- il y a 17 heures
- #sudradio
Avec Alexandre Devecchio, rédacteur en chef au Figaro, auteur de "Nous vivions côte à côte"
Retrouvez La France dans tous ses états avec Périco Légasse du lundi au jeudi de 12h à 14h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100063607629498
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
##LE_FACE_A_FACE-2026-01-21##
Retrouvez La France dans tous ses états avec Périco Légasse du lundi au jeudi de 12h à 14h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100063607629498
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
##LE_FACE_A_FACE-2026-01-21##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00– Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le face-à-face.
00:09– Sur Sud Radio, la France dans tous ses états, le face-à-face reçoit aujourd'hui Alexandre Devecchio,
00:17moi Perico Légas, je suis très fier de recevoir Alexandre Devecchio, qui est un…
00:21– Il n'est pas Perico Légas, ça commence bien cette émission.
00:24– Le grand Alexandre Devecchio, vous publiez « Nous vivions côte à côte », itinéraire d'un petit blanc de banlieue chez Fayard.
00:33C'est le témoignage, Alexandre Devecchio, de 30 ans de désintégration à vos yeux de la société française.
00:39Vous racontez comment dans votre jeunesse vous étiez à Saint-Denis, vous avez vu cet univers où on vivait côte à côte,
00:44et vous redoutez, comme l'avait un peu prédit Gérard Collomb lorsqu'il fait sa passation de pouvoir avec le Premier ministre Edouard Philippe
00:50sur le perron du ministère de l'Intérieur, est-ce que le côte à côte va finir dans un face-à-face ?
00:54C'est un peu ce que vous craignez.
00:57Alors bon, l'ouvrage est un document politique vraiment passionnant, c'est bouleversant, vous écrivez avec le cœur,
01:04il n'y a pas d'a priori, vous serez récupérés forcément,
01:07et il y a peut-être un petit peu de programme politique dans votre livre, on va en discuter.
01:11Qu'est-ce qui vous a conduit à porter ce témoignage aujourd'hui ?
01:17Vous êtes le petit-fils de Mario qui est italien, de Joao qui est portugais,
01:23pourtant vous êtes, comme dans la chanson, vous êtes un parfait français, un français exemplaire.
01:28À un moment donné, vous avez senti qu'il y avait une fracture qui était en train de se créer dans ce pays,
01:32et vous avez eu le besoin de dire, attention, on va dans le mur.
01:35– Oui, en fait, j'ai écrit ce livre, pas tant pour dénoncer la fracture,
01:40parce qu'en réalité je ne suis pas le premier à l'avoir,
01:43et je crois que le constat maintenant est largement partagé.
01:46Je parle de la phrase de Gérard Collomb,
01:49Gérard Collomb qui est plutôt un homme de gauche,
01:51et qui, avant de quitter le ministère de l'Intérieur,
01:54son testament a été plutôt un constat très inquiétant.
01:58Donc les constats ont été beaucoup faits,
02:01et donc moi j'ai préféré passer par le récit,
02:05faire un livre à la première personne,
02:06parce que justement je crois que pour aller au-delà du constat,
02:10il faut parfois décrire les choses avec chair,
02:15donner à voir pour mieux donner à comprendre.
02:18Et particulièrement pour ce qui est une partie des élites politiques ou médiatiques
02:23qui restent malgré tout aveugles à cette question-là,
02:26je voulais qu'ils se mettent un peu à la place de ceux qui habitent en banlieue.
02:31Je trouvais que l'histoire des banlieues avait souvent été racontée du point de vue
02:35de ceux qui cassent, de ceux qui brûlent des voitures,
02:38qu'on les avait victimisés,
02:40et qu'on ne s'était pas assez intéressé à tous ces Français ordinaires
02:44qui vivent en banlieue,
02:45qui subissent l'insécurité physique et culturelle.
02:47Donc je voulais raconter la banlieue de leur point de vue.
02:50Alors ça s'appelle itinéraire d'un petit blanc,
02:52mais je précise qu'à l'intérieur du livre,
02:55je parle plutôt de gens ordinaires,
02:56et j'y mets également des gens de toutes les origines et de toutes les couleurs.
03:00Je rappelle que vous êtes journaliste au Figaro,
03:03vous êtes rédacteur en chef du Figaro Box.
03:05À ce titre, vous avez rencontré des personnalités
03:07qui se sont des spécialistes, des sociologues, des historiens,
03:11des politologues qui se sont penchés sur la question,
03:13notamment Jean-Christophe Guilly, Jérôme Fourquet bien sûr,
03:15Gilles Kepel, Michel Onfray et même Laurent Bouvet,
03:18qui est le concepteur de l'insécurité culturelle.
03:20Vous dites bien, voilà, on a vécu ensemble,
03:24ça allait à peu près bien, jusqu'à ce que...
03:26Alors vous citez quelques dates qui auraient pu être des...
03:29J'en discutais d'ailleurs avec Jean-Marie Brodery,
03:31est-ce que le 11 septembre 2001 a bien été un tournant ?
03:34Il y a eu d'autres dates à un moment donné.
03:35Oui, il y a plusieurs dates.
03:37Est-ce qu'à un moment donné...
03:38Est-ce qu'à un moment donné...
03:39Parce que moi le 11 septembre 2001,
03:40il y a des gens qui me sont venus me voir,
03:42des musulmans français,
03:43nous n'avons rien à voir avec ces gens-là.
03:44Vous vous dites, attention, il y a eu ça,
03:46mais il y a eu aussi des gens qui se sont dit,
03:48donc les Twin Towers sont tombés,
03:50donc on peut se rebeller,
03:51donc on peut revendiquer une identité.
03:53J'allais dire, le monde des Blancs n'est pas infaillible.
03:56Il y en a qui ont vécu ça comme ça.
03:57Oui, le monde occidental en tout cas,
04:00le monde occidental,
04:02c'est vrai qu'au moment du 11 septembre,
04:04moi je pensais que les musulmans allaient se dresser unanimement
04:09pour dire, pas en notre nom,
04:11en tout cas les musulmans français.
04:12Alors sans doute certains l'ont fait,
04:14sans doute ça n'a pas été les plus visibles,
04:18et les plus audibles,
04:20mais j'ai été frappé, moi, en banlieue, justement,
04:23de l'inverse.
04:25C'est votre chapitre, le 12 septembre 2001 au lycée Suger.
04:29Exactement, ce chapitre commence par le 12 septembre au lycée Suger,
04:33le lendemain, on a un cours d'anglais,
04:36la professeure d'anglais qui est d'origine américaine
04:38veut nous parler du 11 septembre,
04:41et elle se heurte au ricanement,
04:43pas de toute la classe,
04:44mais en tout cas d'une partie de la classe.
04:45Il y a déjà cette comparaison avec le conflit israelo-palestinien,
04:49c'est très intéressant de voir ça,
04:51puisque aujourd'hui c'est un conflit qui est partout,
04:53avec une forme de concurrence victimaire,
04:55mais déjà, il y a ces commentaires autour du conflit israelo-palestinien,
04:59pourquoi on en fait toute une histoire sur le 11 septembre,
05:01puisqu'il y a des enfants palestiniens qui meurent chaque jour.
05:06Et donc, à l'époque, je ne le prends pas tellement au sérieux,
05:10si vous voulez,
05:11mais c'est quand même, rétrospectivement,
05:13on se dit que c'est un signe à un bon coureur.
