- il y a 21 heures
Face à l’explosion des candidatures, une assistante vocale IA préqualifie les talents tout en améliorant l’expérience candidat. Jérémy Duris défend une IA qui augmente le recruteur, fluidifie les embauches et respecte l’équité. Une vision européenne et responsable du recrutement à l’ère de l’automatisation.
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00:00On commence cette édition avec les interviews de l'IA avec ceux qui font l'actu dans le domaine de l'intelligence artificielle.
00:09Aujourd'hui autour de la table nous avons Naël Hamamé, bonjour.
00:12Bonjour.
00:12Vous êtes co-dirigeant du cours Le Gendre, une institution historique dans le soutien scolaire et vous allez nous parler de ce tuteur IA que vous lancez.
00:21A côté de vous, Samy Slim qui est le CIO de Téléhouse France, bonjour également.
00:25Bonjour.
00:25Vous vous annoncez un plan d'investissement d'un million d'euros pour préparer les datacenters aux nouveaux usages de l'IA.
00:41Mais on va commencer avec vous Jérémy Duris, bonjour.
00:44Vous êtes le CIO co-fondateur d'All-in-One qui développe des solutions d'intelligence artificielle pour le recrutement.
00:50Vous avez récemment lancé une IA vocale qui mène des entretiens d'embauche.
00:53Déjà je voulais vous poser votre question sur votre vision de la place de l'IA dans le recrutement.
00:59C'est fondamental aujourd'hui, c'est en train de bouleverser complètement les codes du recrutement.
01:03Les entreprises massivement, que ce soit les organisations ou les entreprises publiques, privées, sont en train de travailler des tests, travailler en R&D pour vraiment intégrer l'IA.
01:13Parce que je pense qu'aujourd'hui tout le monde a compris que l'IA était une source de production supplémentaire dans l'entreprise.
01:18Et que ça n'allait pas remplacer comme on pouvait l'entendre au début l'humain.
01:23Donc aujourd'hui on est vraiment dans ce monde où il y a une intégration d'IA en fait, qui se fait via des solutions comme les nôtres.
01:30Mais il faut trouver justement sa juste place quoi.
01:31C'est ça, ça s'intègre dans un process.
01:33Et en fait je crois qu'il y a eu un débat au tout début, j'étais moi-même mal à l'aise de parler uniquement que d'Adèle.
01:41Adèle, c'est le nom de votre intelligence artificielle qui crée des entretiens d'embauche, c'est ça ?
01:46C'est ça, qui communique avec les candidats à un moment précis dans le process de recrutement de l'entreprise.
01:51C'est-à-dire qu'en fait l'IA, on ne la fait pas contacter les candidats comme ça, de but en blanc, en connectant en fait une IA qui serait en plus pas souveraine directement avec des candidats.
02:00Non, non, ça rentre vraiment dans une logique et en fonction du processus de chaque entreprise, on a une IA qui se déclenche effectivement et qui permet de faire gagner du temps à des RH.
02:09Donc l'IA, c'est une technologie vocale ?
02:11C'est une technologie vocale.
02:12Vous avez fait le choix de passer par la voix ?
02:14Alors on a fait...
02:15Pourquoi ?
02:15Pas que la voix, c'est-à-dire que le CV il arrive dans notre machine, il est trié, il est filtré en fait par scoring et si les conditions sont réunies, si la note est favorable sur le CV, de plus en plus,
02:27parce qu'on a beaucoup de candidats aujourd'hui qui font leur CV via l'IA, donc les candidats travaillent de plus en plus leur CV et font en sorte surtout d'avoir des CV plus qualitatifs et qu'ils postulent moins.
02:36Donc ça c'est plutôt une avancée.
02:38Avec le monde qu'on a connu où on envoyait, je ne sais pas si on est de la même génération, mais on faisait un CV générique et on l'envoyait à tout le monde et on passait notre temps jusqu'à ce qu'on nous appelle.
02:47Aujourd'hui le monde il a un peu changé, les plus jeunes en fait ce qu'ils font c'est qu'ils font un CV personnalisé par entreprise pour avoir les conditions et les chances de pouvoir être rappelés.
