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Avec François Gouyette, ancien ambassadeur de France en Arabie saoudite

Retrouvez La France dans tous ses états avec Périco Légasse du lundi au jeudi de 12h à 14h sur #SudRadio.

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##LE_FACE_A_FACE-2026-03-11##

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News
Transcription
00:00Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le face à face.
00:06Vous êtes bien sur Sud Radio, nous sommes le mercredi 11 mars 2026, il est 13h05 et je reçois son
00:12excellence, François Gouillette, je me permets d'utiliser son excellence, qui n'est pas toujours approprié, mais là, c'est
00:18un homme excellent que je reçois, François Gouillette, diplomate de la République française.
00:22Il a été en poste au début de sa carrière à Tripoli, à Jeddah, à Nicosie, à Damas, à Ankara,
00:28et ensuite ambassadeur dans les Émirats Arabes Unis, à Abu Dhabi, en Libye, en Tunisie, en Arabie Saoudite, en Algérie.
00:35Voilà un homme qui connaît les affaires de la Méditerranée, de l'Orient et du Proche-Orient, j'allais dire
00:41quasiment par cœur.
00:43François Gouillette s'est impliqué dans l'image de la France, c'est un expert, il parle aujourd'hui.
00:48Je suis content de l'avoir, très honoré de vous avoir, monsieur l'ambassadeur, parce que vous êtes cher, vous
00:53êtes tellement sollicité, et voilà, vous nous avez fait l'honneur et la faveur de venir dans ce studio pour
00:59parler sur Sud Radio.
00:59C'est la radio du parlons vrai, vous ne serez pas obligés d'être toujours diplomate, mais je sais que
01:03vous le resterez quand même, et nous allons discuter, non pas à bâton rompu, parce que nous n'avons pas
01:07de confrontation,
01:08mais nous allons aller au fond de ces sujets, parce que l'heure est grave, la situation est épineuse, le
01:13président de la République prend des positions et des dispositions,
01:16donc nous aimerions savoir exactement ce qu'il en est, quel est le rôle de la France.
01:20Je rappelle que Gérald Darmanin vous a confié une mission sur l'islam politique et sur les frères musulmans, donc
01:27vous connaissez aussi cette thématique.
01:30Et puis, comme vous êtes diplômé en arabe littéral, je vous dis...
01:37Bienvenue, monsieur l'ambassadeur, je vous ai parlé en arabe parce que je sais que vous le comprenez.
01:42François Gouillette, est-ce que vous êtes, vous qui avez vu tant de choses, qui avez vécu tant de choses
01:47sur des terrains, dans des situations,
01:49avec des postes d'ambassadeurs, dans des pays où il y a eu des conflits, la Libye c'était Kadhafi,
01:53la Tunisie, l'Arabie Saoudite, l'Algérie,
01:55vous êtes aujourd'hui, tout le monde est inquiet, vous êtes raisonnablement inquiet aujourd'hui.
02:00D'abord, je voulais vous remercier de m'avoir invité à votre émission, c'est un honneur.
02:09Préoccupé, nous le sommes tous devant des conséquences possibles et assez largement imprévisibles
02:17d'un conflit qui maintenant a été déclenché depuis une douzaine de jours
02:22et dont on voit qu'il s'étend un peu comme les métastases d'un cancer,
02:27à la fois en termes d'air géographique mais aussi fonctionnel,
02:32avec des problématiques nouvelles qui apparaissent.
02:36La dernière en date, c'est la problématique de l'eau,
02:38avec les menaces de frappe sur les installations d'essalement dans les pays de la région.
02:47Beaucoup d'éléments qui interagissent.
02:52Il y a aussi, au plan régional, naturellement, des acteurs nouveaux qui sont concernés.
02:59Je pense à des pays comme l'Azerbaïdjan, la Turquie, qui n'étaient pas au départ concernés.
03:04Et donc voilà, tout cet ensemble de données, effectivement, ajoute à l'inquiétude générale.
03:11Monsieur l'ambassadeur, cher François Gouillette, je suis né en 1959.
03:17Vous avez beaucoup plus d'assurance que moi.
03:18Je remonte dans le temps parce que je me souviens que lorsqu'il y avait des conflits,
03:21il y en a eu certains, il y avait un minimum de protocoles, de procédures internationales.
03:26L'ONU fut créée après la SDN, qu'on appelait les parlottes de Genève.
03:30L'ONU, le général de Gaulle, a dit que c'était le machin.
03:33Pour autant, lorsqu'il y avait une agression caractérisée avec un état de guerre,
03:37il y avait des procédures avec le conseil de sécurité, une déclaration de guerre.
03:41On allait, voilà.
03:43Et même si pour l'Irak, en 2003, l'ONU, avec la célèbre intervention de Dominique Desvillepins,
03:49l'ONU ne veut pas y aller, les États-Unis et le président Bush passe outre,
03:52avec la complicité quand même de Tony Blair, de José-Marie Azenard et de José-Emmanuel Barroso.
03:58On sait comment ça s'est terminé en fiasco, mais il y avait quand même un minimum de protocole.
04:02Aujourd'hui, c'est carrément, de façon officielle, la loi du plus fort.
04:06J'y vais quand je veux, et je vous préviens éventuellement, deux heures après,
04:09une fois que j'ai commencé à lancer mes missiles.
04:11Le non-respect du droit international, je sais qu'il est de bon ton,
04:15je suis certain de, je dirais, de contester la pertinence de la référence au droit international,
04:23mais effectivement, comme vous le dites, si le droit international n'est pas respecté,
04:28c'est la loi de la jeune qui prévaut, ou en tout cas, la porte est ouverte à la loi
04:33du plus fort.
04:34Je me souviens d'une ministre socialiste qui disait, mais la République c'est ringard,
04:38est-ce que le droit international c'est ringard maintenant, c'est ça ?
04:42Je ne le crois pas, il a le mérite quand même de poser des règles,
04:46et quand ces règles ne sont plus respectées, bien effectivement, c'est la loi du plus fort qui s'impose,
04:50comme je le disais.
04:51Alors, la France assiste, elle témoigne, je faisais allusion tout à l'heure à la déclaration célèbre
04:59qui honorait la France de Dominique de Villepin à l'ONU en disant, ce vieux pays, ce vieux continent,
05:04nous sommes observateurs, la France et l'Europe,
05:07vous qui avez été diplomate à des postes sensibles et des postes importants,
05:11vous avez connu une époque où, comme le dit la présidente de la République,
05:15la France était, à défaut d'être crainte, elle était respectée,
05:18et ça vous avez connu un respect pour la France, vous l'avez vécu.
05:21Oui, alors vous faites allusion en particulier à la seconde guerre du Golfe,
05:26effectivement, j'étais à l'époque, c'était mon premier poste d'ambassadeur aux Émirats Arabes Unis,
05:32et je me souviens très bien, effectivement, que la position adoptée à l'époque par la France,
05:38le refus de s'engager dans la guerre décidée par les Américains,
05:44et ce refus avait été exprimé, effectivement, par Dominique de Villepin avec beaucoup de, je dirais,
05:50de solennité et de courage, mais c'était en réalité, effectivement, un discours qui,
05:57il était le porte-parole de Jacques Chirac, qui était le...