05:15Déjà, je crois qu'il y avait une minute de silence
05:17qui n'est pas tout à fait respectée,
05:19et après il y a un phénomène qui est intéressant,
05:21c'est que le voilement des femmes
05:24était quelque chose qui existait,
05:25mais qui était encore marginal en banlieue,
05:27et quelques semaines après le 11 septembre,
05:29on voit que ça se multiplie.
05:31Donc, certains se rangent derrière le drapeau de l'islam
05:35contre l'Occident,
05:36alors qu'on aurait pensé que c'était l'inverse.
05:39Et moi, je pense que c'est vraiment une date
05:40qui marque le début d'une ré-islamisation
05:43de la jeunesse des banlieues,
05:46parfois des enfants de la deuxième ou de la troisième génération,
05:48qui sans doute, au lieu de se reconnaître
05:51dans l'identité française,
05:52se cherchent une identité de substitution,
05:54une idée de combat,
05:55et vont la trouver dans l'islamisme.
05:58Ça ne veut pas dire que tous, évidemment,
05:59basculeront dans le terrorisme,
06:00mais il y a une forme d'hostilité à l'Occident
06:03et à la France qui se fait jour à ce moment-là.
06:04Alors, vous dites bien,
06:06toutes les populations étrangères
06:07qui sont venues en France,
06:08alors vous, vous avez des origines italiennes et portugaises,
06:11même les Italiens et les Polonais
06:12ont connu aussi des Yougostabs,
06:14ils ont eux aussi connu, à un moment donné,
06:16du racisme, du rejuif, de la méfiance,
06:19dans des conditions souvent très violentes.
06:20Pour autant, il y a une intégration qui se fait
06:22parce qu'ils viennent pour intégrer la République.
06:24Là, vous avez l'air de mettre en cause
06:25un petit peu les élites,
06:26et vous dites, page 23,
06:27dans votre introduction,
06:29retour à Épinay-sur-Seine,
06:30et pourquoi, à travers ce livre,
06:32j'entends aussi m'adresser aux élites
06:33que je côtoie par mon travail
06:34et dont je fais en quelque sorte partie aujourd'hui.
06:37À sa modeste échelle,
06:38j'espère que mon témoignage
06:39pourra contribuer à leur faire ouvrir les yeux
06:41sur certaines réalités
06:43et leur faire comprendre
06:44qu'il est illusoire de croire
06:45que l'on pourra redresser la France
06:46sans tenir compte des inquiétudes
06:48et des aspirations des classes moyennes et populaires.
06:50Vous mettez le doigt en disant,
06:51c'est là le fait qu'elles se sentent dévalorisées
06:54et exclues,
06:55notamment quand on ne tient pas compte de leur vote,
06:57pousse effectivement les classes populaires
06:59à ne plus être la référence
07:00pour cette immigration
07:01qui voudrait s'assimiler ou s'intégrer.
07:03Exactement.
07:04C'est d'ailleurs la vraie raison
07:06pour laquelle j'ai fait le livre.
07:07C'est justement pour...
07:08C'est le fil rouge.
07:09C'est le fil rouge pour m'adresser aux élites
07:13et dire que vous ne pouvez pas continuer
07:15à invisibiliser, voire mépriser
07:19toute une partie de la France.
07:22les votes dont on parle,
07:25la montée du Rassemblement national
07:27depuis des décennies,
07:29c'est à mon avis une conséquence directe
07:31de la montée de l'insécurité,
07:32de la montée de l'islamisme,
07:33du communautarisme,
07:34mais aussi de la cécité,
07:37voire de la condescendance
07:38avec laquelle les classes dirigeantes
07:41ont abordé ces questions-là.
07:45Et donc le livre,
07:46je le fais effectivement
07:46pour faire réentendre la voix des classes populaires,
07:49leur redonner de la fierté aussi.
07:50Parce que ce livre,
07:52c'est un peu un éloge de l'assimilation
07:53et l'assimilation se fait par le haut.
07:55Alors vous l'avez dit, je l'ai dit...
07:56Vous faites une distinction
07:57entre assimilation et intégration.
07:58On pourra la faire,
07:59mais l'assimilation ou même l'intégration
08:01se fait en partie par le haut.
08:04Il faut que les élites la défendent, etc.
08:05Elles ont cessé de la défendre,
08:06mais elle se fait aussi beaucoup par le bas.
08:08Vous lisez, et là on recolle...
08:10La réalité, elle se fait en bas.
08:11En bas, avec un modèle de référence.
08:13Et longtemps, les classes populaires
08:14ont été le modèle de référence.
08:16Mais à partir du moment
08:17où vous dévalorisez ces classes populaires,
08:19où vous expliquez qu'elles sont racistes,
08:21xénophobes, beaufs,
08:22vous ne pouvez plus permettre
08:23l'assimilation qui se fait en fait
08:26par le contrôle social, par le bas,
08:28et par aussi l'adhésion
08:30à un modèle de référence,
08:31à une identification.
08:32Vous ne permettez plus l'identification
08:34des nouveaux venus
08:35à ceux qui habitaient
08:36dans ces quartiers populaires.
08:37D'ailleurs, que vous démontrez
08:38que là où cette intégration,
08:39cette assimilation se fait bien encore,
08:41c'est encore un des endroits
08:42où les classes populaires,
08:43où j'allais dire,
08:44cette sociologie
08:46a encore des valeurs à transmettre,
08:48et que du coup,
08:49les immigrés ou les gens
08:50qui veulent qu'ils s'intégrer
08:51ont des références
08:52qu'ils n'ont plus ailleurs.
08:53Mais que lorsqu'il y a rupture,
08:54il y a fracture sociale,
08:56il y a fracture aussi
08:56avec le besoin d'intégration.
08:58C'est un mâle qui est soluble
08:59ou vous pensez
09:00qu'il va en s'aggravant ?
09:02J'ai fait ce livre
09:03parce qu'on n'a pas d'autre choix
09:05que penser qu'il est soluble.
09:06C'est-à-dire que si ça ne fonctionne pas,
09:10si on n'arrive pas
09:11à renouer avec ce modèle-là,
09:12il en sera fini de la France.
09:14Maintenant,
09:15ce n'est pas un livre naïf non plus.
09:16Je pense que la première raison,
09:19hormis toutes celles
09:19que j'ai évoquées,
09:22ce que j'ai évoqué,
09:25l'abandon du modèle d'assimilation,
09:28le mépris des élites,
09:28tout ça,
09:29ce sont des raisons
09:29et des raisons fortes.
09:30C'était par l'école, ça ?
09:30C'était par l'éducation nationale ?
09:32C'était par l'éducation nationale.
09:32C'était par l'éducation nationale.
09:32C'était par l'éducation nationale.
09:32Par l'école,
09:33le discours médiatique
09:35qui était véhiculé.
09:36On va y revenir,
09:37mais toutes ces raisons
09:38sont importantes.
09:38Mais la première raison,
09:39c'est pour ça que je vous dis
09:40que je ne suis pas naïf,
09:40c'est quand même
09:41l'importance des flux migratoires.
09:43C'est-à-dire que
09:43pour que l'assimilation,
09:45notamment par le bas,
09:46se fasse,
09:46il faut qu'il subsiste
09:47un peu de mixité.
09:48Or, quand les flux migratoires
09:49sont trop importants,
09:51on se retrouve
09:51avec des concentrations
09:52de populations.
09:54Et autant on peut intégrer
09:55ou assimiler,
09:56encore mieux,
09:57des individus,
09:58autant c'est impossible
09:58avec des peuples.
