiment fait un choix stratégique
06:25qui permet d'être plus compétitif aujourd'hui.
06:27Est-ce que ça a été pensé comme ça à l'époque ?
06:29Alors, si on revient en arrière,
06:32on est à l'automne 2021 à ce moment-là.
06:35À ce moment-là aussi, on s'attend,
06:37mais c'est avant le début de la guerre en Ukraine,
06:38à ce que la flambée des prix du gaz
06:41qu'on commence à avoir soit temporaire.
06:44À un moment, je dirais, courant 2022,
06:46on en a douté et puis ça s'est avéré vrai.
06:48Et donc, l'idée était quelque part
06:50qu'on allait avoir une bosse d'inflation
06:51et qu'on allait un peu couper ou lisser la bosse
06:53pour les ménages et les entreprises français.
06:58Est-ce que c'était explicitement
06:59dans une optique de compétitivité ?
07:01C'était difficile à ce moment-là
07:02parce qu'on ne savait pas
07:03ce que les autres pays européens allaient faire.
07:04C'est-à-dire que certains ont décidé de faire des chèques,
07:06d'autres ont décidé de faire
07:07un sorte de mélange,
07:09de mesures plus similaires à servir de chèques, etc.
07:12Alors, on s'est parlé avec nos partenaires,
07:14mais évidemment, tout le monde décidait en même temps.
07:15En revanche, ce qui était bien présent à l'esprit,
07:17c'était d'éviter ce qu'on appelle
07:19la boucle prix-salaire,
07:20c'est-à-dire de dire
07:21avec cette bosse inflationniste,
07:23si on pense que ça va rebaisser ensuite,
07:24on va cranter des hausses de salaire
07:26parce que le SMIC est indexé au prix,
07:29parce que les autres salaires suivent
07:31en général avec retard,
07:33parce que par ailleurs,
07:33les prestations sociales sont aussi indexées sur les prix.
07:36Et donc ensuite,
07:37puisque les salaires vont augmenter,
07:39les entreprises vont avoir leurs coûts augmentés,
07:40n'auront pas d'autre choix
07:41que d'augmenter de nouveau leurs prix
07:42et on met plus de temps à contrôler le phénomène.
07:45Donc, c'était presque un peu plus une idée
07:46qu'on allait avoir une approche
07:48un peu complémentaire finalement
07:49entre la politique monétaire
07:50et la politique budgétaire,
07:51tout en respectant l'indépendance
07:53de la politique monétaire,
07:53mais quelque part d'utiliser cet outil
07:55pour éviter d'avoir une inflation
07:57qui dérive trop vite.
07:58Mais évidemment, du coup,
07:58d'avoir des coûts salariaux
07:59qui dérivent trop vite.
08:00Eh oui. Guillaume ?
08:01Oui, ça c'était très intelligent.
08:03Après, du côté budgétaire,
08:05est-ce que ça a été...
08:06Ça a été coûteux, ça.
08:07Ça a été coûteux.
08:08Voilà, donc du bien et du mauvais.
08:10Non, Denis a dit quelque chose
08:11de très intéressant sur la Chine,
08:13parce que le phénomène
08:14qu'on constate l'année dernière,
08:15c'est le phénomène
08:15des 30 dernières années.
08:18C'est-à-dire que
08:19qu'est-ce qui a permis
08:20une relative paix sociale en France ?
08:23Ça a été que les Chinois
08:25produisent tous les biens
08:26de consommation
08:28et d'équipement des ménages
08:31à des prix incroyablement bas
08:33avec la capacité très forte
08:37de la grande distribution française
08:38à ne pas rajouter énormément de marge.
08:41Et c'est ce qui a permis
08:42l'habillement,
08:43revenons un peu en arrière,
08:45acheter un manteau
08:46dans les années 70,
08:47c'était un investissement
08:48pour une famille.
08:50Acheter une doudoune,
08:52tout le monde peut le faire quand même.
