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NewsTranscription
00:00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Périco-Légas.
00:00:07Un absent au deuxième, cellule 245.
00:00:10Une évasion sans violence.
00:00:12L'évadé n'a même pas eu à courir.
00:00:14Ça veut dire que c'est un bon moyen pour s'évader.
00:00:16Au nez et à la barbe du personnel pénitentiaire.
00:00:19À ce stade, on ne peut pas dire s'il y a eu des erreurs qui n'étaient commis.
00:00:22Mais tu as...
00:00:22Trois hommes déguisés en policiers se présentent avec un faux mandat pour une prétendue garde à vue.
00:00:27Les agents pénitentiaires n'y voient que du feu.
00:00:29Et ils remettent un détenu au faux policier.
00:00:31S'en donnez-moi, je dois absolument vous présenter.
00:00:33Je travaille au Louvre.
00:00:34Donc, agent de poste de contrôle.
00:00:35Vous allez vous entendre à bien veille.
00:00:36Hier soir, soit 48 heures plus tard, la direction réalise la supercherie.
00:00:41Le détenu s'est enfui.
00:00:42Qu'est-ce que ça veut dire ? Il n'était plus là.
00:00:43Mais il n'était pas là, monsieur.
00:00:45Ça, je vois que vous me croyez aveugle.
00:00:48Bonjour et bienvenue en ce mercredi 11 mars 2026 sur Sud Radio.
00:00:52La France est dans tous ses états.
00:00:54Oui, elle a raison de l'être parce qu'il se passe des choses bizarres dans ce pays.
00:00:58Je suis là en présence de Maud Coffler, qui est là en chair et en os à côté de moi.
00:01:02Bonjour, Pélico.
00:01:03Voilà, et nous allons évidemment participer pendant deux heures à ce décryptage de l'actualité.
00:01:08En face de moi, Julien Delmas, équipé comme un, j'allais dire, comme un parachutiste,
00:01:13avec sa visière et son écouteur, va s'assurer de la parfaite qualité de cette émission.
00:01:18Et notre très cher Emmanuel Galasso, qui est l'idole de nos auditrices et de nos auditeurs,
00:01:24recevra vos appels au 0 826 300 300.
00:01:27Car je sais, ne vous bousculez pas, ne vous bousculez pas, chacun son tour.
00:01:30Vous ne manquerez pas d'appeler aujourd'hui, parce que ce que nous allons vous dire va certainement susciter chez
00:01:35vous
00:01:36le besoin de vous exprimer.
00:01:39Alors, automobilistes, allez-vous être une fois de plus la vache allée de la fiscalité sur les carburants ?
00:01:47La TICPE commence à nous pomper.
00:01:50On en discute avec l'illustre Pierre Chasseret, délégué général de l'association 40 millions d'automobilistes,
00:01:56que vous retrouvez en plus tous les matins à 6h15 sur les antennes de Sud Radio.
00:02:02L'évasion de Villepinte nous fait dire, est-ce que Tintin et l'affaire Tournesol se sont invités
00:02:08dans l'administration pénitentiaire ?
00:02:10Vous vous souvenez que le capitaine Haddock et Tintin s'étaient déguisés ?
00:02:12Ils étaient allés chercher le professeur Tournesol, le colonel Spons était foudrage.
00:02:15On a vécu à peu près ce scénario à la prison de Villepinte,
00:02:19avec trois individus qui se sont déguisés en policiers.
00:02:22Ils n'ont arrivé qu'un mandat judiciaire, en bon et du forme.
00:02:26Ils sont repartis tranquillement avec Ganito, qui est un virtueux du home jacking,
00:02:30détenu à cette prison et qui aujourd'hui est en train de courir dans les forêts.
00:02:35Donc là, ça commence à faire mal.
00:02:37Et on recevra, pour s'en expliquer, Wilfried Fonck, secrétaire national du syndicat pénitentiaire UFAP.
00:02:44Une ça, de 13 à 14h, je recevrai son excellence François Gouillette,
00:02:50ancien ambassadeur en Libye, en Arabie Saoudite, en Algérie, entre autres,
00:02:54grand expert de réalité diplomatique française,
00:02:57avec qui on essaiera de faire un point sur quel est le rôle de la France,
00:03:01et comment peut évaluer la situation en Iran, au Proche-Orient,
00:03:06malgré toutes les inquiétudes que cela suscite à la fois dans l'opinion publique et chez nos dirigeants.
00:03:12Et puis, n'oubliez pas ce soir, tous aux trois cocus,
00:03:15tous aux trois cocus, le Bar Tabat de Toulouse,
00:03:17où Philippe David nous parlera de urbanisme, de circulation et de quartier et réhabilité.
00:03:23Vous savez que tous les jours, Sud Radio se promène dans les villes et les campagnes de France,
00:03:27dans les bars tabac qui sont ses points de ralliement de la société française
00:03:31quand le petit commerce disparaît.
00:03:33Et Philippe David, avec sa verbe, son enthousiasme et sa ferveur,
00:03:36débattra de ces sujets avec nos auditeurs qui iront le rejoindre sur place.
00:03:40Voilà le menu du jour, chers amis.
00:03:42On vous attend sur Sud Radio, vous y êtes, restez-y jusqu'à 14h.
00:03:47Sud Radio, la France dans tous ses états, l'humeur de Péricault.
00:03:52Eh bien, je vais parler de tonique, pas tonique, atomique, Ursula.
00:03:58La présidente de la Commission européenne a fait une déclaration hier très salanelle,
00:04:04dans laquelle elle dit, alors qu'en 1990, un tiers de l'électricité européenne provenait du nucléaire,
00:04:10aujourd'hui cette part est tombée à environ 15%,
00:04:12quand cette réduction était un choix, je pense que ce fut une erreur stratégique.
00:04:18Je disais l'autre jour que Ursula, elle ose tous, c'est à ça qu'on les reconnaît.
00:04:23Après Attila, elle est peut-être le nouveau fléau de Dieu.
00:04:26Alors, on se félicite de sa déclaration.
00:04:28Mon Dieu, mon Dieu, depuis le temps qu'on se plaint
00:04:31de cette réorientation européenne et française et allemande sur le nucléaire,
00:04:35avec tout ce que ça a coûté, je pense à ses artisans,
00:04:37ses boulangers, dont certains ont dû déposer le bilan à cause de la facture d'électricité
00:04:41qu'on ne pouvait payer.
00:04:42La gestion du nucléaire, la gestion de l'énergie européenne est allée à l'encontre du bon sens.
00:04:48Tout ça pour plaire, et en France ça a été absolument flagrant,
00:04:52tout ça électoralement pour plaire aux écologistes, recueillir quelques voix de plus.
00:04:57C'était une posture électorale pour avoir la candidature de Nicolas Hulot.
00:05:01Le président Macron s'est abaissé, il faut dire ce qui est.
00:05:05Et on a flingué le programme nucléaire pour avoir les voix des écologistes,
00:05:09pour finalement, il est parti pour de juste titre, d'ailleurs,
00:05:12parce qu'il s'est rendu compte qu'il était manipulé et que les lobbies avaient le dernier mot à
00:05:15l'Elysée.
00:05:16Donc il a claqué la porte en août 2018, je me souviens très bien,
00:05:21c'était en direct sur une radio du service public.
00:05:25Et puis aujourd'hui on a la facture du nucléaire.
00:05:26Alors, machine arrière toute, les Allemands machine arrière toute,
00:05:29on se souvient, Ursula von der Leyen, elle avait dit, après Fukushima,
00:05:34il est urgent d'abandonner l'énergie nucléaire.
00:05:39Et bien la facture est redoutable, donc il n'est jamais trop tard pour bien faire.
00:05:43Merci Madame la Présidente de la Commission Européenne de vous être rendu compte
00:05:47de votre bourde, de la bourde de l'Europe.
00:05:50Le nucléaire, malgré tout, les réserves qu'on peut avoir,
00:05:53c'est aujourd'hui l'énergie la plus propre, la plus décarbonée,
00:05:56quelque part la moins risquée, même si les risques zéros n'existent pas.
00:06:01Mais quand on voit tout ce qu'on a perdu comme temps, comme argent, comme souffrance,
00:06:05et les conséquences que ça a eues sur, j'allais dire, toute la cohésion européenne,
00:06:08c'est quand même monstrueux.
00:06:10Normalement, elle pourrait présenter sa démission en disant
00:06:12« J'ai orienté l'Europe vers une mauvaise direction »,
00:06:15mais évidemment aujourd'hui, plus on fait de conneries et plus on est nul, plus on s'accroche.
00:06:19Bienvenue au club, Madame Ursula von der Leyen,
00:06:23de ceux qui nous ont menti et trompés,
00:06:25et qui aujourd'hui mettent la poussière sous le tapis pour garder leur poste.
00:06:29Vous restez avec nous,
00:06:31et nous allons recevoir
00:06:34Pierre Chasseret,
00:06:35le célèbre Pierre Chasseret,
00:06:37pour parler
00:06:37de la taxe sur les carburants.
00:06:41A tout de suite.
00:06:42Midi 14h,
00:06:44Sud Radio,
00:06:45la France dans tous ses états,
00:06:47le fait du jour.
00:06:49Bonjour Pierre Chasseret.
00:06:53Bonjour.
00:06:53Bonjour, voilà, on vous reçoit parce que les automobilistes sont inquiets,
00:06:58hausse des carburants,
00:06:59le gouvernement envoie des 500 inspecteurs pour vérifier ce qui n'a rien à vérifier.
00:07:03Bon, il s'avère que M. Papin a dit qu'il y a eu quelques dizaines de pompistes
00:07:08qui ont été interpellés, verbalisés.
00:07:10Il y a toujours cette TICPE
00:07:13qui est évidemment
00:07:14aujourd'hui la source
00:07:15qui fait que les automobilistes sont
00:07:17la vache allée du gouvernement.
00:07:20Est-ce que le gouvernement va pouvoir
00:07:22chaque fois qu'on est un ministre,
00:07:24il dit non, non, c'est aux autres à faire des concessions,
00:07:26on ne touchera pas, on ne prononce même pas
00:07:28le mot de taxe, c'est-à-dire que le gouvernement refuse là.
00:07:30Est-ce qu'il y a une vraie inquiétude, vous qui représentez
00:07:32l'association 40 millions
00:07:33d'automobilistes, on vous écoute très souvent
00:07:36le matin sur Sud Radio,
00:07:38vous décryptez les enjeux de la vie
00:07:40de cette population, de cette partie des Français
00:07:41qui roulent encore en voiture, les pauvres.
00:07:43On se demande comment il ferait
00:07:45si vous n'étiez pas là.
00:07:47Est-ce qu'il y a une vraie inquiétude
00:07:49et une vraie colère chez les automobilistes ?
00:07:51Alors déjà, je suis indigné,
00:07:52je suis indigné parce que j'ai entendu
00:07:54la phrase de Sébastien Le Pouche
00:08:00qui jugeait l'inutilité.
00:08:02On a un problème de connexion,
00:08:03Pierre Chassery, avec vous.
00:08:04Est-ce qu'on vous reprend par téléphone ?
00:08:07Allez, ça marche.
00:08:09Allez-y, alors reprenez, reprenez.
00:08:10Donc vous nous disiez.
00:08:11Oui, je disais, j'ai un vrai souci
00:08:13avec Sébastien Le Cornu parce qu'aujourd'hui,
00:08:16il vient de dire qu'il jugeait inutile
00:08:18une mesure de baisse de la fiscalité.
00:08:20Ça, c'est un bras d'honneur fait aux Français.
00:08:22Les Français qui l'écoutent
00:08:23et qui entendent qu'il est inutile
00:08:26de baisser la fiscalité, Péricault,
00:08:29ils ont avalé leur serviette,
00:08:30ils ont tout avalé là.
00:08:31Ils ont avalé la station service entière.
00:08:35Comment on peut dire quelque chose d'aussi stupide ?
00:08:37D'autant plus que je suis très en colère
00:08:39contre les médias répéteurs.
00:08:41Parce que tout le monde répète le discours officiel,
00:08:44les fameux 16% d'anomalies constatées.
00:08:48Ça veut dire que 84% des cas, c'est normal.
00:08:51Ça veut dire que le problème, c'est bien la taxe.
00:08:55Quand il y a 2,15 euros, 2,20 euros, c'est normal.
00:08:58C'est le bien, le Premier ministre.
00:09:00Alors, je voudrais qu'on fasse un point
00:09:01très important sur les taxes.
00:09:03Parce qu'aujourd'hui,
00:09:05j'entends un petit peu tout et n'importe quoi.
00:09:07Vous pourrez être clair.
00:09:09Il y avait l'ancienne TIPP
00:09:10qui est devenue la TICPE.
00:09:13Elle représente quel pourcentage aujourd'hui
00:09:15d'un litre de carburant ?
00:09:19Elle s'appelle les AXIS.
00:09:21Alors, c'est un nouveau nom qu'on lui a donné
00:09:23et un nouveau nom qu'on lui a donné
00:09:25qui permet surtout de l'augmenter.
00:09:28Donc, ça, ça pèse pour 66 centimes
00:09:31plus 20% la TVA qui se grève dessus.
00:09:35Donc, 2 fois 6,12,
00:09:36on est à quelque chose comme 80 centimes.
00:09:38Ensuite, vous avez la TVA,
00:09:4020% du prix total.
00:09:43Et ensuite, vous en avez une petite dernière.
00:09:46Mais on ne l'a pas appelée taxe, Péricault.
00:09:48On n'a pas appelé ça taxe.
00:09:50Parce que sinon, les Français auraient vu
00:09:52qu'on leur a trouvé une nouvelle augmentation
00:09:54de 17 centimes.
00:09:56On l'appelle comment ?
00:09:57Cette augmentation de 16 à 17 centimes,
00:10:00on a appelé ça
00:10:00les certificats d'énergie.
00:10:02C'est une taxe écolo.
00:10:05C'est une nouvelle fiscalité
00:10:07qui a été augmentée sous Sébastien Lecornu
00:10:09au budget 2026
00:10:11et qui est venue impacter
00:10:14de 17 centimes
00:10:15les prix des carburants des Français.
00:10:20Personne n'en parle.
00:10:22Absolument personne n'en parle.
00:10:24Est-ce que ces sommes,
00:10:25au vu des 3 600 milliards de dettes de l'État,
00:10:28sont des sommes essentielles
00:10:30pour le budget de l'État ?
00:10:31Parce que ça porte sur combien de millions d'euros ?
00:10:37Considérer qu'il faut augmenter
00:10:38la part de fiscalité sur les déplacements,
00:10:40c'est une bêtise en termes économiques.
00:10:42Pourquoi ?
00:10:43Vous allez tout de suite comprendre.
00:10:44Si demain, on met un plein de carburant
00:10:45à 50 euros le litre,
00:10:47avec 49 euros de taxes,
00:10:49on pourrait se dire
00:10:49l'État est riche.
00:10:50Eh bien non.
00:10:51L'État est fichu.
00:10:52Parce que plus personne ne sort,
00:10:53il n'y a plus d'économie,
00:10:54il n'y a plus de vente de carburant,
00:10:56on ne va plus travailler.
00:10:57Qu'est-ce que prouve cet exemple par l'absurde ?
00:10:59Il prouve qu'une surfiscalité
00:11:01a un impact négatif
00:11:03sur la croissance d'un pays.
00:11:04Qu'est-ce qui se passe ?
00:11:05Aujourd'hui, on a la Banque de France
00:11:07qui vient de s'exprimer ce matin
00:11:08en disant,
00:11:09ce que j'annonce, moi, depuis,
00:11:10humblement, je ne suis pas économiste,
00:11:12ce que j'annonce humblement
00:11:13depuis quelques semaines,
00:11:14il n'y aura pas de croissance,
00:11:15voire une croissance négative.
00:11:17Pourquoi ?
00:11:17Parce que les Français
00:11:18ne circulent plus autant
00:11:20et dépensent moins.
00:11:21Il n'y a quand même pas besoin
00:11:22d'avoir fait Saint-Cyr
00:11:26pour comprendre
00:11:26que quand ils font
00:11:28leur plein de carburant,
00:11:29fatalement,
00:11:30ils n'ont plus les moyens
00:11:30derrière de consommer.
00:11:32C'est le B.A.B. de l'économie.
00:11:34Pourtant, les Français savent
00:11:35qu'il faut faire un effort
00:11:37et que la pompe à essence
00:11:39et la vache à l'aie.
00:11:40Est-ce que le gouvernement,
00:11:41est-ce que sur ces trois taxes
00:11:42que vous avez indiquées,
00:11:43est-ce qu'il y en a une
00:11:44sur laquelle le gouvernement
00:11:45pourrait faire un effort
00:11:46sans conséquence tragique
00:11:48pour le budget ?
00:11:51Toute fiscalité sur les carburants
00:11:53a une conséquence tragique
00:11:54sur le budget
00:11:55parce que ça enlève
00:11:56du pouvoir d'achat aux Français.
00:11:58C'est un argent mort.
00:12:00Donc, toute fiscalité
00:12:01est bonne à enlever.
00:12:02Maintenant, on a des minimas
00:12:03qui sont imposés
00:12:04par les directives européennes.
00:12:05Parce que les Européens,
00:12:07à l'Europe,
00:12:07on n'est pas très malins.
00:12:08Donc, on ne peut pas...
00:12:10On peut baisser
00:12:11du jour au lendemain
00:12:12d'un coup de baguette magique.
00:12:13On peut enlever
00:12:14les certificats d'énergie
00:12:1517 centimes.
00:12:16On peut baisser
00:12:17la TICPE
00:12:19de 35 centimes
00:12:21plus les 20%
00:12:21qui sont afférents dessus.
00:12:23On peut baisser
00:12:24la facture de carburant
00:12:25des Français
00:12:26d'en gros 70 centimes
00:12:27en un coup de baguette magique.
00:12:28Alors, la régie Renault
00:12:30annonce qu'ils vont abandonner
00:12:31le moteur thermique
00:12:32en 2030,
00:12:33qu'ils ne le remplaceront pas
00:12:34uniquement par du 100% électrique,
00:12:36mais par du moteur mixte.
00:12:39Voilà, de l'hybride.
00:12:41C'est une première ouverture,
00:12:42c'est une solution.
00:12:43Est-ce que l'automobiliste
00:12:44va y retrouver son compte ?
00:12:46Si on change de mode
00:12:47de locomotion ?
00:12:49Péricault, vous le savez,
00:12:50on se parle depuis des années.
00:12:52Je ne lis pas
00:12:53dans le mar de café.
00:12:55Les politiques ont cet instinct
00:12:56de lire dans le mar de café
00:12:58toujours se tromper.
00:12:59On s'est trompé
00:13:00sur toutes les décisions
00:13:01grandes,
00:13:01toutes les grandes décisions politiques
00:13:03qu'il a fallu prendre
00:13:03pour les automobilistes.
