- il y a 17 heures
- #sudradio
Avec Périco Légasse et Maud Koffler
Les invités du jour : François Bousquet, Lionel Candelon, Alexandre Devecchio
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NewsTranscription
00:00:00Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états.
00:00:06Message payé par la Fédération de Racisme Anti-Blanc Rolandaise.
00:00:08Ici t'es rouge ou tu bouges ?
00:00:10Dégage ! On ne veut pas de blanc ici, sale blanc !
00:00:13T'es rouge ou tu bouges ?
00:00:15Le racisme anti-blanc est-il une réalité ?
00:00:17Moi le racisme anti-blanc je connais.
00:00:18Au collège, on m'appelait Tipex, coton-tige, gros con.
00:00:21Bon, ça c'est juste pour votre...
00:00:22Le maire de la commune ordonne la démolition de sa maison.
00:00:25En fin de journée, je me suis rendu compte par mon patron que j'avais démolé la mauvaise.
00:00:29Maintenant, je me cherche une nouvelle maison.
00:00:31Il y a eu malentendu.
00:00:34Bonjour, bienvenue sur Sud Radio pour cette France dans tous ses états.
00:00:39En ce mercredi 21 janvier 2026, je rappelle que c'est l'anniversaire de la mort de Louis XVI et de Lénine.
00:00:46Bon, on en parlera une autre fois, mais j'aime toujours rappeler ces dates historiques.
00:00:51À mes côtés, Maud Coffler, plus vigilante que jamais sur l'actualité.
00:00:57Et en face de moi, mes deux piliers inséparables.
00:01:01Julien Delmas, qui s'assure de faire la meilleure émission d'audiovisuel française.
00:01:05Et Emmanuel Gasso, qui reçoit les meilleures questions, puisque ce sont les questions des auditeurs de Sud Radio,
00:01:10qui vont se précipiter au téléphone quand ils vont savoir de quoi on va parler aujourd'hui.
00:01:14Vous l'entendez tout à l'heure, les petites allusions au négationnisme, mais pas du racisme, du racisme anti-blanc.
00:01:22Il n'y aurait pas de racisme anti-blanc.
00:01:23On va écouter une petite allocution d'un chroniqueur de quotidien.
00:01:28On discute de cette réalité, l'heure ou réalité, le racisme anti-blanc, avec François Bousquet, directeur de la revue Élément,
00:01:34et auteur précisément d'un livre qui s'appelle Le racisme anti-blanc.
00:01:37La grande distribution n'est-elle pas, finalement, en réalité, le père ennemi de l'agriculture française ?
00:01:44Celle, en tout cas, par lesquelles tous ces malheurs arrivent ?
00:01:48Nous aurons l'avis de Lionel Candelon, président coordination rurale de la chambre d'agriculture du Gers.
00:01:56Nous vivions côte à côte jusqu'à présent avec les gens qui arrivaient de loin.
00:02:00Finira-t-on face à face, tel que l'a redouté Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur,
00:02:05lorsqu'il a fait sa passation de pouvoir avec le Premier ministre.
00:02:09Nous discuterons de cet grand remplacement ou grand élaborement de la République
00:02:13avec Alexandre Devecchio, rédacteur en chef des pages ID du Figaro, Figaro Vox,
00:02:20et auteur de Nous vivions côte à côte.
00:02:23On parlera d'un square parisien abandonné au dealer, un petit territoire perdu de la République de plus.
00:02:29On en parlera aussi un peu avec François Bousquet et avec Alexandre Devecchio,
00:02:33de ces territoires perdus sous toutes leurs formes de la République.
00:02:36Une retraitée voit sa maison détruite au bulles d'air pour cause de sécheresse.
00:02:41Argument juridique un peu contestable.
00:02:45On l'entendait à l'instant au journal, un nourrisson intoxiqué par du lait Nestlé.
00:02:48Et on apprend là que Lactalis rappelle silo de l'épicot, de l'infantile picot, également dans 18 pays.
00:02:58On n'a pas pu traiter le sujet hier.
00:02:59Plus de sang dans les hôpitaux.
00:03:01Appel d'urgence au don pour le résus au négatif.
00:03:03C'est celui des donneurs universels.
00:03:05Et Maude nous racontera l'histoire de cet élève de CM2 qui est arrivé avec un couteau.
00:03:09Et qui n'est pas un cas isolé.
00:03:10Et qui n'est pas un cas isolé.
00:03:12Et la réponse, nous interpellions hier la mosquée de Paris sur le fait qu'il y aurait eu un million de morts en Algérie,
00:03:19alors qu'il n'y avait qu'un million de morts durant la Shoah.
00:03:22Petit recalcul historique assez intéressant.
00:03:25Et nous étudierons la réponse de la mosquée.
00:03:28Voilà le programme de ce jour.
00:03:30Vous nous appelez au 0 826 300 300.
00:03:33Je vous disais qu'Emmanuel Galasso est à l'affût pour vos appels.
00:03:35Et je ne doute pas, chers auditrices et auditeurs de Sud Radio,
00:03:39quel sujet que nous vous proposons aujourd'hui vous inciteront, vous interpellent.
00:03:43Et vous feront vous jeter sur le téléphone pour nous poser les questions les plus pertinentes de la journée.
00:03:47A tout de suite.
00:03:48Sud Radio. La France dans tous ses états. L'humeur de Pericot.
00:03:53Eh bien nous étions à Davos avec le président de la République française
00:03:56qui avait des échanges un petit peu aigredoux avec des révélations de textos avec le président Trump.
00:04:02Et puis on a passé un peu de côté une déclaration, j'allais dire phénoménale,
00:04:09de madame Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, qui nous dit ceci.
00:04:15Et juste après Davos, le week-end prochain, je m'envolerai pour l'Inde.
00:04:21Il y a encore du travail, mais nous sommes sur la voie d'un accord de libre-échange historique.
00:04:25Certains l'appellent le père de tous les accords.
00:04:31Cet accord créerait un marché de 2 milliards de consommateurs
00:04:33et pèserait presque un quart du PIB mondial.
00:04:37Mais c'est formidable. Cette bonne femme est absolument géniale.
00:04:41D'ailleurs je comprends pourquoi, monsieur Tosk, le premier ministre,
00:04:44le président du gouvernement polonais, se demandait
00:04:48mais madame Ursula von der Leyen est-elle bien présidente de la Commission européenne
00:04:52ou est-elle toujours ministre de l'économie et des finances de la République fédérale d'Allemagne ?
00:04:57Vous vous rendez compte, vous avez aimé le Mercosur.
00:04:59On a eu peur du Mercosur, on bâtit fesses pour le Mercosur
00:05:01parce que c'est l'arrivée en Europe de produits qui viennent de l'Argentine et du Brésil.
00:05:05Mais là, c'est beaucoup mieux.
00:05:07On va ouvrir le marché européen à 2 milliards d'Indiens.
00:05:09Je vous donne juste un chiffre éloquent.
00:05:13L'écart entre les salaires moyens en Inde, il va de 280 à 400 euros.
00:05:18Vous voyez, ils sont très très bien payés.
00:05:20Alors qu'on est une européenne, le salaire moyen brut est de 3600 euros.
00:05:24Est-ce qu'on imagine le cataclysme économique, social et politique que suppose
00:05:29si on fait un Mercosur à la place d'Apuzi-Mercosur d'Amercoen
00:05:33à quand le Mercosur-Chine, bien entendu ?
00:05:35C'est-à-dire que c'est la mort de l'Europe.
00:05:36Nous ne savions pas que madame Ursula von der Leyen
00:05:39avait été mandatée, peut-être par les Etats-Unis,
00:05:42peut-être par une forme de globalisation générale
00:05:45pour détruire l'Europe.
00:05:46En tout cas, là, si vraiment elle passe à l'acte
00:05:49et si les Etats européens...
00:05:50C'est à se demander si elle les a consultés.
00:05:52Je voudrais l'avis des 27 chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union Européenne
00:05:56pour savoir si ce qu'a dit madame Ursula von der Leyen à Davos
00:06:00à propos des Indes est validé par le Conseil des ministres de l'Union Européenne.
00:06:03Mais c'est à ce point-là.
00:06:04Ou alors elle prend ses idées.
00:06:05On l'a vu faire avec.
00:06:06M. Trump est allé se soumettre à lui, lui dire...
00:06:09Elle a dit, oui, mais les marchés d'armes, c'est l'Europe qui va la condamner.
00:06:12Donc elle est présidente de l'Europe.
00:06:14Elle dépasse le Parlement européen.
00:06:15Elle dépasse les gouvernements.
00:06:17Je pense que cette information que nous révélons presque un petit peu
00:06:19pour en exclusivité, mais nous sommes le premier à la débattre sur Sud Radio,
00:06:22ne manquera pas de défrayer la chronique.
00:06:24Bien entendu, appelez-nous, chers auditeurs, là-dessus.
00:06:27Et puis surtout, si les chefs d'Etat européens veulent venir sur Sud Radio
00:06:30pour manifester leur inquiétude ou leurs doutes,
00:06:33eh bien ils sont les bienvenus au prochain forum à Sud Radio.
00:06:36Parce que là, quand même, Ursula, tu fais fort, mémé.
00:06:39Le racisme anti-blanc n'est-il qu'un fantasme d'extrême droite ?
00:06:43Spoiler, non.
00:06:43Mais celui qui en parle le mieux, c'est François Bousquet,
00:06:45qui est notre invité dans un instant.
00:06:47N'hésitez pas à nous appeler, à réagir en direct sur Sud Radio 0826 300 300.
00:06:51A tout de suite.
00:06:52France, dans tous ses états, le fait du jour.
00:06:55Si pour certains, le racisme anti-blanc demeure un fantasme d'extrême droite,
00:06:58pour d'autres, le racisme anti-blanc est une réalité, parfois quotidienne,
00:07:01et les exemples ne manquent pas.
00:07:03On en parle avec l'auteur d'une véritable enquête consacrée à ce fléau et à ce déni,
00:07:06le racisme anti-blanc, paru aux éditions de la Nouvelle Livrairie.
00:07:09Bonjour François Bousquet.
00:07:10Bonjour Maud.
00:07:11Bonjour François Bousquet, merci d'être sur Sud Radio.
00:07:14Bon, ben pourquoi est-ce qu'on parle du racisme anti-blanc aujourd'hui ?
00:07:17Alors, il semblerait que l'actualité témoigne quand même qu'il devient plutôt récurrent,
00:07:24mais malgré tout, il y a des gens qui en doutent.
00:07:26On écoute le son de nos collègues, de nos confrères, de nos confrères de quotidien.
00:07:32Un mot quand même pour l'autre grande victime de cette finale, c'est évidemment Marine,
00:07:36victime, comme CNews l'avait rappelé, de racisme anti-blanc.
00:07:40Ce fléau qui touche, d'après les chiffres de l'INSEE, absolument personne.
00:07:44Et qui fait zéro dégâts dans des régions comme Nulle part sur Loire.
00:07:49Voilà, zéro dégâts comme des régions dans Nulle part sur Loire.
00:07:53Ironie et humour de ce chroniqueur de quotidien.
00:07:57Ça nous a interpellé avec Maud.
00:07:58J'ai réécouté parce que je me demandais si c'était du premier, du quatrième, du cinquième degré.
00:08:02Non, non, non, non, le racisme anti-blanc, donc voilà.
00:08:06C'est des gens que, pour le racisme anti-blanc, on relève des gens qui ont fumé la moquette, c'est ça ?
00:08:09C'est totalement inventé.
00:08:10François Bousquet, vous l'avez étudié.
00:08:13Oui, oui, épinglé, épinglé, cela étant dit.
00:08:16Alors, on va donner une définition, c'est quoi le racisme anti-blanc déjà ?
00:08:19C'est une forme de racisme qui s'exerce à l'encontre des Blancs.
00:08:22Le racisme est un phénomène universel et c'est ce que conteste cet humoriste
00:08:25qui ne fait que traduire dans le langage médiatique la doctrine universitaire,
00:08:29la doctrine institutionnelle.
00:08:30Pour le maître, le mentor des études de genre du wokisme en France, Éric Fassin,
00:08:36le racisme anti-blanc est un non-phénomène pour les sciences sociales.
00:08:40Donc, c'est la culture savante et ça se traduit dans la culture populaire.
00:08:42On a vu Jean-Pascal Zaddy, il n'y a pas longtemps, qui a fait le grand effacement,
00:08:45nous dire que ça n'existait pas.
00:08:46C'est des formes d'humiliation peut-être, mais le racisme est forcément à sens unique.
00:08:49Des dominants contre les dominés, donc des Blancs contre le reste du monde,
00:08:52ce que dit Mathieu Kasowitz.
00:08:53Et quantité d'autres, si vous regardez la presse, les médias centraux, principaux, mainstream,
00:08:57le racisme anti-blanc soit est nié, soit est posé sous une forme interrogative.
00:09:01Existe-t-il ?
00:09:02Oui, il existe, comme le rappelait Maud, c'est un phénomène malheureusement quotidien, banalisé,
00:09:06mais pour ça, il faut sortir des studios de quotidien.
00:09:09Moi, je suis cet humoriste, moi je veux bien lâcher cet humoriste pendant deux minutes
00:09:11au Mureau, aux Ulysse, à Évry, à la Courneuve, à Clichy,
00:09:15puis on voit ce qui tient au bout de deux minutes.
00:09:16Alors, si on est dans une logique bien pensante, François Bousquet,
00:09:19le racisme anti-blanc, c'est juste la façon dont les peuples anciennement colonisés
00:09:23se rebellent contre leurs anciens colonisateurs sur leur propre territoire.
00:09:28Racisme anti-blanc, chrétien blanc, précisons,
00:09:30mais quand le président de la République dit à Jean-Luc Bourleau
00:09:33« Ton rapport, c'est finalement un rapport d'un mâle blanc de 50 ans »,
00:09:36est-ce qu'il n'ouvre pas la porte un petit peu à cette dérive ?
00:09:39Oui, oui, de toute façon, la racialisation, malheureusement,
00:09:42s'impose à l'agenda politique dès lors qu'on a une société multiculturelle.
00:09:47C'est une première, cette expérience.
00:09:48Jusqu'à présent, la République se flatte d'être indifférente,
00:09:52de ne pas être attachée aux différences.
00:09:54Voilà, c'est le postulat républicain, c'est ça.
00:09:56Elle est universaliste.
00:09:57Mais ça a fonctionné dans un univers qui était assez cohérent.
00:10:00Cohérent culturellement, religieusement, ethniquement aussi, malheureusement.
00:10:04Donc, dès lors qu'on a introduit du multiculturalisme,
00:10:06évidemment, on a introduit des tensions.
00:10:08En réalité, l'humoriste Louis Cattelat
00:10:11rebondit sur les polémiques et le buzz
00:10:13qu'il y a eu autour du numéro 2 de la Saracadémie.
00:10:17Et vous vous rendez compte que le même buzz il y a,
00:10:18rappelez-vous, le gardien du Paris Saint-Germain,
00:10:21Lucas Chevalier, il a reposté un petit tweet,
00:10:24il s'est rafalé sur les réseaux sociaux.
00:10:25Moi, je me rappelle d'un, de, de, de Hugo Lloris, en 2022,
00:10:29qui était le seul blanc dans l'équipe de France.
00:10:30Mais sur les réseaux sociaux, il s'est fait dévaster.
00:10:32C'est le propre des sociétés multiculturelles,
00:10:34de pousser à l'exacerbation de ces différences.
00:10:38Ça veut dire qu'aujourd'hui,
00:10:40il y a des secteurs de la société française
00:10:42où le fait de ne pas être d'origine étrangère ou immigrée
00:10:46suppose qu'il y a une agression.
00:10:48Le fait d'être blanc, ça veut dire qu'on est forcément dominant,
00:10:52qu'on est forcément, on représente un système d'exploitation.
00:10:55Mais je vous laisse imaginer, Perico,
00:10:56le chômeur de Vierzon est dominant.
00:10:58C'est pas possible.
00:10:59Alors, il est évident que dans l'esprit de quelqu'un
00:11:01qui a la chair de sociologue,
00:11:04à Nanterre ou à Jussieu,
00:11:06ou à Tolbiac,
00:11:07il est évident que tous les blancs sont dominants,
00:11:08mais pas le chômeur de Vierzon, pas son fils.
00:11:11Son fils, dans la cour d'école,
00:11:13où il est minoritaire,
00:11:15dans la rue, sur les terrains de football,
00:11:16est victime de racisme en sixième, cinquième, quatrième.
00:11:20Quand je dis de racisme anti-blanc,
00:11:21je m'entends, je vais loin.
00:11:22Ce sont des tentatives d'humiliation.
00:11:24On leur met là à gras.
00:11:26C'est-à-dire qu'on les humilie.
00:11:27Et ça, la société ne veut pas le reconnaître.
00:11:28Le paradoxe, François Bousquet,
00:11:30c'est qu'il fut une époque où, dans les écoles,
00:11:32où dans les, j'allais dire, les entités sociales,
00:11:34vous aviez des immigrés qui étaient minoritaires,
00:11:36et qui étaient acceptés, intégrés.
00:11:39Il n'y avait pas ce sentiment de racisme anti-blanc,
00:11:41alors qu'ils auraient pu dire
00:11:42qu'on n'est que deux ou trois d'origine nord-africaine,
00:11:44ou subsaharienne, en classe.
00:11:47Alors qu'aujourd'hui,
00:11:48je finis juste,
00:11:49aujourd'hui, vous avez des classes où ils sont majoritaires,
00:11:52et c'est celui qui est minoritaire,
00:11:55parce qu'il est blanc, chrétien ou français,
00:11:57d'origine, qui est ciblé.
00:11:59Comment ça se fait qu'on soit arrivé à ce déséquilibre ?
00:12:01Il y a une bascule,
00:12:02il y a une aversion accusatoire.
00:12:03Il y a 40 ans, d'antiracisme officiel,
00:12:05on a créé un récit d'une France raciste,
00:12:08coloniale, esclavagiste.
00:12:10Elle l'a été, partiellement,
00:12:11mais pas totalement.
00:12:14Il y a une grandeur,
00:12:15il n'y a pas seulement un passif,
00:12:16il y a un actif à l'histoire de France.
00:12:18On s'est focalisé sur ce passif.
00:12:19Les jeunes dont je recueille les témoignages me disent
00:12:22en sixième, cinquième,
00:12:23nous sommes les parangons de la France.