08:54La promesse de Chine aujourd'hui,
08:55c'est toute une garde d'Europe
08:56pour 200 euros.
08:57Et ce, avant Chine.
08:59Ce que je veux dire,
08:59c'est que c'est un phénomène énorme.
09:01Et donc là aussi,
09:02il y a du bien et du pas bien.
09:03C'est qu'on a complètement...
09:06On n'a plus d'industrie,
09:07plus de capacité de production.
09:08Et je ne sais plus
09:09si c'est dans votre émission
09:09où on disait qu'au moment des masques,
09:12on a refait...
09:13On a quelques initiatives français
09:14et puis au bout de deux minutes,
09:16on va dire
09:16mais c'est trop cher les masques.
09:18Donc,
09:19cette inflation basse,
09:21c'est vrai qu'on a une conjonction
09:23assez parfaite
09:25pour le fait qu'elle soit très basse.
09:26Et comme Dorothée a dit,
09:27c'est peut-être temporaire.
09:28Mais le dollar,
09:30le pétrole,
09:31la consommation assez faible,
09:34beaucoup d'épargne.
09:35Mais ce qui compte,
09:36c'est la Chine
09:37et qui va continuer
09:38à nous faire baisser les prix.
09:39Et Chine,
09:40on n'a rien arrêté sur Chine.
09:41Ça va continuer.
09:42Oui, absolument.
09:43Un dernier mot peut-être
09:44pour expliquer les conséquences
09:45d'une inflation faible.
09:46Après,
09:47j'en viens à vous,
09:47Denis,
09:48sur le budget.
09:49L'inflation,
09:50c'est ce qui conditionne
09:51aussi la revalorisation des aides.
09:53C'est ce qui conditionne
09:55les recettes.
09:56L'inflation,
09:57elle permet de se désendetter
09:58aussi.
09:59Donc,
09:59quelles conséquences
10:00sur nos finances publiques
10:01d'une inflation faible ?
10:03En général,
10:05c'est plutôt,
10:06je dirais directement,
10:08effectivement,
10:08il y a plusieurs effets
10:09qui n'arrivent pas en même temps.
10:10C'est-à-dire qu'une inflation faible,
10:12ça fait immédiatement
10:13moins de rentrées de TVA.
10:14Une inflation plus faible,
10:15ça fait immédiatement
10:15plus de rentrées de TVA.
10:17Mais ensuite,
10:17il y a pas mal de dépenses
10:18de l'État
10:19qui vont aussi
10:19dépendre de l'inflation.
10:23Effectivement,
10:23les prestations
10:24sont indexées
10:24sur l'inflation.
10:26Le SMIC est indexé
10:27sur l'inflation
10:27et il y a un certain nombre
10:28d'agents publics
10:28qui sont au niveau du SMIC.
10:29Donc,
10:31je dirais,
10:32in fine,
10:33c'est plutôt assez neutre
10:38au bout d'un ou deux ans
10:40dans les effets directs.
10:42Et ensuite,
10:42ce qui compte quelque part
10:43aussi beaucoup,
10:44c'est l'effet indirect.
10:45C'est-à-dire,
10:45si cette inflation,
10:46elle donne plus de compétitivité
10:48et donc plus d'exports
10:50ou elle incite plus
10:51les gens à consommer,
10:53ça va faire plus d'activité
10:54et ça, c'est bon
10:54pour les finances publiques.
10:55Donc, il faut aussi voir
10:56la période d'inflation forte.
10:57On avait eu beaucoup de débats.
10:58Est-ce que l'État
11:00s'en met plein les poches
11:00avec la TVA
11:01quand il y a de l'inflation ?
11:02In fine,
11:03l'État a aussi protégé
11:03les Français,
11:04on vient de dire,
11:04ça a coûté très cher.
11:05Et puis, par ailleurs,
11:06l'inflation,
11:07ça a freiné la consommation.