00:13:04Alors, je me dis que peut-être
00:13:06que cette fois-ci,
00:13:06ils se trompent encore.
00:13:07Le problème,
00:13:08c'est qu'on met tous nos oeufs
00:13:08dans le même panier.
00:13:09C'est une bêtise.
00:13:10Regardez ce qui se passe
00:13:11pour les connaisseurs
00:13:12en Formule 1.
00:13:13On a voulu augmenter
00:13:14la part du moteur électrique.
00:13:16Au final,
00:13:17le champion
00:13:17toute discipline confondue,
00:13:20Max Verstappen,
00:13:21il ne trouve pas son compte
00:13:21et on se retrouve
00:13:22avec des véhicules
00:13:23qui posent énormément
00:13:24de problèmes.
00:13:25On va trop vite
00:13:27et quand on va trop vite,
00:13:29on fait n'importe quoi.
00:13:30Il faut écouter le marché.
00:13:32Qu'est-ce que disent
00:13:33les Français ?
00:13:34Moi, je préfère
00:13:35des énergies de transition
00:13:36qui sont mieux écologiquement,
00:13:37qui permettent aussi
00:13:38aux Français
00:13:38de faire des économies.
00:13:40Si on me parle d'éthanol,
00:13:42je vais dire
00:13:42« Ah, ok,
00:13:43là, il y a quelque chose
00:13:44à jouer. »
00:13:45Mais quand on me parle
00:13:45de 100% électrique
00:13:46ou de voitures rechargeables
00:13:48avec des prises,
00:13:49quand je sais,
00:13:50parce que personne n'en parle,
00:13:51que la moitié des Français
00:13:53ne disposent pas
00:13:54de places
00:13:54de stationnement privatives,
00:13:57j'en tombe
00:13:58à la renverse.
00:13:58Il n'y aura jamais
00:13:59un 100% électrique.
00:14:01Il y a des gens
00:14:01qui n'ont pas de prise.
00:14:03Quand tu n'as pas de prise,
00:14:04tu fais quoi ?
00:14:05Eh bien, tu ne fais rien.
00:14:05Tu n'achètes pas
00:14:06de voiture électrique.
00:14:07Pierre Chasseret,
00:14:08nous avons Xavier
00:14:09qui nous appelle de Bordeaux.
00:14:10Bonjour, Xavier.
00:14:11Bonjour, Périco.
00:14:12Bonjour, je suis de Radio.
00:14:13Vous circulez comment à Bordeaux ?
00:14:14En voiture ?
00:14:15Vous prenez le tramway ?
00:14:17Eh bien, écoutez,
00:14:17je prends parfois
00:14:19le vélo,
00:14:20mais je prends aussi
00:14:20beaucoup la voiture
00:14:21parce que, voilà,
00:14:22le travail, parfois,
00:14:23c'est compliqué
00:14:24d'aller sous la flotte
00:14:25en vélo.
00:14:26Donc, ouais,
00:14:27je prends beaucoup
00:14:27ma voiture.
00:14:28Et puis, j'ai une famille
00:14:29avec deux enfants
00:14:30en bas âge
00:14:30pour faire les courses,
00:14:31pour se balader,
00:14:32tout ça.
00:14:33On prend la voiture souvent.
00:14:34Donc, est-ce que vous craignez,
00:14:35vous,
00:14:36de passer encore
00:14:37pour une vache à lait
00:14:38auprès des pouvoirs publics
00:14:39au niveau du carburant ?
00:14:41Eh bien,
00:14:42on met déjà
00:14:43des vaches à lait
00:14:44pas que pour le carburant,
00:14:45mais là,
00:14:46le carburant,
00:14:47c'est vraiment
00:14:47l'illustration
00:14:48d'un système fiscal
00:14:50qui frappe très,
00:14:51très fort
00:14:52les classes moyennes
00:14:53puisque, voilà,
00:14:55sur un litre d'essence,
00:14:56sur deux euros d'essence,
00:14:57en gros,
00:14:57on paye 1,60 €
00:14:59de taxes.
00:15:00Donc, c'est complètement dingue.
00:15:04Moi, je pense que
00:15:05le système fiscal
00:15:07qui nous taxe aussi fort,
00:15:08souvenez-vous,
00:15:09les gilets jaunes,
00:15:10c'est partie de ça,
00:15:11c'est partie de l'essence.
00:15:13Bien sûr.
00:15:13Vous, en tant que mobiliste,
00:15:14vous attendez quoi,
00:15:15aujourd'hui ?
00:15:16Quel genre de message
00:15:17vous aimeriez entendre ?
00:15:19Ou quel genre de proposition ?
00:15:20Quel genre de vision ?
00:15:23Je pense qu'on devrait...
00:15:25Je pense que l'État
00:15:27devrait vraiment
00:15:27s'emparer du sujet
00:15:28en disant
00:15:29on sait que l'essence
00:15:31c'est un élément essentiel,
00:15:33une dépense vitale
00:15:35quasiment des Français
00:15:37et, voilà,
00:15:38il faut qu'on fasse
00:15:39un effort,
00:15:40nous, État,
00:15:41de diminuer la taxation
00:15:43sur l'essence,
00:15:44le gasoil
00:15:45et ces énergies
00:15:46dont on est
00:15:47complètement dépendant
00:15:49pour aller faire des courses,
00:15:50pour aller au travail
00:15:51et je parle en plus,
00:15:52notamment, par exemple,
00:15:53si on prend le cas,
00:15:54moi, je suis en ville,
00:15:56ça va,
00:15:56mais ceux qui ont dû
00:15:57s'exporter,
00:15:58entre guillemets,
00:15:59à la campagne
00:16:00qui travaillent à une heure
00:16:01quand on travaille
00:16:02mais qui prennent la voiture
00:16:03près d'une heure,
00:16:04une heure et demie par jour,
00:16:06imaginez le prix de l'essence,
00:16:08le budget d'essence
00:16:09à la fin du mois,
00:16:10c'est plus possible,
00:16:12il faut vraiment
00:16:12que l'État entende ça
00:16:13et qu'on change un peu
00:16:15la fiscalité
00:16:16sur l'essence.
00:16:17Oui, Xavier,
00:16:18on vous a compris.
00:16:19Pierre Chasserey,
00:16:19vous sentez la colère monter,
00:16:20non seulement la vôtre,
00:16:22mais celle des automobilistes
00:16:23comme Xavier qui est à Bordeaux
00:16:24qui est confronté
00:16:24à cette réalité tous les jours
00:16:26et un ras-le-bol
00:16:27on est en période municipale
00:16:28en plus.
00:16:30Il y a deux choses.
00:16:31Dans les propos de Xavier,
00:16:32j'entends déjà un point,
00:16:33c'est que Xavier ne connaît pas
00:16:34la fiscalité
00:16:35sur les carburants en France.
00:16:37Ça veut tout dire.
00:16:38Comme beaucoup de gens.
00:16:38Ça veut dire que c'est un truc
00:16:39totalement opaque.
00:16:40Heureusement,
00:16:40vous le décryptez.
00:16:40Personne ne le sait.
00:16:41Vous le décryptez comme...
00:16:42D'où la proposition de loi
00:16:45que l'on vient de faire
00:16:46et je vais voir
00:16:47quels sont les sénateurs
00:16:48et députés
00:16:49qui sont d'accord avec ça.
00:16:50On va déposer
00:16:51une proposition de loi
00:16:52pour faire en sorte
00:16:53qu'il y ait une totale transparence
00:16:54et que sur le ticket de caisse
00:16:55soient affichés
00:16:56les montants de la fiscalité
00:16:58que paient les Français.
00:16:59Comme ça,
00:16:59Xavier,
00:17:00quand il fait son plein,
00:17:00il pourra voir
00:17:01comment il se fait arnaquer.
00:17:02Ça,
00:17:02ça sera le premier point.
00:17:03Et derrière,
00:17:04on pourra amorcer
00:17:05une baisse de la fiscalité
00:17:06parce que quand on va tous
00:17:07se rendre compte
00:17:07de ce que ça pèse
00:17:08dans notre budget
00:17:09au quotidien,
00:17:10on va voir que c'est une honte.
00:17:11Et puis,
00:17:12Perico,
00:17:15l'automobiliste a encore frappé.
00:17:18On a lancé une pétition
00:17:19qui s'appelle
00:17:19« Balance ton plein »
00:17:21avec un hashtag
00:17:22qui est l'un des hashtags
00:17:24les plus populaires
00:17:25sur le réseau X
00:17:25maintenant depuis une semaine.
00:17:27J'imagine.
00:17:27C'est triste.
00:17:28Tu l'as vu passer.
00:17:29C'est triste.
00:17:30Comment c'est possible ?
00:17:31D'ailleurs,
00:17:32je ne m'en glorifie pas.
00:17:33Ça veut dire que l'action
00:17:34qu'on a montée
00:17:35avec le numéro de téléphone
00:17:36que j'ai mis à disposition
00:17:37des automobilistes
00:17:39pour m'envoyer
00:17:39les photos
00:17:40de leur plein de carburant,
00:17:41ça ne désemplit pas.
00:17:42J'ai des appels en permanence,
00:17:44j'ai des messages,
00:17:44j'en suis à plus de 38 000
00:17:46messages reçus
00:17:46sur le smartphone
00:17:47et certains ont dû
00:17:48se perdre dans la nature
00:17:49parce qu'à mon avis
00:17:50le réseau n'était pas
00:17:51suffisamment fort
00:17:52pour tout recevoir.
00:17:53C'est un drame.
00:17:55Ça veut dire qu'aujourd'hui
00:17:55on a des Français
00:17:56pour qui c'est
00:17:57la première préoccupation
00:17:59de leur vie.
00:18:01La première,
00:18:01c'est de savoir
00:18:03combien ils vont se faire
00:18:04taxer, matraquer
00:18:05le matin quand ils se lèvent
00:18:07pour faire des choses
00:18:08comme dit Xavier
00:18:08de première nécessité.
00:18:10Aller au boulot,
00:18:11faire ses courses,
00:18:11emmener ses gamins à l'école.
00:18:12Justement Pierre Chasseret,
00:18:13pourquoi les compagnies pétrolières
00:18:15elles n'affichent pas
00:18:16sur les stations-service
00:18:17un grand panneau
00:18:18comme ça arrive
00:18:19pour certains produits
00:18:20avec le décompte
00:18:21d'un litre de carburant.
00:18:23Voilà ce que coûte le carburant,
00:18:24voilà ce que vous payez.
00:18:25Mais ça serait tout à fait légal
00:18:26avec une chose très claire,
00:18:28vous voyez proprement fait,
00:18:28un joli tableau
00:18:29et les gens comprendraient
00:18:30que chaque fois qu'ils font le plein,
00:18:32ils mettent de l'argent
00:18:32dans la poche
00:18:33de M. Lecornu.
00:18:34Passez-moi l'expression
00:18:34mais c'est ça que ça veut dire.
00:18:36Moi j'invite une chose,
00:18:39j'invite toutes les stations-service,
00:18:41là sur Sud Radio,
00:18:43toutes les stations-service,
00:18:44toute la distribution,
00:18:46les grandes surfaces,
00:18:48les petites stations,
00:18:49tout le monde
00:18:49à afficher le montant
00:18:51de leur marge
00:18:52pour que les Français
00:18:53se rendent compte
00:18:54d'à quel point
00:18:56c'est dérisoire.
00:18:57Combien gagne un pompier
00:18:58sur un litre ?
00:18:59C'est quoi ?
00:18:59Deux centimes ?
00:19:00Trois centimes ?
00:19:01Alors ça dépend,
00:19:02il y a deux types.
00:19:03Il y a la grande distribution,
00:19:04elle c'est 1, 2, 3 centimes.
00:19:06Pourquoi ?
00:19:07Parce que c'est un produit d'appel
00:19:08pour que vous alliez faire
00:19:09les courses chez eux,
00:19:10forcément.
00:19:11Bien sûr.
00:19:11Mais la petite station
00:19:12qui est dans des petits bleds
00:19:14à Auton-du-Perche,
00:19:15dans le Réloir,
00:19:16ces petites stations-là,
00:19:17évidemment elles font
00:19:18un peu plus de marge
00:19:19parce que c'est leur métier,
00:19:20donc elles vont peut-être
00:19:21pousser à 10 centimes.
00:19:22La station-service d'Avia
00:19:23à Paris,
00:19:24où j'ai vu 2,63 euros,
00:19:26lui il profite
00:19:27parce qu'il est seul
00:19:28et qu'il peut tirer
00:19:29sur la vache à lait
00:19:29ou c'est parce que lui-même
00:19:31il paye un carburant
00:19:31un peu plus cher ?
00:19:33C'est parce qu'il paye
00:19:34un carburant plus cher en fait.
00:19:36Ça dépend
00:19:36si elle est votre fournisseur.
00:19:38C'est le fournisseur
00:19:40qui va permettre
00:19:43véritablement de fixer
00:19:44entre guillemets
00:19:44le prix à la pompe derrière
00:19:46parce qu'il est évident
00:19:47que celui qui achète
00:19:48beaucoup plus cher
00:19:49revendra beaucoup plus cher.
00:19:50Ensuite,
00:19:50les stations qui sont sur autoroute
00:19:52ont des frais fonciers
00:19:53qui sont supérieurs
00:19:54donc fatalement,
00:19:55ça coûte un petit peu plus cher.
00:19:57Mais le grand gagnant
00:19:57dans l'histoire,
00:19:58le grand gagnant
00:19:59c'est l'État.
00:20:00Toujours l'État.
00:20:01Pierre Chasserey,
00:20:01on a Gilles
00:20:02qui nous appelle de Nîmes.
00:20:03Bonjour Gilles.
00:20:04Oui,
00:20:04oui,
00:20:05bonjour Péricault
00:20:05et bravo pour vos émissions.
00:20:08Merci.
00:20:09Dites-moi,
00:20:09je me dépêche,
00:20:10vous allez sur les sujets.
00:20:10Non, non,
00:20:11dites-moi,
00:20:11est-ce que vous êtes
00:20:12un bon contribuable
00:20:13de carburant ?
00:20:15Je suis un bon contribuable.
00:20:18Justement,
00:20:18Pierre Chasserey
00:20:19va être ravi.
00:20:20Moi,
00:20:20je roule au E85.
00:20:23Alors,
00:20:24donc,
00:20:24je vais être ravi.
00:20:25Et par contre,
00:20:26mais pour le diesel,
00:20:27pourquoi ça ne se fait pas
00:20:28pour le diesel ?
00:20:31Si,
00:20:31ça se fait.
00:20:32Si,
00:20:32si,
00:20:32ça se fait.
00:20:33Bien sûr que si,
00:20:34ça existe,
00:20:35mais pas pour l'éthanol.
00:20:36On ne peut pas mettre
00:20:37de l'éthanol
00:20:37dans une technologie diesel.
00:20:39En revanche,
00:20:39il y a des conversions
00:20:40qui sont possibles
00:20:43et qui permettent
00:20:43de passer au gaz,
00:20:45un diesel-gaz.
00:20:46Ça coûte un peu cher
00:20:47à la transformation,
00:20:48mais c'est rentable.
00:20:49Mais ça existe.
00:20:50J'en avais parlé
00:20:51dans mon émission
00:20:51sur Sud Radio à l'époque.
00:20:53Gilles,
00:20:55votre E85,
00:20:56non,
00:20:56mais dites tout ce que c'est
00:20:57que l'E85,
00:20:58ça m'intéresse.
00:20:58C'est l'éthanol.
00:21:00C'est le bioéthanol.
00:21:01Ben oui.
00:21:02Et puis en plus,
00:21:03comme je suis à Nîmes,
00:21:05l'entreprise que moi,
00:21:07c'est pas Biotech,
00:21:09c'est une autre,
00:21:09mais elle est installée
00:21:10à Montpellier.
00:21:11Donc en fait,
00:21:12nous on fait travailler
00:21:13que des Français,
00:21:14les paysans,
00:21:15ils envoient...
00:21:16Vous vous rendez compte
00:21:16que les paysans,
00:21:17même maintenant,
00:21:18enfin les paysans,
00:21:19les fabricants de bioéthanol,
00:21:21maintenant ils commencent
00:21:21à exporter du bioéthanol.
00:21:24C'est quand même pas mal ça.
00:21:25Ça reste bien pour nous
00:21:27qui avons des problèmes financiers
00:21:29importants en France.
00:21:30Et bien je pense que...
00:21:32Et puis en plus,
00:21:32surtout,
00:21:33ils utilisent
00:21:33tous les résidus
00:21:36de feuillus,
00:21:38tout ça.
00:21:39Parce que tout ce qu'ont voulu
00:21:41nous faire croire
00:21:41les écologistes,
00:21:42c'est qu'ils allaient nous mettre...
00:21:44Oui, on va transformer
00:21:46des terres à betterave
00:21:47pour faire du bioéthanol.
00:21:49Ce qui est complètement faux.
00:21:50Ça a été fait un peu au début.
00:21:51On est bien d'accord.
00:21:52Les manières étaient finies.
00:21:54Pierre Chasserey,
00:21:54donc il y a bien des solutions,
00:21:56mais le gouvernement,
00:21:57visiblement,
00:21:57pour l'instant,
00:21:58ne se précipite pas
00:21:59à les mettre en place.
00:22:00Certainement qu'il y a de voir
00:22:01des intérêts de lobby
00:22:02qui, pour l'instant,
00:22:03sont encore réticents
00:22:04à changer de modèle d'énergie.
00:22:08Non, non,
00:22:09ce n'est pas du lobby.
00:22:10Ce n'est pas du lobby.
00:22:11C'est vraiment...
00:22:12Ça s'inscrit juste
00:22:13dans la bêtise économique
00:22:14et le panurgisme
00:22:16qui vise à refaire
00:22:17exactement toujours pareil
00:22:18et toujours les mêmes erreurs.
00:22:19La réalité,
00:22:20c'est que le jour
00:22:20où Sébastien Lecornu
00:22:21comprendra
00:22:22que le seul moyen
00:22:23d'augmenter
00:22:24la croissance en France,
00:22:25c'est de pousser
00:22:26qu'il y ait de la consommation
00:22:28et pour qu'il y ait
00:22:28de la consommation,
00:22:29il faut du reste à vivre
00:22:30et pour qu'il y ait
00:22:31du reste à vivre,
00:22:32il faut détaxer le carburant.
00:22:34Le jour où un Premier ministre
00:22:35comprendra ça,
00:22:36on aura gagné.
00:22:37Mais pour l'instant,
00:22:38apparemment,
00:22:38il nous reste un petit bout de chemin.
00:22:39Les poules auront dit
00:22:40comme on dit dans le perche.
00:22:42Pierre Chastri,
00:22:42on vous retrouve à 6h15
00:22:43sur Sud Radio.
00:22:45Merci pour votre témoignage.
00:22:46Je suppose que nous aurons
00:22:47l'occasion de nous reparler
00:22:48parce qu'il ne semble pas
00:22:49que ce dossier soit cool.