02:55Donc dans ce contexte-là, les entreprises elles ont compris qu'il fallait qu'elles se staffent, qu'elles organisent en fait leur fonctionnement.
03:01Donc notre IA vocale elle se déclenche qu'au moment où le CV il a les conditions finalement de correspondance avec l'offre.
03:10Donc très naturellement vous êtes candidat...
03:12C'est anodin que ce soit une IA vocale parce que ça veut dire qu'elle se substitue là pour le coup à un entretien qu'on pourrait avoir au téléphone déjà, au premier contact avec l'entreprise.
03:20Vous avez raison de poser la question, 80% des CV ne sont jamais lus et ouverts aujourd'hui dans les entreprises.
03:26C'est un énorme problème.
03:28Donc du coup avant l'IA on n'avait aucun moyen d'y répondre.
03:30D'ailleurs il n'y avait personne pour venir le dire en interview ou quoi que ce soit parce que c'était un vrai problème, un vrai sujet.
03:35Ne pas dire aux candidats qu'on est capable de leur répondre, c'est un vrai sujet.
03:38Aujourd'hui avec l'IA c'est possible, donc les entreprises sont massivement en train de s'y intéresser pour pouvoir faire en sorte déjà dans un premier temps de répondre,
03:45donc de soigner leur marque employeur, de faire en sorte de pouvoir parler aux candidats.
03:49Et donc l'IA vocale elle s'inscrit en fait dans ce moment charnière en fait pour les entreprises.
03:54C'est quoi une bonne préqualification par intelligence artificielle ?
03:58Alors c'est très basique.
03:59Si vous essayez en fait on a une démo possible en fait sur notre site, sur All in One.
04:03L'IA en fait va préqualifier, va vous poser des questions qui ne sont pas forcément indiquées dans votre CV.
04:08Le permis B, le rayon de votre recherche, de localisation de votre recherche.
04:13Est-ce que finalement vous avez postulé sur ce poste mais que d'autres typologies de postes peuvent vous intéresser dans l'entreprise ?
04:18On reste vraiment sur des questions basiques qui peuvent être posées par un RH de base.
04:23C'est pour vérifier aussi ce qu'il y a dans le CV ?
04:26C'est ça. En fait ça permet de filtrer une fois de plus, c'est le gros taf, c'est le gros job en fait des entreprises aujourd'hui,
04:36ou des organisations, d'avoir des agents de recherche pour contacter en fait les CV et s'assurer que les gens qu'on va recevoir en entretien
04:42correspondent à l'offre sur laquelle ils ont postulé.
04:44Et donc du coup l'IA en fait elle simplifie leur process à ce niveau-là.
04:47D'accord. Et alors quelle est l'expérience du candidat ? Parce que je comprends bien l'intérêt pour le RH, mais le candidat lui, c'est là comment ?
04:54Alors le candidat, d'après nos retours, on parlait des femmes tout à l'heure par exemple dans l'entreprise.
05:01Les femmes par exemple qui sont mamans solo, là par exemple c'est quelque chose qu'on s'est rendu compte en fait tout dernièrement,
05:09et bien elles prennent des rendez-vous plutôt le soir après avoir couché les enfants etc.
05:12alors qu'avant c'était peut-être un problème pour elles finalement d'organiser leur vie en prenant des rendez-vous
05:18et donc finalement peut-être qu'elles n'arrivaient pas à changer de travail suffisamment facilement.
05:23Aujourd'hui, avec ce type de technologie, on peut rencontrer l'entreprise, on peut commencer un entretien à minuit et demi
05:30après que les enfants soient couchés, parce que c'est peut-être à ce moment-là qu'on a plus le temps de le faire.
05:34C'est pas excluant ça si on voit que finalement on a passé son entretien d'embauche à minuit ?
05:39Non pas du tout, c'est un sujet qui fait que la personne, là où elle a le plus de temps, là où elle est le plus confortable,
05:46ce qu'on se rend compte c'est vraiment que les gens apprécient ce format.
