- il y a 17 heures
- #sudradio
Avec Charles Millon, ancien ministre de la Défense, cofondateur de l’Institut Thomas More
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NewsTranscription
00:00Je reçois Charles Millon, j'ai l'honneur de recevoir Charles Millon. Bonjour Monsieur le Ministre.
00:05Bonjour.
00:05Merci d'être dans les studios de Sud Radio. Vous êtes une haute personnalité politique et historique,
00:11parce que vous avez eu 80 ans au moins de novembre dernier, donc vous avez du recul avec de l'expérience,
00:17vous avez vécu beaucoup de choses, vous avez été controversé.
00:21Le thème principal aujourd'hui de votre intervention ici, c'est l'union des droites.
00:25Vous l'avez expérimenté en 1998, quand vous avez été réélu à la présidence de la région Rhône-Alpes,
00:32avec le soutien à l'époque du Front National, et c'était Monsieur Bruno Goldnich qui le représentait,
00:37et vous avez été à l'époque lâché, insulté, lâché.
00:41Je reviendrai dessus parce que j'ai eu un témoignage personnel à apporter.
00:45Et puis aujourd'hui, cette union des droites, elle revient, vu le blocage institutionnel et politique
00:51à l'Assemblée Nationale, consécutif à la dissolution, la droite française qui est large dans sa diversité,
00:57est en train de se dire, et si, et si, par un accès de folie, on sera assemblé pour essayer de sortir ce pays et cette république
01:04du merdier dans lequel ils se sont posés.
01:07Je rappelle votre très modeste parcours.
01:10D'abord, votre mandat préféré, vous avez été maire de Bélet, votre ville natale, pendant 24 ans, de 1977 à 2001.
01:17Vous avez été député de l'Ain, moi qui suis amateur de terroir, je parle de la Bresse et du budget de 1978 à 2001,
01:2523 ans député, vice-président de l'Assemblée Nationale, président du groupe UDF,
01:31vous avez joué un rôle très important dans les compositions gouvernementales quand la droite était au pouvoir.
01:35ministre de la Défense de Jacques Chirac, ministre très efficace de la Dichon, vous êtes allé en Israël,
01:41dans les gouvernements Juppé 1 et Juppé 2, donc de 1995 jusqu'à 1997, jusqu'à la dissolution,
01:46mais surtout le mandat le plus polémique que vous avez assuré, c'est celui de président de la région Rhône-Alpes,
01:52puisque l'un fait partie de la région Rhône-Alpes, je rappelle les Alpes, tout ça, tout à la vallée du Rhône,
01:56et de 1988 à 1999, mais le dernier réélu en 1992, mais en 1998, nouvelles élections,
02:04et là, dans 4 régions, la droite s'associe au Front National, il y avait Charles Bord en Picardie à Amiens,
02:14Jacques Blanc à Montpellier dans le Languedoc-Roussillon, j'avais couvert personnellement celle de Jean-Pierre Soissons en Bourgogne,
02:21à Dijon, avec des claquements de pupitres, et vous, vous étiez en Rhône-Alpes,
02:25et vous décidez que vous allez faire une majorité avec le soutien du Front National.
02:29Et là, vous êtes rejeté, lynché, Ludieff vous expulse, et vos amis vous lâchent.
02:37Ça a été, on va revenir, ça a été très, aujourd'hui, il y a du recul,
02:40ça a été violent et douloureux de se faire traiter de salaud comme ça.
02:45Oui, ça a été violent et douloureux, mais il faut d'abord rappeler une chose,
02:50c'est que l'opinion est quand même versatile, car je n'ai pas vu une même violence
02:55pour la collaboration qu'avait instaurée Jean-Claude Godin dans le mandat précédent
03:03avec le Front National.
03:04Là où vous ne l'avez rien dit.
03:05Il a géré sa région tranquillement, et aucune force politique, aucun média,
03:14ne lui a reproché, il a vécu sa vice-présidence,
03:18et en plus, après, il a continué, en fait, sa vie politique.
03:21Sauf que le Front National de l'époque n'était pas encore dédiabolisé
03:24comme l'est le Rassemblement National aujourd'hui.
03:26Ce n'était pas Marine Le Pen et Bardella,
03:28c'était la vieille garde avec Jean-Marie Le Pen à la présidence du parti,
03:31et des gens comme Golnich, Martinez, Olyndre, voilà.
03:35Vous aviez pris un peu plus de risques dans cette collusion politique
03:37avec des gens qui étaient considérés comme infréquentables.
03:41Je pense qu'il n'y a personne d'infréquentable en politique.
03:44Et d'ailleurs, la gauche le dit continuellement en parlant de M. Mélenchon,
03:49donc elle devrait aussi réfléchir lorsqu'elle traite d'autres personnes d'infréquentables.
03:55Il y a des électeurs qui choisissent des élus,
03:58et après, on débat, et après, on choisit les orientations,
04:02et après, on choisit les votes,
04:03et après, on met en œuvre la politique que les électeurs ont souhaitée.
04:08Et d'ailleurs, les électeurs sont en train de le dire d'une manière très claire.
04:10Ce n'est pas par hasard que le Front National a de pareils scores aujourd'hui.
04:18Le RN aujourd'hui.
04:18Le RN, oui, le RN d'aujourd'hui a de pareils scores.
04:21Or, les électeurs sont en train de dire,
04:24vous n'avez pas le droit de détourner nos choix.
04:28Et à partir de ce moment-là,
04:29on n'est pas obligé d'accepter les idées de l'autre.
04:32On doit négocier, on doit se rencontrer,
04:39évoquer les problèmes de la région,
04:41évoquer les solutions à apporter,
04:43et ensuite les mettre en œuvre,
04:44sans être obligé de renier ses convictions profondes,
04:48ce que je n'ai jamais fait.
04:49Je n'ai jamais renié mes convictions profondes.
04:51Donc, à l'époque, vous considériez que le Front National
04:53était déjà dans l'arc républicain ?
04:56C'est un parti légal ?
04:57Pour moi, il n'y a personne qui est hors de l'arc républicain.
05:00C'est une invention politique
05:02pour pouvoir, en fait, rester au pouvoir à tout prix.
05:06Lorsqu'on s'aperçoit qu'on ne peut pas rester au pouvoir,
05:09on trouve des techniques.
05:10D'ailleurs, il y a d'autres techniques.
05:12Il y a la technique de nommer des hauts fonctionnaires
05:14qui vont enfermer, en fait, la France
05:17dans des choix politiques
05:18que l'électeur, maintenant, conteste.
05:21On s'aperçoit qu'on nomme rapidement,
05:23à la fin d'un mandat,
05:25un président de la Cour des comptes,
05:28qu'on est en train de réfléchir
05:30à comment remplacer le gouverneur de la Banque de France,
05:34comment on est en train d'étudier
05:36telle ou telle chose
05:37pour telle ou telle grande administration,
05:40et que, par ce fait-là,
05:41on est en train d'essayer
05:42déjà de voler, par avance,
05:45le choix des électeurs
05:46des années qui viennent.
05:48Donc, vous partez du principe
05:49que si un parti politique est reconnu
05:51en préfecture, au ministère de l'Intérieur,
05:53comme un parti, j'allais dire,
05:54de la vie démocratique française,
05:56il a le droit de respect des autres partis.
05:57Je l'ai écrit dans un ouvrage
05:59que vous avez écrit à l'époque,
06:01qui s'appelle La Paix Civile,
06:02où, si véritablement,
06:03on considère qu'un parti est infréquentable,
06:06on l'interdit.
06:07D'ailleurs, l'Allemagne a interdit,
06:09en 1945...
06:11Les résurgences du nazi,
06:12ce n'est pas absolument...
06:13Le parti nazi.
06:15Les États-Unis ont interdit,
06:16à une époque,
06:17le parti communiste,
06:18parce qu'ils considéraient
06:19que c'était un parti
06:20qui était dangereux
06:21pour la République américaine.
06:24On peut interdire un parti
06:26avec des...
06:28que ce soit la grande majorité
06:29du peuple qui le décide,
06:31mais s'il n'est pas interdit,
06:33si on lui permet
06:33d'aller aux élections,
06:35à partir de ce moment-là,
06:36il est très comptable.
06:37On n'est pas obligé
06:38d'accepter ses idées,
06:39on n'est pas obligé
06:40d'accepter ses analyses,
06:42on n'est pas obligé
06:43d'accepter ses propositions,
06:45mais on en débat.
06:46C'est l'électeur qui choisit
06:48entre les partis
06:49qui se présentent
06:50et qui ont le droit
06:51de se présenter aux élections.