09:59Donc, si vous voulez,
10:01la première urgence,
10:02c'est quand même
10:02de réduire drastiquement
10:06les flux migratoires.
10:07Une fois que ça s'est fait,
10:09il n'en reste pas moins
10:09qu'il y a des gens
10:11de la deuxième
10:12ou de la troisième génération.
10:13On ne les renverra pas
10:14chez eux.
10:15Ça, c'est illusoire
10:16de le croire.
10:17Donc là, il faut se battre
10:18pour les intégrer
10:19et surtout pour intégrer
10:20demain leurs enfants.
10:22Je reçois Alexandre Devecchio,
10:23auteur de
10:24Nous vivions côte à côte,
10:25itinéraire d'un petit blanc
10:26de banlieue
10:27chez Fayard.
10:28Alexandre Devecchio
10:29raconte comment,
10:30voilà,
10:30il témoigne de 30 ans
10:31des intégrations
10:32et c'est de l'analyser,
10:33de le décrypter
10:34et éventuellement
10:34de trouver des solutions.
10:36Je suis persuadé
10:36que c'est un sujet
10:37qui vous intéresse.
10:38Vous, auditrices et auditeurs
10:38de Ciudadio,
10:39appelez-nous.
10:40Est-ce que vous pensez aussi
10:41qu'il y a une rupture ?
10:42Est-ce qu'il y a
10:43une perte de repère,
10:44une perte de valeur ?
10:45Est-ce que vous-même,
10:45vous avez à côté de vous
10:47des gens qui sont
10:48d'origine immigrée
10:49et qui s'assimilent,
10:50qui ne s'assimilent pas ?
10:51Vous avez certainement
10:51votre opinion.
10:53Partout où vous habitiez,
10:54c'est un phénomène
10:55qui est récurrent.
10:55Vous nous appelez
10:56au 0826 300 300
10:58et Emmanuel Galasso
10:59se fera un plaisir
11:00et un honneur
11:01de recevoir votre appel
11:02et Alexandre Devecchio
11:03d'y répondre
11:03avec courage
11:04et pertinence.
11:05A tout de suite.
11:07Midi 14h,
11:09Sud Radio,
11:10la France
11:10dans tous ses états.
11:13Vous êtes bien sur Sud Radio,
11:14Péric Olegas reçoit
11:15Alexandre Devecchio.
11:17Appelez-nous
11:17au 0826 300 300.
11:19Je sais que c'est un sujet
11:20qui vous concerne,
11:21qui vous intéresse.
11:22Nous vivions côte à côte,
11:23itinéraire d'un petit blanc
11:24de banlieue
11:25et on espère ne pas vivre
11:26face à face
11:27comme on l'avait prédit
11:28ou craint
11:29le ministre de l'Intérieur
11:30Gérard Collomb
11:31à l'époque
11:31où il passait
11:31la passation de pouvoir
11:32avec le Premier ministre.
11:34Alexandre Devecchio,
11:35il y a quand même
11:35un débat politique
11:37à l'intérieur de cet enjeu
11:38de l'intégration
11:39et de l'assimilation.
11:40Pourquoi est-ce que
11:41les gens qui viennent
11:42vivent en France,
11:43qui sont là souvent
11:43depuis deux ou trois générations,
11:45on a vu que les générations
11:46anciennes étaient mieux intégrées
11:48et là,
11:49il y a une revendication.
11:51On concluait tout à l'heure
11:52que lorsque l'on se sent mal
11:54dans sa citoyenneté
11:55parce qu'on n'est pas respecté
11:56par le référendum,
11:57parce qu'on n'est pas écouté,
11:58et bien ça ne donne pas envie
11:59de devenir
12:00à ceux qui viennent de loin.
12:01Il s'est dit
12:02si c'est pour devenir comme ça,
12:03ce n'est pas la peine.
12:04Pour autant,
12:05il y a un débat
12:06à l'intérieur du clivage
12:07politique français.
12:08Vous faites allusion,
12:09vous dites
12:09je ne serai pas
12:11un prix Goncourt
12:12ou un prix Nobel de littérature.
12:13Vous dites
12:14ça fera bon dire
12:14Édouard Louis,
12:15on se souvient,
12:17en France,
12:17l'intellectuel de droite
12:20reste un oxymore,
12:22voire une impossibilité.
12:23Et vous faites allusion
12:24à Annie Ernaud
12:25qui elle dit
12:26j'écrirai pour venger ma race.
12:28C'est quoi venger sa race
12:30aujourd'hui ?
12:30Vous qui êtes un enfant
12:32du prolétariat,
12:32je ne vais pas parler comme ça.
12:33Oui, moi je réponds.
12:34Vous êtes malheureux
12:35en tant que petit jeune de banlieue.
12:38Vous avez réussi vous.
12:39Mais tout le monde
12:40ne réussit pas,
12:41c'est ça ?
12:41Non, mais en tout cas
12:42je n'écris pas pour venger ma race
12:44mais pour payer ma dette.
12:45C'est l'inverse
12:46d'Annie Ernaud.
12:47Il n'y a aucun ressentiment.
12:49C'est vrai que la vie
12:50a été généreuse
12:51avec moi
12:52mais je ne crois pas
12:52qu'on puisse
12:53construire quelque chose
12:55de solide
12:55sur du ressentiment.
12:57Et je trouve que
12:58d'ailleurs
12:58ce qui me gêne
13:00dans le discours
13:00d'Annie Ernaud
13:01encore plus
13:02chez Edouard Louis
13:03c'est que justement
13:03ils racontent leur parcours
13:05de transfuse de classe.
13:06Ils ont plutôt bien réussi
13:08et ils crachent
13:09sur la classe
13:11d'où ils viennent
13:11sur leurs origines
13:13populaires
13:13en expliquant que
13:15bon, les classes populaires
13:16sont très malheureuses
13:17parce qu'elles sont pauvres
13:18mais qu'en même temps
13:19elles sont racistes
13:21elles sont alcooliques
13:22elles sont...
13:22Au lieu de se pencher
13:23sur la cause
13:24de cette évolution politique.
13:26je crois que ce n'est pas le cas
13:27c'est ce que j'ai voulu montrer
13:28dans le livre
13:28je crois que les classes populaires
13:30en France
13:31sont plutôt saines
13:32elles sont absolument
13:33pas racistes
13:34d'ailleurs je le dis
13:35en banlieue
13:35il peut y avoir
13:36un ras-le-bol
13:36du trop d'immigration
13:38lié à l'insécurité
13:40lié à la dépossession
13:41de leur mode de vie
13:42mais en même temps
13:43elles sont ultra tolérantes
13:44c'est-à-dire
13:45qu'il y a des mariages mixtes
13:46tout le monde sait
13:47que
13:48fait la distingue
13:50entre les gens
13:50les racailles
13:52et les gens biens
13:52Est-ce qu'il y a encore une intégration ?
13:54Oui
13:54Est-ce qu'il y a encore
13:55de l'assimilation ?
