- il y a 4 heures
- #sudradio
Avec Olivia Grégoire, députée EPR de Paris, ancienne ministre déléguée chargée des entreprises, du tourisme et de la consommation
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NewsTranscription
00:00Bonjour, qu'est-ce qu'on est bien sur Sud Radio ?
00:03On y est d'autant plus heureux aujourd'hui que je reçois Olivia Grégoire,
00:08ancienne ministre de Commerce et de l'Artisanat.
00:11Aujourd'hui députée de Paris, La République en marche.
00:14Quel courage de garder cette conviction.
00:18Et pour autant, chère Olivia Grégoire, vous êtes une femme courageuse
00:22et dans le personnel, dans le paysage politique actuel,
00:25et le personnel politique, vous vous distinguez par une obligation
00:28sur un combat qui peut sembler secondaire, mais qui ne l'est pas du tout.
00:33Et d'ailleurs, de plus en plus de nos concitoyens et de nos concitoyens
00:36et de nos responsabilités qui ont conscience que l'acte alimentaire
00:38est un acte vital, sacré, qui implique des conséquences environnementales,
00:42sociales, historiques, que le contenu de notre assiette détermine
00:45l'avenir de cette planète, et que le pays du bien-manger qui est la France
00:48est peut-être celui où la malbouffe se porte le mieux.
00:50Vous avez donc décidé de prendre le taureau par les cornes,
00:52avec une proposition de loi qui va être déposée le 16 février
00:57par laquelle vous allez demander à ce que l'acte alimentaire,
01:01l'éducation au goût, celui qui va permettre aux consommateurs de demain
01:04et d'aujourd'hui de choisir les bons aliments
01:06qui respectent l'environnement avec l'histoire du Mercosur.
01:09On sait bien que la malbouffe est un fléau national
01:11dont les conséquences sont tragiques sur le plan sociétal,
01:14économique, sanitaire, l'obésité, on va en parler de tout ça.
01:17Donc c'est une priorité nationale, ça devrait être le thème 2 ou 3
01:20de la prochaine campagne présidentielle.
01:22Vous allez déposer cette proposition de loi
01:24et vous me disiez à l'instant, je ne suis pas sûr qu'elle passe
01:28parce que si extérieurement tout le monde est d'accord,
01:30au moment de passer à l'acte politique,
01:32il y a des réticences et des pudeurs.
01:35D'abord, en un premier temps, Olivier Grégoire,
01:37femme politique, macroniste, ministre,
01:41pourquoi tout d'un coup vous êtes attachée à ce projet
01:44de l'éducation alimentaire
01:47et de faire en sorte que la malbouffe doit reculer en France
01:49de façon efficace et réelle.
01:51Merci de m'accueillir Péricault-Légas
01:53et je sais que c'est un combat que vous menez
01:55depuis des décennies aussi.
01:58Et peu importe nos parcours,
01:59on est nombreux à se reconnaître.
02:01Tout à fait.
02:02J'en profite pour...
02:03Et je salue la femme politique
02:04parce que j'ai rencontré beaucoup de personnalités.
02:07Vous êtes celle qui est allée le plus loin
02:09dans cette détermination et cet acte de courage.
02:11J'ai un peu de sang breton, Finistère Nord.
02:14C'est une explication qui me va très bien.
02:16Le Basque est tout à fait sensible à cette thématique.
02:19Comment est née cette idée ?
02:20Deux origines.
02:24Il y a quatre ans,
02:25j'ai eu le plus beau moment de ma vie.
02:27J'ai un petit être humain qui est arrivé
02:28et qui porte le doux nom de Romy,
02:30qui est ma fille,
02:31et je suis devenue maman
02:32alors même que j'étais ministre.
02:35Quand on est ministre, effectivement,
02:37on a un agenda de ministre.
02:39On a très peu de temps.
02:42Comme d'ailleurs beaucoup d'autres de nos compatriotes
02:44qui travaillent beaucoup.
02:46Et très vite,
02:47s'est posé la question de l'alimentation de ma fille
02:49une fois que j'ai eu arrêté de l'allaiter.
02:52Et j'ai toujours mis un point d'honneur
02:54malgré ces agendas compliqués
02:56et grâce au soutien,
02:58évidemment, de son papa, mon mari,
03:00de la faire manger correctement.
03:02Et donc, malgré les agendas,
03:04j'allais faire le marché
03:05et je me débrouillais
03:06pour qu'elle mange des compotes
03:08faites par sa maman
03:09et pas des compotes industrielles.
03:10Faites maison avec des produits frais.
03:12Avec des produits frais.
03:13Ce qui...
03:14Mais j'espère vraiment qu'on va y revenir.
03:16C'est un produit très pratique.
03:18C'est aussi un dossier
03:19dont vous êtes emparés,
03:20le fait maison et le...
03:21Pas cher pour le portefeuille
03:24et meilleur pour la santé.
03:25Et puis,
03:26quand on y a eu à peu près deux ans,
03:28je suis ministre des PME,
03:29du commerce et de la consommation.
03:31Et vous vous souvenez,
03:32cher Perico,
03:32qu'on a une période d'hyperinflation alimentaire
03:35très violente en 1922-1923.
03:38A l'époque, avec Bruno Le Maire,
03:39on essaye de trouver des solutions
03:40pour faire baisser les prix.
03:42On parle des années 2000,
03:42pas 1922-1923.
03:442022-2023.
03:45C'est tout récent.
03:46C'est très récent.
03:47On n'est pas centenaire encore.
03:48Non, non, non.
03:48Parce que les gens se disent
03:49que c'était autrefois la façon.
03:50Non, non, c'est tout frais.
03:52Et donc,
03:52je fais beaucoup de déplacements
03:53en province,
03:55en France,
03:55pour aller aux rencontres
03:57des lecteurs,
03:57des entrepreneurs.
03:59Et j'ai un face aux lecteurs
04:00dans le sud.
04:00Tout ça est évidemment vrai
04:02où une jeune femme
04:03qui est enseignante
04:04revient sur le sujet
04:06de l'alimentation
04:07et de la difficulté
04:08pour certaines familles modestes
04:10de faire des courses
04:11avec ces prix qui ont augmenté
04:12d'à peu près 10% à l'époque.
04:14Et je lui dis,
04:14en plus,
04:15il y a une double peine,
04:16si je puis me permettre,
04:17c'est que les familles
04:17les plus modestes
04:18sont souvent celles
04:20qui consomment
04:20le plus d'aliments
04:21ultra-transformés
04:22qui, très clairement,
04:24double peine,
04:25sont ceux qui ont été
04:26les plus durement frappés
04:28par l'inflation
04:29puisqu'il faut beaucoup d'énergie
04:30pour des aliments
04:31ultra-transformés.
04:31Votre équation est très claire.
04:33Elle est claire,
04:33c'est la double peine
04:34pour le portefeuille
04:36et pour la santé.
04:37Et là,
04:37je dis une phrase,
04:39je vous raconte l'histoire
04:40comme on a un tout petit peu de temps,
04:41je dis une phrase
04:42que je pense,
04:42ce qui est toujours mieux,
04:43je dis en fait,
04:44fut un temps
04:45où on nous apprenait
04:46la base
04:46de l'équation alimentaire
04:48de l'équilibre nutritionnel
04:50à l'école
04:50et où, effectivement,
04:52les parents ou les grands-parents,
04:53ce qui est un sujet,
04:54étaient aussi mis à contribution.
04:56Et je dis,
04:57ce serait peut-être pas idiot
04:58de revenir avec un peu
04:58de bon sens
04:59à cette idée
05:00de donner un bagage
05:02à nos gamins
05:02pour que,
05:03peu importe leur origine sociale,
05:05ils sachent faire la différence
05:06entre des produits bruts
05:07et connaissent leur saisonnalité
05:09et comment on peut
05:10les consommer.
05:12Et là,
05:13cher Péricault,
05:14parce que je suis aussi
05:14j'ai un petit caractère,
05:16dirons-nous,
05:18naît une polémique.
05:19Quelques heures après
05:20la sortie de cette interview,
05:21sur une chaîne d'info,
05:23je vois un bandeau,
05:25Olivia Grégoire
05:26propose des cours
05:27de cuisine
05:29pour lutter
05:29contre l'inflation alimentaire.
05:31Je m'en souviens.
05:31Et là,
05:32je suis très en colère.
05:33Je suis très en colère
05:34parce qu'il y a eu
05:36un raccourci,
05:36une caricature
05:37d'un propos
05:37qui était moins idiot
05:39que celui qu'on m'a prêté.
05:41Et je suis encore plus en colère
05:42parce que je trouve
05:43que c'est un faux jeu de mots,
05:45une fausse caricature
05:46d'une vraie réalité.
05:48Je fais de la politique
05:49depuis bientôt dix ans.
05:50J'entends,
05:51et je m'y intéresse
05:51depuis trente ans,
05:53j'entends matin,
05:54midi et soir,
05:54peu importe les parties,
05:56j'entends beaucoup parler
05:57de justice sociale,
05:59d'égalité des chances.
06:00Vous savez,
06:00ces mots très jolis,
06:03mais qui,
06:03si on ne leur donne pas
06:04une réalité dans la vraie vie,
06:06deviennent des mots creux et vides,
06:08comme c'est malheureusement le cas
06:09sur certains domaines.
06:10Et je reviens
06:10sur le sujet de l'alimentation
06:12et je me dis,
06:12voilà un sujet
06:13de terribles inégalités.
06:16On a presque le même âge,
06:18vous connaissez Maxime Le Forestier,
06:20moi,
06:20il a bercé une partie
06:21de mon enfance,
06:22dont cette chanson,
06:24on ne choisit pas ses parents,
06:25on ne choisit pas sa famille,
06:27on ne choisit pas non plus
06:28les trottoirs de Manille,
06:29de Paris ou d'Alger
06:30pour apprendre à marcher.
