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Avec Gilles Attaf, président de la certification Origine France Garantie

Retrouvez La France dans tous ses états avec Périco Légasse du lundi au jeudi de 12h à 14h sur #SudRadio.

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##LE_FACE_A_FACE-2026-02-18##

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Transcription
00:00Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le face-à-face.
00:07Vous êtes bien sur Sud Radio, il est 13h03, Perico Légas reçoit Gilles Attaf.
00:13C'est une émission très importante, même si elle peut paraître un peu technique au départ.
00:18Est-ce que les entreprises françaises peuvent s'émanciper des GAFAM ?
00:22En fait, on sait que la globalisation, elle peut enrichir certains, elle peut en approvire d'autres.
00:27Elle met en péril la souveraineté économique de certains pays.
00:32C'est le thème du jour aujourd'hui.
00:34Gilles Attaf est président de la certification Origine France Garantie.
00:38C'est cet organisme qui vous assure que le produit a bien été élaboré, transformé, produit en France.
00:44Et il est par ailleurs également un des fondateurs des forces des FFI.
00:48Alors, on n'est plus dans la résistance, mais un peu quand même, Gilles Attaf.
00:51Les forces françaises de l'industrie, est-ce que l'on peut aujourd'hui ?
00:55On sait qu'il y a un grand organisme qui s'appelle le MEDEF.
00:58Est-ce qu'on peut, dans cette logique patronale-entrepreneuriale, favoriser des entreprises qui remettent l'économie au cœur du
01:04débat,
01:05reproduire en France, reenrichir la France avec notre patrimoine économique et entrepreneurial qui est important ?
01:10Gilles Attaf, merci d'être aujourd'hui sur Sud Radio.
01:13Je vous demande la première question à brûle pour point.
01:16Les GAFAM, les GAFAM, on a toujours pensé que c'était un danger sur nos libertés individuelles,
01:20sur notre information, sur nos sensibilités.
01:23Là, vous avez l'air de dire, les GAFAM peuvent s'immiscer dans la vie économique d'un pays.
01:28Absolument, bonjour et merci pour votre invitation, Perico, c'est toujours un plaisir d'être avec vous.
01:35Pour parler de ces sujets de souveraineté, aujourd'hui, le péril, il est terrible.
01:40Je vous rappelle qu'on est aujourd'hui dans une situation où on est en dépendance totale vis-à-vis
01:45du numérique par rapport aux Américains.
01:49On sent qu'il peut y avoir des décisions qui peuvent être prises du jour au lendemain.
01:53On parle de kill switch, c'est-à-dire que ça veut dire qu'on peut, du jour au lendemain,
02:00couper tous les accès.
02:01Aujourd'hui, que vous n'ayez plus accès à vos mails, que vous ne puissiez plus utiliser votre visa ou
02:08votre mastercard
02:09parce que sur une décision qui a été prise en haut lieu, on est en capacité de couper tous les
02:14accès.
02:15Donc, il y a un vrai sujet de souveraineté.
02:16Ça peut tuer une fonction numérique.
02:18Exactement.
02:18Tout à fait, on peut aujourd'hui couper le bouton et se dire que, en tout cas, ne plus être
02:28en capacité de pouvoir avoir accès à tous les sujets numériques.
02:33Donc, le danger est important.
02:35Nous, avec Origine France Garantie, on l'a identifié comme on avait identifié historiquement.
02:39On avait été des lanceurs d'alerte il y a 15 ans sur la production française qui était de moins
02:44en moins faite sur notre territoire.
02:46Et on avait lancé Origine France Garantie grâce à Yves Gégaud qui avait lancé la certification.
02:50Après, on a travaillé sur les services, sur la traçabilité.
02:53Aujourd'hui, la traçabilité sur le numérique, elle est importante parce qu'on a l'impression qu'on est une
02:58colonie numérique des Américains et qu'il n'y a pas d'autre choix.
03:00Eh bien, si.
03:01Il y a encore en France des entreprises qui sont en capacité de proposer des produits, des solutions numériques,
03:08qui soient souveraines et qui nous permettent, d'une part, de faire nos choix, mais aussi d'avoir la capacité
03:14de liberté qu'on peut perdre
03:18et réindustrialiser aujourd'hui le pays sans être en capacité de maîtriser ses données, notamment la data.
03:24On parle beaucoup d'IA en ce moment, mais pas d'IA sans data.
03:28Eh bien, ces sujets-là, on a décidé avec Origine France Garantie de les mettre en avant
03:31et d'être un peu, encore une fois, des lanceurs d'alerte en disant, attention, il ne faut pas que
03:35ce qui nous arrive, ce qui nous est arrivé avec l'industrie,
03:38ce qui est en train de nous arriver avec notre agriculture, c'est-à-dire qu'aujourd'hui, on ne
03:42soit plus du tout en capacité d'être souverains.
03:44Donc, on veut nous donner la capacité, encore une fois, d'identifier les entreprises françaises qui existent.
03:50Il y a des solutions françaises qui existent et nous, ce qu'on veut, c'est les mettre en avant.
03:53J'ai la taf, cette colonisation numérique, elle s'est faite sournoisement à l'insu des États et des nations
04:00et des peuples.
04:01Ou c'était, quelque part, on savait que ça allait se passer comme ça et on trouvait ça très bien
04:04?
04:05Vous savez, c'est toujours un peu la facilité.
04:07Et puis, en plus, on vit quand même depuis 1945, si on est un soft power américain, une mondialisation heureuse,
04:15tout se passera bien et c'est exactement le même sujet que sur la production.
04:19Et on s'aperçoit aujourd'hui que ce n'est pas du tout comme ça que ça marche,
04:23que cette mondialisation heureuse qu'on a voulu nous vendre,
04:26eh bien, elle est bien plus compliquée à gérer pour un pays qui veut garder sa souveraineté.
04:31Et ça s'est fait insidieusement.
04:33Vous savez, c'était un peu la facilité aussi.
04:35C'est exactement comme la facilité de délocaliser dans des produits à bas coût,
04:39des produits pas chers et de les faire revenir sur le territoire français.
04:42Mais il y a un vrai sujet global sur le numérique aujourd'hui,
04:45parce qu'il y a le sujet de la souveraineté, mais aussi un sujet économique.
04:49Je voudrais quand même rappeler que chaque année, c'est 56 milliards qui partent vers les Etats-Unis,
04:56qui pourraient être prises par nos entreprises françaises.
05:00Aujourd'hui, il y a un flux financier de 56 milliards.
05:03Vous vous rendez compte ?
05:04C'est presque...
05:04C'est génial.
05:05Je crois que c'est le deuxième...
05:07Après l'énergie, je crois que c'est notre deuxième déficit commercial.
05:11Donc, au-delà de la souveraineté, il y a aussi un vrai sujet économique qu'il faut prendre en compte.
05:14C'est qu'on aurait en plus la capacité...
05:16On cherchait 10 milliards sur le budget, la capacité d'avoir aussi des entreprises françaises
05:22qui participent au modèle social français.
05:23Moi, je vous rappelle toujours que le vrai sujet qu'on a, nous,
05:26c'est quand même qu'il faut qu'on finance notre modèle social qui nous tient vraiment à cœur.
05:30Mais pour ça, il faut être en capacité aussi de faire entrer de l'argent dans les caisses.
05:35Ils vont dans la caisse de qui, ces 56 milliards ?
05:38Dans les GAFAM.
05:40Les 56 milliards dont je vous parle, c'est les flux qui vont vers les grandes entreprises américaines,
05:45qui imposent, d'une part, leurs lois, mais aussi leurs tarifs.
05:48Et lorsque vous êtes verrouillés parce que vous passez par des entreprises américaines,
05:55c'est difficile de revenir en arrière.
05:56Donc, il faut vraiment, aujourd'hui, faire très attention.
05:59Je pense qu'il faut avoir une vision sur le temps long.
06:01Et que si on n'a pas, aujourd'hui, cette capacité à réfléchir à ce qui peut se passer,
06:06si on ne retrouve pas un minimum de liberté, ça va être très dangereux.
06:09On ne peut pas réindustrialiser la France si on ne protège pas nos données,
06:13si on ne protège pas nos brevets.
06:15Et je pense que ça, c'est important de le dire.
06:17Et il y a des solutions.
06:18Ce n'est pas perdu.
06:19Moi, je suis très optimiste.
06:20Vous savez, il y a 15 ans, Péricault, lorsqu'on parlait de production française,
06:24c'était un peu ringard.
06:25C'était d'un autre temps.
06:26Et puis, finalement, aujourd'hui, on s'aperçoit que, finalement,
06:29il y a une prise de conscience.
06:30Les consommateurs ont envie d'acheter des produits français,
06:34de savoir d'où ils viennent, comment ils sont fabriqués, dans quelles conditions.
06:36Sur le numérique, c'est pareil.
06:37Je pense qu'il faut donner de la désirabilité aussi
06:39sur tout le projet qu'on a autour de la souveraineté.
06:42Je me souviens des premiers salons du Made in France.