06:52Et sans mon thème,
06:53à tu sais l'aime,
06:54le président d'Aladie,
06:55en 1939,
06:56interdit le parti communiste
06:57parce qu'il y avait eu
06:57le pacte germano-soviétique,
06:58et pourtant le parti communiste
06:59représentait une grande partie
07:00de la gauche française,
07:01il a été interdit.
07:02Il a même essayé
07:03d'obtenir la publication
07:04de l'humanité.
07:05Jacques Duclos a demandé
07:06à Otto Abes de le faire,
07:07et puis on se souvient
07:08que Déa et Doriot
07:09étaient deux militants de gauche
07:10et que Pierre Laval,
07:11président du Conseil,
07:12avait été un ancien militant socialiste.
07:13Comme quoi tout ça
07:14est très relatif,
07:14soyons très prudents
07:15sur les anathèmes
07:16que l'on peut jeter
07:17sur les uns ou sur les autres.
07:18Charles Millon revient
07:19à l'actualité,
07:20il y a quelques semaines,
07:21le président Nicolas Sarkozy,
07:23ancien président de la République,
07:25du fond de sa cellule,
07:26lance,
07:27c'est pas l'appel de cochon,
07:28Jacques Chirac de 1976,
07:30il dit
07:31et si on réfléchissait sérieusement
07:33à l'union des droites
07:35parce que le pays est ingouvernable,
07:36la dissolution a disloqué
07:37les institutions
07:38et la représentation nationale,
07:40est-ce qu'une union des droites
07:41ne serait pas la solution
07:42que les Français attendent
07:43pour sortir le pays
07:44de ce berdier,
07:44passez-moi l'expression,
07:46dans laquelle on s'est plongé ?
07:47Vous vous y croyez ?
07:48Moi j'y crois totalement.
07:50Je pense qu'il est tout à fait possible
07:52de se mettre d'accord
07:53sur un certain nombre
07:54de réformes
07:55qu'on doit engager,
07:57de faire d'abord une analyse
07:58claire de la situation.
08:00Et je pense que cette analyse
08:01est partagée aussi bien
08:03par des gens
08:04qui sont au Rassemblement National
08:06que des personnes
08:07qui sont à LR,
08:08que des personnes
08:09qui sont même à gauche,
08:11qu'il suffit actuellement
08:12de relire tout,
08:13que les analyses
08:14sur la France
08:15qui sont faites
08:16par Nicolas Baverez
08:18ou par le président
08:19de la BPI
08:20pour constater que
08:22l'inventaire est fait
08:25et qu'il faut maintenant
08:26y répondre
08:27par des réformes.
08:28Vous n'êtes pas des clinistes.
08:30Comment ?
08:30Vous n'êtes pas des clinistes.
08:31Non, je ne suis pas des clinistes.
08:32Je pense qu'il y a toujours
08:33la possibilité en fait
08:34de se redresser
08:35et que la France
08:36l'a démontré d'ailleurs
08:37dans son histoire.
08:39Mais que là,
08:40aujourd'hui,
08:41je dis arrêtez
08:41de faire des querelles
08:42partisanes,
08:44arrêtez de faire
08:45des querelles tactiques,
08:47occupez-vous du fond
08:48et proposez aux Français,
08:51aux citoyens français,
08:53une voie
08:54qui leur permettra demain
08:55de voir le sursaut
08:58de leur pays,
08:59que ce soit en matière économique,
09:00que ce soit en matière
09:02d'éducation,
09:03que ce soit
09:03dans le domaine
09:04de l'autorité,
09:05dans le domaine
09:05de l'organisation
09:06du territoire,
09:07dans le domaine aussi
09:09de la sécurité
09:11au sens propre du terme
09:12puisque notre pays
09:13est aujourd'hui
09:14un des pays
09:14les plus insécures
09:16de l'Europe.
09:17si ce n'est qu'à votre époque
09:19la droite modérée
09:20était majoritaire
09:21et s'il y avait
09:21une union des droites
09:22la mouvance,
09:23le pénis
09:24était minoritaire,
09:25aujourd'hui,
09:26s'il y a une union des droites
09:27c'est le Rassemblement National
09:28qui mène la danse
09:29et c'est eux
09:30qui sont en leadership
09:30et c'est la droite
09:31dite républicaine
09:32qui serait à la traîne
09:33d'une situation
09:34d'union des droites.
09:35Exactement,
09:36d'ailleurs,
09:36il leur arrive
09:37ce qui était probable
09:39parce qu'en fait
09:40l'électeur refuse
09:42qu'on lui vole
09:43ses choix
09:43et les électeurs
09:47ont mis en oeuvre
09:49toute une méthodologie
09:50depuis un certain nombre
09:51de scrutins,
09:53j'allais dire,
09:54pour pouvoir insister
09:56sur les choix
09:56qu'ils avaient faits
09:57et de plus en plus
09:59on a vu en fait
10:00j'allais dire
10:02la droite libérale
10:03incapable de mettre
10:04en oeuvre
10:05ses réformes
10:05parce qu'elle subissait
10:07l'oucas de la gauche
10:08et que chaque fois
10:09que la gauche
10:09que la droite
10:10faisait un pas
10:11vers le RN
10:13immédiatement
10:14la gauche
10:14la poursuivait
10:15de ses injures
10:15et que la droite libérale
10:19était paralysée.
10:20Je lui dis
10:20ne soyez pas paralysés
10:22vous êtes des représentants
10:24du peuple
10:25vous allez travailler
10:26avec les autres
10:27représentants du peuple
10:28quelles qu'ils soient
10:29leurs origines
10:30quand moi
10:31à la région
10:32je faisais voter
10:33une partie de mon budget
10:34par les communistes
10:35qui étaient d'accord
10:36sur un certain nombre
10:36de réformes
10:37personne ne venait
10:38me leur reprocher
10:39quand à la région
10:40je faisais voter
10:41un certain nombre
10:42de réformes
10:43par les écologistes
10:44quand on mettait
10:45en oeuvre
10:46les parcs régionaux
10:49etc
10:49personne ne venait
10:50me leur reprocher
10:51et comme par hasard
10:53il fallait repousser
10:54en enfer
10:57à l'époque
10:58le Front National
10:59aujourd'hui
10:59le RN
11:00et ne pas prendre
11:01en réalité
11:01les choix
11:03qu'ils faisaient
11:04ou les
11:04j'allais dire
11:05même les analyses
11:07qu'ils émettaient
11:08voilà.
11:08vous êtes bien
11:09sur Sud Radio
11:10Perico Légas
11:11reçoit Charles Millon
11:12dans un débat
11:13à bâton fleuri
11:14c'est l'expression
11:14que j'aime utiliser
11:15parce qu'on va
11:16au fond des choses
11:17et on parle vrai
11:18vous restez avec nous
11:19vous nous appelez
11:20au 0 826 300 300
11:22nous débattons
11:24sur la possibilité
11:25d'une union viable
11:26des droites
11:26Charles Millon
11:27répondra à vos questions
11:28je suis sûr
11:28que vous êtes concerné
11:29qui que vous soyez
11:30est-ce que l'union des droites
11:31aujourd'hui
11:32est-ce qu'il faut
11:32casser le carcan
11:33des vieux tabous
11:34et envisager cette solution
11:35pour sortir le pays
11:36du marasme
11:37dans lequel il a été
11:37plongé
11:38et Emmanuel Galasso
11:39prendra vos appels
11:41à tout de suite
11:41Sud Radio
11:42Maud Coffler
11:43nous recevons
11:45Charles Millon
11:46ancien ministre
11:47ancien président
11:49de la région
11:50Ronalp
11:50qui a été au coeur
11:51du débat politique français
11:53malgré ses hautes responsabilités
11:54il a été
11:55bousculé
11:56parce que le premier
11:57avec d'autres
11:58présidents de région
11:59il a estimé
12:00qu'un arc
12:01républicain à droite
12:02était légitime
12:03et d'autres
12:04ne l'ont pas entendu
12:05comme tel
12:06pour revenir à l'actualité
12:07Charles Millon
12:08lorsqu'il y a la dissolution
12:10de l'Assemblée nationale
12:11en juillet 2024
12:12la réponse
12:14j'allais dire
12:15d'une partie
12:15de la classe politique
12:16de la droite
12:17et de la gauche
12:17c'est d'inventer
12:18le front républicain
12:19c'est-à-dire
12:19on dit
12:20aux électeurs
12:21nous nous rassemblons
12:23pour les élections
12:24législatives
12:25de façon à éviter
12:26l'élection
12:27d'un nombre
12:28trop important
12:29de candidats
12:30du Rassemblement national
12:31mais on oublie
12:32de leur dire
12:32tout de suite
12:33dès le lendemain
12:34de l'élection
12:35on sort les couteaux
12:36et on ne fait rien
12:37ensemble
12:37on ne construit rien
12:38on appelle ça une forfaiture
12:40politique
12:40oui c'est un mensonge
12:42un vrai mensonge
12:44et d'ailleurs
12:45les électeurs
12:46commencent à le savoir
12:48ils le constatent
12:50et c'est la raison
12:50pour laquelle
12:51le Rassemblement national
12:52continue en fait
12:54à monter
12:55dans les sondages
12:56parce que les électeurs
12:57ne comprennent pas
12:58qu'on puisse
12:59mentir
13:00de cette manière là
13:01et je le dis
13:02à mes amis
13:04de LR
13:04on ne va pas voter
13:06avec la gauche
13:06parce qu'on a peur
13:08du LR
13:08on s'allie
13:09avec les gens
13:10qui partagent
13:11les mêmes convictions
13:12sur un certain
13:13nombre de sujets
13:14même si sur
13:15certaines analyses
13:17on peut avoir
13:18discussion
13:18on peut même
13:19avoir opposition
13:19mais ça a été
13:21à mon avis
13:22très grave
13:22ce qui s'est passé
13:23parce que les électeurs
13:24ont fait un choix
13:25au premier tour
13:26et on a organisé
13:28au deuxième tour
13:29le détournement
13:30des voix
13:31puisqu'on a vu
13:32en fait
13:33une alliance
13:35entre LFI
13:36et LR
13:38pour empêcher
13:39le RN
13:39d'être élu
13:40ou pour empêcher
13:41en fait
13:42une alliance
13:42avec le RN
13:43c'est là en fait
13:44un scandale démocratique
13:46je fais toujours
13:48une définition
13:49très précise
13:49il y a des électeurs
13:50républicains
13:51et macronistes
13:52qui ont voté
13:53pour des électeurs
13:53de la France insoumise
13:54de Jean-Luc Mélenchon
13:55et il y a des électeurs
13:56de la France insoumise
13:57pro-Jean-Luc Mélenchon
13:58qui ont voté
13:59pour des candidats
14:00des républicains
14:01et de la macroniste
14:02ces gens-là
14:02quand vous leur parlez
14:03aujourd'hui
14:04ils vous disent
14:04on ne m'y reprendra pas
14:05deux fois
14:05on s'est fait largement
14:07avoir
14:07ça n'a servi à rien
14:08total
14:08il y a un chaos politique
14:09total
14:10alors que vous estimez
14:11que...