06:31Et je me dis,
06:32c'est pareil,
06:32pour apprendre à manger.
06:34Très beau cours de vie,
06:35très belle leçon de vie.
06:36avant d'être ministre de la consommation
06:38et des entreprises,
06:38j'ai été en charge
06:39de l'économie sociale et solidaire,
06:40cette économie dont on parle assez peu,
06:43qui est celle qui,
06:44notamment avec les associations,
06:45les coopératives agricoles,
06:47mène beaucoup d'actions
06:49à destination des plus fragiles.
06:51Et quand j'allais voir
06:51des épiceries sociales,
06:52des épiceries solidaires,
06:53certains des auditeurs
06:54qui sont là aujourd'hui
06:55les connaissent,
06:57souvent j'ai vu que les femmes
06:58qui accompagnaient ces femmes
06:59en difficulté,
07:00souvent ce sont des femmes,
07:01leur donnaient des paniers,
07:02vous savez,
07:03des fruits ou des légumes moches
07:04et que bien souvent,
07:06sous les fruits et les légumes moches,
07:07il y avait une petite fiche recette.
07:09Parce que,
07:10quoi qu'en pense les bien-pensants,
07:13on ne sait pas tous,
07:14peu importe,
07:15ça dépend de sa culture,
07:16de son origine aussi géographique,
07:19familiale,
07:19comment cuisiner un panais
07:21ou comment cuisiner un potimarron.
07:23Et donc,
07:24je me suis dit,
07:25une fois que je ne serai plus ministre,
07:26ce qui a été assez rapide,
07:28dès septembre 2024,
07:30je me suis dit,
07:30je vais d'abord commencer par écouter
07:32et je veux dire à ceux qui nous écoutent
07:35que dans ce pays,
07:35on part tout le temps
07:36de ce qui ne marche pas,
07:37mais si rarement
07:39de ceux qui se battent
07:40et qui font en sorte que ça marche.
07:41Et là,
07:41j'ai découvert,
07:42Perico-Legas,
07:43qu'il y avait des dizaines
07:45et des dizaines d'associations,
07:47des centaines de bénévoles,
07:48des milliers de gens
07:49qui aujourd'hui interviennent
07:51dans les écoles,
07:52qui se battent
07:53de l'Occitanie
07:54à la presqu'île de Creuson,
07:56qui se battent
07:56avec Bleu Blanqueur
07:58que vous connaissez,
07:59avec Au Goût du Jour,
08:00avec Eurotoc,
08:01avec l'école comestible,
08:02évidemment avec la Semaine du Goût
08:04que vous connaissez mieux que personne,
08:05le Collège Culinaire,
08:07la Tablée des Chefs,
08:08l'Annie Étoilée,
08:09tous ces gens
08:10dont on ne parle jamais
08:11qui aujourd'hui
08:12se battent
08:12pour rentrer dans des écoles
08:13et parler éducation alimentaire
08:15à nos enfants.
08:15Et je me suis dit,
08:17en écoutant aussi nos chefs
08:18dont certains
08:19me touchent,
08:20me parlent,
08:21je pense à Alain Fontaine
08:22qui est un grand monsieur,
08:23maître restaurateur,
08:24je pense à Régis Marcon,
08:27immense chef,
08:28je pense à Arnaud Fay,
08:29je pense à Philippe Etchébest,
08:31à Thierry Marc,
08:32je pense à Nina Méteyer,
08:33tous ces chefs
08:34qu'on voit parfois à la télé,
08:35souvent dans les journaux,
08:36et qui,
08:37lorsque je les ai appelés
08:37il y a un an,
08:38m'ont dit,
08:38mais évidemment,
08:39on te suit
08:40et on est avec toi.
08:41Donc depuis un an,
08:42j'ai travaillé silencieusement
08:44sur un sujet
08:44qui n'est pas d'économie,
08:45contrairement à mes habitudes,
08:47et j'ai travaillé
08:47par rapport à l'existant,
08:49puisque le ministère
08:49de l'Éducation nationale
08:50est quand même
08:51un univers à part entière,
08:52et j'ai fait en sorte,
08:54malgré l'instabilité politique,
08:55avec pas moins
08:56de quatre ministres différents
08:57en douze mois,
08:59de présenter
09:00et de porter ce texte
09:01que je vous ai donc amené,
09:02qui propose
09:03de rendre obligatoire,
09:05on va y revenir,
09:06l'éducation à l'alimentation
09:07de nos enfants,
09:08de la première maternelle
09:09à l'entrée au lycée,
09:11ce qui ferait
09:12à peu près
09:12une séance par trimestre,
09:15soit 25 cours
09:16d'éducation à l'alimentation
09:17avant d'arriver au lycée.
09:19Ça ne grève pas,
09:21le reste de l'enseignement
09:23public,
09:24on est d'accord et privé.
09:25Alors justement,
09:25j'ai démarré
09:27à ne pas feutrer,
09:28parce qu'il y a
09:29beaucoup de prétentions
09:30en général,
09:31et notamment
09:31dans l'univers politique,
09:32et moi je ne connaissais pas
09:33l'éducation nationale,
09:34et ce n'est pas avec une enfant
09:35en première section
09:35de maternelle
09:36que j'ai la prétention
09:37de la connaître.
09:37Évidemment.
09:38Donc j'ai écouté,
09:39j'ai travaillé évidemment
09:40avec les services du ministre,
09:41avec son cabinet,
09:42j'ai écouté aussi
09:43des syndicats,
09:44de restauration scolaire notamment,
09:46pour voir comment faire au mieux.
09:48La réalité,
09:48c'est que bien souvent,
09:50et c'est la députée de Paris
09:51qui le dit,
09:53quand on veut apporter
09:54un nouvel enseignement
09:55ou renforcer un enseignement
09:56au sein de l'éducation nationale,
09:58bien souvent depuis Paris,
10:00nous votons
10:00un nouveau programme,
10:02une nouvelle thématique.
10:04La réalité,
10:05c'est que nos enseignants,
10:07en aval,
10:07ceux qui doivent mettre en oeuvre
10:08ce que les législateurs décident,
10:11en réalité,
10:12les journées ne font que 7-8 heures,
10:14et on ne peut décemment pas
10:15créer de nouvelles obligations permanentes
10:17sans se soucier de la façon
10:19et des modalités
10:20dont ils vont la mettre en oeuvre.
10:21Donc,
10:21j'ai fait un travail de fourmi
10:23qui a consisté à identifier
10:25au sein du parcours scolaire
10:27les moments où on parlait déjà
10:29d'éducation à l'alimentation.
10:31Parce que oui,
10:32notamment dans le primaire,
10:33ce qui est essentiel
10:34auprès de la petite enfance,
10:35il y a des modules
10:36qu'on appelle
10:37explorer le monde,
10:38découvrir le monde,
10:39puis sciences et technologies,
10:40juste avant la 6e,
10:42où est mentionnée
10:43l'éducation à l'alimentation.
10:44Mais l'éducation à l'alimentation,
10:46elle est mentionnée
10:47au milieu
10:47d'autres savoirs
10:50qui sont tout aussi importants,
10:51je n'en doute pas,
10:52gaspillage alimentaire,
10:53développement durable,
10:54sport
10:55et santé.
10:56La réalité,
10:57c'est que,
10:58comme l'enseignement
10:58à l'éducation à l'alimentation
10:59est un peu mélangé
11:01au milieu de ce panier
11:02d'enseignements fondamentaux,
11:04je propose,
11:05avec ce texte de loi,
11:06qu'on vérifie,
11:07qu'on expérimente,
11:08c'est l'objet,
11:09dans 4 très grandes académies,
11:11que c'est effectivement
11:12sans dispenser à nos enfants.
11:14Olivier Grégoire,
11:14on y revient dans quelques instants,
11:16appelez-nous auditeurs
11:17de Sud Radio,
11:18je suis sûr que cette thématique
11:19vous passionne,
11:19vous concerne,
11:20vous touche,
11:21que vous avez un avis
11:22sur la façon
11:23dont la malbouffe
11:24se déploie en France,
11:25où on sait que les fast-foods
11:27et la grande distribution
11:28se portent bien
11:29et quelquefois
11:30on peut faire
11:30des rapports de cause à effet,
11:32à l'école,
11:33les cantines scolaires,
11:34vous voyez peut-être
11:35autour de vous
11:35des enfants
11:36qui oublient
11:36les valeurs alimentaires,
11:38qui mangent mal
11:38et peut-être
11:39c'est quelque chose
11:39qui vous inquiète,
11:40Olivier Grégoire répondra
11:41à vos inquiétudes,
11:42à vos interrogations
11:43au 0826-300-300,
11:45vous appelez Emmanuel Galasso
11:46qui prend votre appel,
11:47je vous dis à tout de suite.
11:48Sud Radio,
11:50Sud Radio,
11:50Parlons Vrai,
11:51Parlons Vrai,
11:51Sud Radio,
11:52Parlons Vrai,
11:54Midi 14h,
11:55Sud Radio,
11:57la France dans tous ses états.
11:59Perico Légas reçoit
12:00Olivia Grégoire,
12:02ancienne ministre
12:03et peut-être future ministre
12:04parce que la ville républicaine
12:05aujourd'hui
12:05est mouvementée
12:06et active,
12:08en tout cas députée de Paris
12:09qui prend à bras
12:11le corps
12:11et avec tout son cœur
12:13le thème
12:14de l'enseignement du goût
12:15et l'école
12:16pour combattre efficacement
12:17la malbouffe
12:18parce que c'est évidemment
12:19par la transmission
12:20de ce savoir,
12:21c'est un savoir,
12:22savoir manger.
12:23L'acte alimentaire
12:23est un acte politique,
12:24social, culturel,
12:25environnemental.