06:44C'était quasiment une assemblée folklorique.
06:45On venait voir des petits produits dans les terroirs avec des chapeaux.
06:48J'ai eu la chance d'être dans le premier.
06:50On était, je crois, 78 exposants avec Fabienne Delay,
06:53que je salue, la présidente du salon Made in France.
06:56C'était une carmesse, vous vous souvenez ?
06:57Aujourd'hui, c'est un phénomène politique.
07:00Les hommes politiques viennent comme au salon de la culture.
07:02Ils veulent être vus au salon du Made in France.
07:04Jean-Luc Mélenchon, en tête, qui avait fait un tabac.
07:06En disant aux petits entrepreneurs,
07:07mais je ne suis pas contre vous, au contraire, je vous soutiens.
07:09Absolument, on est plus de 1000 exposants maintenant.
07:10Vous vous rendez compte un peu ?
07:11On part de loin, on est parti de loin.
07:15Mais ça commence vraiment, je pense, aujourd'hui,
07:18la prise de conscience commence à être là.
07:20On a été obligés de prendre un mur avec la crise sanitaire
07:23qui nous a montré qu'on était complètement désindustrialisés.
07:25Parce qu'avant, on était dans le déni.
07:27On était dans le déni complet.
07:29Il a fallu qu'on descende à moins de 10% du PIB dans l'industrie,
07:32c'est-à-dire de la production industrielle en France,
07:33pour qu'on se rende compte qu'on était dépendant de l'étranger.
07:35Eh bien, le numérique, c'est le même sujet.
07:37C'est peut-être beaucoup plus fort,
07:41ça peut être très dangereux, mais beaucoup plus rapide.
07:45Je vous rappelle que là, aujourd'hui, les F-35 américains,
07:48ils peuvent ne pas décoller s'ils n'ont pas les mises à jour qui sont faites.
07:51Alors, il est vrai, Gilles Attaf, qu'on s'est rendu compte de tout ça
07:54grâce à le Covid, vous avez dit.
07:56L'accident sanitaire a ouvert les yeux et certaines consciences.
07:59La guerre en Ukraine, et surtout l'élection de Donald Trump,
08:02qui dit, par ici la monnaie, America first,
08:06et l'Europe, et les anges européens, je n'en ai rien à faire.
08:09Merci le Covid, merci Poutine, merci Trump, quelque part.
08:13En tout cas, nous avoir fait prendre conscience
08:15de la tragédie dans laquelle on se trouvait,
08:17de la précarité dans laquelle on était sur notre souveraineté économique.
08:20Exactement, je pense que la prise de conscience,
08:23elle a été peut-être un peu brutale,
08:26mais en tout cas, elle a le mérite aujourd'hui
08:29de faire effectivement prendre conscience à tout le monde
08:32qu'il est temps d'inverser la tendance
08:36si on ne veut pas être coincé entre le dumping chinois,
08:42le protectionnisme américain,
08:43et qu'aujourd'hui, on devienne en fait un espèce de no man's land
08:47où on ne protège plus rien.
08:48Ça veut dire que sans ça, tout allait bien ?
08:49Que le système économique, nos gouvernants de classe politique
08:52laissaient tourner un peu d'intentisme, un peu d'américanisme ?
08:55Bon, c'est le parrain, c'est le souverain,
08:57on vit à l'aise, et puis tout d'un coup,
08:59quand il se rebiffe, on se dit, mais qu'est-ce qu'on va devenir ?
09:01Oui, c'est un peu ça, je pense qu'il y a un vrai sujet aussi,
09:05je pense que tout le monde a sa part de responsabilité,
09:07un certain confort, on pensait que les choses
09:08pouvaient continuer comme ça, et que ça ne changerait pas.
09:12Cette prise de conscience, elle a mis du temps,
09:16et il a fallu effectivement ces crises pour qu'elles soient brutales.
09:19Il y a une volonté, aujourd'hui vous êtes en lien évidemment,
09:22on a parlé d'Ivigo, Arnaud Montebourg, qui sont des gauches-droites,
09:25donc dans toutes les sensibilités qui sont les premiers,
09:28ce sont les pionniers de cette initiative,
09:29vous ensuite avec Origine France Garantie et les FFI,
09:35vous sentez quand même que cette idée fait le chemin
09:37dans le personnel politique français ?
09:39Cette inquiétude, cette prise de conscience ?
09:41Oui, clairement, je pense qu'aujourd'hui, il y a vraiment une prise de conscience,
09:46je pense que les choses bougent, on sent qu'il y a des sujets
09:50comme la commande publique, où on a beaucoup de retard en France également,
09:55même par rapport à nos voisins repérins,
09:57on a matière à légiférer pour récupérer une grosse partie
10:00de notre commande publique, je vous parlais du numérique,
10:04mais sur l'industrie c'est encore plus important,
10:07et donc il y a des choses qui sont en train de se mettre en place,
10:10on doit pouvoir récupérer une partie de notre commande publique
10:13pour nos entreprises françaises,
10:15sans aller jusqu'à un small business act à la française,
10:18comme les Américains réservent une partie de leur production
10:21à leurs entreprises françaises, à leurs entreprises américaines.
10:25Nous, moi je rêverais qu'on réserve une grande partie
10:30de notre commande publique, mais au moins qu'il y ait une volonté gouvernementale.
10:33On va y venir.
10:34Si vous êtes inquiets par rapport à l'avenir de l'économie française
10:37qui serait sous emprise des GAFAM, cette mainmise du système américain
10:41sur nos entreprises, appelez-nous au 0826-300-300,
10:45appelez Emmanuel Galasso, Gilles Attaf répondra à vos questions.
10:48Je suis sûr que vous, auditeurs de Sud Radio,
10:50vous êtes concernés dans votre entourage, dans votre vie professionnelle,
10:53dans vos relations, est-ce que vous sentez que la souveraineté économique
10:56n'est plus une réalité, que la France est fragile,
10:59qu'il y a une vraie précarité, et qu'il y aurait,
11:00avec un peu de courage politique, c'est ce que Gilles Attaf nous explique,
11:03la possibilité de redresser la situation.
11:05Vous nous appelez au 0826-300-300, on attend votre appel.
11:08Sud Radio, la France dans tous ses états, Perico Légas.
11:13Je reçois Gilles Attaf, président de la certification Origine France Garantie,
11:18qui s'assure que les produits que nous consommons sont bien d'origine française,
11:21élaborés, produits en France,
11:22et également un des leaders des forces françaises de l'industrie, les FFI,
11:27et nous voyons avec lui comment, aujourd'hui, la France,
11:30les entrepreneurs français, et même l'État français,
11:32peut faire en sorte de ne pas être totalement dépendant,
11:35totalement tributaire des GAFAM du système économique américain.
11:38Gilles Attaf, on était en train d'aborder le sujet,
11:41et là, ça concerne nous, consommateurs français en particulier,
11:44nous réglons quasiment tout par avec notre carte, nos cartes de crédit.
11:48Vous nous expliquiez que si on passe par Visa ou Mastercard,
11:52qui est un organisme étranger américain,
11:54là, il pourrait contrôler et bloquer les comptes,
11:56donc, en tout cas, quand on fait un acte de consommation et d'achat commercial en France,
12:01toujours passer par CB, carte bleue.
12:03Oui, c'est français, il n'y a pas de risque.
12:04On a le choix, hein ?
12:05Absolument.
12:06Au moment de l'achat, ils vous proposent toujours.
12:08Vous pouvez demander...
12:08Et là, on fait mécaniquement, on laisse Visa ou l'autre.
12:11Il faut toujours mettre carte bleue parce que c'est une transaction française.
12:13Exactement, et puis c'est surtout une entreprise française,
12:15et donc, elle n'est pas soumise à la juridiction américaine.
12:18Le problème, aujourd'hui, c'est que tout ce qui concerne les juridictions américaines,
12:21il y a toujours ce risque, effectivement, de remise en cause de l'activité.
12:29Donc, il faut être...
12:30Concrètement, le président des États-Unis,
12:32ou un dignitaire économique américain à la Maison-Blanche,
12:36pourrait dire, nous suspendons toutes les transactions passant par Visa ou Mastercard.
12:41Exactement, oui, tout à fait.
12:42Il pourrait faire pression sur les entreprises américaines,
12:45en disant, voilà, vous coupez les accès,
12:47et aujourd'hui, il n'y aurait plus de transactions qui seraient sur le territoire français.
12:51Alors, on est bien d'accord, ils ne nous prélèvent pas d'argent sur notre compte,
12:53ce n'est pas simple, mais voilà.
12:54Il bloque les accès.
12:56Il y a des accès qu'on ne pourrait plus faire, si on passe par Visa ou que...
12:59Donc, c'est un moyen de pression qui est quand même absolument terrible,
13:03et je pense qu'effectivement, dès qu'on peut utiliser des moyens de paiement qui sont souverains...
13:10Nationaux, voilà.
13:11Et nationaux, c'est vrai sur tous les sujets.
13:13Alors, carte bleue, ça permet d'acheter des produits français en France,
13:15ou des produits étrangers en France.
