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NewsTranscription
00:00Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le face à face.
00:09Vous êtes bien sur Sud Radio en ce mercredi 4 février 2026, il est 13h04 et je reçois, je reçois, je suis très honoré,
00:18ravi de recevoir une personnalité française qui défraye la chronique, qui débat,
00:23une forme de Robin Desbois de la pensée qui a toujours été marginale, souvent critiquée.
00:27Je vous raconterai une anecdote entre mon ancien patron Jean-François Canet et Yvan Rufol.
00:33Yvan Rufol, essayiste, politologue quelque part, journaliste en tout cas,
00:41observateur de la société française, penseur du temps et de notre époque,
00:46publie chez Fayard dans cette petite collection que l'on peut lire vite et bien,
00:51La Révolution des Oubliés. Yvan Rufol, merci d'avoir accepté notre invitation.
00:57Je vais tout de suite faire une page d'histoire pour vous demander si, quelque part,
01:01ce que vous nous suggérez ressemble à cette scène de l'histoire.
01:05Vous vous souvenez, 14 juillet 1789, la Bastille est prise,
01:09le duc de la Rochefoucauld-Yancourt rentre dans la chambre du roi Louis XVI
01:12et lui dit, cire, les Parisiens ont pris la Bastille.
01:15Et Louis XVI lui répond, c'est une révolte.
01:17Non, cire, lui répond la Rochefoucauld, c'est une révolution.
01:21Est-ce qu'on est peut-être en train de vivre aujourd'hui, par rapport aux élites,
01:24et on voit l'échappare Epstein, les élites qui sont compromises, en tout cas en promiscuité,
01:30est-ce qu'on est en train de vivre une révolte du peuple contre les élites ?
01:34C'est ma thèse. Ma thèse est de dire qu'il y a, en tout cas, une atmosphère révolutionnaire.
01:40Mais c'est une atmosphère révolutionnaire qui n'a pas de révolutionnaire.
01:43Il y a un paradoxe, c'est-à-dire que tout est fait aujourd'hui pour conduire jusqu'à son terme
01:47cette révolution, et cette révolution, elle est de deux sortes.
01:51Elle est, tout d'abord, cette révolution que j'avais appelée, il y a maintenant 13 ans,
01:56dans le Figaro, la révolution des œillères, c'est-à-dire que j'observais...
02:00Par allusion à la révolution des œillères de 1974 au Portugal, les œillères, c'est-à-dire...
02:04On ne regarde pas.
02:05J'observais que les œillères commençaient vraiment à tomber par la force des évidences.
02:09Les œillères idéologiques commençaient à tomber par la force des évidences.
02:12Et donc, je prévoyais, effectivement, un bouleversement dans l'approche de l'avis des gens.
02:18Cette analyse a d'ailleurs été confortée par le président des États-Unis lui-même,
02:23puisqu'il s'est fait élire, très dernièrement, sur la révolution du bon sens.
02:27Donc, cette analyse que j'avais faite, qui n'était pas très originale,
02:31mais enfin, qu'il fallait faire, a été corroborée ensuite par l'administration Trump.
02:34Et c'est cette analyse de la révolution du bon sens qui bouleverse même la Terre entière.
02:38Parce qu'en fait, aujourd'hui, on se rend compte qu'elle acte l'échec du mondialisme,
02:42des peuples déracinés, au profit des peuples enracinés.
02:45Donc, c'est cette première révolution d'atmosphère qui existe.
02:48Et il y a une deuxième révolution plus technologique qui pourrait alimenter,
02:52effectivement, l'aboutissement de cette révolution, c'est la révolution numérique.
02:56C'est-à-dire qu'aujourd'hui, le numérique qui branche 94% des foyers français,
03:03contourne le monopole des médias traditionnels et fédère maintenant toutes les opinions dissidentes
03:10qui, jusqu'alors, n'arrivaient pas à s'exprimer, en tout cas, dans les médias dits labellisés.
03:14Donc, si vous additionnez ces deux révolutions, la révolution du bon sens et la révolution numérique,
03:18vous obtenez, en tout cas, un train qui passe.
03:21Et ce train qui passe, c'est le train de l'histoire et il ne passera pas deux fois.
03:24Et donc, j'observe cette révolution-là, et c'est une révolution qui est dans les esprits de beaucoup en France,
03:29de tous ces oubliés qui sont exclus du débat public, mais en même temps,
03:33parce que ce serait trop simple, naturellement, que de se féliciter de cette révolution,
03:36en même temps, il y a quand même, malgré tout, de la part de cette même opinion,
03:40de ces Français silencieux, une habitude à s'être tu, s'il vous plaît,
03:48et à ne pas prendre, dans le fond, l'opportunité d'avoir à se revendiquer comme étant révolté.
03:54C'est un appel à la révolte, c'est un appel d'abord au réveil, c'est un appel à la révolte
03:57de ce peuple oublié, de ce peuple maltraité,
04:01et ce peuple oublié étant, en fait, celui de la classe moyenne,
04:04des Français de la périphérie, des Français de souche,
04:07mais pas seulement des Français de souche, des Français de cœur
04:09qui ont rejoint cette France millénaire pour s'assimiler dans sa culture.
04:14Alors dites-moi, on n'est pas dans le cocktail Molotov, on est dans le cocktail Rufol.
04:18Vous êtes en train de faire la composante de tous les éléments qui peuvent faire un jour que ça pète.
04:22Pour autant, vous dites bien, c'était le début de votre intervention,
04:26on n'a pas Mirabeau, on n'a pas Danton, on n'a pas Robespierre,
04:30on n'a même pas Jeanne d'Arc, Clémenceau ou De Gaulle.
04:32Là, on est à poil sur le grand leader qui pourrait rassembler,
04:36pas forcément dans une tension, mais de capter la colère de ce peuple furieux
04:42et d'essayer de transformer en une action républicaine nationale.
04:45C'est terrible, nous vivons sur une terre brûlée,
04:48une terre intellectuelle brûlée par un politiquement correct
04:51qui depuis maintenant 40 ans, 50 ans a sommé de fermer les yeux
04:54et de ne pas penser à l'avenir.
04:56Et donc, nous payons en effet une grave crise de l'intelligence.
04:58Et j'en veux beaucoup, je fais un chapitre sur la grande responsabilité de l'intelligentsia,
05:03qui a interdit de penser l'avenir, sinon pour applaudir au projet de Mélenchon
05:10qui lui a pensé l'avenir, mais avec un projet qui est un projet de substitution
05:13d'un peuple par un autre.
05:14Alors naturellement, c'est peut-être lui qui a raison d'ailleurs,
05:17avec ce grand remplacement qui n'est pas un grand remplacement des générations,
05:20comme il l'a dit, mais un grand remplacement d'une civilisation par une autre
05:22en fonction d'un dynamisme accru de cette immigration de peuplement
05:29et de cette survenue d'un islam colonisateur.
05:32Il parie là-dessus, je ne peux pas lui en faire le reproche,
05:35parce que si on poursuit les lignes, c'est bien ce qui risque d'advenir.
05:38Mais je persiste à penser, en effet, qu'il y a des pôles de résistance
05:42au sein de cette France silencieuse, qui reste une France majoritaire,
05:45elle fait 70% de la sociologie à peu près,
05:48et bien c'est une France qui n'ose pas, ou qui a renoncé,
05:51ou qui a abandonné cette quête existentielle pour une partie d'entre elles.
05:58Mais en même temps, je vois des foyers de résistance,
06:00on l'avait vu avec la manif pour tous, on l'avait vu naturellement avec les gilets jaunes,
06:04on le voit avec les paysans, on le voit même avec les policiers
06:06qui aujourd'hui descendent dans la rue, c'était la semaine dernière,
06:09pour réclamer la protection de la population avec une inversion des valeurs,
06:11alors que c'est normalement la police doit protéger les citoyens,
06:14ce sont les citoyens qui sont appelés à protéger la police.
06:16Donc on voit bien que partout, il y a une irritation,
06:20il y a un rejet même du système actuel.
06:23Je cite quelques chiffres, je ne fais pas un abus de chiffres,
06:26mais il y a 10% dans le sondage sur les fractures françaises,
06:29il y a 10% des Français qui font confiance aux partis politiques,
06:33et 20% qui font confiance aux députés.