00:22:50Merci d'avoir été
00:22:51à l'antenne aujourd'hui.
00:22:53La maison d'arrêt
00:22:53de Villepinte
00:22:54a été le théâtre
00:22:55d'une évasion
00:22:55complètement improbable.
00:22:57On en parle dans un instant,
00:22:58mais avant les perles
00:22:59et vos réactions
00:23:00au 0826 300 300.
00:23:02A tout de suite.
00:23:04Sud Radio,
00:23:05la France dans tous ses états,
00:23:07les perles du jour.
00:23:09Vous faites peut-être partie
00:23:10des concernés.
00:23:117,4 millions de foyers
00:23:13verront leurs taxes foncières
00:23:14augmenter à la fin de l'année.
00:23:16Oui, il y avait un projet
00:23:17d'augmentation de taxes foncières
00:23:18pour une certaine catégorie
00:23:20de propriétaires.
00:23:21Et la somme, effectivement,
00:23:22est gigantesque.
00:23:2563 millions de personnes
00:23:27sont concernées.
00:23:30Tout simplement,
00:23:31le gouvernement décide
00:23:33que si vous n'avez pas
00:23:36de baignoire,
00:23:36c'est un peu surréaliste
00:23:38comme donnée.
00:23:38Si vous n'avez pas
00:23:39de baignoire,
00:23:41si vous n'avez pas
00:23:41d'eau courante,
00:23:42si vous n'avez pas
00:23:43de lavabo ou d'électricité,
00:23:44c'est de la suffarce
00:23:45que vous n'utilisez pas.
00:23:46Donc, on vous le rajoute
00:23:47dans la superficie
00:23:49de votre taxe foncière.
00:23:51Quand je dis 63 millions,
00:23:52non.
00:23:52C'est 63 euros,
00:23:54c'est plusieurs millions
00:23:55de Français
00:23:55qui sont concernés.
00:23:57c'est 63 euros
00:23:59en moyenne d'augmentation
00:24:00sur la taxe foncière
00:24:03pour ces propriétaires
00:24:04qui ne disposent pas
00:24:05de ce confort.
00:24:06Alors, c'est vrai
00:24:07qu'il y a la Corse,
00:24:08par exemple,
00:24:08il y a beaucoup de maisons
00:24:10qui n'ont pas d'électricité,
00:24:11d'autres qui n'ont pas
00:24:11l'eau courante.
00:24:12Certains départements
00:24:13sont sous-équipés
00:24:14et on considère
00:24:15que les propriétaires
00:24:16le font exprès.
00:24:17Alors, on ne sait pas
00:24:17pourquoi ils le font exprès.
00:24:19Toujours est-il
00:24:19que le gouvernement
00:24:20veut sanctionner
00:24:22cette situation
00:24:23qui, Sébastien Lecornu
00:24:25avait dit
00:24:26on va le faire
00:24:27au budget de 2026
00:24:29à l'automne,
00:24:29il y a eu un tel tollé
00:24:30que ça a été finalement
00:24:32repoussé, retardé
00:24:32et Roland Lescure
00:24:33a tranché.
00:24:34Non, cette augmentation
00:24:36de taxes foncières
00:24:37sera bien appliquée
00:24:38au printemps
00:24:39et donc,
00:24:41attendez-vous
00:24:41à ce qu'il y ait
00:24:42effectivement
00:24:42dans votre nouvelle facture
00:24:44de taxes foncières
00:24:45cette augmentation.
00:24:46Si je rappelle,
00:24:47si vous n'avez pas
00:24:48de baignoire,
00:24:48si vous n'avez pas
00:24:49d'eau courante,
00:24:49si vous n'avez pas
00:24:50de lavabo
00:24:50et pas d'électricité,
00:24:52on pourrait dire
00:24:52au contraire,
00:24:53on va l'abaisser,
00:24:53c'est un petit peu
00:24:54moins cher
00:24:54puisqu'il y a moins
00:24:55de confort
00:24:55et moins de luxe,
00:24:56et bien non,
00:24:56il y aura une pénalité,
00:24:57vous allez payer plus cher.
00:25:00Vous vous souvenez
00:25:01sans doute
00:25:02d'Amin Kessassi,
00:25:03ce militant anti-narcotrafic
00:25:04à Marseille
00:25:05dont les deux frères
00:25:05ont été abattus,
00:25:06et bien il mène
00:25:07une campagne
00:25:07peu commune
00:25:08pour les municipales.
00:25:09Un garçon méritant
00:25:10qui a pris des risques
00:25:11bien entendu
00:25:11dont on sait
00:25:12qu'il est menacé
00:25:13et on le voit
00:25:14sur des jimages
00:25:14avec son escorte policière,
00:25:16son escorte rapprochée
00:25:17des policiers armés
00:25:18et masqués,
00:25:23supposent le risque
00:25:23que ce garçon prend
00:25:25courageux
00:25:25contre le narcotrafic
00:25:27et là,
00:25:27il y a effectivement
00:25:28un malaise maude
00:25:29parce qu'il s'est engagé
00:25:30dans la campagne
00:25:33municipale
00:25:33à Marseille
00:25:35pour la gauche.
00:25:36On a envie de lui dire
00:25:38Amine,
00:25:39vous avez le droit
00:25:39d'avoir vos opinions politiques
00:25:40et vous avez le droit
00:25:41de voter
00:25:42mais votre combat
00:25:44dépasse tellement
00:25:45l'éclivage politique,
00:25:46vous représentez tellement
00:25:46la colère
00:25:47de tous les Marseillais
00:25:48quelle que soit
00:25:49leur opinion politique,
00:25:50quelle que soit
00:25:50leur possibilité,
00:25:51quel dommage
00:25:52que vous vous enfermiez
00:25:53dans une chapelle.
00:25:54Je ne critique pas
00:25:55le fait qu'il ait
00:25:56des opinions politiques
00:25:56et qu'il puisse favoriser
00:25:59un candidat
00:25:59mais là,
00:26:00aller dans la rue,
00:26:01on le sait menacer,
00:26:02on le sait qu'il essaie
00:26:04de se cacher,
00:26:04il est protégé
00:26:05et il profite
00:26:06de la protection,
00:26:07enfin il a besoin,
00:26:08c'est pas qu'il profite,
00:26:09il a besoin
00:26:09de la protection policière
00:26:10pour faire sa campagne
00:26:13électorale
00:26:13et distribuer des tracts
00:26:15dans les rues de Marseille
00:26:16alors que son combat
00:26:17dépasse tout ça
00:26:18et est beaucoup plus noble,
00:26:19beaucoup plus courageux.
00:26:20Voilà,
00:26:20donc effectivement,
00:26:20il y a des Marseillais
00:26:21qui avaient beaucoup
00:26:22d'estime pour lui,
00:26:24de courage,
00:26:24même si,
00:26:25bon,
00:26:26effectivement,
00:26:27la situation
00:26:28est extrêmement douloureuse.
00:26:29Il a payé
00:26:30le prix du sang,
00:26:31Amine.
00:26:32Donc voilà,
00:26:34est-ce que c'était bien malin
00:26:35de s'engager politiquement
00:26:36et de faire cette campagne
00:26:38aussi publiquement ?
00:26:38Il y a un malaise,
00:26:39effectivement,
00:26:40et on le comprend.
00:26:44Et puis,
00:26:44il n'y a pas que la politique
00:26:45qui les intéresse
00:26:46les jeunes,
00:26:47il n'y a pas que ça
00:26:47qui les désintéresse.
00:26:48On en parlait cette semaine,
00:26:50un jeune acteur
00:26:50au nom que vous connaissez bien
00:26:52s'est moqué,
00:26:53il s'est moqué
00:26:53de l'opéra.
00:26:55Est-ce qu'on peut
00:26:55sentir l'opéra ?
00:26:56Vous savez,
00:26:56dans le métier d'acteur
00:26:57ou de comédien,
00:26:58il y a une faculté
00:26:58qui s'apprend
00:26:59mais qui n'est pas donnée
00:26:59à tout le monde,
00:27:00c'est l'art de fermer sa gueule.
00:27:01Alors voilà le contexte.
00:27:02Lors d'une discussion informelle
00:27:04mais filmée
00:27:04à l'Université du Texas,
00:27:06vous venez de l'entendre,
00:27:07l'acteur Timothée Chalamet
00:27:08a ironisé sur la danse
00:27:09et sur l'opéra
00:27:10en disant
00:27:10« Je ne veux pas travailler
00:27:11dans le ballet,
00:27:12l'opéra ou d'autres domaines
00:27:13où l'on nous dit
00:27:13il faut sauver ça
00:27:14même si plus personne
00:27:15ne s'y intéresse. »
00:27:16Fin de citation.
00:27:17Il a ensuite assumé
00:27:18avoir lancé des pics pour rien.
00:27:19C'est clair que c'était pas malin.
00:27:21Et forcément,
00:27:21ça a fait réagir
00:27:22un paquet de personnalités
00:27:23de la danse et de l'opéra
00:27:24à commencer par la chanteuse
00:27:25Isabelle Léonard,
00:27:27lauréate de trois Grammy Awards
00:27:28qui s'est dite choquée
00:27:29par les propos de l'acteur.
00:27:30Le Royal Ballet
00:27:31et l'Opéra de Londres
00:27:32lui ont même répondu
00:27:33à travers un communiqué
00:27:34affirmant que chaque soir
00:27:35des milliers de personnes
00:27:35se rassemblent
00:27:36pour le ballet et l'opéra,
00:27:38pour la musique,
00:27:38pour les histoires,
00:27:39pour la magie pure
00:27:40du spectacle vivant.
00:27:41Si vous souhaitez
00:27:42reconsidérer votre position,
00:27:44lui propose-t-il
00:27:44nos portes vous sont ouvertes.
00:27:46L'opéra de Seattle
00:27:47a rejoint la valse des réponses
00:27:48en proposant
00:27:48le code promo Timothée
00:27:50pour bénéficier
00:27:51de 14% de réduction
00:27:52pour Carmen.
00:27:53Mais la plus belle des réponses
00:27:54revient à l'opéra d'Avignon
00:27:55par une lettre
00:27:56adressée à Timothée Chalamet
00:27:57dont voici un extrait.
00:27:59Voici un extrait, pardon.
00:28:00On a bien entendu
00:28:01que l'opéra et le ballet
00:28:02seraient des trucs
00:28:02dont plus personne
00:28:03n'aurait rien à faire.
00:28:04On voulait juste te rassurer.
00:28:05Les chanteurs, les danseurs
00:28:06et les orchestres
00:28:07continuent d'émouvoir
00:28:08et de surprendre
00:28:08et détail amusant
00:28:10les salles de se remplir.
00:28:11Il paraît même
00:28:11que des gens viennent écouter
00:28:12des voix sans micro,
00:28:14voir des corps raconter
00:28:14des histoires sans effets spéciaux
00:28:16et pleurer sur de la musique
00:28:17écrite il y a 200 ans.
00:28:19Étrange époque.
00:28:20Mais si jamais tu veux
00:28:21vérifier par toi-même,
00:28:22la porte est grande ouverte.
00:28:23On te promet du drame,
00:28:24des costumes magnifiques,
00:28:26des morts tragiques.
00:28:26Bref, tout ce qu'il faut
00:28:27pour un bon scénario.
00:28:29La dernière fois
00:28:30que Timothée Chalamet
00:28:31avait fait parler de lui,
00:28:32c'était au 20h
00:28:32avec son magistral et poétique
00:28:34« Tu t'en bats les couilles »
00:28:35pardon pour les oreilles sensibles.
00:28:36Alors, on lui souhaite
00:28:37juste de savoir,
00:28:38de voir passer
00:28:39sous ses yeux,
00:28:40ses yeux juvéniles
00:28:41un jour
00:28:42les mots extraordinaires
00:28:43de Sacha Guitry.
00:28:44« Je suis libre
00:28:45d'avoir une opinion
00:28:46et c'est déjà très beau
00:28:47mais je voudrais bien
00:28:48être libre aussi
00:28:49de n'en pas avoir. »
00:28:50On veut une époque formidable.
00:28:52Je trouve aussi.
00:28:53Il faut s'attendre à tout.
00:28:54Cette anecdote,
00:28:54je veux dire,
00:28:55elle méritait d'être signalée.
00:28:58Un procès fort
00:28:59s'ouvre aujourd'hui,
00:29:01celui d'Oumar Ndiaye
00:29:02pour le viol
00:29:03de Mégane à Cherbourg
00:29:04il y a trois ans, Péricord.
00:29:05Oui.
00:29:06Un viol épouvantable.
00:29:08Mégane était chez elle,
00:29:08elle a 29 ans.
00:29:09Elle s'apprête
00:29:11à partir de chez elle.
00:29:12Quelqu'un sonne.
00:29:13Elle ouvre
00:29:13pensant que c'est quelqu'un
00:29:14qui s'est trompé.
00:29:15Et entre cet individu,
00:29:17Omar Ndiaye,
00:29:19tout de suite
00:29:20la brutalise,
00:29:21la cogne,
00:29:21lui tape dessus,
00:29:23la viole,
00:29:23alors de façon absolument
00:29:24barbare,
00:29:27perforation du côlon,
00:29:28enfin bon,
00:29:28on imagine la scène.
00:29:31Elle arrive
00:29:32au terme
00:29:33de cet épouvantable
00:29:36acte de violence
00:29:37qui était
00:29:37d'une cruauté
00:29:38épouvantable.
00:29:39On voit les lésions.
00:29:40Les infirmiers
00:29:41de l'hôpital de Cherbourg
00:29:42ont dit
00:29:42« Mais on n'a jamais
00:29:43vu ça. »
00:29:44Ils en étaient
00:29:44au bord des larmes.
00:29:45Il a fallu la mettre
00:29:46un mois dans le commun
00:29:47le temps de l'opération.
00:29:49Tout de suite
00:29:49après son agression,
00:29:50elle a juste la force
00:29:51d'appeler les secours.
00:29:51On va la chercher.
00:29:53Et aujourd'hui,
00:29:54il passe en jugement.
00:29:56Il était déjà condamné
00:29:58à 5 ans.
00:30:00Et maintenant,
00:30:01il risque la perpétuité.
00:30:03On se dit
00:30:03« Mais comment ? »
00:30:05Il était en liberté.
00:30:07Cet homme
00:30:08comme ça,
00:30:10gratuitement,
00:30:10est allé chez cette femme
00:30:11qui ne demandait rien.
00:30:12Une jeune femme de 29 ans.
00:30:12Le témoignage du père
00:30:14dans la presse
00:30:14est absolument bouleversant.
00:30:17On espère
00:30:18que la justice passera.
00:30:19C'est quand même
00:30:20un acte de barbarie
00:30:21de cette sorte-là
00:30:22et où Mardiaï,
00:30:24surtout qu'il y a
00:30:24un antécédent.
00:30:25On se dit
00:30:26combien d'individus dangereux
00:30:27peuvent ainsi agir
00:30:29et sévir
00:30:30pas impunément.
00:30:32Mais au moment
00:30:32où ils commettent
00:30:33leurs crimes,
00:30:34ils disposent
00:30:35de leurs moyens.
00:30:35C'est juste révoltant.
00:30:37Évidemment,
00:30:37on est de tout cœur
00:30:38avec la famille
00:30:38et on espère
00:30:39que Mégane
00:30:41surmontera
00:30:42cette épouvantable épreuve.
00:30:44Retrouvera le sens
00:30:45de la vie,
00:30:45le goût de la vie.
00:30:46Parce que je suppose
00:30:47que lorsqu'on est passé
00:30:48par une telle situation,
00:30:49on sort brisé.
00:30:51On pense aux victimes,
00:30:52bien entendu.
00:30:54Et surtout,
00:30:55que les pouvoirs publics,
00:30:56que la justice
00:30:57fassent son métier
00:30:58parce que la France
00:31:00est en train d'advenir
00:31:00un pays assez cauchemardesque.
00:31:02Ce genre d'anecdotes,
00:31:04ce genre de tragédies,
00:31:05ce genre de violences,
00:31:06ce genre d'actes
00:31:06sont en train
00:31:07de se multiplier
00:31:08et c'est effectivement
00:31:09révoltant
00:31:10pour les citoyens
00:31:11de la République.
00:31:12Allez,
00:31:12vous restez bien avec nous.
00:31:13On va revenir
00:31:13sur l'évasion spectaculaire,
00:31:15tristement spectaculaire,
00:31:16scandaleusement spectaculaire,
00:31:18même d'Ilias Skerbouch.
00:31:19Il s'est évadé
00:31:20de la maison d'arrêt
00:31:21de Villepinte.
00:31:22On en parle dans un instant
00:31:23avec le secrétaire national
00:31:24du syndicat pénitentiaire
00:31:25UFA,
00:31:25PUNSA,
00:31:27Wilfried Fonck.
00:31:28N'hésitez pas à réagir
00:31:29en direct
00:31:30sur Sud Radio
00:31:300826 300 300.
00:31:32A tout de suite.
00:31:33Sud Radio,
00:31:34la France
00:31:35dans tous ses états.
00:31:40Ilias Skerbouch,
00:31:41surnommé Gagnito,
00:31:42un détenu qualifié
00:31:43de particulièrement dangereux,
00:31:44s'est évadé ce week-end
00:31:45de la maison d'arrêt
00:31:46de Villepinte
00:31:47en Seine-Saint-Denis
00:31:47selon un mode opératoire sidérant.
00:31:49Trois policiers
00:31:50se sont présentés
00:31:51à l'entrée de l'établissement
00:31:52puis au greffe
00:31:53de la maison d'arrêt
00:31:54muni d'un mandat
00:31:55signé d'un juge d'instruction
00:31:56afin d'extraire
00:31:57Ilias Skerbouch,
00:31:58sauf que tout était faux,
00:31:59aussi bien le mandat
00:32:00que les policiers.
00:32:01Comment cela a-t-il pu arriver ?
00:32:04On en parle aujourd'hui
00:32:05avec Wilfried Fonck.
00:32:06Bonjour.
00:32:08Bonjour.
00:32:08Bonjour Wilfried Fonck.
00:32:10Merci d'être sur Sud Radio.
00:32:12Oui, alors situation sur Ali,
00:32:13je disais dans ma présentation
00:32:15c'était presque Tintin
00:32:16à l'affaire Tournesol
00:32:16quand le capitaine Haddock
00:32:17et Tintin se déguisent
00:32:18pour aller le délivrer
00:32:19dans une prison
00:32:20de bordurie
00:32:21le professeur Tournesol.
00:32:23Là quand même
00:32:24le sang-froid
00:32:25de ces hommes
00:32:26qui sont déguisés
00:32:27en policiers
00:32:27qui avaient un mandat
00:32:28j'allais dire judiciaire
00:32:30visiblement en bonne et due forme,
00:32:32ils ont pu tromper,
00:32:33ils ont pu contourner,
00:32:34ils ont pu passer au-delà.