00:12:25Dès qu'arrive l'esclavage,
00:12:27la classe nous tombe dessus.
00:12:29Simplement, je conteste un point.
00:12:30Moi, je fais un tome 2,
00:12:31je remonte, il y a un demi-siècle.
00:12:33Il y a un demi-siècle, déjà,
00:12:35on est confronté,
00:12:36moi j'ai des témoignages accablants,
00:12:38banlieue de Saint-Étienne,
00:12:39banlieue de Lille, accablant,
00:12:41où le petit blanc est massacré en sixième au collège.
00:12:43Il est massacré.
00:12:44Mais il n'a pas le droit de faire entendre sa voix.
00:12:46Dès qu'il va se plaindre auprès du proviseur,
00:12:48on reconnaît la caractérisation de l'agression,
00:12:51du racket, mais dès lors qu'il dit
00:12:54ce sont un tel ou un tel,
00:12:56c'est le mur qui tombe.
00:12:58Donc il l'a cherché, quelque part.
00:12:59Il l'a cherché.
00:12:59Et pourquoi, et j'en finis,
00:13:02pourquoi il y a eu un white flight,
00:13:05donc une fuite des Blancs,
00:13:07aux Etats-Unis, en Angleterre, en France,
00:13:09on parle de millions de gens,
00:13:10c'est pas rien,
00:13:11on parle de millions de Parisiens,
00:13:12de millions de Lillois, de Nantais, de Toulousains,
00:13:14qui ont migré vers un autre territoire.
00:13:17Dans ce qu'on appelle le périurbain,
00:13:18dans le pavillon.
00:13:19Pour quelle raison ?
00:13:20Alors qu'il vivait comme des rois.
00:13:21Moi, tous les témoignages me disent,
00:13:22au Mureau, c'était génial.
00:13:24À les 70, c'était génial.
00:13:26Dans la cour de ferme,
00:13:27on n'avait pas les toilettes.
00:13:28Là, il y a les toilettes.
00:13:28Je reçois Alexandre Devecchio tout à l'heure
00:13:30pour son livre Côte à Côte.
00:13:31Et tout d'un coup, ça se passe mal.
00:13:33Tout d'un coup, il y a un choc des cultures.
00:13:34Moi, je ne crois pas au clash des civilisations
00:13:36à l'échelle globale.
00:13:38Ça ne repose sur aucun élément tangible.
00:13:40En revanche, dans la cour d'école,
00:13:42dans le hall d'immeuble,
00:13:43sur les terrains de football,
00:13:44il y a un clash des civilisations domestiques.
00:13:48Ce sont des univers antagonistes
00:13:49qui se confrontent.
00:13:50Moi, j'ai des témoignages.
00:13:51Ce n'est pas compliqué.
00:13:52Là, toujours, catégorie populaire.
00:13:551980, à l'Aïd,
00:13:57on égorge les moutons dans les box.
00:13:59Les petits blancs, ils s'en vont.
00:14:01Voilà.
00:14:02Nous l'allumions de Jacques Chirac
00:14:03aux odeurs des immigrés.
00:14:04Oui, simplement.
00:14:05Moi, ce que j'appelle le grand blanc.
00:14:07Oui.
00:14:08Quotidien est caractéristique
00:14:10de ce que j'appelle le grand blanc.
00:14:11Le grand blanc, il a une posture de chic gauchiste
00:14:13qui est très confortable.
00:14:15C'est la crise de Colline Serrault.
00:14:18Quand on habite à Neuys,
00:14:19on n'est pas raciste.
00:14:20Quand on habite à Saint-Ny,
00:14:21on le devient.
00:14:22Parce qu'on retourne sur cette confrontation
00:14:24de cultures qui sont antagonistes.
00:14:26Il commence où, alors,
00:14:28dans la vision de celui
00:14:30qui se sent racialisé
00:14:31ou anciennement colonisé,
00:14:33le blanc, je veux dire,
00:14:35est-ce qu'il peut y avoir
00:14:36parmi les populations blanches
00:14:37des gens qui sont prolétarisés,
00:14:38qui sont pauvres,
00:14:39qui sont dans la fracture sociale ?
00:14:40Mais il n'existe pas.
00:14:40Eux aussi, ils sont frappés
00:14:41ou ils se sentent solidaires ?
00:14:43Non, justement,
00:14:44le rapprochement que voulait faire
00:14:46Auréa Boutelja,
00:14:47tu vois, c'est à la sortie
00:14:48un livre à la fabrique
00:14:49sur le sujet entre le beau,
00:14:50déjà, le terme est problématique,
00:14:52et je ne sais plus
00:14:54comment on l'appelle
00:14:54les gens des banlieues.
00:14:55Non, cette rencontre
00:14:56ne se fait pas la preuve
00:14:57par le marinisme municipal,
00:14:58par le vote RN,
00:15:01le vote ouvrier RN,
00:15:02qui est un vote de classe,
00:15:03assurément,
00:15:04ça n'est pas un pli,
00:15:05il y a un déclassement
00:15:05de cette France complète,
00:15:06j'y vis,
00:15:07totalement désindustrialisée,
00:15:08qui n'intéresse pas
00:15:09notre outil statistique.
00:15:11Moi, j'insiste là-dessus.
00:15:12Il n'y a aucune étude
00:15:13sur le coût financier
00:15:14du white flight en France,
00:15:15alors qu'on parle peut-être
00:15:16de 10 millions de gens.
00:15:1710 millions.
00:15:18C'est quand même vertigineux.
00:15:19C'est votre chiffre,
00:15:19c'est votre estimation.
00:15:21C'est l'électoire du RN.
00:15:23Tout d'un coup,
00:15:23il y a du périurbain
00:15:24qui surgit de nulle part,
00:15:25depuis 30 à 40 ans.
00:15:27C'est-à-dire que les gens
00:15:27quittent la ville
00:15:28pour s'installer
00:15:29dans des banlieues
00:15:30où ils sont dans
00:15:32un univers culturel
00:15:35qui leur est familier,
00:15:36et dans lequel
00:15:37il n'y a pas de confrontation.
00:15:40Est-ce qu'il ne s'étend pas
00:15:41aussi à des populations,
00:15:44souvent dans la jeunesse,
00:15:46d'origine immigrée,
00:15:46qui sont parfaitement intégrées,
00:15:48qui sont parfaitement
00:15:49en harmonie
00:15:50avec la société française
00:15:51et la culture française,
00:15:52ceux-là ne se font-ils
00:15:53pas montrer du doigt
00:15:54quand on dit
00:15:54arrête de faire ton français ?
00:15:56Si, oui, oui.
00:15:57Il y a le Harki,
00:15:59il y a le Bunti.
00:16:01Par définition,
00:16:02ces communautés-là
00:16:03n'acceptent pas
00:16:04qu'on s'intègre
00:16:05ou le premier de la classe.
00:16:06Mais simplement,
00:16:08on se rend compte,
00:16:09en sociologie,
00:16:10on se rend compte en réalité
00:16:12que plus la présence
00:16:13en France est ancienne,
00:16:15moins l'assimilation
00:16:17se produit.
00:16:18C'est des enquêtes récentes,
00:16:19je crois,
00:16:20de l'IFOP
00:16:20sur la radicalisation
00:16:21de la population musulmane.
00:16:22Selon la génération
00:16:23à François Bousquet ?
00:16:24Selon ?
00:16:24Il y a des générations
00:16:25qui se sont vraiment intégrées,
00:16:26voire assimilées.
00:16:26Mais les enfants non.
00:16:27Et ensuite,
00:16:27il y a eu une régression.
00:16:29Chez les enfants,
00:16:30la deuxième,
00:16:30troisième génération,
00:16:31et on appelle ça en sociologie
00:16:32une radicalisation des attitudes.
00:16:34On l'observe dans toutes les communautés.
00:16:36Par exemple,
00:16:36si vous regardez le vote portugais,
00:16:38là, en France,
00:16:39les Français portugais
00:16:40ont voté massivement
00:16:41à la droite de la droite.
00:16:42Beaucoup plus
00:16:43que les Portugais
00:16:44qui sont au Portugal.
00:16:46Même chose
00:16:46pour la communauté marocaine.
00:16:48Donc inquiétude.
00:16:49En fait,
00:16:50on se heurte
00:16:50à un problème d'assimilation.
00:16:52Pourquoi ?
00:16:52Parce qu'il y a
00:16:52une masse critique.
00:16:53Je suis un disciple
00:16:54de Paracels.
00:16:55Tout est poison,
00:16:56rien n'est poison.
00:16:57Le poison,
00:16:57c'est la dose.
00:16:58fut un temps
00:17:00où la gauche
00:17:03osait parler de dose.
00:17:05Rocard,
00:17:06Mitterrand,
00:17:06au-delà de 10%,
00:17:07que sais-je,
00:17:08etc.
00:17:09Aujourd'hui,
00:17:09on n'ose plus.
00:17:11Et notre appareil statistique,
00:17:12c'est aussi un des problèmes.
00:17:13Notre appareil statistique,
00:17:14l'INSEE,
00:17:15l'INED,
00:17:16mais également
00:17:16tout l'appareil statistique
00:17:18de nos ministères,
00:17:19de l'intérieur,
00:17:20du travail,
00:17:21etc.
00:17:21ne travaillent pas
00:17:22sur ces sujets-là.
00:17:22Le concept d'immigration choisi
00:17:24est donc devenu
00:17:25un sujet polémique.
00:17:26On n'a pas à choisir
00:17:27sans l'opédation.
00:17:27C'est ce que disait
00:17:28Finkielkraut hier
00:17:30sur une chaîne
00:17:31du service public,
00:17:32c'est l'hospitalité
00:17:34inconditionnelle.
00:17:35Voilà,
00:17:35on ne regarde pas.
00:17:36François Bousquet,
00:17:37est-ce que l'origine
00:17:38de cette racialisation
00:17:41du blanc
00:17:41et de cet antagonisme
00:17:43parfois violent
00:17:44ne vient pas du début
00:17:45de la repentance ?
00:17:46On vous a colonisé,
00:17:47on a des excuses
00:17:48à vous présenter
00:17:48et nous,
00:17:49malgré tout,
00:17:50par notre pigmentation,
00:17:51par notre sociologie,
00:17:52nous sommes complices
00:17:53de nos ancêtres
00:17:54qui vous ont colonisé.
00:17:55Oui,
00:17:56et on doit continuer
00:17:57à l'assumer ?
00:17:58Oui,
00:17:58non,
00:17:58non,
00:17:59ça on potentialise
00:18:00un ressentiment.
00:18:00Il y a deux pathologies
00:18:01de la mémoire,
00:18:01l'amnésie,
00:18:02l'hypermnésie.
00:18:03La colonisation,
00:18:04c'est hypermnésique.
00:18:05On ne parle que de ça,
00:18:06donc ça devient névrotique,
00:18:07un point névrotique.
00:18:08Entre des gens
00:18:09qui n'ont pas été colonisés
00:18:10et des gens
00:18:11qui n'ont colonisé personne.
00:18:12Personne.
00:18:12ça pose la question
00:18:14de la responsabilité
00:18:14des collectives.
00:18:15Il faut l'évacuer.
00:18:16La faute majeure
00:18:17en histoire,
00:18:17c'est l'anachronisme.
00:18:18On passe notre temps
00:18:19à regarder le passé
00:18:20avec les lunettes d'aujourd'hui.
00:18:22Rien ne marche
00:18:23dans ce process.
00:18:24Comme si nous disions
00:18:24aux Allemands,
00:18:25vous avez déporté,
00:18:26aux Allemands d'aujourd'hui,
00:18:27aux adolescents allemands,
00:18:28vous avez déporté nos...
00:18:30Oui,
00:18:30et puis moi,
00:18:31je le fais dans mon tome 2.
00:18:32Il y a un racisme anti-asiatique
00:18:34délirant,
00:18:34vraiment délirant.
00:18:35J'ai des témoins,
00:18:35c'est accablant.
00:18:36L'Asie n'a pas colonisé
00:18:38l'Afrique subsaharienne.
00:18:39Je veux dire,
00:18:39c'est qu'on arrête.
00:18:40Les Suédois n'ont pas
00:18:41colonisé l'Afrique.
00:18:42Vous voulez dire
00:18:43des racismes
00:18:44à l'intérieur
00:18:45des populations d'origine...
00:18:46Parce que c'est universel.
00:18:47La théorie du racisme systémique
00:18:50que reprend à son compte
00:18:51Yann Barthez,
00:18:52son chroniqueur et humoriste,
00:18:54veut que le racisme
00:18:56ne peut exister que du blanc
00:18:57à l'encontre du reste du monde.
00:18:59Or non,
00:18:59non,
00:19:00le racisme
00:19:01gangrène le corps social
00:19:03parce que,
00:19:05je le répète,
00:19:06c'est toutes les sociétés
00:19:07qui ont fait cette expérience
00:19:08multiculturelle.
00:19:09Il n'y en a pas 40 000,
00:19:11la Hugoslavie.
00:19:12On parle de problèmes
00:19:13confessionnels en Hugoslavie,
00:19:14que confessionnels.
00:19:15Ça a pété.
00:19:17Le Liban,
00:19:18ça a pété.
00:19:18Vous regardez l'Autriche,
00:19:20ça a pété.
00:19:21Et on se livre à une expérience
00:19:22XXL
00:19:23en s'imaginant
00:19:25qu'on va vivre ensemble.
00:19:26C'est cet historien
00:19:27qui avait dit
00:19:27que l'esclavage,
00:19:28il a été inventé
00:19:29par des nations africaines
00:19:30au profit des Arabes
00:19:32qui faisaient des...
00:19:32Et là,
00:19:33ça a été tragique.
00:19:35Oui,
00:19:35il n'y a pas
00:19:35Péteret Grenouillot,
00:19:36c'était fait.
00:19:36Alors maintenant,
00:19:37il a changé,
00:19:37donc ça n'est pas
00:19:37pas le cas que ça s'appelle
00:19:38Grenouillot.
00:19:38Tout à fait.
00:19:39Et Péteret Grenouillot
00:19:39s'est fait tomber dessus.
00:19:41Mais simplement,
00:19:41vous voyez à quel point
00:19:42il y a un déséquilibre
00:19:43et une asymétrie.
00:19:43Christiane Taubira
00:19:44fait voter une loi
00:19:45qui criminalise
00:19:46la contestation
00:19:47de l'esclavage.
00:19:48Mais seulement
00:19:49la traite transatlantique.
00:19:52On retombe
00:19:52sur le point
00:19:53que vous pointiez,
00:19:54sur le chapitre
00:19:55que vous pointiez,
00:19:55cette culpabilité.
00:19:56Il y a un psychanalyste
00:19:57qui s'appelle
00:19:57Daniel Siboni
00:20:05mais tout au-dessus.
00:20:06Il regarde d'en haut
00:20:07le petit blanc
00:20:07qui est votre Marine Le Pen.
00:20:09Mais le petit blanc
00:20:09qui est votre Marine Le Pen
00:20:10parce qu'il a le SMIG,
00:20:11mon garçon.
00:20:11Parce qu'il vit en pavillon.
00:20:12Il a 30 ans de traite
00:20:13pour le payer son pavillon.
00:20:15Et son putain de pavillon,
00:20:15il a dû l'acheter
00:20:16parce qu'il a dû quitter
00:20:17la banlieue
00:20:17dans laquelle
00:20:18tu as fait venir
00:20:18des immigrés.
00:20:19François Bousquet,
00:20:20nous restons sur ce de radio
00:20:21des citoyens et des citoyennes
00:20:22de la République française
00:20:23et nous partageons
00:20:24un destin commun
00:20:25avec tous les gens
00:20:25qui vivent en France
00:20:26et qui sont heureux d'y vivre.
00:20:27Merci d'avoir été
00:20:28sur ce de radio
00:20:29François Bousquet.
00:20:30Sans doute aurons-nous
00:20:31occasion de reparler
00:20:32de ce sujet.
00:20:33A bientôt.
00:20:33Vous restez avec nous
00:20:34pour les perles
00:20:35et on attend vos appels
00:20:35au 0826 300 300.
00:20:37On vous donne la parole
00:20:38en direct sur Sud Radio.
00:20:39A tout de suite.
00:20:41Sud Radio,
00:20:42la France dans tous ses états,
00:20:44les perles du jour.
00:20:46À cause de ces putains de zombies,
00:20:48je ne l'ai plus.
00:20:49Maintenant,
00:20:49je me cherche
00:20:50une nouvelle maison.
00:20:51Un square parisien
00:20:52abandonné au dealer,
00:20:53c'est l'un des innombrables
00:20:54territoires perdus
00:20:55de la municipalité
00:20:56qui tente de le reconquérir.
00:20:57Oui, c'est un square
00:20:58qui est dans le nord de Paris,
00:21:00le square de la Chapelle.
00:21:02Exactement son nom,
00:21:03c'est le square
00:21:04Louise de Marillac
00:21:05qui était un endroit
00:21:07où les personnes âgées
00:21:08allaient se promener,
00:21:11les jeunes.
00:21:11Et là,
00:21:12passé 18 heures,
00:21:13personne ne peut plus y aller.
00:21:14C'est devenu
00:21:15un territoire perdu
00:21:16de la République.
00:21:17C'est un sujet
00:21:17qu'on va évoquer
00:21:18plusieurs fois aujourd'hui
00:21:19avec des dealers,
00:21:21de l'alcoolisme,
00:21:22des scènes de violence.
00:21:23Et puis,
00:21:24rien ne se passe.
00:21:25la municipalité de Paris
00:21:28voulait en faire
00:21:28un espace canin
00:21:29pour que les chiens
00:21:30aillent se promener.
00:21:31Et là,
00:21:32ça a pris des proportions
00:21:32absolument tragiques.
00:21:33On le signale
00:21:34parce que ce n'est pas
00:21:35le seul cas,
00:21:36mais là,
00:21:36ça prend des proportions
00:21:37absolument abominables.
00:21:39Les riverains
00:21:40sont scandalisés
00:21:41et il y a visiblement
00:21:42une passivité.
00:21:43On considère
00:21:44qu'il y a peut-être
00:21:44des zones sur lesquelles
00:21:45on laisse comme ça.
00:21:46Au moins,
00:21:46ils sont là,
00:21:47ils ne sont pas ailleurs
00:21:47et on laisse faire.