05:49C'était un doute au début qu'on avait évidemment.
05:52Ils apprécient ce format parce qu'ils entrent en fait en connexion avec l'entreprise pour la première fois.
05:56Et que souvent, dans l'IA vocal, l'entreprise va commencer à indiquer des consignes, des intégrations de leur ADN, de leur marque employeure.
06:04Donc du coup, c'est une première rencontre.
06:07Et qui fait peut-être un peu moins peur, c'est ça ?
06:09Oui, c'est ce qui pouvait manquer.
06:10Moi, je crois beaucoup en fait à ce système parce que c'est quelque chose qui, je pense, pouvait manquer en fait dans la relation du candidat et de l'entreprise.
06:17Ça fait moins peur, ça permet de se poser.
06:19Si on met un temps pour répondre, finalement, c'est pas grave, c'est un robot.
06:22Il y a vraiment cette détente en fait côté candidat.
06:25Puis les candidats, ils font leur CV, comme je disais, par l'IA aujourd'hui.
06:29Donc du coup, ils ont bien compris que si c'était un avantage pour eux, de l'autre côté, il est logique qu'on ait des entreprises qui intègrent l'IA également.
06:38Alors, qu'en pensez-vous, Naël, Samy ?
06:42Moi, je suis fasciné par cette logique de IA contre IA finalement, le candidat et l'employeur.
06:47Mais ça prouve effectivement le monde dans lequel on est plongé.
06:49Je pense que ce genre d'initiative prépare la société à ce qui arrive.
06:53Ce qui arrive, c'est effectivement des personnes et des organisations augmentées par l'IA.
06:57Et donc, finalement, on va combler des pertes d'efficacité ou des situations particulières, comme des mamans solos ou autres.
07:05Grâce à ce genre d'intelligence, moi, je trouve que c'est fascinant de personnalisation au niveau de la société.
07:11Naël, qu'en pensez-vous ?
07:12Moi, ce que je trouve peut-être intéressant, c'est d'enlever le biais humain.
07:16Est-ce que finalement, l'IA va avoir un biais sur le nom de famille, sur un accent, sur des choses comme ça ?
07:26Ce que je trouve intéressant, c'est finalement revenir à quelque chose d'un peu plus objectif sur les compétences, sur le fond des réponses et d'oublier peut-être parfois un biais négatif que tu pourrais avoir des recruteurs humains.
07:39La question que je me pose ensuite, c'est est-ce que déjà les candidats savent avant que c'est une IA qui leur parle ?
07:45Oui, alors bien sûr, ils prennent rendez-vous, s'ils sont dans les conditions, ils prennent rendez-vous directement sur l'agenda qu'on leur soumet dans l'outil.
07:52Et avec cet agenda, ils peuvent directement choisir le créneau.
07:57Donc ils savent qu'ils ont affaire à une IA ?
07:59Ils savent qu'ils ont affaire à une IA, ils savent qu'elle est le nom de l'entreprise, etc.
08:02Après, attention au biais qu'on met dans les IA.
08:03Bien sûr.
08:04Il y a des biais humains, mais les IA sont faits par des humains.
08:06Justement, l'outil, lui, il est programmé pour ne pas intégrer de biais, dans le sens où le recruteur a suffisamment de biais, comme tu le disais, pour ne pas en rajouter finalement.
08:19L'idée, c'est vraiment, et c'est paradoxal, parce que le robot, finalement, il est dans un moment où, parce qu'il a des conditions de questionnement très robotiques,
08:29eh bien, il va ne pas rentrer dans cette logique de biais.
08:32Pourquoi ? Parce qu'il n'y a pas d'émotion.
08:33Et en Europe, je pense qu'on fait le bon choix, le choix de, finalement, extraire les émotions.
08:40Ce qui n'est pas le cas, par exemple, aux États-Unis, dans la logique.
08:42Après, il y a un moment où il faut le vivre entre humains, cette expérience-là.
08:47Et c'est pour ça.
08:48Merci.