13:55Il y a encore
13:56ça marche pour certaines personnes
13:58l'intégration
13:59mais en tout cas
13:59ce que je dis
14:00c'est que les classes populaires
14:01ne pratiquent pas
14:03un racisme biologique
14:05ou ne sont pas
14:07xénophobes primaires
14:09en réalité
14:10elles distinguent
14:10entre les gens intégrés
14:11et les gens
14:12qui ne le sont pas
14:12ou les gens
14:13qui leur sont hostiles
14:15donc moi
14:15je voulais plutôt
14:16leur rendre hommage
14:17si vous voulez
14:19et si je suis là aussi
14:20c'est parce que
14:21j'ai reçu
14:21une bonne éducation
14:22et qu'elles m'ont transmis
14:23mise des bonnes valeurs
14:24donc je veux arrêter
14:25avec ce discours
14:27ce sont des beaufs
14:28ce sont des gens
14:28qui sont cassés
14:29non ce sont le coeur
14:31de la société
14:31justement
14:32il faut qu'elles redeviennent
14:34le coeur de la société
14:34si on veut
14:35que les nouveaux venus
14:36s'identifient à elles
14:38et puis si on veut
14:38faire marcher la société
14:39parce qu'une société
14:40où les classes populaires
14:41sont dénigrées
14:42sont malades etc
14:43ça ne peut pas fonctionner
14:44il ne peut pas y avoir
14:45de démocratie
14:46il ne peut pas y avoir
14:46de France comme ça
14:47C'est le coeur de votre propos
14:48Alexandre
14:49il y a Simon
14:49qui nous appelle
14:50de Perpignan
14:51Bonjour Simon
14:52Oui bonjour
14:54Merci de nous appeler Simon
14:57Nous vivions côte à côte
14:59vous vivez côte à côte
15:00vous aussi
15:01ou vous avez vécu
15:02côte à côte ?
15:04Je connais bien
15:05je connais bien
15:07cet univers là
15:07ayant travaillé
15:09en milieu parisien
15:10bon
15:12vivre côte à côte
15:13Perpignan aussi
15:15Simon pardon
15:17Perpignan aussi
15:17est confronté
15:18à cette réalité
15:18oui mais
15:19mais c'est pas
15:20c'est pas
15:21la même proportion
15:22c'est pour ça
15:23que je me permettais
15:24de rebondir
15:24sur la région parisienne
15:25où là
15:27c'est plus que flagrant
15:28vous allez
15:29dans la 93
15:30ce qu'on dit
15:32le 9-3
15:33d'où est originaire
15:34d'où est originaire
15:35Alexandre Devecchio
15:36je sais
15:37je sais
15:37c'est pour ça
15:38que j'ai cité
15:38cet exemple là
15:39parce que j'ai eu
15:40le plaisir
15:42de lire son
15:43avant dernier ouvrage
15:44j'ai plus le titre
15:45en tête
15:46c'était en recomposition
15:47le nouveau monde populiste
15:48voilà
15:49pour me faire un peu de pub
15:50merci
15:51non non non
15:52mais c'est tout à fait ça
15:53ouvrage
15:54très très intéressant
15:55et je pense que
15:56je lirai le prochain
15:57parce que bon
15:59il est bien dit
16:01quand on le vit
16:01de l'intérieur
16:02les difficultés
16:03qui sont énoncées
16:05sont de la triste réalité
16:07et comme vient le dire
16:08Alexandre Devecchio
16:09concernant
16:10maintenant
16:11le déclassement
16:12des classes populaires
16:13comment voulez-vous
16:15que des étrangers
16:16qui soient au contact
16:17de ces gens là
16:18de cette population là
16:22oui c'est des français
16:23mais souvent c'est des français
16:25Fénie et Simon
16:26ah oui oui
16:28mais bien sûr
16:28mais ils le sont pas tous
16:30mais il y en a qui le sent
16:30et qui le vivent pas
16:32de cette façon là
16:32ça c'est clair
16:33voilà
16:34et de ce fait
16:36il y a une espèce
16:39maintenant d'accélération
16:40de non intégration
16:43et d'accueil
16:44à tout va
16:45sans demander
16:46le moindre effort
16:47aux personnes
16:48qui viennent s'installer là
16:50et même qui viennent
16:50s'imposer
16:51en lieu et place
16:52des classes populaires
16:53qui sont déjà installées
16:55parce que justement
16:57pour mettre en place
16:59un communautarisme
16:59quand on parle de ghetto
17:01moi je m'insurge
17:03parce que c'est pas la réalité
17:04la réalité est que
17:07dès qu'une communauté
17:08s'installe à un endroit
17:09il y a le fait naturel
17:11que les ressortissants
17:14des pays
17:15de cette communauté
17:15vont se rapprocher d'eux
17:16pour faciliter
17:17leur installation
17:19mais pas leur intégration
17:20au contraire
17:21ils facilitent
17:22une rupture
17:23avec le besoin
17:25d'assimilation
17:26Simon c'est précisément
17:28ce qu'Alexandre
17:29de Vecchio
17:29vous avez tout à fait raison
17:31sur le terme de ghetto
17:32alors ils sont devenus
17:33peut-être de fait
17:34des ghettos
17:35mais il n'y a jamais
17:35vous avez raison
17:36de dire
17:36de rappeler
17:37qu'il n'y a jamais eu
17:38de volonté de la France
17:39de parquer
17:40les populations
17:42étrangères
17:43je rappelle que
17:44les grands ensembles
17:45ont été construits
17:45à un moment
17:46où il y avait
17:46une panne de logement
17:47en France
17:48et que c'était plutôt
17:49le début
17:51du confort
17:52pour les classes populaires
17:53qui précédemment
17:54habitaient dans des
17:55vides-vont-villes
17:56ou avaient du mal
17:56à se loger
17:58et c'était
17:58dans les grands ensembles
17:59on trouvait
18:00toutes sortes
18:00de populations
18:02des Auvergnats
18:05des Pieds-Noirs
18:06des gens d'Afrique
18:08des Portugais
18:08des Rital
18:10tout ça vivait
18:11mélangé
18:12et avec le regroupement
18:14familial
18:14l'immigration
18:16qui est devenue massive
18:17il y a eu
18:18effectivement
18:18concentration
18:19les gens se sont
18:20regroupés
18:20entre eux
18:21de manière naturelle
18:23les diasporas
18:24se sont reconstitués
18:25en France
18:26et ça a donné
18:27effectivement
18:29des quartiers
18:30d'abord
18:30et maintenant
18:31quasiment des villes
18:32entières
18:32homogènes
18:34et dans ces conditions
18:34on va vers une forme
18:36de partition
18:37qui est extrêmement inquiétante
18:39Alexandre Devecchio
18:40il y a un de vos chapitres
18:41celui qui est page 71
18:42de la France
18:42black-blanc-beurre
18:44à la nouvelle guerre d'Algérie
18:46on en serait là
18:47oui
18:48c'est un titre
18:50les titres doivent être
18:51accrocheurs
18:52mais j'évoque
18:55l'ambiance
18:55à Épinay-sur-Seine
18:56après un match
18:57de football
18:57on se souvient
18:58du fameux match
18:59au stade de France
19:00où Marie-Change Buffet
19:01ministre des sports
19:02appelle à l'apaisement
19:04à l'apaisement
19:04et effectivement
19:05le stade de France
19:07envahit
19:07mais je donne
19:08un autre exemple
19:09un peu plus tard
19:10qui est moins connu
19:11c'est la coupe du monde
19:13au Brésil
19:14j'ai plus la date
19:16exacte en tête
19:17mais l'Algérie
19:19fait un très beau
19:20un très beau parcours
19:21à se qualifier
19:22jusqu'au quart de finale
19:23et donc
19:24c'est la fête
19:25à Épinay-sur-Seine
19:26et je décris
19:28moi je rentre chez moi
19:29j'étais déjà journaliste
19:30au Figaro à l'époque
19:31mais j'habitais toujours
19:32chez mes parents
19:33ça se trouve
19:35à un quart d'heure
19:35de la gare
19:36et je fais le trajet
19:37de la gare
19:37à chez moi
19:38et là
19:39oui
19:40la ville est aux couleurs
19:41de l'Algérie
19:42ce qui déjà
19:42peut être surprenant
19:44en France
19:44mais il y a un peu
19:45d'électricité
19:46d'agressivité
19:47dans l'air
19:48il y a une jeune femme
19:49qui est
19:50je suis le seul blanc
19:51alors j'aime pas
19:51ethniciser le débat
19:52mais dans la rue
19:53il y a une jeune femme
19:54qui se tourne vers moi
19:54et qui est voilée
19:56et qui me dit
19:56vive l'Algérie
19:57et qui crache par terre
19:58donc là
19:59il y a une forme
19:59d'hostilité
20:01en réalité
20:03on ne fête pas seulement
20:04l'Algérie
20:04on profite de la victoire
20:05de l'Algérie
20:06pour manifester
20:08une forme d'hostilité
20:09à la France
20:09qu'on ne voit pas
20:10d'ailleurs en Algérie
20:11donc là
20:13ça révèle quand même
20:14un problème
20:15d'intégration
20:16en instituant une démarcation
20:17en instituant une démarcation
20:18exactement
20:19je reçois
20:19Alexandre Devecchio
20:20auteur de
20:21Nous vivions côte à côte
20:23édité chez Fayard
20:24ouvrage passionnant
20:25qui traduit bien
20:27et j'allais dire
20:28témoigne surtout
20:29de cette désintégration
20:30de la République
20:30qu'il a vécue
20:31qu'il observe
20:32et qu'il décrive
20:34vous nous appelez
20:34au 0 826 300 300
20:37je suis sûr que vous aussi
20:38vous avez besoin de savoir
20:39est-ce qu'on va pouvoir
20:40cohabiter ?