06:35Il y avait un sondage récent du Figaro Magazine qui disait que 11%
06:37faisaient confiance au président de la République lui-même.
06:39Ce sondage a un peu évolué depuis, parce qu'il a repris un peu de vigueur
06:43en s'affirmant face à Trump dans des postures qui me semblent un peu déplacées.
06:48On va y revenir.
06:49Mais enfin, on voit bien que très majoritairement, ce système-là est un système rejet.
06:54Donc il y a un paradoxe, savoir qu'il y a une majorité d'opinions anti-système,
07:00donc déjà potentiellement révolutionnaire, parce que c'est un système qu'il faut avoir,
07:03et en même temps une réticence, une peur,
07:06à vouloir aller jusqu'au bout de cette révolution,
07:09qui en tout cas, si elle advenait, devrait être une révolution,
07:12non pas violente comme fut celle de 93,
07:14mais une révolution tranquille, qui serait simplement une révolution démocratique
07:19qui consisterait à appliquer l'article 2 de la Constitution française,
07:22de dire que la République se définit par le gouvernement du peuple,
07:24par le peuple et pour le peuple.
07:25Yvon Rioffol, et si c'était, je vous fais cette proposition,
07:29on est, aujourd'hui, quelle est l'angoisse de la société du peuple français,
07:33c'est de voir cette continuité dont parle Alain Finkielkraut s'interrompre.
07:36On n'est même pas dans le maintien ou le conservateur,
07:38on est dans la continuité d'un système qui nous a rendu heureux,
07:41qui nous a rendu fiers et forts,
07:42et dont on voit l'effondrement avec les statistiques sur le fait que le français moyen.
07:46Et si c'était au lieu d'une révolution, je vous fais cette proposition,
07:49si c'était une réaction, pourquoi le fait d'être réactionnaire
07:52serait forcément contre le progrès, contre la démocratie ?
07:55On peut être réactionnaire, démocrate, constructif et républicain.
07:58Mais vous dites ça à quelqu'un qui a écrit un livre au PUF il y a 10 ans
08:02qui s'appelait « De l'urgence d'être réactionnaire ».
08:04Je ne vous dis pas par hasard.
08:05Donc j'ai théorisé naturellement cette réaction.
08:09Il faut être réactionnaire.
08:11Réactionnaire, dans la définition que j'avais prise du réactionnaire,
08:16je l'avais trouvé dans un petit Larousse de 1922,
08:19réactionnaire est celui qui réagit à une situation politique.
08:24Je demande simplement à ce que l'on réagisse à une situation politique.
08:28Si l'on s'endort, on est mort.
08:31Donc il faut vraiment cesser de s'endormir,
08:34il faut effectivement admettre une radicalité,
08:38d'autant que cette radicalité-là, elle emplit tous les discours adverses.
08:42C'est-à-dire que tout le système actuel est un système terriblement violent et radical,
08:46au point même qu'il injurie ceux qui protestent,
08:49en les traitant de populistes, voire de fascistes, qui les insultent,
08:53voire même qu'ils les agressent physiquement.
08:55Rappelez-vous de la manière dont les gilets jaunes avaient été traités,
08:58et de la manière comparative avec laquelle la contre-société, quand elle proteste, est traité.
09:01Les éditorialistes du lendemain de ce référendum de mai 2005,
09:05où le traité constitutionnel avait été rejeté à 55% par le peuple français,
09:10vous souvenez-vous des éditorialistes de l'Obs, de l'Ibée,
09:13des traitants de xénophobes, de racistes, de...
09:15De tous les noms, de tous les noms.
09:17Et d'ailleurs, je trouve étonnant que ce peuple insulté,
09:21ce peuple qui n'a plus la parole, ce peuple insulté,
09:23ce peuple violenté, ce peuple maltraité,
09:25reste encore à ce point...
09:27Résilient.
09:28Résilient.
09:30Alors peut-être est-ce le syndrome du chien battu,
09:33il est possible aussi,
09:34mais en tout cas, je les conjure aujourd'hui de se réveiller,
09:38mais c'est en urgence, parce que maintenant,
09:40déjà j'ai dû dire, lors de la dernière présidentielle,
09:43que nous étions à minuit moins cinq,
09:45maintenant on est à minuit moins une,
09:47je ne sais même pas si on n'est pas même à minuit pile,
09:49c'est-à-dire que si le peuple laisse passer cette occasion-là,
09:52lors des municipales et de la prochaine présidentielle dans un an,
09:55je crois que là ce sera vraiment terrible, ce sera foutu.
09:57Et vous savez, il y a eu un papier dans le Figaro,
09:59d'un philosophe américain,
10:01l'un dit Godossian,
10:03qui disait que vu des Etats-Unis,
10:05les Américains pensaient que la France pouvait disparaître
10:07avant la fin de ce siècle.
10:08Et je pense que la France peut disparaître avant 50 ans,
10:12si les lignes sont poursuivies telles qu'elles le sont.
10:14On continue en discuter,
10:15en tout cas, oui, sachez que le chien battu peut vite devenir
10:17un Gaulois réfractaire.
10:18Vous restez avec nous sur Sud Radio,
10:20je suis avec Yvan Rioufolle,
10:21appelez-nous au 0826 300 300,
10:24je suis persuadé que vu la nature du débat,
10:26vous avez plein de questions à lui poser,
10:28est-ce que la France est en train de crever ?
10:30Est-ce que les élites nous ont menti ?
10:32Est-ce que notre classe politique n'est pas à la hauteur ?
10:33Est-ce que les médias nous cachent la vérité ?
10:35Vous avez certainement des interrogations.
10:37Emmanuel Galasso attend votre appel,
10:38et Yvian Rioufolle y répondra avec la pertinence
10:43et le franc-parler qu'on lui connaît.
10:44A tout de suite.
10:47Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états.
10:51Je suis avec Yvan Rioufolle,
10:54auteur de la révolution des oubliés,
10:57la révolution ou la réaction des oubliés,
10:59ils ont le droit de réagir,
11:00édité ces faillards,
11:01et nous débattons, enfin on débat,
11:03pour l'instant on est sur une certaine convergence,
11:06à constater que les élites nous ont menti,
11:08la classe politique n'est plus représentative,
11:10que le peuple n'a plus confiance dans ses représentants,
11:13et qu'il faut quand même trouver un moyen de s'en sortir.
11:15Yvian Rioufolle, pour autant,
11:17votre ouvrage couvre la totalité de cette réflexion,
11:21en abordant point par point la faillite des élites,
11:23l'indésirable indigène, l'immigration,
11:25l'agonie médiatique, de l'utilité du charlatan,
11:27on va prendre les chapitres parce que votre construction est parfaite,
11:30est-ce que pour autant ce n'est pas l'effondrement de l'école,
11:33cette machine a créé l'intelligence, le savoir,
11:35cette machine a intégré les populations qui venaient de l'extérieur de la France,
11:40est-ce que l'effondrement de l'éducation nationale,
11:42pour les raisons que vous signalez,
11:43n'est pas l'origine, je veux dire, de cet appauvrissement politique,
11:46de cet appauvrissement culturel ?
11:48Oui, l'école, naturellement, a une responsabilité fondamentale,
11:51mais c'est une responsabilité parmi d'autres,
11:54moi j'enveloppe tout un système,
11:55c'est tout un système qui a été mal construit depuis le départ,
11:58parce que c'est un système qui s'est rendu perméable à des idéologies
12:01qui étaient construites en début...
12:04Alors soyez plus clair, donnez-nous la genèse de cette déconstruction,
12:06ça commence quand ?
12:07Elle est difficile...
12:08Donnez-moi une date !
12:09Elle est difficile, je n'en sais...
12:11Prenons les présidents !
12:13De Gaulle-Pompidou, ça vous va ou non jusque-là ?
12:15Concernant l'école, en tout cas,
12:17le défendrement de l'école avait commencé avant 68,
12:19parce que je vous rappelle quand même, en 1967,
12:21Alain Perfit, qui était alors ministre de l'éducation nationale,
12:25avait déjà édicté la fin des cours à apprendre obligatoirement,
12:33avait acté la fin du latin obligatoire en sixième,
12:36avait déjà rabaissé les exigences.