06:11Et effectivement, cela nous a valu, cette position, je rappelle que le président Chirac, à l'époque,
06:18avait non seulement fait prononcer par son ministre des Affaires étrangères,
06:24le discours qui restait, effectivement, dans les annales,
06:27mais il avait également, je dirais, brandi la menace d'un veto de la France au Conseil de Sécurité,
06:34puisque nous avons, effectivement, cette qualité de membre permanent,
06:39et donc, il avait brandi la menace d'un veto pour s'opposer à l'adoption d'une résolution du
06:46Conseil de Sécurité,
06:47sous chapitre 7, c'est-à-dire autorisant l'emploi de la force,
06:51derrière la résolution, derrière laquelle les Américains, effectivement, se seraient retranchés
06:57pour pouvoir agir militairement.
06:59Mais là, il a, effectivement, brandi cette menace, et donc, la France ne s'est pas engagée.
07:02Effectivement, ça a pu susciter, d'ailleurs, susciter, à l'époque, l'incompréhension,
07:07y compris de certains de nos partenaires du Golfe,
07:09mais il a tenu bon sur cette ligne,
07:12et ça lui a valu, effectivement, un surcroît de considération dans l'ensemble du monde.
07:17Pour rester dans cet événement-là,
07:20pour le haut diplomate que vous avez été,
07:22et que vous êtes encore dans votre esprit,
07:25quand, en 2008, le président Nicolas Sarkozy va à Washington
07:27et va quasiment s'excuser de ne pas avoir été présent en 2003,
07:32c'est quelque chose qui, diplomatiquement parlant,
07:34je ne parle pas moralement, diplomatiquement parlant,
07:36ça vous heurte, ça vous gêne,
07:37qu'un président de la République puisse dédire
07:39l'engagement de la France du président précédent.
07:42Écoutez, j'étais à l'époque ambassadeur en Libye,
07:47d'ailleurs nommée par Nicolas Sarkozy quelques mois auparavant,
07:50je ne peux pas dire que cette décision, en tant que citoyen,
07:54m'est satisfait.
07:56Je me reconnaissais davantage dans la ligne qui avait été celle de,
08:00fixée par le général de Gaulle et ses successeurs,
08:03d'ailleurs jusqu'à François Mitterrand inclus,
08:08et Jacques Chirac surtout,
08:10dont on a effectivement évoqué la décision de rester à l'écart de cette guerre,
08:16mais effectivement,
08:18je pense que la tradition que Hubert Védrine décrit
08:22comme la tradition gaulo-mitterrandienne
08:24me paraît être la bonne voie.
08:26Elle a été foulée au pied, en tout cas par Sarkozy,
08:28de façon très officielle et très décontractée.
08:31Vous étiez en Libye,
08:33vous avez vu venir le fiasco libyen ?
08:36Alors le fiasco libyen, non,
08:39nous n'avons pas la vérité,
08:41j'ai eu l'occasion de le dire d'ailleurs,
08:42lorsque j'avais été à mon retour de Tripoli,
08:46auditionné par la commission parlementaire,
08:49en mars 2011.
08:52Donc j'ai reconnu qu'effectivement,
08:55nul ne s'attendait à l'époque,
08:57à ce que le régime libyen puisse être touché
09:01par cette vague de contestation.
09:04Au contraire, il paraissait,
09:05et c'était d'ailleurs l'avis de la CIA à l'époque,
09:06en début 2011, la CIA considérait,
09:10il y a un témoignage d'Edouard Baer,
09:13qui était l'un des grands spécialistes du Moyen-Oran à la CIA,
09:17qui reconnaît lui-même que la CIA,
09:19dans ses évaluations,
09:22estimait que la Libye était,
09:23sans doute de tous les pays du Maghreb,
09:25le régime le plus solide.
09:27Donc on a été effectivement surpris
09:28par ce château de cartes
09:31qui s'est effondré progressivement.
09:33Ça a commencé effectivement en Tunisie,
09:36avec l'immolation de Boazizi le 17 décembre 2010.
09:42Ensuite, il y a eu effectivement
09:43le départ de Ben Ali le 14 janvier.
09:45Et puis ensuite, à partir de février,
09:49on a vu effectivement Moubarak contesté en Égypte,
09:55la Syrie en mars, etc.
09:57Nous sommes avec François Gouillette,
09:58ancien ambassadeur en Libye, en Tunisie,
10:00en Arabie Saoudite, en Algérie,
10:02grand expert, j'allais dire,
10:04des réalités géopolitiques
10:06et du droit international qui est malmené.
10:08Nous essayons avec lui de comprendre
10:10quel est le rôle de la France,
10:11qu'est-ce qui peut arriver,
10:12est-ce qu'il y a matière à être inquiet ?
10:14Vous nous appelez au 0 826 300 300,
10:16Emmanuel Galasso, à votre appel,
10:18parce que je sais que vous vous sentez concerné,
10:20vous Français, auditeurs de Sud Radio,
10:22ce qui se passe en Iran,
10:23ce qui se passe au Proche-Orient,
10:24est-ce qu'on va vers la guerre ?
10:26On balayait tout à l'heure avec Pierre Chasseret
10:27des incidences sur le prix du carburant.
10:29C'est quelque chose qui nous touche aujourd'hui,
10:31quasiment chez nous.
10:32On a matière à s'inquiéter.
10:34François Gouillet est un diplomate plutôt rassurant.
10:37Nous allons parler vrai avec lui.
10:38Pour autant, il n'y a peut-être pas forcément matière
10:40à se rassurer.
10:42On attend votre appel.
10:43A tout de suite sur Sud Radio.
10:44France dans tous ses états,
10:46Péricault Légas.
10:47Vous êtes bien sur Sud Radio
10:48parce que je reçois François Gouillet,
10:50ancien ambassadeur en Libye,
10:52en Tunisie, en Arabie Saoudite, en Algérie.
10:55J'énonce ces pays parce que ce sont des pays importants.
10:57Il s'est passé des choses graves
10:59que vous avez été le témoin.
11:00Je sais que vous ne nous direz pas tout
11:01parce que vous êtes malgré tout tenu
11:03non seulement au secret professionnel,
11:05à un devoir de réserve,
11:06parce que le jour,
11:07François Gouillet racontera tout.
11:09J'allais dire, c'est comme la Chine.
11:10Le monde tremblera.
11:12Et vous venez pourtant ici
11:14témoigner de ce que vous vivez.
11:16Moi, j'ai besoin de votre analyse,
11:17de vos projections.
11:18Vous ne lisez pas dans le Mar de Café non plus.
11:20Mais il y a suffisamment d'inquiétudes
11:22pour avoir l'avis d'un diplomate
11:23aussi expérimenté que vous.
11:26Appelez-nous auditeurs de Sud Radio 0826 300 300.
11:30François Gouillet est un homme
11:31à qui on peut poser toutes les questions
11:33parce qu'il est à même d'apporter
11:35toutes les réponses.
11:35On était en train de discuter
11:37du rôle de la France,
11:38de votre présence en Libye
11:41au moment, juste avant la tragédie,
11:44l'Arabie Saoudite
11:45et ensuite l'Algérie.
11:46Je vous demandais, François Gouillet,
11:48si l'image de la France
11:50était restée aussi intacte
11:52qu'elle n'était
11:53lorsque Dominique de Villepin
11:54avait fait sa déclaration à l'ONU.