00:21:49Autrefois,
00:21:49ça s'appelait
00:21:49la cour des miracles.
00:21:50Et là,
00:21:51c'est la cour
00:21:51des tragédies
00:21:53et des cauchemars.
00:21:55J'ai eu un ordre
00:21:56de commencer
00:21:57à enlever
00:21:58deux maisons
00:21:59en fin de journée.
00:22:00Je me suis rendu compte
00:22:01par mon patron
00:22:01que j'avais démolé
00:22:03la mauvaise.
00:22:04Vous vous rappelez peut-être
00:22:05de la chanson
00:22:05Péricot de Paul Nareff
00:22:06qui a tué Grand-Maman.
00:22:07Avec ses paroles,
00:22:08le bulldozer a tué Grand-Maman
00:22:09et changé ses fleurs
00:22:10en marteau-piqueur.
00:22:10C'est à peu près
00:22:11ce qui est arrivé
00:22:11à une retraitée
00:22:12dont la maison a été détruite
00:22:13il y a quelques jours.
00:22:14Tout à fait.
00:22:15On a des phénomènes
00:22:16aujourd'hui de sécheresse.
00:22:17On a des phénomènes
00:22:18d'éboulements de terrain.
00:22:19Les constructions,
00:22:20les fondations
00:22:21n'étaient pas adaptées
00:22:22à l'évolution du climat.
00:22:24Et là,
00:22:24c'est une belle maison
00:22:26en Molière
00:22:26qui a eu une fissure
00:22:27sur sa façade.
00:22:30Et donc,
00:22:30elle appartenait
00:22:31à une retraitée.
00:22:32Et puis,
00:22:32l'administration arrive
00:22:34et dit
00:22:34il faut détruire la maison.
00:22:35Elle est proche de la route.
00:22:37Il faut détruire la maison.
00:22:38Alors,
00:22:38évidemment,
00:22:39elle a essayé de résister.
00:22:40Elle a essayé
00:22:40d'entreprendre des procédures
00:22:42pour voir si elle pouvait réparer.
00:22:43Et c'est vrai qu'il y a des coups.
00:22:44Elle n'avait peut-être pas les moyens.
00:22:46Et finalement,
00:22:46voyant qu'elle,
00:22:47elle n'avait pas de solution
00:22:48que l'on ne lui laissait pas délai.
00:22:49Eh bien,
00:22:50les pouvoirs publics
00:22:51ont envoyé un bulldozer
00:22:53et on voit la scène
00:22:54où le bulldozer
00:22:55détruit la maison
00:22:56sous les yeux
00:22:57de cette retraité
00:22:58effondrée.
00:22:59Évidemment,
00:23:00en pleurs
00:23:00qui voient sa vie disparaître
00:23:01tous ses biens.
00:23:02C'est quand même d'une violence.
00:23:03En République française,
00:23:04je veux bien croire
00:23:05que ça puisse se passer
00:23:07dans des pays
00:23:08où les situations économiques
00:23:09et sociales
00:23:10sont désastreuses.
00:23:11Mais là,
00:23:11je pense qu'il y avait peut-être
00:23:12d'autres moyens
00:23:12avant de détruire cette maison
00:23:13que l'on puisse permettre
00:23:15à cette retraité
00:23:15de préserver son patrimoine
00:23:17et son habitation.
00:23:18Eh bien,
00:23:18non.
00:23:19La réglementation
00:23:20a eu le dernier mot
00:23:21et on voit le bulldozer
00:23:22qui vient comme un char d'assaut
00:23:24écrasant quelque chose.
00:23:25C'est une scène très violente
00:23:26et évidemment,
00:23:27on est de tout cœur
00:23:28avec cette malheureuse personne.
00:23:30N'oublie pas,
00:23:31je dois te démonter ta race.
00:23:33Si je m'envoie les sacs
00:23:33de bas dans ma sacoche,
00:23:34je serai au bout.
00:23:35Alors,
00:23:36ma chère Maud,
00:23:36une fillée de 10 ans
00:23:37est allée en cours
00:23:37avec un couteau à viande
00:23:39pour régler ses comptes
00:23:40carrément pendant qu'on y est.
00:23:42Carrément.
00:23:43Je vous racontais avant
00:23:44cette histoire
00:23:45dans une école
00:23:46que je connais bien
00:23:47du 10e arrondissement.
00:23:49Il y a aussi un élève
00:23:49qui est arrivé avec un couteau
00:23:50et il n'y avait pas
00:23:52de mauvaise intention,
00:23:52il voulait jouer.
00:23:53Pour autant,
00:23:53il a été exclu
00:23:55parce que ce sont des situations
00:23:56qui sont inacceptables.
00:23:57Ils ont bien changé
00:23:58les chamailleries
00:23:58à la récré Péricault.
00:23:59C'est le Parisien
00:24:00qui le révèle aujourd'hui.
00:24:01L'effet remonte
00:24:02à novembre dernier
00:24:02dans les Yvelines.
00:24:03Une élève de CM2
00:24:04s'est présentée en cours
00:24:05avec un couteau caché
00:24:06dans sa trousse
00:24:07pour menacer une camarade
00:24:08avec qui elle ne s'entendait plus
00:24:09depuis quelques semaines.
00:24:10Elle l'aurait menacée
00:24:11plusieurs fois en concluant
00:24:12« sinon je te tue ».
00:24:13Ce sont trois élèves
00:24:14qui ont alerté leur maîtresse
00:24:15qui a rapidement confisqué
00:24:17l'arme à cette jeune fille.
00:24:18Les parents de sa camarade adverse
00:24:19ont évidemment porté plainte
00:24:20et l'établissement
00:24:21a déclenché son protocole
00:24:22« stop harcèlement ».
00:24:24Mais ce n'est pas
00:24:24la première fois que ça arrive.
00:24:25Vous venez d'en citer un exemple.
00:24:28En juin dernier
00:24:28dans une école élémentaire
00:24:29de Bourg-en-Bresse
00:24:30une élève de 11 ans
00:24:31avait aussi caché
00:24:32un couteau dans sa trousse.
00:24:34La police était intervenue
00:24:35cette fois
00:24:35quand on dit que la société
00:24:36devient de plus en plus violente.
00:24:38On peine à croire
00:24:39que ça puisse aussi toucher
00:24:40de si jeunes enfants
00:24:41comme quoi.
00:24:42Eh bien écoutez...
00:24:44Je vous promets
00:24:45je n'ai pas d'arme sur moi.
00:24:46Non mais...
00:24:47Enfin bon, les couteaux
00:24:48c'est d'abord
00:24:49que les parents laissent
00:24:50à disposition des enfants
00:24:51la cuisine
00:24:52je ne sais pas
00:24:54quand on va aller
00:24:54quand on se rend compte
00:24:55que l'enfant est armé
00:24:56alors l'enfant
00:24:56est très très malin
00:24:57très entraîné
00:24:59et arrive à cacher l'arme.
00:25:00Dossier à suivre
00:25:00j'espère qu'on n'aura pas
00:25:02trop d'anecdotes
00:25:03de ce genre
00:25:03à raconter.
00:25:05Nous avions hier
00:25:06qu'est-ce qu'on avait raconté
00:25:09cette...
00:25:09L'un écrivant
00:25:11qui avait tenu des propos
00:25:13qui avait visité
00:25:14les chiffres de la Shoah
00:25:15et de la mort
00:25:16des morts
00:25:18pendant la guerre d'Algérie.
00:25:19La Grande Mosquée
00:25:19nous a adressé
00:25:20un communiqué aux médias
00:25:22qui ont relayé
00:25:23le propos d'un écrivain
00:25:24accusé de faire du révisionnisme
00:25:25dans les mercredis communiqués.
00:25:27Alors la Grande Mosquée
00:25:28vole à la rescousse
00:25:29de l'écrivain
00:25:29Gabriel Souleka
00:25:30qui je le rappelle
00:25:31y tenait une conférence
00:25:32il y a quelques jours
00:25:32affirmant qu'il y avait eu
00:25:33plus de morts
00:25:34pendant la guerre d'Algérie
00:25:35que pendant la Shoah
00:25:36avec des chiffres totalement faux
00:25:371 million de juifs tués
00:25:38au lieu de 6 millions
00:25:39et 1,5 million d'Algériens
00:25:41au lieu de 500 000
00:25:42tout ça pour dire au fond
00:25:43que tous les morts
00:25:43ne se valent pas.
00:25:44Un cours d'histoire
00:25:45assez malsain.
00:25:46Alors naturellement
00:25:46en tant que journaliste
00:25:47nous avons rectifié ces chiffres
00:25:48mais pour la Grande Mosquée
00:25:50le problème
00:25:50ce n'est pas le révisionnisme
00:25:52ni le négationnisme
00:25:53de Gabriel Souleka
00:25:54c'est la haine
00:25:54anti-musulmans
00:25:55Péricault.
00:25:56Elle évoque
00:25:57la récente polémique
00:25:58mise en oeuvre
00:25:58par certains médias
00:26:00fondamentalement
00:26:00hostiles aux musulmans
00:26:01je les cite
00:26:02alors pour appuyer son propos
00:26:03la Grande Mosquée
00:26:04indique que Gabriel Souleka
00:26:05a diffusé une vidéo
00:26:06hier et un communiqué
00:26:07déclarant avoir commis
00:26:09une erreur d'expression
00:26:10en faisant référence
00:26:11à un chiffre correspondant
00:26:12aux victimes du camp d'Auschwitz
00:26:13lorsqu'il parlait
00:26:14d'un million de morts
00:26:15et il insiste sur le fait
00:26:16que l'Holocauste
00:26:17est un génocide
00:26:18ayant fait 6 millions
00:26:18de victimes juives
00:26:19et toute tentative
00:26:20de minimisation
00:26:21de relativisation
00:26:22ou de négation
00:26:22est moralement
00:26:23historiquement inacceptable
00:26:24et doit être
00:26:25systématiquement combattue
00:26:27une erreur d'expression
00:26:28qu'il aura fallu rendre
00:26:29publique et polémique
00:26:30pour qu'elle soit corrigée
00:26:31mais faut avouer
00:26:32à moitié pardonnée.
00:26:33Oui, oui
00:26:34on prend acte
00:26:35de cette rectification
00:26:37effectivement
00:26:37aux Jvits
00:26:38un million et demi
00:26:39c'est pas de l'antislamisme
00:26:42là c'était
00:26:42l'antisémitisme
00:26:43et puis l'antinégationnisme
00:26:45accessoirement
00:26:46et ça tombe
00:26:47je rappelle que ça peut tomber
00:26:48sous la loi
00:26:50de la loi Guesso
00:26:51qui condamne
00:26:52d'une sanction
00:26:52assez sévère
00:26:53tous ceux qui se livrent
00:26:54au négationnisme
00:26:55ou ne serait-ce qu'au révisionnisme
00:26:56en contestant
00:26:57la réalité de la Shoah.
00:26:59Les produits laitiers
00:27:00nous amènent pour la vie.
00:27:02Alerta, l'intoxication
00:27:03si vous avez un nourrisson
00:27:04et que vous lui donnez
00:27:05du lait Nestlé
00:27:06ôtez-lui le biberon de la bouche.
00:27:07Oui, il y a eu
00:27:08un cas
00:27:10d'intoxication
00:27:12d'un nourrisson
00:27:13donc le lait Nestlé
00:27:14le lait pour enfants
00:27:15est un sujet très sensible
00:27:17le lait en poudre
00:27:17pour les nourrissons
00:27:18il y a souvent eu
00:27:19des accidents
00:27:21dans l'histoire
00:27:21c'est un problème
00:27:22de l'industrie agroalimentaire
00:27:23les normes
00:27:24c'est un produit très sensible
00:27:25et là c'est Nestlé
00:27:26qui a été touché
00:27:27donc effectivement
00:27:28Nestlé qui est
00:27:29beaucoup dans le collimateur
00:27:30depuis quelques mois
00:27:32quelques années
00:27:32sur des pizzas
00:27:33ou sur l'opérier
00:27:35et là nous apprenons
00:27:36que le groupe Lactalis
00:27:38rappelle 6 lots
00:27:39de lait picot
00:27:41du lait infantile
00:27:42en France
00:27:42et 18 pays
00:27:43seraient aussi
00:27:44concernés
00:27:46par ce lait
00:27:47contaminé
00:27:47par une bactérie
00:27:48une bactérie dangereuse
00:27:49donc voilà
00:27:50on dit
00:27:50à l'industrie agroalimentaire
00:27:52bon pour les adultes
00:27:53c'est très embêtant
00:27:54pour les nourrissons
00:27:55c'est encore plus grave
00:27:56on se souvient
00:27:56une tragédie
00:27:57avec des bébés
00:27:58ce sont nos bébés
00:27:59voilà donc
00:28:00c'est bien
00:28:00c'est bien de faire du profit
00:28:02c'est important
00:28:02d'avoir du lait
00:28:03du lait en poudre
00:28:04pour les enfants
00:28:04soyons très exigeants
00:28:06très vigilants
00:28:07pour que ce genre
00:28:08d'accident
00:28:08ne se reproduise jamais
00:28:10là pour le coup
00:28:10tolérance zéro
00:28:11et on termine
00:28:14avec un appel
00:28:14urgent
00:28:15lancé par l'établissement
00:28:16français du sang
00:28:17qui recherche
00:28:18des donateurs
00:28:18oui
00:28:19on a vu l'autre jour
00:28:22qu'aux urgences
00:28:23de Rennes
00:28:24deux personnes
00:28:25étaient mortes
00:28:25parce qu'elles n'avaient pas pris
00:28:26et là on a une alerte
00:28:28il y en a quelques fois
00:28:29en disant attention
00:28:30les stocks baissent
00:28:30là c'est vraiment
00:28:31un cri d'alarme
00:28:32un cri d'urgence
00:28:33les hôpitaux français
00:28:34manquent cruellement
00:28:36le sang du donateur
00:28:37universel
00:28:38c'est à dire
00:28:39le résus
00:28:39eau négatif
00:28:40qui permet de donner
00:28:41à tout le monde
00:28:41ça manque terriblement
00:28:43ça veut dire
00:28:44est-ce qu'à un moment donné
00:28:45il y a un seuil
00:28:45où il n'y en a pas assez
00:28:46et il y a des gens
00:28:47qui risquent de mourir
00:28:48parce qu'il n'y a pas
00:28:48de possibilité
00:28:49de faire des transfusions
00:28:50ou de donner du sang
00:28:52et bien voilà
00:28:53appel aux donateurs
00:28:54c'est un appel social
00:28:55c'est un appel sanitaire
00:28:56ça révèle quand même
00:28:58alors est-ce que ça révèle
00:28:59une redéfinition
00:29:01de notre paysage sanitaire
00:29:03est-ce que ce sont des carences
00:29:04est-ce que les gens
00:29:05donnent moins
00:29:05est-ce qu'il y a moins
00:29:06de partage
00:29:07est-ce qu'il y a moins
00:29:07de civisme
00:29:08et de civilité
00:29:09ça soulève beaucoup
00:29:10de questions
00:29:11on suivra ce dossier
00:29:12de très près
00:29:12ma chère Maud
00:29:13et puis on verra
00:29:15est-ce que vous avez donné
00:29:16du sang vous-même
00:29:16je crois que ça ne m'est
00:29:17jamais arrivé en fait
00:29:18encore
00:29:18moi je sais
00:29:19je ne suis pas un exemple
00:29:19à suivre
00:29:20moi ça m'est arrivé
00:29:21c'est ma phobie
00:29:22ça engendrait un petit malaise
00:29:23d'ailleurs on m'a dit
00:29:23c'est pas grave
00:29:24ça peut arriver
00:29:25enfin voilà
00:29:26en tout cas
00:29:26si vous êtes aujourd'hui
00:29:27si vous êtes de résus
00:29:28au négatif
00:29:30n'hésitez pas à aller
00:29:30dans le centre de don
00:29:32du sang le plus proche
00:29:33de chez vous
00:29:33et donnez-le
00:29:34vous ferez un acte social
00:29:35et vous sauverez probablement
00:29:37des vies
00:29:37et voilà
00:29:38en tant qu'auditeur
00:29:39de Sud Radio
00:29:40je sais que vous êtes
00:29:40sensible à cette thématique
00:29:42c'est une façon
00:29:43d'aller secourir les gens
00:29:44on n'a pas toujours
00:29:45les moyens d'aider
00:29:46ceux qui sont dans la misère
00:29:47mais en tout cas
00:29:47donner son sang
00:29:48c'est sauver des vies
00:29:49c'est très important
00:29:49Julien
00:29:50un petit commentaire peut-être
00:29:52Julien non
00:29:53pas de commentaire
00:29:54je crois qu'il ne pourra pas
00:29:54donner son sang
00:29:55trop d'alcool
00:29:57non trop d'amour
00:29:59non non non
00:30:00le sang
00:30:02je ne vais pas dire
00:30:02que j'ai goûté
00:30:03je ne suis pas vampire
00:30:04mais le sang de Julien Delmas
00:30:05c'est plein d'amour
00:30:06et plein de ferveur
00:30:06Emmanuel Galassone
00:30:08en plus son sang
00:30:09ne doit pas être mal
00:30:09je ne vous demande pas
00:30:10votre résus tous les deux
00:30:11mais bon
00:30:12je sais que si on a besoin
00:30:13on vous tac
00:30:14on vous fera une transmission
00:30:15gare à la fraude
00:30:16à l'étiquetage
00:30:17dans certaines enseignes
00:30:19qui profitent de la crise agricole
00:30:21bien pour mentir
00:30:22sur la provenance
00:30:22de certains produits
00:30:23on en parlera dans un instant
00:30:24avec Lionel Candelon
00:30:25que vous connaissez bien
00:30:26sur Sud Radio
00:30:27et n'hésitez pas à nous appeler
00:30:28à lui poser
00:30:28toutes vos questions
00:30:29en direct
00:30:30sur Sud Radio
00:30:300826 300 300
00:30:32à tout de suite
00:30:33midi 14h
00:30:35Sud Radio
00:30:36la France dans tous ses états
00:30:39de la fraude
00:30:39à l'étiquetage
00:30:40pour répondre
00:30:40à la crise des agriculteurs
00:30:42c'est ce que certaines
00:30:42grandes et moyennes enseignes
00:30:43ont trouvé de mieux à faire
00:30:44dans le Pas-de-Calais
00:30:45indiquer de fausses provenances
00:30:46si possible françaises
00:30:47du délit pénal
00:30:48pouvant aller jusqu'à
00:30:49300 000 euros d'amende
00:30:50et deux ans de prison
00:30:51dans un contexte
00:30:51de tensions particulièrement
00:30:53fortes avec le monde agricole
00:30:54on en parle avec celui
00:30:55qui file l'une des actions
00:30:56les plus relayées
00:30:57dans un supermarché
00:30:58en dénonçant
00:30:58la provenance
00:30:59de certains aliments
00:31:00il est le président
00:31:01de la chambre d'agriculture
00:31:02du Gers
00:31:02bonjour Lionel Candelon
00:31:03oui bonjour
00:31:05bonjour Lionel Candelon
00:31:06merci d'être sur Sud Radio
00:31:07aujourd'hui
00:31:08bon le combat
00:31:08le combat d'agriculture
00:31:10continue
00:31:10avec l'enjeu du Mercosur
00:31:12bien entendu
00:31:13mobilisation massive
00:31:14occupation de Paris
00:31:15et puis là
00:31:15on a des éléments
00:31:16nouveaux
00:31:17sur le fait que
00:31:19est-ce que
00:31:20on se pose la question
00:31:21est-ce que la grande distribution
00:31:22n'est pas finalement
00:31:23à l'origine
00:31:23de tous ces problèmes
00:31:25de cet non-respect
00:31:26du libre-échange
00:31:27du non-respect
00:31:28de l'économie de marché
00:31:29importation de produits
00:31:31qui sont
00:31:31qui proviennent
00:31:32de pays
00:31:33où la concurrence
00:31:34n'est pas respectée
00:31:35il y a un problème
00:31:36de traçabilité
00:31:36là on met le doigt
00:31:37sur des grandes surfaces
00:31:38qui ont modifié
00:31:40l'étiquetage
00:31:40quelle est la position
00:31:42de la coordination rurale
00:31:43par rapport à ça
00:31:43est-ce qu'on en fait assez
00:31:44en France
00:31:45pour s'assurer
00:31:45que les produits
00:31:46qui arrivent de l'étranger
00:31:471 sont étiquetés
00:31:48comme il se doit
00:31:49et respectent
00:31:50les normes françaises
00:31:51alors moi je ne pointerai pas
00:31:53que la grande distribution
00:31:54mais également
00:31:55l'agro-industrie
00:31:56parce que les industriels
00:31:57de l'agro-alimentaire
00:31:58sont les premiers responsables
00:32:00puisque c'est eux
00:32:00qui transforment les produits
00:32:01et qui souvent maquillent
00:32:02les origines
00:32:03et je parle bien
00:32:03de maquillage
00:32:04et après à la coordination
00:32:06rurale
00:32:07il est hors de question
00:32:08de continuer
00:32:08dans un système
00:32:09où on cache les origines
00:32:11où on les maquille
00:32:11où même on met
00:32:12des drapeaux bleu blanc rouge
00:32:13alors que les produits
00:32:15sont importés
00:32:15à un moment donné
00:32:16il faut vraiment
00:32:17qu'il y ait des contrôles
00:32:18et surtout des sanctions
00:32:19parce que des contrôles
00:32:19aujourd'hui on en fait
00:32:20partout dans tous les magasins
00:32:22y compris chez nos agro-industriels
00:32:24qu'on pointe du doigt régulièrement
00:32:25mais il n'y a jamais
00:32:26une sanction
00:32:27qui leur est appliquée
00:32:28et aujourd'hui
00:32:28c'est intolérable
00:32:29encore hier matin
00:32:31dans l'Héros
00:32:32sur une base de Super U
00:32:34on voyait des vins
00:32:36maquillés
00:32:36avec des AOP
00:32:37ou avec des étiquettes
00:32:39sur certains produits alimentaires
00:32:41paysans bretons
00:32:41etc.