08:49Alors, on passe à Samy Slim, CEO de Téléast France, qui annonce un plan d'investissement, on m'a dit, d'un milliard d'euros dédiés à l'intelligence artificielle.
08:57C'est pour préparer vos infrastructures, les data centers, aux nouveaux usages de l'IA.
09:01Mais comment ils doivent se transformer, ces data centers ?
09:03Qu'est-ce que ça veut dire, se préparer à l'IA ?
09:05Alors, l'IA, au niveau du data center, c'est un changement technologique fondamental,
09:11parce que les puces électroniques deviennent très émettrices de chaleur sur une surface très réduite.
09:18Donc, les fameux NVIDIA vont dégager cent fois, mille fois les GPUs plus de chaleur sur des surfaces dix fois plus petites.
09:29Et ça, ça nous appelle à repenser le paradigme de refroidissement du data center.
09:33Téléast, c'est la plus ancienne maison de data center au monde.
09:35Donc, on a créé ce métier dans les années 80.
09:37Et à l'époque, le refroidissement se faisait par air.
09:39C'est-à-dire que l'air suffisait à extraire les calories de n'importe quel matériel informatique, serveur, routeur, switch ou autre.
09:46Et ça suffisait finalement à construire l'informatique dans laquelle nous avons vécu jusque maintenant.
09:52Avec l'arrivée des GPUs, de manière générale, des puces microgravées au nanomètre,
09:57on se rend compte que l'air n'est plus un vecteur suffisant pour extraire les calories.
10:02Donc, il faut un autre véhicule qui extrait ces calories-là.
10:06Et c'est souvent du liquide.
10:07De l'eau.
10:08De l'eau.
10:09Alors, c'est de l'eau en boucle fermée.
10:11Attention, ce n'est pas de l'eau qui est...
10:13Parce qu'il y a beaucoup de fantasmes autour du data center qui consomment de l'eau.
10:16Alors, les technologies modernes...
10:17Qui consomment et qui rejettent de l'eau aussi.
10:19Ou qui rejettent de l'eau.
10:20Chez Téléhouse, on fait le choix de technologies qui sont en boucle fermée.
10:24De manière à ce qu'un data center comme celui qu'on construit actuellement dans les Yvelines,
10:27qui est dans son plan d'investissement d'un milliard et qui fait 66 000 m²,
10:31tout le data center consomme moins que 5 Français au niveau annuel.
10:34Donc, il y a aussi une rationalisation au niveau technologique
10:36qui permet de sortir de ces fantasmes-là.
10:39Bien qu'on ait besoin de l'eau parce que c'est le seul véhicule calorifique
10:42qui permet finalement de refroidir efficacement une puce Nvidia ou autre,
10:48ça reste quand même un choix soutenable
10:49pour que des technologies qui transforment la société telle que celle qu'on vient d'écouter
10:53peut se déployer quand même, qu'elle puisse finalement advenir.
10:58Ça, vous le faites en région parisienne ?
10:59Parce que jusqu'ici, on entendait les data centers plutôt posés auprès de sources d'eau, justement.
11:04La mer, les fleuves.
11:06Ça, c'est une excellente question parce que les data centers, c'est une logistique.
11:10C'est un peu comme la logistique de la nourriture.
11:13Vous avez un endroit pour produire, un endroit pour stocker
11:16et un endroit pour écouler la marchandise.
11:19Les data centers, c'est exactement pareil.
11:20L'IA aussi, c'est pareil.
11:22Il y a des endroits pour entraîner des modèles,
11:24il y a des endroits pour les fine-tuner, c'est-à-dire les personnaliser à un usage spécifique.
11:28Et il y a d'autres endroits pour ce qu'on appelle l'inférence,
11:30c'est-à-dire la capacité des utilisateurs à contacter l'IA et interagir avec elle.
11:35Et chacune a sa propre géographie.
11:36Donc, Téléhouse se spécialise dans les data centers d'inférence
11:39qui sont très souvent au plus proche de la ville.
11:41Pourquoi ? Parce que les usages...