11:57Est-ce qu'aujourd'hui,
11:58ce que fait Emmanuel Macron,
12:00qui est controversé,
12:02être présent,
12:03envoyer une frégate à Chypre,
12:05le Languedoc,
12:05puis ensuite le porte-avions Charles de Gaulle,
12:08se manifester,
12:09est-ce que c'est ça le rôle de la France ?
12:11Alors on se dit, oui,
12:12comme il n'a rien d'autre à faire
12:13et qu'il a une image à remonter,
12:14il bénéficie quelque part de ce conflit
12:16pour se redorer le blason.
12:18Est-ce que pour autant,
12:19l'attitude qu'il a,
12:21lui qui a été si critiquée,
12:23est cohérente
12:24et conforme à ce que la France doit faire ?
12:26Dans cette affaire,
12:27je le crois,
12:28effectivement,
12:29parce que nous avons,
12:30c'est la réalité,
12:32j'étais effectivement moi-même
12:34il y a plus de 20 ans,
12:36c'était mon premier poste
12:37d'ambassadeur à Abu Dhabi,
12:38aux Émirats Arabes Unis.
12:40C'est un pays avec lequel
12:42nous avons depuis 1995
12:44un accord de défense important
12:47et engageant.
12:49L'année précédente,
12:50d'ailleurs en 1994,
12:52nous avions signé également
12:53un accord de défense
12:54avec le Qatar.
12:55Donc ces deux pays-là,
12:56sans parler de l'Arabie Saoudite,
12:58sont des partenaires importants
13:01sur le plan
13:02de la coopération de défense,
13:04évidemment également
13:05sur le plan de la coopération économique,
13:09énergétique de notre pays.
13:11Donc il est normal,
13:12il est essentiel
13:13que nous honorions
13:15les engagements
13:16que nous avons souscrits
13:17avec des partenaires importants
13:18qui sont des pays amis.
13:20Et lorsque ces pays sont menacés,
13:22effectivement,
13:22et là en l'occurrence,
13:23ils ont été non seulement menacés
13:25mais frappés
13:26par des attaques
13:28de missiles iraniens,
13:30il était normal
13:31que la France manifeste
13:33sa solidarité
13:34et ne pourront pas rester indifférents
13:36à la situation
13:39sans préjudice
13:39de la question
13:40effectivement du détroit d'Hormuz.
13:42Mais l'envoi du groupe
13:44aéronaval
13:44est une manière
13:45effectivement
13:45de manifester
13:46notre présence
13:48et aussi le fait
13:49que nous comptons
13:50sur la scène internationale.
13:51Malgré tout,
13:51la France reste un pays
13:52qui compte,
13:53nous sommes membres permanents
13:54du Conseil de sécurité
13:55des Nations Unies,
13:56nous sommes une puissance nucléaire.
13:58Voilà,
13:58donc je pense que oui,
13:59je pense que le président
14:00a eu raison
14:00d'agir comme il l'a fait
14:02jusqu'à présent
14:02tout en marquant bien
14:06naturellement
14:06que nous n'étions pas
14:07partis à ce conflit
14:08qui a été décidé
14:09sans nous consulter
14:10et j'ajouterai également
14:13sans que le droit
14:14internationale
14:14soit respecté.
14:15Pour autant,
14:16François Gouillette,
14:16est-ce que nous disposons
14:18bien des moyens ?
14:20Est-ce que nous nous sommes
14:21bien donnés les moyens
14:22d'être respectés
14:24à défaut d'être craints ?
14:26C'est bien d'envoyer
14:27un porte-avions ?
14:28Bon,
14:28est-ce qu'aujourd'hui
14:29la France,
14:30au vu de son arsenal nucléaire
14:32en même temps
14:33de sa capacité
14:34d'intervention
14:35dans les armes
14:37conventionnelles
14:37de la situation
14:39de l'Europe
14:39de ce qui s'est passé
14:40en Ukraine
14:41où on est quand même
14:42dans un retrait ?
14:43Je déteste
14:44l'expression municoise,
14:45je déteste
14:45les points Godwin
14:46et l'Ukraine
14:48n'est pas les Sudètes
14:48et Poutine
14:51n'est pas Hitler ?
14:52Est-ce que pour autant
14:53ces mauvaises images
14:54qui ont été envoyées,
14:54cette faiblesse de l'Europe,
14:57cette incapacité française
14:58à peser autant
14:59qu'elle peut,
15:00légitime le fait
15:01qu'on aille là-bas
15:02avec des moyens ?
15:03Dites-moi la vérité,
15:04ça ne changera rien
15:05que nous soyons.
15:06C'est bien que nous y soyons,
15:07ce n'est pas ça
15:08qui va inverser.
15:09Les Américains
15:09ont même fait comprendre
15:10que le Charles de Gaulle
15:10risquait de perturber
15:12les communications
15:12et le dispositif militaire
15:14mis en place
15:14en Méditerranée.
15:15Raison de plus peut-être
15:16pour l'y envoyer,
15:18mais je pense
15:19qu'effectivement,
15:20d'abord le Charles de Gaulle
15:21et le groupe Aéronasa,
15:22ce n'est pas négligeable,
15:23même s'il n'y a
15:23qu'un nombre limité,
15:25il y a une vingtaine
15:26d'appareils
15:28qui sont à bord,
15:29mais il y a tout un ensemble,
15:30tout un écosystème,
15:31je dirais,
15:32de défense autour
15:33du Charles de Gaulle
15:35et il y a un effet
15:35d'entraînement
15:36puisque les Britanniques,
15:37à leur tour,
15:37envoient de leurs navires
15:40les plus importants.
15:41Il est vrai
15:42qu'ils ont une base
15:42souveraine à Chypre
15:43qui a fait l'objet
15:45d'une attaque
15:46de la part des Iraniens
15:47à Crotiri.
15:48Non, moi je crois
15:49qu'effectivement,
15:52nos partenaires du Golfe,
15:54puisque j'ai eu
15:54le privilège
15:55de servir
15:56dans deux de ces pays,
15:58aux Emirats d'abord,
15:59puis en Arabie
15:59jusqu'en 2020,
16:00sont très attentifs
16:02en réalité
16:03à notre posture,
16:05à notre positionnement,
16:07à notre action.
16:09J'ai eu l'occasion
16:10d'avoir des discussions
16:12encore tout récemment,
16:14encore même hier
16:14avec des ambassadeurs
16:16de pays du Golfe
16:17à Paris
16:18et qui tous m'ont dit
16:19combien ils appréciaient
16:21cette mobilisation
16:22de la France.
16:22Toutefois,
16:23toutefois,
16:23François Gouillette,
16:24on sent l'inconfort
16:26de ces pays
16:27dans le contexte
16:28du monde arabo-musulman.
16:29L'Iran est une grande puissance
16:30musulmane.
16:31Aller épauler
16:32les Israéliens
16:34et les Américains
16:34contre l'Iran,
16:35on sent bien
16:36qu'il y a des restissances
16:37politiques et diplomatiques
16:38de la part des chefs d'État
16:39des Émirats
16:40et du prince héritier
16:42d'Arabie Saoudite.
16:43Oui, parce que
16:44d'un côté,
16:45bien sûr,
16:46on sait qu'il y a
16:46des liens
16:47qui se sont noués,
16:48qui se sont tissés
16:49entre certains pays
16:50du Golfe et Israël.