11:08Donc, non,
11:08l'inflation n'est pas
11:09une bonne nouvelle
11:09pour le budget public
11:10quand on prend en compte
11:11le fait que ça affecte
11:13l'économie et le comportement.
11:14Denis, un dernier mot.
11:15Deux petites choses.
11:17Les salaires ont suivi l'inflation
11:18avec un peu de retard
11:19mais au final,
11:20ils ont convergé.
11:211,2% d'augmentation
11:22et l'augmentation
11:24du salaire moyen par tête
11:25qui est vraiment
11:26ce qui agrège le plus
11:27est comparable
11:28à l'évolution
11:29de l'inflation
11:30que l'on a eue
11:30depuis le choc
11:31de 2021-2022.
11:33Et deuxième élément,
11:34il faut regarder
11:34où sont les poches
11:35résiduelles d'inflation.
11:36Donc, effectivement,
11:37il y a des phénomènes temporaires
11:38mais on va les trouver
11:39principalement
11:39dans les activités
11:40de service.
11:41Donc, effectivement,
11:41on voit bien
11:42la mécanique
11:42qui s'est passée
11:43sur les prix
11:43des produits manufacturiers
11:45et comme le disait Guillaume,
11:46c'est une mécanique
11:47de très longue haleine
11:49mais sur les prix
11:50des services,
11:50vous avez certes
11:51des éléments
11:52qui tiennent
11:52à l'évolution
11:52des salaires
11:53qui comptent.
11:54Les services,
11:54c'est 52%
11:55du panier
11:55de biens et services
11:57consommés par les ménages.
11:58Donc, c'est quand même
11:59tout à fait fondamental
12:00et vous avez aussi
12:01de plus en plus
12:02la trace
12:02de ce qui nous concerne
12:04notamment
12:05les transitions,
12:06les problèmes
12:07de dommages climatiques
12:08et quand vous regardez
12:08les évolutions
12:09des assurances,
12:10le prix des assurances
12:10c'est plus 4%
12:12sur un an.
12:13Alors, ça ralentit
12:13fortement
12:14mais c'est la principale
12:15poche d'inflation
12:16que l'on connaît
12:17actuellement
12:17dans l'évolution
12:18de l'indice des prix.
12:19Donc, ce sont
12:19d'autres mécanismes
12:20aussi qui sont
12:21sous-jacents
12:21de ce qui est
12:22le résidu d'inflation.
12:24Bon,
12:24perspective pour 2026
12:26pour rappel
12:261,3 ?
12:28Alors, la dernière
12:29prévision du gouvernement
12:31était 1,3
12:32qui est assez proche
12:33de la dernière prévision
12:34de la Banque de France.
12:34Oui.
12:35Alors, le chiffre de janvier
12:36était un peu plus bas
12:37que ce à quoi on s'attendait
12:38mais bon, globalement
12:39on revient sur cette tendance
12:41avec une inflation
12:42assez faible 1,3
12:43principalement tirée
12:44par les services
12:45qui est assez faible
12:46qui est maîtrisée
12:47et qui est effectivement
12:48inférieure à la moyenne
12:48européenne
12:49qui est plutôt autour de 2.
12:50Donc, ça pose en effet
12:52la question que la politique
12:53de la BCE, elle est déterminée
12:54pour toute la zone euro.
12:55Donc, la France,
12:56elle est un peu plus restrictive
12:57que pour d'autres.
12:58Mais ça, c'est aussi
12:59le jeu d'une union monétaire.
13:00Et par ailleurs,
13:01on a les échecs positifs
13:02en termes de compétitivité.
13:03Bon, on va continuer.
13:05Je ne sais pas
13:06si on le voit encore.
13:06Enfin, moi, ce chiffre, 1,3,
13:10il est magnifique si on le fait.
13:11Mais en même temps,
13:13on a 5% de déficit budgétaire.
13:16Alors, j'ai un peu posé la question
13:18à l'IA pour savoir,
13:20en regardant la série depuis 1970,
13:23de tous les déficits budgétaires français
13:25qui, d'ailleurs,
13:27le dernier excédent,
13:28enfin, équilibre, c'est 74.