12:26Si nous privons
12:27surtout en France
12:28notre jeunesse
12:29de cette connaissance,
12:30de cette intelligence
12:31qui ne peut faire
12:33que du bien
12:33à notre environnement,
12:34à nos agriculteurs,
12:35à notre commerce extérieur,
12:36tout ce que l'on veut
12:37et surtout à la vie familiale
12:38et à notre santé
12:39parce que la malbouffe
12:40engendre des maladies.
12:41Donc,
12:42vous vous êtes emparés
12:43de ce sujet
12:44comme un enjeu politique majeur
12:46et on vous moque
12:47un petit peu
12:48d'ailleurs là-dessus.
12:49On considérait peut-être
12:50d'autres priorités.
12:50Non,
12:50c'est une priorité
12:51et je voudrais y venir
12:53très concrètement
12:54à Olivier Grégoire
12:55cette proposition de loi
12:56que vous allez déposer
12:57le 16 février prochain.
13:00D'abord,
13:00en deux mots,
13:01comment est-elle articulée ?
13:02Parce qu'attention,
13:03il faut que ce soit très efficace,
13:04il faut que ça corresponde
13:04aux réalités.
13:05Comment est-elle articulée ?
13:06Ensuite,
13:07je vous demanderai
13:07quelles sont ses chances
13:08d'aboutir ?
13:08D'abord,
13:09comment vous l'avez pensée ?
13:11Je l'ai pensée très simplement,
13:13je vous le disais juste avant
13:14il y a quelques minutes,
13:17je l'ai pensée
13:17en pensant
13:18à ce qu'il ne fallait pas faire.
13:20Parce qu'on évacue
13:21l'expérience
13:21ayant parlé.
13:23Donc,
13:24créer un nouvel enseignement
13:25à partir de rien
13:26depuis Paris
13:27et décider
13:28que toutes les communes
13:28de France
13:29et tous nos enseignants
13:30comme ça
13:30du jour au lendemain
13:31vont trouver
13:31les moyens,
13:33vont trouver
13:34les programmes,
13:35vont trouver
13:35le temps scolaire,
13:37c'est un songe
13:38et je n'ai pas travaillé
13:39comme ça.
13:40J'ai travaillé...
13:41Il y a le personnel potentiel
13:43où il faut aussi le...
13:44Aujourd'hui,
13:45ce sont les enseignants
13:46de notre communauté éducative
13:47qui,
13:48à chaque degré,
13:49que ce soit au sein
13:50des enseignements
13:50Découvrir et Explorer le Monde
13:51puis au sein
13:52de ce qu'on appelle
13:53le parcours éducatif
13:54de santé
13:54qui,
13:55avec le chef d'établissement
13:56pour ce qui est du collège,
13:58anime un parcours éducatif
14:01au sein duquel
14:01l'éducation à l'alimentation
14:03est mentionnée
14:04parmi d'autres
14:05et je souhaite
14:06que cet enseignement
14:07ne soit pas facultatif
14:09mais réellement obligatoire
14:11en lien avec la restauration scolaire
14:13et la pause déjeuner.
14:14Vous avez établi le cadre.
14:15Le cadre est un cadre
14:17comme on ne souhaite pas
14:19faire un texte descendant
14:21qui fait plaisir à l'égo
14:22mais qui ne se met pas en oeuvre.
14:24Moi, je propose
14:25quelque chose
14:25qui marche bien
14:26dans notre pays.
14:27En bon français,
14:28dans les entreprises,
14:29pardonnez-moi Péricault,
14:30on appelle ça
14:31du test and learn.
14:31Oui, mais oui,
14:32c'est un franglais.
14:33C'est une proposition de loi
14:34de test and learn,
14:34c'est-à-dire que je propose
14:35dans quatre grandes académies volontaires
14:37que dans les 18 mois
14:39qui viennent,
14:40on se met en ordre de marche
14:41pour que cette éducation
14:42à l'alimentation
14:43soit obligatoire
14:43au plan académique
14:45en lien avec la restauration scolaire
14:47qui doit être
14:47un temps d'apprentissage.
14:48Petite parenthèse,
14:49je rappelle un fait historique
14:50que vous connaissez par cœur.
14:51Il y avait déjà eu
14:52une initiative de ce genre
14:53sur six régions
14:54portées,
14:55ça ne s'invente pas,
14:56par Jacques Lang
14:57qui était très sensible
14:58à cette thématique
14:58quand il était ministre
14:59d'éducation nationale
15:00et il y avait eu
15:01des clivages gauche-droite
15:02qui fait que tout avait
15:03été abandonné.
15:04Mme Najat Vallaud-Belkacen
15:06a dit qu'on a beaucoup
15:06d'autres priorités
15:07que celles-là
15:07et tout avait foutu.
15:08Donc, il y a tout
15:09à reprendre à zéro
15:10juste pour dire
15:11que la République
15:12avait été soucieuse
15:13et que vous avez
15:13le courage de dire
15:14non, c'est très important,
15:15il faut le reprendre.
15:16C'est surtout,
15:17vous disiez tout à l'heure
15:19ancienne ministre,
15:20peut-être future,
15:21etc.
15:21Je ne sais pas
15:21ce que je serais de futur,
15:23ce que je sais,
15:23c'est que je suis désormais
15:24maman.
15:25Et ce que je sais,
15:26c'est que voir des enfants
15:28dans ce pays
15:29qui ne sont pas égaux
15:31devant le socle
15:32de connaissances minimum
15:33des fruits,
15:34des légumes,
15:35de l'équilibre nutritionnel
15:36et des saisonnalités
15:38me préoccupe beaucoup.
15:40Quand en parallèle,
15:41tous les politiques
15:41vont au salon de l'agriculture
15:43qui sera ouvert
15:44dès la semaine prochaine
15:45et bondissent
15:47comme des cabris
15:47dans les allées
15:48en disant
15:48à nos agriculteurs
15:50et à nos producteurs
15:51mais oui,
15:51c'est important l'alimentation
15:52et qu'ils ne sont pas
15:54derrière moi
15:55pour porter ce combat,
15:56je peux vous dire aujourd'hui
15:56par exemple
15:57qu'Arnaud Rousseau,
15:58le président de la FNSEA,
15:59il n'a pas fallu
15:59que je l'appelle trois fois
16:00pour qu'il me suive
16:01et qu'il m'accompagne.
16:02Pourquoi nos gamins
16:03ont envie,
16:04ma gamine de 5 ans,
16:054 ans,
16:06a envie de fruits rouges
16:07au mois de novembre ?
16:09Comment on fait
16:09pour que nos enfants
16:10aient le réflexe
16:11comme nous avant
16:11ou nos parents
16:12de se dire
16:15parce qu'elles croient
16:16que c'est la norme ?
16:17Toutes les semaines,
16:19on nous parle du Mercosur,
16:20on nous parle
16:20de souveraineté agricole
16:21et on a des gamins,
16:23rappelez-vous,
16:24cher Perico,
16:24il y a deux ans
16:25j'avais fait ce sondage
16:26qui ne font pas bien
16:27la différence
16:27entre un concombre
16:28et une courgette.
16:29La réalité,
16:30c'est que je pense
16:31que savoir manger
16:32est un savoir fondamental,
16:34je pense que
16:35le contexte politique,
16:36puisque c'est le sens
16:36de votre question,
16:38en fait,
16:39rien n'est simple.
16:40C'est le charme du moment,
16:41je ne sais pas
16:42si c'était pareil avant
16:43et je crains
16:44que ce ne soit pareil après.
16:45Rien n'est simple.
16:46Donc j'entends,
16:47et j'ai entendu en commission
16:48notamment,
16:49certaines critiques
16:49qui pour certaines
16:50sont fondées.
16:51Donc j'ai essayé
16:52d'améliorer mon texte
16:53pour rassurer.
16:54Mais j'ai envie de dire
16:55à ceux qui nous écoutent
16:56et qui notamment à droite
16:57estiment que l'école,
17:00et ça s'entend,
17:00beaucoup de Français
17:01pensent pareil d'ailleurs,
17:02je pense qu'on aura
17:02des auditeurs
17:03qui vont me dire ça.
17:04Il y en a déjà une.
17:04Lire, écrire, compter,
17:06on n'arrive déjà pas le bien
17:07à le faire avec nos gamins.
17:08Est-ce que vous êtes sûr
17:09que leur apprendre à manger,
17:11c'est le rôle de l'école,
17:12ce n'est pas le rôle des parents ?
17:13Alors moi,
17:14je vais être très pragmatique.
17:15Bien sûr que c'est le rôle
17:15des parents,
17:16mais je le disais
17:17dans un groupe de presse
17:18ce week-end Centre France,
17:20si les parents le font mal ou pas,
17:21on fait comment ?
17:22Qui le fait ?
17:22Et deuxièmement,
17:24j'ai envie de dire,
17:25comme ça vous aurez
17:25les deux axes
17:27qui ont pu être
17:28des axes de critique.
17:29À gauche aussi,
17:31moi je mets en article 2
17:32dans ce texte,
17:33au-delà de l'expérimentation,
17:35un fonds d'action
17:35où je mets un peu d'argent public
17:37que j'ai réussi à trouver,
17:39mais aussi que je dis
17:40aux entreprises
17:41qui pour certaines
17:42se mobilisent déjà,
17:43vous pourrez contribuer
17:45en mécénat
17:47pour essayer de faire en sorte
17:48que nos enfants à l'école
17:49puissent avoir des cantines
17:50pour certaines
17:51mieux adaptées
17:52à ce type d'enseignement
17:53et pour qu'on puisse aussi
17:54former des enseignants
17:56et des encadrants.
17:57Donc vous impliquez
17:57toutes les forces vives
17:58du pays ?
17:59Non mais parce qu'on me dit
18:00souvent,
18:01et notamment à gauche,
18:02mais le texte fonctionne
18:03même sans le fonds d'action.