16:51C'est le cas,
16:52évidemment,
16:52des pays
16:53qui ont adhéré
16:56aux accords d'Abraham,
16:58à commencer par,
16:58évidemment,
16:59les Émirats Arabes Unis
17:00et Bahreïn
17:01en 2020,
17:02je crois,
17:03ou à partir de 2020.
17:06L'Arabie Saoudite,
17:07effectivement,
17:08envisageait peut-être
17:09à son tour,
17:10sinon,
17:11de rejoindre formellement
17:12aux accords d'Abraham,
17:13du moins,
17:13d'engager
17:14un processus
17:15de normalisation
17:17des relations
17:18avec Israël
17:19lorsque le 7 octobre
17:21est survenu,
17:22l'attaque terroriste
17:23du 7 octobre
17:24qui a,
17:24effectivement,
17:25eu pour effet
17:26de stopper
17:26toute velléité
17:27de normalisation
17:29dès lors que
17:30la réponse d'Israël,
17:32effectivement,
17:33et le,
17:33je dirais,
17:35la quasi-destruction
17:36de Gaza
17:37ne pouvait pas
17:37favoriser,
17:39du point de vue saoudien,
17:40une normalisation
17:41complète.
17:42ça a été le déclencheur
17:43général,
17:43cet octobre,
17:44François Gouillet.
17:45En tout cas,
17:47je disais qu'effectivement,
17:48il y avait ce mouvement,
17:49disons,
17:50de normalisation engagée,
17:51mais en même temps,
17:52là,
17:52on est dans une situation
17:53très différente,
17:54parce qu'il y a effectivement
17:55une coalition israélo-américaine
17:56qui a engagé,
17:59depuis 12 jours,
18:00cette guerre,
18:01et c'est une guerre
18:03à laquelle les pays du Golfe
18:05n'ont nullement
18:05l'intention
18:06de participer
18:07et n'ont pas du tout
18:08envie d'être entraînés
18:09dans un conflit
18:10aux conséquences
18:11incalculables pour eux.
18:12Sauf qu'ils en subissent
18:13déjà les conséquences,
18:14des missiles iraniens,
18:16j'allais dire,
18:17le traitement de l'eau
18:18de mer,
18:19les centrales d'eau douce
18:20qui sont vitales
18:21pour ces pays-là.
18:22Tout à fait.
18:23Netanyahou et Trump
18:24ont entraîné ces pays
18:25dans une aventure
18:26dont on ne voit pas l'issue
18:27et je pense que ça
18:27les rassure pas.
18:28C'est pour ça que j'employais
18:29lors de la précédente intervention
18:32sur des chaînes d'information
18:34la formule bien connue
18:36désormais des ingénieurs
18:38du chaos
18:38puisqu'on a l'impression
18:39qu'effectivement
18:40ils sont à l'œuvre
18:42et que les conséquences
18:43sont imprévisibles.
18:44Vous évoquez
18:45la question de l'eau.
18:47Elle n'a pas été d'ailleurs
18:48immédiatement,
18:50je dirais,
18:50traitée dans les médias
18:52mais aujourd'hui elle l'est
18:53parce qu'effectivement
18:55la grande crainte
18:57de ces pays
18:58qu'ont eu leur dépense
19:00très forte
19:02aux installations
19:04à l'industrie du dessalement
19:05notamment dans les très grandes villes
19:07que sont Dubaï et Riyad
19:09est essentielle.
19:11Et certaines analyses
19:15laissent entendre
19:16qu'en cas de frappe
19:18ou conséquence directe
19:22sur le fonctionnement
19:23des stations de dessalement
19:24si elles devaient être à l'arrêt
19:25pour une durée
19:27à déterminer
19:28dans une ville comme Riyad
19:30c'est 7 millions de personnes
19:31qui seraient privées d'eau
19:32donc on pourrait envisager
19:33même l'évacuation
19:34de millions de personnes
19:35tout ceci est quand même
19:36cauchemardesque.
19:37On va y revenir François Gouillette
19:38je suis avec François Gouillette
19:40ancien ambassadeur
19:40dans les pays du Golfe
19:42et dans la Méditerranée
19:43nous décryptons
19:44la situation
19:45la tragédie internationale
19:46nous avons Chantal
19:47que je vais prendre
19:48dans quelques instants
19:49vous restez en ligne Chantal
19:50on va vous prendre
19:51vous allez poser des questions
19:51à François Gouillette
19:52et vous nous retrouvez
19:53sur Sud Radio
19:55en appelant Emmanuel Galasso
19:57au 0 826 300 300
19:58parce qu'on voit bien
19:59que tout ça vous touche
20:00vous concerne
20:01et vous êtes certainement
20:02nombreux à vouloir
20:03s'en savoir un petit peu plus
20:05sur l'issue de cette guerre
20:07comment ça peut se terminer
20:08dans le cauchemar
20:09ou dans la catastrophe
20:09voyez le choix
20:10le choix est simple
20:11à tout de suite sur Sud Radio
20:13Midi 14h
20:14Sud Radio
20:15la France dans tous ses états
20:18Péricault Légas
20:18et oui nous sommes bien
20:20sur Sud Radio
20:20parce que c'est le parlant vrai
20:22qu'on va au fond des choses
20:23et surtout quand on a
20:24un diplomate comme François Gouillette
20:26qui a vécu tellement de choses
20:28je disais tout à l'heure
20:28s'il racontait tout
20:30je pense que certains
20:31seraient inquiets
20:32mais ce n'est pas du tout
20:33ce n'est pas du tout son esprit
20:35en revanche François Gouillette
20:36décrypte avec beaucoup
20:37de pédagogie et de précision
20:38ce qui se passe
20:39avec les mots
20:39on a refait un petit peu
20:40un voyage dans le temps
20:41puisque son expérience
20:42de diplomate
20:43l'a puni dans des pays
20:45comme les Émirats Arabes Unis
20:46la Libye
20:47la Tunisie
20:47l'Arabie Saoudite Algérie
20:48donc il a une vision
20:49il a du recul
20:50sur la situation
20:51nous étions en train de dire
20:52que le président
20:53de la République française
20:54qui est souvent critiqué
20:55et on n'épargne pas
20:56sur cette station
20:57quand on estime
20:58qu'il se trompe
20:59a pour l'heure
21:00tenu l'attitude
21:01qu'il fallait
21:02même s'il peut y avoir
21:02des arrières-pensées
21:04ma question
21:05François Gouillette
21:06et on va prendre Chantal
21:08dans une minute
21:09ma question
21:10François Gouillette
21:11c'est
21:11est-ce que nous ne sommes pas
21:12dans cette opération
21:14manipulés
21:15la France
21:17par deux chefs d'État
21:18chef de gouvernement
21:19chef d'État
21:19Benjamin Netanyahou
21:21et Donald Trump
21:22qui roulent déjà
21:24chacun
21:25chacun
21:25pour eux-mêmes
21:26Netanyahou
21:27on connait ses objectifs
21:28c'est l'éradication
21:29du Hamas
21:30et de tout ce qui menace
21:31Israël
21:31quels que soient les moyens
21:32on est dans le poids
21:33qu'il en coûte là
21:34absolu
21:34et puis Donald Trump
21:35qui veut aussi exister
21:37et qui semble-t-il
21:39sa véritable offensive
21:40vous me direz