13:3074, absolument.
13:30Et je lui demandais un peu
13:32de mesurer la corrélation
13:34entre le déficit
13:35et la croissance du PIB.
13:38Et alors, au début,
13:40ça marchait à peu près,
13:41l'effet keynésien,
13:42c'est-à-dire qu'un peu plus
13:43de déficit redressait la croissance.
13:45Et au fur et à mesure,
13:47il dit que c'est juste
13:48une constatation.
13:49C'est-à-dire que comme il n'y a pas
13:49de croissance, il n'y a pas de déficit.
13:51Et puis je lui dis,
13:51mais alors, si on baissait le déficit,
13:53qu'est-ce qui se passerait ?
13:53Parce que c'est quand même paradoxe
13:55qu'on ait 1,3% de croissance
13:57alors qu'on a 5%.
13:58– Sur l'inflation ou la croissance ?
14:02– Ah, je parlais de l'inflation.
14:03– Alors, pardon,
14:04et sur la croissance,
14:05on se trompait,
14:05mais un peu moins sur la croissance.
14:08– Alors, c'est encore,
14:09ça va dans mon sens,
14:10c'est encore pire.
14:11C'est-à-dire que 0,8% de croissance
14:13dans un pays qui a 5%
14:15de déficit budgétaire,
14:18il paraît qu'évidemment,
14:19ça fonctionne dans une économie fermée,
14:21moins dans une économie ouverte.
14:23Mais c'est quand même un vrai paradoxe.
14:25Et donc, j'ai posé la question en disant,
14:26alors si on revenait
14:27à 0%
14:29par la baisse des dépenses,
14:32on m'a dit,
14:32non, mais en combien d'années ?
14:33Parce que ce n'est pas possible.
14:35Et en 3 ans,
14:36mais on aurait 2%,
14:38on serait en négatif.
14:39C'est-à-dire qu'il faut bien se rendre compte.
14:40Notre croissance,
14:41elle est…
14:42– Un peu à crédit.
14:44– Elle est 100% à crédit.
14:45– Oui, si on emprunte 150 milliards
14:47et qu'on fait que…
14:48Combien ça fait ?
14:491% de croissance ?
14:5030 milliards de plus de PIB.
14:52Il faut 5 unités de dette
14:53pour faire une unité de croissance.
14:56– Bon, notre croissance,
14:57elle est aussi tirée
14:57par les grandes entreprises
14:58qui vont devoir acquitter,
15:01une fois de plus,
15:02la surtaxe d'impôt sur les sociétés.
15:047,3 milliards
15:05sur nos 300 plus grands groupes français,
15:09moteurs de l'économie française aussi.
15:12Hier, Roland Lescure
15:13était l'invité d'Apolline de Malherbe
15:15sur BFM TV.
15:17Elle lui a posé la question
15:18de ce maintien de cette surtaxe
15:21censée être exceptionnelle
15:23et qui risque de durer.
15:24Voilà la réponse du ministre.
15:26– Tout ça va dépendre
15:27d'un équilibre global
15:28et d'un budget global
15:28qu'il va falloir négocier.
15:30– Donc les patrons doivent se…
15:32– Non.
15:33– Le bon vieux temps…
15:33– Préparer à l'idée
15:34que cette contribution exceptionnelle
15:36dure au-delà de deux ans,
15:38peut-être trois.
15:38– Non, les patrons doivent se préparer
15:40au fait que ce budget,
15:41on va le construire en avançant
15:42et pas un gouvernement tout puissant,
15:45majoritaire,
15:45comme ça a été le cas depuis 80 ans,
15:47qui dit en janvier
15:48ce qu'il va faire en décembre prochain.
15:49On va devoir travailler.
15:50Moi, je souhaite travailler à la méthode
15:51et évidemment, je souhaite
15:53qu'on limite les prélèvements
15:55sur les entreprises.