18:05Oui,
18:05mais l'ambition sera un peu coupée,
18:07il ira moins loin,
18:08il ira moins fort,
18:09et on aura encore,
18:11puisque c'est ça la politique,
18:12il faut regarder le bout du chemin,
18:13des communes riches
18:14où les enfants auront
18:15de belles cantines,
18:16où ils pourront avoir
18:17des cours d'éducation
18:18et d'alimentation,
18:19et des communes très modestes
18:21pour pas dire,
18:22pour certaines,
18:22avec des cantines non salubres,
18:24qui ne pourront pas
18:25faire ces ateliers.
18:26Donc c'est vrai que je mets
18:27un dispositif financier
18:28pour l'aider.
18:28Alors justement,
18:29nous avons Christophe
18:30qui nous appelle du Tarn.
18:31Bonjour Christophe.
18:33Bonjour Péricourt,
18:34bonjour Madame la Ministre.
18:37Merci de nous appeler.
18:39Vous êtes déjà préalablement,
18:40vous êtes père de famille,
18:42vous avez été confronté à...
18:44Oh là là,
18:44moi j'ai 62 ans,
18:47mes enfants sont grands.
18:49Oui.
18:49Voilà,
18:50j'habite à la campagne.
18:51En vous écoutant,
18:52je suis en train de déjeuner,
18:54et du côté Madame la Ministre,
18:55qui a de bonnes idées,
18:57et toujours faire des lois,
18:59mais est-ce qu'il ne faudrait pas
19:01éveiller simplement
19:01la curiosité ?
19:03Moi je suis en train de me faire,
19:04je m'étais fait des petits pois
19:05déglacés au vinaigre,
19:07avec des échalotes.
19:08Ce n'est pas très compliqué
19:09de vouloir bien manger.
19:10C'est une volonté,
19:12c'est une volonté.
19:13Il faut avoir envie.
19:14Et dans un pays comme le l'autre,
19:16où on est dans l'opulence de tout,
19:19et en plus,
19:19les jeunes,
19:20ils ont des portables.
19:21Ce n'est pas très compliqué,
19:22vous tapez topimam,
19:23vos recettes,
19:23ça sort.
19:24Moi je le fais à 62 ans,
19:26pour travailler des trucs différents.
19:27Encore fou de fouet connaître
19:28Topinambour.
19:29Topinambour pané,
19:30ce que vous voudrez.
19:31Les légumes,
19:32les trucs.
19:32Mais vous avez vu les pubs
19:33qu'on a sur les...
19:34Moi je n'en ai pas la télé,
19:35mais quand on allume la télé,
19:36c'est la malbouffe,
19:37c'est les fast-foods.
19:38Vous rentrez dans des supermarchés,
19:40des rayons,
19:41des chips,
19:41des gâteaux,
19:42des apéros.
19:43Excusez-moi,
19:44je vais te dire quelque chose
19:45de vulgaire,
19:45mais ça dégueule
19:46des choses comme ça.
19:47Les industriels sont coupables,
19:49il y a plein de choses.
19:50Il y a plein de choses à faire,
19:51il a raison.
19:51Il faut éduquer,
19:52il faut éduquer à la raison.
19:54Bien sûr.
19:55Votre question,
19:56Christophe,
19:56c'est comment susciter,
19:57au-delà de la législation
19:59qui est nécessaire
20:00pour créer un cadre scolaire,
20:02comment susciter
20:02chez le consommateur
20:03et chez les jeunes
20:04l'envie de consommer
20:05des choses
20:06qui font du bien
20:07à tout le monde ?
20:08Par quels moyens ?
20:09Avec les moyens sociaux,
20:10vous allez me dire,
20:11est-ce qu'on ne peut pas
20:11alerter davantage
20:12le consommateur ?
20:13Déjà, cher Christophe,
20:14bon appétit.
20:15Merci.
20:15C'est un peu loin le Tarn,
20:17mais je serai bienvenu
20:18pour déjeuner,
20:18mais je vais être là
20:19pour le goûter plutôt.
20:20Moi, je suis musicien,
20:23donc je suis souvent à la maison,
20:24donc je me fais
20:24trois repas par jour.
20:26Vous êtes en bonne santé.
20:28Vous êtes où exactement
20:29dans le Tarn, Christophe ?
20:30À côté de Lavore.
20:32Oui, bien sûr, bien sûr.
20:34Très beau terroir.
20:35Très beau terroir.
20:37Vous avez raison
20:38sur plusieurs points,
20:39mais je vais reprendre
20:39votre exemple très concrètement,
20:41cher Christophe,
20:42sur Topinambour et Panay.
20:43Alors, là où vous avez raison,
20:46c'est qu'on caricature
20:47beaucoup nos jeunes.
20:49Et j'ai fait un sondage important
20:51pour m'accompagner
20:52dans ce texte de loi
20:53qui démontre assez clairement
20:55que les jeunes
20:56se servent aussi
20:58et de façon équitable
21:00des réseaux sociaux
21:01pour trouver des recettes
21:03et des recettes saines
21:04de produits bruts.
21:06Donc, en fait,
21:07nos enfants,
21:07les 15-24 ans,
21:09les jeunes adultes
21:11et les ados
21:12se servent
21:13des réseaux sociaux
21:14soit, à part égale,
21:16soit pour aller chercher
21:17ce qu'on appelle
21:17de la junk food,
21:19soit pour aller chercher
21:20des recettes
21:21healthy,
21:22saines,
21:24à partir de produits bruts.
21:26Donc, déjà,
21:26je ne leur jette pas la pierre
21:27parce que, contrairement
21:28à ce qu'on pourrait croire,
21:29ils ne vont pas
21:29que voir des recettes
21:31de trucs
21:32plein de fromage fondu
21:33et plein d'aliments
21:34ultra transformés.
21:35La réalité,
21:36c'est que
21:37vous parliez de votre âge,
21:39un peu plus de 60 ans.
21:40Moi, ce que je crois,
21:41c'est qu'on a perdu ça,
21:43on a perdu cet enseignement
21:44de génération en génération.
21:46Et je vais vous dire,
21:46j'ai un peu l'impression
21:47que c'est ma génération.
21:48Moi, j'ai eu 47 ans
21:49qui est la génération
21:50de rupture.
21:52La transmission,
21:52c'est mal faite.
21:53Alors, moi, on me l'a faite.
21:54Voilà, bien sûr.
21:55J'ai eu la chance de la voir.
21:56Heureusement.
21:57Mais je vois que tout le monde
21:58ne la fait pas.
21:59Et j'aime pas,
22:01en ce moment,
22:02dans la société actuelle,
22:03on est vraiment
22:04dans une société
22:04du bouc émissaire
22:05de qui c'est la faute.
22:07C'est la tendance.
22:08De qui c'est la faute,
22:09je ne sais pas.
22:09Où on trouve la solution,
22:10ça m'intéresse plus.
22:11Qu'est-ce qu'on a ?
22:12On a des familles
22:12qui ont explosé
22:13depuis 25 ans.
22:15Monoparentalité,
22:15papa solo,
22:16maman solo.
22:17C'est plus compliqué en solo,
22:19je l'admets.
22:20Et ça peut être plus compliqué.
22:21On a aussi,
22:21je reviens sur votre histoire
22:22de la volonté,
22:24on a aussi des horaires décalés.
22:27Il y en avait à l'époque
22:28des 3-8,
22:28ça ne m'a pas échappé.
22:29C'est encore pire.
22:30Quand vous êtes seul,
22:32maman ou papa,
22:33avec un enfant,
22:34et que vous êtes aide-soignant
22:35ou anesthésiste
22:36ou agent de sécurité,
22:38moi, je ne donne pas de leçons.
22:40Je peux comprendre
22:40que le frigo ne soit pas plein
22:42tout le temps de bonnes choses
22:43et parfois de choses
22:44déjà préparées.
22:45Ce que je remarque juste,
22:47ça va jusqu'à ce que mon ami
22:48Richard Ramos,
22:49député Modem,
22:50dit souvent,
22:51jusqu'au temps du repas.
22:53On mange en nomade maintenant.
22:54Vous avez remarqué,
22:55tout le monde vient chercher
22:55son truc dans le frigo.
22:57On expédie.
22:57Et puis on marche,
22:58l'un devant le canapé,
22:59l'autre dans sa chambre.
23:01Donc on a perdu
23:02l'échange
23:03de la discussion
23:04avant le repas.
23:05On a perdu la connaissance
23:07des produits
23:07et les histoires
23:08autour des produits.
23:10Et on a même perdu
23:11le lien
23:12du temps du repas.
23:14Bien sûr,
23:15et je le dis
23:15en tant que maman
23:16plus qu'en tant que femme politique,
23:17tout ça relève du rôle
23:18de la famille.
23:20Et vous avez face à vous
23:21une femme qui n'a pas très envie,
23:22même pas du tout,
23:24que l'État
23:24vienne fourrer son nez
23:25ni dans mon frigo,
23:26ni dans ma chambre à coucher.
23:28Donc moi,
23:28j'appelle tout le monde
23:29à avoir cette conscience,
23:31d'autant plus que cette conscience,
23:33elle est bonne
23:33pour votre estomac,
23:35elle est bonne
23:35pour votre santé,
23:36elle est bonne
23:37pour votre portefeuille
23:38et elle est bonne
23:39pour nos agriculteurs.
23:40La réalité,
23:41la réalité
23:42et la politique,
23:44c'est du réel,
23:45c'est qu'on a aujourd'hui
23:46beaucoup de parents
23:47qui ont envie de bien faire,
23:48notamment chez les 35 nerfs,
23:5040 nerfs,
23:51mais qui ne savent plus
23:52ou qui ne savent pas
23:53par quel bout
23:54prendre le machin.