21:41si je me trompe
21:41c'est de contrer
21:42l'offensive chinoise
21:43quand je parle d'offensive
21:44il a subi une humiliation
21:46sur les terres rares
21:46il est en train
21:47de verrouiller
21:49les alliés de la Chine
21:50dans le monde
21:50et évidemment
21:52couper les puits
21:53couper les puits de pétrole
21:54à la Chine
21:55c'est quelque chose
21:55qui l'intéresse
21:56est-ce qu'on est dans ce terrain-là
21:57c'est-à-dire qu'on risque
21:58d'être manipulé
21:58par deux hommes d'État
22:00qui n'ont pas
22:01comme vision
22:02l'intérêt
22:02de la paix internationale
22:04mais leurs propres intérêts
22:05je ne crois pas
22:05que la France
22:06se laisse manipuler
22:08mais le risque
22:09effectivement existe
22:10que des agendas
22:12différents
22:12viennent je dirais
22:14compliquer encore plus
22:15la situation
22:16qu'il est déjà beaucoup
22:17vous évoquez
22:19effectivement
22:20la priorité
22:21chinoise
22:23pour
22:23pour Trump
22:24et pour les États-Unis
22:25ça n'est pas la priorité
22:27d'Israël
22:27clairement
22:27mais ce qui est clair
22:28c'est qu'il y a
22:29une co-entreprise
22:31israélo-américaine
22:32qui est à l'oeuvre
22:33depuis une douzaine de jours
22:35dans des opérations
22:36dont effectivement
22:37dont on
22:37comme je le disais
22:38avec un peu de rififi
22:39dans les dernières heures
22:40alors effectivement
22:41on peut se demander
22:42jusqu'à quand
22:43effectivement
22:43il peut y avoir
22:44obothétie
22:45comme on dit
22:46des objectifs
22:47et de l'action
22:48puisqu'il risque
22:50de se
22:51au fur et à mesure
22:52que le conflit
22:54se prolonge
22:54et que des perspectives
22:57d'effondrement
22:58du régime
22:58s'éloignent
22:59parce que c'est quand même
23:00bien cela
23:00que l'on observe
23:01aujourd'hui
23:02il puisse y avoir
23:03effectivement
23:03une divergence
23:05nous ne sommes pas
23:05sur le champ de Gaulle
23:06mais nous allons à Bastia
23:07au coeur de la Méditerranée
23:09où nous attend Chantal
23:09bonjour Chantal
23:11bonjour Périgo
23:12et bonjour
23:12monsieur l'ambassadeur
23:13bon vous êtes en première ligne
23:14là-bas encore
23:15c'est du terrain
23:16je ne sais pas
23:17si vous êtes à portée
23:18de missiles de l'Iran
23:18mais vous êtes quand même
23:19exposé
23:20est-ce que vous êtes inquiète
23:21Chantal ?
23:22alors inquiète
23:23on l'est toujours
23:24surtout que nous
23:25on a une base aérienne
23:26la Solenzara
23:28quelle belle chanson
23:29il y a quand même
23:30des ogives nucléaires
23:35nous avons quand même
23:36nous sommes en Méditerranée
23:38donc forcément
23:40nous sommes inquiets
23:41moi ce qui me désole
23:43c'est que ce soit en juin
23:44quand il y a eu la guerre
23:45des 12 jours
23:46ou là
23:47depuis le 28 février
23:49à chaque fois
23:50l'Iran
23:51était en négociation
23:52avec les Etats-Unis
23:53oui
23:54donc c'est quand même déplorable
23:56qu'on négocie d'un côté
23:58on envoie des bombes
23:59de l'autre
23:59donc déjà
24:01on se pose des questions
24:02à quoi sert la négociation
24:05nous qui en France
24:08avions quand même
24:10une voix
24:12qui portait au Moyen-Orient
24:14par nos ambassadeurs
24:15et nos diplomates
24:16parce que nous avions
24:18cette force
24:20diplomatique
24:22je me demande
24:24ce qu'on va
24:26rajouter
24:26le fait que le Charles de Gaulle
24:29parte là-bas
24:30moi je suis très inquiète
24:32parce que
24:33je me dis que si
24:34le Moyen-Orient
24:35s'enflamme
24:35là apparemment
24:37mais je ne sais pas
24:38si c'est vrai
24:38peut-être que
24:38monsieur l'ambassadeur
24:39aura beaucoup plus
24:40pourra plus me répondre
24:42mais tous les pays arabes
24:44moi j'ai un collègue
24:45qui est saoudien
24:46ils se posent tous
24:47des questions
24:48de ne plus garder
24:49de bases militaires
24:50américaines
24:51sur leur sol
24:53et Riyad
24:54apparemment
24:55je le mets
24:56au conditionnel
24:57se rapprocherait
24:58encore plus
24:59de la Chine
25:01pour la sécurité
25:02aussi
25:04donc
25:04Trump
25:05est en train
25:06de perdre
25:06toute crédibilité
25:08dans tous les pays arabes
25:09parce que
25:10bien sûr
25:11il y a les bases américaines
25:13donc l'Iran
25:13bombarde
25:14les bases américaines
25:17ce qui est de
25:18ce qui est la guerre
25:19c'est tout à fait normal
25:21il faut voir
25:22qu'ils ont été
25:24attaqués
25:25voilà
25:26je dirais
25:27Netanyahou
25:29voilà
25:29Netanyahou
25:30est le plus grand
25:31dans le pays
25:31votre vision
25:31vous avez une vision
25:33synthétique
25:33de la situation
25:34je prendrai Didier
25:35juste après
25:36qui nous appelle
25:36de Ruy-et-Balmaison
25:38François Gouillette
25:40Chantal est inquiète
25:41parce qu'elle considère
25:43qu'il y avait des négociations
25:44avec l'Iran
25:45sans que ce soit
25:48je pense que la conclusion
25:49n'aurait pas été idéale
25:50le régime se maintenait
25:51mais pour autant
25:51le danger nucléaire s'écartait
25:53pourquoi Donald Trump
25:54a torpillé
25:55les accords
25:56qui avaient commencé
25:57sous Clinton
25:58et où on sentait
25:59que l'Iran était prête
26:00à faire vraiment
26:00de réelles concessions
26:02alors bon
26:02c'est effectivement
26:03Chantal évoquait
26:04les négociations
26:06qui avaient été engagées
26:08déjà en juin
26:08et qui ont été
26:09d'ailleurs interrompues
26:10par des frappes
26:11déjà à l'époque
26:12puis rebelote
26:13si j'ose dire
26:14il y a maintenant
26:15deux semaines
26:17alors ce qu'il faut
26:19je crois
26:19avoir à l'esprit
26:20c'est que
26:21les Omanais
26:22puisque Oman a été
26:24je dirais
26:25la puissance tierce
26:27qui a hébergé
26:28les négociations
26:29indirectes
26:30entre
26:30américains
26:31et iraniens
26:33a été
26:34surpris
26:35et même
26:35s'est senti
26:37je crois humilié
26:38de constater
26:39que alors même
26:40que son ministre
26:41des Affaires étrangères
26:42était parti
26:42à Washington
26:43pour briefer
26:45les Américains
26:46les responsables
26:47américains
26:47de l'état
26:48d'avancement
26:48de la négociation
26:50indirecte
26:51avec l'Iran
26:54le feu
26:54a été déclenché
26:55sans même
26:56qu'il soit consulté