15:56Je suis ministre de l'économie
15:56et des finances,
15:57mais je souhaite aussi
15:58qu'on continue à réduire le déficit.
16:00– Il y a un vrai débat
16:02sur les conséquences
16:04de cette surtaxe d'impôt
16:05sur les sociétés.
16:06Aujourd'hui,
16:07l'opinion titre
16:08sur le lent exil
16:09du business français.
16:11Bon, il se trouve que
16:12l'INSEE,
16:13dans sa note de conjoncture
16:14du mois de décembre,
16:16indiquait que
16:17la surtaxe d'impôt
16:18sur les sociétés
16:18de 2025,
16:20en tout cas,
16:20n'avait pas eu
16:21d'effet
16:22sur l'investissement.
16:25– Enfin, les effets,
16:26ils prennent un peu de temps.
16:27Vous vous souvenez
16:28de ce que les Allemands
16:28avaient fait quand ils allaient...
16:30En 1995,
16:31on était très fiers de nous.
16:32La France allait beaucoup mieux
16:33que l'Allemagne.
16:35Et c'est vrai
16:36que jusqu'en 2000,
16:37la France était
16:38dans une position
16:39tout à fait compétitive
16:41vis-à-vis de l'Allemagne.
16:41Et qu'est-ce qu'ont fait
16:42les Allemands ?
16:42Ils ont dit
16:43qu'il faut remettre en ordre
16:44le site Allemagne.
16:46Qu'est-ce que ça veut dire
16:46remettre en ordre
16:47le site Allemagne ?
16:47Ça veut dire avoir
16:48un ensemble de paramètres
16:50qui fait que c'est intéressant
16:51pour les entreprises
16:52d'y investir.
16:53Alors,
16:54et là,
16:55c'est tiré...
16:56Alors qu'on soit obligé
16:57de le faire,
16:57je le comprends.
16:58Je ne veux pas du tout
16:59au ministre
16:59qui fait le maximum,
17:01mais on détériore
17:02le site France.
17:03C'est-à-dire que c'est un message
17:04pour dire
17:05qu'il ne faut pas investir.
17:06Il ne faut pas investir en France
17:07parce que les impôts,
17:08ce ne sont pas des impôts mondiaux
17:10sur les entreprises,
17:10c'est des impôts
17:11sur ce qu'ils ont réalisé
17:12comme bénéfice en France.
17:13Donc,
17:14si on est à 35,
17:15alors qu'il y a plein de pays
17:16qui sont à 15, 20,
17:17c'est-à-dire qu'on n'a pas besoin
17:18d'aller en Irlande.
17:19C'est un peu ça le sujet,
17:19ça veut dire qu'on veut
17:22sortir du site France
17:23un certain nombre d'entreprises
17:24et donc je trouve ça
17:25catastrophique à long terme.
17:26Chérex et Côte,
17:27vous regardez ça
17:28de très très près,
17:29le niveau d'investissement
17:30des entreprises.
17:31Qu'est-ce qu'on a vu
17:32en 2025
17:33et est-ce que ça risque
17:34de peser en 2026 ?
17:36Oui, Manon.
17:36Ce que l'on a vu jusqu'en 2025,
17:38c'est une résistance
17:39de l'investissement.
17:40En fait,
17:40l'investissement,
17:41il a fait
17:42une légère progression
17:44avec principalement
17:46sa composition
17:48qui est très intéressante,
17:49sa composition
17:49qui est très tirée
17:51par les investissements
17:52dans le secteur
17:52des services de l'information,
17:54des communications,
17:54des logiciels.
17:55C'est l'IA,
17:56c'est l'adaptation
17:57à un environnement économique.
17:57On est obligé de suivre.
17:58Évidemment.
17:59Donc, il y a des efforts
18:00qui sont colossaux
18:00qui sont effectués
18:01dans ce type d'investissement.
18:03En revanche,
18:03quand vous regardez...