23:55Ils n'ont pas forcément
23:55les codes.
23:56En tout cas,
23:56vous dites bien,
23:57Olivier Grégoire,
23:57que l'instant de table
23:58est un acte social
23:59et culturel
24:00et humain.
24:01On y revient
24:02dans quelques instants.
24:02Vous nous appelez
24:03au 0 826 300 300,
24:05vous appelez Emmanuel Galassé,
24:06Olivia Grégoire,
24:07répondra à votre question
24:08parce qu'il est évident
24:09que vous êtes concerné
24:10et intéressé.
24:11Comment combattre
24:12la malbouffe
24:12et comment réintroduire
24:14dans notre jeunesse
24:14les valeurs alimentaires
24:15qui fait que la France
24:16est un pays
24:16où il fait bon vivre.
24:17A tout de suite.
24:18Sud Radio.
24:19Sud Radio.
24:20Parlons vrai.
24:20Parlons vrai.
24:21Sud Radio.
24:22Parle.
24:22Midi 14h.
24:24Sud Radio.
24:26La France dans tous ses états.
24:27Perico Léga,
24:29c'est très fier
24:30de recevoir
24:30Olivia Grégoire.
24:32Nous menons
24:33ce combat en commun.
24:35On a peut-être
24:35des divergences politiques
24:36sur les orientations
24:38politiques de la France,
24:39sur le personnel politique,
24:40mais nous sommes
24:41des patriotes
24:41et des républicains.
24:43De l'assiette.
24:43Et nous avons compris
24:44que l'essentiel,
24:45autour du contenu
24:46de l'acte alimentaire,
24:47c'est notre patrimoine
24:47agricole,
24:48c'est notre patrimoine
24:49culturel,
24:50du contenu de l'assiette
24:51dépend de l'avenir
24:52de demain.
24:52Et nous avons une jeunesse
24:53au pays du bien manger
24:54dont on pourrait penser
24:55qu'elle est très éduquée.
24:56On en parlait aux rentaines
24:57à l'instant.
24:57Olivia, vous me disiez
24:58que votre fille,
24:59elle connaît,
24:59et les miens,
25:00nos enfants connaissent
25:01le nom des produits,
25:02le nom des fromages,
25:03peut-être pas tout,
25:04mais enfin ils savent.
25:05Autant vous avez une jeunesse
25:05qui ne fait pas la différence
25:06aujourd'hui
25:07entre la viande
25:08et du poisson.
25:09Et quand vous citez
25:10un nom de légume
25:10ou un nom de volaille,
25:11ils ne savent pas
25:12à quoi ça correspond.
25:14Cette nécessité vitale,
25:17votre proposition de loi
25:19va être déposée
25:19le 16 février.
25:21C'est le cas de dire
25:22mettre les pieds dans le plat.
25:23L'idée est très belle.
25:24Je suis sûr que vous êtes
25:25entouré de gens
25:26qui vous disent
25:27formidable.
25:28Dans la réalité concrète,
25:29dans le cadre
25:30de l'Assemblée nationale
25:31où vous siégez,
25:33est-ce que vous sentez
25:34un consensus très clair
25:35et très strict
25:36pour que ce projet
25:37de loi aboutisse ?
25:38Déjà je tiens
25:39à vous remercier
25:40parce que l'enthousiasme
25:41et le soutien qui est le vôtre
25:42n'est pas nécessairement
25:43celui qui m'étreint
25:45dès que je parle du sujet.
25:48Donc parmi les choses critiques
25:50en ce moment,
25:52dans mon panier de critiques
25:53qui est assez fourni,
25:54j'ai le fameux
25:55franchement vous n'avez pas
25:56plus urgent.
25:57Alors je rappelle,
25:58votre projet ce n'est pas
25:59d'apprendre à faire
26:00des gâteaux à l'école
26:01et de faire de la...
26:01Alors la gastronomie
26:02c'est très bien.
26:03On ne nous apprend pas
26:03à faire de la cuisine
26:04avec un tablier.
26:05On apprend aux enfants
26:06à savoir s'alimenter
26:09en fonction de produits
26:11sains qui font du bien
26:12au pays,
26:13à eux
26:14et à notre culture alimentaire.
26:14et surtout pour ceux
26:17qui nous entendent
26:18et qui connaissent
26:19les programmes,
26:20ce qui est le cas
26:21de nombreux français,
26:22encore une fois,
26:23je ne dis pas
26:23que ça n'est pas mentionné
26:24dans le code de l'éducation.
26:25Pour l'avoir lu,
26:26c'est mentionné une fois.
26:27Alors les mentions
26:27c'est très bien.
26:28On aime bien les actes.
26:29On ne peut juste vérifier
26:30que dans la vraie vie
26:31des bêtes,
26:32comme on dit,
26:33ça existe.
26:34Et j'ai comme un doute.
26:36Si, après 18 mois
26:37d'expérimentation
26:38dans les 4 académies volontaires,
26:39on me dit
26:40mais tout roule bien,
26:41ça marche dans toutes les écoles,
26:42de toutes les communes,
26:43des 4 académies volontaires,
26:45etc.
26:46Très bien.
26:46J'ai comme un doute.
26:49Aujourd'hui,
26:51quel est...
26:52Globalement,
26:52l'accueil est plutôt bon.
26:54Je vais être très concret.
26:55Marine Le Pen,
26:56Laurent Wauquiez,
26:57Marc Fénaud,
26:59Mathilde Panot,
27:01M. de Courson
27:02sont-ils venus vous voir
27:03en disant
27:03Olivier, on te soutient
27:04parce qu'on se tutoie.
27:05Non, mais vous savez...
27:05On est avec toi.
27:06De quoi as-tu besoin ?
27:08D'abord,
27:10quand on...
27:11On est toujours
27:12plus longtemps
27:13ancien ministre
27:13que ministre.
27:14Donc moi,
27:15je suis redevenu...
27:16C'est à vie
27:17et tout va très bien.
27:18Alors là,
27:18on était à vie
27:19en tant que ministre,
27:19ça c'est un phénomène unique.
27:20Donc moi,
27:20je suis redevenu
27:21une députée
27:22et c'est honorable
27:24et c'est un mandat
27:25qui m'honore.
27:26Et donc,
27:26je n'ai déjà pas eu à faire,
27:28contrairement à certains sujets,
27:29cher Perico,
27:30je ne suis pas sûr
27:31que ça aurait été un sujet
27:32sur l'immigration
27:32ou l'augmentation
27:34de la taxation
27:35des impôts
27:36des entreprises.
27:37Je ne doute pas
27:37que j'aurais eu
27:38des signaux
27:39de tout le coin
27:41de l'échiquier politique.
27:42Moi,
27:42j'ai plutôt travaillé
27:43avec des députés
27:44qui ne sont pas des stars
27:45mais qui sont des députés
27:46engagés sur ces sujets.
27:48De terrain.
27:48Et je les respecte.
27:49Je pense par exemple
27:49à Boris Tavernier,
27:50député écolo.
27:52On n'est pas d'accord sur tout.
27:53Il a porté
27:54un certain nombre d'amendements.
27:56échangés,
27:56de façon plutôt éclairés.
27:59Mais je ne suis pas
27:59avec des stars.
28:00Je vous dis ça
28:01parce qu'à la dernière fois
28:01que j'ai cité,
28:02c'est pareil en plateau,
28:03tous ceux avec qui je me bats
28:04sur mon deuxième combat
28:05qui est la mode.
28:06Là, je vous parle
28:06de présidents de groupe
28:07qui ont la clé de votre...
28:08Oui, mais je n'ai pas eu
28:08de présidents de groupe
28:09à date.
28:11Ou leurs représentants
28:12au sein de l'Assemblée.
28:13Mais leurs députés ont voté
28:14en commission
28:15ce texte de loi
28:16et je pense que c'est
28:18effectivement un sujet
28:19plutôt consensuel.
28:19Il a été adopté en commission.
28:21Il a été adopté en commission.
28:22Larchement et consensuel.
28:23Sauf son article 2
28:25qui doit donner
28:26un bras armé
28:27et financier
28:27pour permettre
28:28d'améliorer
28:29les cantines scolaires
28:31dans certaines communes modestes.
28:32Donc ça va être
28:32mon combat le seul.
28:33Qu'est-ce qu'a tiqué
28:34sur l'article 2 ?
28:35C'est toujours un peu
28:35la même chose
28:36et je l'entends.
28:37C'est ce que j'ai dit
28:37d'ailleurs en commission.
28:38C'est que...
28:39Bon, je vais vous dire
28:40des choses très simplement.
28:41Ici, c'est de parlons vrai.
28:42Le thème de la radio,
28:43vous connaissez.
28:44Merci de l'invitation.
28:46On n'est pas très riches.
28:47Ça n'a échappé à personne.
28:48Les finances publiques
28:48sont un peu dans le rouge.
28:53J'espère que ce sera
28:54un des sujets de la présidentielle
28:55comme vous le disiez au début.
28:57Il faut un milliard,
28:58deux milliards
28:58ou cinq milliards
28:59sur l'alimentation
29:00dans nos écoles.
29:01Olivier Gégoire,
29:02très simple.
29:03La bonne bouffe,
29:04combattre la mal bouffe,
29:05c'est faire des économies
29:06sur la sécu.
29:07Des milliards d'économies,
29:08on est d'accord ou non ?
29:08125 milliards.
29:10Vous proposez
29:11125 milliards d'économies.
29:12Donc vous avez tous les groupes
29:13qui sont à vos genoux
29:14en vous suppliant
29:15de faire passer ce projet
29:15de l'a tout de suite.
29:16Presque.
29:17Le gouvernement vous supplie
29:18d'aller jusqu'au bout.
29:18Presque.
29:20Déjà,
29:20tant qu'on m'en empêche pas,
29:21c'est une bonne nouvelle.