00:32:42alors que c'était
00:32:42que des produits espagnols
00:32:43donc à un moment donné
00:32:44il faut arrêter
00:32:45de nous prendre
00:32:46pour des idiots
00:32:46on a des denrées alimentaires
00:32:49qui arrivent
00:32:49qui sont non conformes
00:32:51à la réglementation
00:32:51franco-française
00:32:52qui sont non conformes
00:32:53à la réglementation
00:32:54de l'Union Européenne
00:32:55et qui contiennent
00:32:56des produits dangereux
00:32:57mais pas que
00:32:58elles contiennent aussi
00:32:59des produits alimentaires
00:33:00qui ne respectent pas
00:33:01nos charges
00:33:01et nos cahiers des charges
00:33:03sociales et économiques
00:33:04et aujourd'hui
00:33:05on ne peut plus tolérer
00:33:06de recevoir
00:33:06ces produits-là
00:33:08alimentaires
00:33:08dans nos grandes surfaces
00:33:09et dans notre agro-industrie
00:33:13alors c'est clair
00:33:14sauf que l'agro-industrie
00:33:15on sait quelquefois
00:33:16qu'elle le fait
00:33:17pour rester compétitive
00:33:18en tarif
00:33:19avec les conditions
00:33:20d'achat
00:33:20de la grande distribution
00:33:21et que pour s'aligner
00:33:22sur cette compétitivité
00:33:23et bien on tripote
00:33:24un petit peu
00:33:25je ne les dédouane pas
00:33:26mais je dis qu'au départ
00:33:27les prix imposés
00:33:28le prix bas
00:33:28le low cost imposé
00:33:29par la grande distribution
00:33:30contraint souvent
00:33:31soit les
00:33:32vous le savez bien
00:33:33les agriculteurs
00:33:33à vendre à perte
00:33:34sinon ils perdent le marché
00:33:35notamment ça a été le cas
00:33:36souvent sur le lait
00:33:37ou d'autres produits
00:33:39et l'industrie agroalimentaire
00:33:41dit
00:33:41les prix sont tellement bas
00:33:43il faut qu'on se débrouille
00:33:44pour rester compétitif
00:33:45sinon on est
00:33:46comme on dit
00:33:46déréférencé
00:33:47Lionel Candelon
00:33:50aujourd'hui
00:33:51les normes
00:33:52qui sont indiquées
00:33:53c'est la belle bidon
00:33:55comme vous dites
00:33:55bleu blanc rouge
00:33:56il y a
00:33:56un label
00:33:58qui avait été mis en place
00:33:59par Stéphane Lefau
00:34:00le ministre de l'agriculture
00:34:00avec nez élevé
00:34:01abattu en France
00:34:02celui-là est censé être fiable
00:34:03mais attention
00:34:04vous dites bien
00:34:05c'est pas parce qu'il y a
00:34:05un drapeau français
00:34:06une petite coquart tricolore
00:34:07que ce produit
00:34:08vient de la France
00:34:08la triche elle est facile
00:34:10à ce niveau-là
00:34:10on a vu des viandes
00:34:13estampillées
00:34:13viandes bovines françaises
00:34:15et elles étaient nées
00:34:17élevées en battu
00:34:18partout dans le monde
00:34:18sauf en France
00:34:19donc aujourd'hui
00:34:20on a un problème
00:34:21d'étiquetage et de suivi
00:34:22mais on a un problème
00:34:23de contrôle et de sanctions
00:34:24je le répète
00:34:25le problème c'est les sanctions
00:34:26si vous mettez
00:34:27à un magasin
00:34:28200 000 euros de pénalités
00:34:29parce qu'il a fraudé
00:34:30sur des origines
00:34:31il ne va pas s'y amuser
00:34:32trois fois
00:34:32vous dites qu'il y a
00:34:34un problème de prix
00:34:35mais moi je peux
00:34:36vous amener
00:34:37faire les tours des rayons
00:34:38notamment sur du foie gras
00:34:40par exemple
00:34:40c'est un produit
00:34:41que je maîtrise énormément
00:34:42puisque je le produis
00:34:44vous avez des foie gras
00:34:46étrangers
00:34:46des magrets étrangers
00:34:47qui sont plus chers
00:34:49que nos produits
00:34:50à nous
00:34:50bien sûr
00:34:51le problème il est là
00:34:51c'est qu'on a tellement
00:34:52d'intermédiaires
00:34:53dans la chaîne agroalimentaire
00:34:54qu'en fait tout le monde
00:34:55prend sa marge
00:34:56au passage
00:34:56sauf le paysan
00:34:57et résultat des courses
00:34:59on a des produits
00:35:00qui sont vendus plus chers
00:35:01dans les grandes surfaces
00:35:01que dans nos propres étals
00:35:03à nous
00:35:03et vous savez bien
00:35:04c'est plutôt lérable
00:35:05et vous savez bien
00:35:06il suffit qu'il y ait
00:35:07une simple manipulation
00:35:08sur un ingrédient
00:35:09importé au-delà de l'Europe
00:35:10pour qu'il prenne
00:35:11l'estampille du pays
00:35:12on l'a su avec les lasagnes
00:35:13à la viande de cheval
00:35:15et puis il y a eu
00:35:16d'autres cas depuis
00:35:16nous sommes en ligne
00:35:17avec Philippe
00:35:18qui nous appelle
00:35:19de Casillac
00:35:20bonjour Philippe
00:35:20oui bonjour
00:35:21bonjour Péricault
00:35:22et bonne année
00:35:23et bonne santé
00:35:23à tout le monde
00:35:23merci Philippe
00:35:25merci Philippe
00:35:25merci de nous donner
00:35:28la parole
00:35:29et j'écoutais justement
00:35:30j'étais en livraison
00:35:32parce qu'on fait du beau donné
00:35:33et on est en activité
00:35:34de boulangerie
00:35:35et on fait une campagne
00:35:35et j'écoutais votre émission
00:35:37qui est très intéressante
00:35:38mais là je me pose des questions
00:35:40parce que depuis
00:35:41trois semaines
00:35:42un mois
00:35:42un mois et demi
00:35:43depuis que ça a commencé
00:35:43les grands patrons de GMS
00:35:46on ne les entend pas
00:35:46sur les plateaux télé
00:35:47et c'est inquiétant
00:35:48soit ils se cachent
00:35:49soit ils ont peur
00:35:50pourquoi ils ont peur
00:35:51à votre avis
00:35:51pourquoi ils ont peur
00:35:52à votre avis
00:35:52si l'agriculture
00:35:54depuis des décennies
00:35:56elle est en arrivée
00:35:56là où on en est
00:35:57plus gagner sa vie
00:35:58et perdre de l'agriculture
00:35:59c'est à cause des GMS
00:36:01et des industriels
00:36:02et là je crois
00:36:03qu'il ne faut pas avoir peur
00:36:04de le dire
00:36:04soyez plus précis
00:36:05vous pensez qu'ils impliquent
00:36:06ils impliquent quoi
00:36:07ça implique quoi de leur part
00:36:08ça implique
00:36:10ils ont poussé
00:36:11le monde agricole
00:36:11à produire
00:36:12produire
00:36:13produire à bas coût
00:36:14et on a fait croire aux gens
00:36:16on a fait croire
00:36:16à la population française
00:36:18que se nourrir
00:36:19et se soigner
00:36:20ça ne coûtait rien
00:36:21et c'est faux
00:36:22et c'est faux
00:36:23ça a un prix
00:36:25ça a un prix
00:36:25ça a un prix
00:36:26voilà
00:36:26et c'est le problème
00:36:27on en est là
00:36:28et aujourd'hui
00:36:29on est au pied du mur
00:36:29comme le président
00:36:31de la république
00:36:31quand il a dû voter non
00:36:33pour le mercosur
00:36:33il était au pied du mur
00:36:34il ne pouvait plus reculer
00:36:35et là aujourd'hui
00:36:37on a perdu
00:36:38on était
00:36:39quand je me suis installé
00:36:39on était 1 million
00:36:40de 100 000 agriculteurs
00:36:41on est moins de 300 000
00:36:42et il prévoit
00:36:43100 000 agriculteurs
00:36:44dans 10 ans
00:36:45vous voyez
00:36:46et oui
00:36:46tableau tragique
00:36:48sur lequel on revient
00:36:48très souvent
00:36:49merci Philippe
00:36:50pour votre témoignage
00:36:51Julien Le Candelon
00:36:52que vous inspire
00:36:52cette observation
00:36:53de Philippe
00:36:54qui nous appelait
00:36:54de Cazillac
00:36:55il a tout à fait raison
00:36:57sur le constat
00:36:58maintenant
00:36:58c'est comment on s'en sort
00:36:59aujourd'hui
00:37:01la seule façon
00:37:01de s'en sortir
00:37:02c'est que la GMS
00:37:04prenne conscience
00:37:05et avec les agro-industriels
00:37:07qu'il faut maintenant
00:37:08acheter local
00:37:09acheter français
00:37:10moi je prends
00:37:11la marque repère
00:37:13sur les pattes
00:37:14de la chaîne Leclerc
00:37:15on l'avait instampillée
00:37:17l'année dernière
00:37:18nous dans le Gers
00:37:19il y avait
00:37:19trois origines possibles
00:37:21le premier
00:37:22c'était Amérique du Sud
00:37:23la deuxième
00:37:24c'était Asie
00:37:25et la troisième
00:37:26c'était Europe
00:37:27mais dans ce cas là
00:37:28j'ai dit
00:37:28au directeur
00:37:29du Leclerc
00:37:30j'ai dit
00:37:30mettez
00:37:31planète Terre
00:37:32ça ira plus vite
00:37:33ça prendra moins de place
00:37:34sur les paquets de pattes
00:37:35mais c'est comme ça
00:37:36partout
00:37:37aujourd'hui
00:37:37vous avez
00:37:38tout ce qui est à bas
00:37:39il n'y a aucune obligation
00:37:40de mettre les origines
00:37:42vous avez sur les produits
00:37:43transformés
00:37:43tout ce qui est céréales
00:37:46les légumes
00:37:47etc
00:37:47il n'y a plus
00:37:48une seule origine
00:37:49je vous garantis
00:37:50que si demain
00:37:50vous obligez
00:37:51aux industriels
00:37:52de marquer l'origine
00:37:53et que vous les obligez
00:37:54à mettre français
00:37:55dans les étals des GMS
00:37:56vous aurez
00:37:57les 80%
00:37:59des magasins
00:37:59vides
00:38:00vous savez que
00:38:01la législation
00:38:04de l'Union Européenne
00:38:05n'autorise pas
00:38:06la traçabilité
00:38:07sur les viandes
00:38:08dans les produits transformés
00:38:09ça c'est aussi
00:38:09un commande d'accruteur
00:38:10Lionel Candelon
00:38:11Madame Ursula
00:38:12Van der Leyen
00:38:13président de la Commission Européenne
00:38:14a annoncé
00:38:15je l'ai annoncé tout à l'heure
00:38:15au début de cette émission
00:38:16elle annonce la préparation
00:38:18d'un accord de libre-échange géant
00:38:20alors on est au-delà du Mercosur
00:38:22avec l'Inde
00:38:23est-ce que ça vous
00:38:24ça vous stimule
00:38:25vous vous dites
00:38:25chouette
00:38:26un marché de plus
00:38:27pour la France
00:38:27ou vous considérez
00:38:29que là on est en train
00:38:30de franchir des limites
00:38:31qui sont inacceptables
00:38:32non on continue
00:38:33de franchir les limites
00:38:34qu'on a déjà franchies
00:38:35il y a bien longtemps
00:38:35qui étaient déjà inacceptables
00:38:37avec le CETA
00:38:37et avec la Nouvelle-Zélande
00:38:39et en fait on va continuer
00:38:40à ouvrir au monde entier
00:38:42toutes les portes
00:38:43que nous on nous a fermées
00:38:44en interne
00:38:44au niveau de la France
00:38:46c'est-à-dire
00:38:46à nous faire appliquer
00:38:47des normes agro-environnementales
00:38:49et notamment pour les aléas climatiques
00:38:50et pour le réchauffement climatique
00:38:52sauf que
00:38:52on va faire profiter
00:38:54à tous les pays du monde
00:38:55qui sont responsables
00:38:56et je dis bien
00:38:57que ce sont eux
00:38:58qui sont responsables
00:38:59du réchauffement climatique
00:39:00on va leur permettre
00:39:01de nous envoyer
00:39:02tous les produits
00:39:03que nous on nous interdit
00:39:04de produire
00:39:04parce qu'ils sont dangereux
00:39:05pour la consommation
00:39:06et on va leur laisser
00:39:07grandes portes ouvertes
00:39:09de l'Europe
00:39:09et de la France
00:39:10pour qu'ils nous vendent
00:39:12toute leur merde
00:39:13il faut appeler
00:39:13un chat un chat
00:39:14toute leur merde
00:39:15qui ne respectent rien
00:39:16au niveau de l'agro-écologie
00:39:18de l'agro-environnemental
00:39:19et surtout au niveau
00:39:20de la santé
00:39:21de nos français
00:39:22et aujourd'hui
00:39:23il faut interdire
00:39:24dans toutes nos chaînes
00:39:25de distribution
00:39:26dans toutes nos chaînes
00:39:27agro-alimentaires
00:39:28tous les produits
00:39:29qui ne respectent
00:39:30ni nos normes
00:39:31phytosanitaires
00:39:32ni nos normes
00:39:33agro-environnementales
00:39:34et surtout
00:39:35nos normes sociales
00:39:36parce qu'aujourd'hui
00:39:37les paysans français
00:39:38sont en train de crever
00:39:39parce qu'on nous met
00:39:40en concurrence déloyale
00:39:41avec tous les autres pays
00:39:43du monde entier
00:39:43Lionel Candelon
00:39:44comment vous expliquez
00:39:45qu'après le Mercosur
00:39:46et bien entendu
00:39:47la panique
00:39:48la colère
00:39:48l'indignation
00:39:49que ça a soulevé
00:39:50la présidente
00:39:51de la commission européenne
00:39:52puisse dire
00:39:53maintenant
00:39:53après le Mercosur
00:39:54on va s'attaquer
00:39:55ils recherchent quoi
00:39:56vous sentez une stratégie logique
00:39:58et c'est quoi
00:39:58c'est de faire
00:39:59un grand marché unimondial
00:40:00une grande globalisation commerciale
00:40:03c'est de faire
00:40:04avec le reste
00:40:04de l'alimentation
00:40:06ce qu'on a déjà fait
00:40:06avec les céréales
00:40:07c'est-à-dire qu'aujourd'hui
00:40:08le marché des céréales
00:40:09est mondial
00:40:10tout le monde est mis
00:40:10en concurrence
00:40:11et nous
00:40:12nos agriculteurs
00:40:13nos céréaliers français
00:40:14n'arrivent plus à suivre
00:40:15parce que les coûts de production
00:40:16sont au-delà
00:40:17des prix de vente
00:40:17et en fait
00:40:18elle veut faire
00:40:18le même système
00:40:19de libre-échange
00:40:20dans toute l'alimentation
00:40:23aujourd'hui
00:40:24de l'Union européenne
00:40:24et de la France
00:40:25sauf qu'en fait
00:40:26elle a les pleins pouvoirs
00:40:27pourquoi ?