11:43Au plus proche de l'usage, du client, en fait.
11:45Il veut à la milliseconde.
11:47Et ça, on n'a pas le temps de faire le tour de la planète
11:49pour aller chercher le modèle et revenir.
11:51Donc, il faut qu'on soit au plus proche des villes.
11:53Donc, aujourd'hui, notre plan d'investissement intègre l'Île-de-France et la région PACA
11:56parce qu'il se trouve que la France est stratégiquement située
12:02d'un point de vue géographique pour les fibres.
12:03C'est-à-dire qu'il y a des fibres optiques qui viennent en câbles sous-marins jusqu'à Marseille.
12:07Ça remonte la vallée du Rhône.
12:08Ça arrive à Paris.
12:09Et ça permet de desservir...
12:10Il y a aussi qui arrivent sur les côtes atlantiques.
12:12Également, pour les câbles transatlantiques, effectivement.
12:15Et puis, depuis Paris, on est à 10 millisecondes de Francfort,
12:1810 millisecondes de Londres, 10 millisecondes d'Amsterdam.
12:20Donc, on peut desservir, finalement, la partie européenne la plus peuplée depuis Paris
12:26en ramenant une forme de jonction avec l'hémisphère sud via Marseille.
12:30Vous voyez qu'il y a quand même une géographie des data centers qui impose des choix.
12:34Et vous travaillez à l'interconnexion de vos data centers sur le territoire ?
12:38Tous nos data centers au niveau mondial sont interconnectés.
12:41On est présent dans 64 pays dans le monde.
12:43Ils sont tous interconnectés de manière à ce que nos clients puissent avoir
12:47ce qu'on appelle des availability zones, c'est-à-dire des zones de calcul
12:50complètement interconnectées, mais aussi...
12:54C'est-à-dire de pouvoir utiliser une puissance de calcul
12:56qui ne serait pas dans le data center à côté de mon entreprise ?
12:59Absolument.
12:59Si l'usage de l'IA qui vient d'être décrite demain est exporté dans un autre pays
13:06qui veut avoir sa propre souveraineté,
13:07qui veut avoir une emprise juridique locale sur ces données,
13:10nous allons pouvoir proposer à ces clients-là
13:12l'installation de leurs données au niveau local.
13:15Donc la localisation des données également est un enjeu
13:17qui fait qu'on doit aménager le territoire en cette fonction également.
13:21Ça donne cher, c'est très concret quand même l'intelligence artificielle.
13:24Ça passe aussi par du stockage, par de l'hébergement du data center.
13:29Naël Amameh, vous allez nous parler,
13:31vous êtes donc le co-dirigeant du cours Légende,
13:33vous allez nous parler de soutien scolaire
13:35et de comment l'intelligence artificielle s'invite là-dedans.
13:38Parce que vous lancez un tuteur,
13:39un tuteur IA qui va s'adresser là spécifiquement aux lycéens.
13:45Aux lycéens ?
13:45Pour les aider à faire leurs devoirs ?
13:47Tout à fait.
13:48D'accord. Et pourquoi que les lycéens ?
13:50Alors pourquoi que les lycéens ?
13:51C'est parce que chez le cours Légende, on pense que l'accès aux écrans,
13:55l'accès à l'IA doit arriver à un certain âge,
13:58que primaire évidemment et collège, c'est encore un peu tôt.
14:02Donc c'est surtout pour nos...
14:04Parce que le cours Légende, il faudrait me dire,
14:05c'est depuis la petite école, depuis la maternelle.
14:07Oui, depuis la maternelle jusqu'à la terminale.
14:11Alors juste peut-être pour comprendre comment on en est arrivé là,
14:16c'est que cours Légende existe depuis 70 ans.
14:19Et c'est le plus ancien acteur historique du soutien scolaire.
14:23Et on l'a repris il y a trois ans avec mon associé Jean Delaporte.
14:27Et il y a trois ans, en fait, on ne parlait pas encore d'IA
14:29parce qu'il fallait déjà passer du Minitel au web.
14:32C'était la société qui était parmi les dernières de la classe
14:35en termes déjà de digitalisation.