13:16Par contre, si on fait une transaction à l'étranger,
13:18si on importe sur Amazon, par exemple, qu'on achète,
13:21des vêtements ou des chaussures, ou ce qu'on veut,
13:23ou qu'on loue une chambre d'hôtel en Espagne, en Italie ou Maroc,
13:26là, on passe par un organisme bancaire international,
13:29et là, ils peuvent vous...
13:31À partir du moment où vous passez par Visa ou Mastercard,
13:33de toute façon, tout est possible.
13:35Alors, quelque part, ça serait formidable pour le commerce extérieur,
13:37ça obligerait les Français à construire...
13:38Je plaisante en disant ça, mais quelque part, ça serait un des effets.
13:41On serait obligé de se contenter de ce qu'on pourrait accéder avec CB,
13:44avec carte bleue.
13:45Est-ce que ça serait bon pour l'économie française ?
13:47Ça serait bon pour notre balance commerciale, en tout cas.
13:48Moi, je pense qu'il est temps de faire très attention,
13:52et c'est vrai que, aussi bien par rapport à la Chine
13:55que par rapport aux Américains,
13:56il y a un vrai sujet, aujourd'hui, de protectionnisme,
13:59et je pense que le retard est tellement important
14:01que, de toute façon, il va falloir faire preuve,
14:02à un moment ou à un autre, de protectionnisme,
14:05et de mettre des barrières,
14:06parce qu'on ne rattrapera pas notre retard.
14:09Alors, pour parler concrètement, Gilles Lattaf,
14:10on va mettre les pieds dans le plat.
14:12Nous sommes le gouvernement français, vous et moi,
14:15au sommet de l'État, l'exécutif, le Parlement.
14:17Est-ce qu'il y a, aujourd'hui, un arsenal législatif,
14:21administratif, qui permettrait, déjà,
14:22de prendre des précautions, sans inverser totalement la tendance ?
14:25Les GAFAM sont là, on sait leur emprise et leur influence.
14:28Est-ce qu'on peut, raisonnablement,
14:29avec un peu de courage politique, limiter la casse ?
14:31On peut toujours limiter la casse.
14:34Il y a, quand même, des sujets de sécurité
14:36qui sont, quand même, très importants.
14:38Et à partir du moment où
14:42on identifie un problème de sécurité,
14:43on peut tout à fait faire jouer
14:46certains leviers
14:47qui permettent, effectivement,
14:49de renvoyer vers nos entreprises françaises.
14:51Moi, ce que je veux faire comprendre,
14:53c'est qu'aujourd'hui, il y a des moyens souverains,
14:54il y a des entreprises françaises,
14:56et on a l'impression qu'on n'a pas le choix.
14:58Mais on a le choix, on a des entreprises...
15:00Je prends l'exemple des mails.
15:01Nous, on a une entreprise
15:02qui fait partie des pilotes sur Numérique France Garantie.
15:05On est en train de travailler
15:06sur le cahier des charges pour Numérique France Garantie,
15:08qui propose une alternative aux mails américains,
15:13une autre qui propose une alternative
15:14aux visios américaines.
15:17Ça existe, mais c'est pour ça que nous,
15:19vraiment, ce qu'on veut avec Numérique France Garantie,
15:21c'est donner la possibilité aux consommateurs
15:23de se poser les bonnes questions.
15:24Comme dans l'agriculture,
15:26on peut se poser les bonnes questions
15:27pour savoir d'où vient le produit qu'on mange
15:30et dans quelle mesure il a été produit.
15:34Donc, c'est la même chose qu'on veut faire
15:35sur Numérique France Garantie.
15:36Vous voulez dire qu'il y a une traçabilité sur tout ?
15:38Si on veut se la donner et la mettre en place,
15:40il n'y a pas seulement sur les aliments,
15:41ça vient d'où, de quelle région ça a été produit, comment,
15:43tout autre produit de consommation
15:44peut indiquer une traçabilité
15:46dont on a la provenance et l'origine.
15:47Absolument, on peut l'avoir.
15:49Nous, on l'a fait sur les produits
15:51depuis maintenant 15 ans.
15:53La certification Origine France Garantie
15:55est la seule certification transverse
15:57qui garantit qu'un produit est bien fabriqué en France.
15:59Sur les services également,
16:00on va le mettre en place avec Bureau Veritas.
16:02Sur le numérique également,
16:03lorsque vous allez avoir le choix
16:05de prendre un mail,
16:07vous allez pouvoir choisir
16:08une entreprise française
16:10qui a des mails en France
16:12et qui ne vous permettra pas
16:13qu'on puisse récupérer vos données.
16:16Vous savez, aujourd'hui,
16:16c'est un sujet central.
16:19La data, les données,
16:20qu'elles soient personnelles
16:21ou qu'elles soient professionnelles,
16:23c'est l'élément clé aujourd'hui
16:25de l'économie.
16:26Et si l'économie perd
16:29cette capacité de souveraineté,
16:31on est à la merci de tout.
16:32On est à la merci du monde entier.
16:34Et ça, je pense que c'est ce qu'on veut,
16:35nous, en tout cas,
16:36mettre en avant
16:36avec Numérique France Garantie.
16:38Nous étions beaucoup plus jeunes,
16:39Gilata, vous et moi,
16:40vous vous souvenez de l'époque du Minitel
16:41quand les Américains venaient
16:42et regardaient ça avec stupéfaction.
16:43C'était une technologie purement française.
16:45Elle a été largement dépassée.
16:46Mais la France sait aussi faire de son côté.
16:49D'ailleurs, souvent,
16:50on s'est fait spolier,
16:52on s'est fait contourner
16:52des intelligences françaises
16:54mal aimées, maltraitées, mal rétribuées,
16:56sont allées se vendre
16:58à l'étranger
16:59en portant avec elles
17:00leur technologie.
17:01Il est temps qu'il y ait un sursaut,
17:03un sursaut patriotique.
17:05Patriotique est la suite de ma question.
17:06Est-ce que la France, bien sûr,
17:08doit réagir ?
17:09Est-ce que l'Europe peut être,
17:10à un moment donné,
17:11elle n'est pas source que de défauts,
17:13Dieu sait, si on la câble ?
17:14Est-ce que l'Europe peut être,
17:15à un moment donné,
17:15si on tient compte de votre raisonnement
17:17et qu'une classe politique unie
17:20se rassemble autour d'un projet ?
17:21Est-ce que l'Europe peut être
17:22un rempart contre les GAFAM ?
17:23Alors là, l'Europe peut être
17:25un rempart contre les GAFAM,
17:26sauf que le temps presse
17:27et que l'Europe met du temps légiféré.
17:29A 27.
17:29Et donc, je pense que le vrai sujet,
17:31c'est qu'il faut déjà que la France
17:33prenne, je pense,
17:35le leadership sur le sujet
17:36et on a la capacité de le faire.
17:37On a des entreprises magnifiques
17:39dans la tech en France
17:40qui peuvent prendre le lead.
17:42Et ça, ça me semble absolument essentiel
17:45parce que si on n'impulse pas quelque chose,
17:47on va encore perdre trop de temps
17:48et le temps presse.
17:49On se rend compte aujourd'hui
17:50que les choses vont très vite
17:52et qu'on peut être vraiment
17:54à la merci très vite.
17:56Avant de parler espoir,
17:57on va parler chagrin.
17:58Qu'est-ce qui vous a choqué le plus
17:59dans les dernières années
18:02de résignation,
18:03de renoncement,
18:03d'abandon,
18:04de démission de la France
18:05par rapport à son patrimoine économique ?
18:06Le canal storm est un cas particulier
18:08ou non ?
18:09Ou il y a eu d'autres cas ?
18:10Et il y a des choses qu'on ne sait pas.
18:11Parce que là,
18:12on apprend que finalement,
18:13il y a des cas pito-américains
18:14et chinois un peu partout.
18:15On est noyauté aujourd'hui,
18:17Gilles Attache.
18:17Oui, oui, oui.
18:18Le canal storm est un cas très emblématique
18:20qui parle à tout le monde
18:22et qui est une souffrance
18:23pour beaucoup de patriotes aujourd'hui,
18:24effectivement,
18:25de perdre des fleurons industriels.
18:27Mais on est noyauté.
18:28On est infiltré,
18:29on est noyauté.
18:31Ils sont partout,
18:32si je puis dire.
18:33C'est là où il faut être très prudent
18:35parce qu'effectivement,
18:37on a besoin de retrouver
18:38de la capacité financière
18:40et beaucoup d'entreprises étrangères
18:42sont à l'affût
18:44de récupérer des fleurons français.
18:47Et c'est pour ça que la finance
18:49a aussi un rôle absolument fondamental à jouer.
18:52Après, moi, encore une fois,
18:53je préfère une entreprise étrangère
18:56qui produit sur le territoire français
18:58qu'une entreprise française
18:59qui va délocaliser ses productions à l'étranger.
19:03Le sujet, c'est ce que ça peut apporter
19:05à nos territoires,
19:07à l'économie française et aux emplois.