00:40:28parce que le président français
00:40:29ne représente plus rien
00:40:30au niveau du poids politique
00:40:32européen
00:40:33et on l'a bien vu
00:40:35avec le Mercosur
00:40:35on n'a plus que 4 pays
00:40:36qui sont contre le Mercosur
00:40:38tout simplement
00:40:39parce qu'on n'a plus
00:40:40de pouvoir politique
00:40:41aujourd'hui
00:40:41sur la représentation française
00:40:42tout simplement
00:40:43Merci Yannette Candelon
00:40:44pour ce témoignage
00:40:45donc vous voyez
00:40:46Ursula von der Leyen
00:40:47elle tire plus
00:40:48elle flingue
00:40:49mais je sens que
00:40:50les agriculteurs français
00:40:51resteront vigilants
00:40:52sur ce dossier
00:40:54je pense qu'il y aura
00:40:54de nouvelles mobilisations
00:40:55en tout cas une indignation
00:40:57comme vous dites
00:40:57est-ce que les pouvoirs
00:40:58publics français
00:40:59est-ce que le gouvernement
00:40:59aujourd'hui dispose
00:41:00des moyens
00:41:01qui lui sont nécessaires
00:41:02pour faire face
00:41:03et protéger
00:41:03vos agriculteurs
00:41:04la réponse
00:41:05dans les semaines
00:41:06qui vont suivre
00:41:06Merci Yannette Candelon
00:41:07je vous dis à très bientôt
00:41:08on aura évidemment
00:41:08l'occasion de vous réinviter
00:41:09sur Soudradio
00:41:10pour continuer
00:41:11un débat de ce dossier
00:41:12à très bientôt
00:41:12et maintenant nous allons retrouver
00:41:15Alexandre Devecchio
00:41:17qui a écrit
00:41:18nous vivions côte à côte
00:41:1930 ans de désintégration
00:41:21de la France
00:41:22et il va témoigner
00:41:23il était enfant à Saint-Denis
00:41:25il est aujourd'hui
00:41:26rédacteur en chef
00:41:27des pages Figaro Vox
00:41:28et on va voir ce témoignage
00:41:29dans cet ouvrage
00:41:30très très intéressant
00:41:31vous restez avec nous
00:41:31vous nous appelez
00:41:32au 0826 300 300
00:41:34Emmanuel Galasso
00:41:35va prendre vos questions
00:41:36je suis sûr que vous aussi
00:41:37vous avez une idée
00:41:38sur le fait qu'on vivait côte à côte
00:41:40vivra ton face à face
00:41:41comme l'a annoncé Gérard Collomb
00:41:42ministre de l'Intérieur
00:41:42le jour de sa passation de ce pouvoir
00:41:44c'est un vrai sujet
00:41:45qui anime des chires
00:41:46et inquiètes
00:41:47à la société française
00:41:48on attend vos appels
00:41:48à tout de suite
00:41:49sur Sudradio
00:42:01la France dans tous ses états
00:42:02le face à face
00:42:03reçoit aujourd'hui
00:42:04Alexandre Devecchio
00:42:06moi Perico Légas
00:42:08je suis très fier
00:42:08de recevoir Alexandre
00:42:09Devecchio
00:42:10qui est un
00:42:11le grand
00:42:14le grand Alexandre Devecchio
00:42:16vous publiez
00:42:18nous vivions côte à côte
00:42:19itinéraire d'un petit blanc de banlieue
00:42:21chez Fayard
00:42:22c'est le témoignage
00:42:24Alexandre Devecchio
00:42:25de 30 ans
00:42:26de désintégration
00:42:27à vos yeux
00:42:28de la société française
00:42:29vous racontez comment
00:42:30dans votre jeunesse
00:42:31vous étiez à Saint-Denis
00:42:32vous avez vu cet univers
00:42:33où on vivait côte à côte
00:42:34et vous redoutez
00:42:35comme l'avait
00:42:36un peu prédit
00:42:37Gérard Collomb
00:42:37lorsqu'il fait
00:42:39sa passation de pouvoir
00:42:39avec le premier ministre
00:42:40Édouard Philippe
00:42:40sur le perron du ministère
00:42:41de l'Intérieur
00:42:42est-ce que le côte à côte
00:42:43va finir dans un face à face
00:42:45c'est un peu ce que vous craignez
00:42:47alors bon
00:42:47l'ouvrage est un document politique
00:42:49vraiment passionnant
00:42:51c'est bouleversant
00:42:52vous écrivez avec le coeur
00:42:53il n'y a pas d'a priori
00:42:55vous serez récupéré forcément
00:42:57et il y a peut-être
00:42:58un petit peu de programme politique
00:42:59dans votre livre
00:43:00on va en discuter
00:43:01qu'est-ce qui vous a conduit
00:43:04à porter ce témoignage
00:43:06aujourd'hui
00:43:07vous êtes le petit-fils
00:43:10de Mario
00:43:10qui est italien
00:43:11de Joao
00:43:12qui est portugais
00:43:13pourtant vous êtes
00:43:14comme dans la chanson
00:43:15vous êtes un parfait français
00:43:17un français exemplaire
00:43:18à un moment donné
00:43:19vous avez senti
00:43:20qu'il y avait
00:43:20une fracture
00:43:21qui était en train
00:43:21de se créer
00:43:22dans ce pays
00:43:22et vous avez eu le besoin
00:43:24de dire attention
00:43:25on va dans le mur
00:43:26oui en fait
00:43:27j'ai écrit ce livre
00:43:28pas tant pour dénoncer
00:43:30la fracture
00:43:30parce qu'en réalité
00:43:31je ne suis pas le premier
00:43:32à l'avoir
00:43:33et je crois que le constat
00:43:34maintenant est largement
00:43:35partagé
00:43:36je parle de la phrase
00:43:37de Gérard Collomb
00:43:39Gérard Collomb
00:43:39qui est plutôt
00:43:40un homme de gauche
00:43:41et qui
00:43:41avant de quitter
00:43:43le ministère de l'Intérieur
00:43:44son testament
00:43:45a été plutôt
00:43:46un constat
00:43:47très inquiétant
00:43:48donc les constats
00:43:49ont été beaucoup faits
00:43:51et donc moi
00:43:52j'ai préféré
00:43:52passer par le récit
00:43:55faire un livre
00:43:56à la première personne
00:43:57parce que justement
00:43:57je crois que
00:43:58pour aller au-delà
00:43:59du constat
00:44:00il faut parfois
00:44:01décrire les choses
00:44:04avec chair
00:44:04donner à voir
00:44:07pour mieux donner
00:44:07à comprendre
00:44:08et particulièrement
00:44:09pour ce qui est
00:44:11une partie
00:44:11des élites politiques
00:44:13ou médiatiques
00:44:13qui restent malgré tout
00:44:14aveugles à cette question là
00:44:15je voulais
00:44:17qu'ils se mettent
00:44:18un peu à la place
00:44:19de ceux
00:44:20qui habitent en banlieue
00:44:21je trouvais que
00:44:22l'histoire des banlieues
00:44:23avait souvent été racontée
00:44:25du point de vue
00:44:25de ceux qui cassent
00:44:26de ceux qui brûlent
00:44:27des voitures
00:44:28qu'on les avait victimisés
00:44:30et qu'on ne s'était pas
00:44:31assez intéressé
00:44:32à tous ces français ordinaires
00:44:34qui vivent en banlieue
00:44:35qui subissent
00:44:36l'insécurité physique
00:44:37et culturelle
00:44:37donc je voulais raconter
00:44:38la banlieue
00:44:39de leur point de vue
00:44:40alors ça s'appelle
00:44:41itinéraire d'un petit blanc
00:44:42mais je précise
00:44:43qu'à l'intérieur du livre
00:44:45je parle plutôt
00:44:45de gens ordinaires
00:44:46et j'y mets également
00:44:47des gens
00:44:49de toutes les origines
00:44:50et de toutes les couleurs
00:44:50je rappelle que vous êtes
00:44:52journaliste au Figaro
00:44:53vous êtes rédacteur en chef
00:44:54du Figaro Box
00:44:55à ce titre
00:44:56vous avez rencontré
00:44:57des personnalités
00:44:57qui se sont
00:44:58des spécialistes
00:44:59des sociologues
00:45:00des historiens
00:45:00des politologues
00:45:01qui se sont penchés
00:45:02sur la question
00:45:03notamment Jean-Christophe Guilly
00:45:04Jérôme Fourquet
00:45:04bien sûr
00:45:05Gilles Kepel
00:45:06Michel Onfray
00:45:06et même Laurent Bouvet
00:45:08qui est le concepteur
00:45:09de l'insécurité culturelle
00:45:11vous dites bien
00:45:12voilà
00:45:12on a vécu ensemble
00:45:14ça allait à peu près bien
00:45:15jusqu'à ce que
00:45:16alors vous citez
00:45:17quelques dates
00:45:18qui auraient pu être
00:45:18j'en discutais d'ailleurs
00:45:20avec Jean-Henri Baudry
00:45:21est-ce que le 11 septembre 2001
00:45:23a bien été un tournant
00:45:24il y a eu d'autres dates
00:45:25à un moment donné
00:45:25est-ce qu'à un moment donné
00:45:28est-ce qu'à un moment donné
00:45:29parce que moi le 11 septembre 2001
00:45:30il y a des gens
00:45:31qui me sont dit
00:45:31qui sont venus me voir
00:45:32des musulmans français
00:45:33nous n'avons rien à voir
00:45:34avec ces gens là
00:45:34vous vous dites
00:45:35attention il y a eu ça
00:45:36mais il y a eu aussi
00:45:37des gens qui se sont dit
00:45:38donc les Twin Towers
00:45:39sont tombés
00:45:39donc on peut se rebeller
00:45:41donc on peut revendiquer
00:45:42une identité
00:45:43j'allais dire
00:45:43le monde des blancs
00:45:47oui le monde occidental
00:45:49en tout cas
00:45:49le monde occidental
00:45:51c'est vrai qu'au moment
00:45:53du 11 septembre
00:45:54moi je pensais
00:45:55que les musulmans
00:45:57allaient se dresser
00:45:58unanimement
00:45:59pour dire
00:46:00pas en notre nom
00:46:01en tout cas
00:46:01les musulmans français
00:46:03alors sans doute
00:46:03certains l'ont fait
00:46:04sans doute
00:46:04ça n'a pas été
00:46:06les plus visibles
00:46:08et les plus audibles
00:46:10mais j'ai été frappé
00:46:11moi en banlieue
00:46:12justement
00:46:13de l'inverse
00:46:14c'est votre chapitre
00:46:17le 12 septembre 2001
00:46:18au lycée Suger
00:46:19exactement
00:46:19ce chapitre commence
00:46:21par le 12 septembre
00:46:22au lycée Suger
00:46:23le lendemain
00:46:24on a un cours d'anglais
00:46:25la professeure d'anglais
00:46:27qui est d'origine américaine
00:46:29veut nous parler
00:46:30du 11 septembre
00:46:31et elle se heurte
00:46:32au ricanement
00:46:33pas de toute la classe
00:46:34mais en tout cas
00:46:35d'une partie de la classe
00:46:36il y a déjà
00:46:36cette comparaison
00:46:37avec le conflit
00:46:38israélo-palestinien
00:46:39c'est très intéressant
00:46:40de voir ça
00:46:41puisque aujourd'hui
00:46:42c'est un conflit
00:46:43qui est partout
00:46:43avec une forme
00:46:44de concurrence victimaire
00:46:45mais déjà
00:46:46il y a ces commentaires
00:46:47autour du conflit
00:46:48israélo-palestinien
00:46:49pourquoi on en fait
00:46:50toute une histoire
00:46:50sur le 11 septembre
00:46:52puisqu'il y a
00:46:52des enfants palestiniens
00:46:53qui meurent
00:46:55chaque jour
00:46:56et donc
00:46:58à l'époque
00:46:59je ne le prends pas
00:47:00tellement au sérieux
00:47:01si vous voulez
00:47:01mais c'est quand même
00:47:02rétrospectivement
00:47:03on se dit que c'est un signe
00:47:04avant-coureur
00:47:05déjà
00:47:05je crois qu'il y avait
00:47:06une minute de silence
00:47:07qui n'est pas tout à fait
00:47:08respectée
00:47:09et après il y a un phénomène
00:47:10qui est intéressant
00:47:11c'est que le voilement
00:47:13des femmes
00:47:14était quelque chose
00:47:15qui existait
00:47:16mais qui était encore
00:47:16marginal en banlieue
00:47:17et quelques semaines
00:47:19après le 11 septembre
00:47:20on voit que ça se multiplie
00:47:21donc
00:47:22certains se rangent
00:47:24derrière le drapeau
00:47:25de l'islam
00:47:26contre l'occident
00:47:26alors qu'on aurait
00:47:27pensé
00:47:28que c'était l'inverse
00:47:29et moi je pense que
00:47:30c'est vraiment une date
00:47:31qui marque
00:47:31le début
00:47:32d'une ré-islamisation
00:47:33de la jeunesse
00:47:35des banlieues
00:47:36parfois des enfants
00:47:37de la deuxième
00:47:37ou de la troisième génération
00:47:38qui sans doute
00:47:39au lieu de se reconnaître
00:47:41dans l'identité française
00:47:42se cherchent
00:47:42une identité de substitution
00:47:44une idée de combat
00:47:45et vont la trouver
00:47:46dans l'islamisme
00:47:48ça ne veut pas dire
00:47:48que tous évidemment
00:47:49basculeront dans le terrorisme
00:47:51mais il y a une forme
00:47:51d'hostilité à l'occident
00:47:53et à la France
00:47:53qui se fait jour
00:47:54à ce moment-là
00:47:55alors que vous dites bien
00:47:55toutes les populations étrangères
00:47:57qui sont venues en France
00:47:58alors vous
00:47:58vous avez des origines
00:47:59italiennes et portugaises
00:48:01même les italiens
00:48:02et les polonais
00:48:03ont connu aussi
00:48:03des yougostaves
00:48:04ils ont eux aussi
00:48:05connu à un moment donné
00:48:07du racisme
00:48:07du rejet
00:48:08de la méfiance
00:48:09dans des conditions
00:48:09souvent très violentes
00:48:10pour autant
00:48:11il y a une intégration
00:48:12qui se fait
00:48:12parce qu'ils viennent
00:48:13pour intégrer la république
00:48:14là vous avez l'air
00:48:15de mettre en cause
00:48:15un petit peu les élites
00:48:16et vous dites
00:48:16page 23
00:48:17dans votre introduction
00:48:19retour à Épinay-sur-Seine
00:48:20c'est pourquoi
00:48:21à travers ce livre
00:48:22j'entends aussi
00:48:23m'adresser aux élites
00:48:23que je côtoie
00:48:24par mon travail
00:48:25et dont je fais
00:48:26en quelque sorte
00:48:26partie aujourd'hui
00:48:27à sa modeste échelle
00:48:28j'espère que mon témoignage
00:48:29pourra contribuer
00:48:30à leur faire ouvrir
00:48:31les yeux
00:48:31sur certaines réalités
00:48:33et leur faire comprendre
00:48:34qu'il est illusoire
00:48:35de croire
00:48:35que l'on pourra redresser
00:48:36la France
00:48:37sans tenir compte
00:48:38des inquiétudes
00:48:38et des aspirations
00:48:39des classes moyennes
00:48:40et populaires
00:48:41vous mettez le doigt
00:48:41en disant c'est là
00:48:42le fait qu'elles se sentent
00:48:43dévalorisées
00:48:45et exclues
00:48:45notamment quand on ne tient
00:48:46pas compte de leur vote
00:48:47pousse effectivement
00:48:48les classes populaires
00:48:49à ne plus être la référence
00:48:51pour cette immigration
00:48:52qui voudrait s'assimiler
00:48:53ou s'intégrer
00:48:53exactement
00:48:53c'est d'ailleurs
00:48:55la vraie raison
00:48:56pour laquelle
00:48:56j'ai fait le livre
00:48:58c'est justement
00:48:58pour
00:48:58c'est le fil rouge
00:48:59pour m'adresser
00:49:01aux élites
00:49:03et dire
00:49:04vous ne pouvez pas
00:49:05continuer
00:49:06à invisibiliser
00:49:07voire mépriser
00:49:09toute une partie
00:49:10de la France
00:49:12les votes
00:49:15dont on parle
00:49:15la montée
00:49:16du rassemblement national
00:49:17depuis des décennies
00:49:19c'est à mon avis
00:49:20une conséquence directe
00:49:21de la montée
00:49:22de l'insécurité
00:49:22de la montée
00:49:23de l'islamisme
00:49:24du communautarisme
00:49:24mais aussi
00:49:25de la cécité
00:49:26voire de la condescendance
00:49:28avec laquelle
00:49:30les classes dirigeantes
00:49:31ont abordé
00:49:32ces questions-là
00:49:34et donc le livre
00:49:36je le fais effectivement
00:49:36pour faire réentendre
00:49:38la voix des classes populaires
00:49:39leur redonner
00:49:40de la fierté aussi
00:49:41parce que ce livre
00:49:42c'est un peu un éloge
00:49:43de l'assimilation
00:49:43et l'assimilation
00:49:44se fait par le haut
00:49:45alors vous l'avez dit
00:49:46vous faites une distinction
00:49:47entre assimilation
00:49:48et intégration
00:49:48on pourra la faire
00:49:49mais l'assimilation
00:49:51ou même l'intégration
00:49:51se fait en partie
00:49:53par le haut
00:49:54il faut que les élites
00:49:54la défendent etc
00:49:55elles ont cessé
00:49:56de la défendre
00:49:56mais elle se fait aussi
00:49:57beaucoup par le bas
00:49:58vous lisez
00:49:59et là on recolle
00:50:00la réalité elle se fait en bas
00:50:01avec un modèle de référence
00:50:03et longtemps
00:50:03les classes populaires
00:50:04ont été le modèle de référence
00:50:06mais à partir du moment
00:50:07où vous dévalorisez
00:50:08ces classes populaires
00:50:09où vous expliquez
00:50:10qu'elles sont racistes
00:50:11xénophobes
00:50:11beaufs
00:50:12vous ne pouvez plus
00:50:13permettre
00:50:14l'assimilation
00:50:15qui se font en fait
00:50:16par le contrôle social
00:50:17par le bas
00:50:18et par aussi
00:50:19l'adhésion
00:50:20à un modèle de référence
00:50:21à une identification
00:50:22vous ne permettez plus
00:50:23l'identification
00:50:24des nouveaux venus
00:50:25à ceux qui habitaient
00:50:26dans ces quartiers populaires
00:50:27que vous démontrez
00:50:28que là où cette intégration
00:50:29ou cette assimilation
00:50:30se fait bien encore
00:50:31c'est encore un des endroits
00:50:32où les classes populaires
00:50:33voilà
00:50:34où j'allais dire
00:50:35cette sociologie
00:50:36a encore des valeurs
00:50:37à transmettre
00:50:38et que du coup
00:50:39les immigrés
00:50:39ou les gens
00:50:40qui veulent
00:50:40qu'ils s'intégrer
00:50:41ont des références
00:50:42qu'ils n'ont plus ailleurs
00:50:43mais que lorsqu'il y a rupture
00:50:44il y a fracture sociale
00:50:46il y a fracture aussi
00:50:47avec le besoin d'intégration
00:50:48c'est un mâle
00:50:49qui est soluble
00:50:50ou vous pensez
00:50:50qu'il va en s'aggravant ?