00:32:37Première chose,
00:32:38est-ce que c'est totalement accidentel ?
00:32:41C'est-à-dire qu'ils ont bénéficié
00:32:43d'un concours de circonstances
00:32:44totalement inhabituel
00:32:45ou il y a quand même
00:32:46à ce niveau-là
00:32:47une faille administrative
00:32:49avec une routine
00:32:49qui fait qu'à un moment donné
00:32:50on ne peut pas savoir
00:32:51que c'est faux ?
00:32:54Alors une routine,
00:32:55non.
00:32:56Une faille administrative
00:32:58certainement
00:32:58dans la mesure où
00:33:00aujourd'hui
00:33:01il est possible
00:33:02finalement
00:33:02de falsifier
00:33:03n'importe quel document
00:33:04avec une certaine facilité
00:33:06notamment
00:33:07avec l'intelligence artificielle.
00:33:09Après derrière
00:33:10vous avez un contexte
00:33:11assez particulier
00:33:11sur l'établissement
00:33:13de Villepinte
00:33:14où entre
00:33:15un taux d'occupation
00:33:16supérieur à 200%
00:33:17sous-effectif
00:33:18en personnel chronique
00:33:19et aussi
00:33:20des failles
00:33:21et des défaillances
00:33:22organisationnelles
00:33:23notamment au niveau
00:33:23du greffe.
00:33:26587 places
00:33:27pour 1300 détenus
00:33:29je crois que c'est ça
00:33:30le chiffre.
00:33:30Et voilà
00:33:31donc en fait
00:33:32vous avez un jeu
00:33:33d'équilibriste
00:33:33permanent
00:33:34pour pouvoir gérer
00:33:35la détention
00:33:36et puis derrière
00:33:37effectivement
00:33:37le week-end
00:33:38vous avez quand même
00:33:39dans les établissements
00:33:40le week-end
00:33:41en tout cas
00:33:41qui a une présence
00:33:42en personnel
00:33:43beaucoup moins importante
00:33:44que d'habitude
00:33:44et malheureusement
00:33:45sur Villepinte
00:33:46l'absence
00:33:47d'agents spécialisés
00:33:49en greffe
00:33:49qui eux
00:33:50sont un peu plus rompus
00:33:51effectivement
00:33:52à ce genre de situation-là
00:33:54et qui peut-être
00:33:55je dis bien peut-être
00:33:56parce qu'au vu
00:33:57de la manière
00:33:58dont le scénario
00:33:58a été monté
00:33:59aujourd'hui
00:34:00il paraît évident
00:34:01qu'il était
00:34:01clairement très difficile
00:34:03de pouvoir identifier
00:34:04que l'ensemble
00:34:05était faux
00:34:05donc agent du greffe
00:34:07ou pas
00:34:07finalement quelque part
00:34:08je pense qu'on a eu
00:34:09à faire
00:34:10à des experts
00:34:12de ce type
00:34:13de situation-là
00:34:14et malheureusement
00:34:15ben oui
00:34:15tout le monde
00:34:16a été berné.
00:34:17Mais qu'on comprenne bien
00:34:18quand un détenu
00:34:20est censé être déplacé
00:34:21pour des raisons judiciaires
00:34:22l'administration pénitentiaire
00:34:23la prison
00:34:24est prévenue
00:34:25que des policiers
00:34:26vont se présenter
00:34:27ou pas
00:34:28ça veut dire
00:34:28que les policiers
00:34:29peuvent arriver
00:34:29au déboté
00:34:30en disant
00:34:31écoutez
00:34:31on vient le chercher
00:34:32parce qu'il doit
00:34:32comparer devant le juge
00:34:33il n'y a eu
00:34:34aucune information
00:34:35préalable
00:34:35du parquet
00:34:37ou du juge
00:34:38d'instruction
00:34:38ou de l'enquête
00:34:40auprès de l'administration
00:34:41pénitentiaire
00:34:41pour prévenir
00:34:42qu'il va y avoir
00:34:42un déplacement de prisonnier
00:34:44c'est ça que je ne comprends pas.
00:34:46Disons que là
00:34:47de toute façon
00:34:47que l'administration
00:34:48soit prévenue ou non
00:34:49dès lors que vous avez
00:34:50une réquisition
00:34:51en bonne et due forme
00:34:52ou en tout cas
00:34:52qui semble être
00:34:53en bonne et due forme
00:34:55signée d'un magistrat instructeur
00:34:56en tant que personnel pénitentiaire
00:34:58votre job
00:34:59c'est d'exécuter
00:35:00la réquisition judiciaire.
00:35:02Sauf que Wilfried Fronck
00:35:05il ne devait pas sortir
00:35:06On vous demande
00:35:06de les remettre
00:35:07là on est d'accord
00:35:08qu'Oumar Ndiaye
00:35:11ne devait pas sortir
00:35:12il n'était pas censé sortir
00:35:13il n'y avait pas de convocation
00:35:15prévue à ce jour-là
00:35:16c'est ça qui me sidère
00:35:18Je vous explique
00:35:20comment fonctionne
00:35:20la justice en France
00:35:21on va reprendre les choses
00:35:23dans le bon ordre
00:35:24C'est ça que j'ai besoin de savoir
00:35:25C'est-à-dire qu'à partir du moment
00:35:25où un détenu
00:35:27est prévenu
00:35:28il est placé
00:35:28sous l'autorité
00:35:29du magistrat instructeur
00:35:30saisi du dossier
00:35:31Si le magistrat instructeur
00:35:33saisit du dossier
00:35:33vous transmet une réquisition
00:35:35vous demandant de le remettre
00:35:36aux forces de l'ordre présente
00:35:37pour un placement en garde à vue
00:35:39en tant que personnel pénitentiaire
00:35:40vous n'avez qu'une seule chose à faire
00:35:42exécuter la réquisition
00:35:44Aujourd'hui
00:35:44ce qui est
00:35:46en tout cas évident
00:35:47c'est que
00:35:47quand vous voyez
00:35:48le document de réquisition
00:35:49qui a été transmis
00:35:50au personnel
00:35:51qui a remis le détenu
00:35:52à ces faux policiers
00:35:54personne n'est capable
00:35:55aujourd'hui
00:35:55de vous dire
00:35:56si c'est un faux
00:35:56si c'est un vrai
00:35:57tellement l'imitation
00:36:00est bien faite
00:36:01Donc aujourd'hui
00:36:02ne cherchons pas
00:36:03à mettre en cause
00:36:04finalement
00:36:05des personnels pénitentiaires
00:36:06à se servir d'eux
00:36:07comme d'un bouclier
00:36:08sur des défaillances
00:36:10finalement
00:36:11administratives
00:36:11et organisationnelles
00:36:13puisqu'aujourd'hui
00:36:14finalement
00:36:14l'ensemble de circulation
00:36:15des informations
00:36:16qu'elles soient d'ailleurs
00:36:17liées à la sécurité
00:36:18des personnels
00:36:19ou qu'elles soient liées
00:36:20à la sortie
00:36:21d'un détenu
00:36:22comme celui-là
00:36:22aujourd'hui
00:36:23rien n'est sécurisé
00:36:24voilà
00:36:25Oui non
00:36:25ce qui m'étonne seulement
00:36:26c'est que
00:36:27le juge
00:36:28ne prévienne pas la prison
00:36:29en disant
00:36:29demain ou après-demain
00:36:30j'envoie chercher
00:36:31tel détenu
00:36:32parce que j'en ai besoin
00:36:33vous savez qu'il y a
00:36:34un tableau de mouvement
00:36:35en disant
00:36:35demain
00:36:36il y a deux sorties
00:36:37il y a trois rentrées
00:36:37voilà
00:36:38et ça correspond
00:36:38là les trois policiers
00:36:40les trois faux policiers
00:36:41sont arrivés
00:36:41de bonne foi
00:36:42l'administration pénitentiaire
00:36:44le fonctionnaire
00:36:44de prison
00:36:45a remis le prisonnier
00:36:47mais ce que je suis étonné
00:36:48c'est
00:36:49je mets ni l'un
00:36:50ni l'autre en cause
00:36:50c'est que la procédure
00:36:51ne prévoit pas
00:36:52un tableau
00:36:53une communication
00:36:53entre les deux instances
00:36:55le juge et la prison
00:36:56pour dire
00:36:57ce jour-là
00:36:57il y a tant de mouvements
00:36:58voilà
00:36:59effectivement
00:36:59n'importe quel policier
00:37:00maintenant qu'ils le savent
00:37:01n'importe quel policier
00:37:03va pouvoir se présenter
00:37:03en voulant récupérer
00:37:04un de ses amis
00:37:05je pense qu'à partir d'aujourd'hui
00:37:06il y aura ce qu'on appelle
00:37:07un état des mouvements
00:37:08qui sera édité
00:37:09par le ministère de la justice
00:37:10ou par la prison
00:37:11en disant
00:37:12aujourd'hui
00:37:12il y en a trois qui sortent
00:37:13deux qui rentrent
00:37:13voilà
00:37:14je pense que c'est comme ça
00:37:14qu'elle va se finir
00:37:15aujourd'hui
00:37:16il y a surtout une urgence
00:37:17qui est effectivement
00:37:21voir le fonctionnement
00:37:22de la justice
00:37:23dans son entièreté
00:37:24et que les informations
00:37:25puissent circuler
00:37:25de manière sécurisée
00:37:26entre les différentes directions
00:37:28on l'avait déjà vu
00:37:29ça dans le cas
00:37:31de l'affaire Amra
00:37:31lors de l'évasion
00:37:32on s'est rendu compte
00:37:33que certains
00:37:34avaient des informations
00:37:35qui n'avaient pas été transmises
00:37:36à la pénitentiaire
00:37:37et on continue encore
00:37:38et toujours aujourd'hui
00:37:38donc effectivement
00:37:40à un moment donné
00:37:40il faut poser les bonnes questions
00:37:41là vous pensez
00:37:42qu'il va y avoir du rififi
00:37:43entre le ministère de l'intérieur
00:37:44ou le ministère de la justice
00:37:45non
00:37:46où il n'y a pas lieu
00:37:46de conflit
00:37:47est-ce qu'il y a
00:37:48une des deux administrations
00:37:49qui a fauté
00:37:51des policiers ?
00:37:52disons qu'au niveau de l'intérieur
00:37:54je ne vois pas où est la faute
00:37:55non
00:37:55si ce n'est qu'il y a
00:37:56des uniformes de police
00:37:57qui circulent
00:37:57oui bien sûr
00:37:58ah oui mais ça
00:37:59des uniformes de police
00:38:01qui circulent
00:38:01oui malheureusement
00:38:02j'ai envie de vous dire
00:38:03c'est le cas
00:38:04mais quelque part
00:38:05est-ce que c'est le ministère
00:38:06de l'intérieur
00:38:07qui en est responsable
00:38:08voilà
00:38:10la facilité qu'on a aujourd'hui
00:38:11c'est de chercher
00:38:12à défaut de coupable
00:38:13c'est de retrouver
00:38:14des responsabilités
00:38:15mais finalement
00:38:15on ne se pose jamais
00:38:16les bonnes questions
00:38:17à savoir
00:38:17est-ce qu'on a les moyens
00:38:18de pouvoir effectivement
00:38:19sécuriser l'ensemble
00:38:20alors bon
00:38:21voilà
00:38:21on ne peut pas non plus
00:38:22avoir à la fois
00:38:24un état qui cavale
00:38:25un peu partout
00:38:26sur tous les sujets
00:38:27et les domaines
00:38:27dont certains relèvent
00:38:29plus de la société civile
00:38:30que de son intervention
00:38:30et puis finalement
00:38:32sur des prérogatives
00:38:33beaucoup plus régaliennes
00:38:34ne pas mettre les moyens
00:38:35nécessaires pour qu'elles puissent
00:38:35se faire en toute sécurité
00:38:37pour tout le monde
00:38:37les trois individus
00:38:38ont quand même eu de l'audace
00:38:39pour avoir du sang froid
00:38:40parce qu'on pouvait lire
00:38:41sur le visage
00:38:42imaginez qu'ils se soient
00:38:43fait prendre
00:38:43ils restaient en prison
00:38:44ils ne sortaient pas du coup
00:38:45si on s'était rendu compte
00:38:47du subterfuge
00:38:47donc ils sont arrivés
00:38:49calmement
00:38:49avec leur uniforme
00:38:50après ils auraient vu
00:38:51sûrement
00:38:52de vrais policiers
00:38:53venir les chercher
00:38:53c'est ça
00:38:54c'est clair
00:38:55et donc il faut un seul aplomb
00:38:56c'est ça qui a dû dérouter
00:38:57ou qui a dû au contraire
00:38:58ne pas attirer l'attention
00:38:59des personnels pénitentiaires
00:39:02c'est que ces hommes là
00:39:03devaient avoir un aplomb
00:39:04un sang froid
00:39:04et qu'ils ont vraiment pensé
00:39:05qu'ils avaient affaire à des policiers
00:39:06c'est surtout ça
00:39:07qui est effrayant
00:39:08aujourd'hui que
00:39:11la chose a été très bien montée
00:39:13en tout cas le scénario
00:39:15voilà
00:39:15donc avis de recherche
00:39:17contre Oumar Ndiaye
00:39:18qui d'ailleurs
00:39:18devait passer en procès
00:39:19le 6 mars
00:39:21il a déclaré
00:39:22qu'il ne voulait pas y aller
00:39:22en disant tout simplement
00:39:23à quoi bon
00:39:24donc ça veut dire
00:39:24qu'on peut rester dans sa cellule
00:39:25quand on n'a pas envie
00:39:26de comparaître
00:39:26c'est quelque chose
00:39:27qui est légal
00:39:29oui c'est-à-dire que le détenu
00:39:30peut refuser de se rendre
00:39:31après si derrière
00:39:32il y a une réquisition
00:39:34à nouveau d'un magistrat
00:39:35qui nous dit
00:39:36de le sortir de gré ou de force
00:39:37ben voilà
00:39:38on le sortira de gré ou de force
00:39:39mais tant qu'on n'a pas ce papier là
00:39:40on ne peut pas le faire
00:39:42est-ce que le fait
00:39:42qu'il ait dit
00:39:43que justement
00:39:44il ne voulait pas qu'on paraître
00:39:46participe du stratagème
00:39:47que ça justifie
00:39:48qu'on vienne le chercher
00:39:51personnellement
00:39:52moi je pense que oui
00:39:53que ça fait partie du scénario
00:39:54bien sûr
00:39:55après bon voilà
00:39:56maintenant il y a une enquête
00:39:57qui est en cours
00:39:58et c'est elle qui va
00:39:59effectivement permettre
00:40:00d'établir
00:40:01les circonstances
00:40:02et la chronologie de Toussaint
00:40:03l'individu est quand même
00:40:04assez violent
00:40:05virtuose du home jacking
00:40:07avec des actes
00:40:08effectivement
00:40:10j'allais dire
00:40:10plus que violents
00:40:12il court dans la nature
00:40:13là il y a un avis de recherche
00:40:14assez conséquent
00:40:15qui a été lancé
00:40:15ou non
00:40:16contre lui
00:40:17alors là très honnêtement
00:40:19moi après derrière
00:40:19je n'ai pas les informations
00:40:20de ce sujet là
00:40:21mais bon oui
00:40:21je pense que là
00:40:23les services de police
00:40:25doivent être
00:40:25de toute façon
00:40:27sur les dents
00:40:28par rapport à tout ça
00:40:28oui en effet
00:40:29oubliez-vous de fond
00:40:30quelle est la meilleure
00:40:31la première solution
00:40:32à prendre
00:40:32augmenter les places de prison
00:40:33rendre les conditions
00:40:34de travail
00:40:35de la personnelle
00:40:36pénitentiaire
00:40:36plus à même
00:40:38de répondre
00:40:39leurs fonctions
00:40:39de tenir compte
00:40:40de leurs revendications
00:40:41anciennes
00:40:42ça fait si longtemps
00:40:43que vous alertez
00:40:44sur les dysfonctionnements
00:40:45et évidemment
00:40:45quand un jour
00:40:46la catastrophe arrive
00:40:47tout le monde se met à pleurer
00:40:48mais c'est parce que
00:40:49le pouvoir politique
00:40:50n'a jamais entendu
00:40:51Mme Taubira
00:40:52à supprimer des places
00:40:52de prison
00:40:53on en a recréé
00:40:54quelques-unes depuis
00:40:55on est en manque
00:40:56de combien
00:40:57de places de prison
00:40:59mais là aujourd'hui
00:41:01au bas mot
00:41:02il nous en faudrait
00:41:03au moins
00:41:03un peu plus de 23 000
00:41:05pour pouvoir héberger
00:41:06tout le monde
00:41:06de manière individuelle
00:41:07et si on veut avoir
00:41:08un peu de marge
00:41:09bon il faut partir
00:41:09sur un projet
00:41:10sur 25 à 30 000 places
00:41:12et là qu'est-ce qu'on est
00:41:13on est sur 5
00:41:14entre 5 à 10 000 places
00:41:15je crois qu'ils vont être
00:41:16qu'ils sont
00:41:17qu'on envisage
00:41:19non non non
00:41:20M. Darmanin envisage
00:41:22de construire
00:41:223 000 places
00:41:23en modulaire
00:41:24donc on est bien loin
00:41:25du compte
00:41:25de ce qu'il nous faudrait
00:41:26pour véritablement
00:41:28avoir des conditions
00:41:28de détention
00:41:29et donc des conditions
00:41:30d'exercice
00:41:30pour les personnels
00:41:31qui soient effectivement
00:41:33correctes
00:41:34mais bon
00:41:34vous avez bien résumé
00:41:35la situation
00:41:36après au-delà
00:41:38de ce manque de place
00:41:39de ce manque de personnel
00:41:40et de ce manque de moyens
00:41:41c'est qu'à un moment donné
00:41:42quand on fait des choses
00:41:43qui ne fonctionnent pas
00:41:43il faut savoir le reconnaître
00:41:44revenir en arrière
00:41:45et puis remettre peut-être
00:41:46des procédures
00:41:47beaucoup plus sécurisées
00:41:48et sécuritaires
00:41:48Pour ce qui est de Villepin
00:41:49qui est quand même
00:41:50un cas extrême
00:41:51je répète
00:41:52587 places
00:41:53disponibles
00:41:54pour 1300 détenus
00:41:55c'est un des records
00:41:57dans les prisons françaises
00:41:58de disparité
00:41:58entre les places disponibles
00:41:59et la présence des détenus
00:42:00où il y a pire ?