19:09Et c'est exactement le même sujet
19:10sur le numérique, encore une fois.
19:12On ne se rend pas compte,
19:13mais le numérique, aujourd'hui,
19:15est absolument dans tous les métiers.
19:17Et j'aime beaucoup cette formule
19:19d'Alexandre Zapolski de l'Inagora
19:22qui dit que nos clics sont nos emplois
19:25pour reprendre nos emplettes sont nos emplois.
19:27Il faut être vigilant
19:29parce que derrière tout ça,
19:30effectivement, à terme,
19:32c'est des emplois sur les territoires.
19:34En tout cas, cette souveraineté
19:35n'est absolument pas xénophobe.
19:36On ne rejette aucune puissance
19:39économie étrangère.
19:40On veut juste que,
19:40quand ils viennent chez nous,
19:41ils respectent d'une façon très libérale
19:43la règle du jeu et une concurrence loyale.
19:44C'est tout.
19:45Oui, absolument.
19:45C'est exactement comme sur la production.
19:47Nous, on demande à jouer au même jeu,
19:50mais avec les mêmes règles.
19:51Et qu'il n'y ait pas de concurrence déloyale.
19:52Vous savez, c'est ça le vrai sujet.
19:53Les entreprises françaises ont un niveau de résilience
19:57absolument incroyable.
19:58Mais à partir du moment où elles jouent
19:59avec les mêmes cartes,
20:01ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
20:02Les entreprises françaises doivent faire face
20:05à une concurrence déloyale,
20:07à du dumping.
20:09On ne les aide pas beaucoup.
20:10Donc, c'est pour ça qu'il faut,
20:11pour répondre à votre question,
20:13je pense que l'Europe a un rôle à jouer.
20:15Mais déjà, je pense que la France
20:17doit pouvoir prendre des décisions rapidement
20:21pour sauver nos entreprises.
20:22En tout cas, le libéralisme,
20:23il est malade,
20:24il est imparfait ou il est boiteux, là.
20:26Alors qu'il était censé enrichir,
20:27après la chute du mur,
20:28c'était le camp du libre-échange
20:30et de l'économie de marché.
20:32On n'est pas dans le libre-échange
20:33et l'économie du marché
20:34est un peu truquée, quelquefois.
20:36Un peu tronquée.
20:36C'est ça le vrai sujet, encore une fois.
20:38Le libéralisme,
20:40encore une fois,
20:40la mondialisation heureuse
20:42quand tout se passe bien.
20:42Mais le problème,
20:43c'est que comme on laisse
20:45des pays utiliser
20:48des leviers
20:49qui ne sont pas légaux,
20:51en tout cas,
20:51qui ne sont pas loyaux,
20:53et que nous,
20:54on veut être les bons élèves.
20:55Donc, c'est compliqué
20:56pour les entreprises françaises
21:00très alourdies.
21:00Jean-Catalier et Alamec
21:02font un mande honorable
21:02ou non ?
21:03Ils reconnaissent qu'ils ont été
21:04un petit peu optimistes
21:04dans leur vision.
21:06Oui, j'ai l'impression
21:06que tout le monde fait un mande honorable.
21:08Mais encore une fois,
21:08moi, je suis un pragmatique
21:10à partir du moment
21:11où les gens se rendent compte
21:13que peut-être qu'ils ont eu tort
21:14et qu'il faut changer aujourd'hui
21:15le paradigme.
21:16Et que, vous savez,
21:17il y a quelque temps,
21:18la souveraineté,
21:19c'était un gros mot.
21:21Maintenant,
21:22on peut parler de souveraineté
21:24sans être taxé de radical.
21:27Et on se rend compte
21:27qu'un pays,
21:28il a besoin de liberté.
21:29Et pour ça,
21:30il faut qu'il garde sa souveraineté.
21:32Donc, moi,
21:32je suis assez confiant
21:34parce que je pense
21:35que les consommateurs,
21:38l'opinion publique
21:39est prêtes à entendre,
21:42à se rendre compte
21:42que sur le temps long,
21:44tout ça nous a coûté très cher
21:46et qu'il faut réagir.
21:47Et c'est pour ça
21:48qu'on est là aujourd'hui
21:48avec Origine France Garantie.
21:50C'est pour donner
21:50ces éléments de traçabilité
21:52sur tous les sujets.
21:53Il n'y a pas d'amour,
21:54il n'y a que des preuves d'amour.
21:55Nous allons prendre Antoine
21:56en quelques instants.
21:57Antoine qui nous appelle
21:57de Narbonne
21:58qui va vous poser une question.
21:59J'ai gilatave, bien entendu,
22:00parce qu'Antoine
22:01y se sont aussi concernés.
22:03Je reçois gilatave.
22:04Vous pouvez nous appeler
22:05au 0826 300 300,
22:06comme l'a fait Antoine.
22:08Évidemment que cette thématique
22:09vous concerne.
22:10Est-ce qu'on peut s'émanciper
22:11des GAFAM ?
22:11Est-ce qu'on peut avoir
22:12une économie française souveraine
22:13qui protège l'intérêt
22:14des citoyens
22:15et des entreprises françaises
22:17telles qu'elles ont besoin
22:18de vivre
22:19dans une mondialisation
22:20très agressive ?
22:21Vous restez sur Sud Radio.
22:22A tout de suite.
22:29Je reçois Gilles Attaf
22:31avec lequel nous dissertons,
22:33nous discutons
22:34sur la globalisation
22:35heureuse et malheureuse,
22:36celle qui menace
22:37notre économie française
22:38et on est en train de voir
22:39avec ce président
22:40la certification
22:41Origine France garantie.
22:43C'est le salon du Médine France
22:44très important.
22:45Vous êtes aujourd'hui
22:45au cœur du débat politique,
22:46Gilles Attaf.
22:47Est-ce qu'on peut s'émanciper
22:49de façon efficace
22:50des GAFAM ?
22:52Nous avons en ligne
22:52Antoine qui nous appelle
22:53de Narbonne.
22:55Antoine, ce sujet
22:57vous interpelle ou non ?
22:58Bonjour Antoine.
22:59Absolument.
23:00Oui, bonjour
23:00Père et collègue
23:01c'est votre amitié ?
23:03Oui, absolument.
23:04C'est fondamental.
23:06C'est la limite
23:07de la survivance
23:09de la France.
23:11La France est en train
23:12d'agoniser,
23:13de mourir à petit feu
23:15dans la mesure
23:16où il ne faut pas
23:17compter sur l'Europe.
23:19L'Union Européenne actuelle
23:20qui est un acteur important
23:23du mondialisme
23:24et du globalisme économique
23:26donc totalement
23:28à l'antithèse
23:29de ce qui a été défendu
23:31par votre invité.
23:32Si on veut retrouver
23:33un minimum
23:33de souveraineté,
23:35il faut une souveraineté politique
23:37dans les décisions,
23:38une souveraineté économique
23:39et financière
23:41et puis il y a des chapitres
23:43très importants
23:44comme l'énergie
23:44qui sont,
23:46c'est aussi bien stratégique
23:47que tout développement économique
23:49entravé par les coûts
23:50de l'énergie
23:51surtout avec l'application
23:53prochaine de la PPE
23:54qui a été votée
23:55en catémini
23:55sur injonction
23:57de Bruxelles
23:57une fois de plus,
23:59il n'y a rien à faire.
24:00C'est-à-dire que
24:01tant qu'on est dans les griffes
24:02de cet organisme
24:05non élu
24:05supranational,
24:07malheureusement,
24:07on ne pourra rien faire
24:09et les multinationales
24:11et les capitaux internationaux
24:12continueront
24:13à faire leur marché,
24:15dépecer la France
24:16en morceaux ou pas
24:17avec la complicité
24:18d'un pouvoir central
24:19et d'un chef
24:20entre guillemets
24:21l'État,
24:22entre guillemets,
24:22je ne sais pas tellement
24:23ce qu'il reste comme État
24:23d'ailleurs,
24:24qui lui est vendu
24:26à une idéologie
24:27supranationale.
24:28C'est impossible
24:29dans les conditions actuelles.
24:31Impossible.
24:32Vous attendez quoi Antoine
24:33qu'il y ait un sursaut,
24:35une initiative
24:36de la classe politique
24:37d'un parti politique.
24:38Est-ce que vous croyez
24:39que la solution
24:39n'est que française ?
24:40Vous pensez qu'elle peut
24:41être aussi européenne
24:42si on arrive à se mettre d'accord ?
24:43Vous espérez ça ?
24:44Il faut surtout
24:45que les Français
24:47ouvrent les yeux
24:48et éteignent un petit peu
24:50leur télévision,
24:51réfléchissent un petit peu,
24:52un minimum,
24:53et disent au Parlement
24:54qu'il faut s'occuper
24:56d'autre chose
24:57que des melons
24:59et des bûchettes
25:00et la fin de vie.
25:01Prenez les dossiers
25:03à bras-le-corps,
25:04exigez
25:07des décisions,
25:08des votes,
25:09des débats.