00:50:51J'ai fait ce livre
00:50:53parce qu'on n'a pas
00:50:54d'autre choix
00:50:55que penser qu'il est soluble
00:50:56c'est-à-dire que
00:50:57si ça ne fonctionne pas
00:51:00si on n'arrive pas
00:51:01à renouer avec ce modèle-là
00:51:02il en sera fini
00:51:04de la France
00:51:04maintenant
00:51:05c'est pas un livre
00:51:06naïf non plus
00:51:06je pense que
00:51:08la première raison
00:51:09hormis toutes celles
00:51:10que j'ai évoquées
00:51:10on va y venir
00:51:11petit à petit
00:51:12on a une heure
00:51:12l'abandon
00:51:13ce que j'ai évoqué
00:51:15l'abandon du modèle
00:51:16d'assimilation
00:51:18le mépris des élites
00:51:19tout ça
00:51:19ce sont des raisons
00:51:20et des raisons fortes
00:51:20C'était par l'école ça
00:51:21C'était par l'éducation nationale
00:51:22notamment par l'école
00:51:23mais par l'école
00:51:24le discours médiatique
00:51:26qui était véhiculé
00:51:26on va y revenir
00:51:27mais toutes ces raisons
00:51:28sont importantes
00:51:28mais la première raison
00:51:29c'est pour ça que je vous dis
00:51:30que je ne suis pas naïf
00:51:31c'est quand même
00:51:31l'importance des flux migratoires
00:51:33c'est-à-dire que
00:51:34pour que l'assimilation
00:51:35notamment par le bas
00:51:36se fasse
00:51:36il faut qu'il subsiste
00:51:37un peu de mixité
00:51:38or quand les flux migratoires
00:51:39sont trop importants
00:51:41on se retrouve
00:51:42avec des concentrations
00:51:42de populations
00:51:43et autant on peut
00:51:45intégrer
00:51:45ou assimiler
00:51:46encore mieux
00:51:47des individus
00:51:48autant c'est impossible
00:51:49avec des peuples
00:51:49donc si vous voulez
00:51:51la première urgence
00:51:52c'est quand même
00:51:53de
00:51:54si vous voulez
00:51:55réduire drastiquement
00:51:56les flux migratoires
00:51:57une fois que ça c'est fait
00:51:59il n'en reste pas moins
00:52:00qu'il y a
00:52:00des gens
00:52:02de la deuxième
00:52:02ou de la troisième génération
00:52:03on ne les renverra pas
00:52:04chez eux
00:52:05ça c'est illusoire
00:52:06de le croire
00:52:07donc là il faut se battre
00:52:08pour les intégrer
00:52:09et surtout pour intégrer
00:52:10demain leurs enfants
00:52:11je reçois Alexandre Devecchio
00:52:13auteur de
00:52:14Nous vivions côte à côte
00:52:15itinéraire d'un petit blanc
00:52:16de banlieue
00:52:17chez Fayard
00:52:18Alexandre Devecchio
00:52:19raconte comment
00:52:20voilà
00:52:20il témoigne de 30 ans
00:52:21des intégrations
00:52:22et c'est de l'analyser
00:52:23de le décrypter
00:52:24et éventuellement
00:52:25de trouver des solutions
00:52:26je suis persuadé
00:52:26que c'est un sujet
00:52:27qui vous intéresse
00:52:28vous auditrices
00:52:28et auditeurs
00:52:29de Sud Radio
00:52:30appelez-nous
00:52:30est-ce que vous pensez aussi
00:52:31qu'il y a une rupture
00:52:33est-ce qu'il y a
00:52:33une perte de repère
00:52:34une perte de valeur
00:52:35est-ce que vous-même
00:52:36vous avez à côté de vous
00:52:37des gens qui étaient
00:52:38qui sont d'origine immigrée
00:52:39qui s'assimilent
00:52:40qui ne s'assimilent pas
00:52:41vous avez certainement
00:52:41votre opinion
00:52:42partout où vous habitiez
00:52:44c'est un phénomène
00:52:45qui est récurrent
00:52:46vous nous appelez
00:52:46au 0826 300 300
00:52:48et Emmanuel Galasso
00:52:50se fera un plaisir
00:52:51et un honneur
00:52:51de recevoir votre appel
00:52:52et Alexandre Devecchio
00:52:53d'y répondre
00:52:54avec courage et pertinence
00:52:55à tout de suite
00:52:55Vous êtes bien sur Sud Radio
00:53:04Perico Légas reçoit
00:53:06Alexandre Devecchio
00:53:07rappelez-nous
00:53:07au 0826 300 300
00:53:09je sais que c'est un sujet
00:53:10qui vous concerne
00:53:11qui vous intéresse
00:53:12nous vivions côte à côte
00:53:13itinéraire d'un petit blanc
00:53:14de banlieue
00:53:15et on espère ne pas vivre
00:53:16face à face
00:53:17comme l'avait prédit
00:53:18ou craint
00:53:19le ministre de l'Intérieur
00:53:20Gérard Collomb
00:53:21à l'époque
00:53:21où il passait
00:53:22la passation de pouvoir
00:53:23avec le Premier ministre
00:53:23Alexandre Devecchio
00:53:25il y a quand même
00:53:26un débat politique
00:53:27à l'intérieur
00:53:28de cet enjeu
00:53:28de l'intégration
00:53:29et de l'assimilation
00:53:30pourquoi
00:53:30est-ce que les gens
00:53:32qui viennent vivre en France
00:53:33qui sont là souvent
00:53:34depuis deux ou trois générations
00:53:35on a vu
00:53:36les générations anciennes
00:53:37étaient mieux intégrées
00:53:39et là il y a une revendication
00:53:40on concluait tout à l'heure
00:53:43que lorsque l'on se sent mal
00:53:44dans sa citoyenneté
00:53:45parce qu'on n'est pas respecté
00:53:46par le référendum
00:53:47parce qu'on n'est pas écouté
00:53:48et bien ça ne donne pas envie
00:53:50de devenir
00:53:50à ceux qui viennent de loin
00:53:51il s'est dit
00:53:52si c'est pour devenir comme ça
00:53:53c'est pas la peine
00:53:54pour autant
00:53:55il y a un débat
00:53:56à l'intérieur
00:53:57du clivage politique français
00:53:58vous faites allusion
00:53:59vous dites
00:54:00je ne serai pas
00:54:01je ne serai pas
00:54:01un prix Goncourt
00:54:02ou un prix Nobel de littérature
00:54:03vous dites
00:54:04ça fera bondir
00:54:04Édouard Louis
00:54:05Édouard Louis
00:54:06on se souvient
00:54:06en France
00:54:07l'intellectuel
00:54:08intellectuel de droite
00:54:10reste un oxymore
00:54:11voire une impossibilité
00:54:13et vous faites allusion
00:54:14à Annie Ernaud
00:54:15qui elle dit
00:54:16j'écrirai pour venger ma race
00:54:18c'est quoi
00:54:19venger sa race
00:54:20aujourd'hui
00:54:21vous qui êtes
00:54:21un enfant du prolétariat
00:54:22je ne vais pas parler comme ça
00:54:23vous êtes malheureux
00:54:25en tant que
00:54:26en tant que
00:54:26petit jeune de banlieue
00:54:28vous avez réussi vous
00:54:29mais tout le monde
00:54:30tout le monde ne réussit pas
00:54:31c'est ça
00:54:31non mais en tout cas
00:54:32je n'écris pas pour
00:54:33venger ma race
00:54:34mais pour payer ma dette
00:54:35c'est l'inverse
00:54:37d'Annie Ernaud
00:54:37il n'y a aucun ressentiment
00:54:39c'est vrai que la vie
00:54:40a été généreuse
00:54:41avec moi
00:54:42mais je ne crois pas
00:54:42qu'on puisse
00:54:43construire quelque chose
00:54:45de solide
00:54:46sur du ressentiment
00:54:47et je trouve que
00:54:48d'ailleurs
00:54:49ce qui me gêne
00:54:50dans le discours
00:54:50d'Annie Ernaud
00:54:51encore plus
00:54:52chez Édouard Louis
00:54:53c'est que justement
00:54:53ils racontent leur parcours
00:54:55de transfusse de classe
00:54:56ils ont plutôt bien réussi
00:54:58et ils crachent
00:54:59sur la classe
00:55:01d'où ils viennent
00:55:02sur leurs origines
00:55:03populaires
00:55:04en expliquant que
00:55:05les classes populaires
00:55:06sont très malheureuses
00:55:07parce qu'elles sont pauvres
00:55:08mais qu'en même temps
00:55:10elles sont racistes
00:55:11elles sont alcooliques
00:55:12elles sont
00:55:12au lieu de se pencher
00:55:14sur la cause
00:55:15de cette évolution politique
00:55:16je crois que ce n'est pas le cas
00:55:17c'est ce que j'ai voulu montrer
00:55:18dans le livre
00:55:19je crois que les classes populaires
00:55:20en France
00:55:21sont plutôt saines
00:55:22elles sont absolument
00:55:24pas racistes
00:55:24d'ailleurs je le dis
00:55:25en banlieue
00:55:25il peut y avoir
00:55:26un ras-le-bol
00:55:27du trop d'immigration
00:55:28lié à l'insécurité
00:55:30lié à la dépossession
00:55:32de leur mode de vie
00:55:32mais en même temps
00:55:33elles sont ultra tolérantes
00:55:34c'est-à-dire qu'il y a
00:55:35des mariages mixtes
00:55:36tout le monde sait
00:55:38qu'il distingue
00:55:40entre les gens
00:55:41les racailles
00:55:42et les gens biens
00:55:43est-ce qu'il y a encore
00:55:43une intégration ?
00:55:44oui
00:55:44et il y a encore
00:55:46ça marche pour certaines personnes
00:55:48l'intégration
00:55:49mais en tout cas
00:55:49ce que je dis
00:55:50c'est que les classes populaires
00:55:51ne pratiquent pas
00:55:53un racisme biologique
00:55:55ou ne sont pas
00:55:57xénophobes primaires
00:55:59en réalité
00:56:00elles distinguent
00:56:00entre les gens intégrés
00:56:02et les gens
00:56:02qui ne le sont pas
00:56:03ou les gens
00:56:03qui leur sont hostiles
00:56:05donc moi je voulais
00:56:06plutôt leur rendre hommage
00:56:08si vous voulez
00:56:09et si je suis là aussi
00:56:10c'est parce que
00:56:11j'ai reçu
00:56:11une bonne éducation
00:56:12et qu'elles m'ont transmis
00:56:13misent des bonnes valeurs
00:56:14donc je veux arrêter
00:56:15avec ce discours
00:56:17ce sont des beaufs
00:56:18ce sont des gens
00:56:19qui sont cassés
00:56:20non
00:56:20ce sont le coeur
00:56:21de la société
00:56:21justement
00:56:22il faut qu'elles redeviennent
00:56:24le coeur de la société
00:56:25si on veut
00:56:25que les nouveaux venus
00:56:26s'identifient à elles
00:56:28et puis si on veut
00:56:28faire marcher la société
00:56:29parce qu'une société
00:56:31où les classes populaires
00:56:31sont dénigrées
00:56:32sont malades
00:56:33etc
00:56:33ça ne peut pas fonctionner
00:56:34il ne peut pas y avoir
00:56:35de démocratie
00:56:36il ne peut pas y avoir
00:56:36de France comme ça
00:56:37c'est le coeur
00:56:38de votre propos
00:56:38Alexandre
00:56:39il y a Simon
00:56:40qui nous appelle
00:56:40de Perpignan
00:56:41bonjour Simon
00:56:42oui bonjour
00:56:44merci de nous appeler Simon
00:56:48nous vivions côte à côte
00:56:49vous vivez côte à côte
00:56:50vous aussi
00:56:51ou vous avez vécu côte à côte
00:56:53je connais bien
00:56:56je connais bien
00:56:57cet univers là
00:56:58ayant travaillé
00:56:59en milieu parisien
00:57:00bon
00:57:02vivre côte à côte
00:57:04Perpignan aussi
00:57:05Simon pardon
00:57:07Perpignan aussi
00:57:07est confronté à cette réalité
00:57:08oui mais c'est pas
00:57:10c'est pas la même proportion
00:57:12c'est pour ça
00:57:13que je me permettais
00:57:14de rebondir
00:57:15sur la région parisienne
00:57:16où là
00:57:17c'est plus que flagrant
00:57:18vous allez dans la 93
00:57:21ce qu'on dit
00:57:22le 9-3
00:57:22d'où est originaire
00:57:25d'où est originaire
00:57:25Alexandre de Vecchio
00:57:26je sais
00:57:27je sais
00:57:28c'est pour ça
00:57:28que j'ai cité
00:57:29cet exemple là
00:57:29parce que j'ai eu
00:57:30le plaisir
00:57:32de lire son dernier
00:57:33son avant dernier ouvrage
00:57:35j'ai plus le titre en tête
00:57:36c'était en recomposition
00:57:37sur le nouveau monde populiste
00:57:39pour me faire un peu de bien
00:57:40merci
00:57:41non non non
00:57:43mais c'est tout à fait ça
00:57:44ouvrage
00:57:45très très intéressant
00:57:46et je pense que
00:57:46je lirai le prochain
00:57:47parce que bon
00:57:50il est bien dit
00:57:51quand on le vit
00:57:52de l'intérieur
00:57:52les difficultés
00:57:54qui sont énoncées
00:57:55sont de la triste réalité
00:57:57et comme vient le dire
00:57:58Alexandre de Vecchio
00:57:59concernant
00:58:00maintenant
00:58:01le déclassement
00:58:02des classes populaires
00:58:03comment voulez-vous
00:58:05que des étrangers
00:58:06qui soient au contact
00:58:07de ces gens-là
00:58:08de ces gens-là
00:58:09de cette population-là
00:58:12oui c'est des français
00:58:14mais souvent c'est des français
00:58:15Fédé et Simon
00:58:16ah oui oui
00:58:18mais bien sûr
00:58:19mais ils le sont pas tous
00:58:20mais il y en a qui le sent
00:58:21et qui le vivent pas
00:58:22de cette façon-là
00:58:23ça c'est clair
00:58:23voilà
00:58:24et de ce fait
00:58:26il y a
00:58:28il y a une espèce
00:58:29maintenant
00:58:29d'accélération
00:58:30de non-intégration
00:58:33et d'accueil
00:58:34à tout va
00:58:36sans demander
00:58:37le moindre effort
00:58:37aux personnes
00:58:39qui viennent s'installer là
00:58:40et même qui viennent
00:58:41s'imposer
00:58:41en lieu et place
00:58:42des classes populaires
00:58:43qui sont déjà installées
00:58:46parce que justement
00:58:48pour mettre en place
00:58:49un communautarisme
00:58:50quand on parle de ghetto
00:58:51moi je m'insurge
00:58:53parce que c'est pas la réalité
00:58:54la réalité est que
00:58:57dès qu'une communauté
00:58:58s'installe à un endroit
00:58:59il y a le fait naturel
00:59:01que les restissants
00:59:04des pays
00:59:05de cette communauté
00:59:06vont se rapprocher d'eux
00:59:07pour faciliter
00:59:08leur installation
00:59:09mais pas leur intégration
00:59:10au contraire
00:59:11ils facilitent
00:59:13une rupture
00:59:14avec le besoin
00:59:15d'assimilation
00:59:16Simon c'est précisément
00:59:19ce qu'Alexandre
00:59:19Devecchio
00:59:20traite dans son ouvrage
00:59:21sur le terme de ghetto
00:59:23alors ils sont devenus
00:59:24peut-être de fait
00:59:24des ghettos
00:59:25mais il n'y a jamais
00:59:25vous avez raison
00:59:26de dire
00:59:26de rappeler
00:59:27qu'il n'y a jamais eu
00:59:28de volonté
00:59:28de la France
00:59:29de parquer
00:59:30les populations
00:59:32étrangères
00:59:33je rappelle que
00:59:34les grands ensembles