29:22Moi je dis,
29:23on n'a plus beaucoup d'argent
29:24là au moment
29:25où on se parle dans le budget.
29:26Donc j'ai trouvé
29:27des lignes budgétaires,
29:27on ne va pas embêter les gens
29:28sur l'heure du déjeuner là-dessus.
29:30Je dis juste,
29:30il y a aussi des entreprises,
29:33pour certaines de l'alimentaire,
29:34d'autres non,
29:35qui au moment où on se parle
29:36et depuis des années,
29:38financent de l'éducation
29:40à l'alimentation
29:41dans nos écoles
29:41en mettant de l'argent
29:42dans leurs fondations.
29:43Moi j'ai un parti pris
29:44très simple.
29:45Je dis plutôt que de laisser
29:4615, 20 entreprises
29:47chacune dans sa fondation
29:49mettre un peu de sous.
29:50Pourquoi on ne ferait pas
29:51un pot commun
29:52pour que toutes les entreprises
29:53mettent des sous
29:55et qu'on puisse financer
29:56des opérations
29:56de plus grande envergure,
29:58de rénovation de cantine
30:00et aussi de formation
30:02du personnel en quai.
30:02Comme la fondation Nestlé
30:03qui est une des premières.
30:04Comme la fondation Avril.
30:06Donc ils sont soucieux.
30:07Ils sont soucieux de ça.
30:08Ils le font,
30:08mais comme on n'aime que
30:09les taper ces acteurs,
30:11on ne les entend jamais.
30:12Carrefour,
30:13via sa fondation Carrefour,
30:14c'est une discussion
30:14que j'ai eue avec Alexandre Bompard,
30:16fait des choses.
30:18La réalité,
30:18c'est que chacun
30:19est dans son couloir,
30:20comme souvent dans ce pays.
30:20Donc moi je dis,
30:21et si on ouvrait
30:22un grand couloir
30:23où tout le monde
30:23mettrait des sous
30:24et où les entreprises
30:25ne chercheraient pas
30:26et ne pourront d'ailleurs
30:27pas chercher,
30:28je vais l'écrire dans la loi,
30:29dans l'amendement
30:30que je rapporte le 16 février,
30:32elles ne pourront pas dire
30:33moi j'ai contribué
30:34à refaire la cantine
30:35de Trifouilly-les-Ouars.
30:37C'est comme si on reprochait
30:37Alfred Nobel
30:38d'avoir fait le prix Nobel
30:39de la paix.
30:40Il était le fabricant
30:40de la dynamite.
30:41Il a le droit
30:41de faire le Nobel de la paix
30:42en disant
30:42j'ai fait des bêtises
30:43et je veux réparer.
30:45C'est un vrai débat
30:46économique derrière ça.
30:48Est-ce que nos entreprises
30:48ont le droit
30:49de financer
30:50leurs externalités négatives ?
30:51J'ouvre le débat pour 27
30:53parce que c'est un vrai débat.
30:54Nous avons Chantal
30:54qui nous appelle
30:55de Bastia en Corse
30:56où l'instant de table
30:58est important
30:58et où,
30:59j'allais dire,
31:00l'acte alimentaire
31:01est constitutif
31:01de l'identité de la Corse
31:02sans autre sujet politique.
31:04On vous écoute Chantal.
31:05Oui,
31:06bonjour Madame Grégoire.
31:07Alors,
31:08comme vous disiez,
31:09Monsieur Perrigot,
31:10comme vous disiez,
31:11il faut arrêter
31:12l'idéologie.
31:14Je pense que la santé
31:15de nos enfants
31:16c'est primordial.
31:18On va faire
31:18des économies
31:20à la sécurité sociale.
31:22C'est du préventif
31:23donc c'est important.
31:25Maintenant,
31:25s'il faut aller chercher
31:26de l'argent,
31:27il y a des moyens aussi.
31:30Comme je vois
31:31dans les supermarchés
31:34la TVA
31:35des boissons gazeuses,
31:38des chips,
31:41qui sont
31:42à 5,5.
31:43Je me dis
31:44que si déjà
31:45on veut réduire
31:45la malbouffe,
31:47il faut les mettre
31:47à 20%.
31:49Déjà.
31:50Parce que...
31:51Et enlever
31:52les TVA
31:52sur les fruits et légumes.
31:53Chantal,
31:54c'est un projet,
31:55je vous interromps juste
31:55pour vous dire
31:56que c'est un projet
31:56du groupe socialiste
31:57au Sénat
31:57qui a proposé
32:00que l'on augmente
32:00la TVA
32:01sur les produits
32:02qualifiés
32:03de malbouffe.
32:03Évidemment,
32:04ça n'a pas abouti.
32:05Les Républicains
32:05n'ont pas été d'accord.
32:06Oui,
32:07mais justement
32:07parce qu'on est toujours
32:08dans l'idéologie.
32:09Moi, je ne suis pas
32:10une fan de M. Macron.
32:13D'accord ?
32:14Ça n'empêche
32:15que Mme Grégoire,
32:16même si elle a fait partie
32:16de son gouvernement,
32:18à un moment,
32:19il faut penser
32:19à nos enfants
32:20et être un peu intelligent.
32:22C'est-à-dire que
32:22si on est là
32:23toujours à regarder
32:24de qui ça vient
32:25ou de qui ça ne vient pas,
32:27c'est pour ça
32:28qu'il faut penser
32:28à la France
32:29et aux enfants.
32:31à un moment donné
32:32qu'ils arrêtent
32:33avec leur sauce là,
32:34que c'est le PS
32:35qui n'est pas d'accord,
32:36un coup c'est le LR
32:37qui n'est pas d'accord,
32:38un coup c'est...
32:38Pensons un petit peu.
32:41Je pense que Mme Grégoire
32:43a une très bonne idée.
32:45Après,
32:45on peut en discuter
32:46parce que la Fondation Avril
32:47ça me fait doucement rigoler,
32:48mais pourquoi pas ?
32:50Il participe.
32:51Eh bien,
32:52pourquoi pas ?
32:53C'est-à-dire qu'à un moment donné,
32:54il faut prendre l'argent
32:55où il est
32:55et je pense que oui,
32:56la TVA aurait été
32:57une bonne idée
32:58et tous ces fast-foods,
33:00on est en train de perdre
33:01tous nos brasseries,
33:04tous nos restos.
33:06Donc à un moment donné,
33:08vous savez,
33:08moi j'ai été à l'école
33:09parce que comme je suis
33:11handicapé,
33:12j'étais dans une école spécialisée.
33:14Dès la 6ème,
33:15j'avais des cours de cuisine.
33:17Je l'ai même présenté
33:18au BPC.
33:19C'était obligatoire
33:20parce qu'étant donné...
33:21On s'en souvient,
33:22les anciens s'en souviennent.
33:24C'est peut-être
33:24dans le programme scolaire.
33:26Oui,
33:26puis nous,
33:27comme nous étions
33:27ou aveugles
33:29ou malvoyants,
33:30il fallait qu'ils nous apprennent
33:32à être autonome.
33:34Donc c'est vrai
33:34qu'on avait des cours de cuisine
33:35qui étaient très poussés
33:37parce qu'il fallait
33:37qu'on apprenne
33:38à être autonome.
33:39Bon,
33:39je n'étais pas
33:40dans une école publique,
33:41vous pensez bien,
33:42mais ça ne fait rien.
33:43Et je souhaite
33:45que tous les enfants...
33:46Donc on nous apprenait
33:47à cuisiner,
33:48on nous apprenait
33:49les fruits,
33:50les légumes de saison.
33:51Eh bien,
33:52pourquoi pas ?
33:53Je préfère qu'on apprenne
33:53ça aux enfants
33:54que la théorie du genre.
33:55Chantal,
33:56on a compris votre message,
33:57Olivia Grégoire vous répond,
33:59je précise,
33:59est-ce qu'il y a,
34:00vous sentez Olivia,
34:01dans votre démarche politique,
34:02des clivages idéologiques
34:03qui viennent se greffer
34:04sur ce débat
34:05qui est un débat
34:06de consensus national ?
34:07Oui, mais là où vous avez raison,
34:09madame,
34:10c'est que j'ai même eu...
34:10Chantal,
34:11de Bastia.
34:12Ah, de Bastia,
34:13je n'avais pas entendu.
34:15Bonjour Chantal.
34:18Je suis un peu jalouse
34:19parce que Bastia me manque
34:21et la Corse en général.
34:24Vous soulevez des points,
34:26chère madame,
34:27madame Chantal,
34:28qui ont été abordés
34:29lors des débats
34:29qu'on a eus
34:30il y a une dizaine de jours,
34:31par exemple sur la TVA.
34:34Moi, je pense que c'est
34:35un des gros sujets
34:36qu'il va falloir pousser en 2027.
34:38Je ne vais pas vous enquiquiner,
34:39surtout à l'heure du déjeuner,
34:40mais il y a deux, trois faits
34:42importants sur la TVA
34:43qui peuvent vous énerver.
34:45Je m'en excuse,
34:46mais ce sont des faits.
34:48D'abord, la TVA,
34:50on a toute une ribambelle
34:52de taux différenciés.
34:54Vous avez remarqué,
34:55quand vous allez,
34:56par exemple, au restaurant,
34:57ce n'est pas le même
34:58sur les boissons
35:00que sur les plats.
35:01On est un des pays en Europe
35:03qui avons le plus de taux
35:04différenciés de TVA
35:05et peut-être,
35:06moi, je ne ferme la porte à rien,
35:07que réfléchir assez tôt
35:09serait une idée.
35:10Je vous mets en revanche,
35:11enfin, je vous partage
35:12une expérience.
35:13Je ne vous mets pas une alerte,
35:14je vous partage une expérience.
35:16L'année dernière,
35:17des députés très sérieux
35:19ont voté
35:20l'augmentation des taxes
35:23sur les sodas sucrés.