12:39Le pédagogisme américain commençait à pointer son nez dans le système éducatif.
12:42En tout cas, concernant l'école, il commence à être daté dès 1967.
12:45Naturellement, ça s'est aggravé, et ensuite, en 68...
12:48Et la réforme habille ensuite...
12:50Avec le collège unique.
12:51Mais je pense que cet effondrement culturel est un effondrement culturel
12:54qui vient plus globalement dans cette nouvelle idéologie mondialiste
13:00qui s'est installée, de mon point de vue, en 1974.
13:03Je donne cette date, parce que c'est une date qui est à peu près agréée
13:06par ceux qui ont vécu la crise pétrolière d'un côté,
13:09avec cette dépendance accrue de l'Europe,
13:13notamment vis-à-vis des pays producteurs de pétrole,
13:16donc des pays arabes et des pays musulmans,
13:17qui ont exigé, en compensation d'une sécurité pétrolière
13:21et d'une sécurité tout court,
13:22des amendements et des actes léonins
13:24pour installer des populations exogènes,
13:28des populations musulmanes,
13:29qu'on aura accordées tout de suite.
13:31Et au prix de ce premier renoncement,
13:35c'est si aggravé,
13:36cette mondialisation qui est apparue dans les mêmes instances.
13:401974, c'est la date que propose le prix Nobel de la paix à l'aile.
13:44Yvan Réau Folle, ça correspond à l'élection de Valéry Giscard d'Estaing.
13:46Et à l'arrivée à l'année d'avant de la Grande-Bretagne dans l'Union Européenne.
13:51Voilà, absolument.
13:52C'est pour ça que moi je propose effectivement
13:53que l'on raisonne à 50 ans de désastre,
13:56dans le fond 40 à 50 ans de désastre d'un système
13:58qui peu à peu s'est effondré dans tous ces...
14:02Dernière année où le budget de la République est excédentaire.
14:04Exactement, le dernier budget en équilibre est celui-ci.
14:08Et ensuite tout s'effondre,
14:09de mon point de vue,
14:11à cause effectivement de ces coups de boutoir
14:13d'une idéologie mondialiste
14:14qui a décidé qu'il fallait urgemment
14:16considérer le citoyen comme étant un consommateur indifférencié,
14:19que les cultures étaient remplaçables quoi qu'il arrive,
14:22qu'il n'y avait pas de choc de civilisation,
14:23pas de choc de culture, etc.
14:25Et puis vous avez eu la grande propagande
14:26de Jacques Chirac ensuite
14:29qui nous récitait sur tous les plateaux
14:30et repris par tous les journalistes
14:32que l'immigration était une chance pour la France,
14:34que l'islam était une religion de paix, de tolérance, etc.
14:38Le regroupement familial qui avait été décidé.
14:40Le regroupement familial, plus en 1984
14:42l'arrivée de SOS Racisme
14:44qui a eu un effet très pernicieux
14:46même s'il y avait des très bons sentiments au départ,
14:49parce qu'il SOS Racisme avec son touche pas à mon pote,
14:52a criminalisé toute objection
14:54portée sur les minorités,
14:56les nouvelles minorités ethniques,
14:58les nouvelles minorités...
14:58Alors, n'oubliez pas,
14:59il faut que Chirac fait quand même son discours de Cochin,
15:02son appel de Cochin,
15:03où il dit attention,
15:04on est en train de perdre nos souverainetés,
15:05et puis alors les phrases polémiques sur l'odeur,
15:08voilà, il commence à...
15:09qui s'est renié très rapidement.
15:11Et donc, vous voyez,
15:12toute cette ponctuation de dates
15:13font qu'ensuite,
15:16à travers des idéologies successives,
15:18le mondialisme,
15:19l'antiracisme,
15:21ensuite le wokisme, bien sûr,
15:22en passant par l'écologisme, etc.
15:25Toutes ces idéologies ont façonné
15:26une manière de penser
15:29qui s'est détachée de plus en plus
15:31de la vie des gens,
15:32du réel, dans le fond,
15:34et qui s'est détachée de la détresse humaine,
15:36parce que vous avez eu beaucoup de Français
15:39dès cette époque-là
15:40qui ne se reconnaissaient plus
15:41dans le modèle social qu'on leur proposait,
15:43et qui ont fait sécession de leurs élites.
15:44C'est-à-dire que,
15:45quand je dis aujourd'hui
15:48que nous vivons sur une terre arrasée,
15:51on vit sur une terre arrasée
15:52par cet abrutissement collectif
15:54qui a été imposé par le politiquement correct,
15:56et nous vivons maintenant
15:57une situation telle
15:58qu'il n'y a plus nulle part
16:00de personnalité
16:01qui pourrait prétendre à elle seule
16:03d'être l'homme providentiel.
16:05La thèse de mon livre, aujourd'hui,
16:07c'est de dire qu'il n'y a plus
16:08d'homme providentiel,
16:10il n'y a plus d'homme
16:11ayant l'envergure d'un De Gaulle,
16:12par exemple,
16:13qui pourrait effectivement se plier
16:14dans les grands habits
16:16de la Ve République,
16:17et que l'homme providentiel,
16:18c'est le peuple lui-même,
16:20ce peuple providentiel.
16:21Donc, j'y invite aussi
16:22à réfléchir
16:22à ce que pourrait être
16:23une nouvelle République,
16:24sans doute,
16:25parce qu'il me semble
16:25que la Ve République...
16:26On va y unir.
16:28Là, je reviens
16:29sur votre analyse.
16:31Votre définition,
16:32elle s'appelle quand même
16:33l'américanisation de nos mœurs.
16:36L'explosion de la grande distribution,
16:39plus forte en France qu'ailleurs.
16:40C'est le consumérisme,
16:42c'est le matérialisme,
16:44c'est effectivement
16:44cette idée folle
16:46qui était de dire
16:47qu'aujourd'hui,
16:48chaque consommateur
16:49pouvait prétendre
16:50effectivement
16:51à s'installer
16:51là où il voulait
16:52à partir du moment
16:53où il alimentait
16:54la caisse de retraite
16:55et à partir du moment
16:56où il alimentait
16:57le profit
16:58des grands distributeurs
16:59et des entreprises.
17:00Et donc avec une indifférence
17:03portée à la fragilité
17:05de l'âme humaine,
17:06une indifférence portée
17:07à la fragilité
17:08de ce qu'est un peuple
17:09dans sa continuité historique.
17:11Et si effectivement
17:12vous rompez
17:13cette continuité historique
17:14au point même
17:15de la diaboliser,
17:17parce que c'était en fait
17:17ce qui s'est passé
17:18dans les discours
17:19qui ont été repris ensuite
17:20dans les années 90
17:21jusqu'à 2000,
17:23en disant que se revendiquer
17:24comme étant français
17:25d'une identité française
17:26était fasciste,
17:27parce que c'est ce que l'on a entendu
17:28même de la part
17:29des républicains
17:29qui se sont baptisés
17:30républicains
17:31justement pour ne pas
17:31se baptiser français.
17:33Il faut reprendre
17:34les arguments
17:36des républicains
17:36à l'époque
17:37quand ils ont choisi
17:37ce nom-là,
17:38disant qu'ils préféraient
17:39se référer aux valeurs
17:40de la République
17:41plutôt qu'aux valeurs
17:41de la France elle-même,
17:43de peur d'être traités
17:44de ringard.
17:44Donc c'est cet empoisonnement
17:46idéologique
17:47qui est au cœur
17:48de l'effondrement
17:49de la France
17:50et qui imprime,
17:51qui imbibe encore
17:52la majorité des médias
17:54et une grande partie
17:56de ce monde politique.
17:57C'est pour ça que ma thèse
17:57est de dire
17:58que nous n'en sortirons pas
18:00si nous restons
18:01avec ce même modèle politique-là.
18:02Il faut changer de modèle,
18:03il faut donc cette révolution,
18:05il faut cette rupture.
18:05Alors, vous dites que
18:07la lecture que l'on peut faire
18:09de cette situation,
18:10vous, vous le dénoncez
18:11depuis longtemps,
18:12vous avez été chahuté quand même,
18:15souvent attaqué.