26:57alors même
26:57qu'il se trouvait
26:58à Washington
26:58donc je pense
26:59que avant
27:00que nos amis
27:01Omanais
27:01qui ont toujours
27:02eu une position
27:03je dirais
27:03originale
27:04dans cette région
27:06acceptent de nouveau
27:07d'être des médiateurs
27:08dans un conflit
27:09il s'écoulera
27:10certainement du temps
27:11après sur
27:13effectivement
27:13la politique saoudienne
27:15on sait qu'elle est
27:16je dirais
27:18elle est structurée
27:19par cette alliance
27:20avec les Etats-Unis
27:21depuis
27:22la fameuse rencontre
27:23en 1945
27:24à bord
27:25d'un bateau
27:26qui s'appelait
27:26le Queen Seer
27:27entre
27:28effectivement
27:29Roosevelt
27:30et le prince
27:31Ibn Saoud
27:32Ibn Saoud
27:33Abdelaziz
27:34qui avait dégagé
27:36la famille
27:36des Hachemites
27:37qui sont aujourd'hui
27:38en Jordanie
27:38ça a été un tournant
27:39dans l'histoire
27:40de l'Arabie
27:4080 ans après
27:41effectivement
27:42avec la réélection
27:43de Trump
27:44on a pu considérer
27:45que le pacte
27:46du Kinsey
27:47comme on disait
27:48avait été
27:49renouvelé
27:50aujourd'hui
27:51effectivement
27:53cette guerre
27:54met
27:55certainement
27:56les Saoudiens
27:57mal à l'aise
27:57parce que
27:59ils n'y ont
28:00évidemment
28:00aucun intérêt
28:01pas plus d'ailleurs
28:02que les autres
28:02pays du Golfe
28:03pas plus que les Émirats
28:04c'est pour ça
28:05qu'il faut faire
28:06très attention
28:06à l'infox
28:07aussi
28:08enfin ce qu'on appelle
28:09les fake news
28:10ou les fausses nouvelles
28:10ou une communication
28:12je dirais
28:13qui n'est pas
28:15basée
28:15sur des réalités
28:17hier par exemple
28:19on disait
28:20que les Émirats
28:21auraient participé
28:21à une frappe
28:22contre des installations
28:25de dessalement
28:26en Iran
28:27ce serait totalement
28:28suicidaire
28:29puisque
28:29ils l'ont
28:30naturellement
28:30démenti
28:31et je crois
28:31que leur démenti
28:32est crédible
28:32parce que
28:33je ne vois pas
28:34l'intérêt
28:34pour les Émirats
28:36de s'exposer
28:37en retour
28:37puisque en plus
28:38les Iraniens
28:38ont fait savoir
28:39que ce serait
28:39désormais
28:40oeil pour oeil
28:41dent pour dent
28:41donc si on attaque
28:42une usine
28:43de dessalement
28:43en Iran
28:44ils vont attaquer
28:45une usine
28:55de dessalement
28:56bonjour monsieur
28:57l'ancien ambassadeur
28:59bonjour
29:00alors tout à l'heure
29:02j'ai relevé
29:02une phrase
29:03ou un morceau
29:04de phrase
29:04très rapide
29:05que vous avez prononcée
29:07monsieur
29:08l'ancien ambassadeur
29:10monsieur François Gouillette
29:10monsieur François Gouillette
29:12voilà
29:13vous avez dit
29:15que
29:16alors que les Américains
29:17indiquaient
29:18que
29:18le porte-avions
29:20Charles de Gaulle
29:22risquait de perturber
29:23les communications
29:24c'est moi
29:24c'est moi qui ai dit
29:25que l'état-major américain
29:27avait dit
29:27il va venir perturber
29:28voilà
29:29oui c'est ça
29:29c'est ça
29:30d'accord
29:30c'est moi
29:32c'est moi
29:32oui
29:33et si j'ai bien compris
29:34je ne veux pas déformer
29:36monsieur
29:38Gouillette
29:38a répondu
29:40que
29:40c'était une raison de plus
29:42pour l'y envoyer
29:44donc
29:45à proximité
29:45du Moyen-Orient
29:46qu'est-ce que cela signifie
29:48exactement
29:49par rapport
29:49à l'action
29:50des Américains
29:51ça signifie
29:52que
29:52la France
29:53n'est pas
29:53une puissance
29:55qui peut se laisser
29:56intimider
29:57par
29:57je dirais
29:58des menaces
29:59quelles qu'elles soient
29:59quel que soit
30:00celui qui les profère
30:01voilà
30:02donc
30:03nous sommes présents
30:05dans la zone
30:05nous avons des intérêts
30:07à défendre
30:07si effectivement
30:08il y a une
30:10opération
30:10mais qui ne sera pas
30:11d'ailleurs menée
30:11qui ne serait pas
30:13menée par la France seule
30:14je crois que le président
30:15de la République
30:15a bien
30:16posé
30:17les conditions
30:18d'une éventuelle opération
30:20dans le détroit d'Ormuz
30:21pour garantir
30:22la sécurité
30:23de la circulation
30:25dans le détroit d'Ormuz
30:27ce serait évidemment
30:28et probablement
30:29une opération
30:30menée conjointement
30:31avec quelques
30:32nations
30:33amies
30:35par exemple
30:37l'Espagne
30:37par exemple
30:38effectivement
30:38les Pays-Bas
30:39par exemple
30:40l'Italie
30:40oui
30:41alors attention
30:42le porte-avions
30:43actuellement
30:44je sais qu'il dispose
30:45de moyens d'action
30:46qui permettent
30:47d'atteindre des cibles
30:49lointaines
30:49mais il n'est pas du tout
30:51du côté du détroit d'Ormuz
30:53nous sommes bien d'accord
30:53non mais il s'en rapproche
30:55enfin je veux dire
30:55il est en Méditerranée
30:57oui bien sûr
30:59il n'est pas dans le détroit d'Ormuz
31:00mais bien entendu
31:01parce qu'entre le détroit d'Ormuz
31:03et la Méditerranée
31:06il y a aussi
31:08le canal de Suez
31:09si je peux me permettre
31:11Didier
31:11c'est parce que
31:12le Chypre
31:13est un membre
31:13de l'Union Européenne
31:14qu'il y a eu des tirs
31:15sur Chypre
31:16et que le président
31:16de la République française
31:17disposant d'une force nucléaire
31:19et d'un porte-avion
31:20considère que c'est à lui
31:21de faire le rempart
31:22de ce côté-là
31:23de la Méditerranée
31:24voilà
31:25gardons-nous d'aller
31:25dans les trois d'Ormuz
31:26où effectivement
31:27ça serait beaucoup plus aventureux
31:28alors que là
31:29à Chypre
31:30il y a une légitimité
31:31François Gouillette
31:31bien entendu
31:32c'est un appel de l'Union Européenne
31:34qui a été
31:34même si c'est une base souveraine
31:35britannique
31:36qui est touchée
31:37et elle se situe
31:39sur le territoire
31:40de la République de Chypre
31:41qui est effectivement
31:42un état de l'Union Européenne
31:43avec lequel d'ailleurs
31:44la France a une coopération
31:45étroite
31:46dans le domaine de la défense
31:46nous sommes avec
31:48François Gouillette
31:49vous êtes sur Sur Radio
31:51la discussion est intéressante
31:52parce que petit à petit
31:53nous commençons
31:53à y voir clair
31:54dans le rôle de la France
31:56et les intérêts