14:11Moi je ne crois pas
14:12à leur phrase
14:13on ne nous reprendra pas
14:14parce qu'en réalité
14:16dire votre langue
14:17vous pensez ?
14:17Non mais
14:18on a vu
14:19durant ces derniers mois
14:22combien les parlementaires
14:25étaient attachés
14:26à leur mandat
14:26quand ils refusaient
14:28en fait
14:29de voter la censure
14:30ou de refuser
14:31un texte
14:33parce qu'ils avaient peur
14:34de la dissolution
14:34et ils avaient bien
14:36donc c'était bien
14:37une peur
14:37qui les concernait
14:38eux-mêmes
14:39qui les amenait
14:40à faire un geste politique
14:42on ne leur demande pas
14:43de faire des gestes
14:44pour eux
14:44on leur demande
14:45de faire des gestes
14:46pour la République
14:47Charles Millon
14:47je vous parlais
14:48des électeurs
14:48qui ont accepté
14:49en ce matin
14:49de voter pour un parti
14:50auquel ils ne croyaient pas
14:51ces gens-là
14:52nous disent aujourd'hui
14:53moi je ne me ferais pas
14:53avoir une deuxième fois
14:54bien entendu
14:55Charles Millon
14:56vous avez été président
14:57de la région Rhône-Alpes
14:58riche d'un très grand patrimoine agricole
15:02la vallée du Rhône
15:03les arbres fruitiers
15:04les Alpes
15:06avec l'élevage
15:06de la montagne
15:07nous avons justement
15:08une agricultrice
15:09une éleveuse
15:10Pauline Marre
15:12elle porte un patronyme symbolique
15:15puisqu'elle en a Marre
15:15elle est plus que Marre
15:16elle est au bout du rouleau
15:17elle a lancé un message
15:19qui nous a interpellé
15:20un cri de détresse énorme
15:21je voudrais qu'on l'écoute
15:24et puis en tant qu'homme politique
15:26vous nous direz
15:27ce que vous pensez
15:28du sort qu'aujourd'hui
15:29on réserve à l'agriculture
15:30Pauline Marre
15:31vous êtes avec nous ?
15:33oui je suis là
15:34bonjour Pauline Marre
15:35on a écouté votre message
15:36bon vous savez que c'est un sujet
15:38qui me touche
15:38depuis toujours
15:40j'ai été
15:40allez
15:41j'ai eu les yeux embués
15:42on vous entendait
15:43parce que j'ai senti
15:44que du fond du coeur
15:45et du fond de vos tripes
15:47vous lanciez un cri
15:48de désespoir
15:49le cri
15:50le dernier cri
15:51avant la fin
15:52vous en êtes toujours
15:54à cette conclusion
15:55que vous êtes au bout du rouleau
15:56alors aujourd'hui
15:58il y a quand même
15:59une superbe solidarité
16:00qui nous a bien entourés
16:03évidemment
16:04on nous entoure
16:05évidemment
16:05tout ce qui est
16:06les acteurs
16:07de notre vie agricole
16:08donc la MFA
16:09le crédit agricole
16:11voilà
16:11ils sont tous autour de nous
16:13après aujourd'hui
16:14il y a un peu
16:15cette pression médiatique
16:16qui n'est pas facile
16:16je vous avoue
16:18mais parce que
16:19ça a divisé un peu aussi
16:20dans nos familles
16:22c'est vous qui l'avez suscité
16:24pour de bonnes raisons
16:25et tant mieux
16:25exactement
16:26mais je ne m'attendais pas
16:27je ne m'attendais pas
16:28sincèrement
16:28je ne m'attendais pas
16:29à cette ampleur là
16:30mais du coup
16:32ça m'a redonné foi
16:33ça m'a redonné l'envie
16:34de me battre
16:35et c'est vrai
16:35que notre métier
16:36c'est toute notre vie
16:37c'est une passion
16:38et on n'a vraiment
16:39pas envie
16:40on a vraiment très peur
16:41de le perdre
16:41Pauline c'est un sujet
16:42qui touche les français
16:45qui nous passionne
16:46et on sait que
16:48l'avenir de l'agriculture
16:49est tout simplement
16:50l'avenir de la France
16:50c'est le jour où on n'aura plus de paysannes
16:52et de paysans
16:52on n'aura plus de pays
16:53vous vous trouvez où exactement
16:54votre exploitation agricole
16:55se trouve à quel endroit ?
16:57alors nous on est
16:58on est tout en haut du Chablais
16:59dans les hauteurs
17:00au-dessus de Tenon
17:01on est à Bellevaux
17:02ça s'appelle
17:02donc c'est une petite commune
17:04élevage ?
17:05on est en élevage
17:06bovin et caprin
17:08combien de têtes ?
17:10alors on a
17:1027 vaches
17:11et on a
17:12une cinquantaine de chèvres
17:13quelle race ?
17:14des tarines ?
17:14des abondances ?
17:16alors on est en
17:17AOP abondance
17:18pour notre livraison de lait
17:19donc pour le fromage
17:20donc on a des tarines
17:21des abondances
17:22des Montbéliard
17:22et puis moi
17:23en chèvre
17:24je ne suis pas en AOP
17:25donc je suis un peu
17:26sur plein de races différentes
17:27quel est le drame ?
17:29quelle est la nature
17:29de votre drame ?
17:30qu'est-ce qui vous arrive
17:30concrètement ?