25:09C'était par exemple
25:10l'affaire de la PPE,
25:11c'est inadmissible.
25:12Et ce n'est pas ces crèmes
25:13qu'on dit maintenant.
25:15C'est inadmissible.
25:17Il ne faut plus rien.
25:18C'est une chambre
25:19d'enregistrement.
25:20Ils n'ont aucun pouvoir,
25:21pratiquant plus,
25:22si ce n'est que
25:23Charlie Mario,
25:24et puis de bien sûr
25:27recevoir
25:27toutes les prévents
25:28qui reçoivent.
25:28Ça, c'est autre chose.
25:29Je ne vais pas tomber là-dedans.
25:31Mais tant qu'on est
25:32dans l'équipe,
25:34que ce soit Van der Leyen
25:34ou quelqu'un d'autre,
25:36il n'y a rien à faire.
25:37Entre les règlements,
25:38enfin les lois,
25:39les règlements,
25:39les directives,
25:40on est coincé.
25:42En matière de justice,
25:43en matière d'immigration,
25:44en matière d'énergie,
25:45en matière de...
25:46Si vous voulez.
25:48Gilataf,
25:48vous écoute Antoine.
25:49Gilataf,
25:50vous avez vu
25:50la colère maîtrisée
25:51d'Antoine.
25:52Il soulève des sujets
25:53très précis
25:55dont on convient.
25:56Ce n'est que du bon sens
25:57ce qu'il dit.
25:58Vous, Gilataf,
25:59vous sentez,
25:59vous êtes au contact
26:00dans la classe politique française
26:02ou dans les dirigeants
26:03de ce pays
26:03ou même dans les,
26:04j'allais dire,
26:05les décideurs économiques
26:07d'hommes et de femmes
26:08qui sont prêtes,
26:09qui sont prêts à mettre en place
26:11les solutions
26:11aux problèmes
26:12que l'on soulève aujourd'hui.
26:13Je trouve qu'il y a
26:14quelque chose d'intéressant
26:15quand même qui se passe,
26:16c'est que je pense
26:17que la souveraineté
26:18retrouvée,
26:19cette capacité
26:21effectivement
26:21d'un pays
26:22de décider
26:23pour lui-même,
26:24c'est un sujet
26:25qui devient transpartisan.
26:26Ce n'est plus un gros mot
26:27en tout cas.
26:27Vous savez,
26:28la souveraineté,
26:28cette exéglophobie,
26:29Roger.
26:30Et aujourd'hui,
26:31je trouve que c'est intéressant,
26:33on cherche des moyens
26:33de se rassembler
26:34et je trouve que ce sujet-là
26:36est un moyen
26:37peut-être de rassembler
26:38tout le monde
26:39autour de la souveraineté.
26:40Je pense que tout le monde
26:40est d'accord.
26:41retrouver des chaînes
26:42de valeurs
26:43de la production
26:45des services
26:46du numérique,
26:47les maîtriser,
26:48je pense que c'est un sujet
26:49qui peut rassembler.
26:52On a besoin
26:52d'être tous derrière
26:54ce projet
26:55de reproduire
26:56d'une manière générale
26:57sur les territoires.
26:59Et reproduire,
27:00effectivement,
27:00il faut maîtriser
27:01toute sa chaîne de valeurs
27:02et c'est pour ça
27:03que le numérique
27:04aujourd'hui
27:04est un sujet fondamental.
27:06Il faut bien le comprendre.
27:07Je pense que
27:09la production,
27:10on l'a tous compris.
27:12Maintenant,
27:12il faut qu'on prenne aussi
27:13conscience
27:14que sur le sujet
27:15du numérique,
27:16ça risque d'être
27:17un vrai problème.
27:17Mais alors,
27:18qui, comment ?
27:19Est-ce qu'il existe aujourd'hui
27:20des responsabilités
27:21qui ont pris position,
27:22des gouvernants
27:23qui ont pris position ?
27:24Je vous disais à l'instant,
27:25le président de la République
27:25utilise très souvent
27:26le mot souveraineté
27:27pour l'Europe.
27:27En tout cas,
27:28ils sont conscients.
27:29C'est un enjeu essentiel.
27:30Je vous posais la question
27:31tout à l'heure.
27:32Est-ce que vous sentez
27:33qu'il y a au sein
27:34de la classe politique française
27:35mais du patronat aussi,
27:36le MEDEF est aussi concerné ?
27:38Est-ce que vous pensez
27:39qu'il y a des vraies énergies,
27:40des vraies volontés d'aboutir
27:41où on est juste
27:42dans la proclamation
27:43et dans l'incantation ?
27:44Je peux vous dire
27:44que du côté des entrepreneurs,
27:45en tout cas,
27:45on n'est pas que dans l'incantation.
27:47Je pense que
27:48le milieu entrepreneurial
27:49est en train de se structurer,
27:51de faire nation
27:53aux côtés de ce sujet.
27:54Et ça,
27:55je pense que c'est
27:55absolument fondamental
27:56et je pense que
27:58ça peut donner
27:58peut-être l'impulsion.
28:00Je pense qu'il y a
28:01un vrai sujet
28:03de la politique nationale
28:04où le citoyen,
28:07pense que
28:08le politique
28:09n'est plus audible.
28:10Mais par contre,
28:11je pense que
28:11les entrepreneurs
28:11aujourd'hui le sont.
28:12Il y a une vraie volonté
28:13des entrepreneurs
28:13de prendre la main.
28:14On sent vraiment
28:15qu'ils ont compris
28:16qu'il était temps
28:18et que le temps presse.
28:20Et ça,
28:21ça me semble
28:21très intéressant
28:22parce que
28:22vous avez vu
28:23que c'est quand même intéressant.
28:25Les entrepreneurs
28:25sont aujourd'hui
28:26les personnes préférées
28:28des Français.
28:29on est passé
28:30du salaud de patron
28:31à l'entrepreneur
28:32qui crée des emplois.
28:33Comme les flics
28:33qui sont devenus
28:34des alliés,
28:35des amis qui protègent
28:36et le patron aussi
28:37protège.
28:38Exactement.
28:38Et puis,
28:39je pense que maintenant,
28:40on a compris
28:40que pour créer
28:43de la croissance,
28:44c'est par les entrepreneurs
28:45que ça passera,
28:46que la croissance,
28:47c'est du partage
28:48de la valeur,
28:49que le partage
28:49de la valeur,
28:50il pourra se faire
28:50que s'il y a de la valeur
28:52et tout ça,
28:52c'est très intéressant.
28:53Et je pense que
28:57l'opinion publique
28:57est prête
28:58à entendre
28:58des personnes
28:59qui ont vraiment
29:01les mains dans le cambouis,
29:02qui sont dans les territoires,
29:03qui sont ancrées
29:04vraiment dans la réalité économique.
29:06Quand on voit
29:06ce qui se passe
29:07à l'Assemblée nationale,
29:08aujourd'hui,
29:09on a compris
29:09que ce n'est pas par là
29:10que le salut passera.
29:12Mais que les entrepreneurs,
29:13eux,
29:13sont là pour le faire.
29:14Alors justement,
29:14on a Jérôme
29:15qui nous appelle de peau
29:16puisqu'on parlait
29:17du sursaut démocratique.
29:18Les gens,
29:19les gens se bougent,
29:20je dis gilatave.
29:21Jérôme,
29:22vous croyez
29:23que la solution
29:23pourra venir
29:25du courage des patronats
29:26ou de la résolution
29:27de la classe politique ?
29:28Est-ce que vous avez
29:29des espoirs en ce sens ?
29:31Alors,
29:31bonjour,
29:32bonjour tout le monde.
29:32J'espère que vous m'entendez bien.
29:33Bonjour Jérôme.
29:34Très bien,
29:34vous entendrez bien Jérôme.
29:35Allez-y.
29:37Ça me fait un peu rigolo
29:38et j'aimerais quand même
29:38qu'on ait tous
29:39quand même une mémoire historique.
29:40C'est-à-dire que
29:41quand on parlait de souveraineté
29:42il y a 30-40 ans
29:42comme une personne
29:43comme M. Vènement,
29:44par exemple,
29:44on ne va même pas parler
29:45de l'URN,
29:47il était traité
29:48de hors-sol
29:49qu'il fallait absolument
29:50s'ouvrir à tous les os,
29:51qu'il ne fallait pas
29:52être enfermé sur soi-même.
29:53Et maintenant,
29:54ceux qui nous ont mis
29:54dans cette situation-là
29:56sont en train de nous dire
29:57finalement
29:57que la souveraineté,
29:59c'est pas mal.
30:00Mais je n'ai pas envie
30:01de souveraineté
30:01avec ces gens-là
30:02qui, eux,
30:03n'en ont pas voulu
30:04au moment où
30:04on y en avait besoin.
30:05Donc,
30:06je pense qu'il faut quand même
30:07que tout le monde comprenne
30:08que ces gens-là,
30:09ce n'est même pas
30:10par pragmatisme,
30:11je pense que c'est pire que ça.