18:18Je faisais l'ison tout à l'heure
18:19à Jean-François Kahn,
18:20à Marianne,
18:21où je travaillais,
18:22et il y a un procès
18:24où Jean-François Kahn
18:26vous attaque pour vos positions
18:27qui sont un peu celles d'aujourd'hui.
18:29J'ai l'impression
18:30qu'à un moment donné,
18:31il vous a quand même rejoint
18:32sur certains constats.
18:33Je me souviens qu'il m'a dit
18:34non seulement j'aurais voté non
18:36au traité constitutionnel de 2005,
18:38mais même celui de Maastricht
18:39en 1992,
18:40je me demande
18:40si j'aurais voté oui.
18:42Et il fait un éditorial
18:43où il vous attaque
18:44avec une citation entre guillemets,
18:46propos que vous n'avez jamais tenus.
18:48Le président du tribunal lui dit
18:49mais M. Kahn,
18:51vous mettez entre guillemets
18:51des propos,
18:52nous avons la certitude
18:53qu'Ivan Rufol
18:53n'a jamais dit ça.
18:54Et il dit d'accord,
18:55mais je le connais,
18:56il l'a pensé.
18:57C'était extraordinaire.
18:58C'était pour dire
18:59qu'à l'époque,
18:59vous étiez quand même...
19:00C'était malgré tout
19:02une période pénible.
19:02Oiseau de mauvaise augure,
19:03vous étiez à l'oiseau de mauvaise augure.
19:04C'était une période pénible pour moi
19:06parce qu'en fait,
19:07j'avais de l'admiration
19:07pour l'homme de presse,
19:09Jean-François Kahn,
19:09et je n'ai pas compris
19:10effectivement l'animosité
19:11qu'il avait venu.
19:12Vous incarnez quelque chose
19:12de dangereux, vous voyez.
19:14Oui, il a été caricatural
19:16de ce qu'était la presse à l'époque.
19:17C'est-à-dire,
19:17il se présentait lui-même
19:18comme étant le parangon
19:19du politiquement incorrect.
19:21Il n'y avait rien de plus correct
19:22que ses postures.
19:24Ça peut être un paradoxe
19:25effectivement quand on prend des...
19:26Et ce sont des postures
19:27que j'ai retrouvées
19:28chez beaucoup d'hommes
19:29dits progressistes.
19:30Il se disait lui aussi progressiste.
19:32Et il m'attaquait en l'occurrence
19:33parce que je dénonçais déjà...
19:35Alors, il vous accusait
19:35d'être trop atlantiste,
19:36ultra-libéral,
19:37conforme au système,
19:38à l'économie de marché
19:39qui finalement nous avait conduit
19:40là dans le mur où nous sommes aujourd'hui.
19:41Je n'ai pas changé.
19:42Je suis resté libéral,
19:43je suis resté atlantiste,
19:44non pas ultra-libéral,
19:45certainement pas ultra-libéral,
19:47mais libéral, atlantiste
19:48dans la mesure où je pense...
19:50Alors là, vous souffrez en ce moment.
19:51Parce que le libéralisme
19:52est très malade.
19:52Oui, je souffre un peu,
19:53mais nous vivons malgré
19:53une communauté de destin
19:55et je ne suis pas de ceux
19:55qui aboient systématiquement
19:57contre Trump
19:58parce qu'il faudrait aboyer
19:58contre Trump.
19:59Donc je vois bien, au contraire,
20:00que même Trump lui-même,
20:02nous sommes de nous réveiller
20:04puisque même lors du discours
20:06de Davos,
20:07alors qu'on le présente
20:08comme étant l'homme
20:09qui fait peur au monde entier,
20:10il nous a dit,
20:11parlant des pays européens,
20:12qu'il ne reconnaissait plus
20:13certains d'entre ces pays-là.
20:15Il disait qu'ils étaient
20:16méconnaissables.
20:16Et M. Vint dans son discours
20:20avec nous, Yvan Rufol,
20:21on continue cet échange passionnant.
20:23Vous nous appelez
20:24au 0826-300-300.
20:26Vous appelez Emmanuel Galasso.
20:27Yvan Rufol est là.
20:29Vous avez compris
20:29qu'on est en train
20:30d'aborder des sujets
20:30de l'actualité,
20:32du jour,
20:32qui nous préoccupent,
20:33qui nous interpellent.
20:34Est-ce que les élites
20:35nous sont mentis ?
20:36Est-ce que nous ne sommes
20:37plus représentés par des gens
20:38qui sont dignes
20:39de notre confiance ?
20:40La réponse est ici
20:41dans le livre de Yvan Rufol,
20:42La Révolution des Oubliés
20:44chez Fayard.
20:44A tout de suite.
20:47Midi 14h,
20:48Sud Radio,
20:50La France dans tous ses états.
20:52Nous sommes avec Yvan Rufol
20:54qui vient de publier son...
20:56C'est un pamphlet,
20:57c'est un brûlot,
20:58La Révolution des Oubliés.
21:00C'est terrible à dire
21:01parce que les gens
21:02qui m'ont expliqué
21:02pendant des années
21:03que Rufol disait n'importe quoi,
21:06que c'était un excité,
21:08et finalement,
21:09on est rattrapé par le réel.
21:10Je veux bien
21:11qu'on ait des divergences analytiques
21:12sur l'explication
21:13de tel ou tel phénomène,
21:15mais votre constat,
21:15qui est accablant,
21:16correspond quand même
21:17à ce que les Français ressentent
21:18et à ce que les Français comprennent.
21:20Justement,
21:20nous avons une Française
21:21qui nous appelle
21:22de Castel-Sarrasin
21:24et c'est Simone.
21:24Bonjour Simone.
21:27Bonjour monsieur,
21:28bonjour à tous.
21:29Simone,
21:30est-ce que vous êtes
21:31en rupture
21:32avec les élites,
21:33les élites de la France ?
21:35Est-ce que vous vous sentez
21:35en rupture ?
21:36Oui,
21:36oui,
21:37mais ce n'est pas nouveau
21:38quand même.
21:39Pour moi,
21:41Mitterrand a fiché
21:42notre industrie en l'air
21:43et Macron est en train
21:44de ficher notre agriculture
21:45en l'air,
21:46ce qui fait que ce pauvre France,
21:47il ne restera que les yeux
21:48pour pleurer.
21:49Voilà,
21:49c'est tout.
21:50Et qu'est-ce qu'on peut faire ?
21:52Qu'est-ce qu'on peut faire ?
21:53On ne va pas aller se bagarrer
21:54dans les rues.
21:55Non,
21:55alors,
21:56il y a des élections.
21:59Vous,
21:59vous l'avez vu ça,
22:00cet effondrement progressif
22:02des valeurs
22:03dans lesquelles vous croyez ?
22:05Vous le vivez vous-même
22:06personnellement ?
22:08Non,
22:08je ne le vis pas personnellement
22:10parce qu'on est une famille
22:11assez aimante
22:12et assez bien construite.
22:14dans mes amis
22:15et dans ma famille,
22:16c'est correct.
22:17Je veux dire,
22:18il n'y a pas de...
22:19Mais je vois bien
22:21ce qui se passe
22:22au niveau du pays.
22:23Je suis consternée.
22:24On est un pays magnifique
22:25et on n'arrive pas
22:29à le garder
22:30parce qu'il ne restera rien.
22:31Il ne restera plus rien
22:33avec les mercancées.
22:34Si on laisse passer tout ça,
22:35il nous reste...
22:36Il faut garder
22:37nos agriculteurs
22:38quand même,
22:38au moins ça.
22:39On n'a plus d'industrie.
22:40Au moins,
22:40les aider,
22:42les favoriser,
22:43c'est important ça.
22:44Dans un pays,
22:45quand on se nourrit,
22:46c'est la première des choses.
22:47On peut vendre.
22:48On peut vendre
22:49ce qu'on produit
22:50au niveau agriculture.
22:51Ça nous fait un revenu quand même.
22:53Vous en voulez à qui,
22:54Simone en particulier ?
22:55Vous citez le nom
22:56de nos grands responsables politiques.
22:57Est-ce que vous en voulez
22:58un mécanisme,
23:00un système ?
23:01Moi,
23:03j'en veux à...
23:03Je suis désolée
23:04à Mitterrand.
23:05J'ai voté pour lui.
23:06Je suis à l'aise,
23:06je peux le dire.