17:32et bien concrètement
17:33cette ferme
17:33elle a déjà 14 ans
17:35donc c'est mon mari
17:35qui l'a instaurée
17:37on s'est rencontré
17:39pendant l'année du Covid
17:40et on a décidé
17:42de s'installer ensemble
17:44en Gaëque
17:44et juste avant ça
17:45on a fait une demande
17:46d'agrandissement de bâtiment
17:48donc forcément
17:49ça a suscité un prêt
17:50à l'époque
17:50au crédit mutuel
17:52et la ferme
17:53était déjà
17:54avec quelques dettes
17:55mais rien de transcendant
17:57mais
17:57tous les prix ont augmenté
18:00avec le Covid
18:01ça vous le savez très bien
18:02bien sûr
18:02et puis
18:03ce prêt
18:04normalement
18:05quand on construit
18:06un bâtiment agricole
18:07comme là
18:07on allait mettre
18:08les chèvres dedans
18:09et bien ils sont censés
18:10nous laisser une année
18:11voire deux ans
18:12sans prélever de mensualité
18:13le crédit mutuel
18:15a refusé
18:16et en fait
18:16c'est là où
18:17la défendante aux enfers
18:18a commencé
18:19c'est-à-dire que
18:20ça nous a repoussé
18:22les échéances
18:22parce qu'on ne pouvait pas
18:23les payer
18:23on était en découvert
18:25donc on a payé des AGO
18:26et en fait
18:27ça a fait une grosse boule de neige
18:28qui a continué
18:29sur un an
18:30un an et demi
18:30et puis au bout d'un moment
18:32je me suis dit
18:32bon les AGO
18:33c'est plus possible
18:34donc on va payer
18:35la banque en premier
18:36et puis les fournisseurs
18:37attendront
18:37vous êtes pris à la gorge
18:39vous êtes pris à la gorge
18:40voilà
18:41ça a été particulièrement compliqué
18:43je pensais m'en sortir
18:44et puis finalement
18:45je me rends compte
18:46en fait c'est un peu
18:46comme un ressort
18:47c'est-à-dire qu'on arrive
18:49à payer quelques trucs
18:49et puis finalement
18:50il y a 15 000 factures
18:52qui arrivent derrière
18:52et on se la traîne
18:53et c'est compliqué d'avancer
18:54parce que
18:55parce que c'est pas l'avenir
18:57qu'on veut
18:57c'est certainement pas
18:59l'avenir qu'on veut
18:59pour notre fils
19:00voilà
19:01vous en voulez à qui
19:02précisément ?
19:03sincèrement
19:04je vais vous dire
19:05au crédit mutuel
19:06déjà en premier lieu
19:07donc au système bancaire
19:09oui au système
19:10oui alors aujourd'hui
19:10on est avec le crédit agricole
19:12pour tout le reste
19:13et ils sont vraiment
19:14d'une aide énorme
19:16heureusement
19:17soutien du syndicalisme
19:18vous avez eu le soutien
19:19du syndicalisme agricole
19:20en général
19:20ou très peu ?
19:22absolument pas
19:23rien ?
19:23j'ai fait appel
19:25mais je leur ai demandé
19:26et apparemment
19:26l'histoire n'était pas
19:27assez intéressante
19:28je crois
19:29Charles Millon
19:30vous écoutez l'intervention
19:32le témoignage de Pauline Mar
19:33qui est parmi des milliers
19:35peut-être des dizaines
19:36de milliers
19:36selon les cas de figure
19:38vous avez été à la tête
19:40de cette région
19:40vous pensez qu'en matière
19:41de politique agricole
19:43la France a fait n'importe quoi
19:44n'importe comment ?
19:46la France était
19:47une grande puissance agricole
19:51et c'était un pays
19:53qui était autosuffisant
19:55c'est un pays
19:56qui a poursuivi
19:57la souveraineté
19:58qui a conservé
19:59la souveraineté alimentaire
20:01durant des décennies
20:03aujourd'hui
20:04suite à des politiques
20:06hasardeuses
20:07et bien on a vu en fait
20:08l'agriculture française
20:10ne plus être respectée
20:13comme elle aurait dû être
20:14je le dis tout à fait
20:15solennellement
20:16à votre antenne
20:16que je crois
20:17qu'il faut réfléchir
20:19à une garantie
20:21de la souveraineté alimentaire
20:22totale
20:23il y a un pays
20:24qui est juste à côté
20:25de la région de Madame
20:27qui est la Suisse
20:29qui le fait
20:29depuis des années
20:30et on voit
20:31les agriculteurs
20:32qui ont un revenu
20:33descendre
20:34dans ce pays
20:35on voit les agriculteurs
20:36qui sont en même temps
20:37les gardiens des paysages
20:39on voit des agriculteurs
20:40qui participent
20:41à la vie nationale
20:42et qui
20:43permettent
20:45à ce pays
20:46la Suisse
20:46d'être souverains
20:48sur l'angle alimentaire
20:49je pense que
20:50la France
20:50doit pouvoir le faire
20:52même
20:53à l'intérieur
20:53de l'Europe
20:54et qu'elle l'a fait
20:55puisque
20:56à un certain moment
20:57il y a eu
20:58des crises
20:59la France
21:00a surmonsté
21:00ces crises
21:01en ayant
21:02des politiques
21:03même assez
21:04j'allais dire
21:05dures
21:06puisque
21:06c'était la politique
21:07de la chaise vide
21:08et bien
21:09c'est ainsi
21:10qu'on devrait
21:10protéger
21:11nos agriculteurs
21:11il n'y a pas
21:12de pays
21:13sans paysans
21:14il n'y a pas
21:15de pays
21:16libre
21:17sans une souveraineté
21:18alimentaire garantie
21:19il n'y a pas
21:20un pays
21:22qui est riche
21:23en paysages
21:24qui soit
21:25un pays
21:25j'allais dire
21:26harmonieux
21:27sans qu'il y ait
21:28en fait des paysans
21:29qui s'occupent
21:30de cette harmonie
21:31et c'est la raison
21:32pour laquelle
21:32je dis à madame
21:33qu'il y a
21:34des hommes politiques
21:35il y en a
21:36un certain nombre
21:37qui pensent ainsi
21:38j'ai eu
21:40une majorité
21:40à la région
21:41durant
21:42presque
21:4310 ans
21:44qui a soutenu
21:46des filières
21:49ça s'appelait
21:50les filières
21:50du développement
21:51de l'agriculture
21:52on a soutenu
21:53un certain nombre
21:54de cultures
21:57on a soutenu
21:58un certain nombre
21:59d'élevages
22:00et on permettait
22:02à ces gens-là
22:03de toucher
22:03des subventions
22:05s'ils faisaient
22:05un projet
22:06agricole
22:07ceci s'est continué
22:09assez longtemps
22:09et je souhaite
22:10que le gouvernement
22:12français
22:12sache
22:13et à Bruxelles
22:15et dans les régions
22:16prendre des positions
22:17telles
22:17qu'on puisse garantir
22:19en fait un vrai revenu
22:20à nos agriculteurs
22:21qu'on puisse garantir
22:23une vraie souveraineté
22:23alimentaire
22:24et à partir de ce moment-là
22:25la France
22:26redeviendra
22:27une grande puissance
22:27nous débattons
22:28des enjeux agricoles
22:29avec Charles Millon
22:31dont le témoignage
22:31a été éloquent
22:32et nous avons
22:33Pauline Marre
22:34agricultrice
22:34éleveuse
22:35qui est en détresse
22:36mais je crois
22:37comprendre
22:37que la solidarité
22:39agricole
22:39et peut-être
22:40la solidarité
22:40sociale
22:41et citoyenne
22:42va peut-être
22:43faire en sorte
22:43cher Pauline Marre
22:44que vous connaissiez
22:45des jours
22:46des jours meilleurs
22:46vous restez avec nous
22:47sur Sud Radio
22:48vous nous appelez
22:49au 0 826 300 300
22:51Emmanuel Galasso
22:51prendra votre appel
22:52et si vous avez
22:53envie de poser
22:54des questions
22:54sur l'actualité
22:55sur la réalité
22:56sur la droite
22:56sur la gauche
22:57sur ce que la république
22:58va devenir
22:58Charles Millon
22:59qui est un grand expert
23:01parce que c'est devenu
23:02un sage
23:02répondra à vos questions
23:04avec pertinence
23:05et courage
23:05à tout de suite
23:06sur Sud Radio
23:06Radio
23:07la France dans tous ses états
23:09Péricault Légas
23:10Maud Koffler
23:12nous recevons
23:13Charles Millon
23:14ancien ministre de la défense
23:15ancien président
23:16du conseil régional