30:11C'est qu'ils se sont rendus compte
30:13qu'ils ont fait une connerie
30:13et qu'ils n'avoueront jamais
30:14de nous avoir mis dans cette
30:16Union européenne,
30:17je ne critique pas l'Europe,
30:18cette Union européenne-là,
30:20qu'elle n'est pas faite
30:21dans notre intérêt,
30:21qu'elle nous a mis
30:22des bâtons dans les roues
30:23et qu'il refaudrait
30:24une souveraineté nationale.
30:26Et qu'il serait important
30:27que les gens
30:28qui nous ont mis
30:28dans cette panade-là,
30:29qu'on arrête de leur donner
30:30leur parole
30:31et surtout,
30:32mon Dieu,
30:33pitié qu'ils ne viennent pas
30:34nous donner des leçons de morale
30:35sur la souveraineté
30:35alors qu'ils ne voulaient pas
30:36m'entendre parler
30:36il y a 20 ans.
30:37Ils se sont trompés,
30:38on passe à autre chose
30:40et avec de nouvelles personnes.
30:41Vous vous souvenez
30:42du discours,
30:43j'allais dire,
30:44éloquent
30:45de Philippe Séguin
30:46en mai 1992
30:47avant le traité de Maastricht
30:49et aujourd'hui
30:50quand on le relit,
30:51j'entends même
30:51des hommes politiques
30:52qui me disent
30:52on l'a combattu à l'époque
30:54hélas, aujourd'hui
30:55quand on voit ce qu'il a dit
30:56il avait raison
30:57sur toute la ligne
30:57il a coché
30:58toutes les cases
30:59tout ce qu'il craignait
31:00s'est produit.
31:02Et Cheminement
31:03était sur la même ligne
31:03bien entendu
31:04et d'autres aussi.
31:05Là, vous dites quoi
31:07Jérôme ?
31:08C'est pas à ceux
31:08qui nous gouvernent
31:09aujourd'hui
31:09d'apporter la solution
31:11il faut qu'ils dégagent
31:12et qu'on confie
31:14le dossier
31:14à quelqu'un d'autre ?
31:15Je veux pas
31:16d'un pompier pyroman
31:17ça a été les pyromanes
31:18maintenant qu'on passe
31:19au vrai pompier
31:19on passe le dossier
31:20à quelqu'un d'autre
31:21évidemment.
31:21Parce qu'ils savent
31:22se reconvertir
31:23les classes politiques
31:24quand il faut changer
31:25de braquet
31:25et changer de pied
31:26ils savent le faire.
31:27Pour la mèmelle
31:28pour la gaga
31:29oui
31:29pour la gaga
31:30la gamelle
31:30oui
31:30et ça ils savent vite
31:31changer de braquet
31:32mais ils ont même pas
31:32d'idéologie ces gens-là
31:33c'est juste
31:34ils regardent
31:34par rapport au sondage
31:35ce que les gens voudraient
31:36ce que les gens aimeraient
31:37mais finalement
31:38non non
31:38il faut prendre des gens
31:39qui ont des vraies valeurs
31:40et une vraie idéologie
31:42et du pragmatisme surtout
31:43un vrai pragmatisme.
31:44Gilles Attaf
31:45Jérôme il y va pas
31:46par le dos de la cuillère
31:47il met les pieds dans le plat
31:49il dit les choses clairement
31:49oui oui tout à fait
31:51vous partagez cette sensation
31:52que la classe actuelle politique
31:54elle a fait
31:55elle a fait ses preuves
31:56de son incompétence
31:58et qu'il faut en désigner d'autres
31:59alors les patrons
31:59ça sera toujours les patrons
32:01donc il faut renouveler le personnel
32:02je pense que maintenant
32:05on a besoin de pragmatisme
32:07on a besoin de personnes
32:08qui sont vraiment ancrées
32:10dans la vraie vie
32:10dans l'économie réelle
32:11et qui comprennent un peu
32:13les difficultés
32:14mais qui ont aussi des solutions
32:15parce que dénoncer c'est bien
32:17mais agir c'est mieux
32:18et je trouve que
32:19le milieu entrepreneurial
32:20que ce soit des TPE
32:22des petites
32:22des moyennes entreprises
32:23et encore une fois
32:23je parle pas du grand patronat
32:25mais je parle des gens
32:25qui sont vraiment ancrés
32:26dans leur territoire
32:27des ETI
32:28ils ont des solutions
32:30ils ont envie
32:31et en plus
32:32ils ont quand même
32:33une dimension très patriotique
32:34ils sont pas partis
32:35c'est des héros
32:36c'est quand même des gens
32:37qui ont lutté
32:39qui sont encore là
32:39et qui ont réussi
32:41à faire tourner leur boîte
32:42à donner des emplois
32:43ils ont pu être tentés
32:44voilà exactement
32:45et bien sûr
32:45on a tapé sur le capitalisme familial
32:48pendant des années
32:49mais il a le mérite
32:49d'être ancré dans les territoires
32:50par rapport au grand groupe
32:51donc ça c'est quand même
32:52pas inintéressant non plus
32:53alors justement
32:54c'est quoi les forces françaises
32:55de l'industrie
32:55vous avez pris le sigle FFI
32:57qui est un souvenir de guerre
32:58la résistance à l'intérieur du pays
32:59donc il y aurait des résistants
33:01des entrepreneurs résistants
33:02qui se battraient
33:03pour remettre l'économie française
33:04au centre des intérêts de la France
33:06absolument
33:06c'est en fait
33:07c'est pas que des entrepreneurs
33:08les FFI
33:09c'est un mouvement en fait
33:10qu'on a voulu lancer
33:12en expliquant que
33:13il faut se rassembler
33:15en fait les FFI historiques
33:16avaient rassemblé
33:16des gaullistes
33:18des communistes
33:18pour une noble cause
33:19qui était la libération de la France
33:20et bien nous la noble cause
33:22c'est la réindustrialisation
33:23des territoires
33:24c'est la relance
33:26de l'ascenseur social
33:27par la production
33:27c'est un projet de vie
33:29un choix de société
33:30et on a envie de regrouper
33:32tous les activistes
33:32qui ont cette vision
33:34encore une fois
33:34le but n'est pas
33:35de fermer les frontières
33:36le but n'est pas
33:37de se refermer sur soi-même
33:38mais au moins
33:39d'avoir cette capacité
33:40de liberté
33:41et surtout d'expliquer
33:42que si l'ascenseur social
33:43ne fonctionne plus
33:44c'est parce qu'on ne produit plus
33:45sur nos territoires
33:46et donc les FFI
33:47c'est un rassemblement
33:48avec des clubs en région
33:50avec un club d'investisseurs
33:52des gens qui ont envie
33:53d'apporter leur pierre
33:54à l'édifice
33:54donc j'encourage
33:56effectivement
33:57tout le monde
33:57à nous rejoindre
33:58à tous les activistes
34:00à rejoindre
34:00les forces françaises
34:01de l'industrie
34:01d'une manière transpartisane
34:03parce que ce qui fait
34:04la force des FFI
34:04c'est que ça parle
34:05à tout le monde
34:06et que en fait
34:07le projet
34:07il est de rendre
34:09nos territoires
34:10de casser
34:11cette diagonale du vide
34:12qu'on nous a vendu
34:13depuis des années
34:14Jérôme vous entendez
34:16il y a les FFI
34:16donc rien n'est perdu
34:18c'est ce genre
34:20d'initiative
34:20qui vous rassure
34:21ou non ?