18:04Ce n'est pas des CAPEX,
18:04ce que vous nous dites là,
18:06c'est que ce n'est pas du développement.
18:07C'est les nouveaux CAPEX.
18:08En fait, justement,
18:09comment est-ce qu'on peut essayer
18:10d'apprécier l'augmentation
18:11des capacités ?
18:13Donc, effectivement,
18:13c'est une nouvelle forme de CAPEX,
18:15mais le développement
18:15des capacités
18:16que l'on regardait traditionnellement
18:17avec de la construction
18:19non-résidentielle,
18:20donc des bâtiments,
18:20avec des machines,
18:22ces postes-là, en revanche,
18:23sont plutôt reculés en 2025.
18:25Donc, j'ai besoin
18:26de me transformer,
18:27j'ai besoin de me moderniser
18:28parce que l'environnement
18:28technologique, il est là.
18:30Je n'ai pas d'autre choix,
18:30il faut qu'il fasse.
18:31En revanche,
18:32je n'augmente pas forcément
18:33mes capacités sur le territoire.
18:35Et c'est vrai que
18:36sur cette trajectoire,
18:37on ne regarde pas
18:38que nos propres chiffres,
18:39on regarde aussi
18:39ceux de nos petits camarades.
18:40Je pense que vous avez vu
18:42ce graphique
18:43qui était assez saisissant
18:44produit par François Eccal,
18:46qui est quand même
18:46plutôt une référence
18:47avec ce taux marginal
18:48de l'imposition
18:49qui se retrouve désormais
18:51à 36 points
18:52si on prend en compte
18:53l'ensemble de prélèvements.
18:5535,3,
18:56on est juste le plus élevé
18:57de la réalité.
18:58De 145 pays,
18:59voilà.
18:59De 145 pays, d'ailleurs.
19:01Et pourquoi vous posez la question
19:02alors, Raphaël ?
19:03Vous laissez la réponse.
19:04Que l'OCDE...
19:04Ce n'est pas bon.
19:05Parce qu'on est aussi
19:07sur la nécessité
19:09de redresser
19:09nos comptes publics
19:10et que le choix, là,
19:11a été fait de cibler
19:12300 entreprises
19:13qui ont beaucoup d'argent.
19:14Non, mais la question
19:14de savoir si ça va être bon
19:15pour l'économie française,
19:17qui pourrait répondre
19:19oui, c'est bon ?
19:20Non, la question n'est pas
19:21bon pour l'économie française
19:23ou pas.
19:23La question, c'est
19:23est-ce que ça pèse
19:24véritablement sur l'investissement
19:26ou pas ?
19:27L'INSEE indique
19:28que non.
19:29D'abord,
19:31ce que dit le ministre,
19:32je pense qu'il y a aussi
19:33une question de bon sens
19:34qui est de dire
19:34si on lui demande aujourd'hui
19:36qu'est-ce qui va sortir
19:37du budget 2027,
19:38je pense que la séquence passée
19:39nous a montré aussi
19:40que de toute façon,
19:41la copie déposée
19:41par le gouvernement
19:42et celle qui sort du compromis
19:43n'est pas la même.
19:44Plus qu'incertaine, absolument.
19:45Ça, on est bien d'accord.
19:45Mais on sent qu'il y a
19:46comme une petite martingale
19:47budgétaire qui arrive là.
19:48Il sait qu'il y aura
19:49de nouveau un compromis à faire.
19:50Je pense que c'est du bon sens.
19:52Ensuite, sur les effets,
19:53je pense que ce que montrent
19:54les études économiques,
19:55c'est que justement,
19:56c'est très différent
19:57entre une surtaxe ponctuelle
19:59et un taux d'imposition pérenne.
20:01Et donc là,
20:02la question, c'est
20:02quelle est la compréhension
20:04des entreprises,
20:04de où on se situe
20:05entre les deux ?
20:06Quand on le fait une année,
20:08ça n'a pas beaucoup d'effet.