20:40Est-ce que ceux qui ne veulent
20:41pas être français
20:42peuvent l'advenir ?
20:43Est-ce que l'école
20:43encore sauront la jouer ?
20:45Et est-ce que nos élites
20:45ont bien pris ce dossier
20:47à bras-le-corps
20:47pour apporter une solution
20:49essentielle
20:50à la venue de la République ?
20:51Vous nous appelez
20:51à tout de suite
20:51Vous êtes sur Sud Radio
21:00je reçois Alexandre Devecchio
21:02auteur de
21:03Nous vivions côte à côte
21:04parce qu'il a vécu
21:05côte à côte
21:05à Saint-Denis
21:06dans les lycées
21:08qu'il a fréquenté
21:09il avait des copains
21:10et puis ensuite
21:11il est venu à Paris
21:12et il se lamente
21:14Alexandre Devecchio
21:15de voir que cette France
21:17du black-blanc-beur
21:18se dilate
21:19on disait la France
21:20black-blanc-beur
21:21à la nouvelle guerre
21:22d'Algérie
21:22il y a
21:25page 19
21:26vous citez
21:27Pierre Brochance
21:27c'est le directeur
21:28de la DGSE
21:29Alexandre Devecchio
21:29qui dénombre
21:31il dit
21:31dénombre 1500 portions
21:33de territoire
21:34en peau de léopard
21:34il y a des petites tâches
21:35qui échappent
21:36au plein contrôle
21:37des autorités publiques
21:38il utilise une métaphore
21:41pour décrire la situation
21:43nous allons continuer à vivre
21:46sur les pentes d'un volcan
21:47l'Etna
21:48dont les projections
21:50ne frapperont pas tout le monde
21:51de plus en plus souvent
21:52jusqu'au jour où une éruption
21:53ça c'est vous qui le dites
21:55jusqu'au jour où une éruption
21:56de plus en plus violente
21:57que les autres
21:57fera basculer
21:58le pays
21:59dans la guerre civile
22:00vous en êtes à ce constat-là
22:01à cette inquiétude-là ?
22:03Le livre ne le souhaite pas
22:04la phrase d'après
22:07c'est pour expliquer
22:07qu'il faut l'éviter
22:08mais oui
22:08alors je ne sais pas
22:10si ce sera une guerre civile
22:11ce sera peut-être
22:11pire que ça
22:13d'une certaine manière
22:14enfin il n'y a rien de pire
22:15que la guerre civile
22:16mais ça peut être
22:18un délitement du pays
22:19un conflit
22:20de basse intensité
22:21larvée
22:21chacun
22:22finalement
22:23se regroupe
22:24dans sa communauté
22:24se barricade
22:25dans sa communauté
22:26il n'y a plus du tout
22:27de cohésion nationale
22:29moi c'est ce que je redoute
22:30on en prend un peu le chemin
22:31c'est ce que dit Jérôme Fourquet
22:32quand il parle
22:33d'archipélisation du pays
22:35oui
22:35si rien n'est fait
22:37on en est là
22:37évidemment
22:38Nous avons Jovan
22:39qui nous appelle de l'Eston
22:40bonjour Jovan
22:41Bonjour
22:42Jovan est-ce que vous aussi
22:44vous vivez côte à côte
22:45ou vous êtes déjà
22:46un peu dans le face à face ?
22:48Moi j'ai beaucoup
22:48de points communs
22:49avec M. Desviecchio
22:50par rapport à mon vécu
22:51mon histoire
22:52l'origine de mes parents
22:53qui est l'ex-Yougoslavie
22:55Bien sûr
22:56On a vécu dans une cité
22:58D'où votre prénom ?
22:59Jovan
22:59Voilà
23:00Jovan
23:00Donc on a vécu
23:01toutes nos trompances
23:02côte à côte
23:03On ne parlait jamais
23:05de religion
23:05ni quoi que ce soit
23:06Il n'y avait aucune frontière
23:09entre nous
23:09On a toujours été ensemble
23:11Et nous vivions
23:13j'ai envie de dire
23:14nous continuons
23:15à vivre côte à côte
23:16Aujourd'hui
23:17qu'est-ce qui a fait
23:18qu'on est divisé ?