23:17Ronald
23:17qui a été
23:18je l'ai dit
23:19l'initiateur
23:19de l'union des droites
23:20même si à l'époque
23:21ça lui avait lu
23:21quelques colibés
23:22des anathèmes
23:23d'une extrême violence
23:24aujourd'hui
23:25on se rend compte
23:25qu'il était tout simplement
23:26visionnaire
23:27Charles Millon
23:28recevait à l'instant
23:29Pauline Marre
23:30cette agricultrice
23:31de Savoie
23:31qu'on remercie
23:32pour son témoignage
23:33et on suivra son dossier
23:34Pauline Marre
23:35je vous le dis
23:36voilà
23:36on vous rappellera
23:36parce que je veux savoir
23:37exactement comment
23:38s'est fini
23:38cette situation
23:40et votre courage
23:41mérite d'être salué
23:41ça a suscité
23:43ça a suscité
23:43chez Charles Millon
23:43la réflexion
23:44de protège-t-on
23:45vraiment
23:46notre agriculture
23:47vous avez mis le protégé
23:48donc on va mettre
23:49les pieds dans le plat
23:49est-ce que
23:50oui ou non
23:51on peut légitimement
23:52parler aujourd'hui
23:53de protectionnisme
23:54utile et nécessaire
23:56pour l'Europe
23:57et pour la France
23:58est-ce qu'il faut un protectionnisme
23:59qui redonne son sens
24:00à l'Europe
24:00la préférence communautaire
24:01et surtout
24:02est-ce que la France
24:03a le droit de protéger
24:04sa souveraineté alimentaire
24:05avec des moyens politiques
24:07clairs
24:07nets
24:08est précis
24:08bien évidemment
24:10il suffit de voir
24:12en fait comment cela se passe
24:13par exemple
24:13vous parlez de la Suisse
24:14voilà tout à fait
24:15en Suisse comme je viens de le dire
24:16mais d'autres pays européens aussi
24:17se protègent
24:18dans tous les pays européens
24:20actuellement
24:21il y a un certain nombre
24:22de gouvernements
24:24qui ont mis en oeuvre
24:25ce type de démarche
24:27et je pense que la France
24:28doit le faire
24:28d'une manière urgente
24:30d'ailleurs
24:30l'urgence est telle
24:33que
24:33le président de la République
24:35vient de renoncer
24:36à sa
24:37son libre-enchéangisme
24:39systématique
24:40qu'il a défendu
24:41jusqu'à ces derniers mois
24:42puisqu'il était
24:44un partisan du Mercosur
24:45et s'il a
24:46renoncé
24:47à soutenir
24:48la signature du Mercosur
24:50c'est suite
24:51aux manifestations
24:51unanimes
24:52de tous les syndicats
24:53agricoles français
24:55qui est aussi
24:56au soutien
24:57de toute la population française
24:58et pourquoi
24:59la population française
25:01soutient
25:01ses agriculteurs
25:02c'est non seulement
25:03parce qu'ils sont attachés
25:05à
25:05ces familles
25:06d'agriculteurs
25:07qui travaillent
25:08sur nos terres
25:10mais aussi
25:10parce qu'ils souhaitent
25:12que notre pays
25:14puisse
25:14en face d'une crise
25:16être souverain
25:18c'est-à-dire
25:18puisse
25:19résoudre ses propres problèmes
25:20sans être obligé
25:22d'obéir
25:23avec l'étranger
25:24donc
25:25je suis favorable
25:26à une politique
25:28de protection
25:29oui
25:30avec des tarifs extérieurs
25:31communs
25:32au niveau européen
25:33mais aussi
25:34au niveau national
25:34de pouvoir protéger
25:36certains secteurs
25:37que nous considérons
25:38comme vital
25:38pour notre pays
25:39Charles Millon
25:40vous ne trouvez pas
25:40qu'il y a certains mots
25:41certains termes
25:43qui étaient interdits
25:44par le politiquement correct
25:45et que nos dirigeants
25:46aujourd'hui
25:47présidents de la république
25:48en tête
25:48utilisent
25:49protectionnisme
25:51enfin plusieurs
25:51peu souveraineté
25:52tout ça
25:52vous passiez pour
25:53un affux xénophobe
25:54un réactionnaire
25:55aujourd'hui
25:56ce sont des thèmes
25:57qui ont été récupérés
25:58par cette place politique
25:59qui leur a marché dessus
26:01et maintenant
26:01ils ont fait leur cause
26:02je vais vous dire pourquoi
26:03c'est tout simple
26:04il y a des élections
26:06dans un an
26:07ils ont compris
26:08que les électeurs
26:09eux
26:10ne partageaient pas
26:11leur opinion
26:12et à partir de ce moment là
26:13comme ils ont envie
26:14d'être élus
26:14pour siéger
26:16à l'Assemblée nationale
26:16ou pour siéger
26:17à l'Elysée
26:18et bien à ce moment là
26:19ils changent
26:20et le président de la république
26:22la girouette type
26:24d'ailleurs il faut le regarder
26:25ils changent d'opinion
26:27en fonction en réalité
26:29des échéances
26:30ou des mouvements
26:31de population
26:32ou des mouvements
26:33de réflexion
26:35qui sont emmenés
26:35dans le pays
26:36et bien voilà
26:36la lucidité
26:37et le courage politique
26:38reviennent au fur et à mesure
26:39que se rapproche
26:40le jour du scrutin
26:41Charmillon
26:42nous avons Henri
26:43qui nous appelle
26:43de Biarritz
26:44auditeur de Sud Radio
26:45bonjour Henri
26:46bonjour Péricault
26:48petite question préalable
26:49quel temps avez-vous
26:50aujourd'hui à Biarritz
26:51parce qu'il fait toujours beau
26:52au Pays Basque
26:53il fait 20 degrés
26:54chez vous
26:55et par contre
26:56il va peut-être le voir
26:57cet après-midi
26:58mais il fait très bon
26:59ça resterait un pays vert
27:01les agriculteurs basques
27:02sont contents
27:02parce que l'herbe est grasse
27:03Henri
27:04quelle question avez-vous
27:05envie de poser
27:05ou quelle remarque
27:06avez-vous envie de faire
27:07à Charmillon ?
27:08d'abord je vous remercie
27:09parce que la Sud Radio
27:11est une radio
27:12qui alerte
27:13réellement
27:14sur tous les vrais problèmes
27:15que porte la France
27:16et aujourd'hui
27:17nous en avons un
27:18et je voulais poser
27:19une question
27:19à Charmillon
27:20concernant la PPE 3
27:22qui doit être signée
27:24par décret
27:25par un ancien
27:26de chez vous
27:27quand vous étiez
27:28donc encore
27:29en politique active
27:30rappelez-nous ce qu'est la PPE
27:31rappelez-nous Henri
27:32ce qu'est la PPE
27:33la PPE
27:34c'est
27:35si vous voulez
27:36on va voter
27:38c'est la programmation
27:39de l'énergie
27:40la programmation
27:41de l'énergie
27:42et si vous voulez
27:43en fait
27:44avec l'Europe
27:45derrière
27:45mais néanmoins
27:46on va nous mettre
27:47des milliards
27:49sur le dos
27:49et surtout
27:50on va doubler
27:51le prix
27:53de l'électricité
27:53pour tous les
27:54citoyens français
27:56alors qu'on peut
27:57avoir
27:58une indépendance
27:58totale
27:59et ce que je ne comprends pas
28:01chez les LR
28:02que vous étiez avant
28:04UDF
28:05il était UDF
28:06enfin bon
28:07ils ont gouverné ensemble
28:08mais en tous les cas
28:10vous avez suffisamment
28:11de poids
28:12et vous avez suffisamment
28:13d'amis encore
28:14pour dire
28:14aux dirigeants
28:15des LR
28:16et du centre
28:17de ce que vous voulez
28:18réveillez-vous
28:20et vous ne pouvez pas
28:20laisser
28:21les français
28:22sur le tapis
28:23l'économie
28:23car sans énergie
28:24on n'a plus d'économie
28:25on le sait
28:26et donc je trouve
28:28que c'est scandaleux
28:29ce qui se prépare
28:29en lousse dé
28:30comme ça
28:31par décret
28:32vendredi
28:33et bien j'espère que
28:34et Sud Radio
28:35et vous
28:35vous le direz haut et fort
28:37parce que
28:38on ne peut pas
28:39laisser signer ça
28:39la souveraineté
28:42Henri soulève le problème
28:43de là
28:43vous parliez de souveraineté agricole
28:44souveraineté énergétique
28:45est-ce que c'est un enjeu essentiel ?