35:27Et comme
35:27je fais mes courses,
35:30je suis allé,
35:31quelques mois après,
35:32faire mes courses,
35:32quelques semaines après,
35:33dans un hyper
35:35en dehors de Paris.
35:37Et là,
35:38j'ai vu que devant
35:39le linéaire
35:40d'une très grande marque
35:41de cola,
35:42il y avait une affiche
35:44qui avait été déposée
35:45par le fabricant
35:46expliquant que
35:48les prix avaient
35:48augmenté
35:49et que ça n'était
35:52absolument pas
35:52la faute
35:53de ce fabricant
35:54de cola,
35:55mais la faute
35:55des députés,
35:57le mot était écrit
35:57sur le panneau,
35:59députés qui avaient voté
36:00une augmentation
36:01de la TVA
36:02sur les produits sucrés.
36:04Ce que je veux
36:05vous dire,
36:05Chantal,
36:07c'est que
36:07moi,
36:09je ne l'ai pas voté
36:09cette augmentation
36:10de TVA
36:11sur les produits sucrés.
36:12Pourquoi ?
36:13Et on peut le trouver
36:13dans les archives
36:14de l'Assemblée,
36:15je l'ai dit
36:15en prenant le micro.
36:17Parce que l'histoire
36:18a démontré,
36:20c'est valable
36:21uniquement
36:21pour les hausses
36:23de TVA,
36:24que lorsqu'on augmente
36:26les taxes
36:26sur ces produits
36:28de consommation courante
36:30et souvent
36:30de consommation
36:32populaire,
36:33la taxe
36:34est intégralement
36:35répercutée
36:36sur le prix final
36:38du bien de consommation.
36:40Dit autrement,
36:41ce n'est pas
36:41les industriels
36:42qu'on tape
36:43avec cette taxe,
36:44c'est les gens.
36:45Les consommateurs.
36:46Et comme je le disais
36:46tout à l'heure
36:47à Perico,
36:47les gazes,
36:48quand il y a eu
36:48beaucoup d'inflation,
36:49qu'est-ce qu'on a remarqué ?
36:51On a remarqué
36:52que malgré tout,
36:53et je ne peux pas
36:54et je ne veux pas
36:55leur jeter la pierre,
36:57certains parents
36:58continuaient
37:00à acheter
37:00soit les colas
37:02dont je parlais,
37:03soit des pâtes à tartiner
37:04ultra transformées,
37:06malgré l'explosion
37:07du prix,
37:08parce que c'était
37:08l'achat
37:09entre guillemets
37:09plaisir coupable,
37:11mais c'était un achat
37:12dont ils ne pouvaient pas
37:14se priver
37:14vis-à-vis de leurs enfants,
37:16quitte à virer
37:17les gâteaux
37:17et les glaces,
37:18mais il fallait préserver ça.
37:19Je peux l'entendre.
37:20Les addictions
37:21jouent un rôle important.
37:24Oui,
37:24ce que je veux dire,
37:24c'est que la fiscalité
37:25est un bon outil,
37:27chère Chantal,
37:27à une seule condition,
37:29c'est qu'on crée
37:29le mécanisme
37:30pour ne pas que ce soit
37:31les pauvres gens
37:31en bout de chaîne
37:32qui le payent,
37:33parce qu'aujourd'hui,
37:34on ne l'a toujours pas démontré
37:35et il y avait d'ailleurs
37:36un restaurateur
37:36qui voulait faire ça
37:37pour les fast-food
37:38et qui a pris le mur aussi
37:41à cause de ça.
37:41On y revient dans quelques instants.
37:43On est sur Sud Radio
37:44avec Olivier Grégoire.
37:45Nous parlons de la malbouffe,
37:46de la jeunesse
37:46et comment faire en sorte
37:48que nos enfants soient conscients
37:49des enjeux alimentaires de demain.
37:51Vous nous rappelez,
37:52je crois qu'il y a Xavier
37:53qui est à Andail
37:54qui va nous rappeler
37:55qu'on va voir en ligne
37:56et nous conclurons cet échange
37:59pendant encore un quart d'heure
38:01sur cet enjeu essentiel
38:02qui, à mon avis,
38:03donnera l'occasion
38:04de nous revoir,
38:04ma chère Olivier Grégoire.
38:05A tout de suite
38:06sur Sud Radio
38:06et vous appelez
38:07Emmanuel Galasso
38:08au 0826 300 300.
38:10Midi 14h,
38:12Sud Radio,
38:13la France dans tous ses états.
38:15Péricault Légas
38:16reçoit Olivier Grégoire
38:17et nous débattons,
38:18j'allais dire,
38:19à cœur ouvert
38:19et à bâton rompu.
38:22Alors,
38:22ce sont des bâtons
38:23pleins de goût
38:24et de saveur
38:24sur les enjeux alimentaires
38:26et comment,
38:27j'allais dire,
38:27initier notre jeunesse
38:28à cette connaissance
38:30de l'acte alimentaire
38:31de façon à ce qu'elle se nourrisse bien,
38:32qu'elle soit heureuse
38:33en bonne santé
38:33et qu'elle fasse travailler
38:35nos agriculteurs.
38:36Xavier,
38:36vous appelez Dandaï.
38:37Est-ce que je peux vous appeler,
38:38qu'est-ce que je peux vous appeler Chabi ?
38:40Oui, bien sûr.
38:41Bon, alors,
38:42Chabi,
38:42quelle est la question
38:43que vous avez envie de poser
38:43à madame Grégoire ?
38:45Alors,
38:46j'ai une question
38:46et une remarque.
38:47Allez-y,
38:48on vous écoute.
38:48La question,
38:49ça concerne la saisonnalité.
38:51Alors,
38:51je suis d'accord
38:51qu'il faut acheter
38:52des produits de saison.
38:53Mais alors,
38:54comment on peut expliquer
38:54qu'il y a des pommes
38:55toute l'année ?
38:58Très bien.
38:59Et la remarque,
39:01c'est au sud
39:01de la bise à soie.
39:02Il m'arrive d'aller faire
39:03des courses.
39:04Et il y a déjà
39:05des TVA différenciés
39:07sur les produits agricoles bruts
39:10et les produits déjà transformés.
39:13Par exemple,
39:14si vous achetez
39:14des petits pots frais,
39:16c'est une TVA minimum.
39:18Mais si vous les achetez en boîte,
39:19c'est plus la même TVA.
39:21Vous voulez dire
39:21que la législation
39:22du gouvernement espagnol
39:23a déjà entré,
39:24entre en compte ?
39:25Il y a longtemps déjà.
39:26Bonjour.
39:31Oui, je vous écoute.
39:32Bonjour, cher Xavier.
39:35Enchanté.
39:37D'abord, je voulais vous dire
39:38que la question des pommes
39:41est intéressante,
39:43mais elle n'est pas exclusive.
39:46Ce que je veux dire,
39:46c'est que,
39:47et ce n'est pas le sens
39:48de votre question,
39:49mais sous prétexte
39:50qu'on trouve des pommes
39:51aujourd'hui,
39:52toute l'année,
39:53ça ne nous empêche
39:55quand même pas
39:56de rappeler
39:57que les endives,
39:58enfin, oui,
39:59les chicons,
39:59c'est plutôt en hiver
40:00et les tomates en été,
40:02les fruits rouges en été.
40:05Donc,
40:06ça n'est pas parce que
40:07certaines saisonnalités,
40:09d'ailleurs,
40:10par des pratiques
40:11d'ingénierie
40:12et parfois aussi
40:13d'intervention humaine
40:14ont fait qu'aujourd'hui,
40:15on a certains légumes
40:17ou certains fruits
40:17qu'on peut trouver
40:18toute l'année,
40:19que ça ne nous empêche pas
40:20l'effort
40:21sur le reste
40:23des produits bruts.
40:24et moi,
40:26je pense que
40:26c'est un effort important.
40:27Vous voyez,
40:28récemment,
40:29je ne vais pas dire les noms
40:30parce que mon objectif
40:31n'est pas de faire
40:31leur pub,
40:32mais il y a deux acteurs
40:34de la grande distribution
40:35qui, d'abord,
40:36ont pris des engagements
40:37rapport aux produits
40:39sur le Mercosur
40:40et qui travaillent
40:42aussi beaucoup
40:43au fait de pousser
40:47des produits de saison
40:48dans le cadre
40:49de leurs opérations
40:50commerciales.
40:50Je ne sais pas
40:51si vous l'avez vu
40:51avec le chou-fleur,
40:52par exemple,
40:53ces dernières semaines
40:53pendant l'effort
40:54qui est en crise.
40:55On a vu beaucoup
40:56et encore une fois,
40:57je pense à
40:59Intermarché et Coopérative U.
41:01On fait des très grosses opérations
41:03pour soutenir aussi
41:05ces produits bruts
41:06de saison.
41:07Donc,
41:07Intermarché et Super U.
41:09On avait du mal
41:10à les écouler.
41:11La deuxième chose
41:12que vous dites,
41:13monsieur,
41:14pour connaître
41:14l'habit d'Assoa
41:15et pour aimer
41:16le pays basque,
41:18pour y avoir vécu,
41:18d'ailleurs,
41:19c'est qu'il y a
41:20des TVA différenciés.
41:22La France,
41:23d'ailleurs,
41:23je répondais à Chantal
41:24en Corse juste avant,
41:25en a d'ailleurs
41:26toute une ribambelle.
41:28Et je pense,
41:28je le disais juste avant,
41:30que d'ailleurs,
41:31pas que sur
41:31la restauration
41:33hors foyer,
41:34comme on dit,
41:35mais aussi sur la restauration,
41:37parce que c'est un
41:38de mes combats aussi,
41:39pour information,
41:40de soutenir
41:40nos maîtres restaurateurs
41:41et ceux qui font encore
41:43à manger dans les restaurants,
41:44puisqu'il ne vous a pas échappé
41:45qu'ils sont de moins en moins nombreux.