14:38Donc il y a une première phase qui était déjà de digitaliser l'entreprise
14:41et de revenir, je dirais, juste à un sujet d'aller sur le cloud,
14:44de passer à la signature électronique
14:46et des sujets, je dirais, assez classiques de digitalisation.
14:49Et puis finalement, quand on est repassé parmi les premiers de la classe,
14:52on s'est dit que ce serait bien de prendre de l'avance.
14:54Et c'est poser les questions de l'IA.
14:56Alors la question de l'IA dans le soutien scolaire,
14:58elle peut être avoir comme utilisateur les enseignants,
15:02avoir comme utilisateur les élèves
15:04ou avoir comme utilisateur, nous, en interne,
15:06pour augmenter la productivité et l'efficacité de notre travail.
15:09Donc si on parle des élèves, on s'est rendu compte d'une chose.
15:11C'est qu'aujourd'hui, nos élèves,
15:14ils ont une heure, deux heures de cours par semaine
15:17avec un professeur particulier.
15:19Ça, on ne le changera pas.
15:20Et ça, même dans dix ans, dans vingt ans,
15:23ça sera, je dirais, le facteur clé de succès
15:25pour emmener un élève à la réussite scolaire.
15:27C'est un humain.
15:27Mais ce qui se passe, c'est qu'un lycéen,
15:30notamment, entre deux cours particuliers,
15:32entre un...
15:33Tout le monde n'a pas accès à un cours particulier non plus en France.
15:36Vous avez raison.
15:37Il y a quand même de plus en plus...
15:39Il y a du soutien scolaire collectif aussi.
15:41On en propose également, effectivement,
15:43pendant les vacances scolaires.
15:44Ce qu'on a remarqué, c'est que nos élèves,
15:46entre deux cours,
15:48utilisaient finalement l'intelligence artificielle.
15:50Mais ça ne nous convenait pas pour deux raisons.
15:52Le contenu et la méthode.
15:54Le contenu, c'est qu'ils utilisent des IA,
15:57des chatbots de la Silicon Valley,
16:01mais qui pouvaient dire, finalement, n'importe quoi.
16:03Donc, il fallait leur proposer une IA
16:05qui surveille la ressource pédagogique.
16:08Est-ce que, derrière, elle ne dit pas de bêtises ?
16:10Et deux, la méthode de réponse,
16:12en fait, il ne faut pas leur donner la réponse.
16:14Il faut les questionner, les emmener
16:16jusqu'à mieux apprendre leur tour,
16:18mieux...
16:19C'est très fatiguant, déjà,
16:20quand on doit faire ses devoirs
16:21et qu'en plus, on nous repose des questions.
16:24En tout cas, c'est ce qui fonctionne.
16:26Donc, quitte à utiliser l'IA...
16:27C'est une attente, ça, aujourd'hui, des familles
16:28d'avoir vraiment des aides
16:30via l'intelligence artificielle ?
16:32Plus de 80% des lycéens
16:35s'en servent hebdomadairement.
16:37Donc, clairement, les élèves s'en servent.
16:39C'est un fait.
16:40D'accord.
16:40Donc, quitte à ce qu'on s'en serve,
16:41autant qu'ils se servent d'une IA
16:43où on contrôle le contenu pédagogique,
16:46où on contrôle la technologie
16:47et on sait ce qui se passe.
16:49Donc, entre deux cours,
16:51avec un professeur humain,
16:52ils ont accès à cette étape pour les lycéens
16:54qui leur permet de les accompagner
16:56pour résoudre les exercices.
16:58Ils peuvent prendre en photo leurs cours,
16:59ça les aide à faire des fiches synthétiques,
17:01un ensemble de choses pour les accompagner.
17:03Et c'est très important,
17:04en complément d'un accompagnement avec un humain.
17:06L'IA, de notre point de vue,
17:07ne va pas remplacer le professeur.
17:08La communication n'est pas disponible toute seule ?
17:10Ce tutoriel, je ne peux pas le télécharger ?