28:47Oui mais cher monsieur
28:48vous avez totalement raison
28:49et je trouve scandaleux
28:51d'ailleurs
28:52que le gouvernement
28:53revienne sur ses engagements
28:55car là aussi
28:56on se rappelle
28:58des engagements
28:58des premiers ministres
29:00et des ministres
29:01qui ont expliqué
29:02après que le constat
29:03a été fait
29:04que l'Allemagne
29:05et que les écologistes
29:06nous avaient mis
29:07en fait
29:08dans un corner
29:09en nous imposant
29:11les éoliennes
29:14en nous imposant
29:15Le démantèlement
29:16du parc nucléaire
29:16Le démantèlement
29:17du parc nucléaire
29:18parce que
29:19les Allemands
29:20étaient d'accord
29:20et d'autres
29:21agissaient aussi
29:23contre
29:23notre souveraineté énergétique
29:26donc aujourd'hui
29:27après les promesses
29:28qu'ils ont faites
29:29ils ne vont quand même
29:30pas en cachette
29:31signer
29:32en fait
29:33ce décret
29:34et je souhaite
29:36qu'il y ait
29:37une vraie pression
29:37qui soit mise en oeuvre
29:39au Parlement
29:40par toutes celles
29:41et tous ceux
29:42qui avaient pris
29:43des engagements
29:43pour qu'on retrouve
29:45notre souveraineté énergétique
29:46et qu'on permette
29:47à la France
29:48de profiter
29:49des efforts
29:50de nos anciens
29:50qui ont construit
29:52tout ce parc nucléaire
29:53qui nous permet
29:54d'avoir une énergie
29:55moins chère
29:56que les autres
29:57et que pour une fois
29:58où on peut avoir
29:59une énergie
29:59moins chère
30:00que les autres
30:00au moins qu'on en profite
30:02Charles Millon
30:02vous avez été
30:04vous avez fait partie
30:05de la classe politique
30:06dominante
30:07au moment où
30:08la droite
30:08qui est ensuite
30:08venue l'UMP
30:09mais vous en étiez plus
30:10l'alliance
30:11entre les centristes
30:12les giscardiens
30:13les chiraciens
30:14vous étiez proche
30:15de Giscard d'Estaing
30:15qui vous appréciez beaucoup
30:16vous avez eu des relations
30:18extrêmement proches
30:20et loyales
30:21vis-à-vis de Jacques Chirac
30:22à laquelle vous avez
30:23ensuite eu des distances
30:25quand est-ce que commence
30:26je ne sais pas
30:28que je vous demande
30:28des comptes
30:29mais vous étiez aux affaires
30:30où vous participiez
30:31à la vie gouvernementale
30:32de la République
30:33à l'époque
30:33quand est-ce que commence
30:35ce renoncement
30:36cette imprudence
30:38où la France
30:39commence à perdre
30:40sa souveraineté
30:40dans bien des domaines
30:41qu'est-ce qui s'est passé
30:42c'était l'Europe
30:43c'était le besoin
30:44d'ouvrir au marché mondial
30:45c'était une forme
30:46de bien-pensance
30:47il y a plusieurs dates
30:49et je reconnais
30:51que je n'avais
30:52pas la lucidité suffisante
30:54certaines fois
30:54mais il y a d'abord
30:56l'élargissement
30:57on a élargi l'Europe
30:59trop rapidement
31:00et on n'avait pas
31:01en fait posé
31:02les bases
31:03d'une véritable communauté
31:05car il ne faut jamais
31:06oublier
31:06que nos grands anciens
31:08avaient créé
31:09une communauté européenne
31:10ils n'avaient pas créé
31:11une union européenne
31:12la CEE
31:13ils voulaient
31:14en fait une communauté
31:15qui respectait
31:17et qui respecte
31:18les nations
31:19et que
31:20c'est le fait
31:21de passer
31:21à une union
31:23où on a commencé
31:24à rejeter
31:25j'allais dire
31:27les politiques nationales
31:28on a vu en fait
31:29un certain nombre
31:30de dérives
31:30et je
31:31je le dis
31:32d'une manière très claire
31:33je m'étais battu
31:35au moment du traité
31:35de Maastricht
31:36j'avais obtenu le vote
31:37d'un certain nombre
31:38d'amendements
31:39au traité de Maastricht
31:40que ces amendements
31:41ont été votés
31:43mais n'ont jamais
31:43été mis en oeuvre
31:44et qu'à partir de ce moment-là
31:46la dérive
31:46vers une union
31:48qui soit
31:49plus étatique
31:51qui ressemble
31:52d'ailleurs
31:52à une concentration
31:54du pouvoir
31:55par une commission
31:56qui n'est même pas élue
31:57et qui a amené
32:00en fait
32:00les prises de décisions
32:01qui aujourd'hui
32:02en fait
32:03sont repoussées
32:03par la majorité
32:04des français
32:05et des européens
32:06vous vous souvenez
32:06de l'admirable discours
32:07de Philippe Séguin
32:08à l'Assemblée nationale
32:09vous siégez
32:10vous êtes à l'époque
32:11le président du groupe
32:12EDF
32:13qui est l'autre composante
32:14de la droite
32:15vous êtes aussi soucieux
32:18que Séguin
32:19de ce que
32:20le traité de Maastricht
32:21peut imposer
32:22comme méfait
32:23à la France
32:24pour autant
32:25vous obtenez des garanties
32:26vous obtenez des garanties
32:27de la part du gouvernement
32:28socialiste
32:28de M. Béregauvois
32:29qu'on préservera
32:31et Jacques Chirac
32:32hypocrisie
32:33pensait que vous alliez
32:34voter contre
32:35vous étiez obligé
32:36de voter pour
32:36parce que vous avez
32:36eu satisfaction
32:37et il pensait
32:38que vous alliez
32:39voter contre
32:39donc que le traité
32:40de Maastricht
32:40ne serait pas adopté
32:42par l'Assemblée nationale
32:43que du coup
32:43le problème était réglé
32:44et il a été confronté
32:45à une réalité
32:46le traité a été voté
32:47et il a été obligé
32:48d'appeler à voter oui
32:49parce qu'il disait que
32:50si on vote non
32:51la porte de l'Elysée
32:52est fermée
32:52à quiconque
32:53s'oppose à l'Europe
32:54c'est ce qui s'est passé
32:55exactement
32:56qu'est-ce que vous en
32:57qu'est-ce que vous en
32:58connu aujourd'hui
32:59que c'était un opportuniste
32:59je pense qu'on a été
33:02on s'est trompé
33:04on s'est trompé
33:05parce que
33:06il y a un certain
33:07nombre de personnes
33:08qui ne veulent pas
33:10d'une Europe
33:12je vais dire
33:12communautaire
33:13ils veulent une Europe
33:14qui supprime
33:15les différences
33:17entre les nations
33:18qui concentre le pouvoir
33:19à Bruxelles
33:21qui voudrait faire
33:22en fait
33:22de l'Europe
33:24un pays unioniste
33:26alors que
33:27il faudrait que ce soit
33:28effectivement
33:29une communauté de nations
33:30qui se respecte
33:31et qui respecte
33:32leur propre religion
33:32l'ultra-européen
33:33que vous avez été
33:33parce que vous l'avez été
33:34en conviction
33:35je me souviens de vous
33:35j'étais jeune
33:36mais vous étiez passionné
33:37aujourd'hui
33:38il faut la remettre
33:39totalement en cause
33:39peut-être pas sortir de l'Europe
33:42mais il faut la repenser totalement
33:43je pense qu'il faut
33:44repenser totalement l'Europe
33:45il faut revenir
33:46à ce que voulaient
33:48en fait
33:48les pères de l'Europe
33:49les pères de l'Europe
33:50ne voulaient pas
33:51qu'on fasse
33:52une normalisation générale
33:55ne voulaient pas
33:56qu'on fasse
33:56une union totale
33:58ne voulaient pas
33:59que l'Europe
33:59s'occupe
34:00j'allais dire
34:01même de l'ouverture
34:02des bouteilles
34:03puisque c'est
34:04maintenant l'Europe
34:04qui décide de savoir
34:05si les bouchons
34:06doivent rester attachés
34:08ou pas
34:08et de la peau
34:09du saucisson de Lyon
34:10exactement
34:10et qu'ils voulaient
34:12en fait une Europe
34:13qui s'occupe de l'essentiel
34:14et non pas en fait
34:15de la vie courante
34:16qui doit rester même
34:17au niveau des régions
34:18pour un certain
34:19nombre de choses
34:20donc je suis
34:21un partisan
34:23du principe
34:24de subsidiarité
34:25et je dis
34:26aux auditeurs
34:27je rappelle aux auditeurs
34:28ce que c'est
34:28tout ce qui peut être fait
34:30au plus proche
34:30du citoyen
34:32de la famille
34:33du village
34:35de la ville
34:36doit rester
34:37au plus proche
34:38doit être fait
34:40au plus proche
34:40de la ville
34:41ou de la cité
34:42et que tout ce qui peut
34:44être fait au niveau