23:20Je pense qu'il faut
23:21revenir aux origines
23:23pour revenir à l'éducation
23:25Je pense que ce n'est pas
23:26à l'école de faire l'éducation
23:27mais plutôt l'instruction
23:28Aujourd'hui
23:30l'éducation
23:31elle doit se faire
23:32dans le foyer
23:33avec les parents
23:34Vous croyez que c'est
23:37l'effondrement
23:39de la qualité
23:40de l'instruction
23:40que l'éducation nationale
23:41ça c'est le rôle des familles
23:42l'éducation proprement dite
23:43que c'est le manque
23:44d'instruction
23:45et civique
23:46notamment
23:47la citoyenneté républicaine
23:48qui est à l'origine
23:49de ce délitement
23:51de cette décomposition
23:52du tissu social
23:53qui fait que
23:54les valeurs de la république
23:56sur la liberté
23:56égalité fraternité
23:57se sont dissoutes
23:59aujourd'hui je veux dire
24:00la fraternité
24:00on n'en parle plus
24:02et chacun pour soi
24:03ça commence aussi
24:04comme je disais
24:05dans les foyers
24:06quand les enfants
24:07voient leurs parents
24:09sur des écrans
24:11par mimétisme
24:12ils vont aussi
24:12se mettre sur des écrans
24:13donc au sein même
24:14d'un foyer
24:14on ne vit plus ensemble
24:16comment voulez-vous
24:17qu'on vive ensemble
24:18dans une société
24:19même faire société
24:22ça n'a plus un sens
24:22aujourd'hui
24:23Yorvan on a compris
24:24votre message
24:25d'inquiétude
24:26Alexandre Delecchio
24:27vous êtes
24:27pour joindre Yorvan
24:28sur ce constat
24:30c'est très juste
24:30et d'ailleurs
24:31je le dis à un moment
24:32dans le livre
24:32bon là je parle beaucoup
24:33de la désintégration
24:35de ceux qui sont
24:36des nouveaux venus
24:37des gens qui sont
24:38issus de l'immigration
24:39notamment de l'immigration
24:40maghrébine
24:41mais je dis que
24:41la désintégration
24:43touche aussi tout le monde
24:43il y a une forme
24:45de perte de repères
24:46de perte de culture
24:48et c'est vrai
24:49que dans ce contexte là
24:50quand un pays
24:51doute lui-même
24:51de son identité
24:52à une société malade
24:54comment voulez-vous
24:54intégrer
24:56de nouvelles personnes
24:58donc je suis tout à fait
24:59d'accord avec ce qui était dit
25:01et tout à fait d'accord
25:02aussi sur l'école
25:02il y a un chapitre
25:03sur l'école
25:04qui s'appelle d'ailleurs
25:04la lutte des classes
25:05où j'explique
25:08j'explique pourquoi
25:09les classes moyennes
25:12en banlieue
25:13quand elles le peuvent
25:14mettre leurs enfants
25:15dans le privé
25:15parce que justement
25:16elles ont plus confiance
25:18en l'école républicaine
25:19qui permettait justement
25:21autrefois d'avoir
25:23de l'instruction
25:24et d'avoir une forme
25:26d'ascension sociale
25:27aujourd'hui
25:27c'est plus le cas
25:28souvent
25:29je ne sais pas
25:31pour mettre ça
25:32stigmatiser l'immigration
25:33mais c'est vrai que
25:34c'est compliqué
25:35pour un instituteur
25:37un professeur
25:37de faire cours
25:38dans une classe
25:39quand une majorité
25:41des élèves
25:41ont des parents
25:42par exemple
25:42qui ne parlent pas français
25:43donc ça c'est une réalité
25:44très concrète
25:45il y a la montée
25:46de l'insécurité
25:47il y a le fait
25:48que l'école justement
25:49a peut-être
25:49abandonné l'instruction
25:51pour devenir
25:52une sorte de grande
25:53garde de risque
25:55qui n'était pas encore
25:56le cas à mon époque
25:57moi si j'en suis là
25:59c'est parce que
25:59j'ai connu peut-être
26:00les derniers hussards noirs
26:01de la République
26:02c'était des instituteurs
26:03plutôt de gauche
26:04je leur rends hommage
26:05très laïcs
26:06mais qui avaient conscience
26:07par exemple
26:08qu'on vivait
26:08dans un pays chrétien
26:10et je me souviens
26:10qu'il y avait
26:11un sapin de Noël
26:12même une crèche
26:13à l'école
26:14c'était déjà
26:15assez mélangé
26:16les populations
26:17des Pinais sur scène
26:18et ça ne posait
26:18absolument aucun problème
26:20et puis voilà
26:21petit à petit
26:21on a vu tout ça
26:22se déliter
26:23donc bien entendu
26:25vous utilisez
26:26le mot
26:26l'Homme ou guerre civile
26:27tout en disant
26:27que ce livre ne vise pas
26:28à répondre à cette question
26:29on va trouver
26:30la guerre civile
26:30mais plutôt à l'éviter
26:31si c'est encore possible
26:34ce scénario du pire
26:35comment l'éviter
26:35avec la conviction
26:36que nous n'y parviendrons
26:38qu'en menant
26:39la bataille culturelle
26:39contre le parti
26:40du déni
26:41c'est qui le parti du déni ?
26:43Oui, ce sont toutes ces élites
26:46médiatiques, politiques, universitaires
26:49il y a tout un passage
26:50j'ai fait mes études
26:51à l'université Paris VIII
26:53à Saint-Denis
26:53donc sur le rôle
26:54tenu notamment
26:55par les sociologues
26:56les sciences humaines
26:57qui sous prétexte de science
26:59en réalité
27:00ont inventé un narratif
27:03qui à mon avis
27:04est catastrophique
27:05parce qu'il est totalement
27:05victimaire
27:06il met en accusation
27:07la France
27:07donc c'est tout cela
27:09c'est à la fois
27:10le parti du déni
27:11et même le parti du mensonge
27:12parce qu'ils ont véhiculé
27:16une vision de la France
27:17et des Français
27:18qui n'est pas conforme
27:19à la réalité
27:19c'est-à-dire que ce pays
27:20n'est pas un pays raciste
27:21c'est un pays qui a accueilli
27:22c'est un beau pays
27:23il faut le dire
27:24parce que sinon
27:25ce n'est pas possible
27:26d'avoir un projet commun
27:28Mais la France
27:28est une composition
27:29depuis 2000 ans
27:30Si on est dans la haine de soi
27:32comment voulez-vous
27:32avoir un projet commun ?
27:35Donc voilà
27:35il est là le parti du déni
27:37et je vous dis
27:38qu'il y a une fracture
27:39entre une France intégrée
27:42et une France désintégrée
27:43issue de l'immigration
27:43mais je dis aussi
27:44qu'il y a une fracture
27:45entre les élites
27:45et le peuple
27:46et à mon avis
27:47le seul moyen
27:47de s'en sortir
27:48c'est d'abord
27:49d'en finir
27:53avec la fracture
27:54entre les élites
27:54et le peuple
27:55parce que
27:56si les élites
27:57écoutent le peuple
27:58s'il y a une nouvelle dialectique
27:59qui s'installe
27:59je pense qu'on peut recréer
28:01une dynamique positive
28:02mais si on a des élites
28:03qui veulent diriger
28:04contre leur propre population
28:06ça ne fonctionnera pas
28:07En même temps
28:08vous signalez
28:08un effondrement
28:09du niveau culturel
28:10et politique
28:11de notre classe dirigeante
28:12nous avons Robert
28:13qui nous appelle
28:14de Marseille
28:15bonjour Robert
28:16oui bonjour messieurs
28:18le sujet vous interpelle
28:20le sujet que soulève
28:22à l'échange
28:22oui ça m'interpelle
28:25parce que bon
28:25je serai bref
28:26j'habite Marseille
28:28je suis né en 1945
28:30ah oui
28:30je suis d'origine arménienne
28:32j'ai connu
28:33donc les tronques glorieuses
28:34quand on me demande