23:08Mais à lui,
23:08je lui en veux
23:09parce que je pense
23:09que c'est lui
23:10qui a commencé
23:10à démolir la France.
23:12Honnêtement,
23:12c'est le sentiment
23:13que j'ai.
23:14Il a démarré.
23:16Et là,
23:16M. Macron,
23:17avec l'agriculture,
23:18il faut qu'il aide
23:19les agriculteurs,
23:20absolument.
23:21Il faut arrêter
23:21avec ses mercancées.
23:22Il faut les écouter.
23:23Ils savent de quoi ils parlent.
23:24C'est leur métier.
23:25C'est leur vie.
23:26Et depuis toujours.
23:27parce que c'est des gens
23:27qui sont à l'agriculture
23:29de père en fils.
23:30Alors,
23:31ils savent,
23:31ils le sentent quand même.
23:33Donc,
23:34il faut en tenir compte.
23:35Yvan Riaufol,
23:36Simone nous interpelle.
23:38Est-ce que vous pensez
23:38que cette rupture
23:39avec les élites,
23:40c'est parce que
23:40nos gouvernants
23:41n'ont pas su écouter
23:42les cris du peuple,
23:44l'humeur du peuple,
23:46le bon sens d'en bas ?
23:47Bien sûr,
23:47il y a une sécession
23:48entre l'élite et le peuple.
23:50Cette analyse n'a rien d'original.
23:52Elle a été portée
23:53avant moi
23:54et par d'autres.
23:55Mais pardon,
23:56ce que nous dit Simone
23:58dans son découragement
23:59est très significatif
24:00effectivement
24:01d'une partie
24:02de cette population
24:03qui analyse très bien
24:04ce qui lui arrive
24:05et Simone a dit
24:06mais on ne va quand même
24:07pas descendre dans la rue
24:08pour protester
24:09ou quelque chose
24:09de semblable.
24:10Mais pourquoi pas ?
24:11Pourquoi pas ?
24:12Pourquoi ne pas descendre
24:12dans la rue pour protester ?
24:13Regardez par exemple
24:14les Anglais très récemment,
24:16les Britanniques
24:16qui sont descendus
24:17très massivement
24:18dans les rues à Londres.
24:19Calmement et massivement.
24:20Calmement et massivement
24:21pour dire qu'il ne fallait cesser
24:23cette immigration démentielle
24:24qui est en train
24:25de balayer leur culture.
24:26Pourquoi est-ce que la France
24:27qui est encore une fois
24:29dans un moment critique
24:30que je ne pense pas
24:32alourdir le diagnostic
24:34en le disant
24:35pourquoi les Français
24:36se laisseraient-ils
24:37à ce point piétiner,
24:38insulter
24:39et se laisseraient-ils
24:40dissoudre dans le fond
24:42dans une nouvelle civilisation
24:45qui n'a plus rien à voir
24:46avec la leur ?
24:47Je pense que...
24:47Mais des colères
24:48ont été exprimées
24:49par le peuple français.
24:50Les colères s'expriment
24:50mais ce sont des colères
24:51qui sont sporadiques
24:52et qui pour l'instant...
24:53Et dans les urnes aussi.
24:56Bien sûr,
24:56mais vous voyez que dans les urnes...
24:57Dans un sens comme dans l'autre d'ailleurs.
24:58Elles s'expriment
24:59et ne vont pas jusqu'au bout.
25:00En tout cas pour les législatives,
25:01elles n'ont pas été jusqu'au bout.
25:02Elles sont encore perméables
25:03à tout ce terrorisme intellectuel
25:04du politiquement correct
25:05qui dit que
25:06dès que vous vous réclamez
25:08comme étant français
25:08de France
25:09ou de cœur,
25:11vous êtes un fasciste.
25:12Donc ça terrorise encore
25:13pas mal de gens.
25:14Le front républicain
25:15fait une forme
25:16de forfaiture politique.
25:17Bien sûr,
25:17mais naturellement.
25:18Cela fait partie
25:19effectivement
25:20des brutalités
25:21de ce système
25:23mis en place
25:24qui s'est construit
25:25encore une fois
25:26contre le populisme,
25:27c'est-à-dire
25:27contre une partie
25:28du peuple inquiet
25:29et qui en fonction
25:30de ceci
25:31a imposé
25:32une caste
25:33qui encore une fois
25:35ne comprend pas
25:36la vie des gens,
25:37méprise la vie des gens.
25:38Il suffit de voir
25:38les attitudes
25:39absolument hautaines
25:40et méprisantes
25:41qui sont ceux
25:41qui ont été celles
25:42des représentants
25:44de Macron,
25:44d'autant que Macron
25:45lui-même
25:45quand il avait été élu
25:46en 2007
25:48avait fait une analyse
25:49tout à fait correcte
25:50de dire que la démocratie
25:51ne fonctionnait plus
25:52et qu'il fallait
25:53cesser avec la verticalité
25:55pour essayer
25:56d'influer
25:56une horizontalité
25:58avec la société civile.
25:59Il s'était même présenté
25:59comme étant candidat
26:00de la société civile.
26:01On a oublié ça
26:02mais moi je ne l'ai pas oublié
26:03et on s'est bien rendu compte
26:04que c'était à l'heure
26:05naturellement
26:05qu'il était le candidat
26:06des puissances financières
26:07notamment
26:07et donc il faut aujourd'hui
26:09il y a toute une série
26:11de prétextes
26:12qui mettent le peuple
26:13en état de légitime défense.
26:15C'est pour ça que
26:15quand j'entends Simone
26:17nous dire
26:17dans une sorte de propos
26:19un peu dépressif
26:20qu'on ne peut plus rien faire
26:21je suis désolé de dire
26:22que l'on peut encore faire.
26:23D'abord on peut faire
26:24naturellement en votant
26:25et la Simone l'a dit
26:26mais on peut faire
26:27également en protestant.
26:28Je n'appelle pas du tout
26:29à des insurrections
26:29encore une fois.
26:30Je ne voulais pas
26:30qu'on se méprenne
26:31sur mon propos
26:32mais simplement
26:32il faut que les Français
26:33aujourd'hui
26:34comprennent
26:35d'abord
26:36que ce régime est fragile
26:38parce que ce régime
26:38est fragile
26:39dans la mesure
26:39où il n'a plus
26:40l'assise populaire
26:41et donc un régime
26:42ne peut pas tenir longtemps
26:43quand il n'a plus
26:44l'assise populaire
26:44ça se voit également
26:45en Iran
26:46d'une manière plus dramatique
26:47etc.
26:48Et que ce régime fragile
26:49peut tomber
26:50si le peuple français
26:51le décide.
26:52Encore une fois
26:52il est minuit moins une
26:55et c'est le peuple français
26:57lui-même
26:57le peuple dans sa collectivité
26:59qui a oui ou non
27:00la possibilité
27:02de lever le pouce
27:03ou de baisser le pouce.
27:04Et je pense
27:05qu'il pourrait baisser le pouce
27:06c'est-à-dire de dire
27:06que ce système
27:07a assez duré
27:08et qu'il faut en changer
27:09et dans ce cas-là
27:09accepter en effet
27:10une forme de radicalité
27:12une forme de rupture
27:13avec les inconnus
27:15que représente
27:16naturellement
27:16cette radicalité.
27:17Yvan Youffol
27:18comment peut-on
27:20leurrer des masses
27:21aussi souvent
27:22et aussi longtemps ?
27:23Il y a un chapitre
27:24de votre livre
27:25qui est de l'utilité
27:26du charlatan.
27:27Est-ce que le charlatanisme
27:29est devenu
27:29à un moment donné
27:29un système de communication
27:31de la classe politique
27:32ou une façon
27:32de leurrer le peuple ?
27:34Je pensais
27:35parce que j'ai écouté
27:36c'était en fonction
27:37d'un propos
27:38tenu par Jean-François Copé
27:39qui représente tout à fait
27:40cette élite intellectuelle
27:42un bel esprit
27:42une dialectique impeccable
27:44qui disait
27:45parlant du Rassemblement National
27:46nous nous sommes
27:47des professionnels
27:48de la politique
27:49eux ce sont des charlatans.