00:42:01Oui c'est un des records
00:42:03mais bon
00:42:04vous avez des endroits
00:42:05vous avez de petites
00:42:06maisons d'arrêt
00:42:07notamment en province
00:42:08où vous avez aussi
00:42:10des taux de surpopulation
00:42:11qui sont encore
00:42:12beaucoup plus élevés
00:42:13mais aujourd'hui
00:42:14on a véritablement
00:42:15une administration
00:42:16qui n'est même plus
00:42:17au bord du gouffre
00:42:18elle est dans le gouffre
00:42:19seulement personne
00:42:20veut ouvrir les yeux
00:42:21là-dessus
00:42:22et on est toujours
00:42:23dans cette politique
00:42:23de comment je qualifie
00:42:24de la catastrophe aérienne
00:42:26on attend que l'avion
00:42:27se crache
00:42:27pour pouvoir réagir
00:42:28voilà
00:42:29là c'est un crash de plus
00:42:30Je crois qu'à Villepin
00:42:31il y a une nouvelle prison
00:42:32qui est prévue
00:42:32une construction à côté
00:42:33je crois
00:42:34oui il y a une construction
00:42:35qui est en cours
00:42:37pour justement
00:42:38pouvoir étendre
00:42:39la capacité
00:42:40d'hébergement
00:42:41mais de toute façon
00:42:43c'est une fuite en avant
00:42:45c'est-à-dire que
00:42:45dès lors qu'on a
00:42:46une politique pénale
00:42:48qui est particulièrement
00:42:50dure et sévère
00:42:51et où derrière
00:42:52on ne donne pas
00:42:52les moyens
00:42:53à ceux qui exécutent
00:42:54les sanctions pénales
00:42:55c'est-à-dire
00:42:56l'administration pénitentiaire
00:42:58de pouvoir les exécuter
00:42:59dans de bonnes conditions
00:43:00on ne parviendra pas
00:43:02à mettre un système
00:43:03qui soit d'aplomb
00:43:05et on continuera
00:43:06à fonctionner
00:43:06de manière bancale
00:43:07malheureusement
00:43:08Merci Wilfried Fong
00:43:09merci pour votre
00:43:10bravo pour votre engagement
00:43:11méritant
00:43:11et merci d'avoir été
00:43:12sur ce de radio
00:43:13aujourd'hui
00:43:13pour témoigner
00:43:14de cette incroyable situation
00:43:17Merci à vous
00:43:18Vous restez avec nous
00:43:20nous allons recevoir
00:43:20François Gouillette
00:43:22son excellence
00:43:23François Gouillette
00:43:23ancien ambassadeur
00:43:24en Libye
00:43:25en Arabie
00:43:26Saoudite
00:43:26en Algérie
00:43:27entre autres pays
00:43:28grand spécialiste
00:43:28du Proche-Orient
00:43:30et nous allons avec lui
00:43:31décrypter la situation
00:43:32politique, diplomatique
00:43:33de la France
00:43:34que peut-on faire
00:43:35comment doit-on
00:43:36analyser
00:43:37cette crise
00:43:38entre l'Iran
00:43:39et la France
00:43:39et peut-on encore peser
00:43:41sur le sort
00:43:42de ces pays
00:43:43et peut-on intervenir
00:43:45efficacement
00:43:46pour contribuer
00:43:47à un apaisement
00:43:48de la situation
00:43:48François Gouillette
00:43:49vous nous appelez
00:43:50au 0 826 300 300
00:43:52Emmanuel Galasso
00:43:52attend votre appel
00:43:53bien entendu
00:43:54vous êtes amené
00:43:55à vous prononcer
00:43:55je suis sûr
00:43:56que vous avez une opinion
00:43:57là-dessus
00:43:58et certainement
00:43:59le besoin d'échanger
00:43:59avec ce grand diplomate
00:44:01à tout de suite
00:44:02vous êtes bien sur Sud Radio
00:44:03nous sommes le mercredi 11 mars 2026
00:44:05il est 13h05
00:44:06et je reçois son excellence
00:44:08François Gouillette
00:44:09je me permets d'utiliser
00:44:10son excellence
00:44:11qui n'est pas toujours approprié
00:44:12mais là
00:44:12c'est un homme excellent
00:44:14que je reçois
00:44:14François Gouillette
00:44:15diplomate de la République française
00:44:18il a été en poste
00:44:19au début de sa carrière
00:44:20à Tripoli
00:44:20à Jeddah
00:44:21à Nicosie
00:44:22à Damas
00:44:22à Ankara
00:44:23et ensuite ambassadeur
00:44:24dans les Émirats
00:44:25à Buny
00:44:26à Abu Dhabi
00:44:27en Libye
00:44:27en Tunisie
00:44:28en Arabie Saoudite
00:44:29en Algérie
00:44:30voilà un homme
00:44:31qui connaît
00:44:32les affaires
00:44:33de la Méditerranée
00:44:34de l'Orient
00:44:34et du Proche-Orient
00:44:35j'allais dire
00:44:36quasiment par cœur
00:44:38François Gouillette
00:44:39s'est impliqué
00:44:40dans l'image de la France
00:44:41c'est un expert
00:44:42il parle aujourd'hui
00:44:43je suis content
00:44:44de l'avoir
00:44:44très honoré
00:44:45de vous avoir
00:44:45monsieur l'ambassadeur
00:44:46parce que vous êtes
00:44:47vous êtes cher
00:44:48vous êtes tellement sollicité
00:44:49et voilà
00:44:50vous nous avez fait l'honneur
00:44:52et la faveur
00:44:52de venir dans ce studio
00:44:54pour parler sur Sud Radio
00:44:55c'est la radio du parlons vrai
00:44:56vous ne serez pas obligé
00:44:57d'être toujours diplomate
00:44:58mais je sais que vous le resterez quand même
00:44:59et nous allons discuter
00:45:01non pas à bâton rompu
00:45:02parce que nous n'avons pas
00:45:02de confrontation
00:45:03mais nous allons aller
00:45:04au fond de ces sujets
00:45:06parce que l'heure est grave
00:45:07la situation est épineuse
00:45:08le président de la République
00:45:09prend des positions
00:45:10et des dispositions
00:45:11donc nous aimerions savoir
00:45:13exactement ce qu'il en est
00:45:14quel est le rôle de la France
00:45:15je rappelle que Gérald Darmanin
00:45:18vous a confié
00:45:18une mission
00:45:19sur l'islam politique
00:45:21et sur les frères musulmans
00:45:22donc vous connaissez aussi
00:45:24cette thématique
00:45:25et puis comme vous êtes diplômé
00:45:27en arabe littéral
00:45:28je vous dis
00:45:32bienvenue monsieur l'ambassadeur
00:45:33je vous ai parlé en arabe
00:45:35parce que je sais que vous le comprenez
00:45:37François Gouillette
00:45:38est-ce que vous êtes
00:45:39vous qui avez vu tant de choses
00:45:41qui avez vécu tant de choses
00:45:42sur des terrains
00:45:43dans des situations
00:45:44avec des postes d'ambassadeurs
00:45:45dans des pays où il y a eu
00:45:46des conflits
00:45:47la Libye c'était Kadhafi
00:45:48la Tunisie
00:45:49l'Arabie Saoudite
00:45:50l'Algérie
00:45:50vous êtes aujourd'hui
00:45:52tout le monde est inquiet
00:45:53vous êtes raisonnablement inquiet
00:45:55aujourd'hui
00:45:55d'abord je voulais vous remercier
00:45:57de m'avoir invité
00:45:58à votre émission
00:46:00c'est un honneur
00:46:04préoccupé
00:46:05nous le sommes tous
00:46:06devant des conséquences
00:46:09possibles
00:46:09et assez largement
00:46:11imprévisibles
00:46:12d'un conflit
00:46:14qui maintenant
00:46:14a été déclenché
00:46:16depuis une douzaine
00:46:17de jours
00:46:17et dont on voit
00:46:19qu'il s'étend
00:46:20un peu comme
00:46:21les métastases
00:46:22d'un cancer
00:46:22à la fois en termes
00:46:24d'air géographique
00:46:25mais aussi fonctionnel
00:46:27avec des problématiques
00:46:29nouvelles
00:46:30qui apparaissent
00:46:30la dernière en date
00:46:32c'est la problématique
00:46:33de l'eau
00:46:33avec les menaces
00:46:35de frappe
00:46:35sur les installations
00:46:37des salements
00:46:38dans les pays
00:46:39de la région
00:46:39voilà donc
00:46:41il y a beaucoup
00:46:41d'éléments
00:46:43qui interagissent
00:46:47il y a aussi
00:46:48au plan régional
00:46:49naturellement
00:46:50des acteurs
00:46:52nouveaux
00:46:53qui sont concernés
00:46:54je pense à des pays
00:46:55comme l'Azerbaïdjan
00:46:56la Turquie
00:46:57qui n'était pas
00:46:57au départ
00:46:58concernés
00:46:59et donc voilà
00:47:00tout cet ensemble
00:47:02de données
00:47:04effectivement
00:47:05ajoute à l'inquiétude
00:47:06générale
00:47:06monsieur l'ambassadeur
00:47:08cher François Gouillette
00:47:10je suis né en 1959
00:47:12vous avez beaucoup plus
00:47:13d'assurance que moi
00:47:13je remonte dans le temps
00:47:14parce que je me souviens
00:47:15que lorsqu'il y avait
00:47:16des conflits
00:47:16il y en a eu certains
00:47:17il y avait un minimum
00:47:19de protocoles
00:47:20de procédures internationales
00:47:21l'ONU fut créée
00:47:23après la SDN
00:47:24qu'on appelait
00:47:24les parlottes de Genève
00:47:25l'ONU
00:47:26le général de Gaulle
00:47:27a dit c'était le machin
00:47:28pour autant
00:47:29lorsqu'il y avait
00:47:30une agression
00:47:30caractérisée
00:47:31avec un état de guerre
00:47:33il y avait des procédures
00:47:34avec le conseil de sécurité
00:47:35une déclaration de guerre
00:47:37on allait
00:47:37voilà
00:47:38et même si pour l'Irak
00:47:39en 2003
00:47:41l'ONU
00:47:41avec la célèbre intervention
00:47:43de Dominique Desvillepins
00:47:44l'ONU ne veut pas y aller
00:47:45les Etats-Unis
00:47:46et le président Bush
00:47:47passe outre
00:47:47avec la complicité
00:47:48quand même
00:47:49de Tony Blair
00:47:50de José Maria Asnard
00:47:52et de José Manuel Barroso
00:47:53on sait comment ça s'est terminé
00:47:54en fiasco
00:47:55mais il y avait quand même
00:47:56un minimum de protocole
00:47:57aujourd'hui
00:47:58c'est carrément
00:47:59de façon officielle
00:48:00la loi du plus fort
00:48:01j'y vais quand je veux
00:48:02puis je vous préviens
00:48:03éventuellement
00:48:04deux heures après
00:48:04une fois que j'ai commencé
00:48:05à lancer mes missiles
00:48:06le non-respect
00:48:07du droit international
00:48:09je sais qu'il est de bon ton
00:48:10chez certains
00:48:13je dirais
00:48:13de contester
00:48:14la pertinence
00:48:16de la référence
00:48:17au droit international
00:48:18mais effectivement
00:48:19comme vous le dites
00:48:21si le droit international
00:48:22n'est pas respecté
00:48:23c'est la loi de la jeune
00:48:24qui prévaut
00:48:25ou en tout cas
00:48:25la porte est ouverte
00:48:27à la loi du plus fort
00:48:29je me souviens
00:48:30d'une ministre socialiste
00:48:31qui disait
00:48:31mais la république
00:48:33c'est ringard
00:48:33est-ce que
00:48:34le droit international
00:48:35c'est ringard
00:48:36maintenant c'est ça
00:48:36je ne le crois pas
00:48:38il a le mérite
00:48:39quand même
00:48:40de poser des règles
00:48:41et quand ces règles
00:48:42ne sont plus respectées
00:48:43bien effectivement
00:48:44c'est la loi du plus fort
00:48:45qui s'impose
00:48:45comme je le disais
00:48:46alors la France assiste
00:48:48elle témoigne
00:48:49je faisais allusion
00:48:50tout à l'heure
00:48:50à la déclaration
00:48:53célèbre
00:48:54qui honorait la France
00:48:55de Dominique de Villepin
00:48:56à l'ONU
00:48:57en disant
00:48:57ce vieux pays
00:48:58de ce vieux continent
00:48:59nous sommes observateurs
00:49:00la France et l'Europe
00:49:02vous qui avez été diplomate
00:49:04à des postes sensibles
00:49:05et des postes importants
00:49:06vous avez connu une époque
00:49:08où
00:49:08comme le dit
00:49:09la présidente de la république
00:49:10la France était
00:49:11à défaut d'être crainte
00:49:12elle était respectée
00:49:13ça vous avait connu
00:49:14un respect pour la France
00:49:15vous l'avez vécu
00:49:16oui alors vous faites allusion
00:49:18en particulier
00:49:19à la seconde guerre du Golfe
00:49:21effectivement j'étais à l'époque
00:49:22c'était mon premier poste
00:49:24d'ambassadeur aux Émirats Arabes Unis
00:49:27et je me souviens très bien
00:49:28effectivement que
00:49:30la position adoptée à l'époque
00:49:33par la France
00:49:33le refus de s'engager
00:49:36de s'engager dans la guerre
00:49:38décidée par les Américains
00:49:39et ce refus avait été exprimé
00:49:41effectivement par Dominique de Villepin
00:49:43avec beaucoup de
00:49:44je dirais de
00:49:46solennité
00:49:46de solennité
00:49:47et de courage
00:49:48mais c'était en réalité
00:49:49effectivement un discours
00:49:51qui
00:49:51il était le porte-parole
00:49:53de Jacques Chirac
00:49:53qui était le
00:49:54voilà
00:49:55c'était bien une décision
00:49:56des parles de Jacques Chirac
00:49:56on n'y va pas
00:49:57non tout à fait
00:49:58tout à fait
00:49:58enfin pour ce que j'en savais
00:50:01à l'époque
00:50:02effectivement
00:50:02mais il en a été
00:50:03il en a été
00:50:04le porte-parole
00:50:05extrêmement éloquent
00:50:06et effectivement
00:50:07cela nous a valu
00:50:08cette position
00:50:10je rappelle que le président
00:50:11Chirac à l'époque
00:50:13avait
00:50:14non seulement
00:50:16fait prononcer
00:50:17par son ministre
00:50:18des Affaires étrangères
00:50:19le discours
00:50:19qui restait
00:50:20effectivement
00:50:21dans les annales
00:50:22mais il avait également
00:50:24je dirais
00:50:25brandi la menace
00:50:26d'un veto
00:50:26de la France
00:50:27au conseil de sécurité
00:50:29puisque nous avons
00:50:30effectivement
00:50:31cette qualité
00:50:32de membre permanent
00:50:33et donc
00:50:35il avait
00:50:36brandi la menace
00:50:37d'un veto
00:50:37pour s'opposer
00:50:38à l'adoption
00:50:39d'une résolution
00:50:40du conseil de sécurité
00:50:42sous chapitre 7
00:50:43c'est-à-dire
00:50:45autorisant l'emploi
00:50:46de la force
00:50:47derrière
00:50:48la résolution
00:50:49derrière laquelle
00:50:49les américains
00:50:50effectivement
00:50:50se seraient
00:50:52retranchés
00:50:52pour pouvoir
00:50:53agir militairement
00:50:54mais là
00:50:54il a effectivement
00:50:55brandi cette menace
00:50:56et donc la France
00:50:57ne s'est pas engagée
00:50:57effectivement
00:50:58ça a pu susciter
00:50:59d'ailleurs
00:50:59susciter à l'époque
00:51:01l'incompréhension
00:51:01y compris
00:51:02de certains
00:51:03de nos partenaires
00:51:04du Golfe
00:51:04mais il a tenu bon
00:51:06sur cette ligne
00:51:07et ça lui a valu
00:51:08effectivement
00:51:08un surcroît
00:51:09de considération
00:51:10dans l'ensemble
00:51:11du monde
00:51:12pour rester
00:51:13dans cet événement-là
00:51:15pour le haut diplomate
00:51:16que vous avez été
00:51:17et que vous êtes encore
00:51:18dans votre esprit
00:51:19quand en 2008
00:51:21le président Nicolas Sarkozy
00:51:22va à Washington
00:51:23et va quasiment
00:51:24s'excuser
00:51:24de ne pas avoir
00:51:25été présent
00:51:26en 2003
00:51:27c'est quelque chose
00:51:28qui diplomatiquement parlant
00:51:29je ne parle pas moralement
00:51:30diplomatiquement parlant
00:51:31ça vous heurte
00:51:31ça vous gêne
00:51:32qu'un président de la République
00:51:33puisse dédire
00:51:34l'engagement de la France
00:51:36du président précédent
00:51:37écoutez j'étais à l'époque
00:51:39j'étais à l'époque
00:51:40ambassadeur en Libye
00:51:42d'ailleurs nommé
00:51:43par Nicolas Sarkozy
00:51:44quelques mois auparavant
00:51:46je ne peux pas dire
00:51:47que cette décision
00:51:48en tant que citoyen
00:51:49m'est satisfait
00:51:51je me reconnaissais
00:51:52davantage
00:51:53dans la ligne
00:51:53qui avait été
00:51:54celle de
00:51:55fixée par le général
00:51:56de Gaulle
00:51:57et ses successeurs
00:51:58d'ailleurs
00:51:58jusqu'à
00:51:59jusqu'à
00:52:02François Mitterrand
00:52:03inclut
00:52:03Jacques Chirac
00:52:04surtout
00:52:05dont on a effectivement
00:52:06évoqué
00:52:08la décision
00:52:09de rester à l'écart
00:52:11de cette guerre
00:52:11mais effectivement
00:52:13voilà
00:52:14je pense que
00:52:14la tradition
00:52:15que Hubert Védrine
00:52:16décrit
00:52:17comme la tradition
00:52:18gaulo-mitterrandienne
00:52:19me paraît être
00:52:20la bonne voie
00:52:22elle était foulée
00:52:22au pied en tout cas
00:52:23par Sarkozy
00:52:23de façon très officielle
00:52:25et très décontractée
00:52:26vous étiez en Libye
00:52:28vous avez vu venir
00:52:29le fiasco libyen
00:52:30vous étiez en France
00:52:32alors le fiasco libyen
00:52:33non
00:52:34nous n'avons pas
00:52:35la vérité
00:52:36j'ai eu l'occasion
00:52:37de le dire
00:52:37d'ailleurs
00:52:38lorsque j'avais été
00:52:38à mon retour
00:52:40de Tripoli
00:52:41auditionné
00:52:42par la commission
00:52:43parlementaire
00:52:44en mars
00:52:462011
00:52:47donc
00:52:47j'ai reconnu
00:52:49qu'effectivement
00:52:50nul ne s'attendait
00:52:52à l'époque
00:52:52à ce que le régime
00:52:53libyen
00:52:54puisse être
00:52:55touché
00:52:56par cette vague
00:52:57de contestation
00:52:58au contraire
00:52:59il paraissait
00:53:00et c'était d'ailleurs
00:53:01l'avis de la CIA
00:53:01à l'époque
00:53:02en début 2011
00:53:04la CIA considérait
00:53:05il y a un témoignage
00:53:07d'Edouard Baer
00:53:08qui était un des grands
00:53:09spécialistes du Moyen-Orient
00:53:10à la CIA
00:53:10tout à fait
00:53:12qui reconnaît lui-même
00:53:13que la CIA
00:53:15dans ses évaluations
00:53:17estimait que la Libye
00:53:18était sans doute
00:53:19de tous les pays du Maghreb
00:53:21le régime le plus solide
00:53:22donc on a été
00:53:22effectivement surpris
00:53:23par cette
00:53:24je dirais
00:53:25ce château de cartes
00:53:26qui s'est
00:53:27effondré
00:53:28progressivement
00:53:28ça a commencé
00:53:29effectivement
00:53:29en Tunisie
00:53:31avec l'immolation
00:53:32de Boazizi
00:53:33le 17 décembre
00:53:35le 17 décembre 2010
00:53:37ensuite il y a eu
00:53:38effectivement
00:53:38le départ de Ben Ali
00:53:39le 14 janvier
00:53:40et puis ensuite
00:53:41à partir de
00:53:42à partir de février
00:53:44on a vu
00:53:44effectivement
00:53:47Moubarak
00:53:48contesté
00:53:49en Egypte
00:53:50la Syrie
00:53:51en mars
00:53:51etc.