00:59:35ont été construits
00:59:36à un moment
00:59:36où il y avait
00:59:36une panne de logement
00:59:37en France
00:59:38et que c'était plutôt
00:59:39le début du confort
00:59:42pour les classes populaires
00:59:44qui précédemment
00:59:44habitaient dans des
00:59:45vidons-villes
00:59:46où avaient du mal
00:59:47à se loger
00:59:48et c'était
00:59:48dans les grands ensembles
00:59:50on trouvait
00:59:50toutes sortes
00:59:51de populations
00:59:52des Auvergnats
00:59:55des Pieds-Noirs
00:59:56des gens d'Afrique
00:59:58des Portugais
00:59:59des Rital
01:00:00tout ça vivait mélangé
01:00:02et avec le regroupement familial
01:00:05l'immigration qui est devenue massive
01:00:07il y a eu effectivement
01:00:08concentration
01:00:09les gens se sont regroupés
01:00:11entre eux
01:00:11de manière naturelle
01:00:13les diasporas
01:00:14se sont reconstituées
01:00:15en France
01:00:16et ça a donné
01:00:17effectivement
01:00:19des quartiers
01:00:20d'abord
01:00:21et maintenant
01:00:21quasiment des villes
01:00:22entières
01:00:23homogènes
01:00:24et dans ces conditions
01:00:25on va vers une forme
01:00:26de partition
01:00:27qui est extrêmement inquiétante
01:00:29Alexandre Devecchio
01:00:30il y a un de vos chapitres
01:00:31celui qui est page 71
01:00:32de la France
01:00:33black blanc beurre
01:00:34à la nouvelle guerre d'Algérie
01:00:36on en serait là
01:00:37oui
01:00:38alors bon
01:00:39c'est un titre
01:00:40les titres doivent être
01:00:41accrocheurs
01:00:42mais je
01:00:43j'évoque
01:00:45l'ambiance à Épinay-sur-Seine
01:00:46après un match de football
01:00:48on se souvient du fameux match
01:00:49au stade de France
01:00:50où Marie-Jange Buffet
01:00:51ministre des sports
01:00:52appelle à l'apaisement
01:00:54à l'apaisement
01:00:55et effectivement
01:00:55le stade de France
01:00:57envahi
01:00:58mais je donne un autre exemple
01:00:59un peu plus tard
01:01:00qui est moins connu
01:01:01c'est la coupe du monde
01:01:03au Brésil
01:01:05j'ai plus la date exacte
01:01:07en tête
01:01:08mais l'Algérie
01:01:09fait un très beau
01:01:10un très beau parcours
01:01:11à se qualifier
01:01:12jusqu'au quart de finale
01:01:13et donc
01:01:14c'est la fête
01:01:15à Épinay-sur-Seine
01:01:17et je décris
01:01:18moi je rentre chez moi
01:01:19j'étais déjà
01:01:20journaliste au Figaro
01:01:21à l'époque
01:01:21mais j'habitais toujours
01:01:22chez mes parents
01:01:24ça se trouve à un quart d'heure
01:01:25de la gare
01:01:26et je fais le trajet
01:01:27de la gare
01:01:27à chez moi
01:01:28et là
01:01:29oui
01:01:30la ville est aux couleurs
01:01:32de l'Algérie
01:01:32ce qui déjà
01:01:33peut être surprenant
01:01:34en France
01:01:34mais il y a un peu
01:01:36d'électricité
01:01:37d'agressivité
01:01:37dans l'air
01:01:38il y a une jeune femme
01:01:40je suis le seul blanc
01:01:41alors je n'aime pas
01:01:42ethniciser le débat
01:01:42mais dans la rue
01:01:43il y a une jeune femme
01:01:44qui se tourne vers moi
01:01:45et qui est voilée
01:01:46et qui me dit
01:01:46vive l'Algérie
01:01:47et qui crache par terre
01:01:49donc là il y a une forme
01:01:49d'hostilité
01:01:51en réalité
01:01:53on ne fait pas seulement
01:01:54l'Algérie
01:01:54on profite de la victoire
01:01:55de l'Algérie
01:01:56pour manifester
01:01:58une forme d'hostilité
01:01:59à la France
01:01:59qu'on ne voit pas
01:02:00d'ailleurs en Algérie
01:02:01donc là
01:02:03ça révèle quand même
01:02:04un problème
01:02:05d'intégration
01:02:06en instituant une démarcation
01:02:07en instituant une démarcation
01:02:09exactement
01:02:09je reçois Alexandre Devecchio
01:02:11auteur de
01:02:11Nous vivions côte à côte
01:02:13édité chez Fayard
01:02:14ouvrage passionnant
01:02:15qui traduit bien
01:02:17et j'allais dire
01:02:18témoigne surtout
01:02:19de cette désintégration
01:02:20de la République
01:02:20qu'il a vécue
01:02:22qu'il observe
01:02:23et qu'il décrive
01:02:24vous nous appelez
01:02:25au 0 826 300 300
01:02:27je suis sûr que vous aussi
01:02:28vous avez besoin de savoir
01:02:29est-ce qu'on va pouvoir cohabiter
01:02:30est-ce que ceux qui ne veulent pas
01:02:31être français
01:02:32peuvent l'advenir
01:02:33est-ce que l'école
01:02:34encore sauront la jouer
01:02:34et est-ce que nos élites
01:02:36ont bien pris
01:02:36ce dossier à bras-le-corps
01:02:38pour apporter
01:02:39une solution essentielle
01:02:40à la venue de la République
01:02:41vous nous appelez
01:02:41à tout de suite
01:02:42Vous êtes sur Sud Radio
01:02:50je reçois Alexandre Devecchio
01:02:52auteur de
01:02:53Nous vivions côte à côte
01:02:54parce qu'il a vécu
01:02:55côte à côte
01:02:55à Saint-Denis
01:02:56dans les lycées
01:02:58qu'il a fréquenté
01:02:59il avait des copains
01:03:00et puis ensuite
01:03:02il est venu à Paris
01:03:03et il se lamente
01:03:04Alexandre Devecchio
01:03:05de voir que cette
01:03:06cette France
01:03:07du black-blanc-blur
01:03:08se dilate
01:03:09on disait la France
01:03:10black-blanc-blur
01:03:11à la nouvelle guerre
01:03:12d'Algérie
01:03:13il y a
01:03:14il y a
01:03:15page 19
01:03:16vous citez
01:03:17Pierre Brochand
01:03:17ancien directeur
01:03:18de la DGSE
01:03:19Alexandre Devecchio
01:03:20qui dénombre
01:03:21il dénombre
01:03:221500 portions
01:03:23de territoire
01:03:24en peau de léopard
01:03:25on a des petites tâches
01:03:26qui échappent
01:03:27au plein contrôle
01:03:27des autorités publiques
01:03:29il utilise une métaphore
01:03:31pour décrire la situation
01:03:34nous allons continuer à vivre
01:03:36sur les pentes d'un volcan
01:03:38l'Etna
01:03:38dont les projections
01:03:40ne frapperont pas tout le monde
01:03:42de plus en plus souvent
01:03:43jusqu'au jour où une éruption
01:03:44ça c'est vous qui le dites
01:03:45jusqu'au jour où une éruption
01:03:46de plus en plus violente
01:03:47que les autres
01:03:48fera basculer le pays
01:03:49dans la guerre civile
01:03:50vous en êtes à ce constat-là
01:03:51à cette inquiétude-là ?
01:03:53Le livre ne le souhaite pas
01:03:54la phrase d'après
01:03:57c'est pour expliquer
01:03:58qu'il faut l'éviter
01:03:58mais oui
01:03:59alors je ne sais pas
01:04:00si ce sera une guerre civile
01:04:01ce sera peut-être
01:04:02pire que ça
01:04:03d'une certaine manière
01:04:04enfin il n'y a rien de pire
01:04:06que la guerre civile
01:04:06mais ça peut être
01:04:08un délitement du pays
01:04:09un conflit de basse intensité
01:04:11larvée
01:04:11chacun finalement
01:04:13se regroupe
01:04:14dans sa communauté
01:04:15se barricade
01:04:15dans sa communauté
01:04:16il n'y a plus du tout
01:04:18de cohésion nationale
01:04:19moi c'est ce que je redoute
01:04:20on en prend un peu le chemin
01:04:21c'est ce que dit
01:04:22Jérôme Fourquet
01:04:22quand il parle d'archipélisation
01:04:25du pays
01:04:25oui
01:04:25si rien n'est fait
01:04:27on en est là
01:04:28évidemment
01:04:28nous avons Jovan
01:04:29qui nous appelle de l'Eston
01:04:31bonjour Jovan
01:04:31bonjour
01:04:33Jovan est-ce que vous aussi
01:04:34vous vivez côte à côte
01:04:35ou vous êtes déjà
01:04:36un peu dans le face à face
01:04:37moi j'ai beaucoup
01:04:39de points communs
01:04:39avec monsieur Desviecchio
01:04:40par rapport à mon vécu
01:04:42mon histoire
01:04:42à l'origine de mes parents
01:04:43qui est l'ex-Yougoslavie
01:04:46bien sûr
01:04:46on a vécu dans une cité
01:04:48d'où votre prénom
01:04:49Jovan
01:04:50voilà
01:04:50Jovan
01:04:51donc on a vécu toutes nos trompances
01:04:53côte à côte
01:04:53on ne parlait jamais de religion
01:04:55ni quoi que ce soit
01:04:56il n'y avait aucune frontière entre nous
01:04:59on a toujours été ensemble
01:05:01et nous vivions
01:05:03j'ai envie de dire
01:05:04nous continuons à vivre
01:05:06côte à côte
01:05:06aujourd'hui
01:05:07qu'est-ce qui a fait
01:05:08qu'on est divisé
01:05:09je pense qu'il faut revenir
01:05:11aux origines
01:05:13pour revenir à l'éducation
01:05:15je pense que c'est pas à l'école
01:05:16de faire l'éducation
01:05:17mais plutôt l'instruction
01:05:18aujourd'hui
01:05:20l'éducation
01:05:21elle doit se faire
01:05:22dans le foyer
01:05:23avec les parents
01:05:24et moi
01:05:26ce qui fait que
01:05:26vous croyez que c'est
01:05:27l'effondrement
01:05:29de la qualité
01:05:30de l'instruction
01:05:30que l'éducation nationale
01:05:32ça c'est le rôle des familles
01:05:33l'éducation proprement dite
01:05:34que c'est le manque
01:05:35d'instruction
01:05:35et civique
01:05:37notamment
01:05:37de la citoyenneté républicaine
01:05:39qui est à l'origine
01:05:39de ce délitement
01:05:41de cette décomposition
01:05:42du tissu social
01:05:43qui fait que
01:05:45les valeurs de la république
01:05:46liberté, égalité, fraternité
01:05:48ce sont 10 août
01:05:49aujourd'hui je veux dire
01:05:50la fraternité
01:05:51on n'en parle plus
01:05:52c'est chacun pour soi
01:05:53ça commence aussi
01:05:55comme je disais
01:05:55dans les foyers
01:05:56quand les parents
01:05:57voient leur
01:05:57enfin plutôt
01:05:58quand les enfants
01:05:59voient leurs parents
01:06:00sur des écrans
01:06:00par minétisme
01:06:02ils vont aussi
01:06:02se mettre sur des écrans
01:06:03donc au sein même
01:06:04d'un foyer
01:06:05on ne vit plus ensemble
01:06:06comment voulez-vous
01:06:07qu'on vive ensemble
01:06:08dans une société
01:06:09même faire société
01:06:12ça n'a plus un sens
01:06:13aujourd'hui
01:06:13Yohan on a compris
01:06:15votre message
01:06:16d'un inquiétude
01:06:16d'Alexandre De Vecchio
01:06:17vous êtes
01:06:17pour joindre Yohan
01:06:19sur ce constat
01:06:20c'est très juste
01:06:20et d'ailleurs
01:06:21je le dis à un moment
01:06:22dans le livre
01:06:22bon là je parle beaucoup
01:06:23de la désintégration
01:06:25de ceux qui sont
01:06:26des nouveaux venus
01:06:27des gens qui sont
01:06:28issus de l'immigration
01:06:29notamment de l'immigration
01:06:30maghrébine
01:06:31mais je dis que
01:06:32la désintégration
01:06:33touche aussi tout le monde
01:06:34il y a une forme
01:06:35de perte de repère
01:06:36de perte de culture
01:06:38et c'est vrai
01:06:39que dans ce contexte là
01:06:40quand un pays
01:06:41doute lui-même
01:06:42de son identité
01:06:43à une société malade
01:06:44comment voulez-vous
01:06:45intégrer
01:06:46de nouvelles personnes
01:06:48donc je suis tout à fait
01:06:49d'accord avec ce qui était dit
01:06:51et tout à fait d'accord
01:06:52aussi sur l'école
01:06:53il y a un chapitre
01:06:53sur l'école
01:06:54qui s'appelle d'ailleurs
01:06:55la lutte des classes
01:06:56où j'explique
01:06:58pourquoi
01:06:59les classes moyennes
01:07:02en banlieue
01:07:03quand elles le peuvent
01:07:04mettre leurs enfants
01:07:05dans le privé
01:07:05parce que justement
01:07:06elles n'ont plus confiance
01:07:08en l'école républicaine
01:07:10qui permettait justement
01:07:11autrefois
01:07:12d'avoir
01:07:13de l'instruction
01:07:14et d'avoir
01:07:16une forme
01:07:16d'ascension sociale
01:07:17aujourd'hui
01:07:18ce n'est plus le cas
01:07:18souvent
01:07:20je ne sais pas
01:07:21pour mettre ça
01:07:22stigmatiser l'immigration
01:07:24mais c'est vrai
01:07:24que c'est compliqué
01:07:25pour un instituteur
01:07:27un professeur
01:07:28de faire cours
01:07:28dans une classe
01:07:29quand une majorité
01:07:31des élèves
01:07:31ont des parents
01:07:32par exemple
01:07:32qui ne parlent pas français
01:07:33donc ça c'est une réalité
01:07:34très concrète
01:07:36il y a la montée
01:07:36de l'insécurité
01:07:37il y a le fait
01:07:38que l'école
01:07:39justement
01:07:39a peut-être
01:07:39abandonné l'instruction
01:07:42pour devenir
01:07:42une sorte de grande
01:07:44garde de risque
01:07:45ce qui n'était pas encore
01:07:46le cas à mon époque
01:07:47moi si j'en suis là
01:07:49c'est parce que
01:07:49j'ai connu peut-être
01:07:50les derniers hussards noirs
01:07:51de la république
01:07:52c'était des instituteurs
01:07:53plutôt de gauche
01:07:54je leur rends hommage
01:07:55très laïcs
01:07:56mais qui avaient conscience
01:07:57par exemple
01:07:58qu'on vivait
01:07:58dans un pays chrétien
01:08:00et je me souviens
01:08:01qu'il y avait
01:08:01un Saint-Pas de Noël
01:08:02même une crèche
01:08:03à l'école
01:08:04c'était déjà
01:08:05assez mélangé
01:08:06les populations
01:08:07des Pinets sur scène
01:08:08et ça ne posait absolument
01:08:10aucun problème
01:08:10et puis voilà
01:08:11petit à petit
01:08:12on a vu tout ça
01:08:13se déliter
01:08:14donc bien entendu
01:08:15vous utilisez
01:08:16le mot
01:08:16l'hommage civile
01:08:17tout en disant
01:08:18que ce livre
01:08:18ne vise pas
01:08:18à répondre à cette question
01:08:19on va tomber
01:08:20l'hommage civile
01:08:20mais plutôt à l'éviter
01:08:22si c'est encore possible
01:08:24ce scénario du pire
01:08:25comment l'éviter
01:08:26avec la conviction
01:08:26que nous n'y parviendrons
01:08:28qu'en menant
01:08:29la bataille culturelle
01:08:30contre le parti
01:08:31du déni
01:08:32c'est qui le parti du déni ?