20:11C'est un peu ce que nous montre
20:12la note de conjoncture
20:12de l'INSEE.
20:13C'est-à-dire, d'abord,
20:15parce que c'est une imposition
20:15qui cible le bas de bilan,
20:17donc qui est quand même
20:17un peu moins dispensative
20:18que par exemple
20:19les impôts de production.
20:20Et puis, si c'est ponctuel,
20:21les décisions d'investissement
20:22se faisant sur le long terme,
20:24si de manière crédible,
20:25on se dit,
20:25c'est une fois
20:26et ça va s'arrêter,
20:27ça ne va pas fondamentalement
20:28changer les décisions
20:29parce que l'environnement
20:29ensuite n'aura pas changé.
20:31Et ça, c'est ce que montre
20:32aussi la littérature économique.
20:34En revanche,
20:35si ça commence
20:35à s'inscrire dans la durée
20:37et que l'anticipation
20:38des entreprises finalement,
20:39c'est que c'est le nouveau
20:39taux d'imposition
20:40pour leur horizon d'investissement,
20:42là, c'est très différent
20:43parce que là, effectivement,
20:45on a un effet
20:46sur les choix d'investissement,
20:47sur les choix de localisation,
20:48etc.
20:49Donc, c'est un peu là
20:50où on se situe,
20:51où on est dans l'entre-deux.
20:52Il ne faut pas
20:52que ça dure trop longtemps.
20:53C'est vrai que c'est intéressant
20:55de reprendre toute la séquence
20:57des dix dernières années
20:58parce qu'il y a eu
20:58une très forte baisse
20:59du taux de l'imposition
21:00sur les sociétés
21:01qui est intervenu.
21:02C'est le passage
21:03de 33-25%.
21:04Et c'était mis sous
21:05le timbre de l'attractivité.
21:08C'est-à-dire que
21:08parce qu'on va baisser
21:09l'impôt sur les sociétés,
21:10eh bien, on aura plus
21:11d'attractivité sur l'investissement.
21:12C'était ça,
21:13le narratif qui était
21:13en sous-jacent.
21:14Là, on fait le mouvement
21:15de sens inverse.
21:15Donc, il faut aller regarder
21:16ce qui se passe
21:17du point de vue de l'attractivité.
21:19Et qu'est-ce que l'on voit
21:20en fait depuis 15 ans ?
21:21Et c'est intéressant
21:22au moment où il y a
21:22eu cette polémique
21:23dernièrement sur les rachats
21:24d'entreprises
21:25par des fonds étrangers,
21:26notamment américains,
21:28qui ont remonté récemment.
21:31Et quand vous regardez
21:31sur 15 ans,
21:32on a toujours eu
21:33plus d'investissements
21:34sortants,
21:36d'IDE,
21:37d'investissements directs
21:37étrangers réalisés
21:38par des entreprises,
21:39qu'il n'y a eu
21:40d'investissements directs
21:40étrangers entrant.
21:42Et quand vous comparez
21:43la situation de la France,
21:44donc on a plus de sorties
21:45qu'il n'y a d'entrées
21:46sur les capitaux
21:46investis dans des entreprises,
21:48et quand vous regardez
21:49la position de la France
21:50au regard des autres
21:51pays européens,
21:52c'est en France
21:53que le poids de l'activité
21:54qui est issu
21:55de filiales
21:56d'entreprises étrangères
21:58est le plus faible
21:59en proportion
21:59de la valeur ajoutée.
22:00En gros, on fait
22:0116% de la valeur ajoutée.
22:02C'est attractif,
22:02mais en réalité,
22:04c'est une politique
22:05de rattrapage.
22:06Parce que 16%
22:07de la valeur ajoutée
22:08est le fait
22:09des filiales étrangères
22:10implantées en France.
22:12En Allemagne,
22:12en Italie,
22:13on est à 18%.
22:14Donc la pénétration
22:16est un peu plus faible
22:17en France
22:18qu'elle ne l'est
22:18dans les autres pays européens.