00:53:51nous sommes avec
00:53:53François Gouillette
00:53:54ancien ambassadeur
00:53:55en Libye
00:53:55en Tunisie
00:53:56en Arabie Saoudite
00:53:56en Algérie
00:53:57grand expert
00:53:58j'allais dire
00:53:59des réalités géopolitiques
00:54:01et du droit international
00:54:02qui est malmené
00:54:03nous essayons avec lui
00:54:05de comprendre
00:54:06quel est le rôle de la France
00:54:07qu'est-ce qu'il peut arriver
00:54:08est-ce qu'il y a matière
00:54:08à être inquiet
00:54:09vous nous appelez
00:54:10au 0 826 300 300
00:54:12Emmanuel Galassouat
00:54:12on vous rappelle
00:54:13parce que je sais
00:54:14que vous vous sentez concerné
00:54:15vous français
00:54:16auditeurs de Sud Radio
00:54:17ce qui se passe en Iran
00:54:18ce qui se passe au Proche-Orient
00:54:19est-ce qu'on va vers la guerre
00:54:21on balide tout à l'heure
00:54:22avec Pierre Chasseret
00:54:22des incidences
00:54:23sur le prix du carburant
00:54:24c'est quelque chose
00:54:25qui nous touche
00:54:25aujourd'hui
00:54:26quasiment chez nous
00:54:27on a matière à s'inquiéter
00:54:29François Gouillette
00:54:30est un diplomate
00:54:31plutôt rassurant
00:54:32nous allons parler vrai
00:54:33avec lui
00:54:33pour autant
00:54:34il n'y a peut-être pas forcément
00:54:35matière à se rassurer
00:54:37on attend votre appel
00:54:38à tout de suite
00:54:38sur Sud Radio
00:54:39France dans tous ses états
00:54:40Péricault Légas
00:54:42vous êtes bien sur Sud Radio
00:54:44parce que je reçois
00:54:45François Gouillette
00:54:46ancien ambassadeur
00:54:47en Libye
00:54:48en Tunisie
00:54:48en Arabie Saoudite
00:54:49en Algérie
00:54:49j'énonce ces pays
00:54:51parce que ce sont des pays importants
00:54:53où il s'est passé des choses graves
00:54:54que vous avez été le témoin
00:54:55je sais que vous ne nous direz pas tout
00:54:57parce que vous êtes malgré tout
00:54:58tenu
00:54:58non seulement au secret professionnel
00:55:00à un devoir de réserve
00:55:02parce que le jour
00:55:02François Gouillette racontera tout
00:55:04j'allais dire
00:55:04c'est comme la Chine
00:55:05le monde
00:55:06le monde tremblera
00:55:07et vous venez pourtant ici
00:55:09témoigner de ce que vous vivez
00:55:11moi j'ai besoin de votre analyse
00:55:12de vos projections
00:55:13vous ne lisez pas
00:55:14dans le bar de café non plus
00:55:15mais il y a suffisamment d'inquiétude
00:55:17pour avoir l'avis
00:55:18d'un diplomate aussi expérimenté
00:55:20que vous
00:55:20appelez-nous auditeur de Sud Radio
00:55:220826 300 300
00:55:25François Gouillette
00:55:26est un homme à qui on peut poser
00:55:27toutes les questions
00:55:28parce qu'il est à même
00:55:29d'apporter toutes les réponses
00:55:31voilà
00:55:31on était en train de discuter
00:55:32du rôle de la France
00:55:33de votre présence
00:55:35en Libye
00:55:35au moment
00:55:37juste avant
00:55:38la tragédie
00:55:39l'Arabie Saoudite
00:55:40et ensuite
00:55:40l'Algérie
00:55:41je vous demandais
00:55:42François Gouillette
00:55:44si l'image de la France
00:55:45était restée aussi intacte
00:55:47qu'elle n'était
00:55:48lorsque Dominique Desvillepins
00:55:49avait fait sa déclaration
00:55:51à l'ONU
00:55:52est-ce qu'aujourd'hui
00:55:53ce que fait Emmanuel Macron
00:55:55qui est controversé
00:55:57être présent
00:55:58envoyer une frégate à Chypre
00:56:00le Languedoc
00:56:00puis ensuite
00:56:01le porte-avions Charles de Gaulle
00:56:03se manifester
00:56:04est-ce que c'est ça
00:56:05le rôle de la France
00:56:06alors on se dit
00:56:07oui comme il n'a rien d'autre à faire
00:56:08et qu'il a une image à remonter
00:56:09il bénéficie quelque part
00:56:11de ce conflit
00:56:12pour se redorer
00:56:12le blason
00:56:13est-ce que pour autant
00:56:14l'attitude
00:56:16qui l'a
00:56:16lui qui a été si critiqué
00:56:18est cohérente
00:56:19et conforme
00:56:20à ce que la France doit faire
00:56:21dans cette affaire
00:56:22je le crois
00:56:23effectivement
00:56:23parce que nous avons
00:56:26c'est la réalité
00:56:27j'étais
00:56:28effectivement moi-même
00:56:29il y a
00:56:29il y a plus de 20 ans
00:56:30c'était mon premier poste
00:56:32d'ambassadeur
00:56:33à Abu Dhabi
00:56:33aux Émirats Arabes Unis
00:56:35c'est un pays
00:56:36avec lequel nous avons
00:56:37depuis 1995
00:56:40un accord de défense
00:56:42important
00:56:42et engageant
00:56:44l'année précédente
00:56:46d'ailleurs
00:56:46en 1994
00:56:47nous avions signé
00:56:48également un accord
00:56:48de défense
00:56:49avec le Qatar
00:56:50donc ces deux pays-là
00:56:51sans parler de l'Arabie Saoudite
00:56:53sont des partenaires
00:56:55importants
00:56:56sur le plan
00:56:58de la coopération
00:56:59de défense
00:56:59évidemment également
00:57:00sur le plan
00:57:01de la coopération
00:57:02économique
00:57:02énergétique
00:57:04de notre pays
00:57:06donc il est normal
00:57:07il est essentiel
00:57:09que nous honorions
00:57:10les engagements
00:57:11que nous avons souscrits
00:57:12avec des partenaires
00:57:13importants
00:57:14qui sont des pays amis
00:57:15et lorsque ces pays
00:57:16sont menacés
00:57:17effectivement
00:57:18et là en l'occurrence
00:57:19ils ont été
00:57:20non seulement menacés
00:57:21mais frappés
00:57:21par des attaques
00:57:23de missiles iraniens
00:57:25il était normal
00:57:26que la France
00:57:27manifeste sa solidarité
00:57:29et ne pourront pas
00:57:30rester indifférents
00:57:31à la situation
00:57:33sans préjudice
00:57:35de la question
00:57:36du détroit d'Ormus
00:57:37mais l'envoi
00:57:39du groupe aéronaval
00:57:40est une manière
00:57:40de manifester
00:57:42notre présence
00:57:43et aussi
00:57:43le fait que nous comptons
00:57:45sur la scène internationale
00:57:46malgré tout
00:57:46la France reste un pays
00:57:48qui compte
00:57:48nous sommes membres
00:57:49permanents du conseil
00:57:50de sécurité
00:57:51des Nations Unies
00:57:51nous sommes une puissance
00:57:52nucléaire
00:57:53voilà donc je pense que oui
00:57:54je pense que le président
00:57:55a eu raison d'agir
00:57:57comme il l'a fait
00:57:57jusqu'à présent
00:57:58tout en marquant bien
00:58:01naturellement
00:58:02que nous n'étions pas
00:58:02partis à ce conflit
00:58:03qui a été décidé
00:58:04sans nous consulter
00:58:05et j'ajouterai également
00:58:08sans que le droit
00:58:09international soit respecté
00:58:10pour autant
00:58:11François Gouillette
00:58:11est-ce que nous disposons
00:58:13bien des moyens
00:58:15est-ce que nous nous sommes
00:58:16bien donnés les moyens
00:58:17d'être respectés
00:58:20à défaut d'être craints
00:58:21c'est bien d'envoyer
00:58:22un porte-avions
00:58:23bon est-ce qu'aujourd'hui
00:58:24la France
00:58:25au vu de son arsenal nucléaire
00:58:28en même temps
00:58:28de sa capacité
00:58:30d'intervention
00:58:30dans les armes
00:58:32conventionnelles
00:58:33de la situation
00:58:34de l'Europe
00:58:34de ce qui s'est passé
00:58:36en Ukraine
00:58:37on est quand même
00:58:37dans un retrait
00:58:38je déteste
00:58:39l'expression monicoise
00:58:40je déteste
00:58:41les points Godwin
00:58:41et l'Ukraine
00:58:43n'est pas les Sudètes
00:58:44et Poutine
00:58:46n'est pas Hitler
00:58:47est-ce que pour autant
00:58:48ces mauvaises images
00:58:49qui ont été envoyées
00:58:50cette faiblesse
00:58:50de l'Europe
00:58:52cette incapacité française
00:58:53à peser autant
00:58:54qu'elle peut
00:58:56légitime le fait
00:58:57qu'on aille là-bas
00:58:57avec des moyens
00:58:59dites-moi la vérité
00:59:00ça ne changera rien
00:59:01que nous soyons
00:59:01c'est bien que nous y soyons
00:59:02ce n'est pas ça
00:59:03qui va inverser
00:59:04les Américains
00:59:04ont même fait comprendre
00:59:05que le Charles de Gaulle
00:59:06risquait de perturber
00:59:07les communications
00:59:08et le dispositif militaire
00:59:09mis en place
00:59:10en Méditerranée
00:59:10raison de plus peut-être
00:59:12pour l'y envoyer
00:59:13mais je pense que
00:59:14effectivement
00:59:15d'abord le Charles de Gaulle
00:59:16et le groupe
00:59:17aéronasal
00:59:17ce n'est pas négligeable
00:59:18même s'il n'y a
00:59:19qu'un nombre limité
00:59:20il y a une vingtaine
00:59:21d'appareils
00:59:23qui sont à bord
00:59:24mais il y a
00:59:25tout un ensemble
00:59:25tout un écosystème
00:59:27je dirais
00:59:27de défense
00:59:28autour du Charles de Gaulle
00:59:30et il y a
00:59:30un effet d'entraînement
00:59:31puisque les Britanniques
00:59:32à leur tour
00:59:33on voit
00:59:33de leurs navires
00:59:35les plus importants
00:59:36il est vrai
00:59:37qu'ils ont une base
00:59:38souveraine à Chypre
00:59:39qui a été
00:59:39qui a fait l'objet
00:59:41d'une attaque
00:59:41de la part des Iraniens
00:59:43à Crotiri
00:59:43non moi je crois
00:59:44que
00:59:45effectivement
00:59:48nos partenaires du Golfe
00:59:49puisque j'ai eu
00:59:49le privilège
00:59:50de servir
00:59:51dans deux de ces pays
00:59:53aux Émirats
00:59:54d'abord
00:59:54puis en Arabie
00:59:55jusqu'en 2020
00:59:55sont très attentifs
00:59:57en réalité
00:59:58à notre posture
01:00:00à notre positionnement
01:00:02à notre action
01:00:03j'ai eu l'occasion
01:00:05d'avoir des discussions
01:00:07encore
01:00:08tout récemment
01:00:09encore même hier
01:00:10avec des ambassadeurs
01:00:11de pays du Golfe
01:00:12à Paris
01:00:13et qui tous m'ont dit
01:00:15combien ils appréciaient
01:00:16cette mobilisation
01:00:17de la France
01:00:17toutefois
01:00:18toutefois
01:00:18François Gouillette
01:00:19on sent
01:00:21l'inconfort
01:00:21de ces pays
01:00:22dans le contexte
01:00:23du monde arabo-musulman
01:00:24l'Iran
01:00:25est une grande puissance
01:00:26musulmane
01:00:27aller épauler
01:00:28les Israéliens
01:00:29et les Américains
01:00:30contre l'Iran
01:00:30on sent bien
01:00:31qu'il y a des restissances
01:00:32politiques et diplomatiques
01:00:33de la part
01:00:34des chefs d'État
01:00:34des Émirats
01:00:36et du prince héritier
01:00:37d'Arabie Saoudite
01:00:38oui parce que
01:00:39d'un côté
01:00:40bien sûr
01:00:41on sait qu'il y a
01:00:42des liens
01:00:42qui se sont noués
01:00:44qui se sont tissés
01:00:44entre certains pays
01:00:45du Golfe
01:00:46et Israël
01:00:46c'est le cas évidemment
01:00:47des pays
01:00:48qui ont
01:00:51adhéré
01:00:51aux accords
01:00:52d'Abraham
01:00:53à commencer par
01:00:54évidemment
01:00:54les Émirats
01:00:54Arabes Unis
01:00:55et Bahreïn
01:00:57en 2020
01:00:57je crois
01:00:59ou à partir
01:00:59de 2020
01:01:01l'Arabie Saoudite
01:01:02effectivement
01:01:03envisageait
01:01:04peut-être
01:01:05à son tour
01:01:06sinon de rejoindre
01:01:07formellement
01:01:07les accords d'Abraham
01:01:08du moins
01:01:08d'engager
01:01:10un processus
01:01:10de normalisation
01:01:12des relations
01:01:13avec Israël
01:01:14lorsque le 7 octobre
01:01:16est survenu
01:01:17l'attaque
01:01:18terroriste
01:01:18du 7 octobre
01:01:19qui a
01:01:20effectivement
01:01:20eu pour effet
01:01:21de stopper
01:01:22toute velléité
01:01:23de normalisation
01:01:24dès lors
01:01:25que la réponse
01:01:27d'Israël
01:01:27effectivement
01:01:28et je dirais
01:01:29la quasi-destruction
01:01:32de Gaza
01:01:32ne pouvaient pas
01:01:33favoriser
01:01:34du point de vue saoudien
01:01:35une normalisation
01:01:36complète
01:01:37ça a été
01:01:38le déclencheur
01:01:38général
01:01:38en tout cas
01:01:42je disais
01:01:43qu'effectivement
01:01:43il y avait
01:01:43ce mouvement
01:01:44de normalisation
01:01:46engagée
01:01:46mais en même temps
01:01:47là on est dans
01:01:48une situation
01:01:49très différente
01:01:49parce qu'il y a
01:01:50effectivement
01:01:50une coalition
01:01:51israélo-américaine
01:01:52qui a engagé
01:01:54depuis 12 jours
01:01:55cette guerre
01:01:56et c'est une guerre
01:01:57à laquelle
01:01:59les pays du Golfe
01:02:00n'ont nullement
01:02:01l'intention
01:02:01de participer
01:02:02et n'ont pas du tout
01:02:03envie d'être entraînés
01:02:05dans un conflit
01:02:05aux conséquences
01:02:06incalculables
01:02:07pour eux
01:02:07sauf qu'ils en subissent
01:02:08déjà les conséquences
01:02:09des missiles iraniens
01:02:11j'allais dire
01:02:12le traitement
01:02:12de l'eau
01:02:13de mer
01:02:14les centrales
01:02:15de 12
01:02:15qui sont vitales
01:02:16pour ces pays là
01:02:18Netanyahou
01:02:18et Trump
01:02:19ont entraîné
01:02:19ces pays
01:02:20dans une aventure
01:02:21dont on ne voit pas l'issue
01:02:22et je pense
01:02:22que ça ne les rassure pas
01:02:23c'est pour ça
01:02:24que j'employais
01:02:25lors de la précédente
01:02:27intervention
01:02:27sur des chaînes
01:02:29d'information
01:02:29la formule
01:02:30bien connue
01:02:31désormais
01:02:32des ingénieurs
01:02:33du chaos
01:02:34puisqu'on a l'impression
01:02:35qu'effectivement
01:02:35ils sont à l'oeuvre
01:02:37et que les conséquences
01:02:38sont imprévisibles
01:02:39vous évoquez
01:02:40la question de l'eau
01:02:42elle n'a pas été
01:02:42d'ailleurs
01:02:43immédiatement
01:02:45je dirais
01:02:46traitée
01:02:46dans les médias
01:02:47mais aujourd'hui
01:02:48elle l'est
01:02:48parce qu'effectivement
01:02:51la grande crainte
01:02:52de ces pays
01:02:54quand ils ont eu
01:02:55leurs dépenses
01:02:56très fortes
01:02:58aux installations
01:02:59à l'industrie
01:02:59du dessalement
01:03:00notamment dans les
01:03:01très grandes villes
01:03:02que sont Dubaï
01:03:03et Riyad
01:03:04est essentielle
01:03:06et certaines
01:03:07certaines analyses
01:03:08voilà
01:03:10laissent entendre
01:03:11qu'en cas
01:03:12de frappe
01:03:13ou conséquences
01:03:16directes
01:03:17sur le fonctionnement
01:03:18des stations
01:03:18de dessalement
01:03:19si elles devaient
01:03:20être à l'arrêt
01:03:20pour une durée
01:03:22à déterminer
01:03:24dans une ville
01:03:24comme Riyad
01:03:25c'est 7 millions
01:03:26de personnes
01:03:26qui seraient privées
01:03:27d'eau
01:03:27donc on pourrait
01:03:28envisager même
01:03:28l'évacuation
01:03:29de millions de personnes
01:03:30tout ceci est quand même
01:03:31cauchemardesque
01:03:32on va y revenir
01:03:33François Gouillette
01:03:33je suis avec
01:03:34François Gouillette
01:03:35ancien ambassadeur
01:03:36dans les pays
01:03:37du Golfe
01:03:37et dans la Méditerranée
01:03:38nous décryptons
01:03:40la situation
01:03:40la tragédie internationale
01:03:42nous avons Chantal
01:03:42que je vais prendre
01:03:43dans quelques instants
01:03:44vous restez en ligne
01:03:45Chantal
01:03:45on va vous prendre
01:03:46vous allez poser
01:03:46cette question
01:03:47à François Gouillette
01:03:48et vous nous retrouvez
01:03:48sur Sud Radio
01:03:50en appelant
01:03:51Emmanuel Galasso
01:03:52au 0 826 300 300
01:03:54parce qu'on voit bien
01:03:55que tout ça vous touche
01:03:55vous concerne
01:03:56et vous êtes certainement
01:03:57nombreux à vouloir
01:03:59s'en savoir un petit peu plus
01:04:00sur l'issue de cette guerre
01:04:02comment ça peut se terminer
01:04:03dans le cauchemar
01:04:04ou dans la catastrophe
01:04:05voyez le choix
01:04:05le choix est simple
01:04:06à tout de suite
01:04:06sur Sud Radio
01:04:14et oui nous sommes bien
01:04:15sur Sud Radio