27:50D'abord
27:51la politique
27:52ce n'est pas une profession
27:52la politique
27:53c'est une mission
27:54c'est un mandat
27:54donc un homme politique
27:56ne devrait pas se dire
27:57professionnel
27:58parce que la professionnelle
27:59il travaille pour lui-même
28:01et là
28:01un homme politique
28:02devrait travailler
28:02pour la collectivité
28:04d'ailleurs
28:04il ne reçoit pas un salaire
28:05mais ça c'est vu
28:06le professionnalisme lucratif
28:07en politique
28:08ça existe
28:08et donc son argument
28:10a été faux
28:10de ce point de vue-là
28:11et en plus
28:11quand il disait
28:12du Rassemblement National
28:14qu'il était un charlatan
28:15moi j'ai un faible
28:16pour les charlatans
28:17parce qu'en fait
28:18ce ne sont pas des charlatans
28:19ce sont simplement
28:19des individus
28:21qui se penchent
28:22sur l'âme humaine
28:23si je puis dire
28:24qui se penchent
28:24sur la fragilité
28:25de l'identité française
28:27on a beau être
28:27une identité millénaire
28:29c'est une identité
28:29qui en effet
28:30peut être balayée
28:31en l'espace
28:31de quelques générations
28:32et Mélenchon le montre
28:33Mélenchon le théorise
28:35Mélenchon théorise
28:36effectivement
28:36une France
28:37qui aura totalement disparu
28:38grand remplacé
28:39dans ses brefs
28:40dans une ou deux générations
28:42par la créolisation
28:44par l'islamisation
28:45par l'immigration de masse
28:47il y a quand même
28:48encore une fois
28:49c'est ahurissant
28:50on a appris
28:50que les chiffres
28:51de l'immigration
28:52en 2025
28:53avaient encore augmenté
28:55par rapport à 2024
28:56qui étaient également énormes
28:57on avait 500 000 personnes
28:58qui arrivaient par an
28:59sans compter les clandestins
29:00qui sont à peu près 900 000
29:01donc on voit bien
29:02que c'est un pays
29:03qui pour l'instant
29:03se suicident
29:04on voit que c'est un pays
29:05qui est hors de contrôle
29:06hors de contrôle
29:07dans ses finances publiques
29:08je ne sais pas
29:09si on abordera
29:10ce détail
29:11mais ça va ensemble
29:12et hors de contrôle
29:14dans sa maîtrise
29:15de l'immigration
29:15il y avait un papier
29:16de Nicolas Bavray
29:18dans le Figaro de lundi
29:19disant que la France
29:20se tiers-mondisait
29:21il parlait de la France
29:23qui se tiers-mondisait
29:23en analysant simplement
29:24ses dérives économiques
29:27mais la France
29:28se tiers-mondise
29:29dans ses dérives économiques
29:30c'est une affaire entendue
29:31mais elle se tiers-mondise
29:33également
29:33dans la manière
29:34qu'elle a
29:34d'accueillir toujours davantage
29:36les populations
29:37du tiers-monde
29:38et là Bavresse
29:38n'en parlait pas
29:39mais donc
29:40encore une fois
29:41nous vivons un désastre
29:42un désastre idéologique
29:43un désastre systémique
29:44et donc Simone voit bien
29:46ce désastre-là
29:47mais elle illustre
29:49en effet
29:49une partie de l'opinion
29:51qui par aquabonisme
29:53par résignation
29:56peut-être
29:57par résignation
29:58en effet
29:58par annoncer
29:59à se révolter
30:00nous avons Chantal
30:01qui nous appelle
30:02de Bastien
30:03après Simone
30:04c'est Chantal
30:04qui nous appelle
30:05et qui
30:05Chantal nous appelle
30:07de temps en temps
30:08Chantal
30:09vous vous sentez aussi
30:10en rupture
30:10avec les élites ?
30:12Complètement
30:13mais ça fait longtemps
30:14vous savez déjà
30:15ça fait plus de 20 ans
30:16que je ne regarde plus
30:16la télé
30:18les infos de la télé
30:20et le reste
30:20parce que voilà
30:21plus ça va
30:23et plus on nous raconte
30:24n'importe quoi
30:25heureusement qu'il reste
30:25encore Sud Radio
30:26et beaucoup de médias
30:28alternatifs
30:29parce que sinon
30:30on ne serait pas du tout
30:30informé
30:31je suis très content
30:32d'entendre
30:33monsieur Rioufol
30:34qui est quelqu'un
30:35que j'apprécie énormément
30:36qui a été un vrai combattant
30:38pendant la période du Covid
30:39et Dieu sait
30:40qu'il avait raison
30:41moi je voulais dire
30:44simplement
30:44que ce soit Simone
30:45à d'autres
30:46comme disait la Boétie
30:47les tyrans ne le sont
30:49que parce que
30:49nous sommes à genoux
30:50donc à nous de nous lever
30:53et à nous de protester
30:55on n'est pas obligé
30:56de prendre les fourches
30:56mais à un moment donné
30:57l'arc républicain
30:59il faut que les gens
31:00ils arrêtent
31:00parce qu'on a
31:01les élites
31:02que nous méritons
31:03il a du plan dans l'aile
31:04l'arc républicain
31:05je ne sais pas si je vous rassure
31:07mais vous savez
31:09on va voir
31:10pendant les municipales
31:11les cocas
31:13les copains
31:13ils seront toujours là
31:14donc de toute façon
31:16c'est des gens
31:17qui nous ont
31:18emmenés vers le
31:20complètement dans le mur
31:21entre l'Union Européenne
31:23et plus
31:23les incompétents
31:25ou les
31:25très compétents
31:27qui sont
31:27pour ruiner la France
31:29parce que
31:29ils ne sont pas incompétents
31:31oui
31:31qui savaient
31:31plus ce qu'ils faisaient
31:33qu'on pense
31:33en fait
31:34exactement
31:35donc je remercie
31:37beaucoup
31:37monsieur Riaufol
31:38de tout ce qu'il nous apporte
31:40c'est quelqu'un
31:41qui a beaucoup d'expérience
31:43qui connaît bien
31:43les médias
31:44qui connaît bien
31:46les politiques
31:46et je pense
31:47que d'avoir
31:47son regard
31:49est quelque chose
31:50de très important
31:51et je dis aux français
31:51bougez-vous
31:53les fesses
31:53là il y a les agriculteurs
31:55qui sont dans la rue
31:56et bien à un moment donné
31:57il faut aller avec eux
31:58les policiers
31:59sont dans la rue
32:00c'est pas un hasard
32:01maintenant les policiers
32:02ils veulent la population
32:03avec eux
32:05qu'ils ne chargent pas
32:06les paysans
32:07voilà
32:07message reçu
32:09Chantal
32:10Yvan Riaufol
32:11est-ce qu'on peut avoir
32:12un sursaut
32:13sans qu'il y ait pour autant
32:14un guide
32:15sans qu'il y ait pour autant
32:16un guide
32:17un leader
32:17je crois qu'il faut
32:19encore une fois
32:20l'homme providentiel
32:21n'existe plus
32:22l'homme d'état
32:23l'homme d'état
32:24n'existe plus
32:25il nous faut effectivement
32:25un homme du tiers état
32:26c'est-à-dire qu'il faut
32:27naturellement
32:27on peut
32:28il faut retrouver
32:29des élites
32:30cet être existe ou non
32:31à votre avis
32:32il existe peut-être
32:32je pense qu'il n'existe pas