31:57qui nous touchent
31:58et quelle est la stratégie
31:59que le président de la République
32:00peut adopter
32:01pour que la France
32:02puisse jouer un rôle
32:03sans pour autant
32:04taux s'exposer
32:05et c'est dont on va parler
32:05dans quelques minutes
32:06appelez-nous
32:07au 026-300-300
32:09Emmanuel Galasso
32:10attend votre appel
32:11et François Gouillette
32:12y répondra
32:12merci
32:15midi 14h
32:16Sud Radio
32:17la France dans tous ses états
32:19Péricault-Légas
32:21vous êtes sur Sud Radio
32:23et nous discutons
32:23j'allais dire
32:24à diplomatie rompue
32:26avec François Gouillette
32:27qui décrypte
32:28avec ses mots
32:28avec beaucoup de pédagogie
32:29et de concision
32:30la situation
32:31qui est complexe
32:33on sent l'inquiétude
32:34de la part de zone auditeur
32:36François Gouillette
32:37on va évidemment
32:37parler du jour d'après
32:38ça va finir quand
32:39et comment
32:40et si le régime
32:41ne tombe pas
32:42comment Trump et Netanyahu
32:44pourront retomber
32:45sur leurs pieds
32:46première question
32:47je reviendrai ensuite
32:49quels sont les risques
32:49pour la France
32:50est-ce que déjà
32:50on a pris un risque
32:51en s'engageant
32:52est-ce que l'Iran
32:52peut considérer
32:53que nous sommes alliés
32:54avec les américains
32:55et les israéliens
32:56et que donc nous méritons
32:57d'une certaine façon
32:58des représailles
32:59et là
33:00première question
33:00est-ce que depuis l'Irak
33:02on n'est pas aux ordres
33:03du gouvernement israélien
33:05en particulier d'un homme
33:06qui est au pouvoir
33:07en Israël
33:07pour les raisons que l'on sait
33:08c'est qu'il y a un système électoral
33:10qui est la proportionnelle intégrale
33:11qui pour trois voix
33:13de député extrémiste juif
33:15se maintient au pouvoir
33:16et entraîne le monde
33:17dans une espèce de folie
33:19pour des raisons
33:19qui sont peut-être légitimes
33:20la sauvegarde d'Israël
33:21sauf qu'il roule seul
33:22et qu'il enclenche
33:24des tempêtes
33:24et des ouragans
33:25qui sont catastrophiques
33:26est-ce que oui ou non
33:27on peut constater
33:28on peut dire aujourd'hui
33:29que M. Netanyahou
33:31c'est lui qui donne le la
33:33et c'est lui
33:34qui mène la danse
33:35et que les Etats-Unis
33:36se soumettent
33:37et que nous
33:37nous faisons attention
33:38à ce que nous disons
33:39parce que nous avons en France
33:41des compatriotes
33:41comme Bernard-Henri Lévy
33:42qui soutiennent aveuglément
33:43Israël
33:44qui a toujours raison
33:44est-ce qu'on n'est pas
33:45à un moment donné
33:46obligé de faire la part des choses
33:47entre le droit d'Israël
33:49d'exister dans des frontières sûres
33:50et le droit pour Netanyahou
33:51de mettre le monde
33:52à feu et à sang
33:52vous avez commencé
33:55Perico par demander
33:57si nous étions aux ordres
33:58d'Israël
33:59non la France
33:59n'est aux ordres de personne
34:00d'abord
34:01c'est un pays
34:02effectivement souverain
34:04et la politique
34:06de la France
34:07est définie
34:07par les autorités françaises
34:10après il y a effectivement
34:11une très grande complexité
34:12de la situation
34:13et nous ne sommes pas
34:14dans la même situation
34:15effectivement nous
34:16que les américains
34:17effectivement dans le
34:18nous subissons les conséquences
34:19François Gouillette
34:20le Bataclan et Charlie
34:21c'était après l'Irak
34:23avec Daesh
34:23il n'y aurait pas eu
34:24d'intervention en Irak
34:26demandée par Israël
34:27donc on paye quand même
34:28les pots cassés
34:29à la fin de la foire
34:30alors effectivement
34:31vous faites allusion
34:33à des interventions
34:34précédentes
34:35dont on a constaté
34:36effectivement
34:37les conséquences
34:39apocalyptiques
34:40et bon
34:41il y a effectivement
34:42l'Irak
34:43avec l'apparition
34:47de Daesh
34:48mais auparavant
34:49il y avait eu
34:50l'Afghanistan
34:50avec El-Khaïda
34:51il y a eu la Libye
34:52enfin toutes les interventions
34:54sans exception
34:55pratiquement
34:55alors quel sera le jour d'après
34:56le jour d'après
34:59le jour d'après
34:59il est sombre
35:02en tout cas
35:03et c'est pour cela
35:03que les ingénieurs
35:05du chaos
35:06à l'oeuvre
35:07n'ont pas
35:08véritablement mesuré
35:09les conséquences
35:10du jour d'après
35:11quel peut être
35:12le jour d'après
35:12il y avait
35:13plusieurs hypothèses
35:14il y avait celle
35:15de l'effondrement
35:16du régime
35:17que l'on nous
35:19annonçait
35:19comme imminent
35:20voilà
35:20bon là
35:21aujourd'hui
35:22très sincèrement
35:23j'ai pas l'impression
35:24que beaucoup de gens
35:26misent sur un effondrement
35:27du régime
35:27au contraire
35:28il est affaibli
35:28il est extrêmement affaibli
35:30mais il est résilient
35:32quelles peuvent être
35:33donc les hypothèses
35:34moi j'en verrais deux
35:36soit effectivement
35:37alors
35:38c'était un peu
35:39le souhait
35:39semble-t-il
35:40ou l'idée de Trump
35:41d'une solution
35:42à la vénézuélienne
35:43encore que ce soit
35:44quand même assez
35:45difficile d'imaginer
35:46compte tenu de la différence
35:48à tous égards
35:49entre les deux pays
35:49mais en tout cas
35:51disons une sorte
35:52de succession
35:54qui ne serait pas
35:55Moustaba
35:55encore qu'on ne sait pas
35:58d'un nouveau chef
36:00ou guide iranien
36:01qui serait
36:02plus conciliant
36:03notamment
36:04sur la question nucléaire
36:05parce que c'est quand même
36:06une des questions centrales
36:08alors il y a d'ailleurs
36:09des degrés divers
36:10d'importance
36:12ou de priorité
36:13pour les différents
36:15pays de la région
36:15les Etats-Unis
36:16voient leur intérêt
36:16ils se fichent
36:17pour Israël
36:19c'est clairement
36:19la menace nucléaire
36:21qui juge
36:24existentielle
36:24mais pour les pays
36:25du Golfe
36:25par exemple
36:26c'est plutôt
36:26la menace balistique
36:28et on voit d'ailleurs
36:29qu'elle n'est pas
36:30éprouvée
36:31sans raison
36:31puisqu'ils sont frappés
36:33par des centaines
36:33il y a eu davantage
36:35de missiles tirés
36:36par l'Iran
36:36contre les Émirats
36:37que contre Israël
36:38et la deuxième option
36:39ça serait quoi ?