22:20C'est peut-être
22:20un reflet aussi
22:21d'un défaut
22:21d'attractivité.
22:22Non, mais Dorothée
22:23a bien résumé
22:23quand elle dit
22:25que ce n'est pas grave
22:26si c'est une année.
22:27Et quant à l'année dernière,
22:29ce n'était pas encore sûr
22:30que ce soit...
22:31On avait même promis
22:33que ce serait du one-shot
22:34la main sur le cœur.
22:35Je ne sais pas
22:36quand ça a commencé
22:37à être évoqué.
22:37C'est peut-être déjà
22:38dans le budget Béroux,
22:39je ne sais pas,
22:40qu'il y ait une sûre...
22:41Non, non,
22:41il est après, après, après.
22:42Alors après,
22:43donc après,
22:44qu'est-ce que vous voulez
22:45que c'est comme effet
22:45en 25
22:46puisqu'on pensait
22:47que c'était une chose...
22:47Et donc, ce qui est
22:48très ennuyeux,
22:49c'est quand il y a
22:50une rupture assez forte
22:52par rapport
22:53à une tendance
22:53d'amélioration
22:54que Denis et Dorothée
22:55ont décrit.
22:56C'est-à-dire qu'on a eu
22:5715 ans de politique de l'offre,
22:59c'est peut-être un grand terme,
23:00mais enfin, disons,
23:01d'amélioration
23:02des conditions
23:03fiscalos, financières
23:05en France.
23:06Une année, bon.
23:08Deux années, bonbon.
23:10Mais alors,
23:10trois années,
23:12c'est bonbon.
23:12Bonjour les dégâts.
23:13C'est comme les verts.
23:14Un verre, ça va.
23:15Deux verts,
23:15bonjour les dégâts.
23:16David, il y a réagi
23:17sur le compte Twitter
23:18Le Genra.
23:19N'hésitez pas à poser
23:20des questions
23:21et vos réactions
23:21et se demande
23:22de mettre une limite
23:25à partir d'un chiffre
23:25d'affaires de 1 milliard.
23:26C'est à partir de ce seuil
23:27que la surtaxe d'IS
23:30s'applique.
23:31D'abord,
23:32c'est un seuil très bas
23:32et est-ce que ça ne va pas
23:34créer des effets de seuil,
23:35justement ?
23:36Est-ce que ce n'est pas
23:37quelque chose
23:38qui va limiter
23:39l'expansion des entreprises ?
23:41Oui.
23:42C'est aussi
23:42cette représentation
23:43de la partition
23:44de l'économie.
23:45D'un côté,
23:45il y a les grandes,
23:45de l'autre côté,
23:46il y a les PME
23:46qui vivraient en autarcie
23:48complète les unes
23:49par rapport aux autres.
23:50Ce n'est pas la manière
23:51dont fonctionne l'économie.
23:52C'est qu'il y a toujours
23:53une relation entre les deux.
23:55Le moindre développement
23:56d'une entité
23:56sur le territoire
23:58aura des effets collatéraux
24:00sur les autres.
24:01Il faut regarder vraiment
24:02l'économie comme un tout
24:04et est-ce qu'on a
24:04des conditions générales
24:06d'amélioration
24:06de la compétitivité ?
24:07On l'a dit,
24:08mais dans le même temps,
24:09les conditions d'attractivité
24:10sont parties pour être
24:11un petit peu plus fragilisées.
24:12Bon,
24:13ça va être une balance
24:13entre les deux.
24:15Notre compétitivité
24:16plus vite que la fiscalité
24:18qui grimpe,
24:18qui grimpe,
24:18qui grimpe.
24:19Allez,
24:20on se retrouve pour une
24:20courte pause publicitaire.
24:22On se retrouve juste après
24:24pour parler balance commerciale,
24:26terre rare et Fed.
24:27Ne quittez pas,
24:28on se retrouve tout de suite.
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