28:36si c'était mieux avant
28:37je dis oui
28:37c'était mieux avant
28:38vous n'êtes pas le seul
28:40est-ce qu'on va aller
28:43vers le mieux
28:44une question
28:45première question
28:46deuxième question
28:48bon
28:48que faut-il faire
28:50les solutions
28:52à mon avis
28:52elles sont politiques
28:53et troisièmement
28:55là c'est une question
28:56directe
28:57est-ce que l'islam
28:58est compatible
28:59avec la société française
29:00bien que de nombreux
29:01musulmans en France
29:02soient intégrés
29:03à la société française
29:04personnellement
29:06donc je voudrais avoir
29:07la réponse
29:07de monsieur Leveki
29:08s'il vous plaît
29:09Alexandre
29:10est-ce que le Coran
29:10est-ce que le Coran
29:11est compatible
29:12avec la constitution
29:13c'est pas que je ne veux pas répondre
29:15mais je ne suis pas théologien
29:16ni spécialiste du Coran
29:17il me semble que dans l'islam
29:19oui il y a des choses
29:20qui ne sont pas compatibles
29:22aujourd'hui
29:22avec nos valeurs
29:23mais vous l'avez dit vous-même
29:24il y a aussi des musulmans
29:26qui sont parfaitement
29:28intégrés
29:29donc
29:29donc moi je pense
29:31plus qu'intégrés
29:31qui sont des français
29:32des citoyens
29:33qui respectent la naïcité
29:34etc
29:34donc le plus important
29:36c'est ça
29:37après
29:38je pense tout de même
29:41que
29:41pour être tout à fait honnête
29:43mon livre est un éloge
29:44de l'assimilation
29:45je parle de l'assimilation
29:46des portugais
29:47des italiens
29:48j'explique que ça a été dur
29:49pour les italiens
29:50alors qu'ils sont très proches
29:51culturellement
29:51donc c'est quand même
29:53ils ont tous été mal reçus
29:55oui
29:55on est d'accord
29:56mais ils voulaient devenir français
29:58pas que mal reçus
29:59mais en tout cas
30:00il y a eu des tensions
30:01ça n'a pas été simple
30:02voilà
30:02on va dire ça comme ça
30:03mais c'était déjà difficile
30:05pour une immigration
30:06qui est très proche
30:07culturellement
30:08donc oui
30:08c'est plus difficile
30:10d'assimiler quelqu'un
30:11qui vient d'une civilisation
30:12différente
30:14je ne crois pas
30:15que ce soit impossible
30:15puisqu'on a des contre-exemples
30:17maintenant
30:17je pense qu'on n'y arrivera pas
30:19si on continue
30:21sur la même dynamique
30:22de flux migratoire
30:23puisqu'on voit bien
30:23qu'on a déjà raté
30:24une génération
30:26il ne faut pas rater
30:27la suivante
30:29donc la première urgence
30:30c'est de diminuer les flux
30:31et de se concentrer
30:32sur ceux qui sont là
30:33et d'essayer
30:35de les assimiler
30:37parce qu'on n'a pas
30:38d'autre choix
30:38maintenant qu'ils sont là
30:39depuis deux ou trois générations
30:40on ne pourra pas faire
30:41autrement
30:42Alexandre Devecchio
30:43on est quand même arrivé
30:44à des points souvent
30:45de violence incroyable
30:46vous faites allusion
30:47et c'était encore
30:48dans votre territoire
30:49les émeutes de novembre 2005
30:50avec la mort tragique
30:52de Ziad et de Bounat
30:54pour autant vous dites
30:55on a beaucoup parlé
30:56évidemment de ces deux morts
30:57qui n'auraient pas dû mourir
30:58ces deux jeunes adolescents
30:59on oublie
31:00Jean-Claude Irvoas
31:01qui avait été tué
31:03parce qu'il avait photographié
31:04un lampadaire
31:05Alain Lambert
31:06et Jean-Jacques Le Chénadec
31:07qui ont été tués aussi
31:08là hop
31:08on occulte
31:09alors qu'ils ont été victimes
31:10eux aussi
31:11d'une humaine
31:11entre guillemets
31:12raciale ou communautaire
31:14parce qu'ils n'étaient pas
31:15négociés
31:16oui
31:16d'ailleurs
31:18Irvoas
31:19j'en parle
31:20parce qu'il est mort
31:20à quelques pas
31:21de chez moi
31:22donc ça m'avait marqué
31:24il s'arrête
31:25parce que c'est son métier
31:26de photographier
31:26par conscience professionnelle
31:29pour photographier
31:29un lampadaire
31:30on veut voir
31:31si ça fonctionne bien
31:31il y a un lampadaire
31:33et on le prend
31:34pour un journaliste
31:34qui vient faire une enquête
31:35voilà un journaliste
31:36ou un policier
31:37on ne sait pas très bien
31:38mais ça montre
31:38d'ailleurs pendant le procès
31:40ces agresseurs
31:41expliquent que c'est un intrus
31:42donc ça dit bien
31:44le territoire
31:45et le face à face
31:47et c'est très frappant
31:48il est mort
31:48le jour
31:50du lancement
31:51le même jour
31:52que Ziyad Ebuna
31:52tout le monde a retenu
31:53le nom de Ziyad Ebuna
31:54et c'est très bien
31:55parce que
31:56je précise tout de même
31:57que leur mort est accidentelle
31:58donc c'est pas la même chose
31:59mais c'est très bien
32:00parce que je pense que
32:01deux jeunes gens
32:02qui meurent
32:04dans un transformateur électrique
32:06ça reste une tragédie
32:07bien sûr
32:07mais je ne comprends pas
32:08pourquoi on a même expliqué
32:10qu'il y avait eu
32:11zéro victime
32:13durant ces égmutes
32:14il y a eu plein de victimes
32:16qui ont eu leur voiture brûlée
32:17qui ont été agressées
32:17mais il y a eu même
32:19des victimes mortelles
32:21alors il n'y a pas
32:21de rapport direct
32:22entre les égmutes
32:23et la mort d'Irvoas
32:24mais ça s'inscrit
32:25dans ce même contexte
32:26de montée de la violence
32:27et il y a un rapport direct
32:28avec la mort d'Alain Lambert
32:30qui était à Trappes
32:32qui était concierge
32:35au lycée de Trappes
32:37il est réveillé au milieu de la nuit
32:39parce qu'on brûle les voitures
32:41devant le lycée
32:43il veut essayer d'atteindre l'incendie
32:45et puis il meurt
32:46intoxiqué
32:47par la fumée
32:49le troisième
32:50le chenadec
32:52habite dans une cité
32:53il voit qu'on commence à incendier
32:56les poubelles
32:56il descend
32:57il se fait lyncher
32:58il meurt
32:58et donc là
33:00il y a un récit victimaire
33:02à géométrie variable
33:04si vous voulez
33:04et ça c'est vraiment
33:06je pense très grave
33:07moi je ne veux pas être
33:08dans la concurrence victimaire
33:10mais je veux qu'on écoute
33:11ceux qui disent
33:12il y a un problème réel
33:13d'insécurité en banlieue
33:15on ne peut pas les abandonner
33:17on ne peut pas les laisser
33:19baisser les yeux
33:19éternellement
33:20Alexandre Devecchio
33:20nous avons Laetitia
33:21qui nous appelle l'orthèse
33:22on l'apprend
33:23on va en discuter
33:25juste après
33:25on discutera également
33:27bien entendu
33:28on va revenir quand même
33:29sur le rôle
33:29des institutions de la république
33:31qui ne font pas leur boulot
33:32Laetitia vous restez avec nous
33:33on vous prend dans quelques instants
33:34à tout de suite
33:35Midi 14h
33:37Sud Radio
33:38la France dans tous ses états
33:41Perico Ligas
33:41reçoit Alexandre Devecchio
33:42auteur de
33:43Nous vivions côte à côte
33:45itinéraire d'un petit blanc
33:46de banlieue
33:46nous parlons
33:47de cette désintégration
33:49de la république