36:40la deuxième option
36:41c'est l'option
36:42cauchemardesque
36:43d'un régime
36:44effectivement
36:45alors dans la première option
36:46c'est le régime
36:47de toute façon
36:47se maintient
36:48mais avec une espèce
36:48d'adjornamento
36:49mais tout ça
36:50me paraît quand même
36:53assez hypothétique
36:54l'autre qui paraît
36:55sans doute
36:56plus vraisemblable
36:57c'est que le régime
36:58même affaibli
36:59se maintient
37:00mais d'un régime
37:01qui serait encore durci
37:04recroquevillé
37:04autour de son noyau dur
37:07c'est-à-dire
37:07les gardiens de la révolution
37:09et tout le système
37:11en place
37:12tentaculaire
37:13et on voit bien
37:14qu'aujourd'hui
37:15d'ailleurs
37:15il y a eu quand même
37:16des avertissements
37:17sans frais
37:18adressés par
37:19des responsables
37:20sécuritaires iraniens
37:22à ceux qui voudraient
37:23profiter de la situation
37:24pour manifester
37:25ils seront traités
37:26comme des ennemis
37:26donc je veux dire
37:27ils sont dans une logique
37:28de durcissement
37:28Arachy
37:29le ministre des affaires
37:29étrangères
37:30a déclaré hier
37:31qu'il n'était pas question
37:32de négocier
37:32quoi que ce soit
37:33nous sommes avec Léon
37:35qui nous appelle
37:35de Narbonne
37:36bonjour Léon
37:36oui bonjour
37:38bonjour bonjour
37:38vous êtes inquiet Léon
37:39vous aussi
37:41écoutez
37:42oui effectivement
37:43je suis inquiet
37:45mais contrairement
37:47à la position
37:48de votre invité
37:50diplomate
37:51oui de François Gouillette
37:52de François Gouillette
37:53bien sûr
37:53bien sûr
37:54que je salue
37:55au passage
37:58pardon
37:59non je vous salue
38:00également
38:00je ne suis pas d'accord
38:06avec sa position
38:07mais que je retrouve
38:08souvent dans la diplomatie
38:09française
38:09déjà sur la légalité
38:11d'une guerre
38:12déjà
38:13en quoi
38:14il est illégal
38:16d'attaquer
38:17quand on est
38:19régulièrement attaqué
38:20par des proxys
38:21ou autre chose
38:22donc c'est déjà
38:22régulièrement
38:23on entend
38:25cette question
38:26de l'égalité
38:28d'illégalité
38:29de cette guerre
38:30donc déjà
38:31c'est la question
38:32que je voulais poser
38:33parce que moi même
38:34je ne suis pas
38:34un spécialiste
38:35d'ordre international
38:36mais il me semble
38:37que c'est un point
38:39quand même
38:40qu'il faut souligner
38:41idem pour les Etats-Unis
38:42on parle d'un accord
38:44cassé
38:44bon est-ce que
38:45l'accord était respecté
38:46est-ce qu'il a été cassé
38:47par les Etats-Unis
38:48l'accord sur le nucléaire
38:50ou est-ce qu'il a été
38:51cassé par les Iraniens
38:53qui continuait
38:54l'enrichissement
38:55a priori
38:57et qui refusait
38:59les inspections
38:59donc ça
39:00ça a été confirmé
39:01dans une interview
39:02qui est parue
39:03dernièrement
39:03par le responsable
39:04justement
39:05de ces inspections
39:06voilà
39:07donc ce sont
39:08les questions
39:09que je voulais poser
39:11en quoi la France
39:13est entraînée
39:14en quoi le monde
39:15est entraîné
39:16il subit des conséquences
39:17surtout
39:17les décisions
39:19et l'homique
39:20a des conséquences
39:21les décisions politiques
39:22a des conséquences
39:23donc ça
39:24c'est une chose
39:25c'est un fait
39:26François Gouillette
39:28vous répond
39:28parce qu'on est
39:29à la fin de l'émission
39:30allez-y François Gouillette
39:31voilà
39:31alors il y avait
39:32deux questions
39:33en fait
39:34la première
39:35portée sur le
39:37je dirais
39:38le fait
39:38de mener
39:41une guerre
39:41de mener
39:42une guerre
39:43en dehors
39:44de tout mandat
39:45international
39:45bah c'est une
39:46je dirais
39:47là c'est effectivement
39:47une violation
39:48de toutes les règles
39:50qui ont été
39:51dictées depuis la fin
39:52de la seconde guerre mondiale
39:54par la communauté internationale
39:56à travers effectivement
39:57les Nations Unies
39:58ses résolutions
39:59son assemblée générale
40:00son conseil de sécurité
40:01qui prévoyait
40:03effectivement
40:03la possibilité
40:04d'engager
40:05une guerre
40:07dans le cadre
40:08d'une résolution
40:10du conseil de sécurité
40:11autorisant l'emploi
40:12de la force
40:13lorsque les conditions
40:14sont réunies
40:14et à l'unanimité
40:16de ses membres
40:16ce qui n'est pas le cas
40:17donc si on s'affranchit
40:19de toutes les règles
40:20de droit
40:20encore une fois
40:21c'est la loi de la jungle
40:21c'est la loi du plus fort
40:22bon on peut considérer
40:23que c'est un progrès
40:25moi je considère
40:25que c'est plutôt
40:26une régression
40:26et la deuxième remarque
40:28concernée
40:28l'Amérique
40:30c'est elle
40:30qui a rompu
40:31vraiment la négociation
40:32de l'Iran
40:33dans l'affaire
40:35s'agissant
40:36du nucléaire iranien
40:37il faut effectivement rappeler
40:38comme notre auditeur
40:39le faisait
40:40qui avait eu un accord
40:41en 2015
40:42qu'on appelle
40:43le JCPOE
40:45et un accord nucléaire
40:46qui avait été longuement
40:47négocié
40:48difficilement d'ailleurs
40:49mais qui offrait
40:51quand même
40:52quelques garanties
40:53je rappelle quand même
40:54que Laurent Fabius
40:55avait été à la manœuvre
40:57à l'époque
40:57et avait
40:58veillé personnellement
40:59à durcir
41:00les conditions de l'accord
41:01de manière à laisser
41:02aussi peu de marge
41:03de manœuvre
41:03que possible
41:04à l'Iran
41:04mais que le retrait
41:05des Etats-Unis
41:06de l'accord
41:06effectivement
41:07ce qui en est suivi
41:08a affaibli
41:09la portée de cet accord
41:10donc on ne peut considérer
41:11que le retrait américain
41:13a effectivement
41:15compliqué
41:15des choses
41:16et quelque part
41:17finalement
41:17a favorisé
41:18la course
41:20aux armements
41:20auquel l'Iran
41:21se livrait
41:21Merci François Gouillette
41:22d'avoir été sur Sud Radio
41:23aujourd'hui
41:24je sais que je vous réinviterai
41:26parce que d'abord
41:26cette tragédie n'est pas terminée
41:28nous n'avons pas pu aborder
41:30tous les sujets
41:31dont je voulais discuter
41:33avec vous
41:33donc on vous réinvitera
41:35merci d'avoir été là
41:36en tout cas
41:37et votre avis a été précieux
41:38pour les auditeurs
41:39de Sud Radio
41:40Merci
41:40Quant à nous
41:40je vous dis à demain
41:42et là je vous laisse
41:43dans les bras de Brigitte Laé
41:45pour des considérations
41:46plus tendres
41:47et plus sentimentales
41:48on a besoin un petit peu
41:49de se remettre
41:50de cette tension internationale
41:51Bonne journée à tous
41:52Merci
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