32:34pour l'instant
32:34je ne le vois pas
32:35je vois des personnalités
32:36intelligentes
32:37mais je vois des personnalités
32:38qui ne seront intelligentes
32:39que si elles se regroupent
32:40je pense qu'aujourd'hui
32:41l'urgence
32:42est de reconstituer
32:44une intelligence collective
32:45qui a manqué
32:46et je ne vois pas
32:47peut-être est-ce que je me trompe
32:48ça c'est un point de débat
32:49mais je ne vois pas
32:50l'homme providentiel
32:51apparaître aujourd'hui
32:52même si je vois
32:53naturellement
32:53des ambitions
32:54de ceux qui se disent
32:56le prochain De Gaulle
32:57ou le prochain Bonaparte
32:59je n'y crois pas
33:00je n'y crois pas
33:00parce que l'on a déjà vu ça
33:01et aujourd'hui
33:02les vastes mois
33:03en général
33:04s'étiolent assez rapidement
33:06donc il faut
33:06il faut concevoir effectivement
33:08une société
33:08un modèle alternatif
33:10dans lequel
33:11la présidence
33:14devrait être
33:14une présidence
33:15à tout le moins
33:15partagée
33:16par ce parti du peuple
33:17j'instaure
33:19ce parti du peuple
33:20qui doit participer
33:22bien davantage
33:22que maintenant
33:23à travers des référendums
33:24à travers des consultations
33:25permanentes
33:26Yvan Riaufol
33:26on va en discuter
33:27donc appelez-nous
33:28au 0-826-300-300
33:30voyez
33:30Yvan Riaufol
33:31est en train de mettre
33:32le doigt justement
33:33sur ce qui fait mal
33:34et peut-être
33:35peut-être une ébauche
33:35de solutions
33:36et on se retrouve
33:37dans quelques instants
33:38tout de suite
33:38et on prendra
33:39je reçois Yvan Riaufol
33:47qui décrypte la situation
33:49inquiétante
33:50dans laquelle se trouve
33:51la république
33:51et qui a publié
33:52la révolution des oubliés
33:54parce qu'il pense
33:54qu'à un moment donné
33:55ce ras-le-bol
33:55va se traduire
33:56par un sursaut
33:57républicain national
33:58et qu'à force
34:00d'avoir été trompé
34:01et induit en erreur
34:02par les élites
34:03et bien la masse
34:04du peuple
34:05va se rebiffer
34:06nous sommes en ligne
34:08avec Bruno
34:08qui nous appelle
34:09de Palaiso
34:09Bruno vous aussi
34:11les élites
34:13les gens qui nous représentent
34:14n'ont pas forcément
34:16la légitimité
34:17pour continuer
34:17à nous représenter
34:19Oui bonjour
34:20Bonjour
34:21Alors les questions
34:22que vous posiez au début
34:23est-ce que les médias
34:24nous mentent
34:25les politiques nous mentent
34:26on le sait maintenant
34:27c'est des constats
34:28bon on n'a plus
34:29à se poser ces questions
34:30de la même façon
34:31est-ce que les élites
34:33n'ont pas su nous écouter
34:35c'est pas qu'ils n'ont pas su
34:37c'est qu'ils ne veulent pas
34:38bon
34:38et donc à partir de là
34:40on voit aussi
34:41qu'il n'y a plus
34:42aucune opposition
34:44donc au Parlement
34:47on voit bien
34:47y compris le Front National
34:48qui a voté pour
34:50le contrôle
34:52des réseaux sociaux
34:53avec évidemment
34:54le prétexte
34:55des enfants
34:56de moins de 15 ans
34:57etc
34:57on sait très bien
34:58que là
34:58il y a un pied dans la porte
34:59qui va aller
35:00jusqu'au contrôle
35:01de la population
35:02donc tout ça
35:03fait que
35:05qu'est-ce qu'on fait
35:07c'est-à-dire que
35:08tous ces gens
35:09qui ont apporté
35:09ces problèmes-là
35:11on sait
35:11comme la phrase le dit
35:13les gens qui ont créé
35:14ces problèmes
35:14ils ne vont pas
35:16les résoudre
35:17donc qu'est-ce qu'on fait
35:19il faut tous
35:19les virer
35:21et puis
35:22comment
35:23comment on fait
35:24voilà
35:24c'est ça le problème
35:25Yvan Youfol
35:26est-ce qu'on peut
35:28faire un grand remplacement
35:30non pas
35:31de nos populations
35:32mais de notre élite
35:34qui n'est plus
35:34qui n'est plus légitime
35:35qui n'est plus
35:36c'est le préalable
35:37à tout
35:37encore une fois
35:38nous ne pourrons rien
35:39reconstruire de nouveau
35:40si nous gardons
35:41ce personnel politique
35:42actuel
35:43enfin on garde la démocratie
35:44Yvan Youfol
35:44c'est le suffrage
35:45universel qui décidera
35:46prioritairement sur la démocratie
35:48ce ne peut être
35:49qu'une révolution
35:50démocratique
35:51entièrement démocratique
35:52une révolution libérale
35:53et démocratique
35:53moi je me dis
35:54libéral
35:55c'est le meilleur
35:55des antidotes
35:56contre les totalitarismes
35:57mais il faut que ce soit
35:58une démocratie
35:59qu'il ne soit pas
36:00une démocratie confisquée
36:01comme elle l'est actuellement
36:02une démocratie
36:03qui acte
36:04une participation
36:05de ce parti du peuple
36:06dans des processus
36:07de décision
36:07à travers des référendums
36:08peut-être même
36:11des référendums
36:11à la Suisse
36:12mais aussi
36:13avec une nouvelle architecture
36:15du pouvoir politique
36:16me semble-t-il
36:17beaucoup plus horizontale
36:18participative
36:19girondin
36:20provincial
36:20je ne peux rien attendre
36:22de Paris
36:22il faut partir du réel
36:24Yvan Youfol
36:24aujourd'hui le paysage politique
36:26de la droite
36:26nous propose
36:27le rassemblement national
36:29Marine Le Pen
36:30Jordan Bardella
36:31avec son allié de l'IDR
36:32Éric Ciotti
36:32chez les républicains
36:33nous avons deux têtes
36:34qui émergent
36:35Laurent Wauquiez
36:36et Bruno Retailleau
36:37ensuite une cohorte
36:38de droite républicaine
36:39toute petite
36:40avec Nicolas Dupont-Aignan
36:42Florian Philippot
36:43M. Asselineau
36:45est-ce qu'à un moment donné
36:45tel que l'a suggéré
36:46Nicolas Sarkozy
36:47en sortant de sa cellule
36:49est-ce qu'on peut concevoir
36:50dans un esprit
36:52d'union nationale
36:52et de sauvetage
36:53de la république
36:54une union des droites
36:55où chacun trouve sa place
36:56moi le personnel politique
36:57me fait honte
36:58très franchement
36:59mais il faut faire avec
36:59oui bien sûr
37:01mais malgré tout
37:01je le dis
37:02le personnel politique
37:03me fait honte
37:04et même à droite
37:05alors que ma pente
37:06naturellement
37:06va plutôt du côté
37:07de cette droite conservatrice
37:09libérale et sociale
37:10qui en fait
37:10ce qui me définirait
37:11davantage
37:11donc il faut cesser
37:13urgemment
37:14avec ses ambitions
37:15personnelles
37:15la dernière fois
37:15qu'elle a été au pouvoir
37:16c'était quand pour vous ?
37:18la dernière fois
37:18qu'elle a été au pouvoir
37:19cette droite ?