01:08:34Oui, ce sont toutes ces élites médiatiques
01:08:37politiques, universitaires
01:08:39il y a tout un passage
01:08:40j'ai fait mes études
01:08:42à l'université Paris 8
01:08:43à Saint-Denis
01:08:43sur le rôle
01:08:44tenu notamment
01:08:46par les sociologues
01:08:47les sciences humaines
01:08:48qui sous prétexte de science
01:08:50en réalité
01:08:50ont inventé un narratif
01:08:53qui à mon avis
01:08:54est catastrophique
01:08:55parce qu'il est totalement
01:08:56victimaire
01:08:56il met en accusation
01:08:57la France
01:08:58donc c'est tout cela
01:08:59c'est à la fois
01:09:00le parti du déni
01:09:01et même le parti du mensonge
01:09:03parce qu'ils ont véhiculé
01:09:06une vision de la France
01:09:07et des Français
01:09:08qui n'est pas conforme
01:09:09à la réalité
01:09:09c'est à dire
01:09:10ce pays n'est pas un pays raciste
01:09:11c'est un pays qui a accueilli
01:09:12c'est un beau pays
01:09:13il faut le dire
01:09:14parce que sinon
01:09:16c'est pas possible
01:09:17d'avoir un projet commun
01:09:18mais la France
01:09:18c'est une composition
01:09:19depuis 2000 ans
01:09:21si on est dans la haine de soi
01:09:22comment voulez-vous
01:09:23avoir un projet commun
01:09:24donc voilà
01:09:26il est là
01:09:26le parti du déni
01:09:27et je dis
01:09:28qu'il y a une fracture
01:09:29entre
01:09:30une France intégrée
01:09:32une France désintégrée
01:09:33issue de l'immigration
01:09:34mais je dis aussi
01:09:34qu'il y a une fracture
01:09:35entre les élites
01:09:36et le peuple
01:09:36et à mon avis
01:09:37le seul moyen
01:09:38de s'en sortir
01:09:38c'est d'abord
01:09:40d'en finir
01:09:43avec la fracture
01:09:44entre les élites
01:09:44et le peuple
01:09:45parce que
01:09:46si les élites
01:09:47écoutent le peuple
01:09:48s'il y a une nouvelle
01:09:49dialectique qui s'installe
01:09:50je pense qu'on peut
01:09:51recréer une dynamique
01:09:52positive
01:09:52mais si on a des élites
01:09:53qui veulent diriger
01:09:55contre leur propre population
01:09:56ça ne fonctionnera pas
01:09:57en même temps
01:09:58vous signalez
01:09:58un effondrement
01:09:59du niveau
01:10:00culturel
01:10:00et politique
01:10:01de notre classe dirigeante
01:10:02nous avons Robert
01:10:03qui nous appelle
01:10:04de Marseille
01:10:05bonjour Robert
01:10:06oui bonjour messieurs
01:10:08le sujet vous interpelle
01:10:11le sujet que soulève
01:10:12Alessand
01:10:12oui ça m'interpelle
01:10:15parce que bon
01:10:15je serai bref
01:10:16j'habite Marseille
01:10:18je suis né
01:10:19en 1945
01:10:20ah oui
01:10:21je suis d'origine arménienne
01:10:22j'ai connu
01:10:23donc les trompes glorieuses
01:10:24quand on me demande
01:10:26si c'était mieux avant
01:10:27je dis oui
01:10:27c'était mieux avant
01:10:28vous n'êtes pas le seul
01:10:30est-ce qu'on
01:10:32est-ce qu'on va aller
01:10:33vers le mieux
01:10:34une question
01:10:35première question
01:10:37deuxième question
01:10:38bon
01:10:38que faut-il faire
01:10:41les solutions
01:10:42à mon avis
01:10:43elles sont politiques
01:10:43et troisièmement
01:10:45là
01:10:45c'est une question directe
01:10:48est-ce que l'islam
01:10:48est compatible
01:10:49avec la société française
01:10:50bien que de nombreux
01:10:51musulmans en France
01:10:52soient intégrés
01:10:53à la société française
01:10:54personnellement
01:10:56donc je voudrais avoir
01:10:57la réponse
01:10:58de monsieur
01:10:58l'avé
01:10:58qui aussi
01:10:59s'il vous plaît
01:10:59est-ce que le coran
01:11:01est-ce que le coran
01:11:01est-ce que le coran
01:11:01est compatible
01:11:02avec la constitution
01:11:04c'est pas que je ne veux
01:11:05pas répondre
01:11:05mais je ne suis pas
01:11:06théologien
01:11:06ni spécialiste du coran
01:11:08il me semble
01:11:09que dans l'islam
01:11:09oui il y a des choses
01:11:10qui sont pas compatibles
01:11:12aujourd'hui
01:11:12avec nos valeurs
01:11:14mais vous l'avez dit
01:11:14vous même
01:11:15il y a aussi
01:11:16des musulmans
01:11:16qui sont parfaitement
01:11:18intégrés
01:11:19donc
01:11:20plus qu'intégrés
01:11:22qui sont des français
01:11:23des citoyens
01:11:23qui respectent la laïcité
01:11:24etc
01:11:25donc le plus important
01:11:26c'est ça
01:11:27après
01:11:28je pense tout de même
01:11:31que
01:11:31pour être tout à fait honnête
01:11:33mon livre est un éloge
01:11:34de l'assimilation
01:11:35je parle de l'assimilation
01:11:36des portugais
01:11:38des italiens
01:11:38j'explique que ça a été dur
01:11:39pour les italiens
01:11:40alors qu'ils sont très proches
01:11:41culturellement
01:11:41donc c'est quand même
01:11:44ils ont tous été mal reçus
01:11:45oui
01:11:46on est d'accord
01:11:46mais ils voulaient devenir français
01:11:48pas que mal reçus
01:11:49mais en tout cas
01:11:50il y a eu des tensions
01:11:51ça n'a pas été simple
01:11:52voilà
01:11:53on va dire ça comme ça
01:11:53mais c'était déjà difficile
01:11:55pour une immigration
01:11:57qui est très proche
01:11:58culturellement
01:11:58donc oui
01:11:59c'est plus difficile
01:12:00d'assimiler quelqu'un
01:12:01qui vient d'une civilisation
01:12:02différente
01:12:04je ne crois pas
01:12:05que ce soit impossible
01:12:06puisqu'on a des contre-exemples
01:12:07maintenant
01:12:08je pense qu'on n'y arrivera pas
01:12:10si on continue
01:12:11sur la même dynamique
01:12:12de flux migratoire
01:12:13puisqu'on voit bien
01:12:14qu'on a déjà raté
01:12:14une génération
01:12:16il ne faut pas rater
01:12:17la suivante
01:12:19donc la première urgence
01:12:20c'est de diminuer les flux
01:12:21et de se concentrer
01:12:22sur ceux qui sont là
01:12:24et d'essayer
01:12:25de les assimiler
01:12:27parce qu'on n'a pas
01:12:28d'autre choix
01:12:28maintenant qu'ils sont là
01:12:29depuis deux ou trois générations
01:12:30on ne pourra pas faire
01:12:31autrement
01:12:33Alexandre Devecchio
01:12:33on est quand même arrivé
01:12:35à des points souvent
01:12:35de violence incroyable
01:12:36vous faites allusion
01:12:37et c'était encore
01:12:38dans votre territoire
01:12:39les émeutes de novembre 2005
01:12:41avec la mort tragique
01:12:43de Ziad et de Bounat
01:12:44pour autant vous dites
01:12:45on a beaucoup parlé
01:12:46évidemment de ces deux morts
01:12:47qui n'auraient pas dû mourir
01:12:48ces deux jeunes adolescents
01:12:49on oublie
01:12:51Jean-Claude Irvoas
01:12:52qui avait été tué
01:12:53parce qu'il avait photographié
01:12:54un lampadaire
01:12:55Alain Lambert
01:12:56et Jean-Jacques Le Chénadec
01:12:57qui ont été tués aussi
01:12:58là hop
01:12:59on occulte
01:12:59alors qu'ils ont été victimes
01:13:00eux aussi
01:13:01d'une haine entre guillemets
01:13:02raciale ou communautaire
01:13:04parce qu'ils n'étaient pas
01:13:05oui
01:13:06d'ailleurs
01:13:08Irvoas
01:13:09j'en parle
01:13:10parce qu'il est mort
01:13:11à quelques pas
01:13:11de chez moi
01:13:12donc ça m'avait marqué
01:13:14il s'arrête
01:13:15parce que c'est son métier
01:13:16de photographier
01:13:17il s'arrête
01:13:17par conscience professionnelle
01:13:19pour photographier
01:13:20un lampadaire
01:13:20on veut voir si ça fonctionne bien
01:13:22il y a un lampadaire
01:13:23et on le prend pour un journaliste
01:13:24qui vient faire une enquête
01:13:25voilà un journaliste
01:13:27ou un policier
01:13:27on ne sait pas très bien
01:13:28mais ça montre
01:13:28d'ailleurs pendant le procès
01:13:30ses agresseurs
01:13:32expliquent que c'est un intrus
01:13:33donc ça dit bien
01:13:34le territoire
01:13:35et le face à face
01:13:37et c'est très frappant
01:13:38il est mort
01:13:39le jour
01:13:40du lancement
01:13:41le même jour
01:13:42que Ziyad Ebuna
01:13:43tout le monde a retenu
01:13:43le nom de Ziyad Ebuna
01:13:44et c'est très bien
01:13:45parce que
01:13:46je précise tout de même
01:13:47que leur mort est accidentelle
01:13:49donc c'est pas la même chose
01:13:49mais c'est très bien
01:13:50parce que je pense que
01:13:51deux jeunes gens
01:13:53qui meurent
01:13:54dans un transformateur électrique
01:13:56ça reste une tragédie
01:13:57bien sûr
01:13:57mais je ne comprends pas
01:13:59pourquoi on a même expliqué
01:14:01qu'il y avait eu
01:14:02zéro victime
01:14:03durant ces égmutes
01:14:05il y a eu plein de victimes
01:14:06qui ont eu leur voiture brûlée
01:14:07qui ont été agressée
01:14:08mais il y a eu même
01:14:09des victimes mortelles
01:14:11alors il n'y a pas de rapport
01:14:12direct entre les égmutes
01:14:13et la mort d'Irvoas
01:14:14mais ça s'inscrit
01:14:15dans ce même contexte
01:14:16de montée de la violence
01:14:17et il y a un rapport direct
01:14:18avec la mort d'Alain Lambert
01:14:20qui était à Trappes
01:14:22qui était concierge
01:14:25au lycée de Trappes
01:14:28il est réveillé au milieu de la nuit
01:14:29parce qu'on brûle les voitures
01:14:31devant le lycée
01:14:33il veut essayer d'éteindre l'incendie
01:14:35et puis il meurt
01:14:36intoxiqué
01:14:38par la fumée
01:14:39le troisième
01:14:41le chenadec
01:14:42habite dans une cité
01:14:44il voit qu'on commence à incendier
01:14:46les poubelles
01:14:46il descend
01:14:47il se fait lyncher
01:14:48il meurt
01:14:49et donc là
01:14:50il y a un récit victimaire
01:14:52à géométrie variable
01:14:54si vous voulez
01:14:55et ça c'est vraiment
01:14:56je pense très grave
01:14:58moi je ne veux pas être
01:14:59dans la concurrence victimaire
01:15:00mais je veux qu'on écoute
01:15:01ceux qui disent
01:15:02il y a un problème réel
01:15:04d'insécurité en banlieue
01:15:06on ne peut pas les abandonner
01:15:08on ne peut pas les laisser
01:15:09baisser les yeux éternellement
01:15:10Alexandre Devecchio
01:15:10nous avons Laetitia
01:15:12qui nous appelle l'orthèse
01:15:12on l'apprend
01:15:13on va en discuter juste après
01:15:16on discutera également
01:15:17bien entendu
01:15:18on va revenir quand même
01:15:19sur le rôle des institutions
01:15:20de la république
01:15:21qui ne font pas leur boulot
01:15:22Laetitia vous restez avec nous
01:15:23on vous prend dans quelques instants
01:15:25à tout de suite
01:15:25Midi 14h
01:15:27Sud Radio
01:15:29la France dans tous ses états
01:15:31Perico Ligas
01:15:32reçoit Alexandre Devecchio
01:15:33auteur de
01:15:33Nous vivions côte à côte
01:15:35itinéraire d'un petit blanc
01:15:36de banlieue
01:15:37nous parlons
01:15:37de cette désintégration
01:15:39de la république
01:15:40française
01:15:41par rapport
01:15:42aux populations
01:15:43qui sont venues
01:15:44qui aujourd'hui
01:15:44ne s'assimile plus
01:15:45nous avons Laetitia
01:15:46qui nous appelle l'orthèse
01:15:47bonjour Laetitia
01:15:48Bonjour Laetitia
01:15:49Oui bonjour monsieur Perico
01:15:50bonjour Alexandre
01:15:51Alors Laetitia
01:15:52je voudrais témoigner
01:15:53oui je voudrais témoigner
01:15:54je suis donc fille
01:15:56de pieds noirs
01:15:56j'ai 57 ans
01:15:58et j'ai un souvenir ému
01:16:00de ma vie côte à côte
01:16:02avec mes amniarchies
01:16:04avec lesquelles
01:16:05on a partagé
01:16:07je partage toujours
01:16:08je les vois un peu moins
01:16:09parce que j'ai déménagé
01:16:11mais on a partagé
01:16:12des couches couches
01:16:13on a partagé
01:16:13leur culture
01:16:15notre culture
01:16:16enfin on était ensemble
01:16:18tout le temps ensemble
01:16:19mais le problème
01:16:20c'est qu'aujourd'hui
01:16:21et ils me le disent
01:16:21c'est que depuis
01:16:23quelques années
01:16:23on a accueilli
01:16:25des gens
01:16:26qui ont combattu
01:16:27contre les harkis
01:16:28contre la France
01:16:29et ils ne comprennent pas
01:16:31ils ne comprennent pas
01:16:33déjà ils ont été
01:16:33mal accueillis
01:16:34par la France
01:16:35lorsqu'ils sont arrivés
01:16:36en France
01:16:37ainsi que les pieds noirs
01:16:38d'ailleurs
01:16:38mais bon
01:16:39mais ils ne comprennent pas
01:16:41aujourd'hui
01:16:41qu'il y ait des gens
01:16:43qui arrivent
01:16:43et qui ont combattu
01:16:45là-bas
01:16:45la France
01:16:46Alexandre Devecquieu
01:16:48vous faites allusion
01:16:49à la guerre civile
01:16:50il y a plusieurs choses
01:16:52il y a la guerre d'indépendance
01:16:54mais c'est vrai
01:16:55qu'on a accueilli
01:16:56qui est complice de ça
01:16:57il y a une élite
01:16:58il y a une intelligentsia
01:16:59une élite
01:17:00j'allais dire
01:17:01une mouvance politique
01:17:02qui se réjouit
01:17:03de cette intégration ratée
01:17:05de cette non-élimination
01:17:06je pense à l'actualisation
01:17:07oui oui
01:17:08alors on pourra parler
01:17:09de LFI tout à l'heure
01:17:10mais ce que disait madame
01:17:11on a accueilli
01:17:13notamment après la guerre civile
01:17:14en Algérie
01:17:15dans les années 90
01:17:16comme réfugiés politiques
01:17:17des gens qui étaient
01:17:18des islamistes
01:17:18donc on a accueilli
01:17:22des gens qui aujourd'hui
01:17:24font de
01:17:24enfin
01:17:24prôlent l'islamisme
01:17:26dans nos quartiers
01:17:27donc ça c'est un véritable problème
01:17:29et je rebondissais
01:17:30sur le harki
01:17:31c'est intéressant
01:17:32parce que c'est devenu
01:17:33une insulte
01:17:33aujourd'hui
01:17:34les musulmans intégrés
01:17:37ou les maghrébins intégrés
01:17:39qui se sentent français
01:17:40sont souvent
01:17:41on le voit
01:17:41sur les réseaux sociaux
01:17:42traités de harki
01:17:44par leur
01:17:46donc de collabos
01:17:47ou de collabos
01:17:48ou de collabore
01:17:48arrête de faire ton français
01:17:50arrête de faire ton français
01:17:51donc ce que vous dites
01:17:53est juste
01:17:53maintenant sur
01:17:54oui sur la France insoumise
01:17:55c'est peut-être encore
01:17:56ce qu'il y a de plus grave
01:17:57c'est-à-dire que
01:17:58ce que je décris
01:17:59dans mon livre
01:18:00les phénomènes de clientélisme
01:18:01on les a vus
01:18:02depuis longtemps
01:18:02en réalité
01:18:03le parti communiste
01:18:04avait déjà muté
01:18:06on connaît un parti communiste
01:18:07qui était celui
01:18:07de Georges Marchand
01:18:08qui était d'ailleurs
01:18:08plutôt ferme
01:18:10sur les questions
01:18:11sur la maîtrise
01:18:13des flux migratoires
01:18:14ferme sur les questions
01:18:14d'intégration
01:18:15qui était un parti patriote
01:18:16le parti communiste français
01:18:17et puis qui est devenu
01:18:19en banlieue
01:18:19à cause des bouleversements
01:18:22démographiques
01:18:23qui a fait du clientélisme
01:18:24mais jusqu'ici
01:18:25on faisait du clientélisme
01:18:27sans tellement l'assumer
01:18:28aujourd'hui
01:18:29LFI le fait
01:18:30de manière
01:18:31totalement décomplexée
01:18:33se réjouit
01:18:34de la créolisation
01:18:36qui est en fait
01:18:36l'autre mot
01:18:37du grand remplacement
01:18:38si vous voulez
01:18:40tout simplement
01:18:41et instrumentalise
01:18:44la question
01:18:44israelo-palestinienne
01:18:45en espérant
01:18:46conquérir
01:18:48un vote
01:18:48de banlieue
01:18:49communautarisé
01:18:49donc ça
01:18:50c'est quand même
01:18:51aussi
01:18:52un nouveau seuil
01:18:53qu'on refranchit
01:18:55et on a un parti
01:18:56qui organise
01:18:57d'une certaine manière
01:18:58la guerre civile
01:18:59en dressant
01:18:59les français
01:19:00les uns contre les autres
01:19:01Donc il faudra quand même
01:19:01finir par une réconciliation
01:19:03je vois que vous êtes
01:19:05c'est votre dernier chapitre
01:19:06réconciliation française
01:19:07vous dites
01:19:08voilà
01:19:08il y a des gens
01:19:09qui y pensent
01:19:09il y a des solutions
01:19:10il faut qu'on redonne
01:19:11vie
01:19:12qu'on redonne
01:19:12leur espoir
01:19:13leur honneur
01:19:14à ces classes populaires
01:19:15vous dites
01:19:17sinon la phrase
01:19:18du général de Gaulle
01:19:18Colombais
01:19:19mon village
01:19:20s'appellera Colombais
01:19:20les deux églises
01:19:21je vous dis
01:19:22ça ne s'appellera pas
01:19:23Saint-Denis
01:19:24les deux minarets
01:19:24Marianne est là
01:19:26pour que toutes les religions
01:19:27toutes les croyances
01:19:28cohabitent
01:19:29la citoyenneté
01:19:29la république
01:19:30vous y croyez encore ?
01:19:31On n'a pas d'autre choix
01:19:33sinon c'est la fin
01:19:34de la France
01:19:36j'y crois
01:19:37à condition de remettre
01:19:38le peuple au centre du jeu
01:19:39c'est ce que je vous expliquais
01:19:40tout à l'heure
01:19:41la première réconciliation
01:19:43qu'il va falloir faire
01:19:44c'est entre
01:19:46la classe dirigeante
01:19:47et le peuple
01:19:48il faut une classe dirigeante
01:19:49qui écoute
01:19:50qui respecte son peuple
01:19:51et qui lui redonne la parole
01:19:52moi je ne crois pas tellement
01:19:53à un homme providentiel
01:19:55en tout cas
01:19:55je ne vois pas dans le paysage
01:19:56ou à une femme providentielle
01:19:57par contre je crois
01:19:58à un peuple providentiel
01:20:00d'une certaine manière
01:20:01et donc
01:20:02au référendum
01:20:03je crois que maintenant
01:20:03pour la seule manière
01:20:05les gens sont tellement dégoûtés
01:20:06de la classe politique
01:20:07de les réconcilier
01:20:08avec la classe politique
01:20:09c'est de leur donner la parole
01:20:10directement
01:20:11et de respecter leur vote
01:20:12parce qu'en 2005
01:20:13je crois qu'on va parler d'Europe
01:20:14d'ailleurs
01:20:15on n'a pas respecté leur vote
01:20:17et je crois que ça
01:20:17ça a alimenté vraiment
01:20:19la fraction
01:20:19merci
01:20:20merci Alessandre Devecchio
01:20:21une partie de la réponse
01:20:23à votre inquiétude
01:20:24et dans votre livre
01:20:24nous vivions côte à côte
01:20:25itinérés à un petit blanc de banlieue
01:20:2730 ans de désintégration
01:20:28de la république française
01:20:29chez Fayard
01:20:29à lire absolument
01:20:31documents historiques
01:20:32politiques
01:20:32sociales
01:20:32culturelles
01:20:33et une très belle écriture
01:20:35qui raconte le témoignage
01:20:36émouvant
01:20:37merci
01:20:37je ne doute pas
01:20:40que votre courage
01:20:41s'attira certainement
01:20:42de référence
01:20:42à des leaders politiques
01:20:44et qui trouveront
01:20:45peut-être des solutions
01:20:46et qui trouveront
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