34:45du département
34:47reste au niveau
34:47du département
34:48et ainsi
34:49on remonte jusqu'au bout
34:50et on a que l'essentiel
34:51qui reste
34:52en haut du pays
34:53et on ne peut
34:54déléguer cela
34:55à l'Europe
34:56que pour ce qui est
34:57de l'essentiel
34:57et non pas
34:58aujourd'hui
34:59de l'accessoire
35:00ou même
35:02de l'essentiel
35:03quotidien
35:04qui doit rester
35:05au plus proche
35:05ça s'appelle
35:06la démocratie
35:07Charles Millon
35:07ce que vous venez
35:07de définir
35:08non ça s'appelle
35:09la subsidiarité
35:10parce qu'il existe
35:11des démocraties
35:12centralisées
35:13et moi je suis
35:14pour une démocratie
35:15qui soit
35:15respectueuse
35:17des communes
35:19des respectueuses
35:20des régions
35:20respectueuses
35:22du citoyen
35:23et que tout ce qui peut
35:24être fait au plus proche
35:25du citoyen
35:25reste au plus proche
35:26des citoyens
35:26je n'ai pas fait
35:27dit ma phrase
35:27je vais même prendre
35:28des exemples très concrets
35:29dans le domaine éducatif
35:32je suis favorable
35:33parce que
35:33tout ce qui relève
35:35j'allais dire
35:36de l'éducation
35:36des enfants
35:37reste au niveau
35:38des communes
35:38que si ensuite
35:40on remonte
35:41et on arrive
35:42aux universités
35:43qu'on laisse
35:44au niveau
35:44de la nation
35:45et même
35:46dont on reconnaît
35:48l'autonomie
35:49pour pouvoir avoir
35:50en fait
35:50une diversité
35:51vous savez
35:52la démocratie
35:53c'est le respect
35:55des citoyens
35:56le respect
35:56de la personne
35:57je dis bien
35:58le respect
35:59de la personne
35:59le respect
36:00de la vie
36:01troisièmement
36:02c'est aussi
36:03le respect
36:04de la diversité
36:05car c'est la diversité
36:07qui est la richesse
36:07de nos pays
36:08et enfin
36:10qui permet
36:10les expériences
36:11parce que l'homme
36:13ne sait pas tout
36:13et que les lois
36:15ne sont pas pérennes
36:16il y a des changements
36:17aussi
36:18au niveau de la technique
36:19etc
36:19et qu'il faut
36:20permettre des expériences
36:22pour ensuite
36:23peut-être les généraliser
36:24quand ils ont réussi
36:24le message est très clair
36:26vous restez avec nous
36:27vous êtes sur Sud Radio
36:27je reçois Charles Millon
36:28qui nous fait un décryptage
36:30extrêmement lucide
36:31et courageux
36:31de la situation
36:32vous nous appelez
36:33au 0 826 300 300
36:34et on continue
36:35à débattre
36:36de ce sujet
36:37passionnant
36:37la France
36:38dans tous ses états
36:39Perico Légas
36:40Maud Koffler
36:41nous recevons
36:43Charles Millon
36:44figure de la politique
36:46française
36:47témoin
36:47d'une histoire
36:49de France
36:50depuis 50 ans
36:51à laquelle il a
36:52activement
36:53participé
36:54il reconnaît
36:54que peut-être
36:55sur l'Europe
36:55il a pêché
36:57par optimisme
36:58mais qu'aujourd'hui
36:59le moment est venu
36:59de redresser la barre
37:01on parlait
37:02de subsidiarité
37:03très important
37:03je vous disais
37:04la démocratie
37:04oui aujourd'hui
37:06l'Europe est quelquefois
37:07un déni de démocratie
37:08puisque le citoyen de base
37:10les collectivités
37:10ont se fait dicter
37:12par des gens
37:12qui ne sont pas élus
37:13à Bruxelles
37:13des directives
37:14et des dispositions
37:15dont nous ne voulons pas
37:17ça se résout
37:18comment institutionnellement
37:20Charles Millon
37:20vous qui avez été
37:21au centre de l'action
37:22sans parler de Frexit
37:24est-ce qu'on peut dire
37:25un nouveau gouvernement
37:26un nouveau président
37:27de la république française
37:28peut dire à Bruxelles
37:29et à Bonn
37:30écoutez
37:30on se sent autour de la table
37:31maintenant on va tout rediscuter
37:33on arrête de jouer
37:34à cet acte unique
37:35à cette soumission
37:36de la France
37:38aux intérêts économiques
37:39mondialisés
37:40par l'acte unique
37:41est-ce qu'on peut retrouver
37:42notre souveraineté
37:43d'une façon ou d'une autre ?
37:44Oui je pense qu'on peut retrouver
37:45une autre souveraineté
37:46il faut d'abord
37:47qu'il y ait un gouvernement
37:49courageux
37:49et qu'il n'obéisse pas
37:51ni aux lobbies
37:52et surtout pas aux lobbies
37:54étrangers
37:55et aux lobbies
37:56outre-Atlantique
37:57bien sûr
37:57qui respectent en réalité
37:59le choix des électeurs
38:01et qu'à partir de ce moment là
38:02si le gouvernement
38:03est décidé
38:04à être courageux
38:05et bien
38:06qu'il
38:07qu'il amène
38:09les groupes parlementaires
38:11et les parlementaires
38:12qui siègent
38:13à l'Assemblée Européenne
38:15à prendre
38:16à émettre des votes
38:17qui obligent
38:19les dirigeants européens
38:21à tenir compte
38:22des choix nationaux
38:23qui ont été effectués
38:24et deuxièmement
38:25je pense que
38:26il ne faut pas hésiter
38:28à faire respecter
38:30le principe de subsidiarité
38:31il est inscrit
38:32dans le traité de Maastricht
38:35et qu'on a tout à fait
38:36le droit
38:36en fait
38:37d'aller
38:38devant les tribunaux
38:39pour dire
38:40à la Commission Européenne
38:42pour un certain nombre
38:42de décisions
38:43qu'elle ne respecte pas
38:44le principe de subsidiarité
38:45exemple
38:46si je ne veux pas
38:47exonérer
38:47de droit de douane
38:48le poulet ukrainien
38:50qui passe par la Pologne
38:51et qui vient en France
38:52moi gouvernement français
38:53je dis
38:54à la communauté européenne
38:55donc à la Commission
38:56je vais dire
38:57je n'appliquerai pas
38:58au nom de la subsidiarité
39:00je n'exonérerai pas
39:01le poulet ukrainien
39:02c'est une mesure
39:03qu'on aurait pu prendre
39:03ça s'appelle
39:04le droit de réserve
39:04je crois
39:04je pense que c'est
39:07un problème très technique
39:08non non non
39:09mais je veux dire
39:09c'était une possibilité
39:10que le gouvernement
39:11vous savez
39:11c'est exactement ça
39:12je pense qu'il faut essayer
39:14d'aller jusqu'au bout
39:14sur le sujet
39:16par exemple
39:16du pacte migratoire
39:17certains pays
39:19se sont opposés
39:20au pacte migratoire
39:21pourtant
39:22bien sûr c'est passé
39:23et en fait
39:23certains pays
39:23ont été amendés
39:25sur leurs oppositions
39:26en fait
39:26donc on se dit
39:27qu'en même temps
39:28même s'il y avait
39:28une cohésion
39:29de certains pays
39:29Bruxelles reste
39:31tout puissant
39:32et ne permet pas
39:33pas une révolte
39:34mais en tout cas
39:34une discussion
39:35sur la façon
39:36dont fonctionne
39:37cette politique
39:37je pense
39:39comme beaucoup
39:39d'ailleurs
39:40qu'il faut que ce soit
39:41en fait
39:41le gouvernement français
39:42qui décide
39:43de sa politique
39:45d'immigration
39:46et qu'à partir
39:47de ce moment là
39:48il va falloir peut-être
39:48exiger de l'Europe
39:50qu'elle respecte
39:52les décisions
39:52qui sont prises
39:53au niveau national
39:54car il n'est pas possible
39:57on va prendre
39:57un exemple
39:58très précis
39:59lorsque un pays
40:00limitrophe de la France
40:02qui fait partie
40:03de l'Union Européenne
40:06décide de régulariser
40:08tous les étrangers
40:10illégaux
40:11ces étrangers
40:12illégaux
40:13peuvent ensuite
40:13rentrer
40:14légalement
40:15en France
40:16et s'installer
40:17puisque c'est le droit
40:18européen
40:19cela n'est pas normal
40:21donc il faut
40:22permettre
40:23j'allais dire
40:24une vraie discussion
40:25au niveau de l'immigration
40:26et que
40:27on respecte
40:28totalement
40:29les décisions nationales
40:30je vous cite
40:31trois noms de présidents
40:31de la Commission Européenne
40:32José Manuel Barroso
40:34Jean-Claude Juncker
40:35Ursula
40:35Van der Leyen
40:36ils roulent pour qui
40:37ces gens-là ?
40:40Est-ce que la Commission
40:40a trop de pouvoir ?