01:04:16parce que c'est le parlons vrai
01:04:17qu'on va au fond des choses
01:04:18et surtout quand on a
01:04:19un diplomate
01:04:21comme François Gouillette
01:04:22qui a vécu
01:04:22tellement de choses
01:04:23je disais tout à l'heure
01:04:24s'il racontait tout
01:04:25je pense que certains
01:04:27seraient inquiets
01:04:27mais ce n'est pas du tout
01:04:28ce n'est pas du tout
01:04:29son esprit
01:04:30en revanche
01:04:30François Gouillette
01:04:31décrypte
01:04:32avec beaucoup de pédagogie
01:04:33et de précision
01:04:33ce qui se passe
01:04:34avec les mots
01:04:35on a refait un petit peu
01:04:36un voyage dans le temps
01:04:37puisque son expérience
01:04:38de diplomate
01:04:38l'a puni dans des pays
01:04:39comme les Émirats Arabes Unis
01:04:42la Libye
01:04:42la Tunisie
01:04:43l'Arabie Saoudite
01:04:43Algérie
01:04:44donc il a une vision
01:04:45il a du recul
01:04:45sur la situation
01:04:47nous étions en train de dire
01:04:48que le président
01:04:48de la République française
01:04:49qui est souvent critiqué
01:04:50et on n'épargne pas
01:04:51sur cette station
01:04:52quand on estime
01:04:53qu'il se trompe
01:04:54a pour l'heure
01:04:55tenu l'attitude
01:04:56qu'il fallait
01:04:57même s'il peut y avoir
01:04:58des arrières pensées
01:05:00ma question
01:05:00François Gouillette
01:05:02et on va prendre Chantal
01:05:03dans une minute
01:05:04ma question
01:05:05François Gouillette
01:05:06c'est
01:05:06est-ce que nous ne sommes pas
01:05:08dans cette opération
01:05:09manipulés
01:05:10la France
01:05:12par deux chefs d'État
01:05:13chef de gouvernement
01:05:14chef d'État
01:05:15Benjamin Netanyahou
01:05:16et Donald Trump
01:05:18qui roulent déjà
01:05:19chacun
01:05:20chacun
01:05:21pour eux-mêmes
01:05:22Netanyahou
01:05:22on connaît ses objectifs
01:05:23c'est l'éradication
01:05:24du Hamas
01:05:25et de tout ce qui menace
01:05:26Israël
01:05:27quels que soient les moyens
01:05:28on est dans le poids
01:05:28qu'il en coûte là
01:05:29absolu
01:05:29et puis Donald Trump
01:05:31qui veut aussi exister
01:05:33et qui semble-t-il
01:05:34sa véritable offensive
01:05:35vous me direz
01:05:36si je me trompe
01:05:37c'est de contrer
01:05:38l'offensive chinoise
01:05:39quand je parle d'offensive
01:05:40il a subi une humiliation
01:05:41sur les terres rares
01:05:42il est en train
01:05:43de verrouiller
01:05:44les alliés de la Chine
01:05:45dans le monde
01:05:46et évidemment
01:05:47couper les puits
01:05:48couper les puits de pétrole
01:05:49à la Chine
01:05:50c'est quelque chose
01:05:50qui l'intéresse
01:05:51est-ce qu'on est dans ce terrain-là
01:05:52c'est-à-dire qu'on risque
01:05:53d'être manipulé
01:05:54par deux hommes d'État
01:05:55qui n'ont pas
01:05:57comme vision
01:05:57l'intérêt
01:05:58de la paix internationale
01:05:59mais leurs propres intérêts
01:06:00je ne crois pas
01:06:00que la France
01:06:01se laisse manipuler
01:06:03mais le risque
01:06:04effectivement existe
01:06:05que des agendas
01:06:07différents
01:06:08viennent je dirais
01:06:09compliquer encore plus
01:06:10la situation
01:06:12qu'il est déjà beaucoup
01:06:13vous évoquez effectivement
01:06:16la priorité chinoise
01:06:18pour Trump
01:06:20et pour les Etats-Unis
01:06:21ça n'est pas la priorité
01:06:22d'Israël
01:06:22clairement
01:06:23mais ce qui est clair
01:06:24c'est qu'il y a
01:06:24une co-entreprise
01:06:26israelo-américaine
01:06:27qui est à l'oeuvre
01:06:28depuis une douzaine de jours
01:06:29dans des opérations
01:06:31dont effectivement
01:06:32dont on
01:06:33comme je le disais
01:06:34avec un peu de rififi
01:06:35dans les dernières heures
01:06:35alors effectivement
01:06:36on peut se demander
01:06:37jusqu'à quand
01:06:38effectivement
01:06:39il peut y avoir
01:06:40obothétie
01:06:40comme on dit
01:06:41des objectifs
01:06:42et de l'action
01:06:43puisqu'il risque
01:06:45de se
01:06:47au fur et à mesure
01:06:48que le conflit
01:06:49se prolonge
01:06:49et que là
01:06:50des perspectives
01:06:52d'effondrement
01:06:53du régime
01:06:54s'éloignent
01:06:54parce que c'est quand même
01:06:55bien cela
01:06:55que l'on observe
01:06:57aujourd'hui
01:06:57il puisse y avoir
01:06:58effectivement
01:06:59une divergence
01:07:00nous ne sommes pas
01:07:01sur le champ de Gaulle
01:07:02mais nous allons
01:07:02à Bastia
01:07:03au coeur de la Méditerranée
01:07:04où nous attend
01:07:04Chantal
01:07:05bonjour Chantal
01:07:06bonjour Périgo
01:07:07et bonjour
01:07:08monsieur l'ambassadeur
01:07:09bon vous êtes en première ligne
01:07:10là-bas encore
01:07:10c'est du terrain
01:07:11je ne sais pas
01:07:12si vous êtes à portée
01:07:13de missiles de l'Iran
01:07:14mais vous êtes quand même
01:07:15exposé
01:07:15est-ce que vous êtes inquiète
01:07:17Chantal
01:07:17alors inquiète
01:07:18on l'est toujours
01:07:19surtout que nous
01:07:20on a une base aérienne
01:07:21et Solenzar
01:07:23quelle belle chanson
01:07:24il y a quand même
01:07:26des ogives nucléaires
01:07:30nous avons quand même
01:07:31nous sommes en Méditerranée
01:07:33donc forcément
01:07:35nous sommes inquiets
01:07:36moi ce qui me désole
01:07:38c'est que ce soit en juin
01:07:40quand il y a eu la guerre
01:07:40des 12 jours
01:07:42ou là
01:07:43depuis le 28 février
01:07:45à chaque fois
01:07:46l'Iran
01:07:46était en négociation
01:07:48avec les Etats-Unis
01:07:49donc c'est quand même déplorable
01:07:52qu'on négocie d'un côté
01:07:53on envoie des bombes
01:07:54de l'autre
01:07:55donc déjà
01:07:56on se pose des questions
01:07:57à quoi sert la négociation
01:08:00nous qui en France
01:08:02avions quand même
01:08:05une voix
01:08:06qui portait au Moyen-Orient
01:08:10par nos ambassadeurs
01:08:11et nos diplomates
01:08:12parce que nous avions
01:08:13cette force diplomatique
01:08:18je me demande
01:08:19ce qu'on va rajouter
01:08:21le fait que le Charles de Gaulle
01:08:24parte là-bas
01:08:25moi je suis très inquiète
01:08:27parce que
01:08:28je me dis que
01:08:29si le Moyen-Orient
01:08:30s'enflamme
01:08:31là apparemment
01:08:32mais je ne sais pas
01:08:33si c'est vrai
01:08:33peut-être que monsieur l'ambassadeur
01:08:34aura beaucoup plus
01:08:35pourra plus me répondre
01:08:37mais tous les pays arabes
01:08:39moi j'ai un collègue
01:08:40qui est saoudien
01:08:41ils se posent tous
01:08:42des questions
01:08:43de ne plus garder
01:08:44de bases militaires
01:08:46américaines
01:08:47sur leur sol
01:08:47et Riyad
01:08:50apparemment
01:08:50je le mets
01:08:51au conditionnel
01:08:52se rapprocherait
01:08:54encore plus
01:08:54de la Chine
01:08:56pour la sécurité
01:08:57aussi
01:08:58donc
01:08:59Trump
01:09:00est en train
01:09:01de perdre
01:09:02toute crédibilité
01:09:03dans tous les pays arabes
01:09:05parce que
01:09:06bien sûr
01:09:06il y a les bases américaines
01:09:08donc l'Iran
01:09:08bombarde
01:09:09les bases américaines
01:09:12ce qui est
01:09:13ce qui est la guerre
01:09:15c'est tout à fait normal
01:09:17il faut voir
01:09:18qu'ils ont été
01:09:20attaqués
01:09:20voilà
01:09:21je veux dire
01:09:23Netanyahou
01:09:24voilà
01:09:25Netanyahou
01:09:25est le plus grand
01:09:26vous avez une vision
01:09:28synthétique
01:09:29de la situation
01:09:30je prendrai Didier
01:09:31juste après
01:09:31qui nous appelle
01:09:32de réunir la maison
01:09:34François Gouillette
01:09:35Chantal est inquiète
01:09:37parce qu'elle considère
01:09:38qu'il y avait
01:09:38des négociations
01:09:40avec l'Iran
01:09:41sans que ce soit
01:09:43je pense que la conclusion
01:09:44n'aurait pas été idéale
01:09:45le régime se maintenait
01:09:46mais pour autant
01:09:47le danger nucléaire s'écartait
01:09:48pourquoi Donald Trump
01:09:49a torpillé
01:09:50les accords
01:09:51qui avaient commencé
01:09:53sous Clinton
01:09:53et où on sentait
01:09:54que l'Iran était prête
01:09:55à faire vraiment
01:09:56de réelles concessions
01:09:57alors bon
01:09:58c'est effectivement
01:09:59Chantal évoquait
01:10:00les négociations
01:10:01qui avaient été engagées
01:10:03déjà en juin
01:10:03et qui ont été d'ailleurs
01:10:04interrompues
01:10:05par des frappes
01:10:06déjà à l'époque
01:10:07puis rebelote
01:10:09si j'ose dire
01:10:09il y a maintenant
01:10:10deux semaines
01:10:12alors
01:10:13ce qu'il faut
01:10:14je crois
01:10:14avoir à l'esprit
01:10:16c'est que
01:10:16les Omanais
01:10:17puisque Oman a été
01:10:19je dirais
01:10:20la puissance tierce
01:10:22qui a hébergé
01:10:23les négociations
01:10:24indirectes
01:10:25entre
01:10:25américains
01:10:26et iraniens
01:10:28a été
01:10:29surpris
01:10:30et même
01:10:31s'est senti
01:10:32je crois humilié
01:10:33de constater
01:10:34que
01:10:35alors même
01:10:35que son ministre
01:10:36des Affaires étrangères
01:10:37était parti
01:10:38à Washington
01:10:38pour briefer
01:10:40les Américains
01:10:41les responsables américains
01:10:43de l'état d'avancement
01:10:44de la négociation
01:10:45indirecte
01:10:46avec
01:10:47l'Iran
01:10:49le feu
01:10:50a été déclenché
01:10:51sans même
01:10:51qu'il soit consulté
01:10:52alors même
01:10:52qu'il se trouvait
01:10:53à Washington
01:10:53donc
01:10:54je pense que
01:10:55avant que
01:10:55nos amis
01:10:56Omanais
01:10:57qui ont toujours eu
01:10:57une position
01:10:58je dirais
01:10:59originale
01:10:59dans cette région
01:11:02accepte de nouveau
01:11:03d'être des médiateurs
01:11:04dans un conflit
01:11:04il s'écoulera
01:11:06certainement du temps
01:11:06après
01:11:07sur
01:11:08effectivement
01:11:09la politique
01:11:10saoudienne
01:11:11on sait
01:11:11qu'elle est
01:11:11je dirais
01:11:13elle est structurée
01:11:14par cette alliance
01:11:15avec les Etats-Unis
01:11:17depuis
01:11:17la fameuse rencontre
01:11:19en 1945
01:11:19à bord
01:11:20d'un bateau
01:11:21qui s'appelait
01:11:21le Queen Sir
01:11:22entre
01:11:23effectivement
01:11:24Roosevelt
01:11:25et le prince
01:11:26Ibn Saoud
01:11:28Abdelaziz
01:11:30qui avait dégagé
01:11:31la famille
01:11:31des hachémites
01:11:32qui sont aujourd'hui
01:11:33en Jordanie
01:11:34ça a été un tournant
01:11:34dans l'histoire
01:11:35de l'Arabie
01:11:3580 ans après
01:11:37effectivement
01:11:37avec la réélection
01:11:39de Trump
01:11:39on a pu considérer
01:11:40que le pacte
01:11:41du Kinsey
01:11:42comme on disait
01:11:43avait été
01:11:44renouvelé
01:11:45aujourd'hui
01:11:46effectivement
01:11:48cette guerre
01:11:49met
01:11:50certainement
01:11:51les Saoudiens
01:11:52mal à l'aise
01:11:52parce que
01:11:54ils n'y ont
01:11:55évidemment
01:11:55aucun intérêt
01:11:56pas plus d'ailleurs
01:11:57que les autres
01:11:58pays du Golfe
01:11:58pas plus que les Émirats
01:11:59c'est pour ça
01:12:00qu'il faut faire
01:12:01très attention
01:12:02à l'infox
01:12:02aussi
01:12:03enfin ce qu'on appelle
01:12:04les fake news
01:12:05ou les fausses nouvelles
01:12:06ou une communication
01:12:07je dirais
01:12:08qui n'est pas
01:12:10basée
01:12:11sur des réalités
01:12:12hier par exemple
01:12:14on disait
01:12:15que les Émirats
01:12:16auraient participé
01:12:17à une frappe
01:12:17contre des installations
01:12:20de dessalement
01:12:21en Iran
01:12:22ce serait totalement
01:12:23suicidaire
01:12:24puisqu'ils l'ont
01:12:25naturellement démenti
01:12:26et je crois
01:12:26que leur démenti
01:12:27est crédible
01:12:28parce que je ne vois
01:12:29pas l'intérêt
01:12:30pour les Émirats
01:12:31de s'exposer
01:12:32en retour
01:12:32puisque en plus
01:12:33les Iraniens
01:12:34ont fait savoir
01:12:34que ce serait désormais
01:12:35œil pour œil
01:12:36dent pour dent
01:12:36donc si on attaque
01:12:37une usine de dessalement
01:12:38en Iran
01:12:39ils vont attaquer
01:12:40une usine de dessalement
01:12:55bonjour
01:12:55alors tout à l'heure
01:12:57j'ai relevé
01:12:58une phrase
01:12:58ou un morceau
01:12:59de phrase
01:13:00très rapide
01:13:00que vous avez prononcée
01:13:02monsieur
01:13:03l'ancien ambassadeur
01:13:05monsieur François Gouillette
01:13:06monsieur François Gouillette
01:13:07voilà
01:13:09vous avez dit
01:13:10que
01:13:11alors que les Américains
01:13:13indiquaient
01:13:13que
01:13:14le porte-avions
01:13:15Charles de Gaulle
01:13:17risquait de perturber
01:13:19les communications
01:13:19c'est moi
01:13:20c'est moi
01:13:20qui ai dit
01:13:21que l'état-major américain
01:13:22avait dit
01:13:22il va venir perturber
01:13:24voilà
01:13:24oui c'est ça
01:13:25c'est ça
01:13:25d'accord
01:13:26c'est moi
01:13:27c'est moi
01:13:27oui
01:13:28et si j'ai bien compris
01:13:29je ne peux pas déformer
01:13:33monsieur Gouillette
01:13:34a répondu
01:13:35que
01:13:36c'était une raison de plus
01:13:37pour l'y envoyer
01:13:39donc
01:13:40à proximité
01:13:41du Moyen-Orient
01:13:42qu'est-ce que cela signifie
01:13:43exactement
01:13:44par rapport
01:13:45à l'action
01:13:45des Américains
01:13:46ça signifie
01:13:47que
01:13:47la France
01:13:48n'est pas
01:13:49une puissance
01:13:50qui peut se laisser
01:13:51intimider
01:13:52par
01:13:52je dirais
01:13:53des menaces
01:13:54quelles qu'elles soient
01:13:55quel que soit
01:13:55celui qui les profère
01:13:57voilà
01:13:57donc
01:13:58nous sommes
01:13:59présents
01:14:00dans la zone
01:14:01nous avons des intérêts
01:14:02à défendre
01:14:03si effectivement
01:14:03il y a une
01:14:05opération
01:14:05mais qui ne sera pas
01:14:06d'ailleurs menée
01:14:07qui ne serait pas
01:14:08menée par la France seule
01:14:09je crois que le président
01:14:10de la République
01:14:10a bien
01:14:12posé
01:14:12les conditions
01:14:13d'une éventuelle
01:14:14opération
01:14:15dans le détroit d'Hormuz
01:14:16pour garantir
01:14:17la sécurité
01:14:18de la circulation
01:14:20dans le détroit d'Hormuz
01:14:22ce serait évidemment
01:14:23et probablement
01:14:24une opération
01:14:26menée conjointement
01:14:27avec quelques
01:14:28nations
01:14:29amies
01:14:31par exemple
01:14:32l'Espagne
01:14:32par exemple
01:14:33effectivement
01:14:34les Pays-Bas
01:14:34par exemple
01:14:35l'Italie
01:14:36oui
01:14:36alors attention
01:14:38le porte-avions
01:14:38actuellement
01:14:39je sais qu'il dispose
01:14:41de moyens d'action
01:14:42qui permettent
01:14:43d'atteindre
01:14:43des cibles lointaines
01:14:44mais il n'est pas
01:14:46du tout
01:14:46du côté
01:14:47du détroit d'Hormuz
01:14:48nous sommes bien d'accord
01:14:49non mais il s'en rapproche
01:14:50enfin je veux dire
01:14:50il est en Méditerranée
01:14:53pardonnez-moi
01:14:54il n'est pas dans le détroit d'Hormuz
01:14:56mais bien entendu
01:14:57parce qu'entre le détroit d'Hormuz
01:14:58et la Méditerranée
01:15:01il y a aussi
01:15:03le canal de Suez
01:15:05si je peux me permettre
01:15:06Didier
01:15:06c'est parce que
01:15:07le Chypre
01:15:08est un membre
01:15:09de l'Union Européenne
01:15:10qu'il y a eu des tirs
01:15:11sur Chypre
01:15:11et que le président
01:15:12de la République française
01:15:13disposant d'une force nucléaire
01:15:15et d'un porte-avion
01:15:16considère que c'est à lui
01:15:16de faire le rempart
01:15:17de ce côté-là
01:15:18de la Méditerranée
01:15:20voilà