34:22Oui oui oui
34:23et puis en plus
34:23j'ai envie de vous dire
34:25ce que je pense
34:26qui est important
34:27c'est qu'il faut
34:27dissocier les deux
34:28c'est-à-dire
34:28les acteurs économiques
34:29et les acteurs financiers
34:31pour moi
34:31on a un vrai problème
34:32avec la financiarisation
34:34de l'économie
34:35si vous voyez
34:36ce que je veux dire
34:36tout le monde
34:37de la finance
34:38qui a un vrai problème
34:38mais les économies
34:39et les gens
34:40qui font
34:40même s'ils font
34:41beaucoup d'argent
34:42mais qui font travailler
34:44l'économie réelle
34:45j'ai envie de dire
34:45bien sûr
34:45évidemment
34:46ils sont les bienvenus
34:47vous essayez de consommer
34:48français Jérôme
34:49je suppose
34:49chaque fois que vous le pouvez
34:50bien sûr
34:51ouais j'essaye
34:52j'essaye surtout
34:53de ne pas aller
34:53sur des trucs comme
34:54chine et tout ça
34:54même si la tentation
34:55est forte
34:55bien sûr
34:56j'essaie d'éviter
34:57tous ces trucs-là
34:57et puis en plus
34:58c'est de la merde
34:58qui monte
34:58c'est pas méchant
34:59mais bon
34:59c'est pas méchant
35:00mais gilet taf
35:01il y a aujourd'hui
35:01la possibilité
35:02de faire tourner
35:03l'économie française
35:04en consommant français
35:05en consommant moins
35:07mais mieux
35:08des produits de qualité
35:09fabriqués en France
35:09qui sont recyclables
35:11qui ont été
35:12co-conçus
35:12enfin il y a quand même
35:13une dimension sociétale
35:14de tout ça
35:15qu'on peut porter
35:16et qui peut parler
35:16à tout le monde
35:17et nous on est là
35:18pour expliquer
35:19qu'il y a des solutions
35:20il y a des produits
35:21dans tous les secteurs
35:23d'activité
35:24qui sont fabriqués
35:26dans nos territoires
35:27il y a des services
35:28aujourd'hui vous pouvez
35:29faire appel à des call centers
35:31moi j'appelle
35:32les entrepreneurs
35:33à utiliser des call centers
35:34qui sont certifiés
35:35service France Garantie
35:37et je pense que
35:38cette dynamique-là
35:39qui peut être portée
35:40encore une fois
35:41par la nation
35:42vous allez voir
35:43que les politiques
35:44ils sont comme
35:45ils vont se rendre compte
35:47qu'ils ont tout intérêt
35:47à écouter ce qui se passe
35:49et quand vous utilisez
35:51une solution numérique
35:53réfléchissez
35:54il y a
35:55vous pouvez faire autrement
35:56que passer par
35:58par Teams
35:58mais passer par
35:59Rainbow de Alcatel
36:01lorsque vous avez vos mails
36:02vous n'êtes pas obligé
36:03de passer
36:04par des américains
36:06mais il y a des solutions
36:06je vous parlais de l'Inagora
36:08tout à l'heure
36:08qu'à Twake
36:09voilà exactement
36:09il y a des solutions
36:11si les consommateurs
36:12prennent en charge
36:13tous ces sujets
36:14vous allez voir
36:15que les choses vont bouger
36:16parce que ça sera
36:18le pays
36:19qui dira
36:20nous aujourd'hui
36:21on se rend compte
36:21qu'il y a un danger
36:22nous on n'a pas envie
36:24de perdre notre liberté
36:25et donc
36:25ça peut fonctionner
36:27on ne perd pas notre liberté
36:28on prend conscience
36:29je suis avec Gilles Attaf
36:30le débat est passionnant
36:31les enjeux
36:32dont nous parlons
36:33sont essentiels
36:34pour l'avenir de la France
36:35on prendra Jérôme
36:35dans quelques instants
36:37et Gilles Attaf
36:38continuera à nous expliquer
36:39quelles sont les solutions
36:40pourquoi il faut espérer
36:41et pourquoi il faut piquer
36:43un petit peu les fesses
36:43de notre classe politique
36:44parce qu'il y a déjà
36:45des patrons
36:46des entrepreneurs
36:46des gens qui sont conscients
36:47de cet enjeu
36:49finalement on peut y arriver
36:50on continue à en parler
36:51dans quelques instants
36:52à tout de suite
36:57je reçois Gilles Attaf
36:59pour une conversation
37:00un échange passionnant
37:00vous reviendrez Gilles Attaf
37:01parce qu'on ne va pas traiter
37:02de ce sujet en une heure
37:03surtout qu'il va se développer
37:05et que vous allez faire des petits
37:06si je peux m'exprimer ainsi
37:07avec cette initiative
37:08des forces françaises
37:09de l'industrie
37:09et l'origine France
37:11garantie
37:12comment faire concrètement
37:13sur le terrain
37:14il y a des certificats
37:15attention au petit drapeau
37:17bleu blanc rouge
37:17dans les labels
37:17on va en parler deux minutes
37:19ne nous laissons pas tromper
37:21Christian vous nous appelez
37:22de Suren
37:22Christian vous êtes
37:23un bon consommateur français
37:24ou non ?
37:26Oui bonjour messieurs
37:28j'essaye
37:29j'essaye malheureusement
37:30sur un certain nombre
37:31d'articles
37:33on n'a absolument plus le choix
37:34et on se retrouve
37:34avec des produits chinois
37:35même pas trop
37:36donc on n'a pas le choix
37:37ce que je voulais dire
37:39c'est qu'on l'a très peu évoqué
37:40mais je crois que
37:41pour s'en sortir
37:42il va falloir changer de paradigme
37:43c'est à dire que
37:44sur les 30 dernières années
37:45la France
37:46était sur un processus
37:48de consommation
37:49et de jouissance
37:50et les politiques
37:51évidemment
37:52qui sont très court terme
37:53allaient dans le sens
37:54des citoyens
37:55or il y a un certain nombre
37:56d'autres pays
37:57où il aurait fallu
37:57se concentrer
37:58à la production
38:00aussi
38:00et on sait qu'en France
38:01installer une usine
38:02ça prend trois fois plus de temps
38:03que dans n'importe quel pays autour
38:04parce que
38:05les français sont contre l'industrie
38:07la procédure est lourde
38:09la procédure est plus que lourde
38:11or on sait
38:11que si on veut produire en France
38:13la structure de coût
38:14va être supérieure
38:15et plus onéreuse
38:16que certains autres pays
38:17avec des impôts
38:18de production etc
38:19et en France
38:20on a sculpté
38:21la culture du moins cher
38:23et il n'y a qu'à voir
38:23ce qui se passe
38:24dans le psychodrame annuel
38:25de négociation
38:26entre l'industrie
38:27et le commerce
38:27pour l'alimentaire
38:28on est en pleine dents là
38:29on est en pleine dents là
38:31évidemment
38:31moi j'ai fait ce métier là
38:32pendant 40 ans
38:33donc j'ai une vague idée
38:33de ce qui se passe
38:34où on est toujours
38:35où en fait les enseignes
38:36leur seul sujet
38:37c'est le positionnement
38:38sur le prix le plus bas
38:39donc ça ne veut pas dire
38:40que ça va aider
38:41la fabrication française
38:42si on est toujours
38:43sur le prix le plus bas
38:44donc il faut que le consommateur
38:45achète un jour
38:48accepte d'acheter moins
38:49pour acheter mieux
38:50donc Christian
38:51vous seriez un petit peu
38:52pour une éducation
38:53du consommateur
38:53c'est ce que la députée
38:54Olivier Grégoire
38:55était de faire
38:56au niveau des écoles
38:56au moins pour l'acte alimentaire
38:58qu'on ait l'information
38:58du consommateur de demain
39:00qu'est-ce qui fait du bien
39:00à notre pays
39:01à l'agriculture
39:02et à notre organisme
39:03Gilles Attaf
39:04vous pensez qu'il faut aussi
39:05qu'il y ait plus de conscience
39:06plus d'éducation
39:07plus de culture
39:08de consommation
39:10qu'il faut que le consommateur
39:11en fait il soit informé
39:12oui je pense qu'il faut faire
39:13beaucoup de pédagogie
39:14et mobiliser
39:14oui il faut mobiliser
39:16il faut expliquer
39:17on ne peut pas à la fois
39:19se battre par exemple
39:20pour un modèle social
39:22et puis consommer des produits
39:23qui ne participent pas du tout
39:25à ce modèle social
39:26et qui détruisent des emplois
39:27vous voyez il y a un moment
39:28c'est ce que je dis
39:28mais ne faites pas ce que je fais
39:29c'est ça
39:29c'est là où c'est assez paradoxal
39:32mais effectivement
39:32il faut faire beaucoup de pédagogie
39:34et puis effectivement
39:36sur le problème politique
39:38les politiques aujourd'hui
39:39ne sont pas sur le temps long
39:40et le sujet de la production
39:42ça demande de la planification
39:43ça demande une vision
39:45sur le temps long
39:45comme la commande publique
39:46demande une vision
39:47sur le temps long
39:48et ça aujourd'hui
39:49effectivement
39:49c'est un énorme sujet
39:51aujourd'hui les politiques
39:52le temps long
39:53ça ne se décrète pas
39:54entre deux élections
39:55et comme les élections
39:56sont de plus en plus rapprochées
39:57c'est très compliqué
39:58donc effectivement
39:59je pense qu'il faut
40:00il faut avoir en tête
40:02que produire sur notre territoire
40:05ça doit devenir
40:06un projet de société
40:07Christian vous pensez
40:09qu'il faudrait à un moment donné
40:09recourir à une forme
40:10allez acceptable
40:11de protectionnisme
40:12de protéger l'économie française
40:13et européenne
40:15par une réglementation