33:50française
33:51par rapport
33:52aux populations
33:53qui sont venues
33:53qui aujourd'hui
33:54ne s'assimilent plus
33:55nous avons Laetitia
33:56qui nous appelle l'orthèse
33:57bonjour Laetitia
33:57bonjour
33:58oui bonjour monsieur Perico
34:00bonjour Alexandre
34:01alors Laetitia
34:02je voudrais témoigner
34:03oui
34:03je voudrais témoigner
34:04je suis donc fille
34:05de pied noir
34:06j'ai 57 ans
34:08et j'ai un souvenir ému
34:09de ma vie
34:11côte à côte
34:12avec mes amniarchies
34:14avec lesquelles
34:15on a partagé
34:16je partage
34:18toujours
34:18je les vois un peu moins
34:19parce que
34:20j'ai déménagé
34:21mais on a partagé
34:22des couches couches
34:22on a partagé
34:23leur culture
34:25notre culture
34:25on était ensemble
34:27tout le temps ensemble
34:28mais le problème
34:29c'est qu'aujourd'hui
34:30et ils me le disent
34:31c'est que
34:32depuis quelques années
34:33on a accueilli
34:35des gens
34:36qui ont combattu
34:37contre les harkis
34:38contre la France
34:39et ils ne comprennent pas
34:41ils ne comprennent pas
34:42déjà ils ont été mal accueillis
34:44par la France
34:45lorsqu'ils sont arrivés
34:46en France
34:46ainsi que les pieds noirs
34:48d'ailleurs
34:48mais ils ne comprennent pas
34:50aujourd'hui
34:51qu'il y ait des gens
34:52qui arrivent
34:53et qui ont combattu
34:54là-bas
34:55la France
34:56Alexandre Devecquieu
34:58vous faites allusion
34:59vous faites allusion
35:01à la guerre civile
35:02il y a plusieurs choses
35:02il y a la guerre d'indépendance
35:04mais c'est vrai
35:05qu'on a accueilli
35:06qui est complice de ça
35:07il y a une élite
35:08il y a une intelligentsia
35:09une élite
35:09j'allais dire
35:11une mouvance politique
35:12qui se réjouit
35:13de cette intégration ratée
35:15de cette non-élimination
35:16je pense à la créolisation
35:17oui oui
35:17alors on pourra parler
35:18de LFI tout à l'heure
35:20mais ce que disait madame
35:21on a accueilli
35:23notamment après la guerre civile
35:24en Algérie
35:24dans les années 90
35:25comme réfugiés politiques
35:27des gens qui étaient
35:27des islamistes
35:28donc on a accueilli
35:32des gens qui aujourd'hui
35:33prônent l'islamisme
35:36dans nos quartiers
35:37donc ça c'est un véritable problème
35:39et je rebondissais
35:40sur le Harki
35:41c'est intéressant
35:42parce que c'est devenu
35:43une insulte aujourd'hui
35:44les musulmans intégrés
35:47ou les maghrébins intégrés
35:49qui se sentent français
35:50sont souvent
35:51on le voit
35:51sur les réseaux sociaux
35:52traités de Harki
35:54par leur
35:56donc de collabos
35:56ou de collabos
35:57ou de collabeurs
35:58arrête de faire ton français
36:00arrête de faire ton français
36:01donc ce que vous dites
36:03est juste
36:03maintenant sur
36:04oui sur la France insoumise
36:05c'est peut-être encore
36:06ce qu'il y a de plus grave
36:07c'est à dire que
36:08ce que je décris
36:09dans mon livre
36:09les phénomènes de clientélisme
36:11on les a vus
36:11depuis longtemps
36:12en réalité
36:13le parti communiste
36:14avait déjà muté
36:15on connaît un parti communiste
36:17qui était celui de Georges Marchais
36:18qui était d'ailleurs
36:18plutôt ferme
36:20sur les questions
36:21sur la maîtrise
36:22des flux migratoires
36:23ferme sur les questions
36:24d'intégration
36:25qui était un parti patriote
36:26le parti communiste français
36:27et puis qui est devenu
36:28en banlieue
36:29à cause des bouleversements
36:31démographiques
36:33qui a fait du clientélisme
36:34mais jusqu'ici
36:35on faisait du clientélisme
36:37sans tellement l'assumer
36:38aujourd'hui
36:38elle a fait le fait
36:40de manière
36:41totalement décomplexée
36:42décomplexée
36:43se réjouit
36:44de la créolisation
36:46qui est en fait
36:46l'autre mot
36:47du grand remplacement
36:48si vous voulez
36:49tout simplement
36:51et instrumentalise
36:54la question israelo-palestinienne
36:55en espérant
36:56conquérir
36:57un vote de banlieue
36:58communautarisée
36:59donc ça
37:00c'est quand même
37:00aussi
37:02un nouveau seuil
37:03qu'on franchit
37:04et on a un parti
37:06qui organise
37:07d'une certaine manière
37:08la guerre civile
37:09en dressant les français
37:10les uns contre les autres
37:10donc il faudra quand même
37:11finir par une réconciliation
37:13je vois que vous êtes
37:14c'est votre dernier chapitre
37:15réconciliation française
37:16vous dites
37:18voilà
37:18il y a des gens
37:19qui y pensent
37:19il y a des solutions
37:20il faut qu'on redonne
37:21vie
37:21qu'on redonne
37:22leur espoir
37:23leur honneur
37:24à ces classes populaires
37:25vous dites
37:26sinon la phrase
37:27du général de Gaulle
37:28Colombais
37:29mon village s'appellera
37:30Colombais
37:30les deux églises
37:31je vous dis
37:32ça ne s'appellera pas
37:33Saint-Denis
37:33les deux minarets
37:34Marianne est là
37:36pour que toutes les religions
37:37toutes les croyances
37:38cohabitent
37:38la citoyenneté
37:39la république
37:40vous y croyez encore ?
37:41on n'a pas d'autre choix
37:42sinon c'est la fin
37:44de la France
37:45j'y crois
37:46à condition
37:47de remettre
37:48le peuple
37:48au centre du jeu
37:49c'est ce que je vous expliquais
37:50tout à l'heure
37:51la première réconciliation
37:52qu'il va falloir faire
37:54c'est
37:55entre
37:55la classe dirigeante
37:57et le peuple
37:58il faut une classe dirigeante
37:59qui écoute
38:00qui respecte son peuple
38:01et qui lui redonne la parole
38:02moi je ne crois pas tellement
38:03à un homme providentiel
38:04en tout cas
38:05je ne vois pas dans le paysage
38:06ou à une femme providentielle
38:07par contre je crois
38:08à un peuple providentiel
38:10d'une certaine manière
38:10et donc au référendum
38:13je crois que maintenant
38:13pour la seule manière
38:14les gens sont tellement dégoûtés
38:16de la classe politique
38:17de les réconcilier
38:18avec la classe politique
38:19c'est de leur donner la parole
38:20directement
38:21et de respecter leur vote
38:22parce qu'en 2005
38:23je crois qu'on va parler d'Europe
38:24d'ailleurs
38:24on n'a pas respecté leur vol
38:27et je crois que ça
38:27ça a alimenté vraiment
38:28la fracture
38:29Merci
38:30Merci Alessandre
38:31de vécu
38:31une partie de la réponse
38:33à votre inquiétude
38:33et dans votre livre
38:34nous vivions côte à côte
38:35itinérée à un petit blanc de banlieue
38:3730 ans de désintégration
38:38de la république française
38:39chez Fayard
38:39à lire absolument
38:40documents historiques
38:41politiques
38:42sociales
38:42culturelles
38:43et une très belle écriture
38:44qui raconte le témoignage
38:45émouvant
38:46Merci
38:47d'un jeune journaliste
38:48plein talent
38:48et plein d'avenir
38:49je ne doute pas
38:50que votre courage
38:50tira certainement de référence
38:52à des leaders politiques
38:54et qui trouveront peut-être
38:55des solutions
Commentaires