01:15:20gardons-nous d'aller
01:15:21dans les trois d'Hormuz
01:15:22où effectivement
01:15:22ça serait beaucoup plus aventureux
01:15:24alors que là
01:15:25à Chypre
01:15:25il y a une légitimité
01:15:26François Gouillette
01:15:27bien entendu
01:15:27c'est un pays de l'Union Européenne
01:15:29qui a été
01:15:29même si c'est une base
01:15:30souveraine britannique
01:15:31qui est touchée
01:15:33et elle se situe
01:15:34sur le territoire
01:15:35de la République de Chypre
01:15:36qui est effectivement
01:15:37un état de l'Union Européenne
01:15:38avec lequel d'ailleurs
01:15:39la France a une coopération étroite
01:15:41dans le domaine de la défense
01:15:42nous sommes avec
01:15:43François Gouillette
01:15:44vous êtes sur Sur Radio
01:15:46la discussion est intéressante
01:15:47parce que petit à petit
01:15:48nous commençons
01:15:49à y voir clair
01:15:49dans le rôle de la France
01:15:51les intérêts
01:15:52qui nous touchent
01:15:53et quelle est la stratégie
01:15:55que le président de la République
01:15:55peut adopter
01:15:56pour que la France
01:15:57puisse jouer un rôle
01:15:58sans pour autant
01:15:59taux s'exposer
01:16:00c'est dont on va parler
01:16:01dans quelques minutes
01:16:02appelez-nous
01:16:02au 026-300-300
01:16:04Emmanuel Galasso
01:16:05attend votre appel
01:16:06et François Gouillette
01:16:07y répondra
01:16:08merci
01:16:16vous êtes sur Sur Radio
01:16:18et nous discutons
01:16:19j'allais dire
01:16:19à diplomatie rompue
01:16:21avec François Gouillette
01:16:22qui décrypte
01:16:23avec ses mots
01:16:24avec beaucoup de pédagogie
01:16:25et de concision
01:16:26la situation
01:16:27qui est complexe
01:16:28on sent l'inquiétude
01:16:29de la part
01:16:29de zone auditeur
01:16:31François Gouillette
01:16:32on va évidemment
01:16:33parler du jour d'après
01:16:34ça va finir
01:16:34quand et comment
01:16:35et si les régimes
01:16:36ne tombent pas
01:16:37comment Trump
01:16:39et Netanyahou
01:16:39pourront retomber
01:16:40sur leurs pieds
01:16:41première question
01:16:42je reviendrai ensuite
01:16:44quels sont les risques
01:16:45pour la France
01:16:45est-ce que déjà
01:16:45on a pris un risque
01:16:46en s'engageant
01:16:47est-ce que l'Iran
01:16:48peut considérer
01:16:48que nous sommes alliés
01:16:49avec les américains
01:16:51et les israéliens
01:16:51que donc nous méritons
01:16:52d'une certaine façon
01:16:53des représailles
01:16:54et là
01:16:55première question
01:16:56est-ce que depuis l'Irak
01:16:57on n'est pas aux ordres
01:16:59du gouvernement israélien
01:17:00en particulier d'un homme
01:17:01qui est au pouvoir
01:17:02en Israël
01:17:03pour les raisons que l'on sait
01:17:04c'est qu'il y a un système électoral
01:17:05qui est la proportionnelle intégrale
01:17:07qui pour trois voix
01:17:08de député extrémiste juif
01:17:10se maintient au pouvoir
01:17:11et entraîne le monde
01:17:13dans une espèce de folie
01:17:14pour des raisons
01:17:15qui sont peut-être légitimes
01:17:15la sauvegarde d'Israël
01:17:16sauf qu'il roule seul
01:17:18et qu'il enclenche
01:17:19des tempêtes
01:17:20et des ouragans
01:17:20qui sont catastrophiques
01:17:21est-ce que oui ou non
01:17:22on peut constater
01:17:24on peut dire aujourd'hui
01:17:25que M. Netanyahou
01:17:26c'est lui qui donne le la
01:17:28et c'est lui qui mène la danse
01:17:30et que les Etats-Unis
01:17:31se soumettent
01:17:32et que nous
01:17:33nous faisons attention
01:17:33à ce que nous disons
01:17:34parce que nous avons en France
01:17:36des compatriotes
01:17:37comme Bernard-Henri Lévy
01:17:38qui soutiennent aveuglément Israël
01:17:39qui a toujours raison
01:17:40est-ce qu'on n'est pas
01:17:41à un moment donné
01:17:41obligé de faire la part des choses
01:17:42entre le droit d'Israël
01:17:44d'exister dans des frontières sûres
01:17:45et le droit pour Netanyahou
01:17:47de mettre le monde à feu et à sang
01:17:48Vous avez commencé
01:17:51Perico par demander
01:17:52si nous étions aux ordres d'Israël
01:17:54non, la France
01:17:55était aux ordres de personne
01:17:56d'abord
01:17:56c'est un pays
01:17:57effectivement
01:17:58souverain
01:17:59et la politique
01:18:01de la France
01:18:02est définie
01:18:03par les autorités françaises
01:18:05après il y a effectivement
01:18:06une très grande complexité
01:18:07de la situation
01:18:08et nous ne sommes pas
01:18:09dans la même situation
01:18:10effectivement nous
01:18:11que les américains
01:18:12effectivement dans le
01:18:13Nous subissons les conséquences
01:18:14François Gouillette
01:18:15le Bataclan
01:18:16et Charlie
01:18:17c'était après l'Irak
01:18:18avec Daesh
01:18:19il n'y aurait pas eu
01:18:19d'intervention en Irak
01:18:21demandée par Israël
01:18:23donc on paye quand même
01:18:23les pots cassés
01:18:24à la fin de la foire
01:18:25Alors effectivement
01:18:26vous faites allusion
01:18:28à des interventions
01:18:30précédentes
01:18:31dont on a constaté
01:18:32effectivement
01:18:32les conséquences
01:18:34apocalyptiques
01:18:35et bon
01:18:36il y a effectivement
01:18:38l'Irak
01:18:38avec l'apparition
01:18:42de Daesh
01:18:44mais auparavant
01:18:45il y avait eu
01:18:45l'Afghanistan
01:18:46avec Al-Qaida
01:18:47il y a eu la Libye
01:18:48enfin toutes les interventions
01:18:49sans exception
01:18:50Alors quel sera le jour d'après
01:18:51le jour d'après
01:18:54le jour d'après
01:18:55il est sombre
01:18:57en tout cas
01:18:58et c'est pour cela
01:18:59que les ingénieurs
01:19:00du chaos
01:19:01à l'oeuvre
01:19:02n'ont pas
01:19:03véritablement mesuré
01:19:04les conséquences
01:19:05du jour d'après
01:19:06quel peut être
01:19:07le jour d'après
01:19:08il y avait plusieurs hypothèses
01:19:10il y avait celle
01:19:10de l'effondrement
01:19:11du régime
01:19:13que l'on nous
01:19:13annonçait comme imminent
01:19:15voilà
01:19:16bon là
01:19:17aujourd'hui
01:19:17très sincèrement
01:19:18j'ai pas l'impression
01:19:19que beaucoup de gens
01:19:21misent sur un effondrement
01:19:22du régime
01:19:23il est affaibli
01:19:23il est extrêmement affaibli
01:19:25mais il est résilient
01:19:27quelles peuvent être
01:19:28donc les hypothèses
01:19:29moi j'enverrais deux
01:19:32soit effectivement
01:19:33alors c'était un peu
01:19:34le souhait semble-t-il
01:19:35ou l'idée de Trump
01:19:36d'une solution
01:19:38à la vénézuélienne
01:19:39encore que ce soit
01:19:39quand même assez difficile
01:19:41d'imaginer
01:19:41compte tenu de la différence
01:19:43à tous égards
01:19:44entre les deux pays
01:19:45mais en tout cas
01:19:45disons une sorte
01:19:48de succession
01:19:48qui ne serait pas
01:19:50Moustaba
01:19:50encore qu'on ne sait pas
01:19:53d'un nouveau chef
01:19:55ou guide iranien
01:19:56qui serait
01:19:57plus conciliant
01:19:58notamment
01:19:59sur la question nucléaire
01:20:01parce que c'est quand même
01:20:01une des questions centrales
01:20:03alors il y a d'ailleurs
01:20:04des degrés divers
01:20:05d'importance
01:20:07ou de priorité
01:20:09pour les différents pays
01:20:10de la région
01:20:10pour Israël
01:20:14c'est clairement
01:20:14la menace nucléaire
01:20:16qui est juste
01:20:19existentielle
01:20:20mais pour les pays du Golfe
01:20:21par exemple
01:20:21c'est plutôt la menace
01:20:22balistique
01:20:23et on voit d'ailleurs
01:20:24qu'elle n'est pas
01:20:25éprouvée sans raison
01:20:27puisqu'ils sont frappés
01:20:28par des centaines
01:20:29il y a eu davantage
01:20:30de missiles tirés
01:20:31par l'Iran
01:20:32contre les Émirats
01:20:33que contre Israël
01:20:33Et la deuxième option
01:20:34ça serait quoi ?
01:20:35La deuxième option
01:20:36c'est l'option cauchemardesque
01:20:38d'un régime
01:20:40effectivement
01:20:40alors dans la première option
01:20:41c'est le régime
01:20:42de toute façon
01:20:42se maintient
01:20:43mais avec une espèce
01:20:44d'adjornamento
01:20:45mais tout ça
01:20:45me paraît quand même
01:20:48assez hypothétique
01:20:49l'autre qui paraît
01:20:51sans doute
01:20:51plus vraisemblable
01:20:53c'est que le régime
01:20:54même affaibli
01:20:54se maintient
01:20:55mais d'un régime
01:20:56qui serait encore durci
01:20:59recroquevillé
01:20:59autour de son noyau dur
01:21:02c'est-à-dire
01:21:02les gardiens de la révolution
01:21:04et tout le système
01:21:06en place
01:21:07tentaculaire
01:21:08et on voit bien
01:21:10qu'aujourd'hui
01:21:10d'ailleurs
01:21:11il y a eu quand même
01:21:12des avertissements
01:21:13sans frais
01:21:13adressés par
01:21:14des responsables
01:21:16sécuritaires iraniens
01:21:17à ceux qui voudraient
01:21:19profiter de la situation
01:21:20pour manifester
01:21:20ils seront traités
01:21:21comme des ennemis
01:21:22donc je veux dire
01:21:22ils sont dans une logique
01:21:23de durcissement
01:21:23Arachy
01:21:24le ministre des Affaires étrangères
01:21:25a déclaré hier
01:21:26qu'il n'était pas question
01:21:27de négocier quoi que ce soit
01:21:29nous sommes avec Léon
01:21:30qui nous appelle de Narbonne
01:21:31bonjour Léon
01:21:32oui bonjour
01:21:33bonjour bonjour
01:21:34vous êtes inquiet Léon vous aussi
01:21:36écoutez
01:21:37oui effectivement
01:21:38je suis inquiet
01:21:40mais contrairement
01:21:42à la position
01:21:44de votre invité
01:21:45diplomate
01:21:46oui de François Gouillette
01:21:47de François Gouillette
01:21:48bien sûr
01:21:49bien sûr
01:21:49que je salue au passage
01:21:51ben également
01:21:54pardon
01:21:54non non je vous salue
01:21:55également monsieur
01:21:56je vous salue également
01:21:57merci
01:21:57non je ne suis pas d'accord
01:22:01avec sa position
01:22:02mais que je retrouve souvent
01:22:03dans la diplomatie française
01:22:05déjà sur la légalité
01:22:07d'une guerre
01:22:08en quoi
01:22:10il est illégal
01:22:11d'attaquer
01:22:13quand on est régulièrement
01:22:15attaqué
01:22:16par des proxys
01:22:16ou autre chose
01:22:17donc déjà régulièrement
01:22:18on entend
01:22:20cette question
01:22:21de l'égalité
01:22:23l'illégalité
01:22:24de cette guerre
01:22:26donc déjà
01:22:26c'est la question
01:22:27que je voulais poser
01:22:28parce que moi-même
01:22:29je ne suis pas un spécialiste
01:22:30du dur international
01:22:31mais il me semble
01:22:33que c'est un point
01:22:35quand même
01:22:35qu'il faut souligner
01:22:36idem pour les Etats-Unis
01:22:38on parle d'un accord
01:22:38cassé
01:22:39un accord cassé
01:22:39bon est-ce que l'accord
01:22:40était respecté
01:22:41est-ce qu'il a été cassé
01:22:42par les Etats-Unis
01:22:44l'accord sur le nucléaire
01:22:45ou est-ce qu'il a été cassé
01:22:47par les Iraniens
01:22:49qui continuaient
01:22:49l'enrichissement
01:22:51a priori
01:22:53et qui refusaient
01:22:54les inspections
01:22:55donc ça
01:22:56ça a été confirmé
01:22:57dans une interview
01:22:57qui est parue dernièrement
01:22:59par le responsable
01:23:00justement de ces inspections
01:23:01voilà
01:23:02donc ce sont
01:23:03les questions
01:23:04que je voulais poser
01:23:05en quoi la France
01:23:08est entraînée
01:23:09en quoi le monde
01:23:10est entraîné
01:23:11il subit des conséquences
01:23:12surtout
01:23:13surtout les décisions
01:23:14et l'hémomique
01:23:15a des conséquences
01:23:16les décisions politiques
01:23:17a des conséquences
01:23:18donc ça
01:23:19c'est une chose
01:23:20c'est un fait
01:23:21mais en quoi
01:23:21François Gouillette
01:23:22Léon
01:23:23François Gouillette vous répond
01:23:24parce qu'on est à la fin
01:23:25de l'émission
01:23:25allez-y François Gouillette
01:23:26voilà
01:23:27alors il y avait deux questions
01:23:28en fait
01:23:28oui
01:23:29la première portée
01:23:31sur le
01:23:31je dirais
01:23:33le fait de
01:23:35de mener une guerre
01:23:36de mener une guerre
01:23:38en dehors
01:23:39de tout mandat international
01:23:40bah c'est une
01:23:41je dirais
01:23:42là c'est effectivement
01:23:43une violation
01:23:43de toutes les règles
01:23:45qui ont été dictées
01:23:46depuis la fin
01:23:47de la seconde guerre mondiale
01:23:49par la
01:23:50la communauté internationale
01:23:51à travers effectivement
01:23:52les Nations Unies
01:23:53ses résolutions
01:23:54son assemblée générale
01:23:56son conseil de sécurité
01:23:57qui prévoyait effectivement
01:23:58la possibilité
01:23:59d'engager
01:24:01une guerre
01:24:02dans le cadre
01:24:03d'une
01:24:04d'une résolution
01:24:05du conseil de sécurité
01:24:07autorisant
01:24:07l'emploi de la force
01:24:08lorsque les conditions
01:24:09sont réunies
01:24:10et à l'unanimité
01:24:11de ses membres
01:24:12ce qui n'est pas le cas
01:24:12donc si on se
01:24:13si on s'affranchit
01:24:14de toutes les règles
01:24:15de droit
01:24:15encore une fois
01:24:16c'est la loi de la jungle
01:24:17c'est la loi du plus fort
01:24:18bon on peut considérer
01:24:19que c'est
01:24:19que c'est un progrès
01:24:20moi je considère
01:24:21que c'est plutôt
01:24:21une régression
01:24:22la deuxième remarque
01:24:23concernait
01:24:24l'Amérique
01:24:24c'est elle
01:24:26qui a rompu
01:24:26vraiment
01:24:27la négociation
01:24:28l'Iran
01:24:28dans l'affaire
01:24:30s'agissant
01:24:31du nucléaire iranien
01:24:32il faut effectivement
01:24:33rappeler
01:24:34comme notre auditeur
01:24:35le faisait
01:24:35qui avait eu
01:24:36un accord
01:24:36en 2015
01:24:37qu'on appelle
01:24:38le G6POE
01:24:39et un accord nucléaire
01:24:42qui avait été
01:24:42longuement négocié
01:24:43difficilement d'ailleurs
01:24:45mais qui offrait
01:24:46quand même
01:24:47quelques garanties
01:24:49je rappelle quand même
01:24:49que Laurent Fabius
01:24:50avait été à la manœuvre
01:24:52à l'époque
01:24:52et avait veillé
01:24:54personnellement
01:24:54à durcir
01:24:55les conditions de l'accord
01:24:56de manière à laisser
01:24:57aussi peu de marge
01:24:58de manœuvre que possible
01:24:59à l'Iran
01:24:59mais que le retrait
01:25:00des Etats-Unis
01:25:01de l'accord
01:25:02effectivement
01:25:02ce qui en est suivi
01:25:04a affaibli
01:25:04la portée de cet accord
01:25:05donc on ne peut considérer
01:25:07que le retrait américain
01:25:08a effectivement
01:25:10compliqué des choses
01:25:11et quelque part
01:25:12finalement
01:25:13a favorisé
01:25:14la course aux armements
01:25:15auquel l'Iran se livrait
01:25:16Merci François Gouillette
01:25:18d'avoir été sur Sud Radio
01:25:19aujourd'hui
01:25:19je sais que je vous réinviterai
01:25:21parce que d'abord
01:25:22cette tragédie n'est pas terminée
01:25:23nous n'avons pas pu aborder
01:25:25tous les sujets
01:25:26dont je voulais discuter avec vous
01:25:28donc on vous réinvitera
01:25:31merci d'avoir été là
01:25:32en tout cas
01:25:32et votre avis a été précieux
01:25:34pour les auditeurs
01:25:34de Sud Radio
01:25:35Quant à nous
01:25:36je vous dis à demain
01:25:37et là je vous laisse
01:25:39dans les bras
01:25:40de Brigitte Laé
01:25:40pour des considérations
01:25:41plus tendres
01:25:42et plus sentimentales
01:25:43on a besoin un petit peu
01:25:44de se remettre
01:25:45de cette tension internationale
01:25:46bonne journée à tous
01:25:47merci
01:25:48Merci
01:25:48Merci
01:25:48Merci
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