37:20je crois qu'elle n'a jamais été
37:21elle n'a jamais vraiment
37:22été au pouvoir
37:22parce qu'en fait
37:23c'était François Fillon
37:24qui la représentait
37:25bien davantage
37:26que les autres
37:27et François Fillon
37:27a été entravé
37:28par une décision judiciaire
37:29donc
37:30et ensuite
37:32on l'avait avec Pompidou
37:34peut-être quand même
37:35un petit peu
37:35l'époque n'était pas
37:38la même
37:38donc pas Giscard
37:39pas Sarkozy
37:40pas Chirac
37:40non
37:41ils ont tous participé
37:42moi je les mets tous
37:43un petit peu
37:43dans le même sac
37:44d'avoir saboté
37:46au bout du compte
37:46cette construction
37:48d'un système
37:48qui ne correspond plus
37:49maintenant aux appétits
37:50démocratiques
37:51et à la vie des gens
37:52donc il faut réfléchir
37:53en effet
37:53mais cette réflexion
37:54n'a pas été conduite
37:55donc c'est pas à moi seul
37:56j'invite à ce que
37:58les intellectuels
37:59réfléchissent
37:59à effectivement
38:00une participation
38:01institutionnalisée
38:03de ce peuple
38:03oublié
38:04afin qu'il participe
38:06aux grandes décisions
38:07et puis surtout
38:07j'invite le personnel politique
38:09à se regrouper
38:10à faire en sorte
38:11de travailler plus collectivement
38:12comme il n'y a pas
38:13d'hommes providentiels
38:13qu'ils acceptent
38:14effectivement de mettre
38:15leurs égaux de côté
38:16et qu'ils acceptent
38:17des sortes
38:18de tickets
38:19ou je ne sais comment
38:20les appeler
38:21de nouveaux consulats
38:24de nouveaux directoires
38:27pardon
38:27et Yvan Leffol
38:29nous avons Fabrice
38:29qui nous appelle de Toulouse
38:30bonjour Fabrice
38:31je suis en train
38:33d'échanger avec
38:34Yvan Leffol
38:35sur la solution
38:36la relève
38:37est-ce que l'union
38:38des droites
38:38serait possible
38:38est-ce que vous pensez
38:40qu'il y a une formule
38:42pour sortir du marasme
38:43dans lequel se trouve
38:44ce pays
38:44compte tenu
38:45que les élites
38:46n'auraient plus
38:47la confiance du peuple
38:48moi je pense
38:50en fait clairement
38:50que les élites
38:51n'ont plus leur place
38:52là où ils sont
38:53puisqu'ils sont censés
38:55nous représenter
38:56à partir du moment
38:57où certains ont des casiers
38:58ils devraient être
38:59plus inéligibles à vie
39:00clairement
39:01et je pense que
39:02revenir à une monarchie
39:03ce n'est pas une mauvaise chose
39:04dans le sens
39:05où
39:06on aurait quelqu'un
39:08à la tête d'un pays
39:09qui aurait une vision
39:09sur du long terme
39:10et pas juste
39:11de mandat en mandat
39:12histoire de garder sa place
39:14Monarchie constitutionnelle
39:15on est d'accord
39:16avec
39:16Yvan Rufol
39:18est-ce que l'option
39:20du souverain
39:21peut être envisagée
39:23elle revient souvent
39:24dans la bouche
39:26il y a une nostalgie
39:27effectivement
39:28de ce pouvoir
39:30de ce pouvoir vertical
39:31moi je n'y crois pas
39:32ma pente va plutôt
39:33vers des pouvoirs horizontaux
39:34mais encore une fois
39:35ce sont des débats
39:36qui tout est légitime
39:37et même
39:38effectivement
39:38de plaider pour la monarchie
39:40on y est un petit peu
39:41vous êtes d'accord
39:42on y est
39:42dans cette monarchie
39:44républicaine
39:44qui donne
39:45tous ses pouvoirs
39:47effectivement
39:47à un monarque isolé
39:48qui n'en fait
39:49maintenant plus qu'à sa tête
39:50et donc c'est pour ça
39:51que moi je suis
39:52je propose
39:53que l'on revoie
39:54la cinquième république
39:55elle-même
39:55je pense que c'est
39:56cette cinquième république
39:56dans cette monarchie
39:58institutionnalisée
39:59mais qui
39:59une monarchie
40:00qui isole encore davantage
40:02la caste
40:03cette oligarchie
40:04par rapport au peuple ordinaire
40:05c'est cette construction
40:06constitutionnelle
40:07qui est à revoir
40:08me semble-t-il
40:09afin d'y mettre
40:11encore davantage
40:11de parlementarisme
40:12c'est-à-dire
40:13d'horizontalité
40:13de participation
40:14du peuple
40:16à travers ses représentants
40:17encore une fois
40:17je m'appuie sur la démocratie
40:19je veux revenir
40:20aux fondamentaux
40:21de la démocratie
40:21ou l'autre option
40:22est-à-dire une vraie
40:23régionalisation
40:24on transmet le pouvoir
40:25à des régions
40:25c'est qu'on rapproche
40:26du niveau citoyen
40:27et au don des compétences
40:28législatives
40:29il y a le régalien
40:30il y a le national
40:30ce serait l'idéal
40:31mais cette décentralisation
40:32depuis De Gaulle
40:34elle a été pensée
40:35elle n'a jamais été faite
40:36on reste Jacobin
40:37donc on reste très Jacobin
40:38moi je suis un Girondin
40:40je suis un Girondin
40:41libéral provincial
40:41et donc je résonne
40:42en fonction
40:43de ses a priori
40:46si je puis dire
40:46mais je ne me donne pas
40:47en exemple pour autant
40:48mais je dis simplement
40:49qu'il faut faire
40:50un travail intellectuel
40:51comme la gauche
40:51a fait un travail
40:52l'extrême gauche
40:53LFI
40:53a fait un travail intellectuel
40:54pour penser la nouvelle société
40:56il faut que la droite
40:57fasse ce travail intellectuel
40:58la droite et la droite souverainiste
41:00fasse ce travail intellectuel
41:01et sorte de sa paresse
41:03parce que sinon
41:04nous allons mourir
41:05j'ai un bloc
41:06qui s'appelle
41:06Liberté d'expression
41:07dans lequel j'ai mis
41:08comme exergue
41:09une phrase de Thucydide
41:11le grand historien grec
41:12qui est citoyen
41:13il faut choisir
41:14se reposer
41:15ou rester libre
41:16je pourrais dire
41:18la même chose
41:18il reprend le discours
41:20aux morts de Périclès
41:21c'est ça
41:21dans le discours de Périclès
41:23et donc je pourrais dire
41:24la même chose aux français
41:24français il faut choisir
41:26se reposer
41:26ce qui est un peu la pente
41:28maintenant
41:28que l'on entend même
41:29auprès de ces français
41:30maltraités
41:31de ces français
41:31oubliés
41:32ou rester libre
41:33et rester libre
41:34ça veut dire en l'occurrence
41:35ne pas être soumis demain
41:36à un nouveau totalitarisme
41:38parce que ce qui arrive aujourd'hui
41:39ce qui risque d'advenir aujourd'hui
41:41c'est ce nouveau totalitarisme
41:43venu des sables d'Orient
41:45qui est le totalitarisme islamique
41:46qui imposerait
41:47l'islam des interdits
41:49parce que c'est aussi ceci
41:50la menace
41:50à travers effectivement
41:51l'endormissement général
41:52c'est que nous sommes
41:53dans une menace permanente
41:54de guerre civile
41:55j'avais écrit un livre
41:56il y a une dizaine d'années
41:57qui s'appelait
41:57la guerre civile qui vient
41:58cette guerre civile
41:59à bas bruit
42:00se voit maintenant
42:01très régulièrement
42:01dans les attaques
42:02qui sont concertées
42:03contre les forces de l'ordre
42:05et qui viennent
42:06d'une contre-société
42:07qui refuse maintenant
42:08de s'assimiler
42:08et qui s'oppose même
42:10à l'identité de la France
42:11il faut bien voir
42:12maintenant que cette fracture
42:13est consommée
42:13que nous ne vivons plus
42:15face à face
42:15nous ne vivons plus
42:16côte à côte
42:17mais face à face
42:18et il faut
42:19si l'on veut effectivement
42:20éviter d'arriver
42:21au drame
42:22que serait une nouvelle
42:23guerre civile
42:24il faut effectivement
42:25montrer que nous ne sommes
42:27pas vulnérables
42:27et rien n'est plus facile
42:29qu'une proie vulnérable
42:31et blessée
42:32faut-il remplacer
42:33nos élites
42:34la réponse est dans
42:35le livre d'Yvan Youfol
42:36la révolution
42:37des oubliés
42:38chez Fayard
42:39merci Yvan Youfol
42:4010 euros
42:4110 euros
42:42voilà
42:42à lecture
42:43une nouvelle collection
42:44ça se lit rapidement
42:45facilement
42:46et vous sortirez
42:48j'allais dire
42:48plus lucide
42:50de l'état
42:50dans lequel vous êtes
42:51moi je l'ai lu
42:53c'est ce que je vous suggère
42:54merci
42:54je vous donne rendez-vous
42:56à demain
42:56je vous confie
42:57aux douceurs
42:58de Brigitte Laé
42:59et puis on retrouvera
43:00Yvan Youfol
43:01parce que je pense
43:01que l'actualité
43:02fera que j'aurai besoin
43:03de vous reconsulter
43:04pour éclairer nos consciences
43:06merci Yvan Youfol
43:07à demain
43:07chers auditeurs
43:08et chers auditeurs
43:09sur Sud Radio
43:10Sud Radio
43:11Parlons Vrai
43:12Parlons Vrai
43:13Sud Radio
43:13Parlons Vrai
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