40:41Ils roulent pour une
40:41bureaucratie européenne
40:43car ils sont persuadés
40:44que le bonheur des peuples
40:46viendra de la bureaucratie
40:47européenne
40:48et lorsqu'ils sont retirés
40:50par contre
40:50ils se mettent à critiquer
40:51la bureaucratie européenne
40:52car
40:53ils s'aperçoivent
40:54que les choix
40:55qu'ils ont effectués
40:56ou qu'ils ont favorisés
40:57se sont souvent avérés
41:00des choix mauvais
41:02pour notre pays
41:03et pour l'Europe
41:03Nous avons eu des commissaires
41:05Michel Barnier
41:06Thierry Breton
41:07qui ont essayé
41:07de s'opposer
41:08ils ont été évacués
41:10assez rapidement finalement
41:11quand la France
41:11a essayé de se rebiffer
41:12on l'a fait taire
41:13C'est une analyse
41:17plus profonde
41:17qu'il faudrait faire
41:18Oui je sais bien
41:19mais enfin là
41:19concrètement
41:20M. Breton
41:21l'a essayé
41:21de s'opposer
41:23à Ursula Leiden
41:24et elle l'a évacué
41:26et on n'a rien dit
41:26on l'a remplacé
41:28par M. Séjourné
41:29donc c'était une forme
41:30de soumission
41:30à la commission européenne
41:32Je pense qu'il y a eu
41:33un accord
41:33entre le président
41:34de la république
41:35et la présidente
41:36de la commission
41:37et que c'est
41:39des décisions
41:40qu'on peut
41:41regretter
41:43sous l'angle politique
41:44mais qui
41:44sous l'angle
41:45institutionnelle
41:46sont valides
41:47Donc on fait
41:48des proclamations publiques
41:49et puis ensuite
41:50au moment de passer
41:51à l'acte
41:51les gestes sont
41:52très différents
41:53de ce qui a été dit
41:53C'est la raison pour laquelle
41:54d'ailleurs
41:54les lecteurs ne croient
41:55plus à la politique
41:56Charles Millon
41:57va faire un petit peu
41:58de politique fiction
41:58puisque 2027 approche
42:00la carte électorale
42:01est en train de se dessiner
42:02chez les républicains
42:04alors là
42:05le parti auquel
42:05vous apparteniez
42:06l'IDF
42:06les centristes
42:07c'est devenu un peu
42:08une partie de la Macronie
42:09entre le Modem
42:10Renaissance
42:11tout ça est un peu mélangé
42:12là on ne voit pas d'issue
42:13parce que l'effondrement est total
42:14il reste le camp républicain
42:16avec deux leaders
42:17qui sont Bruno Rutaillot
42:18et Laurent Wauquiez
42:20les autres ont été mis de côté
42:21et il reste évidemment
42:22l'option
42:22du Rassemblement National
42:24avec cette grande énigme
42:25est-ce que la cour d'appel
42:26va donner
42:28le jugement
42:29de la cour d'appel
42:29va permettre
42:30ou pas à Marine Le Pen
42:30de se présenter
42:31selon le délai
42:32qui sera fixé
42:33de la pénalité
42:35qui sera appliqué
42:3618 mois
42:3722 mois
42:38si Marine Le Pen
42:40peut se présenter
42:42en 2027
42:44est-ce qu'elle doit
42:44se présenter
42:45et Jordan Mardella
42:46se met en retrait
42:47ou est-ce que
42:48telle qu'elle a essayé
42:49de l'envisager
42:51elle se retirerait d'emblée
42:53dans la mesure
42:53où la procédure judiciaire
42:55ne serait pas
42:55totalement terminée
42:56et Jordan Mardella
42:57serait le candidat
42:58du Rassemblement National
42:59à l'élection présidentielle
43:00de 2027
43:01c'est pas votre parti
43:02mais je demande votre avis
43:03oui parce que
43:04je vais simplement
43:07d'abord dire une chose
43:09c'est que je considère
43:10que ce jugement
43:11est tinique
43:13pour une raison simple
43:15c'est que c'est parce
43:17qu'on n'a pas respecté
43:19j'allais dire
43:20un droit européen
43:22qui définit
43:25le rôle des assistants
43:27que l'on va condamner
43:30le parti
43:33de ses députés
43:35ou de ses assistants
43:36dans leur pays
43:38et qu'on va choisir
43:40une
43:40condamnation
43:43qui est une condamnation
43:44qui touche
43:45au droit français
43:47et non pas
43:48au droit européen
43:49bien sûr
43:49et que je pense
43:50qu'il y aurait peut-être
43:51une réflexion à mener
43:52et que
43:53sur cette question là
43:56car on a l'impression
43:57que le droit européen
44:00envahit même
44:02le droit national
44:04et va
44:06décider
44:07de l'inéligibilité
44:10d'une personne
44:11à un mandat national
44:13pour une faute
44:15qui a été
44:15pour une soi-disant faute
44:17qui a été faite
44:18au niveau européen
44:20que personne n'a répondu
44:22c'est vrai
44:23c'est vrai
44:23que j'aurais pensé
44:25et que je pense toujours
44:26qu'il serait intéressant
44:28de savoir
44:28quelle est l'opinion
44:29des juges
44:30sur cette question là
44:32alors je n'ai pas
44:34entendu
44:34nos juristes
44:36à part ceux
44:38qui sont
44:39professeurs
44:40qui sont
44:40intellectuels
44:41qui ont fait connaître
44:43eux
44:43leur opinion
44:44et qu'un certain nombre
44:45disent que c'est
44:46totalement anormal
44:47mais je voudrais
44:49simplement
44:50dire d'une manière
44:51très officielle
44:52qu'il y a là
44:53un vrai problème
44:54de droit
44:54si je comprends bien
44:56vous êtes en train
44:56de dire
44:56un tribunal
44:58de la république française
44:59sur des éléments
45:00qui sont relatifs
45:01aux institutions
45:01européennes
45:02va empêcher
45:03aujourd'hui
45:04le parti majoritaire
45:05dans le peuple français
45:06d'avoir le représentant
45:07qu'il souhaite
45:08pour présider la France
45:09donc pour vous
45:09c'est un grave déni
45:10de démocratie
45:11je pense que
45:12il y a
45:12oui
45:14c'est une
45:15c'est une faute
45:17à mon avis
45:17c'est une faute
45:18juridique
45:19très forte
45:20et qu'il faudrait
45:21en fait
45:22que les juges
45:24ou nos
45:25législateurs
45:28réfléchissent
45:29à ce qui est
45:30en train de se passer
45:30pour autant
45:31si
45:32Marine Le Pen
45:34est inéligible
45:35à la présidentielle
45:36que Jordan Bardella
45:37soit élu
45:37est-ce qu'il serait
45:39tout à fait compréhensible
45:40et acceptable
45:40qu'il dise d'emblée
45:41je nommerai
45:42Marine Le Pen
45:43à la tête du gouvernement
45:45elle sera
45:45première ministre
45:46et on appliquera
45:47tel que le prévoit
45:48la constitution
45:49l'article 20
45:50à la lettre
45:50qui dit que c'est
45:51le gouvernement
45:52qui détermine
45:53et conduit
45:53la politique
45:54de la nation
45:54je trouverais ça
45:56très élégant
45:57et une solution politique
45:59peut-être
46:00pour la gouvernabilité
46:01de la France
46:01je l'espère
46:03et dans la majorité
46:04législative
46:05votre vieux rêve
46:06participation
46:07des républicains
46:08et des centristes
46:08de bonne volonté
46:09qui seraient d'accord
46:09pour participer
46:10à ce gouvernement
46:11je voudrais rappeler
46:12qu'il existe
46:13en fait une formation
46:14politique
46:14qui est dirigée
46:15par Eric Ciotti
46:16qui a accepté
46:19d'entreprendre
46:21la démarche
46:22que j'ai
46:22personnellement soutenue
46:24de dire
46:25on ne voit pas
46:26pourquoi
46:26on va installer
46:27un cordon sanitaire
46:29autour du
46:29Rassemblement National
46:30que je
46:32je l'en ai
46:33félicité
46:33à l'époque
46:34d'ailleurs
46:35je continue
46:35à le soutenir
46:36dans cette démarche-là
46:37car c'est
46:38lorsqu'on aura
46:39en fait
46:40rendu la sérénité
46:41au débat politique
46:42qu'on pourra
46:43en fait
46:43avoir un gouvernement
46:44qui pourront
46:46prendre
46:46les problèmes français
46:48et les résoudre
46:49il a pris le nom
46:49de UDR
46:50Union pour une défense
46:51de la république
46:52qui était l'ancien
46:53sigle du parti gaulliste
46:54quand le général
46:55de Gaulle
46:55présidait
46:55la république française
46:57Charmillon
46:57merci pour votre témoignage
46:58merci d'avoir été ici
46:59je me permettrai
47:01de vous re-solliciter
47:02pour décrypter
47:02les réalités politiques françaises
47:04merci d'avoir été avec nous
47:05on se dit à demain
47:06on se dit à demain
47:07et là on confie
47:08l'antenne à Brigitte Laé
47:10pour quelques douceurs
47:11sentimentales peut-être
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