41:46Du fait maison.
41:46Parce que là aussi,
41:47ça coûte plus cher
41:48de faire maison
41:48que d'acheter
41:50parfois en grossiste
41:52et de réchauffer
41:53au micro-ondes.
41:54Donc je soutiens
41:55à la fois
41:55nos bistrots.
41:57J'avais déposé
41:58quand j'étais ministre
41:59un texte sur le fait maison
42:00pour faire en sorte
42:01qu'on informe mieux
42:02le consommateur
42:03sur ce qu'il mange.
42:04Et je pense,
42:05pour aller,
42:06non pas pour vous faire plaisir,
42:08Xavier,
42:08mais parce que je le pense,
42:11et j'ai appelé
42:12les acteurs à le faire
42:12et je voudrais le faire
42:13avec eux,
42:14qu'on doit être
42:14force de proposition
42:15pour la présidentielle
42:16sur ce sujet.
42:17La fiscalité peut permettre
42:20un certain nombre
42:22d'évolutions.
42:24Il faudra juste
42:24qu'on en profite
42:25pour simplifier un peu
42:26parce qu'on a déjà
42:27plusieurs dizaines
42:29de taux différenciés.
42:30Donc si on en recrée d'autres,
42:32j'appelle à ce qu'on en simplifie
42:33certains pour ne pas
42:33qu'on se retrouve
42:34avec 50 taux
42:35différenciés de TVA.
42:37Mais oui,
42:37la fiscalité
42:38est un bras
42:40très utile
42:41et je pense
42:41qu'il faudra l'activer
42:42dans le cadre
42:43d'une loi cadre
42:44entre guillemets
42:44que j'appelle
42:45de mes voeux
42:46sur l'alimentation
42:47pour l'élection présidentielle.
42:49Au Pays Basque,
42:50je pense pouvoir
42:51affirmer
42:51que la conscience
42:52de l'enjeu alimentaire
42:53par tradition locale,
42:55par culture,
42:56par culture nationale
42:56est un enjeu important
42:58et que ça joue
42:59un rôle déterminant
43:00quand il y a déjà
43:00cette prise de conscience
43:01au niveau social.
43:03Olivier Grégoire,
43:05aujourd'hui,
43:07est-ce qu'on pourrait
43:08penser à une décentralisation
43:10de cet enjeu ?
43:11Est-ce qu'au niveau régional,
43:12on ne pourrait pas aussi,
43:13avec les pouvoirs
43:14dont disposent les régions,
43:15de faire en sorte
43:16qu'il y ait,
43:17dans la continuité
43:17de notre projet de loi,
43:19l'application locale,
43:20en tout cas sur,
43:21j'allais dire,
43:22on recense tous les produits
43:23agricoles d'une région
43:23pour les cantines
43:24et est-ce qu'en périscolaire,
43:26en périscolaire,
43:26on ne touche pas
43:27au programme de l'éducation
43:27qui dépend de l'État,
43:29les autorités régionales
43:31ne pourraient pas organiser
43:32une prise de conscience,
43:33une mobilisation ?
43:34Alors, dans la vie
43:35comme en politique,
43:36moi, je n'aime pas
43:37les généralités,
43:38donc je ne vais pas dire
43:38les régions
43:39parce que c'est tellement
43:40hétérogène
43:41et il y en a qui sont exceptionnels.
43:43Là, il y en a quatre
43:44déjà dans votre projet
43:45qui devraient être là.
43:45Il y en a quatre,
43:46il y en a deux
43:47qui ont déjà témoigné
43:48de leur souhait
43:48d'être possiblement volontaires,
43:51je vais attendre
43:51d'en être quatre.
43:52Alors, et s'il y en a d'autres
43:53qui veulent venir,
43:54est-ce que vous les accueillez ?
43:55On les accueillera
43:56et je ne doute pas
43:57que le ministre
43:57de l'Éducation nationale
43:58saura élargir
43:59le champ de l'expérimentation
44:00par le biais du décret
44:01qu'il prendra
44:02pour mettre en oeuvre
44:02ce texte de loi.
44:04En bonne intelligence
44:04avec l'agriculture
44:05et l'alimentation.
44:06Évidemment, de toute façon,
44:07c'est un des avantages,
44:09un des inconvénients
44:09du sujet, cher Perico.
44:11C'est-à-dire,
44:11comme c'est interministériel,
44:12comme on dit,
44:13donc ça concerne
44:13l'éducation nationale,
44:15l'agriculture et l'alimentation,
44:17mais aussi la santé
44:17et solidarité,
44:19donc par expérience
44:20de ministre,
44:21quand il y a
44:21plusieurs ministères
44:22qui sont en charge,
44:24c'est à la fois
44:24une bonne nouvelle
44:25parce qu'on a plus
44:26de force de frappe,
44:26ça peut être
44:27une mauvaise nouvelle aussi
44:27parce que tout le monde
44:28pense que son voisin
44:29est en train de s'en occuper.
44:31Vous voyez,
44:31donc ça peut prendre
44:31du temps aussi.
44:32Vous avez vu
44:32que Sébastien Lecornu
44:33demande à passer une loi.
44:35Toute la récession
44:36collective d'État
44:37devra faire appel
44:38à des produits européens.
44:39Le Premier ministre,
44:40je n'en doute pas,
44:42l'a démontré d'ailleurs
44:43localement à Vernon,
44:44a une vraie conviction
44:45en la matière
44:46et la deuxième jambe
44:49de ce texte de loi
44:49que je porte,
44:51c'est effectivement
44:51la restauration scolaire
44:52et je salue,
44:54au-delà
44:54de sa prise de parole,
44:56sa volonté
44:56de passer à l'acte.
44:59On est quand même
45:00dans un pays
45:00où en 2026,
45:02quand un établissement scolaire
45:04veut voir
45:06quelles sont
45:06toutes les associations
45:07agréées
45:08et disponibles
45:09pour intervenir
45:10dans l'établissement,
45:12il ne sait pas
45:13où trouver ses coordonnées.
45:14Vous voyez,
45:14donc il y aura
45:15un décret
45:15après ce texte de loi
45:16qui doit recenser
45:18tous les acteurs
45:19de l'alimentation
45:20au niveau local
45:21pour qu'en fonction
45:22de la localisation
45:23de l'établissement,
45:23on puisse faire venir
45:25qui des diététiciens,
45:26qui des producteurs locaux
45:27et effectivement,
45:29alors certaines régions
45:30le font avec ce qu'on appelle,
45:31vous le savez,
45:32des plans alimentaires territoriaux.
45:33Ça marche bien.
45:34Comme ça marche bien,
45:35on n'en parle pas.
45:36Il faut en parler des pâtes.
45:37Et vous voyez,
45:38les pâtes,
45:39c'est pragmatique,
45:39c'est à hauteur
45:40de bassins de vie,
45:41de bassins d'emploi
45:41et les pâtes,
45:43c'est des financements
45:43publics privés.
45:44Donc,
45:45pas trop de pudeur de gazelle
45:46sur les financements
45:47publics privés
45:48pour aller aider
45:48des communes modestes,
45:50comme je le propose
45:50dans le texte de loi.
45:51On le fait déjà
45:51avec les pâtes.
45:53Ce n'est pas un truc
45:53d'intellectuel,
45:54moi,
45:54ce que je propose.
45:55C'est un truc bourré
45:56de bon sens.
45:57Que des éleveurs,
45:58que des restaurateurs,
45:59que des cantiniers,
46:00que des agriculteurs,
46:03des diététiciens
46:04viennent dans nos écoles
46:05expliquer à un gamin,
46:06en plus,
46:07c'est drôle,
46:08l'histoire du topinambour,
46:10quand il mange
46:10du céleri rémoulade,
46:11vous avez déjà montré
46:12un céleri rave
46:12à un gamin ?
46:13Il croit que c'est un martien.
46:15C'est très rigolo.
46:16Donc,
46:16faisons ça
46:17avec conscience,
46:18avec humour.
46:19Mais je le redis,
46:21pour moi,
46:21c'est un sujet
46:22de protection de l'enfance
46:23et c'est un sujet
46:23de terrible inégalité.
46:26J'entends
46:26et je salue
46:27ceux qui s'intéressent
46:28et qui me disent
46:28c'est le rôle des familles,
46:30n'oubliez pas
46:31quand même
46:32qu'il y a certaines familles
46:32qui n'y arriveront pas.
46:34Est-ce que c'est normal
46:35de laisser nos enfants
46:37dans l'ignorance ?
46:38Je vous cite
46:39à comparer sur cette antenne
46:40pour nous donner
46:41le résultat
46:42de votre démarche,
46:43comment la République
46:44vous traite.
46:44On n'a pas parlé
46:45du Nutri-Score,
46:47tout ça,
46:47c'est un jeu important.
46:48Je reviendrai ?
46:49Alors,
46:49vous reviendrez.
46:50Parce que moi,
46:51c'est Origine Info
46:52et on va continuer à le faire.
46:52Préparez votre agenda
46:53parce que j'allais avoir besoin
46:54de votre témoignage
46:55et j'allais dire votre soutien
46:56parce que c'est un combat
46:57que nous menons aussi
46:58sur cette antenne.
46:59Quant à nous,
46:59je vous dis à demain
47:00et là,
47:01je vous laisse
47:01en compagnie
47:02d'excellente Brigitte Laé
47:03qui va parler aussi
47:05de sensorialité
47:05peut-être sur un autre registre.
47:07On a aussi besoin d'amour
47:08quand on parle de ces enjeux.
47:09Merci Olivier Grégoire
47:10d'avoir été parmi nous
47:10et donc à très vite.
47:12A bientôt.
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