40:17alors j'ai toujours été
40:18un peu réticent
40:19parce que pour exporter
40:20il faut importer
40:21sinon il n'y a pas de raison
40:22mais simplement
40:23il faut que les termes
40:24de l'échange
40:24soient égaux
40:27concurrence loyale
40:28et non faussée
40:29et réciprocité
40:30et réciprocité
40:31parce que sinon
40:32on ne peut pas exporter
40:33c'est logique
40:34et effet miroir
40:37autrement dit
40:37du bon vrai libéralisme
40:39bien sûr
40:39encore une fois
40:40le but n'est pas
40:41d'être la Corée du Nord
40:43ce n'est pas le sujet
40:43le sujet
40:44c'est de pouvoir
40:45effectivement
40:46avoir les mêmes règles
40:47et que les échanges
40:48se fassent
40:50on a une balance commerciale
40:51qui est ultra déficitaire
40:52aujourd'hui en France
40:53même si en Europe
40:54elle est encore positive
40:55mais nous on a un vrai sujet
40:57on laisse venir
40:58sur le territoire français
40:58des produits
41:00qu'on interdit
41:01d'être fabriqués
41:02avec les normes sociales
41:04environnementales
41:05qu'on impose
41:06à nos entrepreneurs
41:07on peut le dire
41:08aujourd'hui
41:09ce n'est plus interdit
41:10l'euro
41:10le principe de la monnaie commune
41:12unique en soi
41:13il est acceptable
41:14s'il est profitable
41:15à tout le monde
41:16aujourd'hui
41:17les plus grands économistes
41:18vous disent que l'euro
41:18a plombé l'économie française
41:20en termes de commerce extérieur
41:22alors ça
41:23j'en suis absolument convaincu
41:24je pense qu'aujourd'hui
41:25je pense que ça fait plus débat
41:26et les Allemands se plaignent
41:28que la monnaie
41:28n'est pas assez forte
41:30qu'ils pourraient gagner
41:30plus d'argent
41:31si l'euro était plus fort
41:32mais il ne peut pas être trop fort
41:33sans ça
41:33ils pénalisent les autres pays
41:34qui ont besoin d'une monnaie faible
41:36on ne peut plus dévaluer
41:37parce que c'est une monnaie
41:38c'est une monnaie unique
41:39irréversible
41:40là il faudra peut-être aussi
41:41repenser la chose
41:41Gilles Attaf
41:42comment on relocalise
41:44comment on recrée
41:45de la production en France
41:47comment on relance
41:48comment on redonne
41:49de l'énergie
41:49à l'économie française
41:50avec l'arsenal législatif actuel
41:52déjà on simplifie
41:54vraiment
41:54c'est Christian
41:55je crois qu'il y a une
41:56vraiment
41:57sur les sujets
41:58de production
42:00déjà il faut faire
42:01beaucoup de pédagogie
42:02effectivement sur l'usine
42:03l'usine c'est plus
42:03c'est plus
42:04c'est plus Zola
42:07on a encore cette image
42:09de la production
42:10c'est plus germinale
42:11c'est plus la semoise
42:13j'en visite toutes les semaines
42:15je remets des certifications
42:16d'origine France garantie
42:17je peux vous dire
42:17que l'usine
42:19c'est plus du tout
42:20ce que c'était
42:20donc il faut redonner
42:21tout doucement
42:22mais ça marche
42:23votre idée
42:24elle avance
42:24bah écoutez oui
42:25je pense que tout ça
42:26ça avance
42:27concrètement
42:28il faut expliquer
42:29qu'on gagne mieux sa vie
42:31dans la production
42:32que dans les services
42:33il faut expliquer
42:35qu'on fait 40%
42:36de moins de burn-out
42:37lorsqu'on est dans la production
42:39que lorsqu'on est dans les services
42:40donc il faut redonner
42:41cette image
42:41de la production
42:43on nous a quand même
42:44tellement
42:46donné cette image
42:47si tu travailles pas bien
42:48à l'école
42:48t'irais à l'usine
42:49que c'est un peu
42:50dans les années 80-90
42:51gauche et droite
42:52on a dit
42:52on va confier
42:53à l'étranger
42:54la production
42:54qui pollue
42:55qui est embêtante
42:56on a quand même
42:56des grands patrons
42:57qui nous ont dit
42:58l'atelier du monde
42:58sera en Chine
42:59la France sera un pays tertiaire
43:01et puis
43:01et on consommera
43:02des produits importés
43:02et nous on va faire
43:03de la haute technologie
43:03le problème c'est que
43:05on s'aperçoit aujourd'hui
43:06que la haute technologie
43:07elle est plus chez nous
43:07et qu'au contraire
43:08c'est nous qui allons demander
43:10des transferts de technologie
43:11et il ne faut pas en avoir honte
43:12encore une fois
43:13je pense que ça passe
43:14par des transferts de technologie
43:15si on veut utiliser
43:16le marché français
43:18et européen
43:19en contrepartie
43:19il faut demander
43:20du transfert des technologies
43:21comme les Chinois
43:23l'ont fait
43:24à maintes reprises
43:25et qu'on a été obligé
43:26d'accepter
43:27ces grands cerveaux
43:27ces grands esprits
43:28qui sont des gens
43:31qui connaissent
43:31son économie
43:32n'avaient pas compris
43:32que si on se prive
43:33d'une industrie
43:34on se prive
43:35de la base
43:35de la richesse économique
43:36d'un pays
43:36oui
43:37et puis on détruit
43:38complètement
43:39le lien social
43:41vous savez
43:42je pense que
43:42certains ont pensé
43:43qu'on était passé
43:44dans une ère
43:47post-industrielle
43:48où il n'y aurait plus
43:49de production
43:50et ça nous coûte
43:51très très cher
43:52aujourd'hui
43:52on se rend compte
43:53à quel point
43:54ne pas avoir de vision
43:55sur le temps long
43:56sur la production
43:57ça coûte très cher
43:57à un pays
43:58une campagne électorale
44:00s'annonce
44:00pour la municipale
44:01bien sûr
44:02elle pèse aussi
44:02mais la présidentielle
44:04va arriver en 2027
44:05vous pensez que
44:06les thèmes que vous soulevez
44:07votre combat
44:08votre engagement
44:09les forces françaises
44:10de l'industrie
44:10l'origine France garantie
44:12doit être au coeur
44:13du débat politique
44:14de la présidentielle
44:15que voilà
44:16l'élu de 2027
44:18aura à sa charge
44:19la mission
44:20de redresser
44:20l'économie française
44:21à partir des valeurs
44:22que vous êtes en train
44:23de défendre
44:23et des principes
44:24que vous proposez
44:24ben oui
44:24je pense que
44:25ça doit être
44:25une cause nationale
44:26je pense que
44:26reproduire sur nos territoires
44:28ça doit être une cause nationale
44:29et ça doit être porté
44:30ça doit être le sujet
44:31central
44:32de la prochaine
44:33élection présidentielle
44:35avec la simplification
44:36pour aider
44:37nos entrepreneurs
44:38à pouvoir
44:40se développer
44:41à pouvoir
44:42remonter à l'échelle
44:43on peut expliquer
44:45que la productivité
44:46on la retrouve
44:46aujourd'hui
44:47par l'innovation
44:47on a la chance
44:48d'avoir une tech
44:49en France
44:49qui est absolument remarquable
44:50et on gagne
44:51en productivité
44:52donc on peut reproduire
44:54sur le territoire
44:54c'est vraiment
44:54une volonté politique
44:55mais c'est une politique
44:57dans le bon sens du terme
44:57c'est-à-dire
44:58de se dire
45:00que rien n'est perdu
45:01et qu'on est en capacité
45:02de proposer des choses
45:03nous citoyens consommateurs
45:04on n'a pas tous les leviers
45:05on a celui de consommer
45:06et d'acheter
45:07Origine France Garantie
45:08vous êtes sûr
45:08qu'avec Origine France Garantie
45:09c'est certifié
45:10ça a été audité
45:11par des organismes indépendants
45:13comme le bureau Veritas
45:14ou la FNOR
45:14et que le produit
45:15que vous achetez
45:16qui a le logo
45:17Origine France Garantie
45:18il vous garantit
45:19que c'est le Made in France Garantie
45:21voilà
45:21tout ce qui porte
45:22un drapeau français
45:22n'est pas forcément fiable
45:23il y a des malins
45:24qui contournent
45:24il suffit qu'on ait mis
45:25un grain de sel
45:25ou qu'on ait arraché
45:26une plume
45:27ou qu'on ait un coup de tournevis
45:28on estime que c'est européen
45:29ou français
45:29là Origine France Garantie
45:31c'est vraiment
45:31de la qualité française
45:32faite en France certifiée
45:33certifiée par des organismes
45:35indépendants
45:35qu'on mandate
45:36et qui font les audits
45:37donc vous êtes tranquille
45:38avec le logo
45:39Origine France Garantie
45:44Montebourg qui dit
45:45on vote avec sa carte bleue
45:46c'est bien d'ailleurs
45:47tout à fait
45:48et je suis modestement
45:50l'inventeur du concept
45:51manger c'est voter
45:52même chose
45:53donc tout à fait
45:53consommation est un acte politique
45:55qui fait du bien
45:55au du mal au pays
45:56merci Gilles Attaf
45:58d'avoir été avec nous
45:59je suis sûr
45:59je vous réinviterai
46:00et en tout cas
46:01on part rassérénés
46:02par le fait qu'il y a des espoirs
46:03pour redresser notre économie
46:04quant à nous
46:05je vous laisse
46:06avec Brigitte Laé
46:07vous allez parler du Love in France
46:09qui est aussi une valeur
46:10qu'il faut préserver
46:10et transmettre aux générations futures
46:12à très bientôt
46:13je vous dis à demain
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