17:12Uniquement si vous êtes client de Cour Legend.
17:16En revanche, avant même qu'on lance notre tutoriel,
17:19il y avait évidemment des pure players.
17:21Des pure players qui ont des tutors IA.
17:22Bien sûr.
17:23Parce que c'est un marché en pleine explosion,
17:25tout ce qui est éducatif.
17:28Bien sûr.
17:28En fait, vous avez les acteurs historiques
17:30comme nous et les autres
17:31qui ne proposons que des cours particuliers
17:34avec un humain.
17:35Vous aviez les pure players
17:36qui ont été lancés ces derniers mois,
17:39ces dernières années,
17:40qui proposent uniquement un tutoriel.
17:43Et ce qu'on propose pour le genre,
17:44c'est juste de se dire
17:45que les deux sont complémentaires.
17:47Et donc, il faut à la fois être accompagné
17:49par un professeur
17:50et à la fois, entre deux cours,
17:51se faire aider par une tutoriel.
17:52Et ça marche sur toutes les matières ?
17:54Ça marche sur toutes les matières,
17:55toutes les spécialités.
17:56D'accord.
17:56Mais parce qu'il y a déjà préchargé,
17:58en fait, des manuels scolaires ?
18:00Absolument.
18:00Exactement.
18:00Donc, on connaît le programme scolaire,
18:02il y a des bulletins officiels.
18:03Et puis, Cour Legend avec 70 ans,
18:05énormément de ressources pédagogiques
18:06faites par des professeurs
18:08et avec une méthodologie de pédagogie
18:12qui serve justement...
18:14On n'a pas inventé un LLM,
18:15on s'est servi d'un LLM
18:16qui existe sur le marché,
18:17mais par contre,
18:17c'est nourri par non-contenu pédagogique.
18:21Ça fait encore des choses
18:22à faire tourner, ça.
18:23C'est encore du calcul
18:24pour vos data centers.
18:25Et il y en a de plus en plus.
18:26Et en fait,
18:27on se rend compte
18:28que notre milliard,
18:29bien que moi, comme vous,
18:30je n'arrive plus à mettre
18:31les zéros au bon endroit,
18:32en fait, il va rapidement être...
18:33Ça, c'est rare
18:34quand on parle en milliards
18:35en France, vous savez.
18:36Mais vous savez que 30%
18:38de la croissance américaine
18:39est soutenue
18:40juste par les milliards
18:40du data center.
18:41On parle de l'économie américaine
18:43la plus grande au monde.
18:44Donc, les niveaux d'investissement
18:46qui vont être nécessaires
18:47pour que ces usages-là
18:48deviennent démocratiques,
18:49pour que tout le monde
18:50y ait accès
18:50à des prix compétitifs,
18:51sont colossaux.
18:53Une réaction ?
18:54Tout à fait.
18:55C'est-à-dire qu'on n'en parle
18:56que dernièrement, finalement,
18:58mais c'est une question
18:59que nous avons énormément
19:01et d'autant plus
19:02ces derniers jours,
19:03avec...
19:04Moi, je travaille
19:04avec des grands groupes,
19:05des grandes entreprises,
19:06des grandes organisations
19:07publiques et privées.
19:09Ils parlent énormément
19:09de souveraineté.
19:10Ça, c'est clé.
19:11On en parle.
19:12On en parle,
19:13mais bon,
19:13il y a encore du chemin à faire.
19:15Merci beaucoup
19:15à tous les trois.
19:16Naëlle Amameh,
19:17je rappelle que vous êtes
19:17le co-dirigeant
19:18de cours Le Gendre,
19:20Jérémy Durie,
19:20CEO et co-fondateur
19:21d'All in One
19:22et Samy Slim,
19:24CEO de Télé House France.
19:26Je vous invite
19:26à écouter la suite
19:27puisque je vais recevoir
19:28une jeune pousse
19:29très prometteuse
19:29qui va nous aider,
19:30qui va aider nos enfants
19:31à mieux comprendre
19:32la finance.
19:33Sous-titrage Société Radio
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